- il y a 11 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00A la suite de cette édition spéciale, on est en direct avec vous ce soir notamment pour parler de cet
00:03antavirus, une française.
00:07Et ce soir dans un état grave hospitalisé à Paris après avoir été testée positive à ce virus qui a
00:11frappé un bateau de croisière, vous le savez, ces dernières semaines.
00:13On avait 9 cas recensés parmi les passagers, 3 sont décédés.
00:17Décédés, pardon, je disais, Lisa Def, on avait 9 cas recensés, il y en a un de plus ce soir.
00:22Oui, en Espagne, puisque parmi les passagers qui étaient isolés à l'hôpital militaire de Madrid, l'un d'entre
00:27eux qui avait fait un test à son arrivée.
00:28On apprend ce soir grâce à la ministre espagnole de la Santé que le test est positif, le patient reste
00:33isolé et il est bon à savoir, il n'a toujours pas de symptômes.
00:36Et on peut aller aussi aux Pays-Bas ce soir parce qu'un patient infecté par l'antavirus était traité
00:41dans un hôpital, hôpital dans lequel il y a eu des erreurs de procédure.
00:44C'est ce que dit la direction de l'hôpital et donc le personnel qui s'occupait de lui a
00:48été mis en quarantaine.
00:50Alors, on est en plateau ce soir pour en parler avec le docteur Agnès Ricari.
00:53Bonsoir docteur, merci d'être là, médecin urgentiste et porte-parole de SAMU Urgence de France.
00:58avec également le docteur Robert Sebag.
01:00Bonsoir docteur, merci d'être là, infectiologue à l'hôpital de la Pitié-Salle-Pétrière.
01:05Yves Tréard nous a rejoint, bonsoir Yves, Elsa, Elisa avec moi évidemment.
01:10Docteur Sebag, d'abord je m'arrête sur cette toute dernière information qui nous a tous surpris quand même,
01:15les toutes dernières informations en provenance des Pays-Bas ce soir.
01:1812 membres du personnel d'un hôpital néerlandais qui traite un patient positif à l'antavirus
01:22qui avait été évacué du navire de croisière MV Andus.
01:2612 membres du personnel ont été placés en quarantaine parce que les procédures n'ont pas été correctement suivis.
01:31Alors on a des précisions, des erreurs ont été commises pendant un prélèvement sanguin
01:35et pendant l'élimination de l'urine du patient, c'est ce qui a été expliqué par l'hôpital.
01:40Donc 12 personnes de plus en quarantaine parmi le personnel de l'hôpital.
01:46Ça arrive souvent ce genre de choses ?
01:47Écoutez, il y a des procédures, ça ne sont pas respectées, on ne peut pas prendre de risques.
01:51On ne peut pas prendre de risques, c'est une maladie, normalement c'est la souche américaine qu'on appelle
01:55la souche Ande,
01:57comme la Cordillère des Andes, et c'est une maladie, si vous voulez,
02:00dont on sait qu'il y a une transmission inter-humaine possible, ce qui n'est pas le cas pour
02:03la forme européenne et asiatique.
02:06Et ce qu'on disait, ce qu'on lit dans la littérature, c'est qu'elle est possible,
02:10mais qu'elle est peu fréquente, et que vraiment il faut avoir une proximité avec la personne qui est déjà
02:16positive.
02:17Donc voilà ce qui se passe aujourd'hui, c'est qu'il y a ces personnes-contactes,
02:20et la problématique de ce virus, c'est sa durée d'incubation.
02:23C'est-à-dire que au moment où vous êtes contaminé, si vous voulez, vous n'avez aucun symptôme,
02:28et ça peut prendre entre 15 jours, 3 semaines, ça peut aller jusqu'à 6 semaines.
02:34Et donc on est obligé, si vous voulez, de respecter ce délai, donc de faire un certain nombre de contrôles.
02:38Et j'ai vu d'ailleurs que les personnes qui ont été ramenées du bateau, les personnes-contactes,
02:42on va effectivement les hospitaliser, les surveiller régulièrement.
02:45Oui, et on va voir ce soir, c'est une des informations importantes, c'est que les règles ont été
02:48durcies en France.
02:49Il y a quelque chose qu'on va beaucoup expliquer ce soir, docteur Écaribon,
02:53c'est qu'on cherche, en France et ailleurs, là où tous les passagers ont été renvoyés,
02:59à vraiment casser les chaînes de contamination.
03:01Cette expression, elle est importante, il faut casser dès le début la chaîne de contamination.
03:06C'est le moment idéal en fait, parce qu'il y a peu de patients infectés et peu de personnes
03:11-contactes.
03:11Ça s'est développé dans un bateau, donc on a les coordonnées de tous les contacts,
03:17et également dans l'avion.
03:20Donc, si on repère en fait les chaînes de contamination, on peut les casser tout de suite
03:25et éviter la propagation de l'épidémie.
03:28Donc c'est vraiment au tout début de l'histoire qu'il faut appliquer les mesures sanitaires strictes,
03:33et c'est là-dessus où les SAMU et les SMUR sont mobilisés.
03:36Vous avez vu hier, pour le rapatriement des cinq personnes,
03:39on a mis des équipes médicales, parce qu'on sait que la maladie est grave,
03:43et à partir du moment où la personne a déclenché les symptômes,
03:47elle s'est dégradée rapidement.
03:48Donc c'était des équipes médicalisées, formées à se protéger et à traiter les patients graves,
03:55et avec une admission dans un service spécialisé pour pouvoir répondre très vite à la défaillance d'organes.
04:02Les SAMU participent vraiment, en lien avec l'ARS et les infectiologues,
04:07à la détection des chaînes de contamination.
04:09Dans une seconde, avec vous, on va essayer de comprendre quels sont les risques ce soir,
04:13comment sont confinés et surveillés les cas confirmés et tous les cas contacts.
04:17Le gouvernement, je vous le disais, durcit les règles ce soir.
04:19Essayez de comprendre aussi comment ce virus a pu se réprendre.
04:22Pour ce qui est de la passagère française,
04:24son état s'est dégradé hier alors qu'elle était sur le chemin du retour vers la France.
04:28Quatre autres passagers et 22 autres personnes sont considérées comme des cas contacts.
04:33On voit ça avec Raphaël Redon et Emmanuel Abron.
04:37Sur le tarmac de l'aéroport de Ténérife,
04:40un avion est spécialement affrété pour évacuer les derniers passagers du navire
04:46dans lequel s'est déclaré le foyer d'antavirus.
04:50Cette unité médicale espagnole s'occupe de protéger l'intérieur de l'appareil.
04:55Les sièges et le sol sont plastifiés
04:58et une petite bulle d'isolement est même installée.
05:03Tout est mis en place pour que la cabine de l'avion demeure imperméable à la maladie.
05:11C'est en avion aussi que cinq Français qui ont participé à la croisière
05:15ont été rapatriés hier.
05:18Parmi eux, le premier cas officiel déclaré sur le territoire.
05:23C'est la ministre de la Santé qui l'annonce ce matin.
05:26Dans les cinq Français, une des personnes pendant le voyage en avion a eu des symptômes.
05:31Elle s'est malheureusement dégradée cette nuit.
05:33Je peux dire ce matin que les tests sont revenus positifs à l'antavirus.
05:38Il s'agit d'une patiente avec un antavirus
05:42qui est dans un endroit, un hôpital spécialisé en maladies infectieuses.
05:49Il s'agit de l'hôpital Bichat à Paris.
05:52Qui a donc placé en quarantaine cette femme contaminée par ce virus,
05:56mortelle dans 30 à 60% des cas.
06:00La patiente est toujours en réanimation, dans un état stable,
06:04annonce le premier ministre Sébastien Lecornu.
06:07Parmi les quatre autres passagers français,
06:10un couple de vétérinaires retraités, originaire d'Indre-et-Loire.
06:16Quelques minutes avant de se présenter face à la presse,
06:19le maire de leur petite commune leur a parlé au téléphone.
06:23Ils sont en bonne santé, ils se sentent bien, ils n'ont pas de problème.
06:26Il y avait effectivement cette problématique qui était apparue depuis hier
06:28puisque l'une des personnes qui était avec eux dans le bus
06:31avait effectivement déclaré des symptômes de la maladie.
06:35Il faut dire aussi que c'est des personnes qui ont vu leur ancien métier de vétérinaire.
06:39Ils ont une approche de la partie médicale qui n'est pas celle de tout le monde.
06:43Donc voilà, ils sont très sereins, très posés.
06:47En plus de ces cinq ressortissants placés sous haute surveillance,
06:5122 autres français ont été déclarés cas contact.
06:55Il s'agit de personnes ayant croisé la passagère contaminée sur le navire de croisière,
07:01puis décédées.
07:03Cette néerlandaise a emprunté deux vols pour rentrer chez elle à Amsterdam.
07:09Lors du premier, elle était assise à proximité de huit français.
07:14Puis lors de son deuxième vol, dont elle a été évacuée avant le décollage,
07:19ce sont 14 français qui se trouvaient non loin d'elle.
07:23Dans ce deuxième vol, il y a 14 français qui ont été là aussi identifiés,
07:30qui ont reçu l'information et à qui, comme se l'est écrit dans le décret,
07:35nous demandons de renforcer l'isolement.
07:39Le Premier ministre annonce que chaque cas contact, sans exception,
07:44doit observer une quarantaine renforcée en milieu hospitalier.
07:49Et on va retrouver justement l'hôpital Bichat à Paris.
07:52Jocelyn Azo, quelles sont les toutes dernières nouvelles de cette passagère
07:57et des quatre autres personnes qui l'accompagnaient dans cette croisière ?
08:02Eh bien, on en sait plus ce soir sur l'état des cinq touristes français rapatriés de la croisière Hondius.
08:09Le Premier ministre a fait un point en début de soirée,
08:11notamment sur le cas le plus grave d'antavirus ici en France.
08:15C'est cette femme qui est hospitalisée à l'hôpital Bichat.
08:18Elle est en réanimation avec des symptômes aigus, mais en état stable.
08:22Son état de santé s'était dégradé ces dernières heures,
08:25après des premiers symptômes hier dans l'avion qui rapatriaient les touristes des îles Canaries vers le Bourget.
08:31Elle avait été ensuite testée dès son arrivée.
08:33Test positif, c'est le premier cas d'antavirus ici sur le sol français.
08:38Avec elle à l'hôpital Bichat, quatre autres passagers,
08:41ce sont les quatre autres touristes français qui étaient sur le bateau.
08:44Eux, pour l'instant, sont testés négatifs.
08:46Ils sont testés tous les jours parce que c'est la spécificité de ce antavirus.
08:51Une durée d'incubation qui pourrait aller jusqu'à six semaines.
08:53Il faut donc tester tous les jours pour vérifier qu'il n'y a pas de nouvelles contaminations.
08:57En attendant, ces cinq personnes, ces cinq Français vont être hospitalisés pour au moins 15 jours.
09:03Une sorte d'hospitalisation d'office.
09:05Ils auront ensuite la possibilité de rentrer chez eux avec un protocole très encadré
09:09et surtout un accord médical indispensable.
09:12Jocelyn Azeau avec Nils Olsen en direct de l'hôpital Bichat.
09:15Docteur Sébac, comment est-ce qu'on prend en charge des patients comme ceux-là ?
09:20Écoutez, d'abord, je trouve que c'est une excellente décision qui a été prise
09:23de mettre les personnes en contact également à l'hôpital et les tester régulièrement
09:26parce que vous avez toujours un risque.
09:28On ne peut pas assurer les gens 24 heures sur 24 dans un appartement.
09:31Ils peuvent contaminer d'autres personnes, avoir des visites.
09:33Donc ça, on va les tester tous les jours.
09:35On va voir s'il y a l'apparition de symptômes.
09:37Et ça commence toujours par un petit syndrome grippal, un peu de fièvre, douleur articulaire, si vous voulez.
09:44Et puis ça peut se dégrader très vite.
09:46On l'a vu, la dame, ça s'est dégradé extrêmement vite.
09:48Et là, c'est des problèmes en particulier cardio-respiratoires,
09:51avec un œdème du poumon, des troubles vasculaires au niveau de la circulation pulmonaire.
09:55Et donc, c'est la réanimation.
09:57Ça veut dire qu'on va avoir son taux d'oxygène.
09:58On va peut-être la réanimer, la mettre sous l'oxygène.
10:01Et puis attendre doucement que la personne ne puisse récupérer.
10:05Après, ce qu'on ne sait pas sur cette personne, est-ce qu'elle avait des comorbidités ?
10:08Parce que les infectiologues, on est très sensible, si vous voulez.
10:10Alors, il s'agit de personnes effectivement très actives,
10:12mais quand même d'un certain âge, on sait qu'avec l'âge,
10:14si vous voulez, vous avez une diminution de votre système de défense.
10:17Elle pouvait aussi avoir ce qu'on appelle des maladies type diabète,
10:23obésité apparemment non, cardio-vasculaire,
10:26qui fragilisent un petit peu les choses.
10:28Mais on peut être jeune aussi et attraper cette maladie.
10:31Je rappelle qu'une fois que vous êtes rentré dans la phase de maladie
10:34avec des troubles cardio-respiratoires sur cette forme-là,
10:37la mortalité est très importante.
10:39On sera avec le docteur Bréchot dans un instant.
10:43D'abord, docteur Hicaribon, comment est-ce qu'on prend en charge des patients comme cela ?
10:47Chambre particulière ? Personnel médical particulier ?
10:50Alors oui, ce sont des personnels qui sont formés à se protéger
10:54et à gérer des patients qui sont potentiellement contaminants.
10:59Et ça, ça se fait dès le préhospitalier.
11:01Même en Smur, on a ces brancards avec bulles et à pression négative
11:06de façon à ce que les patients excrétants ne puissent pas contaminer la cellule.
11:11Donc c'est une prise en charge dès le préhospitalier.
11:14Et après, on arrive dans des chambres spécialisées à pression négative,
11:17là aussi, où il y a un sas d'entrée et un sas de sortie,
11:20où les personnels s'habillent dans le sas d'entrée,
11:23gèrent le patient et enlèvent toutes leurs combinaisons en sas de sortie
11:29avec cette pression négative qui font que le virus ne veut pas sortir vers l'extérieur
11:33et contaminer le reste du service.
11:35On accueille Christian Bréchaud avec nous.
11:37Bonsoir, merci beaucoup d'être là,
11:39des virologues et ancien directeurs de l'Inserm et de l'Institut Pasteur.
11:42Une question très simple, Christian Bréchaud.
11:44À quel point ce virus vous inquiète ce soir ?
11:47Je pense que, bon, j'ai écouté un peu ce qui a été dit
11:50et je suis évidemment tout à fait d'accord.
11:53Je pense qu'on doit trouver un équilibre
11:55entre le fait que, clairement, c'est très sérieux.
12:00Il y a des personnes qui sont mortes,
12:02il y a des personnes qui sont dans un état grave,
12:04comme ça vient d'être décrit.
12:06Il y a quand même un certain nombre de cas compta
12:09qu'il va falloir suivre.
12:11Donc moi, je suis entièrement d'accord,
12:12et au Global Various Network,
12:14on suit ça évidemment de façon très attentive
12:16avec toutes les mesures d'isolement
12:18qui sont prises dans les différents pays.
12:20Inversement, ce qu'on ressent tous,
12:23c'est qu'on n'est absolument pas
12:24dans une situation de type Covid-19.
12:28Donc je dirais, inquiétude pour les quelques personnes
12:32qui sont menacées,
12:34besoin absolument d'avoir des protocoles extrêmement stricts,
12:39mais pas d'inquiétude sur un risque de pandémie.
12:44– Mais alors pardon, juste pour appuyer sur ce point-là précisément,
12:49parce que vous êtes évidemment un certain nombre
12:50de professionnels de santé, nous dire
12:52« Rien à voir avec le Covid, pas d'inquiétude ».
12:55Où est la différence principale ?
12:56Pourquoi est-ce qu'on n'est pas face à quelque chose
12:58qui ressemblerait au traumatisme
13:00qu'on a tous vécu il y a six ans ?
13:02– Oui, mais c'est une bonne question,
13:04parce qu'on peut toujours dire,
13:05au tout début de l'épidémie, de la pandémie à Covid-19,
13:09il y avait un certain nombre de personnes
13:11qui étaient également rassurantes.
13:12Et il y a eu beaucoup d'erreurs qui ont été faites
13:15au tout début en termes de communication.
13:17Donc moi, je comprends très bien l'interrogation.
13:19Ce sont des virus qui se transmettent de façon…
13:21avec une force, je dirais,
13:24avec une infectiosité qui n'a rien à voir.
13:27Et donc, il y a des transmissions inter-humaines
13:29des antivirus, absolument la preuve.
13:32Il y en avait eu en 2018, je pense,
13:34ça a peut-être déjà été dit,
13:35mais il y avait eu donc, je crois, 34 cas
13:38avec au moins 11 décès.
13:40Donc, bien sûr, c'est sérieux.
13:42Et ce sont des foyers de diffusion.
13:44Mais il n'y a pas…
13:45Le virus a des propriétés, si vous voulez, intrinsèques
13:49qui font que sa capacité de diffusion
13:52et de créer une pandémie n'a rien à voir.
13:54La deuxième chose qu'il faut quand même souligner,
13:56c'est que la réaction de l'OMS,
13:58qui est souvent critiquée,
14:00moi, je la trouve tout à fait correcte.
14:01La réaction des autorités sanitaires en France également,
14:05comme d'ailleurs dans les autres pays européens
14:07et dans le monde.
14:09Et donc, on n'est pas dans une situation identique
14:13à cause de la différence entre les virus,
14:15de leur capacité de transmission,
14:18encore une fois, de personne à personne,
14:20mais également du fait des procédures de réaction.
14:24Alors, justement, vous parliez de l'OMS,
14:26l'Organisation mondiale de la santé,
14:27qui a organisé, qui a essayé de coordonner un peu
14:29ces évacuations depuis Ténérive,
14:31depuis le bateau qui était placé à Ténérive
14:34jusque dans un certain nombre de pays européens
14:36et au-delà de l'Europe.
14:37Le patron de l'OMS a pris la parole ce soir.
14:39Et il a notamment parlé de la France,
14:40parce qu'il y a donc cette patiente
14:42dans un état grave du côté de l'hôpital Bichat ce soir.
14:44Ce que dit le patron de l'OMS ce soir aux Français,
14:47c'est pas d'inquiétude.
14:49Je souhaite que les citoyens français
14:52ne s'inquiètent pas de cette situation.
14:56Le risque est faible et nous ne prévoyons pas de pandémie.
15:01Et le danger pour la population est également faible.
15:04C'est ce que nous avons toujours dit
15:06et c'est ce que montrent nos analyses.
15:08Je souhaite que les Français le comprennent.
15:10Le risque pour eux est faible, je le répète.
15:14Pas d'inquiétude.
15:15Voilà ce que dit le patron de l'OMS à BFM TV.
15:18Je le précise, on voit quand même Yves Tréhard
15:20et on voit ce soir Sébastien Lecornu
15:23qui durcit le ton,
15:24qui décide que les 22 cas contacts
15:27au-delà des passagers sur le bateau
15:28seront tous envoyés à l'hôpital
15:30justement pour préserver une certaine quarantaine.
15:33Ça ne durera pas forcément 40 jours
15:34mais pas forcément très loin non plus.
15:37Il y a une vraie, comment dire,
15:38une sensibilité extrême
15:41parmi la population à ce sujet.
15:42C'est normal, vous avez l'expérience
15:44et le précédent de la Covid-19
15:48qui a quand même mis, il faut le dire,
15:50la France et l'Europe et le monde par terre
15:52et des économies par terre
15:54parce qu'il y a eu des morts
15:55mais il y a eu aussi, si vous me permettez,
15:57des conséquences économiques absolument très graves
15:59et je pense que le Premier ministre aujourd'hui
16:02et le Président de la République
16:03parce qu'ils se sont parlé à distance
16:05puisque le Président est en Afrique
16:08prennent ça très au sérieux,
16:09beaucoup plus au sérieux qu'il y a 3 ou 4 jours.
16:12On a vu qu'aujourd'hui,
16:13il y a une accélération de la prise en charge
16:16effectivement des cas contacts et des patients
16:18et puis il y a quand même quelques inquiétudes.
16:20J'entendais le patron de l'OMS là
16:22mais il faut savoir que deux pays
16:24qui sont très concernés par ce virus
16:27ont quitté l'Organisation mondiale de la santé,
16:30ce sont les États-Unis.
16:32Les États-Unis où il y a des cas contacts
16:35où il y a des voyageurs qui étaient sur le bateau
16:39et bien ont été rapatriés
16:41et le Président Trump a la tête tout à fait ailleurs,
16:44il ne s'occupe pas du tout de ça
16:45et le service de santé américain
16:48est complètement désorganisé, il faut le dire.
16:51– C'est très rare de parler du ministre de la Santé
16:52de M. Trump, M. Kennedy.
16:54– C'est ça.
16:55– Sur la vaccination et tout le reste.
16:56– C'est ce que je dis, c'est ce que je suis en train de dire.
16:58C'est que le ministre de la Santé
17:01qui s'appelle Kennedy effectivement
17:03est quelqu'un qui est plutôt d'une tendance complotiste.
17:06Et pareil en Argentine.
17:07– Oui, alors justement,
17:09le souci qu'on a ce soir d'une certaine manière,
17:11c'est qu'on a bien compris qu'on avait un seul et même virus,
17:14l'antavirus face à nous
17:16et tous les cas dont on parle ce soir.
17:17Sauf qu'en fonction des pays,
17:19le protocole pour prendre en charge des patients
17:21n'est pas exactement le même.
17:22– Clairement, c'est la nationalité
17:23qui détermine la durée et les modalités du confinement.
17:26L'Organisation mondiale de la Santé
17:28recommande précisément une surveillance active
17:30et un suivi de tous les passagers
17:32et membres d'équipage pendant 42 jours.
17:3542 jours, mais ce n'est pas pour autant
17:36que cette règle est respectée à la lettre.
17:38En France, le protocole initial prévoyait 45 jours de confinement,
17:42d'abord à l'Institut Pasteur,
17:44puis à domicile si le patient était asymptomatique.
17:46Et si des symptômes apparaissent,
17:48le patient qui est chez lui redevient cas suspect
17:51et donc il réintègre la procédure de confinement
17:53dans une structure de santé.
17:54Mais Sébastien Lecornu a annoncé tout à l'heure
17:56que la procédure changeait pour se renforcer.
17:59Pour tous les cas contacts, dit-il,
18:01sans exception, c'est la quarantaine renforcée
18:03en milieu hospitalier.
18:05On a aussi le Royaume-Uni, 45 jours d'isolement,
18:07les trois premiers jours à l'hôpital.
18:08Le reste de l'isolement, 42 jours, se fait à domicile.
18:11Aux Etats-Unis, 42 jours d'isolement au total.
18:14Trois jours de moins, mais tout l'isolement se fait
18:16dans un centre du Nebraska spécialisé dans les maladies infectieuses.
18:19Ce sont des centres spécialisés qui doivent ensuite préciser
18:22quel suivi adopter et pendant combien de temps.
18:25En Espagne, 42 jours obligatoires à l'hôpital militaire
18:28uniquement pour les Espagnols.
18:30Ceux qui n'ont pas la nationalité doivent être rapatriés
18:32dans leurs pays respectifs.
18:33Sans quarantaine imposée.
18:34D'ailleurs, l'un des patients a été testé positif ce soir,
18:37on vous l'a dit.
18:38En Suisse, les cas confirmés sont hospitalisés.
18:41Sinon, c'est une procédure classique de traçage de cas contacts,
18:44comme pendant la Covid-19,
18:45avec un auto-isolement à domicile.
18:48Et aux Pays-Bas, six semaines d'isolement à domicile.
18:51S'il y a une forte suspicion de maladie,
18:53le service municipal de santé concerné
18:55doit rerouter le patient vers un hôpital.
18:58Et on a aussi appris ce soir
18:59qu'il y a eu des erreurs de procédure,
19:01puisque le personnel d'un hôpital
19:03ou un patient infecté est traité
19:05et donc mis en quarantaine,
19:06c'est 12 personnes.
19:07Et en un mot, pourquoi autant de différence ?
19:09Parce que chaque pays adapte la directive de l'OMS
19:12en fonction de ses protocoles sanitaires,
19:14de ses capacités d'accueil
19:15et de ses moyens logistiques.
19:17Comme en France,
19:17où certains médecins préconisent,
19:19et je parle sous votre contrôle,
19:20que les cas contacts soient confinés
19:21pendant six semaines à l'hôpital
19:23et pas à la maison,
19:24même s'ils sont asymptomatiques.
19:25On pense peut-être que c'est pour cela
19:26que le protocole a été adapté,
19:28comme l'a annoncé Sébastien Lecornu tout à l'heure.
19:31Mais il y a quand même un compromis
19:32qui a été fait,
19:32puisqu'un décret publié hier
19:34donne le droit au préfet
19:35de contrôler les personnes cas contacts
19:37qui sont confinées et chez elle.
19:39Et si elle déroge à cette règle,
19:40trois fois en un mois,
19:42c'est très précis,
19:43elle risque, vous le voyez,
19:43jusqu'à 10 000 euros d'amende
19:44et jusqu'à six mois de prison.
19:45Sous-titrage Société Radio-Canada
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