Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Ce mardi 9 juin, dans son édito, Raphaël Legendre a commenté les récentes projections démographiques de l'Insee et la publication du Conseil d'orientation des retraites (COR), deux sonnettes d'alarme qui invitent à réinventer notre modèle de sécurité sociale. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Raphaël Lejean, on va revenir sur les publications d'hier de l'INSEE et du COR.
00:04Le COR, ça sera officiellement jeudi, mais on a déjà l'ensemble des éléments,
00:07deux sonnettes d'alarme qui vous font dire que notre modèle de sécurité sociale est mort
00:12et qu'il faut le réinventer.
00:13Ah oui, alors le déclin, c'est pour demain.
00:15Dans dix ans seulement, notre population devrait commencer à baisser.
00:20Ce qui devrait appeler à des changements radicaux laisse pour l'instant nos politiques parfaitement impuissants.
00:26On voit bien que le système hérité de l'après-guerre sur une pyramide des âges complètement inversée
00:31est désormais obsolète.
00:33On se dirige vers deux cotisants pour un retraité.
00:36Ça ne fonctionne plus, évidemment, mais rien.
00:39Pas de proposition, alors qu'on a un système déjà hors de contrôle.
00:43Mélenchon le disait dimanche lors de son meeting, il avait raison de le dire,
00:47la France est un champ de ruines sociales depuis l'élection d'Emmanuel Macron.
00:51Mais pourquoi c'est un champ de ruines ?
00:53Parce qu'on n'a pas su gérer correctement cette sécurité sociale.
00:57Les dépenses sociales ont augmenté de 300, de près de 300 milliards depuis 2017.
01:04Elles augmentent aujourd'hui deux fois plus vite que les recettes.
01:07Et la Calais, vous savez, qui porte la dette sociale a encore 120 milliards de dettes à placer sur les
01:14marchés.
01:14Eh bien, on va lui remettre 30 milliards, près de 30 milliards encore cette année.
01:19Mais la conclusion, elle est très claire, c'est que notre modèle de sécurité sociale est en train de mourir
01:26et que tout le monde regarde ailleurs.
01:28Alors, il y a des choix politiques forts à faire, ça va dans un sens ou dans un autre, ça
01:33c'est politique,
01:34mais on sait ce qu'il faut faire.
01:35Oui, non, mais il y a des outils.
01:36Alors, vous pouvez augmenter les prélèvements, comme le propose Jean-Luc Mélenchon d'ailleurs.
01:41Ce sera récessif.
01:42C'est ce que nous explique le corps très bien.
01:43Vous avez un tableau, page 122 et suivante.
01:46Allez voir le rapport.
01:47On crève sous les impôts en France et les jeunes en ont ras-le-bol du travail qui ne paie
01:53plus.
01:54Ils ont raison.
01:55Quand on distribue près d'un tiers de ses revenus vers les seniors, on comprend qui en est ras-le
02:02-bol.
02:02On pourrait aussi faire des économies.
02:04On constate après année, malheureusement, que ce pays en est parfaitement incapable.
02:10On le voit, loi de finances après loi de finances.
02:13Il y a une solution.
02:14Si la natalité baisse, on peut aussi faire appel à l'immigration.
02:18Sauf qu'aujourd'hui, pardon, mais l'extrême droite est aux portes de l'Elysée et qu'une majorité de
02:23Français n'en veulent plus.
02:25Donc, ce sera politiquement extrêmement compliqué.
02:28Et donc, il ne reste plus qu'une solution, c'est de travailler plus.
02:32On se tourne le dos en permanence, mais ce n'est quand même pas très compliqué.
02:36On le dit et on le répète à longueur de temps sur l'antenne de BFM Business.
02:40Si on avait le taux d'emploi de l'Allemagne, à la fois chez les jeunes et chez les seniors,
02:45ça serait 140 milliards d'euros de recettes supplémentaires.
02:49C'est exactement le montant de notre déficit aujourd'hui.
02:54Et cet argent, on en aura besoin pour nos jeunes, pour l'avenir, pour le futur,
02:58parce que l'avenir va coûter cher.
02:59On en a besoin pour l'éducation, pour la défense, pour la transition environnementale.
03:05Donc, il n'y a plus qu'un seul mot maintenant, c'est au travail.
03:08Et puis, quant à la Sécu, les partenaires sociaux l'ont géré jusqu'en 1995,
03:13ça n'a pas fonctionné.
03:14L'État la gère depuis 1995, ça ne fonctionne toujours pas.
03:17Il reste une troisième voie, c'est celle de la privatisation, celle des entreprises.
03:21Moi, je leur fais davantage confiance.
Commentaires

Recommandations