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Michel Onfray passe en revue l’actualité de la semaine dans #FaceAMichelOnfray. Présenté par Laurence Ferrari.
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00:00Bonjour à tous et bonjour à toutes, bienvenue dans Face à Michel Onfray sur CNews et sur Europe 1.
00:03Bonjour Michel.
00:04Bonjour Lance.
00:04Ravi de vous accueillir pour évoquer à nouveau la lourde actualité de cette semaine.
00:08Que disent de notre société les violences qui ont suivi la victoire du PSG en Ligue des champions ?
00:13Émeutes, pillages, violences ont émaillé cette soirée qui aurait dû être festive
00:17et qui a immédiatement dégénéré.
00:20Plusieurs questions à aborder.
00:21Pourquoi les médias et la classe politique ont tant cherché à minimiser ce qui s'est passé ?
00:26Parlons d'abord de débordement sans importance.
00:28Pourquoi a-t-il fallu que nos antennes donnent la parole aux victimes,
00:31à ceux qui ont vécu la réalité de ce qui s'est passé ce soir-là,
00:34pour qu'une prise de conscience émerge au plan national ?
00:37Vous avez-vous des questions concernant le dispositif de maintien de l'ordre ?
00:41Pourquoi les canons à eau ou les blindés sans tort,
00:44que l'on a vu déployés les uns contre les gilets jaunes,
00:46les autres contre les agriculteurs, n'ont pas été utilisés ce soir-là ?
00:50Et puis il y a la réponse judiciaire à ces exactions.
00:53Très peu de prison ferme pour les délinquants,
00:55mais plus de 90% d'aménagement des peines.
00:57Quel signal envoie-t-on à ces jeunes qui ont tout cassé ?
01:01Parmi les autres sujets que vous avez souhaité aborder,
01:05il y a aussi l'abolition du code noir.
01:09178 ans après l'abolition de l'esclavage,
01:11les députés ont approuvé à l'unanimité l'abrogation de ce code noir
01:15qui régissait et réglementait l'esclavage dans les Antilles françaises.
01:18Et dans le même temps, selon vous, certains candidats à la présidentielle évoquent ce que vous considérez comme un nouvel
01:24esclavage.
01:25Michel, on ferait la GPA, gestation pour autrui.
01:28Pour vous, il n'y a pas de GPA éthique.
01:31Vous nous expliquerez pourquoi.
01:32On va parler des bonnes nouvelles aussi quand même.
01:34L'astronaute français Thomas Pesquet va écrire une histoire de la conquête spatiale mondiale.
01:39Notre héros national doit d'ailleurs commander une nouvelle mission
01:42et se rendre dans la Station Spatiale Internationale en 2027.
01:46Il a décidé de se lancer dans ce grand projet.
01:48Vous nous direz pourquoi c'est important.
01:50Enfin, le point philo, nous allons replonger, ou plonger peut-être,
01:54dans Karl Marx, le 18 brumaire de Louis Bonaparte.
01:58Pour vous, ceux qui ont mis la France à feu et à sang après la victoire du PSG
02:02sont comparables à ceux que décrivait Marx, le lumpenproletariat,
02:06c'est-à-dire le sous-proletariat.
02:08Ce sera le point final, le point philo à la fin de l'émission.
02:11On commence, mon cher Michel, par ces émeutes post-victoire PSG.
02:15Ce qui est frappant, c'est qu'il a fallu pratiquement trois jours
02:18pour qu'il y ait une espèce de conscience nationale, je vous le disais,
02:20qui émerge par rapport à ce qui s'est passé là.
02:22Le récit médiatique, dans un premier temps, a minimisé les faits.
02:25On ne parlait que de la joie réelle.
02:27Des supporters du PSG.
02:29Et puis, petit à petit, on a découvert les dégâts.
02:31Et nos antennes se sont fait l'écho.
02:32Des gens qui disaient, mais moi, ma voiture a été brûlée.
02:35Les policiers sont près de 300 à avoir été blessés.
02:38Il y a eu 900 interpellations.
02:40Au fur et à mesure, on a vu que le récit changeait du tout au tout.
02:43Ça a forcé la classe politique à réagir.
02:45Puis, on a même découvert qu'il n'y avait pas seulement des violences
02:47contre les forces de l'ordre, déjà inadmissibles,
02:49contre le mobilier urbain, mais aussi dans les immeubles.
02:52Parce que des individus sont entrés dans certains immeubles,
02:55notamment dans le 16e arrondissement,
02:57regardez ce sujet et écoutez-le.
03:00Sur des images de vidéosurveillance,
03:03capturées le soir de la finale de la Ligue des champions,
03:06des émeutiers s'introduisent illégalement
03:08dans un immeuble du 16e arrondissement.
03:11Depuis son balcon, Marine a assisté à la scène.
03:14Au même moment, elle raconte que le sol de son appartement tremblait.
03:18C'est quand même fou de se dire, voilà, on vit dans un quartier résidentiel,
03:21dans un pays civilisé, et ne pas savoir si un jour, lors d'un match,
03:28on ne va pas venir vous vider l'appartement, vous rouer de coups, vous séquestrer,
03:31vous jeter, vous tuer, j'en sais rien.
03:33On ne sait pas, pour un match.
03:35Rapidement après leur intrusion,
03:37ils ont été rattrapés par les forces de l'ordre.
03:40La Tifa est la gardienne de cet immeuble.
03:43Elle nous montre les dégâts, encore visibles.
03:53Elles nous font ensuite rentrer dans le bâtiment,
03:55où des jeunes se sont réfugiés.
04:04Selon Fabien Boger, adjoint d'Alliance Police 75,
04:08il s'agirait bien d'émeutiers.
04:10Tout à fait, jet de projectiles, mortiers d'artifice
04:12à l'encontre des forces de sécurité.
04:13C'est pour cela qu'ils étaient poursuivis par les forces de police,
04:17et c'est pour cela qu'ils prenaient la fuite
04:19et qu'ils ont essayé de se dissimuler
04:20en montant dans les étages de ce bâtiment.
04:23Sur la vidéosurveillance,
04:25deux individus sont revenus quelques minutes plus tard
04:27pour tenter de voler des biens présents dans la cour de Lime.
04:34Voilà pour ce qui s'est passé Michel Enfray.
04:35Comment vous qualifiez ce qui s'est déroulé
04:38cette nuit de samedi à dimanche dernier ?
04:41Si on veut penser le présent à partir du passé,
04:44il y a quelque chose qui fait songer à ce qui a eu lieu,
04:47c'est mai 68.
04:48Ce n'est pas 1848, ce n'est pas dont on va parler,
04:51il n'y a pas non plus la commune.
04:53Il y a des revendications dans la révolution française
04:56ou dans les révolutions du 19e siècle,
04:58on veut du pouvoir d'achat,
04:59on veut régler la question sociale,
05:01on veut changer la société, etc.
05:04En mai 68, on ne sait pas ce que les gens veulent.
05:06Quand le général de Gaulle demande à son petit-fils Yves,
05:08je sais qu'il me regarde, Yves de Gaulle,
05:10« Mais qu'est-ce que vous voulez, vous les jeunes ? »
05:12Il dit « Vivre plus ».
05:14Le général de Gaulle dit « Mais c'est quoi vivre plus ? »
05:16Je peux faire un certain nombre de choses,
05:17mais je ne peux pas faire de telle sorte
05:18que vous puissiez vivre plus.
05:19Là, on dit « Mais quel est l'idéal ? »
05:21Il n'y a pas de question sociale.
05:22Ce que Mélenchon est derrière en embuscade
05:25en disant « On va récupérer ça »
05:26pour faire une force révolutionnaire.
05:28Mais pour l'heure, que font ces gens ?
05:30Ils saccagent, ils détruisent.
05:31C'est finalement une jeune génération.
05:33Ils ont tous en commun.
05:34Parce qu'une partie de la droite ou de l'extrême droite,
05:36appelons ça comme ça,
05:37je n'aime pas beaucoup utiliser ce mot-là,
05:38mais enfin, parce que les vraies extrêmes droites,
05:39ce seraient la baston,
05:40ce seraient des passages à tabac,
05:41ce seraient des armes, ce seraient...
05:43Estiment que c'est l'immigration,
05:45ça n'est que l'immigration, etc.
05:46Et puis, à l'autre bord,
05:49je dirais l'extrême macronisme, etc.,
05:51ou le bloc central, ou Libération, Lobs et autres,
05:54nous disent « Vous n'aimez pas les jeunes.
05:55C'est la jeunesse, elle se défoule, etc. »
05:57Est-ce qu'on peut faire vraiment de l'analyse sociologique
05:59plutôt que de faire de l'analyse idéologique ?
06:02Ce qu'on constate, in fine,
06:03quand on a vu qui a été arrêté,
06:04comment les choses sont...
06:05Le profil de ces jeunes ?
06:06Le profil, il y a quelque chose qu'on ne peut pas nier,
06:09c'est qu'ils sont tous jeunes.
06:10Jeunes.
06:10Voire très jeunes.
06:11On a vu un gamin,
06:12on lui donne une dizaine d'années,
06:13qui est en train de s'énerver sur un rétroviseur.
06:15Un rétroviseur, on va regarder...
06:16Probablement, le gamin n'est pas tout seul,
06:17à l'âge qu'il a...
06:18Son père est quelque part.
06:19Et si son père est quelque part,
06:20à mon avis, il fait partie de ceux
06:21qui vandalisent la voiture.
06:23Et il est là en train de s'exciter.
06:24Mais qu'est-ce qui s'est passé ?
06:26Donc, c'est une génération nihiliste
06:28qui surgit et qu'on voit là
06:29et qui n'est pas intéressée par les livres.
06:31Ce ne sont pas des gens qui mettent le feu
06:33ou qui cassent des vitrines de librairie
06:35pour voler des livres.
06:36Ce ne sont pas des gens qui veulent...
06:37qui citent Che Guevara
06:39ou qui citent Ho Chi Minh
06:40ou qui citent Guy Debord et le situationnisme.
06:43Ce ne sont pas mai 68.
06:43Ce sont des gens qui veulent consommer.
06:46Mitterrand, es-tu là ?
06:46Mitterrand, quand il nous dit en 1983
06:48« La gauche, c'est fini
06:49et maintenant vive la crise,
06:51nous avons un nouveau héros,
06:52il s'appelle Bernard Tapie.
06:53Consommez, enrichissez-vous ! »
06:55Vous avez des gens comme Serge Julie
06:56qui défendent ces choses-là.
06:57Vous avez...
06:59J'oublie son nom,
07:00il était patron de l'Observateur
07:01et de Libération.
07:02J'oublie tout le temps son nom.
07:03J'étais toujours M. Bouchard,
07:05M. Laurent Joffrin.
07:06Laurent Joffrin qui faisait partie
07:07de ces gens qui nous disaient
07:08« Vive la crise, tout ça est formidable, etc. »
07:09Et on nous disait
07:10« Le modèle, c'est le type qui a réussi. »
07:13C'est les belles voitures,
07:14les yachts privés,
07:16les avions privés, etc.
07:17Ils ont dit « Allez-y, faites de l'argent
07:19et faites de telle sorte
07:20que vous puissiez être, vous,
07:21les winners,
07:22ceux qui sont quelque chose,
07:23nous dit Macron
07:24quand il les rencontre dans une gare. »
07:25Et ces gens-là, ils veulent quoi ?
07:26Ils veulent détruire
07:27les objets de ceux qui ont.
07:30Ça va de la voiture
07:31qu'on maltraite
07:33à l'immeuble chic
07:34dans lequel on pénètre
07:35parce qu'on a envie
07:35d'aller vandaliser.
07:37Ce sont des gens
07:38qui veulent consommer,
07:39qui veulent eux aussi,
07:40comme les narcotrafiquants.
07:42Ils veulent piller.
07:43Ils veulent piller
07:43parce qu'ils veulent avoir
07:44sans travailler.
07:46Jadis, on disait
07:47« Ben voilà, tu vas travailler,
07:48tu vas faire des études,
07:48tu vas avoir un bon métier,
07:49j'espère que tu vas me dépasser
07:51socialement
07:51et puis qu'un jour,
07:52tu pourras t'acheter ta maison,
07:53tu pourras t'acheter ta voiture
07:54puis éventuellement
07:55peut-être une résidence secondaire, etc. »
07:57Les gens avaient la patience,
07:58le goût du travail,
07:59le goût de l'effort
08:00en disant
08:00« Bon, je vais faire des efforts
08:01puis un certain temps arrivera
08:03où j'aurai les résultats
08:04de mon travail et de mon effort. »
08:05Et je resterai dans l'honnêteté,
08:07évidemment.
08:07Et là, ils veulent tout tout de suite.
08:08Et là, ils veulent tout tout de suite.
08:09En même temps, ils veulent tout et beaucoup.
08:11C'est-à-dire que vous avez des montres
08:12qui sont arrachées,
08:13qui coûtent...
08:14Vous avez des montres
08:14qui coûtent 300 000 euros.
08:16Des gens qui ont des difficultés,
08:17des gens qui travaillent,
08:18des gens qui travaillent,
08:19des artisans qui travaillent
08:20et qui ont des difficultés à vivre
08:21pendant que d'autres
08:22ont plusieurs montres à 300 000 euros.
08:24Des voitures qui coûtent un prix fou,
08:26ce genre de choses.
08:27Donc, effectivement,
08:27c'est « J'ai envie, je prends.
08:28Je veux vivre plus. »
08:29Et voilà.
08:31La Révolution française,
08:33dans ses premiers temps,
08:33c'est ça.
08:34C'est le ressentiment,
08:35c'est la haine,
08:36c'est le mépris.
08:36Et puis, en plus de ça,
08:37on a l'échec d'une civilisation.
08:39Qu'est-ce qu'on a...
08:40Comment a-t-on fabriqué
08:41ces choses-là ?
08:42On peut dire, effectivement,
08:43ils ne sont pas bien.
08:43C'est le sage qui montre au doigt
08:45la Lune et l'imbécile
08:46qui regardent le doigt.
08:47On les a fabriqués, ces enfants.
08:48Bien sûr.
08:49Ils ont quoi derrière eux ?
08:50Ils ont 10 ans de Macron ?
08:52Ils ont combien d'années
08:54de François Hollande ?
08:55Enfin, mélangez tout ça,
08:55vous dites, c'est le produit.
08:57Donc, on ne laissera pas passer, etc.
08:59Ce sont ces gens-là
09:00qui ont fait ça.
09:02Une école qui s'est effondrée
09:03parce qu'on a demandé,
09:04parce que l'Europe a demandé
09:05une école qui s'effondre,
09:06parce qu'on a fait savoir
09:07que c'est ainsi qu'il fallait enseigner,
09:09etc.
09:09Il y en a des gens qui disent,
09:10mais on est ce que vous avez voulu
09:12que nous soyons
09:12et on est en train
09:13de mettre le bazar.
09:14Ça, c'est la première chose.
09:15La deuxième chose est que
09:17l'État a la possibilité
09:18de fonctionner comme un État
09:20quand il s'agit de recouvrer
09:22des excès de vitesse
09:23ou des impôts non payés.
09:24Là, il n'y a aucun problème.
09:25Quand il s'agit d'ennuyer
09:28un boulanger qui travaille
09:29le 1er mai,
09:30il a fait du travail.
09:31Là, on a des inspecteurs du travail.
09:32L'État arrive
09:33et on est en train
09:34de mettre des amendes
09:35à des gens en disant
09:35« Monsieur, vous êtes un boulanger
09:37et vous travaillez,
09:38c'est coupable de travailler, etc. »
09:40On se dit que l'État n'est pas mort.
09:41L'État, simplement,
09:42il doit être précédé
09:44ou suivi ou accompagné
09:45par une volonté.
09:46Il n'y a pas de volonté.
09:47Il y a même la volonté inverse.
09:49Et vous avez dit, effectivement,
09:50parce que nous en avons parlé,
09:51vous le disiez moins,
09:52que j'étais très étonné
09:54de ne voir aucun canon à eau,
09:55aucun blindé.
09:56À une époque,
09:57Macron, il paradait devant
09:58les blindés qui avaient été achetés
09:59pour faire respecter
10:01l'ordre public.
10:02À l'époque,
10:03c'était quoi les craintes ?
10:05Les gilets jaunes.
10:06Quand il y a eu des gilets jaunes,
10:07j'aurais bien aimé
10:08qu'on ait mis des images d'archives,
10:09mais là, on a vu
10:10des gens qui se faisaient tabasser.
10:12Là, on a vu
10:13des blindés qui étaient utilisés.
10:14Là, on a vu des gens
10:15qui reculaient
10:15avec des canons à eau.
10:17Ça ne tue pas,
10:17des canons à eau.
10:18Pourquoi on n'en a vu aucun ?
10:19Il n'y en a plus ?
10:19On les a vendus ?
10:20On les a donnés à l'Ukraine ?
10:21On les a donnés à l'Iran ?
10:23Ils n'ont pas été utilisés.
10:25C'est-à-dire que
10:25quand M. Nouniez nous dit
10:27tout est parfait,
10:27tout est globalement,
10:28comme c'était globalement positif
10:29l'Union soviétique
10:30pour Georges Marchais,
10:31là, la sécurité,
10:32ça a été globalement positif.
10:33Ah bon ?
10:34Et heureusement que CNews
10:35a existé sur ce terrain-là.
10:36Et heureusement que CNews existe.
10:37Et voilà pourquoi
10:38on déteste tant CNews.
10:39Parce que moi,
10:40j'ai zappé à un moment donné
10:41pour regarder les informations,
10:42je suis tombé sur une chaîne
10:43concurrente, je dirais.
10:44Tout se passait bien.
10:45Ah, mais c'était que la joie,
10:47la festivité.
10:47Oui, mais c'était l'image.
10:53Filmez-la, votre image,
10:54elle va dire des choses.
10:55Godard a dit beaucoup de choses
10:56là-dessus,
10:57et des choses intéressantes.
10:58Son cinéma n'est pas très intéressant,
10:59mais quand il pense les images,
11:00c'est très intéressant.
11:01Et là, je me suis dit,
11:02mais ils ont mis leur caméra où ?
11:03Il ne se passe rien.
11:05Donc, il devait y avoir
11:06trois camions de police,
11:06ils ont mis leur caméra
11:07juste à côté,
11:08on voit les gens qui descendent,
11:09etc.
11:09J'étais sur une chaîne...
11:11On ne dira pas, mais voilà.
11:12Non, non, pas cette chaîne-là,
11:13je regarde une chaîne
11:14consacrée à l'art souvent.
11:15Et je cherchais CNews,
11:17je tombe sur cette chaîne
11:18et je passe à CNews.
11:23Il y a eu une différence de traitement
11:25et c'est vrai que si nous
11:27n'en avions pas parlé,
11:29cette conscience de ce qui s'est passé
11:30ne devrait pas émerger.
11:31On est sur CNews et sur Europe,
11:33Michel Onfray,
11:33dans votre émission,
11:34j'aimerais qu'on écoute
11:35quelques habitants des quartiers
11:36parce que là,
11:37on parle de théorie,
11:38mais il y a vraiment la réalité
11:39de ce qui s'est passé
11:40et l'exaspération,
11:41la colère des gens
11:42qui vont devoir rester confinés,
11:44cloîtrés chez eux
11:45pour à chaque fois
11:45qu'il y aura des événements festifs
11:46dans les prochaines semaines.
11:47Il y en aura,
11:48Coupe du Monde,
11:49Fête de la musique,
11:5014 juillettes,
11:50tout est prétexte désormais.
11:51Une certaine élection présidentielle,
11:52n'oubliez pas,
11:53il y aura un tour de tout
11:54et là,
11:55ce sera autre chose
11:55que du football.
11:57Regardez et écoutez.
11:59C'est quelque chose
11:59qui est impensable
12:01et pour moi,
12:02je ne comprends pas
12:03ce qui se passe
12:04et je me dirais même
12:05que je suis apeuré
12:06quand je vois tout ça.
12:06On a l'habitude dans le quartier
12:08parce que j'habite là
12:08depuis longtemps,
12:09donc chaque jour de fête
12:10est un jour de désastre
12:12pour les habitants du quartier.
12:14On reste bloqué chez nous,
12:15on ne peut pas sortir,
12:16on est prisonnier
12:17en attendant la fin de la guerre.
12:19Je trouve ça très dommage,
12:20je trouve ça triste,
12:21vraiment,
12:21pour juste un championnat de foot,
12:24ça en vienne à ça,
12:25je trouve ça très dommage
12:26et puis ça dégrade tout le monde
12:27et tout le monde est face à ça.
12:30Franchement,
12:30je n'ai pas les mots,
12:31ça me fatigue moi.
12:32Voilà Michel Onfray,
12:33ce qui m'a frappé
12:34dans ce que disait le monsieur,
12:35on est prisonnier
12:36jusqu'à la fin de la guerre.
12:37Vous vous rendez compte
12:37le champ lexical
12:38qu'utilisent les gens
12:39de ces quartiers
12:39qui ont été assiégés
12:40ce soir-là ?
12:41Écoutez, moi ça fait longtemps
12:42que je parle de guerre civile
12:43à bas bruit
12:43et à un moment donné,
12:44j'ai dit j'enlève à bas bruit
12:45et j'entends parfois
12:46qu'on dit mais non,
12:46c'est pas ça la guerre civile,
12:47c'est ça.
12:48Alors c'est quoi ?
12:49Si des Français
12:50qui attaquent d'autres Français,
12:52c'est pas une guerre civile,
12:53la Révolution française,
12:54ça commence comme une guerre civile,
12:56c'est une guerre civile.
12:57C'est-à-dire,
12:57il y a des gens
12:58dont on estime
12:58qu'on va pouvoir
12:59leur couper la tête,
12:59mettre la tête sur une pique
13:00et puis traverser les rues
13:02avec les têtes au bout des piques.
13:04On a aujourd'hui
13:05des responsables politiques
13:06qui nous font savoir
13:07qu'effectivement,
13:08si les Français votent mal
13:09aux prochaines présidentielles,
13:11finalement,
13:11l'émeute,
13:15c'est la seule démocratie.
13:17Non, c'est le droit
13:17à l'insurrection
13:18qui est respecté,
13:19qui est même constitutionnel,
13:21le droit à l'insurrection.
13:22Mais après avoir tout utilisé.
13:24Et je dois dire
13:25qu'il y a quand même
13:26des élections,
13:27simplement,
13:27les élections ne sont pas respectées.
13:28C'est ça le problème.
13:29C'est-à-dire que si vous dites
13:30ça fait des années
13:31que je ne vote plus
13:32et en disant
13:32si de toute façon,
13:33au bout du compte,
13:34in fine,
13:34tout est fait pour que la machine
13:35dise vous aurez le choix
13:36entre le diable et le bon Dieu
13:37et puis le bon Dieu
13:39c'est obligatoirement européen,
13:40maastrichtien, etc.
13:41Ne me demandez pas mon avis.
13:42Mais on voit bien
13:43que quelque chose a lieu
13:46avec le Rassemblement national.
13:48Les gens disent
13:48bon,
13:49je vois des gens
13:49qui me disent
13:50j'aimais pas,
13:51j'ai détesté,
13:52j'ai cessé de détester
13:52puis maintenant
13:53je voterai pour
13:54parce que finalement
13:55elle est où la réponse
13:56si elle n'est pas...
13:57Vous avez des glucksmans
13:59qui à gauche disent
14:01ah mais moi
14:01je ne suis pas du tout Mélenchon
14:03sauf que quand il s'agit
14:04par exemple
14:04de la deuxième circonscription
14:05de l'Orne
14:07avec Place Publique
14:08quand il s'agit de voter
14:09ça lie avec les gens
14:10de la France insoumise.
14:12C'est-à-dire que
14:12M. Glucksmann
14:13ça ne gèle pas du tout
14:14de s'associer avec des antisémites
14:15y compris des antisémites
14:16qui lui ont craché dessus
14:16parce que son nom,
14:18son patronine
14:18met la consonance juive.
14:20Donc il y a tout ça
14:21qui se met en jeu.
14:22Là c'est une répétition.
14:23C'est une répétition
14:24ce qui a lieu.
14:25Et si effectivement
14:26on continue à avoir
14:26M. Nouniez
14:27qui probablement...
14:28Moi je n'accable pas
14:29M. Nouniez
14:29j'accable M. Macron
14:30parce que M. Nouniez
14:31il ne prend pas de décision tout seul.
14:32Il dit bon
14:32j'ai décidé ça
14:33dans le dos de M. Macron.
14:34Ils se réunissent
14:35je ne sais pas combien
14:35il y a de personnes
14:365-6
14:36ils disent bon
14:37ben voilà
14:37on ne touche pas
14:38on ne fait pas de dégâts
14:39on ne touche à rien du tout
14:40on va en roue libre
14:41jusqu'au bout
14:42et puis on laisse faire.
14:43C'est sûr que
14:44quand il s'agissait
14:44des gilets jaunes
14:45on ne laissait pas faire.
14:46Il y avait des gens
14:47qui perdaient des mains
14:48des yeux.
14:49Là il n'y a pas eu de blessés
14:50quand on a un type
14:51qui a un cocard comme ça
14:51on le montre avec un gros plan
14:53sur le service public.
14:54Il s'est pris un coup de bâton.
14:55On va évoquer dans un instant
14:56la réponse d'Emmanuel Macron
14:57parce que les mots
15:00qu'il a en 2026
15:01juste je voudrais vous faire
15:02écouter deux témoignages
15:03un d'un policier
15:04puis deux de la France Insoumise
15:05qui a inverse l'accusation
15:07il dit que c'est quasiment
15:08la force des forces de l'ordre
15:09de ce qui s'est passé.
15:10D'abord Reda Belatch
15:11qui est policier
15:11c'est un porte-parole
15:12d'un syndicat de police.
15:15Ils n'hésitent pas
15:16à rentrer chez les gens
15:17parce qu'en fait
15:17ils vivent dans
15:19dans une société pour eux
15:20où c'est leurs règles
15:21à eux
15:22ce n'est pas les règles françaises
15:23en fait tout simplement
15:24et c'est pour ça en fait
15:25pour eux ce qu'ils font
15:26ce n'est pas grave
15:26pour eux brûler des voitures
15:28ce n'est pas grave
15:28casser des magasins
15:29ce n'est pas grave
15:31frapper des policiers
15:32c'est encore moins grave
15:32et donc ils vivent
15:34avec leurs propres règles
15:35c'est mon avis
15:35ce n'est pas les règles marocaines
15:36ce n'est pas les règles algériennes
15:37non plus
15:37parce que là-bas
15:39ils ne sont pas comme ça
15:39c'est leurs règles
15:41parce qu'en France
15:42on les a élevés comme ça
15:43on les a élevés
15:45on a créé l'impunité
15:47en fait
15:47et le droit
15:48en fait on a plus
15:49on a le sentiment
15:50en tout cas c'est le sentiment
15:51de mes collègues
15:51et puis c'est aussi
15:52le français qui parle
15:53on a le sentiment
15:54que tout est fait pour eux
15:56et pas pour nous
15:58les policiers
15:59voilà
15:59tout est fait pour les voyous
16:01et pas pour les policiers
16:01on écoute Mathilde Panot
16:02de la France Insoumise
16:03qui donc estime
16:04que ce sont les forces de l'ordre
16:05qui ont semé le désordre
16:06bien sûr
16:08je veux dire aussi ce matin
16:10à quel point
16:10nous sommes atterrés
16:11par la doctrine
16:12non pas du maintien de l'ordre
16:14mais du désordre
16:15que le gouvernement
16:15a opéré
16:16suite à la victoire du PSG
16:18lors de la finale
16:19de la Ligue des Champions
16:20avec des fanzones
16:21qui ont été refusées
16:22alors qu'elles auraient permis
16:23de garantir un bon déroulement
16:25de la liesse populaire
16:26avec des charges de CRS
16:28qui ont été observées
16:29là où les supporters
16:31s'étaient rassemblés
16:32des gaz lacrymo
16:33qui ont poursuivi des gens
16:34jusque dans le métro
16:35y compris des enfants
16:36et une logique
16:37qui est la même logique
16:38qui est toujours utilisée
16:39par ce gouvernement
16:40c'est-à-dire une logique
16:41à la fois du tout répressif
16:42et d'aller en contact
16:44qui est non seulement un échec
16:46mais qui en plus de cela
16:47met en danger
16:48les policiers
16:49et les gendarmes
16:50voilà pour Mathilde Panot
16:51alors d'abord sur les policiers
16:52ils ont été ciblés systématiquement
16:53c'était vraiment
16:55eux qui étaient les plus
16:57en risque et en danger
16:58il y en a je crois
16:59plus de 300
16:59qui ont été blessés
17:01on s'en prend désormais
17:02un policier
17:03de façon
17:04quasiment dans l'impunité
17:05parce que la réponse judiciaire
17:06elle a été vraiment
17:09en tout cas légère
17:10on va dire
17:11oui oui mais ça
17:11c'est une doctrine juridique
17:13c'est celle de Badinter
17:14et c'est celle de la gauche
17:15c'est celle du syndicat
17:16de la magistrature
17:17et si on veut même
17:17un philosophe
17:18qui est le penseur
17:19de cette doctrine-là
17:20c'est Michel Foucault
17:20c'est surveiller et punir
17:22toute l'analyse
17:23qu'il fait de la prison
17:24en estimant que
17:25mais ça ce sont
17:26les héritages
17:26du fondomarxisme
17:27en estimant que
17:28il y a la prison
17:29et puis il y a l'extérieur
17:30et finalement
17:30les délinquants
17:31ils sont dehors
17:32c'est la société
17:33et puis les pauvres victimes
17:34elles sont dedans
17:35alors tout ça
17:35est un truc d'intellectuel
17:36Michel Foucault
17:37a beaucoup écrit
17:37sur la prison
17:38et il a beaucoup milité
17:39il n'a jamais mis les pieds
17:40dans une prison
17:40il le dit lui-même
17:41donc il a travaillé
17:42sur des archives
17:42qui commentaient des archives
17:43qui elles-mêmes
17:44commentaient des archives
17:44tout ça est très bien
17:45c'est du discours d'intellectuel
17:47ça permet d'être
17:47au collège de France
17:48et d'avoir des disciples
17:50etc.
17:50mais que Robert Badinter
17:51consente à ce genre de choses
17:52je rappelle que lui
17:53qui disait être républicain
17:54Robert Badinter
17:56a oublié dans ces cas-là
17:57que la sûreté
17:58était un des droits de l'homme
18:00la sûreté
18:00la sécurité
18:02quand on parle aujourd'hui
18:03de sûreté et de sécurité
18:04on est d'extrême droite
18:04alors si aujourd'hui
18:05citer la déclaration
18:07des droits de l'homme
18:08c'est être d'extrême droite
18:09donc citer la déclaration
18:10des droits de l'homme
18:11aujourd'hui ça passe
18:12pour une signature fasciste
18:13une signature d'extrême droite
18:14on rêve ou quoi ?
18:15c'est l'un des droits de l'homme
18:16qu'est-ce que c'est
18:17que cette façon
18:18d'imaginer que
18:20la sûreté
18:20la sécurité
18:21ne serait pas due
18:22aux français
18:23il y a un contrat social
18:24le contrat social
18:24il est fait pour ça
18:25c'est toujours ce que disent
18:26et Rousseau
18:27et Hobbes
18:27et les gens du contrat social
18:28et même avant lui
18:29avant eux
18:30et Picure
18:31c'est que vous avez
18:31la possibilité de nuire
18:32ce que font les émeutiers
18:33vous renoncez
18:34à la possibilité de nuire
18:35dans un contrat social
18:37parce que le contrat
18:38vous donne la sûreté
18:39et la sécurité
18:39là vous renoncez
18:40mais en même temps
18:41vous n'avez ni la sécurité
18:41ni la sûreté
18:42et puis quand vous avez
18:43des gens qui sont là
18:44pour rassurer la sûreté
18:45et la sécurité
18:46dont c'est le métier
18:47qui s'en prennent plein la figure
18:48qui travaillent des heures
18:49pas possibles
18:50là on ne les entend pas
18:51les gens de gauche
18:51qui estiment que
18:52travailler 15 heures par jour
18:53c'est inadmissible
18:54avoir 5 heures pour se reposer
18:56en disant
18:56vous quittez à minuit
18:57et vous revenez
18:58à 6 heures du matin
18:58avec 20 kilos de matériel
18:59il n'y a personne
19:00il n'y a pas
19:00à peine une bouteille d'eau
19:02là on ne l'entend pas
19:03Madame Panot
19:03pour nous dire
19:04mais qu'est-ce que c'est
19:04que ces conditions de travail
19:05pour la classe ouvrière
19:06d'une certaine manière
19:06parce que ces gens
19:08qui font le maintien de l'ordre
19:08ce ne sont pas des gens
19:09qui ont eu la chance
19:10de faire des longues études
19:11pour trouver des métiers
19:12qui soient très bien payés
19:13ce sont des gens
19:14maltraités
19:14mal considérés
19:15sur lesquels
19:16on leur crache dessus
19:17on les insulte
19:18on leur envoie
19:19des bombes artisanales
19:20et je ne veux pas
19:21qu'on dise des bombes agricoles
19:22j'ai entendu 500 fois
19:24sur CNUS
19:25les agriculteurs
19:27ne font pas des bombes
19:27ils savent en faire
19:28parce qu'ils peuvent utiliser
19:30certains produits
19:30dont je ne donnerai pas le nom
19:31pour faire sauter des souches
19:33dans leur champ
19:33mais pas pour faire sauter
19:34des magasins
19:35ou pour agresser des gens
19:36vous avez aujourd'hui
19:37donc des bombes artisanales
19:38et pas des bombes agricoles
19:39que les paysans
19:40qui s'en prennent
19:40plein la figure
19:41ne s'en prennent pas
19:42plein la figure
19:42aussi d'un point de vue sémantique
19:43mais on a envoyé ça
19:45pour tuer des gens
19:46si ce n'est pas ça
19:47la guerre civile
19:48si ce n'est pas ça
19:48le défaut de sûreté
19:49et si en plus de ça
19:50on a des gens qui nous disent
19:51les gens qui reçoivent
19:52des bombes de ce type-là
19:53des bombes artisanales
19:54sont responsables et coupables
19:56moi je vous mets le pari
19:57que si Mme Panot
19:58arrivait au pouvoir
19:58il y en aurait de la police
19:59dans la rue
19:59il y en aurait de la gendarmerie
20:01dans la rue
20:01il y en aurait des services
20:04qui assureraient la sûreté
20:05de l'idéologie
20:07de M. Mélenchon
20:08il y en aurait des prisons
20:09il y en aurait de la police
20:10etc.
20:11ce sont des états policiers
20:12que ces gens-là
20:12célèbrent en permanence
20:13ils ont une passion pour Cuba
20:14ils ont une passion
20:15pour le Vénézuelin
20:16ils ont une passion pour la Russie
20:17ils ont une passion pour l'Iran
20:19ils ont une passion pour tous les endroits
20:20où effectivement
20:21dès qu'on n'est pas d'accord
20:22on s'en prend plein la figure
20:23on va en prison
20:24et éventuellement
20:24on se fait un peu torturer
20:25ça ne les gêne pas
20:26dans ces cas-là
20:27ces polices-là
20:28donc dans le cas
20:29de la précarité ouvrière
20:31je dirais
20:31si la police me permet
20:32d'utiliser ce terme-là
20:33c'est un beau terme
20:34c'est un beau mot pour moi
20:34la précarité ouvrière
20:36de la police
20:36de la gendarmerie
20:38ça ça n'existe pas
20:39ce sont tous des salauds
20:40ce sont tous des tueurs
20:41et la police
20:42c'est pas bien
20:42sauf quand ils sont en pouvoir
20:43parce que ces gens-là
20:44rêvent d'un régime policier
20:45je rappelle que tous ces gens
20:47qui ne font que
20:49commémorer Robespierre
20:50la terreur etc
20:51la loi sur les suspects
20:52sont des gens
20:52qui défendent un régime policier
20:54mais simplement
20:55la police
20:55quand elle est là
20:55pour défendre
20:56des principes républicains
20:57sûreté, sécurité
20:58c'est une police fasciste
20:59il y a une espèce de sémantique
21:01qui est tolérée
21:01qui est quand même incroyable
21:02mais je vois bien aujourd'hui
21:03qu'il y a un tas de juges
21:04qui ne font pas leur métier
21:04autrement que d'un point de vue idéologique
21:06même chose avec la police
21:07même chose avec l'armée
21:08est-ce qu'on a le droit
21:09d'être encore républicain
21:10y compris de gauche
21:11alors vous parlez
21:13de la réponse judiciaire
21:13effectivement
21:14qui n'a pas sans doute été
21:15au niveau
21:16de la chaîne de justice
21:17on n'oublie pas
21:17qu'on a une surpopulation carcérale
21:19absolument abominable
21:20dans notre pays
21:21et qu'on est montré du doigt
21:23dans l'Europe entière
21:24écoutez à côté de chez moi
21:25un camp
21:25ils ont fait tomber un immeuble
21:27ils sont en train
21:27de reconstruire un immeuble
21:28en moins d'un an
21:29ils auront détruit un immeuble
21:30et reconstruit un immeuble
21:31donc ça peut marcher
21:32si on veut faire une prison
21:33une prison
21:34regardez les chinois
21:35quand il a fallu faire des hôpitaux
21:37au moment du Covid
21:38on voyait des images
21:39en accéléré
21:39et on voyait comment
21:40à partir d'un terrain vague
21:41ils fabriquaient
21:42un hôpital
21:42où on pouvait recevoir
21:43des dizaines de milliers de gens
21:44donc c'est un problème
21:45de volonté politique
21:46il n'y a pas besoin de dire
21:48on va faire des lois ceci
21:49puis des lois cela
21:50revenir avec des lois
21:51ça casseur etc
21:51on a un arsenal législatif
21:54qui est suffisant
21:55on a éventuellement
21:56la possibilité
21:57d'une réponse judiciaire
21:58simplement
21:59c'est une volonté politique
22:00la vraie question
22:01dans cette aventure
22:02c'est une question
22:02de volonté politique
22:03si vous voulez que je n'accable pas
22:05M. Nunez
22:06j'accablerai M. Macron
22:07parce qu'effectivement
22:08au sommet
22:09je pense que M. Nunez
22:10ne décide pas tout seul
22:11Essayons de n'accabler personne
22:12nous faisons un constat
22:14Essayons de n'accabler personne
22:15mais nous faisons le constat des choses
22:16Je veux bien supprimer les noms
22:17et simplement dire
22:18le président de la République
22:18et dire le ministre de l'Intérieur
22:20On va l'écouter dans un instant
22:21On va l'écouter dans un instant
22:22On va l'écouter dans un instant
22:23On va l'écouter dans un instant
22:23On se retrouve dans un instant
22:24dans face à Michel Onfray
22:24sur CNews et sur Europe 1
22:26et on va écouter Emmanuel Macron
22:272025 et 2026
22:29pour voir si les mots
22:32des politiques
22:35se concrétisent dans la réalité
22:36A tout de suite
22:38On se retrouve pour la seconde partie
22:39de face à Michel Onfray
22:40On termine ce chapitre
22:41sur les violences
22:42qui ont suivi le match du PSG
22:45cette victoire en Ligue des Champions
22:46On va écouter Emmanuel Macron
22:48parce qu'il a reçu les joueurs
22:50il est exprimé à l'Elysée
22:52au moment où il recevait les joueurs
22:54il a répété des mots très fermes
22:56que c'était inacceptable
22:56ces violences
22:57et qu'il ne voulait plus voir ça
22:58Il se trouve que ce sont exactement
23:00les mêmes mots qu'en 2025
23:01On a fait un petit montage
23:04entre 2025 et 2026
23:05pour voir la similitude
23:07des mots employés
23:08et peut-être voir l'impuissance
23:10du politique
23:10Écoutons
23:11Je ne veux pas qu'on s'habitue à ça
23:13et personne n'a envie
23:14qu'on s'habitue à ça
23:15Des scènes de violences inacceptables
23:17Les affrontements violents
23:19qui se sont tenus
23:20sont inacceptables
23:22Et donc je veux remercier
23:23le ministre de l'Intérieur
23:23le préfet de police
23:25l'ensemble des équipes
23:26qui se sont mobilisées
23:27sur la plaque parisienne
23:29et dans beaucoup de villes
23:30de province
23:30face à ce qui est inqualifiable
23:33Ces incidents sont très graves
23:34ils sont inacceptables
23:36On sera intraitables
23:38avec ceux qui ont été attrapés
23:39Donc je vous le dis
23:39la réponse de l'Etat
23:41sera à la hauteur
23:43nous poursuivrons
23:44nous punirons
23:45on sera implacables
23:46On ne veut plus voir ça
23:47Fini
23:48On en aura le bol
23:50Terminé
23:50Le football
23:51ça n'est pas cela
23:53Voilà pour Emmanuel Macron
23:55il dit les mots
23:55que tout le monde a envie d'entendre
23:56c'est vraiment inacceptable
23:57c'est vraiment inqualifiable
23:59il faut être intraitable
24:00il faut être implacable
24:01Le problème c'est que
24:02ça ne marche pas dans la réalité
24:04C'est pas ce que nous voyons
24:06sur les condamnations notamment
24:07et sur la façon dont l'événement
24:09s'en gérer
24:10Michel
24:10Et un dernier mot là-dessus
24:11il y a plein d'avance
24:11Que M. Macron tienne un double discours
24:13ce n'est pas une information
24:14ça fait 10 ans
24:15Il tient le même discours
24:16mais la réalité
24:16ça ne colle pas à la réalité
24:17C'est comme ça depuis 10 ans
24:19et on pourrait même
24:20si on voulait dédouaner le monsieur
24:22imaginer que c'est comme ça
24:22moi depuis que
24:23je suis un peu la politique
24:25et depuis que ça m'intéresse
24:2615-16 ans
24:27on voit bien
24:28les hommes politiques parlent
24:29pour ne rien dire
24:30et ils font comme s'ils étaient
24:32dans l'opposition
24:33ça fait 10 ans qu'il est au pouvoir
24:34il a fait quoi ?
24:35Après il y a de la métapolitique
24:37c'est-à-dire que vous dites
24:38qu'est-ce qu'il y a dans la tête
24:39d'un chef de l'État
24:40puisque c'est la question
24:41qui nous dit une chose
24:42et qui fait le contraire
24:43préserver des intérêts
24:44qui nous dépassent
24:45assez probablement
24:45Mais quand vous êtes avec
24:472 ou 3 personnes
24:47dont votre ministre
24:48de l'intérieur
24:50et que vous décidez
24:51de ne pas envoyer des canons en haut
24:53que vous décidez
24:54de ne pas envoyer de blindés
24:54ce que vous avez fait
24:55derrière les gilets jaunes
24:58la pauvreté
24:58la misère du petit peuple
24:59qu'est-ce qu'il y a
25:00derrière les supporters ?
25:02Il y a le Qatar
25:03il y a le football
25:04il y a l'argent
25:04il y a beaucoup d'argent
25:05Michel Enfray
25:06on a entendu Emmanuel Macron
25:07qui prononce les mots
25:08de la fermeté
25:09il y a aussi Jérôme Fourquet
25:10qui a fait une tribune
25:11dans le Figaro
25:12très intéressante
25:12qui dit que la France
25:13au fond s'est habituée
25:14aux violences émeutières
25:16qu'on ne se rend plus compte
25:17du niveau de violence
25:19dans lequel maintenant
25:19on baigne tous
25:20dans toutes les villes
25:21sur tous les territoires
25:22parce qu'il n'y a plus
25:22un endroit qui est épargné par stage
25:23on le disait
25:2471 villes
25:25touchées par ces émeutes
25:26donc rien à voir avec le PSG
25:28et rien à voir avec le football
25:29qu'est-ce que ça dit
25:30de notre société en fait
25:31que désormais
25:31on est dans un système
25:33où toute occasion festive
25:35et encore une fois
25:36il y en aura
25:36dans les prochaines semaines
25:37sera l'occasion
25:38et le prétexte
25:39des pillages systématiques
25:40ça dit de notre société
25:41que certains ont compris
25:43qu'ils auraient
25:44l'impunité pour eux
25:45et d'autres savent
25:46qu'ils ont la punition
25:47et que c'est la fontaine
25:49selon que vous serez
25:50puissant ou misérable
25:50et justement le cours
25:51vous rendront blanc ou noir
25:52et la puissance
25:53et la misérabilité
25:54aujourd'hui ont changé de camp
25:55c'est-à-dire que vous avez
25:56des gens qui sont puissants
25:58vous avez des communautés
25:58qui sont puissantes
25:59vous avez des gens
26:00qui ont les moyens
26:01de faire régner la terreur
26:03vous avez des gens
26:03dont on a peur
26:04et dont on estime
26:05que finalement
26:06ils ont le droit eux
26:06de faire la loi
26:07et que d'autres
26:08qui se prennent les coups
26:09qui se prennent les coups de couteau
26:11souvenez-vous Crépol
26:12c'est toujours
26:13il y a eu quand même
26:14aux éditions Grasset
26:15jadis
26:16publiées par monsieur Norin
26:17un livre
26:18qui nous a expliqué
26:19qu'en gros
26:19le garçon qui s'était fait tuer
26:21globalement
26:22c'était pas ce qu'on avait dit
26:23c'était pas ceci
26:23c'était pas cela
26:24donc on voit bien quand même
26:25qu'il y a deux Frances
26:27qui s'opposent
26:27au moins
26:27pour ceux qui sont
26:28contre l'idée d'une guerre civile
26:29il y a au moins deux Frances
26:30qui s'opposent
26:30et que des gens savent très bien
26:32qu'ils ne risquent rien
26:33vous savez dans une logique d'enfant
26:35vous voyez ça
26:35avec des enfants
26:36ou des petits-enfants
26:37quand les enfants ont compris
26:38qu'ils pouvaient faire tourner
26:39en bourrique les parents
26:40et que de toute façon
26:41ils ne seraient jamais punis
26:41ils font n'importe quoi
26:43ils mettent le feu à la maison
26:44ils mettent des coups de pied
26:45dans le chat
26:47et ils détruisent le frigidaire
26:48ils mangent tout ce qu'ils ont envie
26:50de manger etc
26:50les parents disent
26:51ah mais si tu continues
26:53ça va pas durer
26:54et qu'est-ce qui se passe
26:55quand c'est comme ça dans l'état
26:56vous savez très bien
26:57que de toute façon
26:58si vous êtes chopé
26:59d'abord il faut être chopé
27:00ensuite quand vous allez
27:01quand vous allez au commissariat
27:03vous allez dire
27:03c'est pas moi
27:04moi j'étais en train
27:04de prendre mon vélo
27:05je suis pour rien
27:06je suis pour rien
27:06non mais il y avait déjà
27:07un coup des noms
27:07j'ai pas compris
27:09moi je suis gentil garçon
27:10j'ai rien fait etc
27:10et puis après
27:11ce droit contre lequel je suis
27:13le droit au silence
27:14je rappelle que le droit au silence
27:16c'est anglo-saxon
27:16et que ça nous est imposé
27:17par l'Europe
27:18qu'est-ce que ça veut dire
27:19le droit au silence
27:20sous prétexte que
27:21ce serait aux accusateurs
27:24de faire la preuve
27:25que nous avons vraiment
27:25été coupables
27:26non on n'a pas le droit
27:27de se taire
27:28on pourrait imaginer
27:29que c'est un délit
27:29de se taire
27:30et qu'on peut changer le droit
27:31et que c'est aggravant
27:32une circonstance aggravant
27:33c'est une circonstance aggravant
27:34vous avez des affaires
27:35de violeurs
27:36qui disent moi je dis rien
27:36vous avez des gens
27:37qui ont fait des massacres
27:39je ne dis rien
27:40j'ai le droit
27:40c'est bien mon droit
27:41non c'est un droit européen
27:42qui nous a été infligé
27:43et ce n'est pas une fatalité
27:45que de dire
27:45il y a des droits
27:46pour les gens
27:47qui sont des violeurs
27:48des assassins présumés
27:49et puis il y a les parents
27:51qui n'ont plus que leurs yeux
27:51à pleurer
27:52parce qu'on a violé
27:54leur petite fille
27:55qu'elle a été jetée
27:56dans un étang
27:57et que ces gens-là
27:58auraient des droits
27:58qui seraient supérieurs
27:59à la peine
28:00ou à la souffrance
28:01des parents
28:01je rappelle la sûreté
28:03je rappelle la sûreté
28:04et la sécurité
28:04des droits de l'homme
28:05je renvoie les gens
28:06à la déclaration
28:07des droits de l'homme
28:07des gens qui nous font savoir
28:08que dès qu'on pense
28:09sûreté ou sécurité
28:10on est systématiquement
28:12d'extrême droite
28:12mais je vois bien
28:13qu'aujourd'hui
28:13être d'extrême droite
28:15ça commence de bonheur
28:16très vite
28:17très tôt
28:17on est en face à Michel Onfray
28:18Michel il nous reste encore
28:19beaucoup de thèmes
28:20alors on va passer
28:21carrément à autre chose
28:22nous sommes le 6 juin
28:23oui
28:24et là évidemment
28:25le débarquement
28:26oui
28:26ça ne pouvait pas vous échapper
28:27si ça m'a échappé
28:29on va le dire à nos auditeurs
28:31mais c'est vous qui m'avez dit
28:32et le 6 juin
28:33et le 6 juin
28:34effectivement
28:34parce qu'on va parler
28:35de Louis XVII
28:36qui est mort en 8 juin
28:36mais j'ai quand même dit
28:37Michel Onfray le 6 juin
28:38quand même
28:39débarquement
28:39opération Overlord
28:41vous m'avez tellement souvent dit
28:43attention
28:43opération américano-britannique
28:46qui avait pour but
28:47autre chose
28:48que la libération de la France
28:5082e anniversaire
28:51un petit tour
28:52si vous voulez
28:52avec ce 6 juin
28:53je connais maintenant
28:54150 000 hommes
28:55qui débarquent
28:56sur les plages de Normandie
28:57par la mer
28:57par les airs
28:58elle commence cette bataille
29:00avec des heures terribles
29:02pour toute la Normandie
29:03et les bombardements
29:04les populations civiles
29:06qui sont évidemment
29:07en première ligne
29:08et fortement impactées
29:10et puis les 5 plages
29:11du débarquement
29:12Utah
29:12Omaha
29:13Gold Beach
29:14Juneau
29:14Sword Beach
29:15qu'est-ce qu'on peut dire
29:16aujourd'hui
29:1682 ans après Michel ?
29:19que j'ai été peut-être
29:20gaulliste sans le savoir
29:21parce que le général de Gaulle
29:21n'a jamais fêté
29:22le 6 juin
29:23c'est vrai
29:23jamais
29:24pour une raison bien simple
29:25c'est qu'il avait bien compris
29:26lui qu'Overlord
29:27ça veut dire suzeraineté
29:28ça suppose
29:28vassalité
29:29ça veut dire que les américains
29:30avaient
29:30j'ai déjà beaucoup dit
29:31mais il faut le redire
29:32c'est ça la pédagogie
29:33ils avaient imaginé que la France
29:36deviendrait un état colonisé
29:37par eux-mêmes
29:38c'est-à-dire eux
29:39de leur côté
29:39ils appelaient ça
29:40l'invasion
29:41et donc il y a eu une politique
29:42qu'on a appelée
29:43l'AMGOT
29:43c'est un acronyme
29:44AMGOT
29:45administration militaire
29:46des territoires occupés
29:46et il s'agissait pour les américains
29:48de s'installer en France
29:49pour pouvoir régler
29:51un problème
29:51qui était le leur
29:52et pas la mythologie
29:54du genre
29:55les américains
29:56étaient tellement gentils
29:56et tranquilles chez eux
29:57qu'ils sont venus en disant
29:58on va aider les pauvres français
29:59qui sont dans la misère
30:00et puis on règle le problème
30:02et puis on rentre après à la maison
30:03parce qu'on aime tellement
30:03la liberté
30:04et ça c'est le jour le plus long
30:06cinéma débile
30:06qui nous montre
30:08que le français
30:09l'américain c'est John Wayne
30:10la clope
30:11la jeep
30:12et puis tout ça est formidable
30:13et le français c'est qui ?
30:14c'est Bourville
30:14il a un béret basque
30:16il est abruti
30:17il est tellement délicieux
30:19Bourville
30:19j'adore Bourville
30:20je suis d'accord
30:21moi aussi
30:22c'est un grand acteur
30:24non non
30:24c'est pas Bourville qui est en jeu
30:25mais d'entendre
30:26c'est le personnage
30:27c'est le personnage
30:29les réalisateurs
30:29qui ont décidé
30:30de montrer cette France-là
30:31une espèce de France alcoolique
30:32abrutie etc
30:33libérée par les américains
30:34qui sont des cow-boys etc
30:36c'est une mythologie
30:37mais je suis allé une fois au cinéma
30:38avec mes parents dans la vie
30:39c'était pour voir ce film
30:40parce que pour mon père
30:41qui avait connu cette période-là
30:42c'était finalement de l'histoire
30:44non c'était pas de l'histoire
30:44c'était du cinéma
30:45et ça c'était le récit légendaire
30:47le récit légendaire
30:48parce que Hitler déclare
30:50la guerre aux Etats-Unis
30:50c'est pour ça que les Etats-Unis
30:51viennent faire la guerre
30:52sur le territoire européen
30:53pas pour défendre la liberté
30:54des français
30:55simplement Hitler
30:56il travaille une bombe atomique
30:57d'ailleurs Werner von Braun
30:58qui travaillait lui
30:59à la bombe atomique
31:00et qui travaillait au V2
31:01a travaillé ensuite
31:02à la fusée
31:02qui a permis aux américains
31:04d'aller sur la lune
31:04ça n'a pas gêné les américains
31:06que les soviétiques
31:07voulaient d'ailleurs récupérer
31:10aussi les nazis
31:12de faire de telle sorte
31:13qu'effectivement
31:14on a réécrit une légende
31:15le général de Gaulle
31:16dit non ça s'est fait
31:17contre nous
31:17contre la France
31:18malgré la France
31:19ils n'ont pas voulu
31:20ils menaient leur propre politique
31:21ça n'a jamais été fait
31:22par et pour la France
31:23et donc le général de Gaulle
31:24dit parce que quand même
31:25eux ils avaient l'intention
31:26de recycler
31:26les préfets et les sous-préfets
31:28vichistes
31:28parce qu'ils savaient
31:29qu'ils étaient communistes
31:30avec certains qui pensaient
31:31qu'il fallait aller à Berlin
31:32à Berchtesgaden
31:33en Allemagne
31:33puis certains plus loin
31:34à Moscou
31:35donc je rappelle
31:37que cette mythologie
31:38que d'ailleurs en Normandie
31:39on défend vraiment
31:41sans grand esprit critique
31:42cette mythologie
31:43il faut la détruire
31:44l'histoire c'est pas ça
31:44les américains ont continué
31:45il y a des soldats
31:47britanniques
31:48américains
31:49canadiens
31:49qui sont du mour
31:50et ressentent nos plages
31:51bien sûr
31:51et qui ont permis
31:52notre libération
31:52hommage à ces soldats
31:53j'entends bien
31:54l'histoire ne consiste pas
31:55à passer dans le sens inverse
31:57l'histoire consiste à dire
31:58ce qui s'est passé
31:59et de ne pas oublier non plus
32:00que si cette guerre
32:01a été gagnée
32:01il y avait de l'autre côté
32:03les soviétiques
32:03qui ont perdu des millions
32:04de soldats
32:05et que c'est honteux
32:06qu'on n'associe pas
32:07la Russie d'aujourd'hui
32:08aux commémorations
32:10parce que s'il n'y avait pas eu
32:11ce que sa Thaline a fait
32:12après Barbarossa
32:13c'est à dire
32:13quand il est devenu résistant
32:15après avoir été collabos
32:15avec les nazis
32:16comme le parti communiste français
32:17d'ailleurs
32:18s'il n'y avait pas eu
32:19cette tenaille
32:20ça ne se serait pas passé
32:20comme ça
32:21donc on peut aujourd'hui
32:22sans inviter Poutine
32:24ou des Poutiniens
32:25inviter des gens
32:26qui représentaient
32:26le soldat soviétique
32:28sans lequel les choses
32:28ne se seraient pas passées
32:29on a beaucoup
32:30beaucoup pris de temps
32:31sur des sujets
32:32parce qu'ils étaient
32:33très importants
32:34peut-être qu'on va garder
32:36et mettre de côté
32:37la mort de Louis XVII
32:39et on en parlera
32:41la semaine prochaine
32:41ce qui est dommage
32:42c'est que
32:42c'était le 8 juin
32:44ce petit garçon
32:45une dizaine d'années
32:47qui est mort
32:48dans la prison du temple
32:49il rentre au temple
32:49à 7 ans
32:50il en sort à 10 ans
32:51il est maltraité
32:52par des jacobins
32:53et des sans-culottes
32:55un type d'ailleurs
32:55qui s'appelle Simon
32:56qui est un cordonnier
32:57et qui a maltraité
32:58le petit Rouen
32:59qui lui a été
33:00pendant 7 mois
33:01c'est-à-dire 3 ans
33:02enfermé
33:02et pendant 3 mois
33:03il a été maltraité
33:04mis dans une prison
33:06dont on avait mûri
33:07les entrées
33:07les ouvertures
33:09avec juste de quoi
33:10lui passer un plat
33:10il a vécu accroupi
33:11pendant tout ce temps-là
33:12on l'a frappé
33:13on l'a maltraité
33:14on lui a fait boire de l'alcool
33:15on lui a fait chanter
33:16des chansons révolutionnaires
33:17il y avait des pus
33:18des poux
33:19des puces
33:19il y avait des rats
33:20et on a détruit cet enfant
33:22on l'a maltraité
33:22pendant 7 mois
33:23on l'a emprisonné
33:24pendant 3 ans
33:25et il en est mort
33:26et l'intérêt
33:27d'avoir un moment de mémoire
33:29pour ce petit garçon
33:30c'est que
33:32on l'a emprisonné
33:33les jacobins
33:35l'ont emprisonné
33:35pendant 3 ans
33:36et pendant 7 mois
33:37ils l'ont torturé
33:38ça a été des tortures
33:39qui ont été infligées
33:40à cet enfant
33:41qui en est mort
33:42à l'âge de 10 ans
33:42et ma thèse
33:43c'est que la révolution française
33:44a tué 2 rois
33:45Louis XVI en le décapitant
33:46son père
33:47et lui en le maltraitant
33:48et en lui infligeant
33:49ce genre de choses
33:50vous savez qu'il y avait
33:50quelqu'un qui était responsable
33:51de la sécurité
33:52de la famille royale
33:53et qui s'appelait Santer
33:54et Santer c'est le révolutionnaire
33:56qui a servi de prêtre nom
33:57à Jean-Luc Mélenchon
33:59quand Jean-Luc Mélenchon
34:00est rentré
34:00chez les trotskistes
34:01on prend toujours un pseudonyme
34:02il a pris le pseudonyme
34:03de Santer
34:03Allez, autre sujet
34:04que je voulais aborder
34:05et que vous vouliez aborder
34:06l'abolition du code noir
34:08ça ce sont les députés
34:09qui cette semaine
34:10ont approuvé à l'unanimité
34:11cette abrogation du code noir
34:13ça s'est passé le jeudi 28 mai
34:15exactement
34:16il régissait à l'époque
34:17et réglementait l'esclavage
34:18dans les Antilles françaises
34:19et vous faites le parallèle
34:20entre l'ancien esclavage
34:23fort heureusement aboli
34:24et le nouvel esclavage
34:26qui est pour vous
34:26la GPA
34:27la gestation pour autres fruits
34:28allez-y Michel
34:29on a peu de temps
34:30je me réjouis
34:31qu'un texte
34:32qui ne sert plus à rien
34:32depuis des années
34:33a été considéré
34:34comme caduc
34:34on est d'accord
34:35il y a beaucoup de gens
34:36qui ont un avis
34:36sur le code noir
34:37qui ne l'ont pas lu
34:37je rappelle que c'est un texte
34:39qui codifie les droits
34:40et les devoirs
34:41c'est-à-dire aussi des devoirs
34:42on ne fait pas tout
34:42et n'importe quoi aux esclaves
34:43mais il n'empêche
34:44qu'on ne touche pas à l'esclave
34:45donc effectivement
34:46codifier l'esclavage
34:47il y a quelque chose
34:48d'assez contradictoire
34:49mais c'est l'époque
34:49je n'entre pas dans le détail
34:51je trouve très bien
34:52qu'il y a eu une unanimité
34:53aujourd'hui
34:54pour dénoncer l'esclavage d'hier
34:56et les conditions d'esclavage
34:57ça c'est évidemment
34:58une chose à dire en préalable
34:59je dis simplement
35:00que peut-être
35:01il y a quelque chose
35:01d'important aussi
35:02aujourd'hui
35:02plutôt que d'avoir le regard
35:04dans le rétroviseur en permanence
35:05et d'aller chercher
35:06des occasions
35:06de dire
35:07la France a été ceci
35:08elle a été cela
35:08on n'était pas bien
35:09etc
35:09et si la France
35:10elle n'était pas bien
35:10tout de suite
35:11aujourd'hui
35:12où sont les privilèges
35:13que nous pourrions abolir
35:14c'est bien de dire
35:15l'abolition des privilèges
35:17tout le monde est pour
35:17sauf que quand il s'agit
35:18des leurs
35:19les gens ne veulent pas
35:20alors en faisant
35:20une révolution française
35:21moi je peux vous faire
35:21une liste des privilèges
35:22on peut faire une nouvelle
35:23abolition des privilèges
35:24et l'esclavage aujourd'hui
35:25pour moi c'est la gestation
35:26pour autrui
35:27c'est à dire l'idée
35:28qu'on puisse marchandiser
35:29le corps des femmes
35:30qu'on puisse louer des utérus
35:32qu'on puisse dire
35:33un utérus
35:33ça se monnaie
35:35moi j'ai fait un livre
35:35qui s'appelle
35:36le fétiche et la marchandise
35:37et pour ce faire
35:37j'ai lu des contrats
35:39qui sont pour moi
35:39des contrats vétérinaires
35:40des contrats de location d'utérus
35:41ce que les femmes doivent faire
35:43ce qu'elles ne peuvent pas faire
35:44leur sexualité
35:45leur nourriture
35:46leur dépression
35:48même n'importe quoi
35:48d'avoir des chats à la maison
35:49parce que des chats
35:50sont susceptibles
35:51de transmettre des maladies
35:52à l'enfant
35:53etc etc
35:53c'est un contrat vétérinaire
35:55si vous perdez une trompe
35:56une deux trompes
35:57si vous perdez les ovaires
35:58etc
35:58tout ça est codifié
36:00tant d'argent
36:00on vous donne ça
36:01si vous avez des problèmes
36:02psychologiques
36:03on vous avait un suivi psychologique
36:04mais si vous avez
36:05des problèmes psychologiques
36:06qui durent à ce moment là
36:07vous n'êtes plus
36:07etc etc
36:08c'est du contrat vétérinaire
36:09donc quand on nous dit
36:12gestation pour autrui
36:13éthique
36:13mais c'est exactement
36:14la même chose
36:14que Guillotin
36:15qui nous parle
36:16de la caresse
36:17de la lame de la guillotine
36:18en nous disant
36:18qu'elle tue proprement
36:20oui oui
36:20une gentille guillotine
36:21ça existe
36:22donc non
36:23il n'y a pas de gestation
36:24pour autrui
36:24qui soit éthique
36:25si on veut avoir des enfants
36:27on ne les achète pas
36:28on ne les loue pas
36:30on ne les vend pas
36:31on les adopte
36:32il y a des enfants
36:33qui sont abandonnés
36:34par leurs parents
36:34on doit faciliter
36:35les processus d'adoption
36:37je fais pour que
36:38disons-le précisément
36:39que les homosexuels
36:40puissent se marier
36:40qu'ils puissent adopter
36:41que la chose soit dite
36:42ça n'est pas un propos homophobe
36:43que je tiens
36:44mais il y a des enfants
36:45qu'on ne doit pas
36:46acheter
36:47mais qu'on doit pouvoir
36:48récupérer
36:48dans des endroits
36:49où ils sont privés
36:50de leurs parents
36:51parce que les parents
36:51les ont abandonnés
36:52et puis on doit pouvoir
36:53imaginer tout un système
36:54de gens qui pourraient
36:55porter des enfants
36:56peut-être les abandonner
36:57enfin des abandonnements
36:58sous X
36:59repenser ces choses-là
37:00oui
37:00et puis
37:01mais arrêter de culpabiliser
37:02ce genre d'abandon
37:03mais simplement
37:05on ne peut pas
37:06imaginer
37:06qu'on marchandise
37:07le corps des femmes
37:08et qu'on marchandise
37:08des enfants
37:09un enfant qui a 15 ans
37:10et qui apprend
37:10qu'il a été acheté
37:11et vendu
37:12porté par une femme
37:12comme on le fait
37:13de manière vétérinaire
37:14il ne sait pas
37:14qui est cette femme
37:15alors après on lui dit
37:16mais non c'est des hommes
37:17mais ils sont restés
37:17on est restés très copains
37:18puis on a donné
37:19un petit peu d'argent en plus
37:20enfin je raconte tout ça
37:21dans ce livre
37:22je vous assure
37:23que s'il y a vraiment
37:23un esclavage moderne
37:24il est là
37:25Michel Onfray
37:26il est l'heure du point philo
37:27vous nous proposez
37:27Karl Marx
37:28le 18 brumeur
37:29de Louis Bonaparte
37:30et vous faites un comparatif
37:32entre ce qui s'est passé
37:33là
37:34avec les émeutes
37:35liées à la victoire du PSG
37:36et ce que décrivait Marx
37:39le lupen prolétariat
37:40c'est-à-dire le sous-prolétariat
37:41expliquez-nous
37:42on a 4 minutes
37:434 minutes
37:44donc je n'entrerai pas
37:45dans le détail
37:45de l'analyse de Marx
37:46parce qu'elle est très tactique
37:48très stratégique
37:48très ponctuelle
37:49sur la question de l'arrivée
37:50de Louis Napoléon Bonaparte
37:51au pouvoir
37:52il y est arrivé légalement
37:53puis après il a fait
37:54un coup d'état
37:54et puis il a trompé
37:56un peu la population
37:58Proudhon a beaucoup écrit
37:59là-dessus
37:59tout le monde a beaucoup écrit
38:00sur la fin de la République
38:02l'avènement de l'Empire
38:03c'est pas tant le sujet
38:04que le concept
38:06de l'un-penn prolétariat
38:08parce qu'il va éclairer
38:09la première partie
38:10de notre émission
38:11parce que Marx
38:13dit très précisément
38:14ce qu'il est
38:15il nous dit
38:16la pensée de Marx
38:17c'est qu'il y a
38:17des capitalistes
38:18qui exploitent
38:20les prolétaires
38:21vous avez des bourgeois
38:21des prolétaires
38:22les bourgeois
38:22possèdent des moyens
38:23de production
38:23les prolétaires
38:24ne possèdent pas
38:25les moyens de production
38:26et la société
38:27pour lui c'est ça
38:28dans le manifeste
38:28de 1848
38:29il nous dit
38:29la lutte des classes
38:30entre bourgeois et prolétaires
38:32c'est le moteur de l'histoire
38:33et puis il y a quelque chose
38:34qui échappe
38:35à cette bipartition
38:36bourgeois-prolétaire
38:37c'est le lumpen prolétariat
38:38lumpen en allemand
38:39c'est guenille
38:41guenille
38:41haillon
38:42etc.
38:43c'est le prolétariat
38:43en haillon
38:44on traduit nous par
38:44sous-prolétariat
38:45et je voulais lire
38:4610 lignes
38:47parce que finalement
38:48ce sont très précisément
38:49des descriptions
38:50qui font songer
38:51aux émotiers
38:52et il parle de ces personnes
38:53en disant
38:54que ce sont des rouets
38:55ruinés
38:56au moyen d'existences
38:57douteuses
38:57et d'origine
38:58également douteuse
38:59d'aventuriers
39:00et de déchets
39:01corrompus
39:01de la bourgeoisie
39:02on y trouvait
39:03des vagabonds
39:03des soldats licenciés
39:04des forçats sortis du bagne
39:06des galériens
39:07en rupture de banc
39:07des filous
39:08des charlatans
39:09des lazzaronis
39:10sur des délinquants napolitains
39:12des pickpockets
39:13des escamoteurs
39:14des joueurs
39:14des souteneurs
39:15des tenanciers
39:15de maisons publiques
39:16des portefeuilles
39:16des écrivaciers
39:18des joueurs d'orgue
39:19des chiffonniers
39:20des rémouleurs
39:21des rétameurs
39:21des mendiants
39:22bref
39:22toute cette masse confuse
39:24décomposée
39:25flottante
39:25que les français
39:26appellent la bohème
39:28c'est à dire
39:28on pourrait ajouter
39:29des noms aujourd'hui
39:29des fonctions
39:30on voit bien
39:31que tous ces individus
39:32qui ne sont pas
39:33des producteurs
39:33qui ne sont pas
39:34des propriétaires
39:34qui ne sont pas
39:35des bourgeois
39:36qui ne sont pas
39:36des prolétaires
39:37c'est une espèce
39:38de classe sociale
39:40qui échappe
39:40à la catégorisation
39:41de Marx
39:42certains diront
39:43par la suite
39:43on peut utiliser ça
39:44pour faire la révolution
39:45mais Marx dit
39:46dans la suite
39:46de cet ouvrage
39:47que ce sont des gens
39:48qui ne font pas
39:49le jeu de la révolution
39:50qui même font
39:51le jeu de la réaction
39:52et ce que j'ai
39:53déjà qu'au moment
39:54où j'ai décidé
39:55de choisir ce texte là
39:56j'ai découvert
39:57que les chiffres
39:58concernant
39:59les intentions de vote
40:00de Jordan Bardella
40:01avaient explosé
40:02à l'issue des émeutes
40:03et je lui dis
40:03mais voilà
40:04le sondage
40:05bien sûr
40:06je parle des chiffres
40:07dans 15 jours
40:07ce seront peut-être
40:08d'autres sondages
40:09mais juste de dire
40:10que l'analyse de Marx
40:11se trouvait confirmée
40:12par ce qui advenait
40:13c'est-à-dire
40:14il y a les émeutiers
40:15peut-être Mélenchon
40:16se réjouit-il
40:16en disant
40:17c'est bien
40:17c'est le chaos
40:18dont nous avons besoin
40:18pour arriver au pouvoir
40:19mais Marx lui dirait
40:21tu te trompes
40:22parce que ces gens-là
40:22ce n'est pas la révolution
40:24qui te font arriver au pouvoir
40:25c'est une réaction
40:29qui aujourd'hui
40:30s'appelle Jordan Bardella
40:31ou Marine Le Pen
40:33comme quoi le marxisme
40:34peut donner raison
40:35à des gens
40:36qu'on n'imaginerait pas
40:37voilà
40:37et alors oui
40:39le raccourci
40:40en fait
40:40dans ce qui n'est pas un raccourci
40:41mais c'est assez drôle
40:42de voir que Karl Marx
40:43disons que Marx
40:44ne se réduit pas au marxisme
40:45c'est aussi un grand philosophe
40:46l'analyse de la plus-value
40:48l'analyse de la propriété
40:49l'analyse de la paupérisation
40:50justement la fabrication
40:52de le capital
40:53le capitalisme
40:54produit une paupérisation
40:55des riches
40:55de plus en plus riches
40:56de moins en moins nombreux
40:56des pauvres
40:57de plus en plus pauvres
40:59et là
40:59d'une certaine manière
41:00ce qui s'est passé
41:01avec les émeutes
41:01et on aura bouclé l'émission
41:02je veux dire
41:03c'est la révolte
41:04de ce sous-prolétariat
41:05de ce lumpenprolétariat
41:07à l'endroit
41:08du sommet
41:09dont on imagine
41:10qu'il a des vies
41:12extravagantes
41:13et désirables
41:14et on n'oublie pas
41:14la question juive aussi
41:16ouvrage hautement
41:18antisémite
41:19oui
41:19la question juive
41:20ouvrage de Marx
41:21est évidemment antisémite
41:22et on a vu
41:23quelques antisémites
41:24dans les images
41:26qui ont été passées
41:26qui ont été diffusées
41:28absolument
41:28merci beaucoup
41:29Michel Onfray
41:29je vous en prie
41:30point philo
41:30donc le 18 brumaire
41:31de Louis Bonaparte
41:32par Karl Marx
41:33bonne journée à vous
41:34sur CNews et sur Europe 1
41:35on se retrouve la semaine prochaine
41:36on se retrouve la semaine prochaine
41:36on se retrouve la semaine prochaine
41:36on se retrouve la semaine prochaine
41:37on se retrouve la semaine prochaine
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