- il y a 5 mois
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00:00C'est clairement l'information de la soirée ce soir sur BFM TV.
00:00:03Merci d'être avec nous. Un corps a été retrouvé cet après-midi à Pucasquier, dans le Gers, à une
00:00:07quinzaine de kilomètres,
00:00:08de là où Liana avait disparu vendredi dernier. Un corps, un corps d'enfant.
00:00:12Les vêtements correspondent, c'est ce que nous dit le procureur ce soir.
00:00:16Mais les analyses sont en cours pour confirmer à 100% l'identité de cette victime.
00:00:20On va en parler dans un instant de cette enquête avec nos invités, avec Laurent Valigui, avec Maître Mourad Batik.
00:00:26Bonsoir Maître.
00:00:26Bonsoir.
00:00:27Avec le général Fonbonne, bonsoir mon général. Maître Slama avec nous également. Bonsoir.
00:00:31Et avec Lisa Adef qui est restée avec moi. On va tout de suite aller sur le terrain Pucasquier, dans
00:00:35le Gers, avec vous, Célia Vallée.
00:00:37Vous êtes à proximité de l'endroit où donc ce corps a été retrouvé en tout début d'après-midi
00:00:41par les gendarmes.
00:00:44C'est un corps d'enfant qui a été retrouvé. C'est le procureur d'agent qui nous l'a
00:00:49confirmé cet après-midi.
00:00:50Un corps d'enfant avec des habits similaires à ceux que Liana portait le jour de sa disparition,
00:00:55mais sans confirmer que ce corps, eh bien, il s'agit de Liana.
00:01:00Pour l'instant, on ne le sait pas. En revanche, ce qu'on sait, c'est des informations sur sa
00:01:03localisation.
00:01:04Ce corps, il a été retrouvé dans un silo agricole.
00:01:07Et tout à l'heure, je discutais avec Alain Dufour, qui est sénateur du Gers,
00:01:11qui habite à proximité de ce silo agricole.
00:01:13Il m'expliquait que ça fait des années qu'il passe devant pour rentrer chez lui
00:01:17et des années qu'il n'a jamais vu personne sur cette zone,
00:01:20que selon lui, c'est un silo désaffecté et qu'il faut connaître pour y aller.
00:01:25Voilà ce qu'il m'a dit tout à l'heure.
00:01:27Pour vous expliquer un petit peu la topographie ici,
00:01:29eh bien, il y a beaucoup de collines, beaucoup de recoins,
00:01:32beaucoup d'endroits discrets comme ce silo agricole.
00:01:35Voilà ce qui est caractérisé ici entre Pucasquet et Florence.
00:01:38On est à 10 minutes de Florence ici et également à 10 minutes de là où habite
00:01:42le suspect numéro 1, Jérôme Barrella.
00:01:45Et également aussi ce point, il est à 10 minutes de là où Liana a été vue pour la dernière
00:01:50fois.
00:01:51Ce qui se passe en ce moment ici, c'est que les enquêteurs sont toujours sur place.
00:01:55Ils cumulent les détails, les informations.
00:01:58Ils prennent des prélèvements, ils prennent des photos, des vidéos.
00:02:01Voilà ce qui se passe en ce moment sur cette scène de crime.
00:02:05C'est désormais une scène de crime parce que l'objectif,
00:02:07eh bien, c'est d'identifier ce corps qui a été retrouvé aujourd'hui.
00:02:11Célia Vallée avec Soazic Houli en direct depuis Pucasquet,
00:02:13là où donc ce corps a été retrouvé.
00:02:16On s'intéressera dans un instant au profil du principal suspect,
00:02:20à son emploi du temps, le jour de la disparition,
00:02:22avec des éléments que nous donnera aussi Laurent Valdigui là-dessus.
00:02:24Mais d'abord, Général Fonbonne, on voit autour de Célia Vallée,
00:02:28les gens d'âme qui sont toujours là, Célia nous le disait,
00:02:30on est a priori 7 heures après la découverte du corps.
00:02:34Que font à ce moment-là les enquêteurs sur le lieu où a été découvert
00:02:39le corps d'un crime comme celui-là ?
00:02:41Alors, scène de crime, donc protection de la scène de crime
00:02:45pour éviter une pollution par l'apport d'éléments qui n'ont rien à y faire
00:02:52et qui pourraient être apportés par des gens.
00:02:54Donc, on va délimiter une scène de crime.
00:02:58Je dirais que plus l'affaire est grave et surtout plus on est dans une zone ouverte,
00:03:01plus la scène de crime va être grande.
00:03:04À partir de ce moment-là, on a des techniciens d'identification criminelle,
00:03:08vous savez les gens qu'on voit en blanc, on les voit un petit peu partout
00:03:10dans toutes les affaires criminelles,
00:03:12qui vont d'abord procéder au quadrillage du terrain,
00:03:15de façon à savoir à peu près où on est.
00:03:17Je prends souvent cette image de la bataille navale,
00:03:19c'est un 1, 2, 3.
00:03:20On va ensuite, avec des appareils de mesure qui sont numériques,
00:03:24de façon à avoir une localisation précise,
00:03:27ramasser.
00:03:28On disait à nos enquêteurs quand on les formait,
00:03:30vous ne réfléchissez pas, vous ramassez tout ce qui est susceptible
00:03:34d'apparaître sur le terrain.
00:03:35On met un cavalier de couleur, vous en avez sans doute,
00:03:38avec un numéro.
00:03:39On photographie, on fait éventuellement des photos avec des drones.
00:03:41On prend absolument tout.
00:03:43Ensuite, ces pièces.
00:03:44Il y a deux officiers de police judiciaire qui sont sur une autre tente à côté,
00:03:49qui vont les prendre, qui vont les inventorier.
00:03:51C'est les numéros 1, un mégot de cigarette.
00:03:53Ça rentre dans la procédure, de façon à ce que s'il en a besoin de les exploiter.
00:03:58Ensuite, on les a.
00:03:59Le principe, c'est qu'on ne rentre sur la scène de crime avec aucun a priori.
00:04:04On prend tout de façon à être à peu près sûr que si à un moment donné,
00:04:09un an, deux ans, dix ans après, on a besoin de vérifier quelque chose,
00:04:13qu'on ait pris cet objet parce qu'on a un briquet,
00:04:15parce qu'on a un mégot de cigarette, parce qu'on a une trace de pas,
00:04:18parce qu'on a quelque chose qui soit susceptible d'éclairer l'enquête.
00:04:21Alors là, il y a a priori un suspect, on va dire, vers lequel,
00:04:25même s'il est présumé innocent, en direction duquel convergent un certain nombre de pièces,
00:04:35je vais arriver à le dire, de preuves ou au moins d'éléments qu'il accuse.
00:04:39Et quand même, et malgré tout, on va procéder à ce récollement des indices,
00:04:43et ça n'est qu'en fin de procédure que l'on va, à ce moment-là, procéder à la
00:04:49levée du corps.
00:04:50Sur la scène de crime, des officiers de police judiciaire, le médecin légiste,
00:04:55éventuellement le procureur de la République, elle joue instruction,
00:04:57mais il ne rentre pas dans le périmètre protégé.
00:04:59En revanche, le seul qui rentre et qui soit extérieur à l'enquête, c'est le médecin légiste.
00:05:03Pour une raison très simple, c'est que quand il va faire l'autopsie du corps,
00:05:06il est très intéressant pour lui de connaître les circonstances et la topographie des lieux
00:05:12pour voir si les constatations sont compatibles avec le terrain qu'il a vu.
00:05:16– Alors justement, nous sommes en direct avec un médecin légiste.
00:05:18Bonsoir Bernard Marques et merci d'être avec nous docteur,
00:05:21auteur notamment de Pour les morts et les vivants aux éditions Mareuil.
00:05:24Je reprends ce que disait le général Fondade à l'instant,
00:05:27sur une scène, alors on ne sait pas si c'est la scène du crime,
00:05:30mais sur une scène de crime comme celle-là, quel est votre travail dans ces cas-là ?
00:05:35– Eh bien effectivement, on intervient en dernier moment.
00:05:39D'abord, on s'est imprégné de la scène, on s'est équipé exactement comme les techniciens
00:05:44d'identification criminelle pour ne pas polluer, pour ne pas salir la scène
00:05:47et on les laisse travailler, faire leur partie de relevage,
00:05:50parce qu'il y a énormément de choses à prélever et on va intervenir secondairement.
00:05:55On intervient secondairement pour avoir les premiers éléments,
00:05:57les premiers éléments qui vont être des éléments où on va pouvoir apporter
00:06:01quelques éléments d'identification par exemple,
00:06:04mais aussi commencer à regarder éventuellement se poser la question
00:06:09de la nature du décès.
00:06:11Donc au complet, par exemple, les enquêteurs auront à rechercher
00:06:14qu'il n'y a pas une arme blanche à côté,
00:06:17qu'il n'y a pas quelque chose qui a pu l'occasionner, etc.
00:06:20Donc ce sont les premiers éléments.
00:06:21– Je suis désolé, je suis désolé docteur, on a un petit problème de liaison pour le son,
00:06:24on va vous rappeler, on va régler ça et on vous reprend dans un instant.
00:06:29Laurent Valiguier, que vont chercher à comprendre les enquêteurs ?
00:06:31Que peut leur apprendre cette scène de crime ?
00:06:34– En écoutant le général et sous le contrôle du général,
00:06:37ils cherchent deux choses.
00:06:38Ils cherchent à remonter le temps des derniers instants de la victime.
00:06:41Ils cherchent à voir si sur cette scène,
00:06:43il y a des traces de la petite fille vivante.
00:06:47Ou s'il n'y en a pas, ça leur dira que c'est un lieu de dépose.
00:06:51Ce n'est pas un lieu où elle a été tuée, c'est un lieu de dépose.
00:06:53Mais donc ils vont chercher.
00:06:55Ils vont chercher dans l'herbe, ils vont chercher dans la terre,
00:06:58ils vont chercher des traces, ils vont chercher à comprendre.
00:07:01Peut-être elle a jeté quelque chose.
00:07:02Ils vont chercher à comprendre, à remonter le temps
00:07:04de ces derniers instants vivants éventuellement.
00:07:07Et puis la deuxième chose qu'ils cherchent,
00:07:09c'est des indices de celui qui a fait ça.
00:07:12Alors sur tout ce périmètre, plus ou moins grand,
00:07:14ils cherchent des liens avec lui.
00:07:17Et ces liens avec lui, ça peut être,
00:07:19alors on a tous vu ça dans les films, les mégots,
00:07:21comme on avait, ils ne fument pas.
00:07:22Mais ils vont chercher des traces de nous, la voiture, des traces de pas.
00:07:28Il le relie à lui.
00:07:30Et le paradoxe, c'est que cette recherche, ce lien,
00:07:34il est fait sur place en ce moment,
00:07:36mais il est fait peut-être en lien avec cette découverte,
00:07:39dans la voiture à Pontoise,
00:07:41qui peut-être parle aux gendarmes
00:07:44et les a mis sur la piste de cet endroit.
00:07:46Puisqu'on le sait, depuis que la voiture a été remontée elle-même
00:07:50dans une bâche de protection,
00:07:52dans ce hangar gigantesque de Pontoise,
00:07:54où ils désossent les voitures,
00:07:57comme ils l'ont fait avec celle de Lelandais d'ailleurs,
00:07:59ils désossent cette voiture pour que l'informatique embarquée,
00:08:02il y a plus d'informatique embarquée dans une voiture
00:08:04que l'on en avait de Challenger aujourd'hui.
00:08:05C'est spectaculaire.
00:08:08Pour refaire parler ces lignes de code
00:08:10et voir à quel endroit elle a stoppé,
00:08:13à quel endroit elle est allée.
00:08:14Et puis, parce que ça, c'est très important.
00:08:17Le médecin légiste vous le dira, Maxime,
00:08:20ils vont eux chercher à dater à peu près le décès de la petite fille.
00:08:23Mais peut-être que la voiture et les déplacements de la voiture
00:08:26entre ces deux tranches horaires du vendredi entre 15h et 17h
00:08:29et de la nuit du vendredi au samedi,
00:08:32est-ce que cette voiture a bougé ?
00:08:33Est-ce que cette voiture a joué un autre rôle
00:08:36que ce lieu de dépose sur lequel ils sont ce soir ?
00:08:39Ça veut dire que c'est un nouveau point de départ pour les enquêteurs ?
00:08:41Il y avait le lieu de la disparition, la sortie du collège,
00:08:44et là, ce soir, l'enquête, elle prend une note tournure
00:08:46d'une certaine manière parce qu'on a un nouveau lieu
00:08:49qui apparaît dans cette scène.
00:08:50Alors déjà, elle prend un nouveau tour juridique
00:08:53parce qu'il y a une qualification qui change.
00:08:55Ce n'est plus seulement enlèvement et séquestration,
00:08:57mais suivi d'homicide, assassinat ou meurtre,
00:09:02l'enquête le dira.
00:09:03C'est un nouveau départ parce qu'on va maintenant,
00:09:06en examinant le corps,
00:09:10alors d'abord peut-être avec le bol alimentaire,
00:09:12ce qui sera le plus facile, c'est-à-dire dans l'estomac,
00:09:15que reste-t-il du dernier repas qu'a pris la petite fille,
00:09:19en sachant qu'elle a pu déjeuner à la cantine,
00:09:21qu'elle a pu déjeuner chez ses parents ?
00:09:23Vous savez, la digestion, c'est-à-dire la descente du bol alimentaire
00:09:26dans l'intestin, détermine le moment de la mort
00:09:30après l'ingestion du repas.
00:09:33Ça, c'est la première chose.
00:09:34Ensuite, sur le corps lui-même,
00:09:36on va, comme le disait Laurent,
00:09:37il y a effectivement l'identification,
00:09:40ça sera relativement fait.
00:09:41La détermination des causes de la mort,
00:09:43c'est le deuxième renseignement qu'on demande
00:09:45au médecin légiste.
00:09:46Mais il y a une troisième chose,
00:09:47c'est-à-dire qu'il faudrait pouvoir établir
00:09:49le lien entre la victime et l'auteur.
00:09:53Alors, on peut l'établir par exemple,
00:09:55parce qu'on va le retrouver,
00:09:57le corps est dans un silo,
00:09:58imaginons qu'il ait des grains,
00:10:00qu'il ait des poussières particulières sur ses vêtements
00:10:02qui vont démontrer qu'il était au même endroit.
00:10:04Et surtout, et peut-être aussi,
00:10:06on peut retrouver de l'ADN.
00:10:08Sachant que l'intérêt,
00:10:09comme toujours en termes de théorie scientifique,
00:10:11c'est qu'on retrouve cet ADN
00:10:13dans un endroit qui signe l'homicide.
00:10:16C'est-à-dire que la petite est montée dans la voiture.
00:10:18Si elle a un ADN de transfert sur la manche,
00:10:21bon, c'est normal.
00:10:22Maintenant, si elle a un ADN
00:10:24correspondant à celui du suspect
00:10:26ou d'un autre suspect,
00:10:27sous ses vêtements,
00:10:28sous ses sous-vêtements,
00:10:30ou dans un endroit qui est incompatible
00:10:32avec une relation normale
00:10:33d'une petite fille qu'on prend dans sa voiture
00:10:35et qu'on dépose 100 mètres plus loin,
00:10:36là, ça change la qualification des choses.
00:10:38– Là, je m'adresse aux deux avocats
00:10:39qui sont avec nous en plateau ce soir.
00:10:40Il y a un rebondissement, évidemment,
00:10:42immense dans cette affaire,
00:10:43qui était malheureusement un dénouement attendu,
00:10:45mais on a désormais un corps,
00:10:47il reste à confirmer à 100%,
00:10:48que ce soit celui de la petite Liana.
00:10:51On a ce suspect qui est en détention,
00:10:53qui a déjà été mis en examen.
00:10:55On peut aller le chercher tout de suite ?
00:10:56On peut aller l'interroger tout de suite
00:10:58et lui dire, écoutez, maintenant,
00:10:59on a ces éléments-là,
00:11:00il va falloir vous expliquer,
00:11:02il va falloir qu'est-ce qui se passe
00:11:03pour lui aujourd'hui.
00:11:04– Alors, le rapport d'autopsie
00:11:05n'est pas encore fait.
00:11:06À un moment, il sera convoqué.
00:11:08On avait évoqué, je crois, cette semaine,
00:11:09le fait qu'il pourrait être rapidement convoqué
00:11:11si jamais on espérait
00:11:12qu'il puisse donner des informations
00:11:13qui pourraient être de nature
00:11:14à sauver la vie de la petite fille.
00:11:16On sait aujourd'hui qu'a priori,
00:11:17malheureusement, ce n'est plus le cas.
00:11:18Donc, l'urgence n'est plus la même.
00:11:20Donc, vraisemblablement,
00:11:21il y a une commission obligatoire
00:11:22qui est en cours.
00:11:23Les enquêteurs vont continuer à enquêter
00:11:24et lorsqu'ils auront suffisamment d'éléments,
00:11:26à ce moment-là, ils le convoqueront.
00:11:27L'idée, ce n'est pas de le convoquer
00:11:29une fois tous les dix jours
00:11:30et de lui poser les questions
00:11:31un peu en compte-gouttes.
00:11:32Ça peut avoir du sens s'il y a une urgence.
00:11:33A priori, malheureusement,
00:11:34d'urgence, il n'y en a plus.
00:11:35Donc, il sera convoqué
00:11:36lorsqu'il y aura suffisamment d'éléments
00:11:37pour faire un interrogatoire
00:11:39qui soit sérieux,
00:11:39qu'il soit approfondi.
00:11:41Et précisons une chose aussi,
00:11:42pour qu'il soit convoqué,
00:11:43il faut que son avocat
00:11:44ait eu un ensemble au dossier,
00:11:45il faut qu'il ait pu regarder tout,
00:11:47il faut qu'il ait pu aller voir
00:11:47son client en détention,
00:11:49il faut qu'il ait pu se préparer
00:11:50à cet interrogatoire.
00:11:51Et juste un mot, peut-être,
00:11:52sur ce rapport d'autopsie
00:11:53pour préciser une chose.
00:11:55On attend beaucoup
00:11:55de ce rapport d'autopsie,
00:11:56mais peut-être préciser
00:11:57que le rapport d'autopsie
00:11:58ne donnera peut-être pas
00:12:00toutes les réponses
00:12:00que l'on attend.
00:12:01Un rapport d'autopsie,
00:12:02parfois, est ambigu,
00:12:03parfois, ne se prononce pas
00:12:05sur certaines questions
00:12:05et un rapport d'autopsie
00:12:07peut-être contestable
00:12:08ou contesté,
00:12:09et ce, jusqu'à la cour d'assise.
00:12:10Fréquemment, les rédacteurs
00:12:11des rapports d'autopsie
00:12:12viennent à la cour d'assise
00:12:13déposer 3-4 ans
00:12:14si une cour d'assise
00:12:15un jour est saisie
00:12:15et il peut se faire,
00:12:17je mets des guillemets,
00:12:17cuisiner par telle ou telle partie
00:12:19parce que...
00:12:19Pour s'expliquer
00:12:20sur tel ou tel point de l'autopsie.
00:12:21Pour s'expliquer sur tel point.
00:12:22Êtes-vous absolument certain
00:12:23que la cause du décès
00:12:24est bien ceci et pas ceci ?
00:12:25Ah oui, parce que regardez,
00:12:26on a aussi tel élément
00:12:27qui pourrait faire croire.
00:12:28Parfois, il y a un contre-rapport
00:12:29d'expertise,
00:12:30une contre-autopsie
00:12:31qui est faite.
00:12:32Donc, encore une fois,
00:12:33on attend beaucoup de réponses
00:12:34mais a priori,
00:12:35c'est encore des questions
00:12:36qui vont se poser
00:12:37pendant de longues années.
00:12:38Lui peut demander
00:12:39à être entendu ?
00:12:39Bien sûr.
00:12:40Et on l'imagine en prison,
00:12:42on en parlait tout à l'heure
00:12:42avec Clément Ligué,
00:12:43peut-être éventuellement
00:12:43devant sa télé,
00:12:44il découvre tout ça
00:12:44au même rythme
00:12:46que les Français,
00:12:47si je puis dire.
00:12:48Il peut dire,
00:12:49moi je veux voir le juge ?
00:12:51Tout est possible,
00:12:52tous les scénarios sont possibles.
00:12:53Il peut demander
00:12:53par le biais de son avocat
00:12:54ou même demander directement
00:12:56en écrivant au juge d'instruction
00:12:57en disant,
00:12:58j'ai besoin de vous voir,
00:12:59j'ai besoin de vous parler
00:12:59et il peut avoir envie
00:13:01ou besoin de parler
00:13:02pour deux raisons.
00:13:03Soit en expliquant,
00:13:04en disant,
00:13:04écoutez,
00:13:05c'est une énorme erreur judiciaire
00:13:07que de resserrer les taux vers moi
00:13:08et je vais vous expliquer,
00:13:10je comprends pourquoi
00:13:10est-ce que vous redirigez
00:13:12le faisceau de lumière vers moi
00:13:13mais j'ai des explications
00:13:15à vous apporter
00:13:15ou à contrario,
00:13:16il peut avoir envie
00:13:17de se soulager,
00:13:19d'expliquer les raisons
00:13:20qui l'ont conduit à ça,
00:13:22d'expérience,
00:13:23d'expérience,
00:13:24ce n'est jamais tout à fait le cas.
00:13:26Il y a une instruction,
00:13:28c'est un temps long,
00:13:29on rentre dans le temps long
00:13:30et c'est excessivement rare,
00:13:32pour ne pas dire rarissime,
00:13:34qu'un mis en cause
00:13:36ait envie de passer aux aveux
00:13:38devant le magistrat instructeur.
00:13:40Alors,
00:13:40pour mieux comprendre
00:13:41effectivement les faits,
00:13:42on a ce soir
00:13:42ce corps qui a été découvert.
00:13:44Un lieu,
00:13:45on le disait,
00:13:45soit une scène de crime,
00:13:46soit la scène du crime précisément,
00:13:49il faut aussi faire le lien,
00:13:50vous le disiez tout à l'heure,
00:13:51général,
00:13:51avec ce principal suspect.
00:13:53Avec son emploi du temps,
00:13:54Lisa,
00:13:54et donc avec la chronologie
00:13:55des disparitions.
00:13:56Oui,
00:13:56ce que l'on sait,
00:13:57c'est que vendredi 29 mai,
00:13:58après-midi,
00:13:59Liana sort du collège
00:14:00à Florence vers 15h
00:14:01et 5 minutes plus tard,
00:14:0315h05,
00:14:04elle est aperçue par un témoin
00:14:05dans la voiture
00:14:05de Jérôme Barrella
00:14:06et ce sera confirmé
00:14:07par la vidéosurveillance.
00:14:09Entre ce moment
00:14:09où elle est vue
00:14:10dans la voiture
00:14:10de Jérôme Barrella
00:14:11et 16h45,
00:14:13le suspect dit
00:14:13l'avoir déposée
00:14:14près de la piscine
00:14:15à la base de loisirs
00:14:16de Florence.
00:14:17C'est à peine
00:14:17à plus d'un kilomètre
00:14:18du collège.
00:14:19À 16h45,
00:14:21après avoir prétendument
00:14:22déposé Liana
00:14:23à la piscine,
00:14:24Jérôme Barrella
00:14:24dit être allé
00:14:25à 17h chercher
00:14:26sa propre fille
00:14:27au collège.
00:14:28Puis,
00:14:29entre 18h45
00:14:30et 19h,
00:14:31les parents de Liana
00:14:32signalent sa disparition
00:14:34à la gendarmerie.
00:14:35Aujourd'hui,
00:14:35c'est l'information
00:14:36de la soirée.
00:14:36Le service police-justice
00:14:37de BFM TV
00:14:38nous apprenait
00:14:38qu'un corps d'enfant
00:14:39a été retrouvé
00:14:40près du lieu
00:14:40de la disparition
00:14:41vers 15h aujourd'hui
00:14:43dans le secteur
00:14:43cette fois-ci
00:14:44de Puy-Casquier
00:14:45à une quinzaine
00:14:46de kilomètres
00:14:46de Florence
00:14:47dans un silo agricole.
00:14:49Je m'arrête
00:14:49sur ce que nous dit
00:14:50l'ISAADEF,
00:14:51Laurent Valdiguier.
00:14:52Premier horaire,
00:14:53disparition à 15h
00:14:54vendredi dernier
00:14:55devant le lycée
00:14:56de le collège
00:14:57de Florence.
00:14:58Vous me disiez
00:14:59tout à l'heure
00:14:59pendant la pub,
00:15:01ce 15h,
00:15:01il est très important
00:15:02parce que la petite Liana
00:15:04n'était pas censée sortir
00:15:05à cette heure-là.
00:15:05Parce que c'est
00:15:06un grand manipulateur,
00:15:07Maxime.
00:15:08Ça fait des semaines,
00:15:09peut-être des mois
00:15:10qu'il prépare cet enlèvement.
00:15:12En réalité,
00:15:12il a un contact
00:15:13Comment vous pouvez dire ça
00:15:14ce soir ?
00:15:14On sait que ses parents
00:15:15sont plaignés
00:15:16qui lui apportaient
00:15:16des goûters
00:15:17le matin ou le soir.
00:15:18On sait que des amis
00:15:19du collège
00:15:20disaient qu'elle montait
00:15:21dans sa voiture.
00:15:22On sait que ce vendredi,
00:15:24elle devait sortir
00:15:24à 17h et pas à 15h.
00:15:26Qu'il avait monté
00:15:27un stratagème
00:15:28pour qu'elle sorte
00:15:29du collège
00:15:29à 15h.
00:15:31Manifestement,
00:15:31sans avoir prévenu
00:15:32ses parents,
00:15:33il sait qu'il avait
00:15:34à avoir du temps.
00:15:36Il savait ce temps.
00:15:38Il avait planifié
00:15:39ce temps,
00:15:39bien entendu.
00:15:41Et d'ailleurs,
00:15:42il faut tirer
00:15:42un grand coup de chapeau
00:15:43aux gendarmes.
00:15:44Parce que là,
00:15:44il a perdu.
00:15:46Il a perdu
00:15:46la cage du corps,
00:15:48souvenez-vous,
00:15:48de l'olandais.
00:15:49Maïlis,
00:15:50on la retrouve
00:15:50six mois après,
00:15:51au pied d'un rocher,
00:15:53il ne reste plus rien.
00:15:54Une petite robe blanche
00:15:55lacérée
00:15:56et des mèches de cheveux.
00:15:58Ça va très vite,
00:15:59les dégradations du corps.
00:16:00Les gendarmes
00:16:00étaient passés mercredi
00:16:01à cet endroit-là,
00:16:02à ce silo.
00:16:03Ils n'avaient rien trouvé.
00:16:05Je ne dis pas
00:16:06que c'est un miracle
00:16:06parce que les gendarmes
00:16:07ont fait un travail
00:16:07énorme,
00:16:08extraordinaire,
00:16:09et retrouvent
00:16:10le corps de la petite fille
00:16:11au bout de sept jours.
00:16:12Mais pour l'enquête,
00:16:14maître,
00:16:15ça va tout changer.
00:16:16Parce qu'une expertise,
00:16:19une autopsie
00:16:20dans un délai
00:16:20de sept jours,
00:16:21ça n'a rien à voir
00:16:22avec une autopsie
00:16:23dans un délai
00:16:23de trois,
00:16:24quatre,
00:16:24six mois.
00:16:25Parce que le temps
00:16:26joue pour eux.
00:16:26Et on l'a vécu
00:16:27dans d'autres affaires.
00:16:28Souvenez-vous,
00:16:29le petit Émile,
00:16:29huit mois plus tard,
00:16:30il reste un crâne,
00:16:31il ne reste rien.
00:16:32C'est très difficile.
00:16:33Là,
00:16:34les corps parlent.
00:16:35Et au bout de sept jours,
00:16:37le corps de la petite fille
00:16:39dira de quelle façon
00:16:41elle a été tuée
00:16:43et ce qui s'est passé
00:16:44avant sa mort.
00:16:45Je m'arrête,
00:16:45Général,
00:16:46sur ce point
00:16:47que donnait à l'instant
00:16:48Laurent Valdiguier.
00:16:49Elle ne devait pas sortir
00:16:50à 15h,
00:16:50elle devait sortir
00:16:51à 17h.
00:16:52Et il nous dit,
00:16:52Laurent,
00:16:53il y a eu un stratagème
00:16:54pour réussir
00:16:54à la faire sortir
00:16:55et avoir du temps.
00:16:57Là aussi,
00:16:57les gendarmes,
00:16:58ça c'est un élément
00:17:00qui est déterminant
00:17:01forcément pour les gendarmes.
00:17:02C'est un élément
00:17:03qui est déterminant.
00:17:04C'est vrai que c'est
00:17:05très malin,
00:17:05si j'ose dire,
00:17:06parce que ça veut dire
00:17:07qu'il n'y a aucune alerte
00:17:08qui est donnée
00:17:09avant l'heure normale
00:17:11de la sortie de l'école,
00:17:12plus le trajet
00:17:12jusqu'à la maison.
00:17:13Et puis encore un peu de temps
00:17:14où la maman,
00:17:15le papa va dire
00:17:16bon,
00:17:17c'est vendredi,
00:17:18c'est la fin.
00:17:1919h.
00:17:21Ensuite,
00:17:21effectivement,
00:17:23ça détermine
00:17:25assez clairement
00:17:25si les faits sont vérifiés,
00:17:27la préméditation.
00:17:28C'est-à-dire que c'est
00:17:29un traquenard.
00:17:29Il a organisé
00:17:31quelque chose
00:17:31pour pouvoir
00:17:33effectivement
00:17:33profiter du temps,
00:17:35sortir éventuellement
00:17:35d'une zone
00:17:36dans laquelle
00:17:37il sera contrôlé.
00:17:38Après,
00:17:39ce qui serait intéressant
00:17:39de savoir,
00:17:40c'est quelle est la forme
00:17:42de ce silou à grains.
00:17:43C'est-à-dire que
00:17:44si un passant
00:17:46en voiture
00:17:46voit ce silou
00:17:47qui est complètement éventré,
00:17:49on peut imaginer
00:17:50que sans aucune
00:17:51préméditation,
00:17:53l'auteur
00:17:53jette le corps
00:17:54et s'en aille.
00:17:55Si ce silou
00:17:56est très isolé,
00:17:57une route
00:17:58qui ne mène
00:17:59nulle part ailleurs
00:17:59que là,
00:18:00avec,
00:18:01vous savez,
00:18:01comme sur les silous à grains
00:18:02qui peuvent être très hauts
00:18:03et pour lesquels
00:18:04il y a besoin
00:18:04d'une manœuvre
00:18:05pour l'ouvrir,
00:18:06là aussi,
00:18:07ça peut flécher
00:18:08vers une préméditation.
00:18:09Ou si,
00:18:10grâce au GPS
00:18:11de la voiture,
00:18:12les enquêteurs
00:18:12aient su s'être déterminé
00:18:13qu'il était venu là
00:18:14les jours précédents,
00:18:15etc.
00:18:16Ça sera l'une des questions
00:18:17qui va se poser.
00:18:18Il y a ce drame,
00:18:19ce corps découvert,
00:18:20ce drame évidemment
00:18:21vécu par la petite Liana
00:18:22et puis il y a
00:18:23ce qu'on commence
00:18:24à appeler le scandale.
00:18:25On rappelle le parcours
00:18:27de ce principal suspect,
00:18:28Jérôme Barrella,
00:18:29cité dans 5 affaires
00:18:29tout en relation
00:18:30avec des mineurs,
00:18:31visé par au moins
00:18:323 plaintes
00:18:32pour viol sur des enfants
00:18:33mais jamais condamné
00:18:34ou même mis en examen
00:18:35pour ces accusations-là
00:18:36et il y a cette plainte
00:18:37en 2025
00:18:38déposée l'an dernier
00:18:39par une mère
00:18:40pour sa fille,
00:18:41sa fille de 11 ans
00:18:42qui raconte à ses parents
00:18:43que Jérôme Barrella
00:18:44l'a violée.
00:18:46Des analyses qui sont faites,
00:18:47des analyses qui,
00:18:47c'est une information
00:18:49que BFM TV révèle ce soir,
00:18:50des analyses qui confirment
00:18:52ou en tout cas sont en lien,
00:18:55en rapport avec un viol.
00:18:58C'est ce que nous apprenons
00:18:59ce soir et pourtant
00:19:00il ne s'est rien passé
00:19:02entre la plainte en septembre
00:19:03et aujourd'hui rien
00:19:04ou quasiment rien.
00:19:05La plainte est passée
00:19:07de bureau en bureau
00:19:07et de bureau de procureur
00:19:08en bureau du procureur.
00:19:09Je voudrais qu'on entende
00:19:10Arnaud Gallet
00:19:11qui est notre invité ce soir.
00:19:12Bonsoir Arnaud Gallet,
00:19:12merci d'être avec nous.
00:19:13Vous êtes président
00:19:14et cofondateur
00:19:15de Mouve Enfant
00:19:16comment vous vous battez
00:19:16justement vous
00:19:18pour protéger les enfants.
00:19:20Les éléments
00:19:21que je viens de donner ce soir,
00:19:22comment vous réagissez
00:19:22face à ces éléments-là ?
00:19:24Comment je réagis ?
00:19:25Déjà, j'ai une pensée
00:19:26pour la famille,
00:19:28j'ai une pensée bien évidemment
00:19:30pour cette petite fille,
00:19:31je trouve ça vraiment atroce.
00:19:33Et puis,
00:19:34la vraie question en fait
00:19:36qu'on doit se poser collectivement,
00:19:38c'est de se dire finalement
00:19:39combien de situations
00:19:40comme ça
00:19:41sur le territoire national ?
00:19:42C'est-à-dire qu'on entend
00:19:43aujourd'hui
00:19:43que finalement,
00:19:45on n'a pas suffisamment
00:19:47de moyens
00:19:47au niveau de la justice.
00:19:48Mais moi,
00:19:48si je comprends bien,
00:19:49en fait,
00:19:50quand on a des personnes
00:19:51qui sont fichées S,
00:19:52notamment au niveau,
00:19:54en lien avec le terrorisme
00:19:56ou autre chose,
00:19:57on arrive en fait
00:19:58à les ficher
00:19:59en préservant
00:20:01la présomption d'innocence.
00:20:02pourquoi est-ce que
00:20:03sur cette situation-là,
00:20:05il y a autant finalement
00:20:07de trous dans la raquette ?
00:20:13Donc,
00:20:13on se retrouve avec une petite fille
00:20:14qui se retrouve avec,
00:20:15effectivement,
00:20:16face à un agresseur
00:20:18qui a quand même
00:20:20plusieurs signaux
00:20:21qui devraient nous alerter
00:20:22au niveau de la société
00:20:23et on est sans cesse
00:20:25dans la même histoire,
00:20:26sans cesse en fait.
00:20:27Voyez,
00:20:27on vient sur tous les plateaux
00:20:29avec la même histoire.
00:20:31Je pense qu'à un moment donné,
00:20:32il faut qu'on arrête,
00:20:33il faut qu'on soit en capacité
00:20:34de se dire
00:20:36qu'on peut changer les choses
00:20:38et malheureusement,
00:20:39aujourd'hui,
00:20:40on a la mort d'une enfant
00:20:42qui doit quand même
00:20:43nous interpeller
00:20:44et c'est pour ça que nous,
00:20:46avec notamment André Abescon,
00:20:49on appelle en fait
00:20:50à un grand mouvement lundi
00:20:52devant le ministère de la Justice,
00:20:54lundi à 19h
00:20:55et devant tous les tribunaux de France
00:20:57parce qu'on a soif de justice,
00:20:58on se dit que dans ce pays,
00:21:00il y a un vrai sujet,
00:21:01non pas avec les magistrats
00:21:02mais en termes de volonté politique.
00:21:05Comment est-ce qu'on fait
00:21:05au bout d'un moment
00:21:06pour que les forces de politice,
00:21:09les forces de gendarmerie,
00:21:11l'ensemble en fait
00:21:12des magistrats,
00:21:14donc des professionnels de justice
00:21:16soient en capacité
00:21:18de répondre en fait
00:21:19à cette urgence nationale
00:21:21où on voit bien
00:21:22que malheureusement,
00:21:23il y a même des enfants
00:21:24qui meurent en fait suite à ça
00:21:25et au bout d'un moment,
00:21:26c'est un scandale sans nom
00:21:27et il faudra peut-être
00:21:28au bout d'un moment
00:21:29qu'il y ait une réaction
00:21:31à la hauteur des enjeux.
00:21:32– Arnaud Gallet,
00:21:33on verra dans un instant
00:21:33les réactions politiques
00:21:34parce que ce soir,
00:21:35tous les élus réagissent,
00:21:36tous les ministres réagissent,
00:21:37tous les candidats
00:21:38à la présidentielle potentielle,
00:21:40etc.,
00:21:41tous réagissent,
00:21:41on verra ça dans une seconde.
00:21:43Qu'est-ce que vous dites,
00:21:44qu'est-ce qu'il faut changer
00:21:45en priorité ?
00:21:46J'avais encore ce chiffre
00:21:48tout à l'heure en tête,
00:21:493% des plaintes pour viol
00:21:50sur mineurs
00:21:51donnent lieu à condamnation.
00:21:523%, c'est un chiffre
00:21:53qui est donné
00:21:53par la commission indépendante
00:21:55sur l'inceste.
00:21:563%, je le répète encore une fois,
00:21:58des plaintes pour viol
00:21:58sur mineurs
00:21:59donnent lieu à condamnation.
00:22:01Qu'est-ce qu'il faut changer ?
00:22:02Commencer par croire les gamins ?
00:22:04– C'est exactement ça,
00:22:05c'est-à-dire qu'un,
00:22:06il y a de croire
00:22:07et puis même,
00:22:07attendez,
00:22:08on se dit en fait gentiment
00:22:10qu'il n'y a pas suffisamment
00:22:11de moyens
00:22:12au niveau de la justice
00:22:13pour être en capacité
00:22:14de suivre
00:22:15et les signalements
00:22:15et les plaintes.
00:22:16Dans ces cas-là,
00:22:17pourquoi est-ce qu'on arrive
00:22:18au niveau des fichiers S
00:22:19en maintenant
00:22:21la présomption d'innocence
00:22:23à suivre des personnes
00:22:24qui seraient dangereuses
00:22:25au niveau
00:22:27de la sécurité nationale ?
00:22:28Mais là,
00:22:29on n'est pas en guerre
00:22:30contre la pédocriminalité.
00:22:31On ne peut pas se dire
00:22:32à un moment donné
00:22:33qu'on peut changer les choses.
00:22:35En fait,
00:22:36c'est ça qui est insupportable,
00:22:37c'est de se dire
00:22:37que cet individu
00:22:39aurait pu être suivi
00:22:41ne serait-ce que
00:22:42parce qu'il représentait
00:22:43un danger
00:22:44pour la nation.
00:22:45Et la preuve,
00:22:45il est passé à l'acte.
00:22:47Donc,
00:22:47il nous faut combien
00:22:48de situations comme celles-là
00:22:49pour pouvoir réagir ?
00:22:50On a l'impression,
00:22:51alors là,
00:22:51on entend enquêtes
00:22:53administratives,
00:22:55individuelles,
00:22:55etc.
00:22:55Mais moi,
00:22:56la vraie question
00:22:56qui est posée,
00:22:57c'est de se dire
00:22:57combien de personnes
00:22:58comme ça
00:22:59sont dans le pays
00:22:59avec des signalements,
00:23:01avec des plaintes ?
00:23:03Il y en a combien ?
00:23:04On l'a vu récemment
00:23:06avec Joël Le Scornec
00:23:07et bien d'autres scandales.
00:23:08Mais qu'est-ce qu'on retient
00:23:10de tout ça ?
00:23:11On a l'impression
00:23:11qu'on ne retient absolument rien
00:23:13et qu'on est systématiquement,
00:23:15nous,
00:23:15en fait,
00:23:17mouvement associatif,
00:23:18survivante,
00:23:18survivant,
00:23:19en train de dire
00:23:20c'est sans cesse
00:23:21la même histoire.
00:23:22À un moment donné,
00:23:22il faut un sursaut politique,
00:23:24il faut de la volonté politique,
00:23:25il faut qu'on soit en capacité
00:23:26de faire bouger les choses.
00:23:27Et malheureusement,
00:23:28aujourd'hui,
00:23:28on a l'impression,
00:23:29en fait,
00:23:29alors oui,
00:23:30on a un garde des Sceaux
00:23:31qui réagit,
00:23:32qui était avant
00:23:33ministre de l'Intérieur,
00:23:34qui n'a pas fait non plus
00:23:35grand-chose par rapport à ça
00:23:36parce qu'on voit bien
00:23:37que là aussi,
00:23:37il y a un sujet quand même
00:23:40sur ces questions-là.
00:23:41Donc,
00:23:42il faut vraiment,
00:23:43en fait,
00:23:43qu'il y ait un sursaut national
00:23:44et de se dire,
00:23:45vraiment,
00:23:46pourquoi,
00:23:46enfin,
00:23:47sincèrement entre nous,
00:23:48est-ce que le terrorisme
00:23:50fait 160 000 victimes par an ?
00:23:53Les violences sexuelles
00:23:55faites aux enfants,
00:23:56c'est 160 000 enfants
00:23:57victimes chaque année
00:23:58de violences sexuelles,
00:23:59c'est un enfant
00:24:00tout le temps de trois minutes.
00:24:01Donc,
00:24:01il faut qu'on arrête
00:24:02un peu avec ça.
00:24:02On a l'impression
00:24:03de découvrir systématiquement
00:24:05quelque chose de nouveau.
00:24:06On voit bien
00:24:07que c'est sans cesse
00:24:08la même stratégie
00:24:09avec une personne
00:24:09qui arrive,
00:24:10effectivement,
00:24:10qui est proche
00:24:11de l'environnement familial
00:24:12dans 80% des situations.
00:24:14Donc,
00:24:14évidemment,
00:24:14ça suffit,
00:24:15en fait,
00:24:15il faut qu'on soit
00:24:16en capacité d'agir
00:24:17et malheureusement,
00:24:18on voit bien
00:24:19qu'on est bien loin du contre.
00:24:20Merci beaucoup,
00:24:21Arnaud Galet,
00:24:21d'avoir été notre invité.
00:24:23Ce soir,
00:24:23vous parlez de Gérald Darmanin,
00:24:24le ministre de la Justice.
00:24:25Il a réagi tout à l'heure,
00:24:26on l'écoute.
00:24:29Pourquoi on a transmetté
00:24:30entre le parquet de Toulouse
00:24:31et le parquet d'Oche
00:24:32et pourquoi on le fait en papier
00:24:34la suite de la plainte ?
00:24:36Pourquoi,
00:24:36lorsque la procureure
00:24:37de la République
00:24:38demande de faire
00:24:38des actes d'enquête,
00:24:39manifestement,
00:24:40ils ne sont pas faits ?
00:24:40Pourquoi on n'est pas intervenu
00:24:41alors que ça fait de longs mois
00:24:42qu'on a des plaintes
00:24:43contre ce monsieur ?
00:24:44C'est tout à fait inacceptable.
00:24:45En tant que chef d'administration,
00:24:47je prendrai mes responsabilités,
00:24:48je rendrai public le rapport
00:24:49et je prendrai des sanctions.
00:24:51Je les proposerai,
00:24:51si je devais y en avoir,
00:24:53évidemment,
00:24:54en ce qui me concerne
00:24:54avec le Conseil supérieur
00:24:55de la magistrature.
00:24:56Nous sommes tous terrifiés
00:24:57par ce dysfonctionnement.
00:25:00Alors,
00:25:00il y a plusieurs choses
00:25:01et je reviendrai dans un instant
00:25:02sur l'idée
00:25:03que mettait sur la table
00:25:04Arnaud Gallet
00:25:05qui disait
00:25:05pour ceux qui sont suspectés
00:25:07de terrorisme
00:25:07et services de renseignement
00:25:08sont capables de les suivre,
00:25:10même s'ils n'ont pas été condamnés,
00:25:11de les suivre simplement
00:25:11parce qu'ils représentent un danger
00:25:12et qu'on a repéré ce danger-là.
00:25:14Et il disait
00:25:14pourquoi est-ce qu'on ne fait pas
00:25:15la même chose
00:25:15avec les personnes
00:25:16qui pourraient avoir des déviances
00:25:17et qui pourraient s'en prendre,
00:25:18notamment à des enfants ?
00:25:19Je reviendrai sur l'idée
00:25:20dans une seconde.
00:25:21Mais d'abord,
00:25:22ce que dit Gérald Darmanin
00:25:23qui pose un certain nombre
00:25:24de questions.
00:25:24Mourad Batik,
00:25:25est-ce que pour vous
00:25:26on est face
00:25:27à un loupé,
00:25:29à un raté,
00:25:30notamment avec cette plainte
00:25:31concernant la petite Rosa,
00:25:32à un loupé,
00:25:33à un raté isolé
00:25:34ou est-ce que c'est tout un système
00:25:36qui est en train de valser ce soir ?
00:25:37Alors plusieurs choses.
00:25:38D'abord,
00:25:38on est sur le bateau du Titanic,
00:25:41le bateau coule
00:25:42et le capitaine à bord,
00:25:44M. Darmanin,
00:25:45s'enfuit le premier.
00:25:46Vous voyez,
00:25:46c'est l'inverse
00:25:47de ce qu'on a vu
00:25:48dans le film
00:25:49où le capitaine
00:25:50reste le dernier
00:25:51et protège
00:25:53son équipage.
00:25:54Lui,
00:25:54il sort le premier
00:25:55en disant
00:25:55mais s'il vous plaît,
00:25:56moi,
00:25:57je n'ai rien à voir.
00:25:58Ceux qui ont commis
00:25:59quelque chose
00:25:59seront sanctionnés
00:26:00mais moi,
00:26:01je n'ai absolument
00:26:01rien à voir.
00:26:02Et puis,
00:26:02il pose des questions.
00:26:03Il pose des questions
00:26:04auxquelles il n'a pas
00:26:05les réponses.
00:26:05Alors,
00:26:06je ne comprends pas
00:26:06pourquoi ça n'a pas été transmis.
00:26:08Je ne comprends pas
00:26:08pourquoi il y a ce dysfonctionnement.
00:26:11Il lance une enquête,
00:26:12le ministre,
00:26:12donc il attend les réponses.
00:26:13Non mais attendez,
00:26:14le ministre,
00:26:14il n'est pas là pour réagir.
00:26:15J'entends depuis tout à l'heure
00:26:16le ministre a réagi.
00:26:17Le ministre,
00:26:18il est là pour agir.
00:26:19La réaction,
00:26:20c'est nous,
00:26:20c'est là,
00:26:20c'est autour de ce plateau.
00:26:21Lui,
00:26:22il est là pour agir.
00:26:23Que,
00:26:23qu'a-t-il fait ?
00:26:24Quelle action a-t-il entrepris ?
00:26:26On a trois procureurs
00:26:28de la République
00:26:28pour 100 000 habitants
00:26:29en France.
00:26:30On a 15 procureurs
00:26:32de la République
00:26:33pour 100 000 habitants
00:26:34en Pologne.
00:26:35Je crois que
00:26:36la messe est dite.
00:26:37C'est ça,
00:26:38le problème.
00:26:38C'est ça,
00:26:39le problème de ce pays.
00:26:40C'est qu'il y a un manque
00:26:40de moyens,
00:26:41qui a un manque
00:26:41de dotation.
00:26:42Je l'ai dit,
00:26:43c'est contre-intuitif
00:26:44pour moi
00:26:44de défendre
00:26:46des magistrats.
00:26:47Mais je le fais
00:26:48puisque leur propre ministre
00:26:49les lâche.
00:26:50Ce sont des magistrats
00:26:51qui travaillent parfois
00:26:52à des juges d'instruction
00:26:53qui ont 70,
00:26:5480,
00:26:55120 dossiers.
00:26:56Des dossiers
00:26:57de terrorisme,
00:26:58d'actes de torture
00:26:59et de barbarie,
00:27:00d'assassinat,
00:27:00de meurtre,
00:27:01de viol.
00:27:01Et donc,
00:27:02on va demander
00:27:02à ces magistrats
00:27:03d'être surproductifs.
00:27:04On pourrait aussi,
00:27:06je ne sais pas,
00:27:06se dire qu'on a besoin
00:27:08d'embaucher des procureurs,
00:27:09on a besoin d'embaucher
00:27:10des substituts,
00:27:10on a besoin d'embaucher
00:27:12des juges d'instruction
00:27:12de sorte à ce que chacun
00:27:14puisse faire son travail
00:27:15dans les meilleures conditions.
00:27:16Mais il y a une autre hypothèse
00:27:18qui a été mise sur la table,
00:27:20c'est celle de l'agneau sacrificiel.
00:27:22Tous les médias tombent
00:27:23sur ce substitut,
00:27:24sur ces gendarmes,
00:27:25sur ce procureur
00:27:26et le ministre en chef
00:27:29se fait le porte-voix
00:27:30de la meute.
00:27:31Je crois que ça n'est
00:27:32ni acceptable
00:27:33ni à la hauteur des enjeux.
00:27:35Totalement d'accord
00:27:36avec Moural Batik.
00:27:37On se l'a dit tout à l'heure,
00:27:38on a un ministre
00:27:40qui dit
00:27:41moi j'ai rien à voir là-dedans,
00:27:43c'est la faute de...
00:27:44Samedi soir,
00:27:45match de foot,
00:27:46violence,
00:27:472h du matin,
00:27:48on est tous ici,
00:27:49au plateau,
00:27:49on a fait la nuit complète.
00:27:50Et le ministre de l'Intérieur
00:27:52vient dire
00:27:53tout est sous contrôle,
00:27:54tout s'est passé
00:27:55comme on l'avait prévu
00:27:56et c'est pas audible.
00:27:57J'entends ce que dit le ministre.
00:27:59On avait des forces,
00:28:00on a déployé des forces
00:28:02suffisantes,
00:28:02mais ça a cassé partout.
00:28:04Là ce soir,
00:28:05on a un ministre de la Justice
00:28:06qui nous dit
00:28:06on va faire une enquête
00:28:08et on verra
00:28:09ce qui s'est passé
00:28:10et les responsabilités
00:28:12seront établies
00:28:12et en fonction de ça,
00:28:14on prendra des décisions.
00:28:15C'est pas acceptable,
00:28:17on peut pas entendre ça.
00:28:18Vous avez à l'opposé
00:28:19quelqu'un,
00:28:20on a vécu aussi ça
00:28:22sur le plateau ABFM,
00:28:24Denis Favier,
00:28:25patron de la gendarmerie,
00:28:27la grenade offensive
00:28:28de Sivins,
00:28:29je sais plus comment
00:28:29s'appelait la pauvre victime,
00:28:31le jeune garçon,
00:28:31et qui lui,
00:28:33alors que la grenade
00:28:35a été lancée
00:28:35par un de ces gendarmes,
00:28:36vient sur le plateau
00:28:37de BFM le soir
00:28:38et dit
00:28:39je suis le patron
00:28:40de la gendarmerie.
00:28:41Denis Fraisse.
00:28:42Et je...
00:28:42Denis Fraisse.
00:28:43Denis Fraisse.
00:28:44Et on pense à lui.
00:28:46Je suis le patron
00:28:46de la gendarmerie
00:28:47et je défends mon soldat.
00:28:49Et ça c'est un soldat.
00:28:50Bien sûr.
00:28:51Et là,
00:28:51on n'a pas de soldat.
00:28:52Nos ministres,
00:28:53c'est pas des soldats.
00:28:54Voyez,
00:28:54c'est pas le patron
00:28:56de la brigade de gendarmerie,
00:28:57de la BT,
00:28:58dix personnes
00:28:59qui ont reçu la plainte
00:29:00en janvier
00:29:00du parquet d'Auches
00:29:02et qui n'a pas fait
00:29:03le boulot dans les temps
00:29:04parce qu'il a peut-être
00:29:05son travail
00:29:05et puis qu'il ne maîtrise pas
00:29:07ce genre de dossier
00:29:08et qu'il aurait peut-être
00:29:08dû dire à sa hiérarchie.
00:29:10Moi,
00:29:10je ne sais pas faire ça
00:29:11s'il vous plaît.
00:29:12Il n'a peut-être pas osé le faire
00:29:13et c'est lui le lampiste.
00:29:15C'est lui qui va payer.
00:29:15Peut-être le proc d'Auches.
00:29:17On ne peut pas entendre
00:29:18des ministres
00:29:19qui parlent comme ça.
00:29:20Pas aujourd'hui,
00:29:20plus aujourd'hui.
00:29:21Le ministre doit dire
00:29:22j'ai ma part de responsabilité
00:29:24mais pas seulement moi
00:29:26et on va voir
00:29:27à l'issue de l'enquête
00:29:29qui a sa part
00:29:30et chacun la prendra
00:29:31et moi je prends la mienne.
00:29:32Maitre Slama.
00:29:33Oui,
00:29:33je pense qu'il y a une chose
00:29:34que les gens qui nous regardent
00:29:35doivent comprendre
00:29:36c'est que la question se pose
00:29:37de savoir si c'est un raté judiciaire.
00:29:39C'est un raté dans le sens
00:29:40où bien sûr
00:29:40ça aboutit à un drame.
00:29:42À mon sens,
00:29:42ce n'est pas un raté
00:29:43dans la mesure
00:29:44où ce qui se passe aujourd'hui
00:29:45et ce qui s'est passé
00:29:45dans le cas de dossier
00:29:46c'est ce qui se passe en vérité
00:29:47tous les jours
00:29:47dans tous les tribunaux
00:29:49de France et de Navarre
00:29:50parce que tous les jours
00:29:51il y a des plaintes
00:29:52qui n'avancent pas
00:29:52il y a des plaintes
00:29:53qui ne sont pas instruites
00:29:54nous en tant qu'avocat
00:29:55on essaie parfois
00:29:55de faire bouger les choses
00:29:56on appelle les services enquêteurs
00:29:57on apprend
00:29:58et moi ça m'est arrivé
00:29:59encore récemment
00:29:59on apprend que parfois
00:30:00deux ans et demi
00:30:01après une plainte
00:30:01il n'y a eu aucun acte d'enquête
00:30:03il n'y a rien qui a été fait
00:30:05donc je ne voudrais pas
00:30:06qu'on puisse croire
00:30:06que c'est un loupé extraordinaire
00:30:07le fait qu'une enquête
00:30:08n'ait pas avancée
00:30:09en vérité c'est le fonctionnement
00:30:10habituel
00:30:11je ne dis pas normal
00:30:11c'est le fonctionnement habituel
00:30:13je vous donne une anecdote
00:30:13aujourd'hui
00:30:14j'étais à la cour d'appel de Paris
00:30:16j'ai plaidé moi mon dossier
00:30:17il y a deux dossiers avant moi
00:30:18qui ont été renvoyés
00:30:19pourquoi ?
00:30:19parce que les dossiers
00:30:20ont été perdus
00:30:20ils ont été perdus
00:30:21donc ça veut dire
00:30:22on renvoie les dossiers
00:30:23à 2027 en disant
00:30:25je suis désolé monsieur
00:30:26on essaiera de vous juger en 2027
00:30:27si on arrive à retrouver
00:30:28votre dossier
00:30:29et ça encore une fois
00:30:30ce n'est pas une anecdote
00:30:30il y a six mois
00:30:31c'était aujourd'hui
00:30:31sur deux dossiers consécutifs
00:30:32à la même audience
00:30:33dans la cour d'appel de Paris
00:30:34donc la justice
00:30:35est en état de clochardisation
00:30:36et je pense qu'il faut le dire
00:30:38poser le diagnostic
00:30:38pour pouvoir essayer
00:30:39de changer les choses
00:30:44Juste une chose
00:30:45Laurent Valdiguier
00:30:46sur ce cas précis
00:30:48encore une fois
00:30:48cette maman
00:30:50qui vient porter plainte
00:30:50avec sa fille de 11 ans
00:30:51sa fille de 11 ans
00:30:52qui explique que
00:30:55Barrella l'a violée
00:30:56à plusieurs reprises
00:30:57attendez
00:30:58juste une chose
00:30:59avec des éléments
00:31:00médico-légaux
00:31:00qui arrivent très rapidement
00:31:02entre les mains
00:31:03des enquêteurs
00:31:04des éléments
00:31:05qui confirment
00:31:06d'une certaine manière
00:31:07qu'il y a un vrai problème
00:31:07qu'il y a eu une atteinte sexuelle
00:31:09sur cette petite
00:31:09vous me disiez tout à l'heure
00:31:11la plainte
00:31:11la première plainte
00:31:12elle est parfaitement rédigée
00:31:15elle est très claire
00:31:16mais on ne peut pas
00:31:17se résigner
00:31:18à ce qu'un fiasco pareil
00:31:19soit la norme
00:31:20c'est pire encore
00:31:21c'est la norme
00:31:23la plainte initiale
00:31:25c'est à l'honneur
00:31:26de la gendarmerie
00:31:26je ne connais pas son nom
00:31:27mais c'est à l'honneur
00:31:28du gendarme
00:31:28qui l'a prise
00:31:29parce que cette maman
00:31:30elle déboule un jour
00:31:31à la gendarmerie
00:31:33de son
00:31:34c'est pas un village
00:31:35plaisance du touche
00:31:36on est dans
00:31:37le grand bon lieu de Toulouse
00:31:38elle déboule à cette gendarmerie
00:31:40elle est fermée
00:31:41la gendarmerie
00:31:42alors vous savez souvent
00:31:42quand les gendarmes
00:31:43ils sont fermés
00:31:43il y a un gros interphone
00:31:44et on parle à quelqu'un
00:31:46qui est loin
00:31:47mais enfin on parle à quelqu'un
00:31:48et là le gendarme
00:31:50dans l'interphone
00:31:52lui dit d'aller à Purpan
00:31:54Purpan c'est l'hôpital de Toulouse
00:31:55gros hôpital à Toulouse
00:31:56et donc ils vont à Purpan
00:31:58ils vont à l'hôpital
00:32:00donc là on est avant même la plainte
00:32:02de la part de la gendarmerie
00:32:03de la part de la gendarmerie
00:32:04et quelques jours plus tard
00:32:05elle va à la gendarmerie
00:32:06elle dépose une plainte
00:32:07elle a donc la constatation
00:32:09médico-légale
00:32:10dont on ne peut pas détailler
00:32:11évidemment tout ça
00:32:13mais elle a une constatation
00:32:14médico-légale
00:32:15de l'hôpital Purpan
00:32:16à Toulouse
00:32:17qui ne laisse pas un doute
00:32:18quand on la lit
00:32:19et c'est ce qu'a découvert
00:32:21Alexandra González
00:32:22avant-hier
00:32:23quand justement
00:32:24cette maman
00:32:24l'appelle
00:32:25parce que si cette maman
00:32:26n'avait pas appelé
00:32:27le standard de BFM
00:32:28c'est là où aussi
00:32:29ça c'est fou
00:32:30elle a appelé
00:32:31le standard de BFM
00:32:32elle est tombée sur Linda
00:32:33qui lui a passé Alexandra
00:32:34et Alexandra a fait son boulot
00:32:35en deux heures
00:32:36elle a remonté cette plainte
00:32:37elle a été mais
00:32:40effarée Maxime
00:32:41quand elle a vu cette plainte
00:32:42parce que justement
00:32:43cette plainte
00:32:43elle est bien faite
00:32:44elle est bien rédigée
00:32:45justement le gendarme
00:32:46de Plégeance-Dutouche
00:32:47qui est quand même
00:32:48en bas de l'échelle
00:32:48de la gendarmerie
00:32:49sans lui faire offense
00:32:50il a très bien fait son boulot
00:32:53et ensuite
00:32:53il n'y a plus rien qui marche
00:32:55mais où est le problème
00:32:56alors après ?
00:32:56il n'y a plus rien qui marche
00:32:57il transmet au parquet de Toulouse
00:32:59ça prend du temps
00:33:00le parquet de Toulouse
00:33:01transmet au parquet d'Auche
00:33:02ça reprend du temps
00:33:04et le parquet d'Auche
00:33:05alors qu'ils savent
00:33:06le parquet d'Auche
00:33:07puisque ça c'est dans les entrailles
00:33:09de leur informatique
00:33:10même si le ministère de la Justice
00:33:11a une informatique préhistorique
00:33:14ils savent
00:33:14en tapant un peu
00:33:15que le gars qui est cité
00:33:17dont il y a le nom
00:33:18le numéro de téléphone
00:33:19l'adresse
00:33:19il y a tout
00:33:20ils savent que ce gars-là
00:33:21il a au moins trois procédures avant
00:33:23qu'il n'a pas abouti à ce moment-là
00:33:25il y en a deux
00:33:26il y en a deux avant
00:33:27mais c'est forcément des alertes
00:33:28ma fille de 17 ans
00:33:29ça fait une main courante
00:33:30il a quand même une plainte
00:33:31qui est venue de Béthune
00:33:32et qui a été classée par ce même parquet
00:33:34alors deux
00:33:35ça fait quand même beaucoup
00:33:36pour venir appuyer
00:33:37une plainte très précise
00:33:39qui est déjà appuyée
00:33:40par des constatations
00:33:41médico-légales
00:33:42donc là
00:33:43mais ça
00:33:44et il est viré de son lycée
00:33:46en 2020
00:33:46alors ça ils ne le savent pas
00:33:47en 2020
00:33:48oui mais là le 9
00:33:49c'est pas remonté à la justice
00:33:49la justice ne le sait pas
00:33:51mais il est viré du lycée
00:33:51en 2020
00:33:52où il travaille
00:33:52comme agent d'entretien
00:33:53parce qu'elle est en train de vérifier
00:33:56si ça avait été l'objet
00:33:57d'un signalement
00:33:57là on fait les défaillances
00:33:58on est dans la peau du procureur d'Auch
00:34:00le 9 janvier dernier
00:34:01quand il a cette affaire
00:34:02et qu'il dit
00:34:03qu'est-ce que je fais
00:34:03et bien lui
00:34:04qu'est-ce qu'il décide de faire
00:34:05il décide de confier ça
00:34:06à une autre brigade de gendarmerie
00:34:07de base
00:34:08sans offense
00:34:11de lecture
00:34:12et en lui disant
00:34:13sûrement dans un mail
00:34:15ou dans un message
00:34:18entendez les témoins
00:34:19faites des vérifications téléphoniques
00:34:21et ensuite procédez à une garde à vue
00:34:22mais c'est pas du tout ça
00:34:23il suffit de parler
00:34:25avec les gens de la brigade des mineurs
00:34:26de Paris
00:34:26dont c'est le métier
00:34:27qui font ça
00:34:27qui ont 25 ou 30 dossiers
00:34:30par tête de pipe chacun
00:34:31c'est-à-dire
00:34:31ils ont tous un travail considérable
00:34:33il n'y a pas de doute
00:34:33mais eux disent
00:34:35quand on a un dossier pareil
00:34:38on va quand même un peu vite
00:34:39Juste une chose
00:34:40on le disait tout à l'heure
00:34:41réaction du ministre de la justice
00:34:43réaction aussi
00:34:44tous azimuts ce soir
00:34:45surtout l'échiquier politique
00:34:47Oui
00:34:47Bruno Retailleau notamment
00:34:48qui dit ce soir
00:34:49le suspect était déjà connu
00:34:50de la justice
00:34:51la lenteur des procédures
00:34:52la lourdeur administratif
00:34:53la déresponsabilisation partagée
00:34:55tout est révoltant
00:34:56notre système judiciaire
00:34:58est une faillite
00:34:58il faut le réformer
00:35:00en profondeur
00:35:00il y a aussi Jordan Bardella
00:35:01qui a réagi
00:35:02toute la France
00:35:03est révoltée
00:35:04par l'inaction des pouvoirs publics
00:35:05alors que le principal suspect
00:35:06Jérôme Barrella
00:35:07avait déjà été visé
00:35:08par plusieurs plaintes
00:35:08et signalements
00:35:09c'est ce dont on parlait
00:35:09jusqu'à être incriminé
00:35:11à de nombreuses reprises
00:35:12ce drame terrible aurait pu
00:35:13aurait dû être évité
00:35:14si l'institution judiciaire
00:35:15n'avait pas connu
00:35:16de tel dysfonctionnement
00:35:17l'Etat a très lourdement failli
00:35:18et le peuple français
00:35:20exige des comptes
00:35:21réaction également
00:35:22de Marine Tondelier
00:35:23l'affaire Liana
00:35:24n'est pas un fait divers
00:35:25c'est un fait social
00:35:26qui illustre
00:35:27l'incapacité systémique
00:35:28de notre société
00:35:28à protéger les femmes
00:35:29et les enfants
00:35:30des violences sexuelles
00:35:31et même des violences tout court
00:35:32c'est le symbole
00:35:33d'un système police-justice
00:35:34incapable de gérer
00:35:35le sujet des violences
00:35:36sexistes et sexuelles
00:35:38et il y a également
00:35:39une réaction de Marion Maréchal
00:35:41qui dit
00:35:41l'émotion légitime
00:35:43réclame des réponses
00:35:44et des actes à la hauteur
00:35:45pendant près d'un an
00:35:46un prédateur
00:35:47au profil pédocriminel
00:35:48alarmant déjà accusé
00:35:49à plusieurs reprises
00:35:50n'a pas été mis
00:35:51hors d'état de nuire
00:35:52cette défaillance
00:35:53n'est pas la première
00:35:53et ne sera pas la dernière
00:35:55si le meurtre de Liana
00:35:56ne déclenche pas
00:35:56un sursaut national
00:35:57Voilà pour ces réactions
00:35:58mais Mélanie
00:35:59demain il y a une réunion
00:36:00Oui il y a une réunion
00:36:01à la demande de Sébastien Lecornu
00:36:03avec le ministre de l'Intérieur
00:36:04le ministre de la Justice
00:36:06pour faire le point
00:36:07sur les défaillances
00:36:08Gérald Darmanin
00:36:08a eu des mots
00:36:09assez forts ce soir
00:36:10en disant que ce scandale
00:36:11était
00:36:11enfin que cette affaire
00:36:12était littéralement un scandale
00:36:13qu'il prendrait ses responsabilités
00:36:15qu'il avait
00:36:15ça c'était l'annoncière
00:36:17de Laurent Nunez
00:36:18diligenté
00:36:19une enquête
00:36:21une inspection générale
00:36:22de la justice
00:36:22et une enquête
00:36:23de l'IGGN
00:36:24l'inspection générale
00:36:25de la gendarmerie
00:36:26pour comprendre
00:36:26s'il y avait eu
00:36:27dysfonctionnement
00:36:28et ce rapport
00:36:29sera rendu public
00:36:29a dit le ministre
00:36:31de la Justice
00:36:32c'est très bien
00:36:33ça n'a pas empêché
00:36:34la mort de Liana
00:36:35enfin je
00:36:35je suis un peu désabusée
00:36:37ce soir
00:36:37c'est bien
00:36:38il leur a fallu
00:36:39que cette
00:36:39enfin
00:36:39ça ne va pas être excessive
00:36:41et on apprend aujourd'hui
00:36:42qu'il était candidat
00:36:43à une sortie scolaire
00:36:44il y avait plein de warnings
00:36:46il allait accompagner
00:36:48il allait accompagner
00:36:48une classe de quatrième
00:36:49d'une de ses filles
00:36:51en classe verte
00:36:52enfin en sortie scolaire
00:36:53je reviens
00:36:54je reviens
00:36:55à ce que nous disait
00:36:56tout à l'heure
00:36:56Arnaud Gallet
00:36:57Dominique Rizet
00:36:58Arnaud Gallet
00:36:58le président
00:36:59un cofondateur de Mouv'enfant
00:37:00qui se bat justement
00:37:00pour la protection des enfants
00:37:01il disait
00:37:03la société
00:37:04a décidé
00:37:05qu'il fallait se protéger
00:37:06contre les terroristes
00:37:07et donc
00:37:08on est capable
00:37:09d'avoir par exemple
00:37:10des fichiers
00:37:11des fichiers S
00:37:12etc
00:37:12que l'on surveille
00:37:14même s'ils n'ont pas été condamnés
00:37:16dans aucune affaire
00:37:17mais on les surveille
00:37:17parce qu'ils représentent
00:37:18un danger
00:37:19un danger
00:37:20islamiste
00:37:21ou que sais-je
00:37:22un danger terroriste
00:37:24et on est capable
00:37:25de les surveiller
00:37:26en tout cas on essaye
00:37:27de le faire
00:37:27lui disait
00:37:28pourquoi est-ce que la priorité
00:37:29ça n'est pas précisément
00:37:30d'aller surveiller
00:37:31aussi ces gens-là
00:37:33qui n'ont pas forcément
00:37:34été condamnés
00:37:35mais dont on peut craindre
00:37:36qu'il y ait une déviance
00:37:38et qu'il représenterait
00:37:39un danger
00:37:39pour les gamins
00:37:40je vais vous faire
00:37:40une réponse opérationnelle
00:37:42parce qu'il y a moins
00:37:43de terroristes
00:37:44que de prédateurs d'enfants
00:37:45c'est terrible
00:37:47il y a moins de terroristes
00:37:48que de prédateurs d'enfants
00:37:49on a quoi peut-être
00:37:50200, 300 terroristes
00:37:52à surveiller en France
00:37:53potentiel
00:37:54à surveiller sérieusement
00:37:56c'est la DGSI
00:37:58c'est le RT
00:37:59c'est les services de l'État
00:38:00et les services
00:38:01de la lutte contre le terrorisme
00:38:03des pédophiles
00:38:04et pédophiles potentiels
00:38:06c'est des milliers
00:38:07et des milliers
00:38:08et des milliers
00:38:08sont des pères de famille
00:38:10sur leurs enfants
00:38:12et d'ailleurs
00:38:13la prochaine enquête
00:38:14qui concernera
00:38:15l'homme qui a été interpellé
00:38:16et bien ce sera
00:38:17une enquête
00:38:18à l'intérieur de sa famille
00:38:20sur que ça a déjà eu lieu
00:38:21madame
00:38:22son épouse
00:38:23est-ce que vous saviez que
00:38:24les enfants
00:38:25est-ce que votre papa
00:38:28parce que
00:38:28ce sont ses enfants
00:38:29les enfants du
00:38:31suspect
00:38:31du témoin
00:38:33mais ce sont des enfants
00:38:34vous pouvez leur poser
00:38:35les mêmes questions
00:38:35donc oui
00:38:37ils sont
00:38:38trop nombreux
00:38:39mais alors
00:38:39juste une chose
00:38:40pardon de vous couper
00:38:41mais je me souviens
00:38:42à l'instant
00:38:43du témoignage
00:38:44de Gérald Darmanin
00:38:45ministre
00:38:45face à une commission
00:38:47je crois que c'était
00:38:47une commission d'enquête
00:38:48au Sénat
00:38:49ou à l'Assemblée
00:38:49me semble-t-il
00:38:50sur justement
00:38:51les affaires pédocriminelles
00:38:52et Gérald Darmanin
00:38:54expliquait la dernière fois
00:38:55que
00:38:55on lui avait montré
00:38:56que les enquêteurs
00:38:57lui avaient montré
00:38:58ils sont capables
00:38:59désormais
00:38:59de cibler
00:39:00ville par ville
00:39:02rue par rue
00:39:02qui
00:39:04où est-ce qu'il y a
00:39:05des alertes
00:39:06de consultation
00:39:07de sites pédocriminels
00:39:08etc
00:39:09et Gérald Darmanin
00:39:10disait
00:39:11quand vous voyez ça
00:39:11c'est vertigineux
00:39:12il y en a partout
00:39:12il y en a partout
00:39:13dans toutes les villes
00:39:14dans toutes les rues
00:39:14dans tous les quartiers
00:39:15dans tous les villages
00:39:16je vais vous raconter
00:39:16une vieille histoire
00:39:17il y a un logiciel
00:39:19qui permettait
00:39:20de détecter
00:39:20sur les ordinateurs
00:39:22les photos
00:39:23les photos
00:39:24pédopornographiques
00:39:25qui étaient conservées
00:39:26par des collectionneurs
00:39:27c'était Marina
00:39:28donc au lieu
00:39:29de les cacher
00:39:30sur le bureau
00:39:31de l'ordinateur
00:39:32ils les cachaient
00:39:32dans le hard
00:39:33parce qu'en plus
00:39:34ils savent faire
00:39:34et le système
00:39:35s'appelait Marina
00:39:36du prénom
00:39:37d'une gamine
00:39:38et un jour
00:39:39des enquêteurs
00:39:40des amis enquêteurs
00:39:42gendarmes
00:39:42et ça va peut-être
00:39:43te dire quelque chose
00:39:44Jacques
00:39:44qui bossait sur un dossier
00:39:46ont eu un magistrat
00:39:47qui était un peu équivoque
00:39:50et qui leur a dit
00:39:50moi j'aimerais bien
00:39:51avoir les photos
00:39:52de Marina
00:39:53dans mon dossier
00:39:53d'instruction
00:39:54et les enquêteurs
00:39:55qui sentaient
00:39:56qu'ils n'avaient pas
00:39:57envie de le faire
00:39:57lui ont dit
00:39:59monsieur le juge
00:39:59si vous voulez
00:40:01les photos
00:40:02fournissez-nous le papier
00:40:03et on imprimera
00:40:04les photos
00:40:05parce que
00:40:06selon les enquêteurs
00:40:07et c'est ce qu'ils lui
00:40:08avaient répondu
00:40:09la quantité de photos
00:40:11que contient Marina
00:40:12si on les empile
00:40:13c'est à la hauteur
00:40:13de la tour Eiffel
00:40:15un fichier
00:40:16le figès
00:40:16le fichier
00:40:17des personnes
00:40:17qui sont condamnées
00:40:18pour des faits
00:40:19d'infraction sexuelle
00:40:19qui existent
00:40:20sauf que là
00:40:21il n'a pas été condamné
00:40:22il a eu plusieurs procédures
00:40:24qui ont été classées
00:40:24sans suite
00:40:25alors on en parlait
00:40:26tout à l'heure avec Dominique
00:40:27il y a l'otage
00:40:27c'est-à-dire que c'est
00:40:28le traitement
00:40:29des antécédents judiciaires
00:40:30qui compilent
00:40:30en quelque sorte
00:40:31tous les faits
00:40:32pour lesquels
00:40:32vous êtes considéré
00:40:33soit comme victime
00:40:34soit comme auteur
00:40:34où vous apparaissez
00:40:36dans des procédures
00:40:36pas forcément
00:40:37si vous êtes condamné
00:40:37ou classé sans suite
00:40:38mais pour lesquelles
00:40:44à ces éléments-là
00:40:46si moi demain
00:40:46je suis victime d'un vol
00:40:47je serais
00:40:48j'aurais une mention otage
00:40:49si je commets un vol
00:40:50et que je ne suis pas poursuivi
00:40:52plus que
00:40:53une simple amende
00:40:54je serais aussi connu otage
00:40:55ils ont
00:40:56et ils avaient l'otage
00:40:57de ce monsieur
00:40:57de ce suspect numéro 1
00:40:59encore faut-il le consulter
00:41:01ce n'est pas possible
00:41:01de ne pas le consulter
00:41:02c'est la base
00:41:03de toute enquête
00:41:04c'est de savoir
00:41:04quand une personne
00:41:05vient déposer plainte
00:41:06pour des faits aussi graves
00:41:07qu'un viol sur mineur
00:41:08on est obligé
00:41:08de consulter le tage
00:41:09moi je connais bien Mélanie
00:41:10je peux vous dire
00:41:11que Mélanie
00:41:11elle est en colère
00:41:12aujourd'hui elle est très en colère
00:41:13et on en parlait
00:41:14sur le tage
00:41:15de traitement des antécédents judiciaires
00:41:16il faudrait que quelqu'un
00:41:17nous explique
00:41:17je ne sais pas si
00:41:18Mourad vous pouvez le faire
00:41:19mais comment ça se passe
00:41:21parce que
00:41:21sur le traitement
00:41:22des antécédents judiciaires
00:41:23note des noms
00:41:24qui sont gardés dans un fichier
00:41:25est-ce que
00:41:26quand on va déposer plainte
00:41:27on est inscrit
00:41:29comment ça se passe
00:41:30comment ça fonctionne
00:41:31c'est moi qui ai été
00:41:31le directeur fonctionnel
00:41:33de la création
00:41:33du traitement des antécédents judiciaires
00:41:36alors
00:41:36non
00:41:38allez-y général
00:41:39allez-y
00:41:40on fait de la pédagogie
00:41:41c'est important
00:41:42pour comprendre
00:41:43le casier judiciaire
00:41:44tout le monde comprend
00:41:44on a été condamné
00:41:45on a un an
00:41:45le traitement des antécédents judiciaires
00:41:48c'est pour faire
00:41:49des descriptions
00:41:51c'est pour enregistrer
00:41:52l'identité
00:41:54les photos
00:41:55les signes particuliers
00:41:56les tatouages
00:41:56etc
00:41:56des gens qui sont
00:41:58mis en cause
00:41:59dans une affaire
00:41:59mis en cause
00:42:00ça veut dire
00:42:00qu'ils ont été
00:42:00au minimum
00:42:01en garde à vue
00:42:03ce descriptif
00:42:04est complété
00:42:05par quelque chose
00:42:06d'extrêmement précis
00:42:07qui est
00:42:09éventuellement
00:42:09les complices
00:42:10avec lesquels
00:42:10ils ont travaillé
00:42:11les lieux
00:42:12où se sont produites
00:42:13l'infraction
00:42:13et le mode opératoire
00:42:15et on peut croiser
00:42:16et les victimes
00:42:17et on peut croiser
00:42:18dans ce fichier
00:42:19des renseignements
00:42:21parcellaires
00:42:21c'est-à-dire
00:42:22je cherche
00:42:23quelqu'un
00:42:24qui aurait braqué
00:42:24une banque
00:42:25peut-être dans telle
00:42:26ou telle région
00:42:27qui a tel signe particulier
00:42:29qui est accompagné
00:42:30d'un complice
00:42:30qui a tel signe particulier
00:42:32qui pourrait être
00:42:33dans une voiture noire
00:42:34modèle BMW
00:42:35est-ce que Jérôme Barrella
00:42:36aurait dû être inscrit
00:42:37au tableau ?
00:42:38Non, il n'a pas été
00:42:38mis en garde à vue
00:42:39c'est-à-dire qu'il n'y a
00:42:40pas d'éléments
00:42:41Ah bah ça c'est étonnant
00:42:42en général
00:42:42parce que la plainte
00:42:43de 2000
00:42:44Elle est classée
00:42:45sans suite
00:42:45mais il n'y a pas
00:42:46eu non ?
00:42:46Elle est classée
00:42:47Oui mais il est entendu
00:42:49Il est entendu
00:42:50comme témoin
00:42:51Ah oui
00:42:53Audition libre
00:42:53pas forcément
00:42:54Alors je voudrais
00:42:54qu'on vienne quand même
00:42:5623h10 pardon
00:42:57je voudrais qu'on vienne
00:42:57sur l'information principale
00:42:59de cette soirée
00:42:59c'est ce corps
00:43:00qui a été découvert
00:43:00tout à l'heure
00:43:01à Pucasquier
00:43:01dans le Gers
00:43:02le corps d'un enfant
00:43:03les vêtements
00:43:04correspondent à ce Liana
00:43:05mais maintenant
00:43:05le procureur nous le dit
00:43:06évidemment il faut
00:43:07des vérifications
00:43:08pour être sûr
00:43:09à 100% de l'identité
00:43:10de cette victime
00:43:11et vraisemblablement
00:43:12ce corps
00:43:12et donc celui de Liana
00:43:13cette petite fille de 11 ans
00:43:14qui était portée disparue
00:43:16depuis vendredi dernier
00:43:17on va retrouver
00:43:17sur place dans le Gers
00:43:18à Florence là où avait disparu
00:43:20Liana Isor de la Gorce
00:43:22pour BFM TV
00:43:23Isor évidemment
00:43:24ce soir
00:43:24c'est un choc absolument
00:43:25terrible
00:43:26pour la commune
00:43:30Effectivement
00:43:31c'est une véritable
00:43:31onde de choc
00:43:33cette information
00:43:33la découverte
00:43:34d'un corps
00:43:35à proximité de Florence
00:43:36les habitants
00:43:37sont bouleversés
00:43:38par cette nouvelle
00:43:39on sent qu'il y a
00:43:39beaucoup d'émotions ici
00:43:40on va en discuter
00:43:42tout de suite
00:43:42avec Mélina
00:43:43qui est avec nous
00:43:43et Cassandra
00:43:45comment est-ce que
00:43:45vous avez réagi
00:43:46lorsque vous avez appris
00:43:48cette nouvelle
00:43:48qu'un corps
00:43:48avait été découvert
00:43:50On se dit
00:43:51que ça peut arriver
00:43:53qu'aux autres
00:43:53en fait
00:43:54non on réalise
00:43:54que ça peut arriver
00:43:55à nous aussi
00:43:55en vrai ça fait peur
00:43:56parce que nous
00:43:57qui traînent dans la rue
00:43:58le soir
00:43:58on a 21 ans
00:43:59mais on se dit toujours
00:43:59que ça fait peur
00:44:01nous aussi
00:44:02il peut nous arriver
00:44:02un truc
00:44:03ça fait vraiment peur
00:44:04et j'arrive pas à réaliser
00:44:06Vous me disiez
00:44:06vous avez du mal
00:44:08à réaliser
00:44:09après 7 jours
00:44:10enfin un corps
00:44:11a été découvert
00:44:12comment vous vous sentez ?
00:44:14Mal
00:44:15quand on a parlé
00:44:16cet après-midi
00:44:17avec une cliente
00:44:17à moi
00:44:18elle est arrivée
00:44:19on pleurait
00:44:19toutes les deux
00:44:19parce que c'est
00:44:21dans notre vie
00:44:21à nous
00:44:22ça fait vraiment mal
00:44:23c'est vraiment triste
00:44:25Je sens qu'il y a
00:44:25beaucoup d'émotions
00:44:26mais il y a aussi
00:44:26un peu de colère
00:44:28notamment par rapport
00:44:29à la justice
00:44:30et à le potentiel
00:44:30dysfonctionnement
00:44:31on en parlait
00:44:32tout à l'heure
00:44:33Cassandra
00:44:33qu'est-ce que vous pensez
00:44:34du fait justement
00:44:35que ce suspect
00:44:36était dans votre ville
00:44:37alors qu'il était
00:44:39visé par différentes plantes
00:44:40notamment des plantes
00:44:41pour viol sur mineur
00:44:42Je trouve ça lamentable
00:44:43lamentable
00:44:44la justice
00:44:44elle n'a pas fait son travail
00:44:45ou du moins
00:44:46pas assez vite
00:44:47ça date quand même
00:44:48la première en 2017
00:44:49ça aurait pu être évité
00:44:51ça fait 9 ans
00:44:519 ans que ce monsieur-là
00:44:54traîne dans nos rues
00:44:55alors qu'en fait
00:44:56on ne le connait pas vraiment
00:44:58on se dit que
00:44:58quand on le croise
00:44:59il ne peut rien nous faire
00:44:59et au final
00:45:01il n'a quand même
00:45:01pas violé une fille
00:45:02ni deux
00:45:03c'est quatre
00:45:04Ce sont des accusations
00:45:05mais en tout cas
00:45:06ça vous choque
00:45:07Totalement
00:45:09ils ont gardé la plainte
00:45:10un an
00:45:10la dernière sur le bureau
00:45:11sans jamais avoir
00:45:13rien fait
00:45:13et on attend
00:45:14qu'une petite fille
00:45:15soit tuée peut-être
00:45:16ou même kidnappée
00:45:17juste
00:45:18pour rouvrir des dossiers
00:45:19ou même finir une enquête
00:45:20franchement
00:45:21moi je trouve ça
00:45:22lamentable
00:45:23et aberrant
00:45:23aberrant
00:45:24Merci beaucoup
00:45:25pour votre témoignage
00:45:27en tout cas
00:45:27on sent comme vous le voyez
00:45:29beaucoup de chagrin
00:45:30mais aussi de la colère
00:45:31de ces habitants
00:45:32de Florence
00:45:32qui se posent aussi des questions
00:45:33ils veulent savoir
00:45:34ce qui est arrivé
00:45:35à la petite Lyane
00:45:35Les heures de la Gorce
00:45:37en direct avec Alain Branger
00:45:38pour BFM TV
00:45:39Mélanie Bertrand
00:45:40on le rappelle donc
00:45:41et on redonne cette information
00:45:42information capitale
00:45:43dans cette enquête
00:45:43évidemment
00:45:44un corps a été retrouvé
00:45:45cet après-midi
00:45:45c'était en début d'après-midi
00:45:46par les gendarmes
00:45:47Exactement
00:45:47dans une zone agricole
00:45:50à environ 15 minutes
00:45:51de Florence
00:45:52là où elle était scolarisée
00:45:53dans un endroit
00:45:54à l'écart des regards
00:45:55en quelque sorte
00:45:56explique le procureur d'Agin
00:45:57dans un communiqué
00:45:58d'après nos informations
00:45:59c'est dans un silo
00:46:00que le corps d'un enfant
00:46:03a été retrouvé
00:46:04on va rester prudent
00:46:05ce soir
00:46:06même s'il ne reste
00:46:08peu de doute
00:46:08mais le parquet d'Agin
00:46:09écrit noir sur blanc
00:46:11qu'il s'agit donc
00:46:12d'un enfant
00:46:12qui portait
00:46:13les mêmes vêtements
00:46:14que l'IANA
00:46:14au moment de sa disparition
00:46:15mais qu'une autopsie
00:46:16devra être pratiquée
00:46:17dans les prochaines heures
00:46:18demain
00:46:18très vraisemblablement
00:46:19pour avoir
00:46:20une identification
00:46:23formelle
00:46:24toute l'après-midi
00:46:25nos équipes sur place
00:46:26ont vu des enquêteurs
00:46:27arriver
00:46:27des fourgons de gendarmerie
00:46:28avec des TIC
00:46:30les techniciens
00:46:30en identification criminelle
00:46:32qui viennent pour figer
00:46:33la zone
00:46:34pour délimiter
00:46:35un périmètre
00:46:36figer la scène de crime
00:46:37on ne sait pas encore
00:46:38si c'est la scène de crime
00:46:39là où elle a été tuée
00:46:40primaire
00:46:41là où le corps
00:46:41a été déposé
00:46:42secondaire
00:46:43collecté un maximum
00:46:44d'indices
00:46:44à la fois sur le corps
00:46:45il y a un premier examen
00:46:47externe
00:46:47pour essayer de comprendre
00:46:49ce qu'il s'est passé
00:46:49les causes de la mort
00:46:51et puis ensuite
00:46:51il y a toute une collecte
00:46:52d'indices
00:46:52autour de cette zone
00:46:54est-ce qu'il y a des traces
00:46:54de pneus
00:46:55des traces de chaussures
00:46:56peut-être
00:46:56des mégots de cigarettes
00:46:57qui peuvent être récupérés
00:46:58qui peuvent porter un ADN
00:47:00tout ce travail
00:47:01peut-être qu'il est terminé
00:47:02ce soir
00:47:02on n'en a pas
00:47:03la confirmation
00:47:03en tout cas
00:47:04il a duré plusieurs heures
00:47:05et demain
00:47:06très vraisemblablement
00:47:07le corps de cet enfant
00:47:08sera autopsié
00:47:10pour essayer de lever
00:47:11les dernières zones d'ombre
00:47:12Dominique
00:47:12il va falloir faire parler
00:47:13d'abord cette zone
00:47:15cette scène de crime
00:47:16alors on lit depuis tout à l'heure
00:47:17est-ce que c'est la scène
00:47:18de crime
00:47:19la scène du crime
00:47:21ou la scène de crime
00:47:23on ne sait pas encore
00:47:24si c'est là
00:47:24qu'a eu lieu
00:47:26le meurtre
00:47:27mais il va falloir faire parler
00:47:28cette scène
00:47:28on explique pour ceux
00:47:29qui nous écoutent
00:47:30on retrouve un corps
00:47:31on n'est pas sûr
00:47:32que le corps
00:47:33a été tué à cet endroit
00:47:34il peut avoir été tué ailleurs
00:47:36et transporté ensuite
00:47:37exemple
00:47:37l'affaire du petit Émile
00:47:39pour l'instant
00:47:39on ne sait pas
00:47:41déjà si c'est le corps
00:47:41de l'Iala
00:47:42on le pense à 99%
00:47:45et on ne sait pas
00:47:46si l'endroit
00:47:47où on l'a retrouvé
00:47:48est l'endroit
00:47:49où elle est morte
00:47:50où elle a été tuée
00:47:51parce qu'elle a été tuée
00:47:52donc il faut faire parler
00:47:54cette zone
00:47:54il faut retrouver
00:47:57là c'est un corps
00:47:59qui est retrouvé
00:48:006 jours après
00:48:01donc qui n'a pas séjourné
00:48:03longtemps à cet endroit là
00:48:04mais on saura en tout cas
00:48:05si le décès est ici
00:48:08parce que 6 jours
00:48:09ça suffit pour savoir
00:48:11où se déposent les hématomes
00:48:13quand un corps est posé
00:48:14sur le dos
00:48:14les hématomes sont
00:48:16au niveau des épaules
00:48:17quand vous vous allongez
00:48:18sur le dos
00:48:18vos épaules touchent le sol
00:48:19pas le creux de votre dos
00:48:21vos fesses
00:48:22touchent le sol
00:48:23pas vos cuisses
00:48:24pas forcément
00:48:25vos cuisses
00:48:26vos mollets touchent le sol
00:48:28et les hématomes
00:48:29le sang descend
00:48:30par gravité
00:48:31donc
00:48:33si le corps
00:48:34est retrouvé comme ça
00:48:35c'est que c'est à cet endroit là
00:48:36plus autre chose
00:48:38dont on ne va pas parler
00:48:38parce que
00:48:39évidemment
00:48:40c'est pas le lieu
00:48:41et donc
00:48:42on a des éléments là-dessus
00:48:43c'est important de trouver
00:48:45donc
00:48:45c'est la scène primaire
00:48:46si c'est ici
00:48:47qu'elle a été tuée
00:48:48c'est la scène secondaire
00:48:49si elle a été transportée ici
00:48:52imaginez que
00:48:53elle ait été tuée
00:48:54posée sur le dos
00:48:55qu'on la garde
00:48:56une semaine quelque part
00:48:57et qu'on la mette
00:48:59à un autre endroit
00:48:59sur le ventre
00:49:00il y aura quand même
00:49:01des hématomes
00:49:02sur ces mollets
00:49:03et ça posera question
00:49:04tout un tas d'éléments
00:49:05comme ça
00:49:05qui permettent de savoir
00:49:06c'est important d'avoir
00:49:07la zone primaire
00:49:09parce que
00:49:10sur la zone primaire
00:49:11il peut y avoir
00:49:11des éléments
00:49:14laissés par l'auteur
00:49:15du meurtre
00:49:16qu'on ne trouvera pas
00:49:17forcément
00:49:17sur la zone secondaire
00:49:19où
00:49:19la personne imaginée
00:49:21passe en voiture
00:49:22à emporter le corps
00:49:23ouvre le coffre
00:49:24jette le coffre
00:49:25et s'en va
00:49:26sans même avoir
00:49:27posé les pieds
00:49:28à l'endroit
00:49:28par prudence
00:49:29parce que
00:49:30ceux-là réfléchissent
00:49:31où il va
00:49:32jeter le corps
00:49:33donc tout ça
00:49:34ça fait partie
00:49:35des investigations
00:49:36ça veut dire que
00:49:36en plus
00:49:37d'observer
00:49:38l'endroit
00:49:40de préserver
00:49:41l'endroit
00:49:41d'inspecter
00:49:43de prélever
00:49:43l'endroit
00:49:44il faut aussi réfléchir
00:49:45à ce qui a pu se passer
00:49:47avant
00:49:47et donc
00:49:48il ne faut pas faire
00:49:49n'importe quoi
00:49:49peut-être qu'à cette heure-ci
00:49:50on n'a aucune information
00:49:52sur le corps
00:49:53où est le corps
00:49:53peut-être qu'à cette heure-ci
00:49:55sous une tente
00:49:56avec de la lumière
00:49:56les enquêteurs
00:49:57sont encore en train
00:49:58de travailler
00:49:58on a une information
00:50:00qui nous vient
00:50:00de nous parvenir
00:50:01c'est que
00:50:02si cet endroit
00:50:02a été fouillé
00:50:03précisément
00:50:04par les gendarmes
00:50:04c'est parce que
00:50:05cet homme
00:50:06avait travaillé
00:50:07en tant qu'à le suspect
00:50:08Jérôme Barrella
00:50:09avait travaillé
00:50:09sur ce site agricole
00:50:12ces derniers mois
00:50:13ces dernières années
00:50:14on n'a pas encore
00:50:14de précision de date
00:50:15mais ce n'est pas un site
00:50:16qui a été choisi
00:50:17au hasard
00:50:18qui a été fouillé
00:50:19à la suite de battues
00:50:20ou d'autres éléments
00:50:23c'est parce qu'il avait
00:50:24travaillé
00:50:24sur ce site agricole
00:50:26que les gendarmes
00:50:27sont allés chercher là
00:50:28c'est une information
00:50:29importante que vous donne
00:50:30ce soir Mélanie Bertrand
00:50:31pour BFM TV
00:50:31il y avait un mystère
00:50:32jusque-là
00:50:33en général
00:50:33c'était de savoir
00:50:34comment est-ce que
00:50:35les gendarmes
00:50:35étaient remontés
00:50:36jusqu'à ce lieu-là
00:50:36est-ce que c'était
00:50:37parce que la voiture
00:50:38avait parlé
00:50:38le GPS de la voiture
00:50:39avait parlé
00:50:40ou est-ce qu'il y avait
00:50:41un lien éventuel
00:50:42entre cet homme
00:50:43ce suspect
00:50:44alors c'est un truc
00:50:45qu'on fait systématiquement
00:50:46dans ce genre d'enquête
00:50:48c'est-à-dire qu'on va
00:50:49dans cet environnement
00:50:51précis
00:50:51que l'on va faire
00:50:52sur le suspect
00:50:54on va reconstituer
00:50:55le fil de sa vie
00:50:56parce que
00:50:56c'est un acte
00:50:58de réassurance
00:50:59lorsque l'on a fait
00:51:01quelque chose
00:51:02de répréhensible
00:51:03on va essayer
00:51:04de se protéger
00:51:05en agissant
00:51:06dans un endroit
00:51:07qu'on connaît déjà
00:51:08parce que ça nous rassure
00:51:09oui
00:51:09parce que vous connaissez
00:51:10les lieux
00:51:11alors déjà
00:51:11parce que vous connaissez
00:51:12vous dites
00:51:12tiens il y a peut-être
00:51:13un endroit où ça pourrait
00:51:14se faire de façon plausible
00:51:15donc où est-il né
00:51:16où a-t-il été à l'école
00:51:18à l'université
00:51:19où a-t-il travaillé
00:51:20où a-t-il habité
00:51:21et à partir de ce moment-là
00:51:23on peut avoir
00:51:24des renseignements
00:51:24qui sont intéressants
00:51:25là je pense que
00:51:26c'est ce qu'ont fait
00:51:27les gendarmes
00:51:27c'est-à-dire
00:51:28tiens il a travaillé
00:51:29et bon on va
00:51:31on va forcément aller voir
00:51:32et bon
00:51:32ça a fonctionné
00:51:34oui
00:51:34une chose
00:51:35Laurent Valvier
00:51:36pardon je vous donne la parole
00:51:37mais cet homme
00:51:39ce principal suspect
00:51:40encore une fois
00:51:40père de famille
00:51:4141 ans
00:51:41qui connaissait Liana
00:51:43parce que les enfants
00:51:44vont même endroit
00:51:45au collège
00:51:46etc
00:51:46il est présumé innocent
00:51:48il l'a nié
00:51:49il est en garde à vue
00:51:51visiblement
00:51:52juste une chose
00:51:54ça devient
00:51:55l'étau est en train
00:51:56de se resserrer
00:51:56même au-delà de ça
00:51:57c'est-à-dire que
00:51:57quand on retrouve le corps
00:51:58dans un endroit
00:51:59où vous avez travaillé
00:52:00il y a quelques années
00:52:02j'ajoute à ce que vient
00:52:03de dire Dominique
00:52:04qui a évoqué
00:52:05les hypothèses
00:52:06prudemment
00:52:07mais là on sait quand même
00:52:08que c'est un endroit
00:52:09où il l'a caché
00:52:11parce que les gendarmes
00:52:12ils étaient venus
00:52:13mercredi
00:52:13puisque ça fait partie
00:52:15des sites
00:52:15sur lesquels il a travaillé
00:52:16manifestement
00:52:17qu'il connaît
00:52:17donc à première vue
00:52:20ils n'ont rien vu
00:52:21elle était dissimulée
00:52:23c'est pas un promeneur
00:52:23de champignons
00:52:24ou un chien
00:52:25en balade
00:52:26qui est tombé
00:52:27sur un corps
00:52:27sur un lieu
00:52:28sur une scène de crime
00:52:29au sens
00:52:30sur l'endroit
00:52:30ils sont venus
00:52:31une première fois
00:52:32et ils sont revenus
00:52:32aujourd'hui
00:52:33on sait lui
00:52:33qu'il l'a kidnappé
00:52:35par un stratagème
00:52:36on sait que
00:52:37quand il est arrêté
00:52:38il explique
00:52:39qu'il l'a juste
00:52:40posé à la piscine
00:52:41on sait que
00:52:42attention
00:52:43on sait aussi
00:52:44que ce soir-là
00:52:44il a frappé à la porte
00:52:45d'autres gens
00:52:46en disant
00:52:46vous avez vu
00:52:46il participe aux recherches
00:52:48ce soir-là
00:52:48il participe aux recherches
00:52:49il fait celui
00:52:50qui est affolé
00:52:51des recherches
00:52:52attention
00:52:53et là maintenant
00:52:54on découvre
00:52:55qu'il l'a caché
00:52:56Dominique
00:52:56donc c'est vrai
00:52:57que c'est vraisemblable
00:52:58que ce soit pas
00:52:59la scène de crime
00:53:00au sens
00:53:01c'est vraisemblablement
00:53:02pas là
00:53:02qu'elle a trouvé la mort
00:53:03et à l'envers
00:53:04et à l'envers
00:53:05si on prend l'enquête
00:53:05autrement
00:53:07il est pas très malin
00:53:08si c'est lui
00:53:09si c'est lui
00:53:10parce qu'il va déposer
00:53:11le corps à cet endroit-là
00:53:12imaginez qu'on ait
00:53:13aucun élément
00:53:13avant
00:53:14pas de vidéosurveillance
00:53:15qu'on ne sache rien
00:53:16qu'on retrouve le corps
00:53:19de cette gamine
00:53:20à cet endroit-là
00:53:21si on fait l'enquête
00:53:22à l'envers
00:53:23qu'est-ce qu'on va faire
00:53:23qui a travaillé ici
00:53:25qui a travaillé sur le silo
00:53:26qui connaît cet endroit
00:53:27et on va remonter à lui
00:53:28Dominique
00:53:29sans les deux témoins
00:53:31qui disent avoir vu la voiture
00:53:32c'est très étonnant
00:53:33sans les deux témoins
00:53:34comment ils vont
00:53:36dans ce puitsard
00:53:37ou dans ce puits
00:53:37ou dans ce silo
00:53:38mais si on la trouve
00:53:38par hasard
00:53:39à cet endroit-là
00:53:40personne ne le fera jamais
00:53:41il y a quelque chose
00:53:43qui m'intrigue
00:53:43dans cette affaire
00:53:44depuis le début
00:53:46je pense
00:53:47je le disais déjà
00:53:48qu'on risque d'avoir
00:53:49de très mauvaises surprises
00:53:50avec des faits
00:53:51qui pourront peut-être
00:53:52être rattachés
00:53:53à cet auteur
00:53:55mais il y a un truc
00:53:56que je ne comprends pas
00:54:00généralement
00:54:00dans l'attitude
00:54:01des tueurs
00:54:03ou des agresseurs
00:54:04en série
00:54:05il y a toujours
00:54:06le même phénomène
00:54:07qui est celui
00:54:08de la baisse
00:54:10de la garde
00:54:11en quelque sorte
00:54:12c'est-à-dire que
00:54:12pour une première agression
00:54:13l'auteur va aller
00:54:15à 200 km
00:54:16de chez lui
00:54:16il va éventuellement
00:54:18faire du stop
00:54:18pour ne pas utiliser
00:54:19sa voiture
00:54:20il va commettre son méfait
00:54:21il va revenir
00:54:21ça marche
00:54:22j'ai pas été pris
00:54:23la deuxième fois
00:54:24il va aller à 50 km
00:54:26la troisième fois
00:54:27voilà
00:54:27c'est-à-dire que
00:54:28petit à petit
00:54:28il va aux choses
00:54:31qui finalement
00:54:31sont le plus pratiques
00:54:32et le moins en moins
00:54:33de mise en scène
00:54:34là
00:54:35alors où c'est vraiment
00:54:36l'aboutissement
00:54:37d'une série
00:54:38qui démontre
00:54:39qu'il y a eu
00:54:39énormément d'autres faits
00:54:40mais je n'arrive pas
00:54:41à comprendre
00:54:42alors sauf
00:54:42à ce qu'il soit
00:54:43complètement stupide
00:54:44mais manifestement
00:54:45c'est pas le cas
00:54:45qu'il ait pu
00:54:46dans une commune
00:54:48où il y a 6000 habitants
00:54:48où tout le monde se connaît
00:54:49où il sait forcément
00:54:50qu'il y a de la vidéosurveillance
00:54:53utiliser sa voiture
00:54:54puisque c'est comme ça
00:54:54que les gendarmes le remontent
00:54:55avec la petite à côté
00:54:57et parce qu'il est bien obligé
00:54:58de la faire monter
00:54:59dans son stratagème
00:54:59oui mais il peut très bien
00:55:01utiliser une autre
00:55:02mais c'est-à-dire
00:55:03qu'à ce moment-là
00:55:03si stratagème il y a
00:55:05il peut trouver
00:55:06une autre façon
00:55:07de la faire
00:55:08de prendre contact
00:55:10avec elle
00:55:10passer en ville
00:55:11avec sa voiture
00:55:12avec la petite
00:55:13où tout le monde vous connaît
00:55:15on est quasiment certain
00:55:16qu'un témoin va le reconnaître
00:55:17en général
00:55:18Nordal-le-Landais
00:55:19on est dans un mariage
00:55:21il arrive pendant
00:55:22toute la soirée
00:55:23à manipuler
00:55:24cette petite fille
00:55:25qui est
00:55:25disent ses parents
00:55:26assez peureuse
00:55:28à lui faire croire
00:55:29qu'il va lui montrer
00:55:30ses chiens
00:55:32donc ils vont partir
00:55:33ils vont s'absenter
00:55:34il la convainc
00:55:35de ne pas prévenir
00:55:36sa maman
00:55:37il lui donne rendez-vous
00:55:39à la voiture
00:55:39sur le parking
00:55:40en passant par
00:55:41une autre porte
00:55:41que lui
00:55:43et il est pris
00:55:44parce que c'est ça
00:55:46le destin des gendarmes
00:55:47c'est d'avoir de la chance
00:55:48parce qu'il y a la caméra
00:55:50de vidéosurveillance
00:55:51de la pharmacie
00:55:53qui voit une silhouette
00:55:54en robe blanche
00:55:56en sieste passager
00:55:58et là
00:55:58s'il n'y a pas
00:55:59les deux témoins
00:56:00qui disent à 15h
00:56:01alors qu'il n'est pas du tout
00:56:02censé
00:56:02qu'elle n'est pas censée
00:56:03de sortir de l'école
00:56:03qui disent qu'ils l'ont vu
00:56:05dans la voiture grise
00:56:06du fameux Jérôme
00:56:07et que du coup
00:56:07les gendarmes vont
00:56:08à la vidéosurveillance
00:56:09de la piscine
00:56:10peut-être qu'il participe
00:56:12aujourd'hui encore
00:56:13aux recherches
00:56:14Maître Batik
00:56:14je vais rappeler
00:56:15la présomption d'innocence
00:56:15cet homme est présumé innocent
00:56:16aujourd'hui il est en détention
00:56:18il avait déjà été mis en examen
00:56:19pour enlèvement et séquestration
00:56:20et on s'attend
00:56:21sans doute
00:56:22à ce que derrière
00:56:22il est mis en examen
00:56:23pour des faits
00:56:25encore plus graves
00:56:25au vu des découvertes
00:56:27ce soir
00:56:29qu'est-ce qu'il peut faire lui
00:56:30que vont faire ses avocats
00:56:32aujourd'hui
00:56:32au vu de tous les éléments
00:56:33qui sont en train
00:56:34de s'accumuler sous nos yeux
00:56:35que peuvent faire
00:56:36comment est-ce qu'on se défend
00:56:37dans ces cas-là
00:56:38on est sur le temps long
00:56:39il n'y aura pas de réponse
00:56:41immédiate
00:56:41une instruction
00:56:42une information judiciaire
00:56:43c'est un an
00:56:43deux ans
00:56:44trois ans
00:56:44parfois plus
00:56:45donc il aura le temps
00:56:46de mettre en place
00:56:47sa stratégie
00:56:47qui peut consister
00:56:49à nier
00:56:49qui peut consister
00:56:51à ne pas répondre
00:56:52qui peut consister
00:56:53à attendre
00:56:54que le magistrat instructeur
00:56:56avance ses pions
00:56:57avant de lui-même
00:56:59s'exposer
00:57:00et de répondre
00:57:01ou à contrario
00:57:02il peut couper
00:57:04la priorité à tout le monde
00:57:04et dire
00:57:05voilà
00:57:05je veux vous parler
00:57:06je veux discuter
00:57:07je veux être interrogé
00:57:09j'ai des choses à vous dire
00:57:10et tout de suite
00:57:11dérouler son axe de défense
00:57:13qui consisterait
00:57:14ou qui consistera
00:57:15à expliquer
00:57:16qu'il a été pris
00:57:16d'une pulsion
00:57:17que peut-être
00:57:18il y a quelque chose
00:57:20qui l'a dépassé ce jour-là
00:57:21qu'il n'a pas compris
00:57:22pourquoi il avait commis
00:57:23les faits à supposer
00:57:24qu'il les ait commis
00:57:25etc
00:57:25donc le panel
00:57:28et le champ des possibles
00:57:29est extrêmement large
00:57:30Maître
00:57:30c'est tellement
00:57:31enfin vous êtes
00:57:33vous êtes un avocat
00:57:33vous êtes un pénaliste
00:57:34mais c'est tellement
00:57:35ce que vous venez de dire
00:57:36c'est tellement ce qu'il va dire
00:57:38qu'est-ce qu'il va dire d'autre
00:57:39que ça
00:57:40bien sûr
00:57:40si c'est lui
00:57:41si c'est lui
00:57:42et s'il avoue un jour
00:57:43dire
00:57:44ça m'a échappé
00:57:45j'ai pas voulu ça
00:57:46la petite est montée
00:57:47dans la voiture
00:57:48mais j'ai pas voulu faire ça
00:57:50j'ai pas voulu
00:57:50j'ai pas voulu faire ça
00:57:52j'ai pas voulu faire ça
00:57:53c'est
00:57:54c'est Nordal Lelandais
00:57:55qui dit
00:57:56elle a paniqué
00:57:57elle voulait retourner
00:57:57Mélanie a raison
00:57:58il y a un élément
00:57:59qui pourrait
00:57:59il y a un élément
00:58:02qui peut tout changer
00:58:02Mélanie
00:58:03Maïlis
00:58:03quand les enquêteurs
00:58:04la retrouvent
00:58:05sur les indications
00:58:05Nordal Lelandais
00:58:06le corps est décomposé
00:58:08il n'y a plus rien
00:58:09c'est terrible ce qu'on va dire
00:58:10mais le corps est récupéré
00:58:11au bout d'une semaine
00:58:11s'il s'agit bien de Léiana
00:58:13et l'autopsie permettra
00:58:14de dire s'il y a eu ou non
00:58:15des violences sexuelles
00:58:16et là il pourra pas dire
00:58:18qu'une gifle lui a échappé
00:58:19comme l'avait dit
00:58:20Nordal Lelandais
00:58:20à propos de la petite Maïlis
00:58:21parce qu'on avait jamais
00:58:22et Nordal Lelandais
00:58:23a été condamné
00:58:24pour le meurtre de l'enfant
00:58:25et pas pour le viol
00:58:26ce que les enquêteurs
00:58:27ni la justice
00:58:28n'ont jamais pu prouver
00:58:29ce qu'il a toujours nié
00:58:29là
00:58:30si l'autopsie est concluante
00:58:32sur des faits de violences sexuelles
00:58:33ce sera peut-être pas le cas
00:58:34mais si c'est le cas
00:58:35il ne pourra pas se retrancher
00:58:36derrière une défense
00:58:37à minima
00:58:38qui est de dire
00:58:39sa tête a heurté le pare-choc
00:58:40ou ma main est partie trop vite
00:58:42elle s'est débattue
00:58:43c'était pas de ma faute
00:58:43c'est totalement la défense
00:58:45de Nordal Lelandais
00:58:46on verra les conclusions
00:58:47de l'autopsie
00:58:47Mélanie
00:58:48Christian Van Gelhoven
00:58:49quand il enlève
00:58:51une graine de vente de portale
00:58:52Imoriel Sanchez
00:58:53il les emmène dans un bois
00:58:54il les viole
00:58:55il les garotte
00:58:57il les tue
00:58:58et il dit à l'audience
00:58:59j'assistais au procès
00:59:00à Perpignan
00:59:01je voulais dire
00:59:02c'est pas un moment sympa
00:59:03de ma vie
00:59:04il dit
00:59:04j'ai pas voulu ça
00:59:05mais je pouvais pas faire autre chose
00:59:07je pouvais plus faire autre chose
00:59:09donc il y a toujours une réponse
00:59:11et la réponse
00:59:11elle est toujours la même
00:59:12c'est pas moi
00:59:13c'est pas moi
00:59:14c'était un autre
00:59:15un autre moi
00:59:16une autre personne
00:59:17qui a fait ça
00:59:18le résultat elle-même
00:59:19Perpécuté
00:59:20c'est ce qu'il vous avait dit
00:59:21en Gardane
00:59:22c'est ce qu'il nous avait dit
00:59:22moi j'étais à l'époque
00:59:23à l'IRCG
00:59:25et je prenais la direction
00:59:28sur certaines affaires
00:59:30des constatations
00:59:31de police technique
00:59:31et scientifique
00:59:32on est le 5 novembre 1991
00:59:34très exactement
00:59:36il n'y a pas
00:59:37dans les sections de recherche
00:59:38à l'époque
00:59:39d'équipe de technicien
00:59:40d'identification criminelle
00:59:42qui soit suffisamment
00:59:43suffisamment compétente
00:59:44et armée
00:59:44donc on est à l'Institut
00:59:46de recherche criminelle
00:59:47et effectivement
00:59:48on descend à elle
00:59:49c'est à côté de Perpignan
00:59:50la section de recherche
00:59:51de Montpellier
00:59:52là en garde à vue
00:59:55et donc on fait
00:59:56les constatations techniques
00:59:57on retrouve effectivement
00:59:58et c'est pour ça
00:59:59qu'on en parlait tout à l'heure
01:00:00on retrouve des traces palmaires
01:00:02mais qui ont été glissées
01:00:03ce sont des petites mains
01:00:04et surtout on retrouve
01:00:05sur les banquettes arrière
01:00:06des vêtements
01:00:07c'était l'époque
01:00:08des polaires
01:00:09vous savez
01:00:09verte et rose
01:00:10que portaient les petites filles
01:00:11Muriel avait ça
01:00:12et la petite
01:00:13la petite Sanchez
01:00:14avait un pull en laine
01:00:17que sa maman lui avait tricoté
01:00:18donc
01:00:18c'était pas un truc
01:00:20qui était acheté
01:00:20dans un magasin
01:00:21et on retrouve
01:00:22à l'arrière de la voiture
01:00:23devant Geloven
01:00:25des fibres
01:00:25qui correspondent
01:00:26aux deux petites
01:00:27une à gauche
01:00:27et une à droite
01:00:28donc effectivement
01:00:29la garde à vue
01:00:29prend tout de suite
01:00:30une tournure
01:00:31plus insistante
01:00:32et à la fin
01:00:33c'est ce qu'il dit
01:00:35je n'ai pas voulu le faire
01:00:36il y a une scène extraordinaire
01:00:38où à un moment donné
01:00:39le fil se rompt
01:00:40il dit
01:00:41vous aimez
01:00:42les femmes
01:00:43parce que
01:00:43vous êtes les plus nombreux
01:00:44et vous vous croyez légitime
01:00:46en termes de sexualité
01:00:47et vous votez des lois
01:00:48moi j'aime les petits garçons
01:00:49j'aime les petites filles
01:00:50je vais satisfaire
01:00:52mes besoins sexuels
01:00:53dans les pays
01:00:54du tiers monde
01:00:55notamment en Thaïlande
01:00:56à l'époque
01:00:56où il n'y avait pas
01:00:57de réciprocité
01:00:58maintenant vous êtes quand même
01:00:59susceptibles d'être
01:01:00poursuivis en France
01:01:00et je ne vous dirai plus rien
01:01:02et le commandant
01:01:03de la section de recherche
01:01:04à ce moment là
01:01:05s'avance vers lui
01:01:06et on savait
01:01:07qu'il avait fait
01:01:08le gros séminaire
01:01:09le soulève de sa chaise
01:01:10et
01:01:12Van Gelhoven dit
01:01:13ne frappez pas
01:01:14et le commandant
01:01:15de la section de recherche
01:01:16dit
01:01:16j'ai jamais frappé personne
01:01:17je ne le ferai pas aujourd'hui
01:01:19il le rassoit
01:01:21il lui a dit
01:01:21maintenant
01:01:21vous allez parler
01:01:22parce que c'est moi
01:01:23ce n'est pas moi
01:01:23qui vous juge
01:01:24c'est Dieu
01:01:25et à ce moment là
01:01:26il raconte effectivement
01:01:27ce qui s'est passé
01:01:28et il termine par ça
01:01:29en disant
01:01:30mais je ne comprends pas
01:01:31je n'avais jamais
01:01:31l'intention de faire ça
01:01:32on va retourner à Pucasquier
01:01:34à retrouver
01:01:34Célia Vallée
01:01:36Célia d'Angers
01:01:37donc c'est là
01:01:38à Pucasquier
01:01:38que ce corps
01:01:39a été découvert
01:01:40tout à l'heure
01:01:40en début d'après-midi
01:01:43oui c'est un corps
01:01:45d'enfant
01:01:45voilà ce qu'a confirmé
01:01:47par voie de communiqué
01:01:48de presse
01:01:48le procureur d'Agin
01:01:49un corps d'enfant
01:01:51avec des vêtements
01:01:52similaires
01:01:53à ceux que portait
01:01:53Liana
01:01:54le jour de sa disparition
01:01:55le procureur d'Agin
01:01:56qui n'a pas confirmé
01:01:57l'identification
01:01:58de ce corps
01:02:00on ne sait pas
01:02:00de quel corps il s'agit
01:02:02en revanche
01:02:02on a eu plus d'informations
01:02:03sur sa localisation
01:02:05ce corps
01:02:06il a été retrouvé
01:02:06dans un silo agricole
01:02:08un silo agricole
01:02:09dans lequel
01:02:10le premier suspect
01:02:11de cette affaire
01:02:12avait travaillé
01:02:13on l'a appris
01:02:13de source concordante
01:02:14à notre service
01:02:16pour les justices
01:02:16il a travaillé
01:02:18sur ce silo agricole
01:02:19il le connaît
01:02:19et c'est en lien
01:02:21avec le témoignage
01:02:22que j'ai reçu
01:02:22tout à l'heure
01:02:23de la part du sénateur
01:02:24du Gers
01:02:24Alain Dufour
01:02:25qui habite à proximité
01:02:26de ce silo agricole
01:02:27il y passe devant
01:02:28tous les jours
01:02:29et il m'expliquait
01:02:30que pour lui
01:02:30c'est un silo agricole
01:02:31qui est désaffecté
01:02:32où il n'y a personne
01:02:33depuis des années
01:02:34et qu'il faut connaître
01:02:35pour y aller
01:02:36voilà ce qu'il me disait
01:02:37tout à l'heure
01:02:38en tout cas
01:02:38ce silo agricole
01:02:39c'est désormais
01:02:40une scène de crime
01:02:40une scène de crime
01:02:41où il y a les techniciens
01:02:43de l'identification criminelle
01:02:44qui y travaillent actuellement
01:02:45et les réalisent
01:02:46des analyses
01:02:47des prélèvements
01:02:48très précis
01:02:48avant de passer
01:02:50leur travail
01:02:50aux médecins légistes
01:02:52qui vont réaliser
01:02:53une autopsie
01:02:53dans les prochaines heures
01:02:54selon le procureur d'Agin
01:02:56l'objectif
01:02:57vous l'aurez compris
01:02:58c'est d'identifier
01:02:59ce corps d'enfant
01:03:00qui s'est retrouvé
01:03:01cet après-midi
01:03:03Célia Vallée
01:03:04en direct depuis Casquier
01:03:05pour BFM TV
01:03:07merci à vous
01:03:07Célia
01:03:08je voudrais
01:03:09Lisa Dev
01:03:09qu'on revienne
01:03:10sur la chronologie
01:03:11de la disparition
01:03:12sur l'emploi du temps
01:03:14aussi
01:03:14du principal suspect
01:03:15de Jérôme Barrella
01:03:16le jour de la disparition
01:03:17Vendredi 29 mai
01:03:18il est 15h
01:03:20en plein après-midi
01:03:20Liana sort du collège
01:03:21à Florence
01:03:225 minutes plus tard
01:03:23à 15h05
01:03:24elle est aperçue
01:03:25par un témoin
01:03:26qui dit la voir
01:03:27dans la voiture
01:03:27de Jérôme Barrella
01:03:29et ce sera confirmé
01:03:30grâce à la vidéosurveillance
01:03:32entre 15h05
01:03:33moment où elle est vue
01:03:34dans la voiture
01:03:34de Jérôme Barrella
01:03:35et 16h45
01:03:36le suspect
01:03:37dit l'avoir déposée
01:03:38près de la piscine
01:03:39c'est à la base
01:03:40de loisirs de Florence
01:03:41c'est à peine
01:03:41à plus d'un kilomètre
01:03:42du collège
01:03:43et à 16h45
01:03:44après avoir prétendument
01:03:46déposé Liana
01:03:47à la piscine
01:03:48Jérôme Barrella
01:03:48dit être allé
01:03:49à 17h
01:03:50chercher sa propre fille
01:03:51au collège
01:03:52puis entre 18h45
01:03:54et 19h
01:03:55c'est à ce moment-là
01:03:56que les parents
01:03:56de Liana
01:03:57signalent la disparition
01:03:58de leur fille
01:03:59à leur gendarmerie
01:04:00et aujourd'hui
01:04:01on apprend
01:04:01qu'un corps d'enfant
01:04:02a été retrouvé
01:04:03près du lieu
01:04:04de la disparition
01:04:04dans un silo agricole
01:04:06vers 15h
01:04:07aujourd'hui
01:04:08cette fois-ci
01:04:08regardez sur la carte
01:04:09dans le secteur
01:04:10de Puy-Casquier
01:04:10c'est donc
01:04:11à une quinzaine
01:04:12de kilomètres
01:04:13de Florence
01:04:13lieu où Liana
01:04:15a été vue
01:04:16dans la voiture
01:04:16de Jérôme Barrella
01:04:17en général
01:04:17c'est du minute par minute
01:04:18les enquêteurs
01:04:19vont essayer de
01:04:20et peut-être même
01:04:21seconde par seconde
01:04:22j'exagère en disant ça
01:04:23mais du minute par minute
01:04:23essayer de refaire
01:04:25toute la chronologie
01:04:26à partir du moment
01:04:26où Liana sort du collège
01:04:28de tout ce qui peut
01:04:29se passer ensuite
01:04:29alors
01:04:32pas forcément facilement
01:04:34alors éventuellement
01:04:35si
01:04:36la personne
01:04:37qui est mise en cause
01:04:37est véritablement
01:04:38l'auteur
01:04:39il peut
01:04:40il n'est pas obligé
01:04:41de le faire
01:04:41mais il peut donner
01:04:42effectivement
01:04:43il peut donner
01:04:44effectivement
01:04:44un itinéraire
01:04:46qui pourrait être vérifié
01:04:48ensuite c'est quoi
01:04:48c'est des témoignages
01:04:49mais on connaît
01:04:50l'heure du témoignage
01:04:51c'est extrêmement
01:04:51c'est extrêmement faible
01:04:52le meilleur outil
01:04:53dans ce cas-là
01:04:54si ça fonctionne
01:04:54ça va être le GPS
01:04:55qui va donner
01:04:56avec des points numériques
01:04:58très exactement
01:04:59l'heure
01:05:00à laquelle la voiture
01:05:01est passée
01:05:01s'il y a des arrêts
01:05:02si effectivement
01:05:03la voiture passe
01:05:04sans s'arrêter
01:05:04mais je dirais
01:05:06qu'à la limite
01:05:06on ne peut compter
01:05:07que sur cet outil
01:05:08parce que
01:05:08le témoignage
01:05:10qui ont vu passer
01:05:10des voitures grises
01:05:12même dans une ville
01:05:13où il y a 6000 habitants
01:05:15bon
01:05:16ça paraît très électorale
01:05:17le général Daouche
01:05:18nous raconte toujours
01:05:18pardon Jacques
01:05:19mais l'histoire
01:05:19de la frise chronologique
01:05:21on a besoin de ça
01:05:22dit-il
01:05:23nous police scientifique
01:05:25mais pour rejoindre
01:05:26l'enquête judiciaire
01:05:27la chronique
01:05:28la frise chronologique
01:05:30à telle heure
01:05:31à telle heure
01:05:31à telle heure
01:05:32à telle heure
01:05:32et ensuite
01:05:33on recoupe tout
01:05:33les témoignages
01:05:34des uns et des autres
01:05:35on met ça
01:05:36dans le fameux logiciel
01:05:37qui s'appelle
01:05:38Pamarena
01:05:38Anakrim
01:05:40on met ça
01:05:41dans Anakrim
01:05:41et Anakrim
01:05:42nous dit
01:05:42ça c'est cohérent
01:05:43ça c'est pas cohérent
01:05:45telle personne
01:05:45et donc c'est important
01:05:46de savoir
01:05:47de situer les gens
01:05:49qu'on dit
01:05:49dans le temps
01:05:50et dans l'espace
01:05:51dans l'affaire
01:05:53Nordal-Hollandais
01:05:54dont on a beaucoup
01:05:54parlé aujourd'hui
01:05:55on se rappelle
01:05:55de cette caméra
01:05:56de vidéosurveillance
01:05:57qui capte l'image
01:05:57d'une forme blanche
01:05:59une petite fille
01:06:00à l'époque
01:06:01son avocat avait dit
01:06:01que c'était pas
01:06:02une petite fille
01:06:02il s'est avéré
01:06:03évidemment que c'était
01:06:03la petite Maïlis
01:06:04captée dans cette voiture
01:06:05avec Nordal-Hollandais
01:06:06au volant
01:06:07c'était aussi
01:06:07l'un des moments clés
01:06:09de l'enquête
01:06:09quand tout d'un coup
01:06:10cette caméra
01:06:10dans une rue
01:06:11avait capté
01:06:12cette image
01:06:12de Maïlis
01:06:13peut-être
01:06:14l'avenir nous le dira
01:06:15qu'il va exister
01:06:16des images
01:06:17du véhicule
01:06:18de Jérôme Barrella
01:06:19si c'est bien lui l'auteur
01:06:20qui pourront apporter
01:06:21des éléments
01:06:21évidemment
01:06:22on vient de refaire
01:06:23la chronologie
01:06:24Laurent Valiguier
01:06:25vous nous dites
01:06:25à partir de cette chronologie
01:06:26que pour vous
01:06:28il y a eu un stratagème
01:06:28de la part de Barrella
01:06:29cet après-midi là
01:06:31pour moi
01:06:32d'après les éléments
01:06:33des témoignages
01:06:33ces histoires de goûter
01:06:35qu'il a porté à la petite fille
01:06:36ses contacts
01:06:37ses liens qu'il avait
01:06:38elle montait dans sa voiture
01:06:39disait les copines
01:06:40tout ça
01:06:40pour moi
01:06:41il y a
01:06:44les pédocriminels
01:06:44sont des manipulateurs
01:06:46en général
01:06:47d'ailleurs
01:06:47les policiers
01:06:48vous disent ça
01:06:49les pédocriminels
01:06:50sont assez
01:06:52c'est horrible
01:06:52ce que je vais dire
01:06:53sont assez non-violents
01:06:55ils manipulent
01:06:56et d'ailleurs
01:06:57dans leur manipulation
01:06:58dans leur stratagème
01:06:59il y a le fait
01:07:00qu'ils vont culpabiliser
01:07:01ces enfants
01:07:02qu'ils vont essayer
01:07:02de faire en sorte
01:07:03qu'ils ne vont surtout
01:07:03pas se plaindre
01:07:04qu'ils ne vont surtout pas
01:07:05de les dénoncer
01:07:06donc en réalité
01:07:07tout ça fait partie
01:07:08de l'opération
01:07:09d'ailleurs on le voit bien
01:07:10c'est pour ça
01:07:11que la plainte
01:07:12de la petite Rosa
01:07:13qui a révélé BFM
01:07:14l'autre soir
01:07:15elle est édifiante
01:07:16du personnage
01:07:17parce que la petite Rosa
01:07:19même quand elle s'est plainte
01:07:20il a fait un chantage
01:07:22au suicide
01:07:23il a dit
01:07:23que attention
01:07:24que ses parents
01:07:25allaient avoir des ennuis
01:07:26etc
01:07:26il l'a manipulée
01:07:27pour qu'elle ne parle pas
01:07:28c'est aussi
01:07:29toujours un petit miracle
01:07:30c'est pour ça qu'il faut
01:07:31prendre les choses
01:07:32toujours à l'envers
01:07:33dans ces histoires
01:07:33c'est toujours un petit miracle
01:07:34quand les enfants parlent
01:07:35parce qu'ils ont été conditionnés
01:07:37par l'agresseur
01:07:38pour ne pas le faire
01:07:39évidemment
01:07:39donc là on ne saura
01:07:40évidemment jamais
01:07:41parce que lui
01:07:43on est toujours naïf
01:07:44parce que c'est des personnages
01:07:45pareils
01:07:45puisque nous
01:07:46dans notre grande naïveté
01:07:48on s'imagine
01:07:49qu'ils vont
01:07:50qu'ils nous doivent
01:07:51à nous
01:07:52enfin surtout aux parents
01:07:53qu'ils doivent la vérité
01:07:54évidemment
01:07:55eux ils sont emmurés
01:07:56dans leur silence
01:07:57ils ne parlent
01:07:58pratiquement
01:07:59jamais
01:07:59il n'y a jamais
01:08:01d'aveu spontané
01:08:02il y a
01:08:02d'ailleurs
01:08:03parce qu'on se dit
01:08:04aujourd'hui
01:08:04ça aurait été son intérêt
01:08:05de dire tout ça
01:08:06pas du tout
01:08:07le landais
01:08:08n'a rien dit
01:08:09s'il n'y avait pas eu
01:08:10cette goutte de sang
01:08:11parce que la juge d'instruction
01:08:12a dit aux gendarmes
01:08:14refouiller encore
01:08:15le coffre arrière gauche
01:08:16je
01:08:16je suis
01:08:18je suis
01:08:18il passe au karcher
01:08:19le coffre trop longtemps
01:08:20il y a quelque chose
01:08:21donc en réalité
01:08:22c'est toujours un miracle
01:08:23des enquêteurs
01:08:24là le miracle des enquêteurs
01:08:26c'est qu'ils ont
01:08:27retrouvé la petite fille
01:08:28dans un délai raisonnable
01:08:29et que son corps
01:08:30va nous dire
01:08:31beaucoup de choses
01:08:31sur la façon dont elle a été tuée
01:08:32et vous parliez de manipulation
01:08:33alors on verra
01:08:34si au final
01:08:35c'est cet homme
01:08:36c'est bien cet homme
01:08:36qui a commis ce crime
01:08:38lui qui est en détention
01:08:40provisoire
01:08:40d'ores et déjà
01:08:41ce soir
01:08:42vous parliez de manipulation
01:08:43en tout cas
01:08:44des témoins
01:08:45et vous allez en entendre une
01:08:46racontent que
01:08:47le vendredi de la disparition
01:08:49le vendredi soir
01:08:49ils participent
01:08:50en recherche
01:08:51pour tenter de retrouver
01:08:52la petite Lyana
01:08:54on entend toquer à la porte
01:08:55c'est qui qui sonne
01:08:57à ce soir là
01:08:57vu que nous
01:08:58on ne reçoit jamais
01:08:59Cramonde
01:09:00et là
01:09:00il ouvre la fenêtre
01:09:01de la cuisine
01:09:02et il voit Jérôme
01:09:04bon
01:09:04du coup
01:09:05il referme
01:09:05hop
01:09:05il sort
01:09:06et c'est là
01:09:07qu'il nous a dit
01:09:08il y a une petite fille
01:09:09qui a disparu
01:09:10Lyana
01:09:11est-ce que vous l'avez vue
01:09:13bon
01:09:13on a dit
01:09:14attends
01:09:14enfin
01:09:15Lyana a disparu
01:09:16donc on sort
01:09:17enfin
01:09:17on était dehors
01:09:18on appelle Inès
01:09:19on lui dit
01:09:19est-ce que tu as entendu
01:09:20quelque chose
01:09:21est-ce que Lyana
01:09:22t'aurait dit
01:09:22quelque chose
01:09:23qu'elle voulait fuguer
01:09:24ou quoi que ce soit
01:09:25je pense qu'il peut
01:09:26elle me dit
01:09:26non non
01:09:27elle me dit
01:09:28donc ça veut dire
01:09:29qu'elle a disparu
01:09:29et donc Jérôme
01:09:30nous a posé cette question
01:09:31elle a disparu
01:09:32vous ne l'avez pas vue
01:09:32elle a dit
01:09:33non non du tout
01:09:33du tout du tout
01:09:34du tout
01:09:35ça ne nous dit rien du tout
01:09:36et de là en fait
01:09:37il est reparti après
01:09:38il a dit
01:09:38je vais aller faire le tour
01:09:39pour voir si on la trouve
01:09:41par là
01:09:41il était quelle heure
01:09:42quand Jérôme B
01:09:43est venu chez vous
01:09:44c'était entre 8h15
01:09:46enfin 20h15
01:09:46et 20h30
01:09:48voilà
01:09:49il était comme
01:09:50c'était vendredi soir
01:09:51il était comme
01:09:52normal
01:09:53tout à fait normal
01:09:54l'impression inquiète
01:09:56d'une petite fille
01:09:57qui a disparu
01:09:58puisque comme moi
01:09:59ça aurait pu être
01:10:01mais franchement
01:10:02une personne
01:10:03tout à fait normale
01:10:05ce ne serait pas
01:10:05la première fois
01:10:07Dominique Rizet
01:10:08que l'on assiste
01:10:09effectivement
01:10:09et que l'on voit
01:10:11un suspect
01:10:12même plus qu'un suspect
01:10:13dans certaines affaires
01:10:14participer aux recherches
01:10:15de la personne
01:10:16qui vient de tuer
01:10:16ce qui est incroyable
01:10:17Mélanie me disait
01:10:18en écoutant le témoignage
01:10:19il ne sait pas encore
01:10:20qu'il est ciblé
01:10:21ce n'est pas encore
01:10:22que la vidéosurveillance
01:10:22l'a filmé
01:10:23ce qui est incroyable
01:10:24c'est son aplomb
01:10:25de venir frapper
01:10:26est-ce que vous savez
01:10:27où elle est ?
01:10:28je suis inquiet
01:10:28on a vu
01:10:30Jonathan Daval
01:10:31il dit que sa femme
01:10:32est partie courir
01:10:33un samedi matin
01:10:33à 9h
01:10:34et à 9h15
01:10:35à 9h30
01:10:36il est chez Jean-Pierre Fouillot
01:10:38son beau-père
01:10:39le père d'Alexia
01:10:40il prend un café
01:10:41à 9h15 au bar
01:10:439h30
01:10:43et il dit à son beau-père
01:10:44phrase totalement
01:10:46surréaliste
01:10:46qui va rester dans la tête
01:10:48de Jean-Pierre Fouillot
01:10:51elle est partie courir
01:10:53j'espère qu'il ne va rien lui arriver
01:10:54pourquoi est-ce qu'il dit ça ?
01:10:56et pourquoi est-ce qu'il va
01:10:56chez Jean-Pierre Fouillot ?
01:10:58et pourquoi il est en train
01:10:59d'essayer de s'inventer
01:11:00un alibi
01:11:00mais il le fait mal
01:11:02parce que quand il le fait
01:11:03en fait il se désigne
01:11:05il a fait un truc tellement bizarre
01:11:07et il y a plein d'autres histoires
01:11:08qui ne me reviennent pas forcément
01:11:09mais de personnes
01:11:11qui vont se montrer
01:11:13pour faire croire
01:11:14que tout va bien
01:11:15qu'elles n'étaient pas sur les lieux
01:11:17et qu'elles n'ont rien à voir
01:11:17juste une chose
01:11:18Mourad Batik
01:11:19c'est une circonstance aggravante
01:11:20dans ces cas-là
01:11:21face à une cour d'assises
01:11:22par exemple ?
01:11:22alors juridiquement non
01:11:24mais par contre
01:11:25ça colore
01:11:26le dossier
01:11:27donc évidemment
01:11:29on aura tendance
01:11:30à avoir moins d'indulgence
01:11:32sur le parcours
01:11:33et vous voyez
01:11:33sur ce côté un peu
01:11:35impulsif
01:11:36quelque chose
01:11:36qui vous a dépassé
01:11:37quelque chose
01:11:37qui vous a submergé
01:11:38sur un instant
01:11:39à partir du moment
01:11:40où vous prenez le temps
01:11:42de cacher la gamine
01:11:44de penser un peu la chose
01:11:45et surtout
01:11:46de rentrer dans quelque chose
01:11:47qui est de l'ordre
01:11:47un peu de la perversion
01:11:48c'est-à-dire
01:11:49de participer aux battus
01:11:50de participer aux recherches
01:11:52de vous montrer
01:11:54sous un air inquiet
01:11:55évidemment que ça emportera
01:11:57moins d'indulgence
01:11:58qu'une personne
01:11:59qui dans les mêmes circonstances
01:12:01aurait commis l'irréparable
01:12:03ce serait immédiatement rendu
01:12:05aux forces de police
01:12:06ou aux forces de gendarmerie
01:12:07en disant
01:12:07écoutez
01:12:07je viens de commettre
01:12:08quelque chose
01:12:09d'absolument atroce
01:12:10je m'en veux
01:12:11et voilà ce qui s'est passé
01:12:12ces deux dossiers
01:12:13qui emportent
01:12:13les mêmes qualifications pénales
01:12:15mais qui in fine
01:12:16devant une cour d'assises
01:12:17ne seront pas
01:12:18appréhendés
01:12:19de la même manière
01:12:19en 30 secondes
01:12:20général
01:12:21ça vous arrivez
01:12:21d'être face
01:12:22à un cas
01:12:23comme celui-là
01:12:27je suis en train
01:12:28de chercher
01:12:28il est minuit
01:12:29moins 20
01:12:31non je pense
01:12:32avant que je le veux
01:12:33mais on en a
01:12:34parlé
01:12:34c'était pas une question
01:12:36piège
01:12:36l'addition
01:12:38elle est lourde
01:12:39Jonathan Daval
01:12:4025 ans
01:12:42tuer Alexia Daval
01:12:43ça mérite 25 ans
01:12:44pour tout le monde
01:12:45mais ça ne mérite pas
01:12:4525 ans
01:12:46ils se sont disputés
01:12:48c'est pas quelqu'un
01:12:49qui d'habitude
01:12:49battait sa femme
01:12:50il se dispute
01:12:51ça va mal ce soir-là
01:12:52il l'étrangle
01:12:53il la pousse dans l'escalier
01:12:54elle tombe
01:12:56et donc il prend 25 ans
01:12:57parce qu'il est insupportable
01:12:59parce qu'il a menti
01:13:00parce qu'il a pleuré
01:13:02parce qu'il nous a tous trompés
01:13:04ça aurait pu être 20
01:13:05ça aurait pu être 20
01:13:0618-20
01:13:07c'est 25
01:13:08c'est une peine normale
01:13:09pour moi c'est une peine normale
01:13:10que ceux qui m'écoutent parler
01:13:12se disent
01:13:13disparisé a perdu la tête
01:13:14c'est une peine normale
01:13:15mais c'est une peine
01:13:17pour ça aussi
01:13:18dans laquelle il y a le mensonge
01:13:19qui n'est pas une qualification pénale
01:13:22mais je sais Mélanie
01:13:23pour toi c'est pas entendable
01:13:24meurtre sur conjoint
01:13:25c'est quand même
01:13:26évidemment très grave
01:13:27et mérite une peine très lourde
01:13:28bien sûr que c'est très grave
01:13:29j'ai jamais dit
01:13:30c'est pas Mélanie
01:13:31et tu le sais