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Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, était l’invitée de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.
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00:00Et notre invité ce matin, c'est Maude Bréjon. Bonjour à vous, porte-parole du gouvernement.
00:04L'inquiétude est maximum dans le Gers, où les gendarmes recherchent depuis vendredi dernier la petite Liana, 11 ans, qui
00:09a disparu.
00:10Le principal suspect, âgé de 41 ans, c'est le père de la meilleure amie de cette fillette.
00:15Nous avons découvert avec stupéfaction hier, lors de la conférence de presse de la procureure d'Auche,
00:20qu'il était visé par plusieurs plaintes pour viol sur mineurs, et ça depuis 2017.
00:24Certaines d'entre elles avaient été classées.
00:25La dernière en date, août 2025, pour des faits de viol sur mineurs lors d'une soirée pyjama qu'il
00:31avait organisée à son domicile.
00:32Cette plainte pour viol n'avait même pas conduit à l'interrogatoire de cet individu.
00:37Je vais vous poser la question que tous les Français se posent ce matin, et je sais que vous n
00:40'y êtes pour rien,
00:41mais comment est-ce possible ? Comment a-t-on manqué de vigilance à ce point-là, du côté de
00:46la justice ?
00:46D'abord, c'est une affaire qui tord le ventre à tout le monde.
00:50Je commencerai évidemment par avoir une pensée émue et appuyée pour la famille de cette jeune fille,
00:56et pour les familles de l'ensemble des victimes que nous découvrons jour après jour dans la presse.
01:02Vous savez que je ne suis pas habilité à m'exprimer à la place du procureur de la République, et
01:06c'est normal.
01:07Pour autant, le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux, Gérald Darmanin,
01:12ont saisi l'inspection générale de la justice, l'inspection générale de la gendarmerie nationale,
01:16pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire.
01:20Moi, je comprends et je partage.
01:23Je partage l'indignation de tous les Français, de tous vos téléspectateurs,
01:27qui, j'imagine pour beaucoup, ont des enfants, qui se projettent dans ce type d'affaires-là,
01:33et pour qui ce qui s'est passé, ce que l'on découvre jour après jour, est absolument insupportable.
01:38Ça nous ramène à une question plus profonde.
01:41Quelle place on donne à la parole des victimes ?
01:44Comment est-ce qu'on prend le temps de les écouter ?
01:46Comment se déroulent les enquêtes ?
01:47Comment ces enquêtes sont suivies d'enquête après enquête ?
01:50Pourquoi ces dossiers ne sont pas prioritaires ?
01:52Pourquoi ils ne sont pas prioritaires ?
01:53Et ils sont désormais prioritaires.
01:56Gérald Darmanin en a fait une priorité absolument majeure.
02:00Il a donné des instructions au procureur.
02:03Une circulaire a été envoyée au magistrat,
02:05pour que la parole des victimes,
02:07et notamment, évidemment, lorsqu'il s'agit d'enfants et d'agressions sexuelles sur mineurs,
02:14soit traité avec la plus grande rigueur et avec la plus grande sévérité et priorité.
02:19Célérité et sévérité, vous avez raison.
02:21Il a fallu cinq mois pour que le dossier soit transmis au parquet d'Auches.
02:25L'enquête n'a commencé qu'au mois de janvier.
02:28On imagine la colère des parents de Liana,
02:32elle aurait pu être protégée.
02:33Et ces délais qui sont systématiques,
02:36on parle de viols chemineurs, on parle de meurtre,
02:38c'est des mois, voire des années.
02:40Est-ce qu'il y a un problème fondamental dans notre justice ?
02:42Cette colère, d'une part, on l'imagine,
02:44et d'autre part, on la partage.
02:46Et je crois que ça a frappé l'ensemble des esprits,
02:49l'ensemble des familles françaises qui ont pris connaissance de ce dossier indéniablement.
02:53Ensuite, il y a une question de rapidité de la justice.
02:56Évidemment, il y a deux questions.
02:58Il y a une question de la place donnée aux victimes,
03:00de l'écoute, de la manière dont on les accompagne,
03:03dont on les entend,
03:04et il y a la rapidité de la justice.
03:06Et pour ça, il faut des moyens.
03:07Pour ça, c'est une affaire budgétaire.
03:09Et nous avons massivement, massivement augmenté
03:13les moyens de la justice depuis neuf ans.
03:15Est-ce qu'il faut encore aller au-delà ?
03:17La réponse est de toute évidence.
03:19Et de toute évidence, oui.
03:21Mais on partait d'extrêmement loin.
03:24Notamment lorsque vous comparez à ce qu'investissent dans la justice
03:28certains de nos voisins européens.
03:30Je pense par exemple à l'Allemagne.
03:32Nous avons massivement, massivement entamé ce travail.
03:36Et nous avons protégé les budgets des secteurs régaliens,
03:39justice, intérieure, armée, évidemment.
03:42Lors des derniers projets de loi de finances, on continuera à le faire.
03:45C'est la même question que je vous pose maintenant
03:47face à la réponse judiciaire après les émeutes poste de Victoire PSG.
03:50900 interpellations, 230 policiers blessés.
03:54On a une pensée pour eux ce matin.
03:55Et des sanctions relativement faibles.
03:57Regarde la violence qui a été déployée face à eux.
04:00Est-ce que la réponse pénale vous paraît aujourd'hui
04:02suffisamment ferme et dissuasive ?
04:03On sait qu'il y a eu 15% de relax et très très peu d'incarcération.
04:08Le garde des Sceaux a pris le soin de répondre à Jordan Bardella
04:10qui, lui, l'interpellait sur ce sujet.
04:13Alors, il y a trois choses.
04:14D'abord, il y a le dispositif policier qui a été mis en place.
04:17Et je le dis clairement ici, ce dispositif policier était à la hauteur.
04:21Lorsque vous avez 8 000 policiers déployés en zone préfecture de police de Paris,
04:2522 000 en France, ce n'est pas la faute des policiers et des gendarmes.
04:28Mais ce n'est pas satisfaisant pour autant que le monde entier...
04:31Ou du ministre de l'Intérieur.
04:33Mais j'entends certains politiques pointer du doigt le dispositif de force de l'ordre.
04:37La question, quand on voit de telles images, n'est plus là.
04:41Ensuite, il y a le travail de la justice.
04:42Il y a quand même la question qui aurait été débordée à un moment par le nombre de délinquants.
04:46J'en viens à votre question.
04:48Cette justice, elle doit évidemment être ferme.
04:50Et surtout, cette justice, elle doit être rapide.
04:52On en vient à la question qu'on se posait tout à l'heure.
04:55Vous savez qu'en tant que porte-parole du gouvernement, je me dois, et c'est bien normal,
04:58au nom de la séparation des pouvoirs, d'avoir la parole la plus neutre possible.
05:04Bien sûr que la justice doit faire son travail, qu'elle doit le faire de manière sereine.
05:08C'est ce qu'a rappelé Gérald Darmanin hier.
05:10Il a par ailleurs dit que pour un certain nombre de cas, les choses avaient d'ores et déjà avancé,
05:15que pour d'autres, il y avait des enquêtes en cours.
05:17Mais les Français ne comprennent plus l'impunité.
05:20Et enfin, il y a une troisième question.
05:22C'est qui paie ?
05:23Qui pense qu'on va y venir ?
05:25Évidemment, la question, c'est qui paie.
05:26Encore un tout petit mot de la réponse judiciaire.
05:28Donc 260 gardes à vue sur les 900 interpellations.
05:3215 dossiers jugés en comparution immédiate.
05:34Et avec des cas, deux personnes qui dorment en prison, à notre connaissance.
05:38Le garde des soins a sans doute des informations que nous n'avons pas.
05:40Un policier hors service qui a braqué son arme contre un automobiliste en état d'ébriété.
05:45Et puis un émeutier qui a refusé d'obtempérer, qui a percuté un véhicule des pompiers.
05:49La réponse, est-ce que ce n'est pas un blanc-seing qu'on donne aux casseurs ?
05:52Allez-y, surtout la plupart mineurs.
05:54Il y a le travail de la justice.
05:56Elle doit le faire sereinement.
05:58Et puis il y a la responsabilité des politiques.
06:00Notre responsabilité, c'est de faire en sorte que ce que nous avons vu samedi soir,
06:05qui malheureusement n'est pas une soirée isolée,
06:07ce n'est pas la première fois qu'on voit ce type d'image.
06:08Il y en aura d'autres ?
06:09Ce n'est pas la première fois, en tout cas, qu'on voit ce type d'image.
06:12Vous redoutez qu'il y en ait d'autres ?
06:13Il n'y ait aucune impunité.
06:16Si ça nécessite de modifier les dispositifs législatifs,
06:20la réponse pénale, ce qui est autorisé et interdit en France,
06:23comme nous allons le faire à la loi Riposte,
06:24il faut avancer dans cette direction indéniablement.
06:27Par exemple, la loi anti-casseurs,
06:29il faut rétablir le fait qu'on puisse mettre des interdictions de paraître,
06:33des interdictions administratives.
06:34Ça, il faut le rétablir ?
06:35Ça fait partie des réponses.
06:38La loi Riposte, qui permet d'encadrer, de durcir les sanctions pénales
06:43lorsque vous avez ou vous transportez des mortiers,
06:47des choses interdites, font aussi partie de la réponse.
06:52Je le dis quand même.
06:53Ils sont ce soir en liberté.
06:56Pardonnez-moi, je le dis rapidement.
06:58Il y a aussi une question d'autorité parentale
07:00quand 30% des mises en cause sont des mineurs.
07:04Il y a une question de responsabilité individuelle.
07:07Ça dit quelque chose de notre société.
07:09On a un problème culturel lorsqu'on voit ce type d'image
07:12et on a un problème d'éducation.
07:15Et ça ramène à la question de la responsabilité parentale
07:19qui ne doit plus être un tabou.
07:22Ce n'est pas la faute des policiers et des gendarmes
07:23lorsqu'on a ce type d'image.
07:25Et ce n'est pas la faute de l'État
07:27lorsque des milliers de jeunes viennent à Paris ou ailleurs,
07:31d'ailleurs, car ce n'est plus suffisamment parisiens,
07:34brûler des voitures, piller des commerces
07:36et pourrir la vie de dizaines, centaines de milliers d'habitants
07:41qui, il faut quand même le dire, étaient devant la joie
07:43ou auraient aimé l'aide samedi soir
07:45parce que c'était un grand sac de deuxième victoire du Paris Saint-Germain
07:48et ils auraient dû pouvoir le fêter en famille
07:50simplement sans crainte.
07:52Bien sûr.
07:52Qui va payer ?
07:53On a abordé cette question rapidement.
07:54Maude Bréjean, vous êtes porte-parole du gouvernement.
07:57Karine Lemarchand, célèbre animatrice,
07:59a poussé un coup de gueule hier en disant
08:00« Ce n'est pas à moi de payer pour ces cassos. »
08:03Elle a raison.
08:03Qui va payer ?
08:05C'est la collectivité, comme toujours.
08:06Oui, elle a raison.
08:08Et nous partageons son indignation.
08:10Le Premier ministre a dit une chose très simple.
08:13Ce sont ceux qui cassent, doivent payer.
08:16y compris lorsque ça nous amène, lorsque ça amène l'État
08:20à prélever les sommes dues sur les allocations sociales.
08:26Donc, encore une fois, aucun tableau de la suite.
08:28Concrètement, on peut le faire là demain.
08:30Le Premier ministre a demandé au ministre compétent
08:32de préparer les textes, là encore, pour que ça soit possible.
08:37Plus personne ne comprend, plus personne ne comprend
08:39que l'immense majorité paie, dans un contexte budgétaire
08:43par ailleurs extrêmement contraint,
08:45pour des agissements intolérables d'une minorité.
08:48Et donc, il ne doit y avoir aucun tabou pour protéger les Français.
08:52Et il ne doit y avoir aucun tabou vis-à-vis de la réponse
08:55que l'État apporte suite à ces violences.
08:58Et si ça passe, si ça doit passer, et on pense que c'est le cas...
09:01Vous pensez avoir une majorité là-dessus ?
09:03Par les faire payer, au cas par cas, indépendamment
09:08de leur situation personnelle ou familiale,
09:11et donc, y compris si ça doit nous amener à prélever
09:14les sommes dues sur les prestations sociales versées,
09:19il faut le faire.
09:21Sans quoi, c'est le principe même de société qui est remis en cause.
09:26On comprend, chacun, qu'on participe à un effort collectif
09:32pour les services publics, pour les hôpitaux, pour les écoles.
09:35Tout ça est normal, c'est la beauté du système français.
09:38Moi, je ne comprends pas, en tant que citoyenne,
09:42de me retrouver dans l'obligation de payer,
09:45là encore une fois, pour une minorité qui pille des commerces
09:49ou brûle des voitures.
09:50C'est évidemment le cas pour l'ensemble de nos commerçants.
09:52Et s'ils ne sont pas solvables, les individus,
09:53c'est leur famille qui doit payer, c'est leurs parents, évidemment ?
09:55Je pense que c'est un vrai débat, oui, aujourd'hui,
09:57et qu'il ne faut plus avoir de tabou.
09:59De même que la question de la majorité pénale
10:03ne doit plus être un tabou.
10:04Il faut bien comprendre une chose, la violence endémique.
10:07Nous avons un problème de violence endémique en France
10:10qui n'a rien à voir avec ce qui était la violence
10:13il y a 30, 40 ou 50 ans.
10:15Cette violence, elle a muté.
10:16Elle ne concerne plus les mêmes individus.
10:19Elle concerne, par ailleurs, des gens beaucoup plus jeunes.
10:23Les phénomènes de violence ont muté.
10:24Et donc, la réponse pénale, la réponse gouvernementale,
10:29la réponse judiciaire doit s'adapter à l'évolution de cette violence.
10:33C'est au fond du bon sens.
10:34On ne peut pas apporter au problème d'aujourd'hui
10:38les réponses d'il y a 40 ans.
10:39Maude Bréjean, vous avez estimé il y a quelques instants
10:41qu'il y avait des tabous.
10:42Est-ce que parmi les tabous concernant ces violences
10:45liées à la victoire du PSG,
10:47il y a aussi un problème lié à des enfants,
10:49pas tous évidemment,
10:52liés issus de l'immigration ?
10:53Vous avez dit qu'il y a un problème culturel,
10:55il y a un problème de population.
10:56Est-ce que c'est le tabou dont on ne parle pas ?
10:58Il y a un problème culturel.
11:00Quand j'écoute le ministre de l'Intérieur,
11:02j'entends qu'une très large majorité des interpellés
11:06ou en tout cas des mises en cause
11:08étaient de nationalité française.
11:11Donc, le lien très factuellement
11:13entre immigration irrégulière,
11:16puisque ces gens étaient en situation régulière,
11:19et délinquance dans le cadre de ce qui s'est passé
11:21samedi soir dernier,
11:24est assez incohérent à faire
11:25pour des raisons de chiffres.
11:26Après, il y a la question de comment est-ce qu'on intègre ?
11:29Comment est-ce qu'on intègre ?
11:30Comment est-ce qu'on permet d'insérer ?
11:34Mais ça va bien au-delà de la question
11:35de ce qui s'est passé samedi soir.
11:37Vous savez, moi, j'ai dit...
11:38Mais c'en est un révélateur.
11:39J'ai dit il y a quelques mois ou années de ça,
11:42je crois, sur ce même plateau.
11:43Sur ce plateau et en face de moi.
11:44Sonia, à l'époque...
11:45Non, c'était vous, d'ailleurs, ce matin-là,
11:47qu'il y avait parfois un lien
11:48entre insécurité et immigration régulière.
11:51Je ne retire pas un mot de ce que j'ai dit à l'époque.
11:53Je n'ai pas changé de conviction.
11:55Je pense que le lien avec ce qui s'est passé samedi soir,
11:58précisément parce qu'on n'est pas dans un cas
11:59d'immigration irrégulière,
12:02est plus incertain à faire.
12:05Je pense que ce qu'on a vu samedi soir
12:09ne serait pas arrivé, en tout cas pas dans les mêmes proportions
12:11et pas avec la même intensité, il y a là encore 30 ou 40 ans.
12:16Je pense que mes parents n'ont pas connu ce type de violence-là.
12:21Je pense que vos parents non plus.
12:23Et ça dénote derrière un rapport à l'autorité,
12:26un rapport à l'État, un rapport aux policiers et aux gendarmes
12:30qui, aujourd'hui, a évolué et qui n'est plus acceptable.
12:34Avec une culture séparatiste ?
12:36Puisque c'est vous qui évoquez le problème culturel.
12:38Avec une forme de culture séparatiste
12:41ou, en tout cas, une culture de remise en cause
12:44et de défiance permanente vis-à-vis de l'autorité,
12:48vis-à-vis de toutes celles et tous ceux qui représentent l'État,
12:53mais aussi vis-à-vis de la collectivité française
12:57parce que les policiers et les gendarmes ont été pris à partie.
13:00C'est absolument intolérable.
13:01Mais les commerçants l'ont été aussi, vous voyez.
13:05Et donc, tout ça dit quelque chose, encore une fois,
13:08de la société française et de ce problème de violence endémique.
13:11Et comment on refait nation ?
13:13Alors, pardon, c'est un grand mot, mais comment on refait nation ?
13:15Comment on réintègre ces jeunes qui sont en dissidence,
13:19qui sont en opposition à la France et qui ont dit très clairement
13:22« on n'aime pas la France » et des mots très très durs aux policiers ?
13:25Il me semble.
13:27Il y a, à mon sens, dans l'ordre, d'abord la question régalienne,
13:32la réponse pénale, on en revient là,
13:34qui doit être absolument, encore une fois, extrêmement ferme,
13:40d'une immense fermeté.
13:42Il y a évidemment la question éducative,
13:44qui est la question de long terme.
13:47Donc voilà.
13:47À mon sens, c'est les deux grandes réponses.
13:50La réponse de court terme, c'est la fermeté.
13:51La réponse de long terme, c'est la question de l'éducation.
13:54Et je suis, moi, toujours effarée d'entendre,
13:56notamment une partie de la gauche, la France insoumise,
13:59mais pas que pointer d'abord du doigt les policiers et les gendarmes
14:02quand on a ce type de violence,
14:04et ensuite être en permanence dans la recherche de l'excuse sociale.
14:09Je crois qu'il faut arrêter, en France,
14:11avec cette recherche permanente de l'excuse sociale.
14:14Au fond, parce qu'on serait précaire,
14:18parce qu'on vivrait loin des beaux quartiers parisiens,
14:21ou alors qu'on serait d'origine immigrée,
14:23et alors cette violence serait plus acceptable,
14:27plus explicable.
14:28Pardon, l'immense majorité des Français
14:30qui ont des difficultés à la fin du mois
14:32ne caillassent pas les forces de l'ordre
14:33et ne brûlent pas les voitures.
14:35Et cette culture de l'excuse sociale
14:38qui sévit encore aujourd'hui
14:40dans une partie de la gauche,
14:41je ne mets pas tout le monde dans le même panier,
14:43j'ai vu Raphaël Glucksmann,
14:44j'ai vu le maire de Paris, Emmanuel Grégoire,
14:45qui ont eu des propos extrêmement clairs,
14:48elle est profondément dangereuse
14:50parce qu'elle s'attaque en réalité
14:51au vivre-ensemble qu'ils prétendent défendre
14:54à la manière dont on arrive ou pas
14:56à faire société ensemble.
14:57Et est-ce que ce phénomène est réversible ?
14:59Vous avez reconnu vous-même un problème
15:01dans les politiques d'intégration et d'assimilation.
15:04Quelle est la solution que vous proposez ?
15:06Je vous ai répondu...
15:07Éducation, sévérité de la réponse pénale ?
15:10Oui, il y a une sévérité de la réponse pénale indéniable,
15:13il y a une question éducative qui est majeure,
15:15qui est une question de long terme,
15:17et puis ensuite, ça touche à l'ensemble
15:19des politiques publiques.
15:20On pourrait parler de logement,
15:21vous receviez Vincent Jambrun la semaine dernière
15:23sur ce plateau.
15:24Là encore, toute la question des politiques de la ville,
15:27des politiques publiques sont évidemment centrales,
15:29mais n'attendons pas tout le temps
15:31tout de l'État sur ces questions-là.
15:34Il y a des responsabilités individuelles,
15:37l'immense majorité des Français
15:39n'attendent pas que l'État leur dise
15:40qu'il est interdit de caillasser un policier
15:42ou de brûler une voiture
15:43pour ne pas le faire et s'aviser.
15:45Mais il y a des logiques séparatistes
15:46à l'œuvre dans notre pays,
15:47et vous les voyez et vous les dénoncez.
15:49Un mot de la présidentielle,
15:522027, elle est quand même dans la tête des Français,
15:53parce qu'ils savent, même si c'est dans un an,
15:56qu'il y a des choses qui sont en jeu.
15:58Vous plaidez pour un rassemblement du socle commun,
16:00pour une candidature unique,
16:01on n'en prend pas le chemin.
16:02Est-ce que tout ça n'est pas un boulevard
16:04offert à la France insoubise d'un côté,
16:06que vous dénoncez,
16:07ou au Rassemblement national ?
16:09Évidemment, et moi je vais vous dire,
16:11je suis affligée de voir aujourd'hui
16:13la multiplication des candidatures
16:15dans cet espace,
16:16que celui de la droite et du centre,
16:18que celui dans lequel on gouverne
16:19depuis plus de deux ans maintenant.
16:22On a des trains lancés à grande vitesse,
16:25qu'on aura bien du mal à arrêter.
16:27Des candidats qui ne sont pas illégitimes
16:28par nature,
16:30mais qui aujourd'hui,
16:32chacun dans leur couloir,
16:34chacun dans leur couloir,
16:37déroule une vision,
16:38tant mieux,
16:39déroule une campagne,
16:40tant mieux,
16:41mais en faisant fi
16:42de ce qui pourtant devrait tous
16:44nous frapper,
16:46c'est d'une part
16:48le Rassemblement national
16:49qui est à 30-35% dans les sondages,
16:51et d'autre part la France insoumise
16:52avec Jean-Luc Mélenchon,
16:53qui quoi qu'on en pense,
16:54fera une campagne absolument redoutable.
16:56Et donc,
16:57notre responsabilité
16:58et la logique des choses,
17:00c'est qu'on soit unis,
17:01c'est qu'on se parle,
17:02c'est qu'on construit ensemble.
17:02Et donc moi,
17:03j'appelle,
17:04encore une fois,
17:04très modestement,
17:06du rôle qui est le mien.
17:07C'est pour ça que vous n'avez soutenu
17:08ni Gabriel Attal,
17:09ni Édouard Philippe
17:10jusqu'à présent,
17:10Maud Bréjean ?
17:11C'est tout à fait pour ça.
17:12Ok.
17:12J'appelle Gabriel Attal,
17:13j'appelle Édouard Philippe,
17:15j'appelle Bruno Rotaillot,
17:17mais j'appelle,
17:17on pourrait parler de Laurent Wauquiez,
17:19on pourrait parler de Xavier Bertrand,
17:21et d'autres encore,
17:22à s'accorder
17:23sur une candidature unique.
17:25Parce qu'en fait,
17:25la France,
17:26elle est plus grande que nous.
17:27La France,
17:28elle est plus grande
17:29que les égaux
17:30et les ambitions individuelles.
17:32Et moi,
17:32je ne sais pas expliquer
17:33à mes électeurs,
17:35à mes enfants,
17:35demain,
17:36qu'on est absent du second tour,
17:38qu'on leur laisse le choix
17:39entre le bulletin LFI sur la gauche,
17:41le bulletin RN sur la droite,
17:42parce qu'on aura été incapables
17:44de se mettre d'accord.
17:45Tout sauf Mélenchon,
17:46Nédouard aujourd'hui ?
17:47Je dis tout sauf à second tour,
17:49Rassemblement National,
17:50la France insoumise.
17:51Tout sauf ça.
17:52Et moi,
17:53je croise des Français
17:55chaque semaine
17:56dans ma circonscription
17:57qui me disent
17:57qu'on n'a pas envie
17:58de devoir faire ce choix-là.
18:00On n'a pas envie
18:01de se retrouver
18:02dans cette situation-là.
18:03Et c'est votre rôle
18:06que d'arriver
18:06à agréger
18:07les bonnes intentions.
18:09Aujourd'hui,
18:10ça n'en prend pas le chemin.
18:11Il n'est pas trop tard.
18:12Et donc,
18:12j'espère que les uns
18:13et les autres
18:13se réveilleront assez vite.
18:14C'est avant
18:15qu'il ne soit trop tard.
18:15Oui,
18:16mais trop tard,
18:16c'est quoi ?
18:16C'est le mois de janvier,
18:17c'est le mois de février.
18:18Si les campagnes sont enclenchées,
18:19les fonds levés,
18:20je n'aurai rien de certaine.
18:21Arrêtable,
18:21vous le savez.
18:22C'est extrêmement tard,
18:24janvier ou février.
18:26À la rentrée,
18:27il faut que ce soit plus clair.
18:27Quand vous aurez passé,
18:29Laurence Ferrari,
18:294, 5, 6 mois
18:30de primaires sauvages,
18:33de petites phrases,
18:34de petits pics,
18:34envoyés par les candidats
18:36ou par les entourages
18:37comme c'est déjà
18:37un peu le cas aujourd'hui,
18:39bon courage
18:40pour le rassemblement,
18:41bon courage
18:42pour aller s'embrasser
18:43sur des plaies ouvertes.
18:44Ça ne va pas être facile.
18:46Et la France,
18:47les difficultés auxquelles
18:48on est confrontés,
18:49on en a parlé
18:49depuis le début
18:49de cette interview
18:50et il y en a bien d'autres
18:51où on aurait pu parler
18:52de la question budgétaire,
18:53de la question énergétique
18:54que je porte,
18:55ne peuvent pas attendre.
18:58Donc le plus tôt sera le mieux.
19:00Merci beaucoup.
19:00Merci à vous.
19:01Notre région porte-parole
19:01du gouvernement
19:02d'être revenu ce matin
19:02sur CNews et sur Europe 1.
19:04Bonne journée à vous
19:05sur nos antennes.
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