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  • il y a 2 jours
Ce vendredi 20 mars, dans son édito, Raphaël Legendre est revenu sur les mauvaises nouvelles qui pourraient accompagner la publication vendredi prochain par l'Insee des chiffres du déficit pour 2025. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Le déficit 2025 sera publié vendredi prochain par l'INSEE.
00:03Il pourrait apporter des bonnes surprises, mais vous dites que c'est un cadeau empoisonné.
00:07Oui, effectivement. Alors j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle ce matin pour ceux qui nous écoutent.
00:12La bonne nouvelle, c'est qu'effectivement, les comptes 2025 pourraient être meilleurs que prévus.
00:17On a su il y a une dizaine de jours que les recettes de l'État avaient été bien meilleures.
00:2140 milliards de recettes supplémentaires en 2025. L'impôt est bien rentré.
00:27Hier, ce sont les comptes de la Sécurité sociale pour 2025 qui ont été publiés.
00:32Et là aussi, les dépenses se sont plutôt tenues. Alors les résultats sont quand même catastrophiques.
00:39On est à plus de 21 milliards de déficit, mais c'est un tout petit peu moins que prévu.
00:44Un milliard et demi. On attend encore les comptes consolidés des collectivités locales.
00:48Mais tout ça mis à bout fait qu'on pourrait avoir une bonne surprise en 2025.
00:54Certains économistes pensent qu'au lieu des 5,4% de déficit qu'on attendait, on pourrait être autour plutôt
01:02des 5,2%.
01:04C'est plutôt pas mal.
01:05Et comment vous arrivez à tirer une mauvaise nouvelle, du coup ?
01:07C'est qu'au vu de la crise énergétique et de la flambée des prix à la pompe, vous pouvez
01:14être certain, avec la réouverture des débats à l'Assemblée nationale la semaine prochaine,
01:20aussi après les municipales, que vous allez trouver quelques parlementaires pour crier à la cagnotte.
01:27Alors la cagnotte, c'est quoi pour les plus jeunes qui nous écoutent ?
01:30Souvenez-vous, c'était Jacques Chirac, à la fin des années 1990.
01:35Il était à l'époque en cohabitation, qui avait fait le coup à Lionel Jospin, Premier ministre, c'était en
01:401999.
01:41La moisson des rentrées fiscales avait été excellente en 1998, comme ça a été le cas l'année dernière.
01:46Et le président de l'époque, par pur opportunisme politique, avait parlé de cagnotte fiscale.
01:53Ces rentrées fiscales, il fallait les rendre aux Français, alors que Lionel Jospin, lui, devait qualifier la France pour l
02:02'euro.
02:02Alors on ne parle pas de football, on parle bien de la monnaie européenne.
02:06Il fallait revenir sous les 3% de déficit à l'époque.
02:11Et depuis, c'est un peu devenu un grand classique de la politique française.
02:15À chaque fois que les recettes rentrent mieux que prévu, on en refait le coup.
02:19On l'avait eu encore d'ailleurs après le Covid.
02:21Alors évidemment, à 5% de déficit, il n'y a pas de cagnotte fiscale, surtout quand on est le
02:28dernier de la classe de la zone euro.
02:31Mais par contre, si la crise venait à durer et que les prix à la pompe continuaient de s'enflammer,
02:40on aurait la bonne méthode à suivre pour les aides.
02:42C'est la fameuse règle des 3T qui a été rappelée par Christine Lagarde, la présidente de la BCE, hier.
02:49On l'écoute.
02:53Toutes mesures budgétaires prises en réponse aux chocs des prix de l'énergie doivent être temporaires, ciblées et adaptées.
02:59La crise énergétique actuelle souligne la nécessité impérative de réduire davantage la dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles.
03:10Voilà, ciblées, temporaires, c'est exactement ce que prépare le gouvernement pour les transporteurs et les pêcheurs pour l'instant.
03:18On n'ira pas plus loin et c'est très bien comme ça.
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