00:00Il y a un autre témoignage ce soir important, celui-là récolté par le magazine Elle.
00:05On se souvient tous de la chanson « Le Café des Délices ».
00:07La voix féminine dans cette chanson est celle de Leïla Dorian et elle aussi dit être victime de Patrick Bruel.
00:15Oui, Leïla Dorian rencontre Patrick Bruel quand elle est jeune chanteuse.
00:19C'est aux victoires de la musique que les deux artistes partagent quelques mots en échange.
00:23Donc Leïla raconte au magazine Elle, regardez, tu es berbère, m'a-t-il demandé, comme moi.
00:28Je lui ai répondu oui, mais on n'est pas de la même tribu, ça la fait rire.
00:31Quelques jours après cet échange, Patrick Bruel lui propose de participer à l'enregistrement de cette chanson, la chanson «
00:37Le Café des Délices ».
00:38Et Leïla raconte que Patrick Bruel lui propose de venir chez lui pour discuter de potentielles chansons qu'il pourrait
00:43lui écrire à elle, cette jeune chanteuse en début de carrière.
00:46Jusqu'à ce qu'elle sente, dit-elle, que la discussion professionnelle se transforme en tentative de séduction.
00:51Patrick Bruel aurait quitté la pièce, selon ses dires. Il a quitté la pièce avant de revenir en slip.
00:56Je suis choquée, mal à l'aise. Je lui dis que je ne suis pas du tout intéressée.
01:00Elle raconte, alors que je le repoussais, il m'a lancé une phrase restée gravée dans ma mémoire.
01:05Tu sais le nombre de nanas qui rêveraient d'être à ta place.
01:08Je lui ai répondu que s'il ne me laissait pas tranquille, j'en parlerai à Hervé, c'est le
01:11directeur du label.
01:13Ça lui a fait l'effet d'une gifle. Il s'est arrêté et m'a sèchement dit de partir.
01:17L'Aïla Dorian dit avoir été forcée ensuite à céder ses droits gracieusement sur le titre au Café des délices.
01:22Et elle dit que c'est ce qu'elle appelle des représailles silencieuses après avoir précisément refusé les avances de
01:29Patrick Bruel.
01:29Maître Leborn, une petite question. Est-ce que les juges lisent tout ça ?
01:32Ah oui, les juges lisent tout. Mais voyez-vous, je pense qu'il ne faut pas confondre une certaine brutalité,
01:40rusticité, primarité.
01:42J'entends deux exemples. Cette jeune hôtesse de l'air, il y a une tentative de séduction qui s'arrête
01:50parce qu'elle ne veut pas.
01:52Et là...
01:53Elle parle de violence quand même.
01:55Il l'empoigne.
01:56C'est une tentative sexuelle, mais il lui empoigne les poignets. On est dans la violence.
01:58Oui, il lui a pris le poignet.
02:00Mais quand elle a dit qu'elle ne voulait pas, elle est repartie. J'ai bien compris.
02:05Mais ce n'est pas une tentative de séduction, ça, Mette.
02:07Une tentative de prise de pouvoir sur le corps d'une femme, on appelle ça une tentative d'agression sexuelle.
02:11Non, si vous pensez que le fait de prendre le poignet, c'est une agression sexuelle, moi, je veux bien.
02:16Mais enfin, c'est quand même un peu excessif.
02:18Et cette jeune chanteuse, il se comporte comme si les choses devaient absolument ne pas aller de soi et qu
02:28'on ne puisse pas lui résister.
02:29Ce n'est pas d'une élégance folle.
02:31Mais il n'y a pas de contrainte.
02:32Quand elle dit qu'elle n'est pas intéressée, elle s'en va.
02:34Bon, donc vous voyez, je ne veux pas plaider pour qui que ce soit, pour Brouëlle, que je ne connais
02:40pas du tout.
02:41Mais je pense qu'il faut voir les choses avec une certaine différence.
02:47C'est-à-dire qu'on peut être un peu un buteur.
02:51Mais à chaque fois que vous rencontrez un buteur, ce n'est pas nécessairement un violeur.
02:55Vous voyez, c'est plus compliqué peut-être qu'on ne croit.
02:58Non, mais sauf que la justice est encore en train d'enquêter.
03:00Bien sûr.
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