- il y a 4 minutes
- #lagrandeinterview
- #lamatinale
L'eurodéputée Reconquête! Sarah Knafo était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Sarah Knafow. Bonjour.
00:04Bonjour Laurence.
00:06Eurodéputée reconquête. Un mot d'abord de cette rêve partie dans les environs de Bourges qui a réuni jusqu'à
00:10ce matin des milliers de jeunes fêtards sur un site militaire dangereux.
00:12Il y a des obus qui ont été découverts sur le site. Est-ce qu'il est temps de faire
00:16respecter la loi ?
00:17Laurent Douniaz, ministre de l'Interleur, veut mieux réprimer ces fêtes sauvages, créer un délit pour ceux qui y participent.
00:22Il est temps ?
00:23Bien sûr qu'il est temps, cela va sans dire. Ce qui a été très étonnant ces dernières heures, c
00:28'est de voir à quel point la gauche, quand il s'agissait de cette rêve partie,
00:32de ces jeunes gens qu'on voyait antifascistes, parfois détenteurs de stupéfiants, donc on ne parle pas d'enfants de
00:40cœur, de dire que c'était seulement des jeunes qui font la fête.
00:43Et quand on voit le traitement qu'ils avaient eu du canon français, vous avez vu ces images magnifiques d
00:48'ailleurs de banquets avec des gens qui chantent, qui ont des bérets.
00:50Alors là, ça les choque, ça les dérange. En revanche, quand ce sont des gens qui dansent sur les obus...
00:54Ça, c'est fasciste, mais pas les rêves parties.
00:55Exactement. Alors ce qui est fasciste, c'est de boire des coups entre amis en chantant des chansons.
01:01Mais en revanche, ce qui est positif, c'est de danser sur des obus, dans l'irrespect total de la
01:05loi, sur un terrain qui ne leur appartient pas, d'ailleurs dangereux de ce qu'on entend.
01:08Donc ce deux poids, deux mesures, j'avoue qu'il est assez insupportable.
01:12Il y aurait une bonne manière de faire la fête. Manon Aubry dit que ce sont seulement des jeunes qui
01:15font la fête.
01:16Moi, quand je vois, on voit les images. Quand je vois des jeunes gens qui ont des stupéfiants, qui dansent
01:20sur des obus, le symbole est terrible d'ailleurs.
01:22On voit bien que c'est une génération qui ne respecte rien, ces gens-là. Il suffit de voir les
01:28images. En tout cas, oui, évidemment qu'il faut faire respecter la loi.
01:30Alors créer un délit, éventuellement infliger des peines de prison, dont on sait évidemment qu'elles ne seront pas mises
01:36en application ?
01:36Il faudrait qu'elles soient mises en application. C'est un problème de l'acquisition judiciaire plus global.
01:40Mais quand on voit qu'organiser une rêve partie avec de la drogue sur un lieu militaire, c'est passible
01:46seulement de 1 500 euros d'amende, excusez-moi justement.
01:50Je pense que pour les gens qui écoutent et qui se disent, nous, quand on fait un dépassement de vitesse,
01:54déjà, on peut risquer de perdre notre permis, donc de perdre notre travail.
01:58Quand on tient certains propos, on voit que la liberté d'expression est mise à mal en France. On peut
02:01risquer jusqu'à 10 000 euros d'amende.
02:03Donc là, de se dire que c'est 1 500 euros pour ce délit-là, il y a quand même
02:06de quoi se dire que parfois l'État est impitoyable avec les honnêtes gens et très laxiste avec ceux qui
02:11violent la loi.
02:12Manon Oubré, qui donc estime qu'on criminalise la fête, estime que Sébastien Lecornu est un délinquant, puisqu'il a
02:17appelé le 1er mai un boulanger qui avait reçu des amendes de la part des inspecteurs du travail.
02:21Est-ce qu'encore une fois, il faut un peu raison garder, notamment sur la question du travail du 1er
02:25mai ?
02:26Il faut absolument raison garder. Alors sur cette question du 1er mai, on peut se dire qu'en effet, le
02:30problème est dans nos lois et qu'il faut les changer.
02:32Je trouve ça aberrant de criminaliser le travail à ce point. Là, on en vient à un deuxième sujet qui
02:36est le fait que pour le 1er mai, là encore, on doit payer une amende si on travaille.
02:41Alors même que des gens, des Français, voudraient travailler, voudraient être payés double le 1er mai, pouvoir travailler ce jour
02:48-là avec l'espoir, pourquoi pas, de s'enrichir,
02:51de pouvoir ensuite partir avec sa famille pour le 8 mai, de faire une sortie pour l'ascension, que sais
02:56-je.
02:56En tout cas, être libre de pouvoir travailler. Je trouve ça aberrant qu'on criminalise le travail, alors même que
03:01notre pays a besoin de plus d'heures travaillées,
03:04que notre seule richesse, c'est le travail des Français.
03:05On ne travaille pas assez pour vous, Sarah Knappot ? Est-ce qu'on ne travaille pas assez les Français
03:08?
03:08Alors collectivement, donc si on regarde le nombre d'heures travaillées en France, on s'aperçoit qu'il y a
03:12un nombre d'heures qui est inférieur à celui, par exemple, de l'Allemagne.
03:15Mais pour une raison simple, je vais peut-être surprendre, je pense qu'il n'y a pas d'assisté
03:19en France. Il n'y a pas de fainéant.
03:21Il y a un système vicié qui a créé du vice dans un pays qui n'en avait pas. Je
03:26m'explique.
03:27Les Français sont historiquement un peuple de travailleurs. Aujourd'hui, on en parle en disant qu'ils ne travaillent pas
03:31assez, ils ne font pas assez ceci, ils ne font pas assez cela.
03:33C'est historiquement un peuple de travailleurs qui a bâti des cathédrales, qui a travaillé dans des mines, qui a
03:37fondé une industrie merveilleuse.
03:39Comment est-ce que ce peuple-là, aussi travailleur, en vient aux statistiques qu'on pourrait donner ?
03:44C'est un système social où, quand vous êtes rationnel, vous vous dites, est-ce que je vais me lever
03:51le matin, faire un petit boulot, avoir un patron, avoir des contraintes, avoir des horaires ?
03:55Est-ce que je gagne la même chose si finalement je reste chez moi ? Dans un système qui favorise
03:59à ce point l'inactivité.
04:01Les gens sont rationnels. C'est ce système-là qu'il faut changer. Il ne faut pas culpabiliser les gens,
04:05il ne faut pas les criminaliser.
04:06Donc on leur retire les prestations sociales ?
04:08Il ne faut pas retirer les prestations sociales, il faut rendre le travail attractif. Il faut baisser les charges sur
04:12le travail massivement.
04:13Il faut que le travail paye davantage. C'est le moyen par lequel, pour chacun, chacun va se dire, l
04:18'objectif, c'est de gagner ma vie, de m'enrichir.
04:21J'y arriverai par le travail beaucoup mieux que par l'inactivité.
04:24Une fois qu'on aura réussi ça, on changera totalement de modèle. Et à partir de là, on arrêtera les
04:28discours culpabilisateurs pour prôner plutôt un discours d'enrichissement.
04:31Alors comment est-ce qu'on baisse les charges sur le travail ? Comment est-ce qu'on fait que
04:33le travail paye mieux ?
04:34La différence entre le brut et le net, chacun le constate sur sa feuille de paie.
04:37Il n'y a pas de dissolution. Quand on regarde les patrons qui payent beaucoup, ils ont le sentiment d
04:42'avoir une masse salariale qui est très importante.
04:44Et ils ont raison, en France, la masse salariale est importante. Versus le salarié qui reçoit trop peu sur son
04:49compte en banque.
04:50Là, on voit un écart majeur entre le salaire qui est versé par le patron et le salaire qui est
04:54reçu par le salarié.
04:56Il faut réduire cet écart. C'est-à-dire qu'il faut que chacun puisse gagner plus, que les salaires
05:01augmentent en France,
05:02mais pas en faisant porter une charge supplémentaire sur le patron. Alors comment ? Il y a une solution.
05:07D'abord, c'est de comprendre que le pouvoir d'achat, ce n'est pas l'argent que l'État
05:10donne, mais l'argent qu'il ne prend pas.
05:12À partir de là, une fois qu'on a intégré ça, il faut se dire qu'il faut baisser tous
05:16les poids qui pèsent sur la richesse qu'on a créée.
05:20Donc, baisser les charges. Pour cela, il faut baisser les dépenses.
05:23Sociales et patronales.
05:24Baisser les dépenses pour pouvoir baisser les impôts pour que les Français puissent gagner plus.
05:29Il faut un plan de baisse de dépenses qui soit massif.
05:32Qui nous permettent ensuite de baisser les impôts.
05:35Il faut au minimum 170 milliards de baisse de dépenses par an.
05:39Pourquoi ? Parce que c'est l'ampleur du déficit.
05:41Avec cet argent qu'on aura retrouvé, qu'on aura économisé.
05:44Je vous donne quelques exemples.
05:45Quand même, j'ai beaucoup parlé de l'aide publique au développement.
05:49C'est 15 milliards d'euros qu'on pourrait économiser chaque année.
05:52On peut parler du soutien aux éoliennes.
05:54Et peut-être qu'on y reviendra sur l'actualité en Iran et dans le détroit d'Hormuz.
05:578 milliards d'euros chaque année de soutien public à l'éolien.
06:00Ça, il faut évidemment revenir dessus.
06:03Parce qu'en plus, ça pénalise notre outil nucléaire.
06:05Il y a un nombre de fonctionnaires qui explose en France.
06:08On a pris plus d'un million de fonctionnaires depuis les années 2000.
06:11Je pense que si on demande aux Français, est-ce qu'ils ont constaté une amélioration du service public ?
06:14Ils répondront non seulement non, mais ils répondront c'est pire.
06:17Donc on se rend compte qu'il y avait plus de monde.
06:19Ils veulent plus d'efficacité à l'enseignement.
06:21Je vais vous apprendre un scoop.
06:22En France, même les fonctionnaires pensent qu'il y a trop de fonctionnaires.
06:25Un sondage qui montrait que 52% des fonctionnaires estimaient qu'il y avait trop de fonctionnaires.
06:29Donc il faut moins de fonctionnaires.
06:30Comment est-ce qu'on fait ça ?
06:31Parce que ça peut amener 40 milliards d'économies par an.
06:34C'est quand même colossal.
06:35Comment est-ce qu'on fait ça ?
06:36Il ne s'agit pas de faire de la casse sociale, de mettre les gens au chômage, de les culpabiliser.
06:39Ce n'est pas de la faute des fonctionnaires.
06:40Encore une fois, si le système est celui qu'il est, c'est de la faute de ce système.
06:44Comment est-ce qu'on fait ?
06:45Vous regardez, dans toute administration, ce qu'on appelle le turnover naturel.
06:49C'est-à-dire combien de personnes partent naturellement de la vie.
06:52On ne remplace pas.
06:53Exactement.
06:53Ou alors ceux qui partent à la retraite, ceux qui démissionnent, ceux qui changent de poste,
06:58c'est 500 000 par an, en moyenne.
07:00Sur ces 500 000, vous dites plus qu'un sur deux quand même,
07:03vous dites l'écrasante majorité des postes dont on juge qu'ils ne sont plus prioritaires pour l'État,
07:08qu'ils ne correspondent pas à un service public rendu aux Français, on ne les remplace pas.
07:13Et là, vous avez, en quelques années, très rapidement, un rythme de baisse du nombre de fonctionnaires importants
07:18qui permet d'aller jusqu'à 40 milliards d'économies par an.
07:21Une fois qu'on a fait toutes ces économies, je pourrais encore en citer plein,
07:23j'invite les gens à aller regarder, j'ai publié un plan d'économie, on n'aura pas le temps.
07:27Une fois qu'on a fait toutes ces économies, on les utilise pour baisser les impôts.
07:30Il y a deux méthodes pour utiliser ces économies, soit la méthode FMI,
07:34qui consiste à dire qu'on va utiliser tout cet argent uniquement pour rembourser les créanciers,
07:38ce qu'il faudra faire un jour,
07:40ou alors une méthode qu'on pourrait qualifier de méthode milleille,
07:42mais qu'en réalité, on avait utilisé en France avec RUEF,
07:45qui consiste à utiliser ces économies pour baisser immédiatement les impôts.
07:48C'est celle que je préfère parce qu'elle relance l'économie,
07:50qu'elle recrée de la confiance, qu'elle donne envie de travailler et de s'enrichir.
07:54Mais vous ne m'avez pas répondu sur la durée du temps de travail.
07:56Est-ce que les Français travaillent assez ?
07:57Est-ce qu'il faut augmenter la durée du temps de travail ou pas ?
07:59Alors, je vous ai répondu sur ça.
08:00On revient sur les 35 heures.
08:02On travaille trop peu, mais il faut bien avoir en tête qu'il ne faut pas culpabiliser les Français sur
08:04ça.
08:05Pour les 35 heures, je trouve ça absurde que l'État fixe une norme une fois pour toutes pour 40
08:08millions d'actifs.
08:09Donc oui, il faudrait plutôt négocier par branche.
08:11Chaque branche sait de quoi elle a besoin.
08:13Et on abandonne le totem des 35 heures.
08:15Absolument.
08:16Le pouvoir d'achat, vous l'avez évoqué à travers le détroit d'Hormuz.
08:19Donald Trump lance une opération pour débloquer ce détroit d'Hormuz.
08:22Mais évidemment, il y a un risque de pénurie de carburant qui augmente.
08:26Plus le gouvernement nous dit qu'il n'y aura pas de pénurie et plus on a de chances d
08:29'y croire.
08:30Quand on se souvient du Covid, malheureusement, on sait qu'on ne peut plus avoir une grande confiance dans la
08:34parole publique de ce gouvernement.
08:36Qu'à l'ère d'Emmanuel Macron, on a le sentiment quand même que la communication dépasse la vérité.
08:41Donc, on ne va pas se fier à ce que dit le gouvernement.
08:44On va peut-être regarder quelques faits.
08:46Mais premièrement, on remarque bien que nous n'avons pas la main aujourd'hui sur le cours mondial du pétrole.
08:54Ça, c'est un fait.
08:55On n'a pas la main sur ça, mais en revanche, on a la main sur notre vulnérabilité à ce
08:58cours du pétrole.
08:59La question est de savoir qu'est-ce qu'on peut faire aujourd'hui, un, pour éviter les faillites, deux,
09:03pour protéger le pouvoir d'achat des Français.
09:06Si vous regardez sur 100 euros d'essence, vous versez 60 euros à l'État en taxes.
09:13Donc, chaque personne qui a 100 euros d'essence, évidemment, on baisse les taxes.
09:15On baisse avec la méthode que je vous ai dit tout à l'heure.
09:18C'est-à-dire qu'on baisse les dépenses.
09:18Comme le demande le Rassemblement National.
09:19Alors, le Rassemblement National propose la baisse de la TVA, ce qui est une mesure qui est inutile pour les
09:24entreprises,
09:25puisque les entreprises, on leur reverse la TVA, donc elle est transparente pour elles.
09:29Elle n'empêchera ni les faillites et elle n'améliorera pas la compétitivité.
09:32En revanche, l'AXIS, l'ex-TICPE, est payée à la fois par les particuliers et par les entreprises.
09:37C'est la mesure que nous proposons, nous, chez Reconquête.
09:39Donc, elle coûte 12 milliards d'euros.
09:41C'est pour ça qu'il faut un plan d'économie massive, je le disais tout à l'heure, mais
09:44elle rend immédiatement de l'argent aux Français.
09:47Donc là, il s'agit de dire que sur un plan d'essence, vous allez économiser.
09:51J'invite chaque personne qui nous regarde à aller sur combienjegagne.fr.
09:54Sur ce site Internet, vous mettez quel véhicule vous avez, quel est votre transport, combien de kilomètres vous faites chaque
09:59jour,
09:59et on vous dit combien vous allez économiser grâce à cette mesure.
10:02C'est une mesure qui serait rapide, qui ne nécessite pas de fonctionnaires pour la mettre en place.
10:06Peut-être que vous allez me parler des aides ciblées du gouvernement, parce que c'est ce que le gouvernement
10:10propose.
10:11Il nous dit, alors non, on ne va pas...
10:11C'est suffisant, ce n'est pas suffisant.
10:13Les Français disent qu'évidemment, ça ne leur suffit pas.
10:14C'est loin de leur dire.
10:15C'est pire qu'insuffisant, c'est nuisible.
10:17Je vais m'expliquer.
10:18Quand vous voulez donner une aide, par exemple, on a aujourd'hui des aides au BTP, etc.
10:23Quand vous voulez donner une aide, vous allez prendre dans la poche droite de quelqu'un 100 euros
10:27pour lui reverser, ensuite dans sa poche gauche.
10:29Mais entre-temps, avant de lui reverser...
10:31Là, c'est le surplus de ce qu'ils ont gagné sur les taxes sur le carburant.
10:36C'est donc, imaginons, vous prenez dans la poche droite 100 euros et vous voulez reverser dans une aide directe
10:40dans la poche gauche.
10:40Entre-temps, vous allez devoir payer des fonctionnaires pour voir si la personne est éligible.
10:44Vous allez fixer des règles complexes, la personne va se demander si elle peut y avoir droit.
10:47D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez regardé sur le site des aides directes, vous avez un sommaire
10:51en 13 points.
10:52Ça fait 28 pages, c'est d'une complexité sans nom.
10:54Vous allez donc devoir payer les fonctionnaires qui vont vérifier si vous êtes éligible,
10:57puis les fonctionnaires qui vont vérifier si vous n'avez pas fraudé.
11:00Vous allez avoir des frais de gestion énormes.
11:01Et donc, sur ces 100 euros que vous avez pris dans la poche droite, finalement, vous n'allez rendre quoi
11:04?
11:0460 ? 80 ? Ça dépend de combien ? Comment c'est géré ?
11:07Je propose une chose simple.
11:08Laissez les 100 euros dans la poche des Français.
11:10Baissez les taxes, ils sauront quoi faire de leur argent.
11:12Donc, on baisse l'accise sur les carburants, ça fait tout de suite du pouvoir d'achat
11:16et ça empêche les faillites d'entreprises.
11:18Il y a beaucoup de choses qui se passent dans l'actualité politique.
11:20Sarah Knafot, Jean-Luc Mélenchon s'est déclaré hier soir.
11:22Il a confirmé que son camp était prêt à partir en campagne.
11:25Nous, c'est carré, il y a une équipe, un programme, un seul candidat.
11:27Ils sont les mieux préparés à gauche, la France Insoumise ?
11:30Écoutez, pour ce qui concerne la gauche, manifestement, ils sont ceux qui ont un projet très clair.
11:35Pour ce qui concerne la droite, je pense qu'en face, nous, chez Reconquête,
11:37nous sommes ceux qui avons le projet le plus clair
11:40parce que je considère que Jean-Luc Mélenchon, c'est l'opposé de nous en tout point.
11:44C'est votre adversaire ?
11:46Et c'est ce qu'on dit chez Reconquête depuis 2021 déjà.
11:50Donc, Jean-Luc Mélenchon, d'un point de vue économique, je l'ai entendu hier,
11:53la seule mesure qu'il a défendue, c'est le blocage des prix de Venezuela.
11:56Donc, lui, c'est le modèle Maduro, on a compris.
11:58Il veut bloquer les prix, il veut une économie communiste, il veut tout prendre.
12:01On a aussi compris, au moment de l'attaque Zuckman,
12:03à quel point la gauche pouvait aller loin dans la violation du droit de propriété.
12:07Vous vous souvenez comme moi de Piketty qui disait
12:09« on les arrêtera à l'aéroport s'ils ne veulent pas payer la taxe Zuckman ».
12:13Donc là, on sent la machine communiste qui se met en route,
12:17comme on l'a toujours vu dans tous les pays où le communisme l'a emporté.
12:21Donc, oui, il y a un danger majeur.
12:23Sur ce point-là, économique, on est leurs meilleurs adversaires.
12:27Sur le plan régalien, je ne vous fais pas un dessin,
12:29quand Jean-Luc Mélenchon parle de Nouvelle-France,
12:31il s'oppose aussi à Éric Zemmour qui parle de grand remplacement,
12:33lui en prônant le grand remplacement.
12:35Mais en ne se l'appliquant pas, il ne se l'applique pas lui-même.
12:38Exactement, exactement.
12:39D'ailleurs, ce sera peut-être intéressant de voir aussi pendant la campagne
12:42si Jean-Luc Mélenchon sera légitime aux yeux de tous ses soutiens.
12:45Ou si, à l'inverse, on se dira déjà que lui-même, finalement,
12:48est trop de l'ancien monde et qu'il devrait être grand remplacé lui aussi,
12:50quoi qu'il en soit.
12:52Lors des échéances qui vont venir,
12:54on verra qui s'oppose frontalement à ce concept de Nouvelle-France
12:57et à ce communisme qui renaît par la voix de Jean-Luc Mélenchon.
13:00Nous, on sera au rendez-vous pour nous y opposer.
13:01Mais est-ce que votre théorie, c'est que la gauche finira par se rallier à Jean-Luc Mélenchon, c
13:04'est ça ?
13:04Quel que soit le cas de figure ?
13:06Je n'ai pas de boule de cristal,
13:07mais généralement, ce qu'on a vu lors de ces dernières élections,
13:09c'était que Jean-Luc Mélenchon arrivait à rallier à lui,
13:11par l'effet du vote utile,
13:13les autres électeurs d'autres parties de gauche.
13:15Pourtant, pour l'instant, dans tous les intentions de sondage,
13:18notamment un dernier sondage Harris Interactive,
13:20c'est le Rassemblement National,
13:22que ce soit avec Marine Le Pen ou Jordan Mardiala,
13:24qui arrivent largement en tête dans les intentions de vote.
13:27Le RN peut remporter la présidentielle, selon vous, Sarah Ctafro ?
13:29Encore une fois, je n'ai pas de boule de cristal.
13:31En revanche, ce qu'on a vu, c'est que tout ce qui se passait un an avant
13:33était très souvent démenti par l'élection qui est arrivée un an plus tard.
13:37Je vais citer quelqu'un que je n'aime pas beaucoup,
13:38mais on va le citer quand même parce que c'est important dans notre vie politique.
13:41En 2017, à la même période, Emmanuel Macron n'était même pas testé dans les sondages.
13:45Quand il a été testé en septembre, il était à 6%.
13:47Ça vous rappellera peut-être aujourd'hui le score d'Éric Zemmour dans les mêmes sondages.
13:51Absolument, il est assez téléré.
13:52La seule chose qu'on peut conclure, c'est qu'aujourd'hui, personne ne peut rien prévoir.
13:56On a déjà vu des gens qui étaient très hauts dans les sondages un an avant,
13:59qui se sont effondrés par l'effet d'une campagne.
14:01Je crois qu'on a cette chance en France d'avoir cette élection présidentielle
14:05qui a un pouvoir révolutionnaire énorme.
14:07C'est-à-dire que soudain, les Français sont de nouveau révolutionnaires.
14:10Elle peut révolutionner la vie politique.
14:16Et tous les cinq ans, les Français sont de nouveau disponibles
14:19pour reconsidérer leurs choix, écouter les programmes,
14:22se demander quel nœud il faut trancher pour le pays pour les cinq années qui viennent.
14:26Donc moi, je crois beaucoup dans la surprise qu'on pourra connaître l'année prochaine.
14:30Et pour l'instant, c'est Éric Zemmour qui est bien le candidat à 2027, ce n'est pas vous.
14:33Absolument.
14:33Alors, je ne veux pas déclarer sa candidature à sa place.
14:35Vous venez de le faire quand même.
14:36Je me contente de dire que j'espère que ce sera lui.
14:38Une consultation, vous avez lancé une consultation des Français en ligne pour faire quoi ?
14:42Pour prendre les bonnes idées ? Vous en avez ?
14:44Vous avez besoin de nourrir ça avec la réflexion des Français ?
14:46Alors, j'en ai, mais je ne pose pas les bonnes idées que je peux avoir.
14:49Les experts qui m'entourent, on a des équipes extraordinaires chez Reconquête
14:52qui travaillent sur le programme,
14:53et la nécessité de repartir des Français,
14:56de repartir des besoins des gens,
14:57et aussi l'inventivité de ce peuple français magnifique.
15:01Quand je vois ce qui me remonte,
15:02alors j'ai lancé cette consultation la semaine dernière avec Reconquête,
15:05il y a déjà 250 000 vues sur le site,
15:08il y a 3 000 contributions,
15:10il y a 9 000 Français qui ont voté sur des mesures
15:12parce que vous soumettez des mesures sur le programme pour la France.fr,
15:15et ensuite les gens votent,
15:17et on voit ce qui remonte.
15:18Vous réinventez la démocratie participative de Ségolène Royal, Sarah Gnaffo ?
15:22Alors, j'espère que la démocratie participative n'appartient pas à Ségolène Royal.
15:26En tout cas, vous avez raison, à droite, c'est rarissime,
15:29y compris à gauche, en réalité,
15:31ils n'écoutent pas vraiment le peuple français,
15:32ça se verrait sinon,
15:33mais vous avez raison, en politique,
15:34c'est rarissime de repartir des Français.
15:36Moi, c'est ce que je veux faire,
15:37donc je ne demande pas aux Français de faire mon travail à ma place.
15:40En revanche, ce que je leur dis,
15:41c'est donnez-nous vos bonnes idées,
15:43donnez-nous vos problèmes, donnez-nous vos solutions.
15:45Tout expertiser ensuite avec nos équipes chez Reconquête,
15:47on va expertiser ce que vous nous avez donné,
15:49on va le chiffrer,
15:50on va voir si juridiquement c'est faisable,
15:52avec quelle méthode,
15:53et ensuite les meilleures idées,
15:54on les intégrera à notre programme.
15:56Deux questions pour terminer.
15:57Est-ce que vous êtes maboule, Sarah Gnaffo ?
15:58Est-ce que vous faites partie de ceux qu'Emmanuel Macron a visés,
16:01en parlant de ceux qui veulent se fâcher
16:02et avoir un dialogue ferme avec l'Algérie ?
16:05Alors, manifestement, les maboules sont ceux
16:06qui défendent l'intérêt français face à l'Algérie,
16:09donc je préfère faire partie des maboules que des soumis.
16:12Et vous imaginez dans quelle catégorie je mets Emmanuel Macron.
16:15Je ne suis pas maboule, mais je sais compter.
16:17Et quand je vois ce que l'Algérie nous coûte,
16:19à savoir près de 9 milliards d'euros par an,
16:22là je me dis qu'en revanche...
16:23Vous agrégez beaucoup de chiffres pour arriver à ce chiffre.
16:25Absolument.
16:26De 9 milliards.
16:26Si vous voulez, je peux vous dire les chiffres que j'agrège
16:29sur ce que l'Algérie nous coûte.
16:31Mais oui, absolument, il y a par exemple 136 millions
16:34d'aides publiques au développement qu'on a versées en 2023.
16:37Ça, c'était la réponse écrite du ministre des Affaires étrangères
16:39au journal officiel.
16:4045 millions de factures d'impayés dans les hôpitaux
16:43par les dignitaires algériens.
16:45Donc ça, c'est pour le seul APHP.
16:47880 millions de fraudes aux pensions de retraite.
16:50C'est une enquête qui avait été menée,
16:51qui montrait qu'il y avait 80% de fraudes sur des pensions
16:54versées parfois à des gens qui n'existent plus,
16:56des centenaires en Algérie.
16:57Vous avez 2 milliards de manques à gagner fiscales
17:00par ce qui est envoyé.
17:01Donc ça, c'est d'après la Banque mondiale.
17:03C'est les transferts de fonds en Algérie.
17:05Vous avez 380 millions d'euros pour les étudiants algériens
17:08d'après Campus France par an.
17:10Vous avez 1,6 milliard d'aides sociales aux personnes de nationalité algérienne.
17:141,5 milliard d'euros en logements sociaux avec 49% des Algériens
17:18qui vivent en HLM d'après l'INSEE.
17:21260 millions pour les clandestins.
17:22Je finis juste sur ce chiffre.
17:24260 millions pour les clandestins et 2,2 milliards pour la délinquance algérienne.
17:27Tous ces chiffres qui ont été construits à partir de données officielles
17:30avec l'INSEE, avec l'administration pénitentiaire et le ministère de l'Intérieur.
17:34Au total, c'est 9 milliards d'euros par an.
17:36Ça, ce n'est pas une opinion, c'est une addition.
17:38Donc la première des choses à se dire, c'est qu'on ne leur doit plus rien.
17:41Ça nous coûte déjà 9 milliards d'euros par an.
17:42Il faut arrêter avec cette culpabilité.
17:45Non, on n'est pas maboule parce qu'on dit que le peuple français doit être respecté.
17:48Ce n'est pas une insulte vis-à-vis du peuple algérien, aucunement.
17:51C'est simplement de la dignité pour notre peuple, le peuple français.
17:54Donc à partir de maintenant, on se dit qu'il faut divorcer pour de bon,
17:57qu'il faut qu'ils reprennent leurs ressortissants, les OQTF.
18:01On a des moyens de pression qui sont colossaux.
18:03C'est un pays qui nous coûte déjà beaucoup.
18:05Et j'aimerais juste finir sur cette phrase.
18:07On est censé avoir divorcé avec l'Algérie en 1962.
18:10Sauf que le problème, c'est que c'est nous qui avons eu la garde des enfants
18:12et qui continuons de payer la pension alimentaire.
18:15Là, il y a comme un problème qu'il va falloir résoudre pour la dignité du peuple français.
18:18Dernière question, Sarah Knafo.
18:19Le rapport à l'oncle sur l'audiovisuel public est publié aujourd'hui.
18:23Il y en a déjà des extraits dans le Figaro.
18:25Est-ce que vous êtes d'accord avec toutes les mesures préconisées par le rapporteur ?
18:28Économisez un milliard d'euros, supprimez une nombreuse chaîne de radio et de télé ?
18:32Radio-trucker, le budget des jeux et des divertissements ?
18:35S'assurer de l'impartialité des journalistes du service public ?
18:38Tout vous va ? Vous prenez tout ?
18:39D'abord, je veux féliciter Charles pour cette excellente commission d'enquête
18:42qui a permis de voir au grand jour, parfois, l'impunité dont certains se croyaient bénéficiaires.
18:47Deuxième chose, je suis d'accord qu'il faut aller dans ce sens-là.
18:50En revanche, à mes yeux, l'audiovisuel public, ce n'est pas un problème de gestion,
18:54c'est un problème de raison d'être, un problème d'existence.
18:57À mes yeux, il ne faut pas seulement qu'ils dépensent mieux,
18:59il faut qu'ils n'existent plus du tout, il faut les privatiser.
19:01Il faut les anéantir ?
19:03C'est un grand mot, France 2 existera toujours, vous aurez toujours les chaînes,
19:06elles seront privatisées.
19:07Quand on a privatisé TF1, la première chaîne,
19:09c'est devenu le groupe TF1 qui a eu encore plus de succès
19:13que quand il était dans l'escarcelle publique,
19:14qui est devenu bénéficiaire en trois ans.
19:16Ça a permis à l'État de gagner beaucoup par la vente, puis par les recettes.
19:20Plus de service public pour vous ?
19:22Plus de service public, de l'audiovisuel.
19:23L'audiovisuel public, ça a été créé dans...
19:25un bien patrimonial français ?
19:26Absolument pas, au contraire.
19:28C'est devenu même le contraire d'ailleurs.
19:29Mais quand on a créé l'audiovisuel public,
19:31c'était à un moment où seul l'État avait la capacité d'investissement nécessaire
19:35pour créer des chaînes.
19:36Aujourd'hui, n'importe qui peut créer sa chaîne avec son téléphone
19:38et son ordinateur en créant une chaîne sur YouTube.
19:40Donc on n'est plus du tout à une période
19:42où ça nécessite autant d'investissements publics.
19:44La raison d'être économique a disparu.
19:46Par ailleurs, quand on regarde l'État français,
19:48les moyens dont on dispose,
19:50le fait que certains militaires doivent se payer
19:52leurs équipements eux-mêmes,
19:53mais ça, c'est beaucoup revenu dans la consultation,
19:55que les policiers vivent dans des commissariats insalubres,
19:58on se dit peut-être qu'on a un État
20:00qui priorise mal ses services,
20:02qui priorise mal le service qu'il doit rendre à sa population.
20:05Moi, je considère que le rôle de l'État
20:06n'est pas de financer Taratata ou Fort Boyard.
20:09Ou les grands documentaires historiques,
20:11ça, c'est à mission service public.
20:11Vous avez des documentaires historiques
20:13qui sont sur d'autres chaînes.
20:14Alors en revanche, si on veut
20:15une programmation culturelle, musicale,
20:18là, vous n'allez pas me dire que sur France 2,
20:19il y a des concerts philharmoniques à 20h
20:20et que ça joue des tragédies grecques.
20:24Donc, si on veut ça,
20:26vous avez ce qu'on appelle un cahier des charges.
20:27L'État peut fixer au repreneur un cahier des charges
20:30et lui dire, par exemple,
20:30on voudrait qu'il y ait deux heures d'émission philosophique,
20:33deux heures régionales, culturelles.
20:35On peut fixer ça.
20:36D'ailleurs, l'État, c'est le fait à respecter
20:37parce que vous vous souvenez
20:38qu'on a quand même interdit C8
20:40en prétextant que C8 ne respectait pas son cahier des charges.
20:43Donc, il y a un pouvoir contraignant.
20:44Ça, on peut le garder.
20:45On aura ainsi...
20:46Donc, on garde un service public.
20:47Ce n'est pas un service public,
20:48c'est un cahier des charges.
20:49C8, ça n'était pas un service public.
20:50Et pourtant, C8 avait un cahier des charges.
20:52Donc, on peut fixer un cahier des charges au repreneur.
20:54Comme ça, on aura les émissions dont on parle
20:56et qu'on considère d'intérêt général.
20:58Pas de problème.
20:59En revanche, ce ne sera plus avec l'argent public
21:01qu'on pourra financer des émissions d'audiovisuel.
21:04Quand on regarde la différence entre TF1 et France 2,
21:08sincèrement, c'est difficile de la regarder.
21:10Si on voyait les deux gris,
21:11on pourrait se demander si l'un n'était pas l'une.
21:12Donc, on voit bien que sur France 2,
21:14ils ont des émissions classiques
21:16qu'on retrouverait sur une chaîne privée.
21:17Ça n'a pas de sens de financer ça avec de l'argent public.
21:19Donc, je suis pour la privatisation.
21:20Ça n'est pas qu'un problème de gestion.
21:22Sarah Knafou était notre invitée.
21:23Merci beaucoup aux députés reconquêtes.
21:25Bonne journée à vous.
21:26Merci beaucoup.
21:27Sous-titrage Société Radio-Canada
21:28Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires