- il y a 1 jour
Michèle, Sylvie, Christine, Pascale. Quatre jeunes femmes âgées de 17 à 26 ans. Au début des années 80, on va les retrouver nues et étranglées, le long de la Nationale 20. Un rituel aux allures sadiques qui va se changer au fil du temps en énigme criminelle. Qui est derrière ces mises en scènes tout aussi perverses que terrifiantes ? Un ou plusieurs tueurs ?
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:02C'est l'heure du crime sur RTL.
00:06Ces jeunes femmes ont été tuées, violentées, on les a retrouvées nues pour la plupart, étranglées.
00:14Donc c'est une série criminelle qui à l'époque avait fait beaucoup de bruit mais qui n'a jamais
00:18été lucidée.
00:20Bonjour, Michel, Sylvie, Christine, Pascal.
00:25Quatre jeunes femmes âgées de 17 à 26 ans.
00:27Au début des années 80, elles sont retrouvées nues et étranglées le long de la Nationale 20.
00:33Un rituel aux allures sadiques qui va se transformer en énigme criminelle qui est derrière ces mises en scène.
00:40Une de ces affaires est relancée.
00:42Les quatre mortes de la Nationale 20, l'heure du crime.
00:46La seule émission Radio 100% fait diverser tout de suite sur RTL.
00:58Mardi 11 mars 1980, peu avant midi, un routier stoppe son camion en bordure de la Nationale 20 dans l
01:05'Essonne, à 8 km des Tempes.
01:08Le chauffeur, habitué au trajet Paris-Provence, connaît bien cet endroit qui s'appelle Mont-Désir.
01:15Un terre plein boueux, un château d'eau désaffecté et ouvert aux quatre vents qui sert de toilette aux automobilistes.
01:22À peine a-t-il franchi le seuil de l'édifice qu'un spectacle le glace d'effroi.
01:27Dans la semi-pénombre, une jeune femme blonde, aux cheveux longs, entièrement nue, se balance au bout d'une corde.
01:34Le corps est accroché en hauteur par un nœud coulant à une petite poutrelle métallique.
01:40Il a été hissé à main d'homme dans le château d'eau.
01:44Aucun vêtement, chaussures, bijoux ou sac à main.
01:47Seule une chaussette bleue a été oubliée sur le sol à proximité du cadavre.
01:53L'inspecteur Gilles Leclerc, l'un des premiers policiers arrivés sur place,
01:57confiera avoir été frappé par cette scène lugubre et terrifiante.
02:01Selon le légiste, la victime, 1m52 pour 48 kg, est une adolescente ou une toute jeune femme.
02:10Le sillon au cou est très profond.
02:12Avant d'être suspendu, la malheureuse a bien pu être étranglée à main nue.
02:17Pas de traces de viol selon le médecin, mais des traces de sperme sont pourtant relevées sur le corps.
02:22L'expert toxicologue détecte dans le corps des traces de chloroformes,
02:28mais aussi la présence d'héroïnes.
02:30Les piqûres aux bras font penser à une toxicomane.
02:33Les empreintes digitales ne donnent rien.
02:35Un appel à témoins, accompagné du visage retouché de la victime,
02:39est lancé à la télé à l'heure des dossiers de l'écran.
02:43Émission vedette d'Antenne 2 à l'époque.
02:46L'identification sera finalement possible grâce à l'empreinte dentaire.
02:50Un dentiste de la Rochelle soignait cette jeune patiente.
02:53Elle s'appelle Michelle Coutura. Elle était âgée de 17 ans.
03:01La PJ de Versailles découvre que Michelle Coutura avait coupé presque tous les ponts avec ses parents.
03:06Ils vivent en Charente-Maritime à Donpierre-sur-Mer.
03:10La jeune femme, habituée à fuguer, avait échoué à Paris, des petits boulots,
03:14puis la drogue et même la prostitution pour se payer ses doses dans le quartier des Halles.
03:20La jeune femme rentrait rarement chez elle, en Charente-Maritime.
03:24Chaque fois qu'elle se déplaçait, c'était en stop.
03:27L'inspecteur divisionnaire Marc Caliaros découvre ainsi que, peu avant sa mort,
03:33la victime faisait du stop, porte d'Orléans, au début de la RN20.
03:38Les policiers adressent un télégramme à toutes les PJ des départements voisins
03:42à la recherche d'affaires ressemblantes.
03:45Un dossier est signalé.
03:47Six ans plus tôt, lundi de Pâques 1974,
03:51une jeune femme, entre 20 et 30 ans, avait été découverte près d'Orléans,
03:56nue, pendue à un arbre.
03:58Comme au château d'eau, une chaussette avait été retrouvée sur place.
04:02Hélas, les scellés dans cette affaire ont été détruits
04:05et la victime n'a jamais été identifiée.
04:11Jeudi 25 décembre 1980,
04:14neuf mois après le meurtre de Michel Coutura,
04:17une autre jeune femme est retrouvée par un adolescent sous une bâche,
04:21à proximité de la RN20, à 5 km du château d'eau.
04:24La victime est blonde, jeune, entièrement nue.
04:27Elle n'est pas pendue, mais elle a été étranglée avec une corde.
04:31En voyant sa photo dans le journal du dimanche,
04:33un patron de café reconnaît une jeune cliente.
04:36Il s'agit de Sylvie Lehéloco, 21 ans, elle habite Paris.
04:40Elle devait rejoindre en stop sa famille à Saint-Brieuc pour les fêtes de Noël,
04:44mais elle n'est jamais arrivée à destination.
04:46À Paris, elle travaillait comme femme de ménage, chez un veuf.
04:50Ce dernier déclare l'avoir déposé le 24 décembre à la porte de Saint-Cloud.
04:56L'homme, longuement entendu, un temps soupçonné, puis mis hors de cause.
05:01Les enquêteurs des dossiers Coutura et Lehéloco travaillent la main dans la main,
05:06mais aucune piste ne se dessine.
05:10Deux victimes dans un même secteur autour de la National 20 à neuf mois d'intervalle.
05:14Alors, c'est difficile tout de suite de croire à une coïncidence, ça peut exister.
05:18Mais ici, les similitudes sont grandes.
05:21Des jeunes femmes qui se ressemblent, puis il y a cette proximité géographique.
05:24Il y a le mode opératoire qui est quasi identique.
05:28Les policiers versaillais, pour ne rien vous cacher, ils craignent fort que ça recommence,
05:32que la série continue.
05:33Ils sont très très inquiets là-dessus.
05:35Et hélas, ils ne se trompent pas, parce qu'on va voir dans le prochain chapitre de l'heure du
05:39crime
05:40qu'il va y avoir à nouveau deux mortes près de cette National 20.
05:45Bonjour Thibaut Solano.
05:47Bonjour.
05:47Merci beaucoup d'être avec nous dans cette heure du crime.
05:50Vous êtes journaliste, directeur adjoint de la rédaction à Marianne,
05:54et vous êtes l'auteur de ce livre,
05:55Sommes-nous passés à côté de tueurs en série ?
05:58C'est une vaste question qui vient de paraître aux éditions Robert Laffont.
06:02En ce moment, l'actualité est riche en matière de ratage judiciaire,
06:05mais là, effectivement, on peut se dire que les tueurs en série,
06:08il y en a beaucoup, mais peut-être qu'on ne sait pas tout ce qu'ils ont fait.
06:11Et dans ce livre, vous consacrez un excellent chapitre, d'ailleurs,
06:15à cette affaire de la National 20.
06:17Évidemment, je l'ai dévoré, je m'en suis inspiré, évidemment,
06:19pour écrire aussi cette histoire.
06:21Alors, reprenons un petit peu dans l'ordre, si vous voulez bien, Thibaut Solano.
06:25Il y a Michelle Coutura.
06:27Elle a 17 ans, elle est toute jeune.
06:29Il y a cette mise en scène macabre, et là, on hésite,
06:32parce qu'on se dit, soit c'est un détraqué absolu, un sadique,
06:37ou alors il y a quelque chose qui ne va pas.
06:39On a fait une espèce de mise en scène, peut-être, pour d'ailleurs tromper les policiers.
06:42Oui, c'est quand même très rare de découvrir un corps
06:46qu'on a pris soin de déshabiller,
06:49et qu'on a pris soin de pendre,
06:51sur ce piton métallique, effectivement, dans ce château d'eau désaffecté.
06:55Donc, c'est vrai que le premier réflexe, quand même,
06:58c'est de penser qu'il s'agit d'une mise en scène.
07:00Quelque chose qui a été fait pour glacer ceux qui auront à découvrir le corps.
07:07Et puis, c'est vrai qu'aussi, ça ne sert à rien, en fait.
07:11C'est-à-dire que ça ne sert à rien dans le fait de tuer quelqu'un,
07:14de le pendre à un piton métallique.
07:16D'ailleurs, on ne sait pas si elle est morte pendue,
07:18ou si elle n'a pas été étranglée avant.
07:20Le sillon est trop profond à l'époque.
07:22Je pense que les méthodes légistes sont un peu limitées,
07:24plus qu'aujourd'hui.
07:26Et donc, elle a du mal à savoir ce qui s'est passé.
07:27Oui, même si c'est vrai qu'en parlant avec les enquêteurs d'époque,
07:30la thèse privilégiée, c'est quand même celle d'une mise en scène,
07:34de quelque chose qui a été fait,
07:36pour quelle raison, on ne sait pas, on n'est pas dans la tête du tort,
07:38mais en tout cas, qui a été fait quand même pour frapper les esprits.
07:41Alors, c'est lugubre, effectivement,
07:42et on va se poser des questions.
07:44Et tout va très vite,
07:45puisqu'on va retrouver,
07:47neuf mois après le meurtre de Michel Coutura,
07:50une autre jeune femme.
07:52C'est Sylvie Lehé-Loco.
07:53Bonjour, Olivier Le Gall.
07:54Bonjour.
07:55Merci beaucoup d'être avec nous également dans cette heure du crime.
07:57Vous êtes chargé de mission pour les affaires d'un élucidé
08:01pour le cabinet de maître Didier Seban,
08:03qui est l'avocat de l'une des victimes dans ce dossier,
08:06l'avocat de la famille de Pascal Le Cam.
08:09Pascal Le Cam, c'est très important.
08:10On va y venir dans un instant,
08:11parce qu'il y a des révélations à faire.
08:13Vous allez voir que dans cette heure du crime,
08:15effectivement, il y a une grande nouvelle qui va être annoncée.
08:17Mais on va vous l'annoncer un peu plus tard.
08:19Olivier Le Gall.
08:22Sylvie Lehé-Loco,
08:23le mode opératoire, il est ressemblant.
08:25Il y a cet étranglement qu'on retrouve.
08:27Mais ici, à priori, il n'y a pas de mise en scène.
08:30On a l'impression que peut-être
08:32celui qui a tué, c'est un peu précipité.
08:34On le retrouve sous une bâche.
08:36C'est ce qu'ont pensé les enquêteurs de la police de Versailles, effectivement.
08:42Maintenant, ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de mise en scène
08:43que ce n'est pas le même moteur non plus.
08:46Peut-être que dans le cas de la première victime,
08:49c'est peut-être un acte un peu plus sadique.
08:53Peut-être un acte de torture, en fait, finalement,
08:55en accrochant cette jeune fille à ce piton métallique.
08:59Et dans l'autre cas, il n'a peut-être pas eu envie de le faire
09:03ou tout simplement, il n'a peut-être pas eu nécessité de le faire
09:05pour pouvoir lui donner la mort.
09:07Encore un petit mot, Olivier Le Gall,
09:09parce que vous connaissez ça par cœur.
09:10À l'époque, les méthodes d'enquête scientifiques, je parle,
09:13elles sont beaucoup plus limitées qu'aujourd'hui.
09:16Il n'y a pas d'ADN, bon, ça c'est une évidence.
09:17Mais même sur les constatations, c'est plus compliqué qu'aujourd'hui.
09:21C'est plus compliqué.
09:22En même temps, à l'époque, les enquêtes étaient quand même très bien faites.
09:28C'est-à-dire qu'ils avaient quand même connaissance de certaines choses,
09:32notamment en relevé d'empreintes digitales, etc.
09:34Bien sûr, on ne parlait pas d'ADN.
09:37Dans ces cas-là, ils disent par exemple qu'il n'y a pas eu de violence sexuelle.
09:40Or, notamment sur une des victimes, la première des victimes,
09:44Michel Coutura,
09:46on retrouve quand même des traces de sperme sur le corps.
09:48Donc, il y a forcément eu, à un moment donné,
09:50quand même des violences sexuelles.
09:51Alors ça, c'est important ce que vous dites.
09:52Parce qu'à l'époque, on dit qu'il n'y a pas de viol.
09:53Mais ce qui ne veut rien dire,
09:55parce qu'effectivement, aujourd'hui, on ne dirait plus ça.
09:57Parce qu'effectivement, on va trouver des traces de sperme.
09:59D'ailleurs, ces traces, elles vont être importantes.
10:01On va le voir dans cette enquête.
10:03Mais effectivement, c'est une terminologie.
10:05À l'époque, on dit qu'il n'y a pas de viol.
10:06Mais aujourd'hui, on n'emploierait plus cette terminologie.
10:10Thibault Solano, il y a un trait d'union entre ces deux victimes.
10:13C'est l'autostop.
10:14L'autostop, c'est une vraie piste.
10:16Tout à fait.
10:17Et ils vont beaucoup bosser, les policiers, là-dessus.
10:20Absolument.
10:20Vous le racontez dans votre livre.
10:21Oui.
10:22En fait, ceci dit, ils vont quand même mettre quelques mois
10:24à déterminer que c'était une autostoppeuse.
10:26Parce qu'ils vont mettre quelques mois à déterminer l'identité
10:28des deux, d'ailleurs.
10:29Mais notamment de Michel Coutura.
10:31Et une fois qu'ils vont déterminer que Michel Coutura
10:34a été prise en stop à la porte d'Orléans,
10:37eh bien, ils vont se poster à cet endroit-là,
10:39à plusieurs moments différents,
10:41pouvant correspondre au créneau horaire
10:43dans lequel elle a fait du stop.
10:45Et ils vont surveiller.
10:46Et ils vont mettre en place une autre technique
10:48qui est dite la technique de la chèvre.
10:50C'est-à-dire qu'une policière...
10:51Oui, c'est incroyable.
10:52Vous le raconteront dans votre livre.
10:54Ça, c'est étonnant.
10:55Allez-y.
10:56Elle va se faire passer pour une autostoppeuse
10:57et qui sera discrètement suivie
11:00par une voiture de police banalisée.
11:03Je crois même que la policière
11:04avait une arme dissimulée sur elle.
11:06Mais en fait, le truc,
11:07c'est que personne ne va s'arrêter.
11:08Il n'y a pas un seul autostoppeur
11:10qui va s'arrêter pour prendre cette policière.
11:13Une troisième,
11:15puis une quatrième victime.
11:17Les quatre mortes de la Nationale 20.
11:19Nous ne savons même pas
11:21si la folie de l'assassin
11:22est d'ordre sexuel ou mystique.
11:24L'enquête de l'heure du crime.
11:26On se retrouve dans un instant sur RTL.
11:28Bonne journée sur RTL.
11:34RTL, votre radio.
11:38Carrefour.
11:4014h-15h,
11:41Jean-Alphonse Richard sur RTL.
11:44L'heure du crime.
11:46Au programme de l'heure du crime,
11:48les meurtres de la Nationale 20.
11:49Deux jeunes femmes, 17 et 21 ans,
11:51retrouvées étranglées en mars et décembre 80,
11:54à quelques kilomètres de distance,
11:57des crimes sexuels,
11:58même si les victimes n'ont pas été violées.
12:00Un an et demi plus tard,
12:02une troisième victime.
12:07Mercredi 14 juillet 1982,
12:09un couple de touristes
12:11qui circulent sur la Nationale 20
12:12s'arrête à hauteur du petit aérodrome
12:14des Tempes-Mont-Désir,
12:16sur la commune de Guilherval,
12:18dans la chaleur écrasante.
12:19Les vacanciers chèvres viennent chercher
12:22un peu de fraîcheur dans un bosquet.
12:24Ici, j'y ai un cadavre de femme
12:27dont on distingue encore les cheveux blonds.
12:29Le corps est nu, couvert d'insectes.
12:31La putréfaction a commencé.
12:33Les policiers de Versailles,
12:34redoutés que le tueur de la N20
12:37continue à sévir,
12:38y sont fixés.
12:39Le légiste établit des constatations
12:41très proches de celles effectuées
12:43sur les deux précédentes victimes.
12:45Michel Coutura, Sylvie Lehéloco.
12:47La femme a été étranglée,
12:49avec un lien.
12:50Elle n'a pas été violée,
12:51même si l'agression sexuelle
12:52ne fait guère de doute.
12:54Elle a été laissée en position fétale,
12:56déposée ainsi après un transport en voiture.
12:59Elle est impossible à identifier.
13:01Seul signe distinctif,
13:02une bague fantaisie.
13:04Les enquêteurs vont passer en revue
13:06tous les avis de disparition
13:08de la grande région parisienne.
13:10Huit mois plus tard,
13:11un nom surgit.
13:13Christine Duvauchel,
13:1426 ans,
13:15concierge rue Pascal,
13:17dans le 5e arrondissement,
13:18à Paris.
13:19Un fils de 5 ans,
13:20son mari,
13:21concierge lui aussi,
13:22avait signalé la disparition
13:24le 13 juillet.
13:26Au soir,
13:26il précisait
13:27que son épouse portait une bague.
13:29Et c'est bien cette bague
13:30qui est au doigt de la victime.
13:32Le mari,
13:33réputé violent,
13:34porté sur la bouteille,
13:35est suspecté,
13:36placé en garde à vue.
13:37Il raconte qu'au mois de juillet,
13:39il regardait un match
13:40de la Coupe du monde de foot.
13:41Il s'est disputé avec Christine.
13:43Elle est sortie prendre l'air,
13:45il ne l'a plus jamais revue.
13:46Dans la loge,
13:47les policiers mettent la main
13:49sur des numéros
13:50du nouveau détective
13:51qui évoque les meurtres
13:53de la N20.
13:54Le mari,
13:55se serait-il inspiré
13:56des crimes précédents
13:58pour tuer son épouse ?
13:59Il nie.
14:00Le juge d'instruction estime
14:01que les charges sont trop faibles.
14:03Le mari est relâché.
14:09Dimanche 7 août 1983,
14:11un an après la mort
14:12de Christine Duvauchel.
14:13Le corps nu d'une jeune femme,
14:15cheveux châtains clairs,
14:16attachés en queue de cheval,
14:17yeux bleus,
14:18comme les autres victimes,
14:19est retrouvé par un agriculteur
14:21de Bruyères,
14:22le Châtel,
14:23à l'entrée d'un champ
14:24à 25 km d'étampe.
14:26Pas de viol,
14:26même si des mouchoirs en papier
14:28tachés de sperme
14:29sont retrouvés non loin du corps.
14:31La victime porte
14:33un fin collier d'argent.
14:35Elle a été étranglée
14:36avec un lien
14:37ou une ceinture.
14:38Cette fois,
14:39le meurtrier a voulu
14:40la torturer
14:40ou la défigurer
14:41avec une pierre
14:42et un tournevis.
14:43Des traces de pneus,
14:45ceux d'une Renault 5 Alpine,
14:47sont relevées.
14:48La victime est identifiée
14:49comme étant
14:50Pascal Le Cam,
14:51une bretonne de 21 ans
14:53employée comme dactylo
14:54pour l'été
14:55à l'Institut national
14:56de l'audiovisuel.
14:57Elle logeait à Paris
14:58chez une de ses sœurs.
14:59C'est elle
15:00qui a alerté la police
15:01après avoir lu
15:02dans Le Parisien Libéré
15:04un article
15:05sur la découverte du corps.
15:06Elle venait
15:07de signaler
15:08la disparition.
15:09La dernière fois
15:10que Pascal a été vu,
15:11c'était au pub Saint-Germain
15:13dans le quartier latin.
15:14Elle prenait un verre
15:15avec des amis.
15:16Elle a quitté le pub
15:17avec un garçon brun,
15:18grand,
15:19mince,
15:20que personne ne connaissait.
15:21Pascal Le Cam,
15:22élevé à la campagne,
15:24n'était pas du genre méfiant.
15:25Une de ses amies
15:26lui avait demandé
15:27si elle n'avait pas peur
15:29d'aller vivre à Paris.
15:30Elle lui avait répondu
15:31« Qu'est-ce que tu veux
15:32qu'il m'arrive ? »
15:35La police judiciaire
15:37va rechercher en vain
15:38l'homme que Pascal Le Cam
15:39a suivi le soir
15:40de sa disparition.
15:41Les enquêteurs penchent
15:42pour un même tueur
15:43pour trois
15:44des quatre meurtres.
15:45Ceux de
15:46Michel Coutura,
15:47Sylvie Le Héloco
15:48et Pascal Le Cam.
15:49Le cas de la concierge
15:51Christine Duvauchel
15:52pourrait être un copycat.
15:53Un crime inspiré
15:55des précédents.
15:56Les policiers ont du mal
15:57à cerner le profil
15:59de l'étrangleur
15:59de la RN20
16:00comme l'a baptisé
16:01la presse.
16:02Nous ne savons même pas
16:03si la folie de l'assassin
16:04est d'ordre sexuel
16:05ou mystique.
16:06avait déclaré
16:07après les deux
16:08premiers meurtres
16:09le commissaire
16:10Eddy Kling
16:11du SRPJ
16:12de Versailles.
16:14Quatre jeunes femmes
16:15très ressemblantes
16:16assassinées en trois ans
16:17à quelques kilomètres
16:18de distance
16:19mais aucune piste
16:20probande.
16:21Même si les policiers
16:22de la PJ de Versailles
16:23ont vraiment remué
16:24ciel et terre
16:24pour trouver des indices.
16:26Pas d'empreintes,
16:27pas d'indices suffisants
16:29en tout cas
16:29pour interpeller
16:30qui que ce soit.
16:31L'ADN n'existe pas
16:32mais un suspect
16:33va toutefois surgir
16:34dans le décor.
16:35Il faudra attendre
16:36pour ça
16:36la décennie suivante
16:37mais ça on va en parler
16:39dans la suite
16:39de l'heure du crime.
16:40Vous le connaissez d'ailleurs
16:41cet homme qui a été arrêté
16:42je vous le dis tout de suite
16:43c'est Michel Fourniret
16:43donc à l'époque voilà.
16:45Mais on va en parler
16:46de Michel Fourniret
16:46et là on va s'arrêter
16:47sur la troisième
16:50et la quatrième victime.
16:53Christine Duvauchel
16:53tout d'abord.
16:54Thibaut Solano
16:55vous êtes avec nous
16:56auteur du livre
16:57Sommes-nous passés
16:58à côté de Tueurs en série
16:59qui vient de paraître
17:00aux éditions
17:01Robert Laffont
17:02vous évoquez
17:02toute cette histoire
17:03de la N20.
17:04Pourquoi Christine Duvauchel
17:06c'est la femme du concierge.
17:09Pourquoi est-ce que le cas
17:10il est classé
17:10un petit peu à part ?
17:11C'est-à-dire qu'on n'a pas
17:12peut-être les codes
17:14qui ressemblent aux autres.
17:16Oui déjà
17:16c'est pas une autostoppeuse
17:17a priori
17:18comme les deux précédentes
17:19et puis surtout
17:21rapidement en fait
17:22les policiers
17:24vont trouver un suspect
17:25c'est le mari.
17:27Puisqu'effectivement
17:28une fois qu'ils ont identifié
17:30cette jeune femme
17:31qu'ils ont trouvé le mari
17:31qui avait signalé
17:32sa disparition
17:33le mari explique
17:34que ce soir-là
17:35ils se sont disputés
17:36qu'elle était allée
17:38prendre un verre
17:39dans un café
17:40de la rue
17:41et qu'elle a disparu
17:42comme ça.
17:43Et plus
17:44si vous voulez
17:44plus les policiers
17:47resserrent l'étau
17:48autour de lui
17:48plus il invente
17:49un peu des choses bizarres.
17:50Il va par exemple
17:51parler d'un réseau
17:51de prostitution.
17:52Peut-être qu'elle est tombée
17:53dans un réseau de prostitution.
17:54C'est vrai qu'à l'époque
17:55on le retrouve dans pas mal
17:55d'affaires comme
17:56légende urbaine
17:57qui plane un peu
17:58autour des hypothèses.
17:59Même à l'étranger
18:00des femmes qui sont enlevées
18:01etc.
18:02Exactement
18:02dans les pays de l'Est
18:03par exemple.
18:04Et en fait
18:06ce mari
18:07il a une mauvaise réputation
18:09qui est donnée
18:10par l'entourage
18:11vous l'avez rappelé
18:12problème d'alcool
18:13problème de violence
18:14il se contredit
18:16aussi sur un point
18:17par exemple
18:17il dit qu'il n'avait
18:18pas de voiture
18:18au moment où
18:19elle a disparu
18:20qu'elle était au garage
18:21pour réparation
18:22et en fait
18:22en cherchant
18:23les enquêteurs
18:24découvrent qu'il avait
18:25bien sa voiture
18:25ça fait beaucoup
18:28et effectivement
18:28j'ai envie de dire
18:31c'est tout juste
18:31pour lui
18:32pour le mari
18:32on s'est posé
18:33beaucoup de questions
18:35le juge a estimé
18:36qu'il n'y avait pas
18:37assez de charges
18:37on le laisse partir
18:38à l'époque
18:39c'est vrai que ça va
18:40très vite
18:40beaucoup plus vite
18:41qu'aujourd'hui
18:41aujourd'hui
18:41on serait peut-être
18:42revenu sur ce personnage
18:44à l'époque
18:44c'est pas le cas
18:45c'est fini
18:45c'est classé
18:46donc on va pas
18:47chercher beaucoup plus loin
18:48d'ailleurs
18:48en discutant avec
18:49les policiers
18:50de la PJ de Versailles
18:51de l'époque
18:51on s'aperçoit
18:52qu'ils étaient
18:52un peu furieux
18:53là dessus
18:54et qu'ils n'ont pas
18:55bien compris
18:55ce qu'avait fabriqué
18:56le juge d'instruction
18:57c'est une autre affaire
18:58le fait est
18:58c'est que
18:59c'est fini
19:00pour cette histoire
19:01en tout cas
19:02alors la quatrième victime
19:03c'est Pascal Lecam
19:06on sait qu'elle est partie
19:07avec un garçon
19:08elle était dans Paris
19:09mais Pascal Lecam
19:10on va le dire tout de suite
19:12il y a une grande annonce
19:13aujourd'hui
19:13qu'on va faire autour
19:14de Pascal Lecam
19:15Olivier Legal
19:15vous êtes avec nous
19:16vous travaillez pour le cabinet
19:17de maître Didier Seban
19:19qui est l'avocat
19:19de la famille
19:20de Pascal Lecam
19:21le dossier était classé
19:23de Pascal Lecam
19:24et bien on rouvre
19:25l'enquête
19:25c'est ça ?
19:27oui c'est ça
19:28maître Didier Seban
19:29a eu la confirmation
19:30aujourd'hui
19:30par le parquet
19:31du pôle Colcaise
19:31de Nanterre
19:33que le dossier
19:34allait être repris
19:35en enquête préliminaire
19:37par des enquêteurs spécialisés
19:39qui sont
19:39l'OCRVP
19:40l'Office central
19:41pour la répression
19:42des violences aux personnes
19:43qui sont experts
19:44en la matière
19:46en matière
19:46de reprise
19:47d'enquête
19:48de Colcaise
19:49notamment
19:50c'est une grande annonce
19:51puisque nous
19:52on représente
19:52effectivement
19:53le cabinet
19:53représente
19:54la soeur
19:55de Pascal Lecam
19:56Gislaine Lecam
19:57et évidemment
19:58de savoir
19:59que ce dossier
20:00va être réouvert
20:01en sachant
20:01en plus
20:02qu'on a potentiellement
20:04peut-être
20:04on ne peut pas
20:05l'accuser sans preuve
20:06mais en tout cas
20:06peut-être que des preuves
20:07il y en a forcément
20:08dans ce dossier
20:09concernant un individu
20:11dont vous allez certainement
20:11parler tout à l'heure
20:12bien sûr
20:12bien sûr
20:13on va en parler
20:13de cet individu
20:14c'est très important
20:15l'annonce que vous venez
20:16de faire
20:16Olivier Le Gall
20:17parce que
20:17effectivement
20:18vous l'avez dit
20:18pour la famille
20:19c'est capital
20:20et puis ensuite
20:21on a
20:22dans ce dossier
20:23le dossier est loin
20:23d'être vide
20:24justement
20:24un mot là-dessus
20:26elle est partie
20:27avec un garçon
20:28on le sait
20:29au peuple Saint-Germain
20:30les témoignages
20:30de l'époque
20:32le confirment
20:33ensuite
20:33il y a
20:34un acharnement
20:35sur le corps
20:36qui est en mode
20:37opérateur
20:38un peu différent
20:38et puis
20:39il y a des mouchoirs
20:40tachés de sperme
20:41qui ont été récupérés
20:42sur cette scène de crime
20:43oui
20:44et surtout
20:44ces mouchoirs-là
20:46finalement
20:46qui vont
20:48en 2008-2009
20:50donner un peu
20:51la clé
20:52aux enquêteurs
20:53c'est-à-dire
20:54qu'en récupérant
20:56l'archive
20:56de cette procédure
20:58les enquêteurs
20:59ont découvert
21:00une enveloppe
21:00de papier craft
21:02agrafée
21:03à quelques PV
21:04et à l'intérieur
21:05se trouvaient
21:05ces Kleenex
21:06et forcément
21:09en analysant
21:10ces Kleenex
21:11ils se sont aperçus
21:12que c'était bien
21:12du sperme
21:13qu'il y avait dessus
21:14et que ça matchait
21:15avec un individu
21:16qui était déjà
21:16connu au FNAG
21:17et ça on va en parler
21:18de cet individu
21:19c'est très important
21:20mais tout de suite
21:20il y a un autre suspect
21:21le premier suspect
21:23en fait dans cette affaire
21:24qui est un illustre
21:25inconnu
21:26j'ai envie de dire
21:26comme ça
21:26il n'est pas encore
21:28baptisé l'ogre
21:28des Ardennes
21:29les quatre morts
21:30de la nationale 20
21:31il était froid
21:32et cynique
21:33il nous a rionné
21:34l'enquête
21:35de l'heure du crime
21:35que faisait
21:37Michel Fourniret
21:38et futur tueur
21:39en série
21:39aux abords
21:40de la nationale 20
21:41à suivre
21:41dans un court instant
21:42sur RTL
21:45Tous les jours
21:46toute la journée
21:47c'est RTL
21:54L'heure du crime
21:55présentée par
21:56Jean-Alphonse Richard
21:57sur RTL
21:58Sur la nationale 20
21:59un tueur peut en cacher
22:00un autre
22:01voire plusieurs
22:01effectivement
22:02sur cette série
22:03on peut imaginer
22:05que plusieurs tueurs
22:06aient pu agir
22:07sur la même zone
22:08soit ensemble
22:09puis séparément
22:10soit se soient croisés
22:12sans même le savoir
22:14Heure du crime
22:15consacrée aux quatre
22:16mortes de la nationale
22:1724
22:17jeunes femmes
22:18assassinées
22:19entre 1980
22:19et 1983
22:21dans ce coin
22:22de l'Essonne
22:23victime déshabillée
22:24étranglée
22:24non violée
22:25même si les attaques
22:26sont sexuelles
22:27moins d'un an
22:28après la dernière victime
22:30un futur
22:31tueur en série
22:32est arrêté
22:37vendredi 1er juin
22:381984
22:3910 mois
22:40après le 4ème meurtre
22:41de la nationale 20
22:42la PJ de Versailles
22:44place en garde à vue
22:45un mécanicien
22:47de machine
22:47de cordonnerie
22:49un certain
22:49Michel Fourniret
22:5042 ans
22:51il est à ce moment-là
22:52en détention
22:53il a été interpellé
22:543 mois auparavant
22:55pour avoir agressé
22:56une automobiliste
22:58sur le parking
22:58d'un supermarché
22:59d'Ormois
23:00à 30 km
23:01d'étampes
23:02armé d'un pistolet
23:03et d'une fausse fiole
23:04de vitriol
23:05il avait ordonné
23:06à la jeune femme
23:07de se déshabiller
23:08il voulait voir
23:09si elle était vierge
23:10la victime
23:11avait réussi à s'enfuir
23:12si les enquêteurs
23:13s'intéressent
23:14à cet individu
23:15c'est qu'il a reconnu
23:16les agressions
23:16d'au moins 14 jeunes femmes
23:18depuis 1977
23:20dans les départements
23:22de l'Essonne
23:22des Yvelines
23:23de l'Eure-et-Loire
23:24qui plus est
23:25se fournirait
23:26se déplace
23:27dans une Peugeot 504
23:28Breck
23:30véhicule identique
23:30à celui
23:31qui a laissé des traces
23:32près du château d'eau
23:33où la première victime
23:34avait été retrouvée pendue
23:36en garde à vue
23:38Fourniré
23:38ne semble ni inquiet
23:39ni décontenance
23:41et il reconnaît
23:41qu'il traîne
23:42beaucoup dans la région
23:43il circule fréquemment
23:44sur la RN20
23:45mais c'est pour son boulot
23:47pas pour s'en prendre
23:48à des femmes
23:49dit-il
23:49il sourit
23:50en reconnaissant
23:51qu'il peut s'intéresser
23:52aux autostoppeuses
23:53mais il n'a rien à voir
23:54avec les meurtres
23:55tout ce qu'il sait
23:56c'est ce qu'il a pu lire
23:57dans les journaux
23:58la garde à vue
23:59tourne court
23:59le policier Gilles Leclerc
24:01présent lors de l'interrogatoire
24:02écrira
24:03il était froid
24:05et cynique
24:06il nous a rionné
24:07il a tout de suite vu
24:09que nous n'avions pas de billes
24:1419 ans plus tard
24:15jeudi 26 juin 2003
24:17Michel Fourniré
24:18est arrêté en Belgique
24:19après l'enlèvement
24:20d'une petite fille
24:20de 13 ans
24:21les enquêteurs français
24:22vont alors découvrir
24:23le parcours criminel effarant
24:25de ce tueur
24:26et violeur en série
24:28sa présence dans l'Essonne
24:30au moment des 4 crimes
24:31recensés
24:31est étudié
24:32le mode opératoire
24:34pourrait correspondre
24:35à celui de Fourniré
24:36un adepte du voyeurisme
24:37mais aucun lien
24:39ne sera jamais établi
24:40avec le dossier
24:42de la N20
24:44avec nous
24:45dans cette heure du crime
24:46là dont nos invités
24:46c'est Thibaut Solano
24:47et le titre
24:48de votre ouvrage
24:49Thibaut Solano
24:50il est approprié
24:50à ce que je viens de raconter
24:51sommes-nous passés
24:52à côté de
24:53tueurs en série livre
24:54qui est paru
24:54aux éditions
24:55Robert Laffont
24:57Fourniré
24:58c'est intéressant quand même
24:59même si cette garde à vue
25:01on sent d'ailleurs
25:01que les policiers
25:02sont un peu jeunes
25:03face à Michel Fourniré
25:04il n'est pas très connu
25:05il n'est même peu connu
25:06ou pas connu
25:07du grand public
25:08mais il a déjà
25:08de l'expérience
25:09oui et en fait
25:10ce qui frappe
25:11les policiers
25:12c'est qu'il avoue
25:14sans trop de difficulté
25:15une quinzaine
25:16d'agressions
25:17certaines seront d'ailleurs
25:19qualifiées en attentat
25:20à la pudeur
25:20à l'époque
25:21ce serait des viols
25:22aujourd'hui
25:22des agressions sexuelles
25:24exactement
25:24c'est comme une autre époque
25:25et cette facilité
25:27avec laquelle il avoue
25:28autant de faits
25:30finit par poser question
25:31c'est à dire
25:31est-ce que finalement
25:32il ne cache pas
25:33autre chose
25:34c'est ça ce que se demandent
25:35des policiers
25:36autre chose
25:36ce serait un crime
25:37bon il se trouve
25:38que de tout ce qu'on sait
25:40aujourd'hui de Fourniret
25:41il serait passé à l'acte
25:42plutôt après son séjour
25:44en prison
25:44qui sera consécutif
25:46justement à ces affaires-là
25:47cette quinzaine
25:48d'agressions
25:49c'est à dire
25:50qu'il a fallu la rencontre
25:51avec Monique Olivier
25:52pour qu'il devienne
25:53meurtrier
25:53c'est en tout cas ce qu'on croit
25:55on ne sait jamais
25:55peut-être qu'on est passé
25:56à côté de crimes
25:57auparavant
25:58mais ça c'est important
25:59parce qu'effectivement
26:00avec Fourniret
26:01on change un peu
26:02de registre
26:03j'ai envie de dire
26:04on change de donne
26:06on entre dans l'hypothèse
26:07d'un tueur en série
26:08et pourquoi pas
26:09un tueur en série
26:10sur la N20
26:11c'est une possibilité
26:12oui
26:13pas forcément Fourniret
26:14parce que ça a été creusé
26:15la piste Fourniret
26:15on ne l'a pas trouvé
26:16oui
26:16en fait si vous voulez
26:17ce qui m'a frappé
26:19en travaillant sur ce dossier
26:20c'est qu'il y a peut-être
26:22eu plusieurs tueurs
26:23mais que dans le lot
26:24il y a peut-être quand même
26:25eu un tueur en série
26:27il serait passé par là
26:28voilà
26:29parce que je m'explique
26:30en fait
26:30on a regardé
26:31à partir du meurtre
26:32du château d'eau
26:32comme on l'appelle
26:33c'est-à-dire
26:33la découverte du corps
26:35de Michel Coutura
26:36pendu dans ce château d'eau
26:37désinfecté
26:37on a regardé après
26:39moi
26:39en travaillant avec
26:40des policiers
26:41sur ce dossier
26:42j'ai regardé un peu avant
26:43et j'ai trouvé
26:44on a retrouvé ensemble
26:45cette affaire en 74
26:47d'une jeune femme
26:49blonde châtain
26:50comme celle-ci
26:51entre 20 et 30 ans
26:52comme celle-ci
26:52retrouvée pendue
26:54alors que
26:55dans une mise en scène
26:56là c'était encore
26:56plus clair dans ce cas-là
26:57près d'Orléans
26:58on n'est pas près de la N20
27:00non mais c'est le département
27:01voisin quand même
27:01et il y a des gens
27:03des tempes
27:03qui vont travailler à Orléans
27:05économiquement
27:05on regarde un peu
27:06vers Orléans
27:06quand on est à les tempes
27:07et donc pourquoi
27:08est-ce que finalement
27:09s'il y a un tueur en série
27:10il n'aurait pas même
27:11déjà frappé avant
27:13dans ce département-là
27:13puisqu'effectivement
27:14on retrouve
27:15cette jeune femme pendue
27:17totalement dénudée
27:17non pas à un piton électrique
27:20mais à un piton métallique
27:22mais à un arbre
27:23dans une forêt
27:24et aussi
27:25coïncidence ou pas
27:26avec cette chaussette
27:27juste une chaussette
27:28comme ça
27:28c'est le seul vêtement
27:29une chaussette retrouvée
27:30en bas du corps
27:31dans les deux cas
27:31Oui c'était le cas
27:32dans le château d'eau
27:33il y avait cette chaussette
27:34qui est restée par terre
27:35totalement déshabillée
27:36puis il n'y avait que cette chaussette
27:37alors est-ce qu'effectivement
27:38on peut se demander
27:39il y a des coïncidences bizarres
27:40Olivier Le Gall
27:42vous travaillez
27:42sur les affaires
27:44non élucidées
27:45pour le cabinet
27:46Didier Seban
27:48on a dit
27:49qu'effectivement
27:49il y avait du nouveau
27:50dans une affaire
27:51mais on va y revenir
27:52restons un petit peu
27:53sur Fourniré
27:54etc.
27:55et l'hypothèse
27:55des tueurs en série
27:56est-ce que dans cette affaire
27:57de la National 20
27:58il y a un
27:59ou plusieurs meurtriers
28:00finalement ?
28:02Selon vous
28:02qui avait une expérience
28:04criminelle importante
28:06il y a au moins
28:07sur trois affaires
28:10effectivement
28:10on peut penser
28:11que ça peut être
28:11le même auteur
28:13on peut avoir
28:13un peu plus de doutes
28:14sur du Hochel
28:16sur la concierge
28:17effectivement
28:18concernant peut-être
28:19l'intervention
28:20de son mari
28:21mais finalement
28:22on n'en sait rien
28:24à partir du moment
28:24où il y a quand même
28:25une proximité géographique
28:26où on retrouve
28:27à chaque fois
28:28des corps de jeunes femmes
28:31qui se déplaçaient
28:32notamment en stop
28:34et qu'on les retrouve
28:36dénudés
28:37étranglés
28:37on peut effectivement
28:38imaginer
28:39en tout cas
28:39les enquêteurs
28:40ont pu à un moment donné
28:41imaginer qu'ils avaient
28:42affaire à un seul tueur
28:43qu'est-ce qui est le plus important
28:44Olivier Legale
28:44là-dessus
28:45c'est le mode opératoire
28:46c'est la façon
28:47dont le tueur procède
28:50même s'il peut mettre
28:51des leurs
28:51changer un petit peu
28:53ça il faut y faire attention
28:54effectivement
28:54sur le modus operandi
28:55comme on dit
28:57maintenant vous avez
28:58des tueurs
28:58comme Francis Saul
28:59par exemple
29:00il ne s'attachait pas
29:01au type de victime particulier
29:02il a tué des hommes
29:03des femmes
29:04des enfants
29:04c'était instantané
29:05des crimes instantanés
29:06c'était instantané
29:08même s'il y avait
29:08une récurrence
29:09où effectivement
29:09il avait quand même
29:10tendance à utiliser
29:11un peu souvent
29:11un peu trop souvent
29:12son opinel
29:13son couteau
29:15voilà
29:16et là
29:17les marqueurs communs
29:19finalement
29:19c'est le fait
29:20de retrouver une femme nue
29:21plutôt des jeunes femmes
29:22qui se ressemblent
29:24qui se déplaçaient à pied
29:25donc en autostop
29:26et surtout
29:26elles sont étranglées
29:27et au niveau
29:28des violences sexuelles
29:29c'est pas
29:30finalement
29:31c'est pas vraiment défini
29:32on est un peu
29:33dans le voyeurisme aussi
29:34il faut bien le dire
29:34même s'il y a eu
29:35c'est une agression sexuelle
29:36à minima
29:37à minima
29:37plus de 20 ans
29:39après les meurtres
29:39un autre suspect
29:41trahi par
29:42l'ADN
29:43les 4 mortes
29:44de la nationale 20
29:45cette fille
29:46je ne la connais pas
29:47j'en ai entendu parler
29:48mais c'était dans les journaux
29:49l'enquête de l'heure du crime
29:50on se retrouve
29:51dans un instant
29:52sur RTL
29:55merci d'écouter RTL
30:03RTL
30:04votre radio
30:05l'heure du crime
30:07présenté par
30:08Jean-Alphonse Richard
30:09sur RTL
30:11retour dans l'heure du crime
30:12sur les mortes
30:13de la nationale 24
30:14jeune femme
30:1417 à 26 ans
30:16étranglée
30:16entre 1980
30:17et 1983
30:18dans cette partie
30:19de l'Essonne
30:2026 ans
30:21après le premier meurtre
30:22l'ADN
30:23va livrer le nom
30:24d'un solide suspect
30:292006
30:29le procureur
30:31d'Evry
30:31Jean-François Pascal
30:32décide de rouvrir
30:33le dossier
30:34en sommeil
30:35des 4 meurtres
30:36de la nationale 20
30:37le procureur
30:38souhaite
30:39de nouvelles expertises
30:40génétiques
30:41sur les scellés
30:41déceptions
30:42la plupart des pièces
30:43ont été détruites
30:45les enquêteurs
30:45en sont donc
30:46quittes
30:47à relire
30:47toute la procédure
30:49à la recherche
30:49d'un détail
30:50qui leur aurait échappé
30:52ils vont avoir
30:52la surprise
30:53de découvrir
30:54entre les pages
30:55des procès-verbaux
30:56un sachet de mouchoirs
30:57en papier froissé
30:58étaché de sperme
30:593 mouchoirs
31:00qui avaient été saisis
31:02dans un champ
31:02près du corps
31:03de Pascal Lecam
31:04quatrième et dernière victime
31:06expertise ADN lancée
31:08une correspondance
31:09est établie
31:09avec un individu
31:11qui évolue
31:11dans le milieu
31:12des ferrailleurs
31:13il vit à Aigli
31:15à 8 minutes
31:16du lieu
31:17où Pascal Lecam
31:18avait été retrouvé
31:19Philippe L
31:2046 ans
31:22a déjà été condamné
31:2410 fois
31:24pour des vols
31:25avec violence
31:32jeudi 14 mai 2009
31:34Philippe L
31:35est en garde à vue
31:36pour le meurtre
31:36de Pascal Lecam
31:37il ne paraît pas inquiet
31:39il ne connaît pas
31:40cette jeune femme
31:41dont on lui parle
31:42il ignore
31:42comment son ADN
31:44s'est retrouvé
31:44sur un mouchoir
31:45près du corps
31:46il va se souvenir
31:47qu'il avait à l'époque
31:48une sexualité débridée
31:50il fréquentait des coins
31:52où dit-il
31:52il pouvait mater
31:53des couples
31:54qui avaient des relations
31:55sexuelles
31:55Philippe L
31:56confirme
31:57qu'il roulait
31:58à l'époque
31:58dans une Renault 5
31:59Alpine
32:00dont les traces de pneus
32:01ont été découvertes
32:02aux abords de ce coin
32:03à Bruyères-le-Châtel
32:04le suspect
32:06confirme également
32:07que dans ces années-là
32:08il sortait beaucoup
32:09à Paris
32:09il avait 23 ans
32:10il fréquentait
32:12le pub Saint-Germain
32:13là où Pascal Lecam
32:15a disparu physiquement
32:16il ressemble beaucoup
32:17à la description
32:18de l'homme
32:19qui avait quitté
32:19le pub avec Pascal
32:20des indices
32:22mais Philippe L
32:23échappe à la mise
32:24d'un examen
32:25les faits sont prescrits
32:27depuis 2003
32:30il y a beaucoup de choses
32:31à dire là-dessus
32:31sur Philippe L
32:32et on va en parler
32:33évidemment
32:35Thibaut Solano
32:36un petit mot
32:37vous êtes l'auteur
32:38je le précise
32:39du
32:39Sommes-nous passés
32:40à côté des tueurs
32:41en série
32:41paru aux éditions
32:42Robert Laffont
32:43juste un petit mot
32:45ces histoires de scellés
32:46elle est miraculeuse
32:47parce que les scellés
32:48avaient été détruits
32:49à l'époque on détruit
32:50à tour de bras
32:51les scellés
32:51et hélas
32:52ça arrive encore
32:53beaucoup trop souvent
32:53aujourd'hui
32:54je dis hélas
32:55ça devrait être interdit
32:55mais bon voilà
32:56on ne peut pas tout garder
32:59mais effectivement
33:00ça c'est miraculeux
33:01oui
33:01d'autant que le fait
33:02qu'ils étaient gardés
33:04entre plusieurs pages
33:06a permis même
33:07d'améliorer
33:08leur conservation
33:09c'est-à-dire qu'ils étaient
33:10de bonne qualité
33:11et donc ça c'est étonnant
33:12ça c'est étonnant
33:13et ça permet
33:15de relancer
33:16toute cette affaire
33:17Olivier Legal
33:18vous êtes avec nous
33:19vous nous l'avez dit
33:20l'affaire est relancée
33:21l'affaire Pascal Le Cam
33:23c'est une
33:23vous l'avez révélée
33:25dans cette heure du crime
33:26et c'est une information
33:27RTL
33:28l'affaire Pascal Le Cam
33:29est relancée
33:30le Paul des Colquais
33:31a repris le dossier
33:32alors tout avait été détruit
33:34il restait trois mouchoirs
33:35qui ont été
33:37expertisés
33:38Philippe L
33:39il y a beaucoup de choses
33:40sur lui
33:41dans ce dossier
33:42déjà à l'époque
33:43on s'est approché
33:45très près de lui
33:47oui
33:47il a d'ailleurs été placé
33:48en garde à vue
33:50dans le cadre
33:50de l'affaire
33:51de Pascal Le Cam
33:53effectivement
33:54malheureusement
33:55l'affaire étant prescrite
33:56il n'y a pas eu
33:58de suite donnée
34:00mais ça n'empêche pas
34:01aujourd'hui
34:01de relancer l'affaire
34:03et d'ailleurs
34:03si
34:04on profite de l'occasion
34:05pour dire que si
34:07quelqu'un a un témoignage
34:09à apporter
34:09sur l'affaire
34:09Pascal Le Cam
34:10et même d'ailleurs
34:11sur les autres affaires aussi
34:12qui peuvent être liées
34:13à l'affaire
34:13Pascal Le Cam
34:14qui n'hésite pas
34:15à écrire directement
34:16au parquet du pôle
34:18Colcaise de Nanterre
34:20dont je pense
34:20que vous allez
34:21utiliser l'adresse
34:22on donnera l'adresse mail
34:23et puis je précise
34:24que ça peut être anonyme aussi
34:25on peut très bien
34:26adresser une information anonyme
34:28si on est gêné
34:29pour quoi que ce soit
34:30mais effectivement
34:31il y a cet homme
34:33qui pose
34:34beaucoup de questions
34:35Philippe L
34:36le suspect numéro 1
34:37évidemment
34:38il va être réentendu
34:39dans cette procédure
34:40qui est relancée
34:42par le pôle des Colcaise
34:44c'est étonnant
34:45Thibaut Solano
34:45à l'époque
34:46on dit
34:47c'est prescrit
34:48donc on ne va pas plus loin
34:49aujourd'hui
34:50c'est un peu différent
34:50parce que
34:51il y a toutes les questions
34:53de sérialité
34:53etc
34:54donc le pôle des Colcaise
34:56peut se ressaisir
34:57de l'affaire
34:58oui bien sûr
34:58c'est vrai que
34:59on a eu un cas
35:01à Ponchara
35:01en Isère
35:02l'affaire
35:04Bonfanti
35:04il y a eu un homme
35:07Yves Chatin
35:08qui a été
35:08mis en examen
35:10certes la prescription
35:11a été actée
35:12après un combat judiciaire
35:14de la famille
35:14par la cour de cassation
35:16mais quand même
35:17on est allé jusqu'à le mettre
35:17en examen
35:18et même à l'incarcérer
35:19il a avoué
35:20parce qu'il avait avoué en plus
35:22là celui-ci
35:23on le laisse tranquille
35:24on ne le met pas en examen
35:25malgré quand même
35:25un nombre d'éléments
35:26assez important
35:27en sa défaveur
35:29et on laisse repartir
35:30donc là aussi
35:31vous parliez tout à l'heure
35:32du mari
35:33de Christine
35:34de Christine
35:35Duvauchel
35:36la concierge
35:37voilà
35:38qui a été relâchée
35:38un peu vite
35:39et les juges
35:40et les policiers
35:41en voulaient beaucoup
35:41aux juges d'instruction
35:42là aussi
35:43les policiers
35:44gardent un peu
35:45de ressentiment
35:46oui d'autant plus
35:47que vous n'allez pas
35:48me démentir
35:48vous connaissez bien
35:49la chose juridique
35:51Thibault Solano
35:51on peut mettre un examen
35:53puis c'est ensuite
35:53qu'on dira
35:54les faits sont prescrits
35:55absolument
35:55en général
35:56c'est plutôt une bonne méthode
35:57d'ailleurs
35:57pour avancer
35:58bien sûr
35:58prononcer la prescription
35:59sans que la cour de cassation
36:02soit prononcée
36:02c'est même
36:03assez
36:03très surprenant
36:05je l'ai évoqué
36:05Olivier Le Gall
36:06quel est le profil
36:07de Philippe L
36:08il a plusieurs accusations
36:11lui notamment
36:12des vols
36:13c'est ça
36:13il est connu à l'époque
36:14oui il est connu pour vol
36:15il est connu aussi
36:16pour avoir agressé
36:18une prostituée
36:20qui va abandonner
36:21justement
36:22nue
36:24sur le bord de la route
36:26pour lui voler
36:26son sac à main
36:28enfin voilà
36:28c'est un garçon
36:29qui est un peu
36:30il n'est pas marginal
36:31mais enfin bon voilà
36:32il vit de
36:33d'ailleurs
36:33dans son couple
36:34c'est assez compliqué
36:35enfin bref
36:36voilà c'est un octambule
36:38il vit la nuit
36:38voilà
36:39donc c'est quelqu'un
36:41qui a effectivement
36:41très bien pu d'ailleurs
36:42rencontrer Pascal Le Cam
36:43au peuple chagermain
36:44et l'avoir conduit
36:46mais ça on n'en sait rien
36:47mais c'est une possibilité
36:48c'est une avancée importante
36:51Thibault Solano
36:51le fait qu'on relance
36:53bien sûr
36:54qui d'ailleurs
36:54qui relance toute l'affaire
36:55de la N20
36:56à travers Pascal Le Cam
36:57bien sûr
36:58ça veut dire d'abord
36:59que peut-être cette fois-ci
37:02on va attendre
37:03avant de prononcer
37:04la prescription
37:05et de relâcher
37:06un éventuel suspect
37:07mais effectivement
37:08on peut aller chercher
37:09dans les précédentes affaires
37:11de la National 20
37:11on peut aller chercher
37:12après aussi
37:13il faut aller chercher
37:15dans le département
37:16de l'Essonne
37:17dans les départements voisins
37:18si finalement
37:19il n'y a pas eu
37:20d'autres dossiers
37:20comparables
37:21qui nous ont échappé
37:22et qui eux d'ailleurs
37:23pourraient faire annuler
37:24la prescription
37:26un dossier de la National 20
37:28qui reste pour l'instant
37:30non élucidé
37:31les quatre mortes
37:32de la National 20
37:33après la mort de Pascal
37:35notre mère
37:38n'a jamais repris le dessus
37:39l'enquête de l'heure du crime
37:40je vous retrouve
37:41dans un instant
37:42sur RTL
37:54dans l'heure du crime
37:55aujourd'hui
37:56les quatre mortes
37:56de la National 24
37:57jeunes femmes
37:5817 à 26 ans
38:00étranglées
38:00le long de cette route
38:01dans la traversée
38:02de l'Essonne
38:03plus de 45 ans
38:05après le premier meurtre
38:06et malgré les enquêtes
38:07le mystère règne toujours
38:13après la mise en cause
38:15de Philippe L
38:15pour le meurtre
38:16de Pascal Le Cam
38:17quatrième victime
38:18de la National 20
38:19le pôle des Colquais
38:20avait émis l'idée
38:21de reprendre le dossier
38:22pour examiner
38:23le parcours criminel
38:24du suspect
38:25c'est juste fait
38:26puisque le dossier
38:27vient tout juste
38:28d'être ouvert
38:30Philippe L
38:30a toujours nié
38:31ce meurtre
38:32l'absence de scellé
38:34et donc d'expertise ADN
38:35n'a pas permis
38:36à ce jour
38:36d'interroger
38:37d'autres suspects
38:38dans l'affaire
38:39de la National 20
38:40les familles de Michel
38:41Sylvie
38:42Christine
38:42et Pascal
38:43n'ont jamais obtenu
38:44de réponse
38:44à leurs interrogations
38:46mais l'enquête
38:46n'est pas vraiment terminée
38:51j'étais très en colère
38:53très en colère
38:54pendant six mois
38:56j'étais comme une loque
38:58je suis encore
39:00sous antinépresseur
39:01depuis 83
39:02ma mère
39:03je crois qu'elle
39:04par moments
39:05j'ai cru qu'elle allait
39:06me dire folle
39:08et puis elle avait
39:09fini par se suicider
39:12la voix d'une des soeurs
39:13de Pascal Le Cam
39:14c'était dans l'émission
39:15Les Faits
39:16de Carl Zero
39:16elle parle de sa maman
39:17effectivement sa maman
39:18qui s'est pendue
39:19n'a pas supporté
39:20la mort de sa fille
39:22et puis des années plus tard
39:23quasiment à la même date
39:23de sa mort
39:24elle a fini
39:25par se pendre
39:27Thibaut Solano
39:27on le voit
39:28ce dossier
39:29il est en train de bouger
39:30vous êtes journaliste
39:31vous connaissez bien
39:32très bien cette affaire
39:34effectivement
39:35le dossier
39:35est en train de bouger
39:36on l'a dit
39:36on l'a révélé aussi
39:37dans l'heure du crime
39:38le dossier
39:39de Pascal Le Cam
39:41il est rouvert
39:41et c'est une très bonne nouvelle
39:43aujourd'hui
39:43qu'on peut apporter
39:45dans cette affaire
39:45ça veut dire que
39:46si le dossier
39:46Pascal Le Cam
39:47est ouvert
39:48je vais peut-être
39:49un peu vite
39:49mais par effet
39:50de domino
39:51on peut se dire
39:52que peut-être
39:53les autres affaires
39:54elles vont aussi bouger
39:55on peut l'espérer
39:56c'est vrai qu'en théorie
39:58toutes ces affaires-là
39:59sont prescrites
40:00aujourd'hui
40:00parce que les dossiers
40:01ont été refermés
40:02au bout de quelques années
40:03dans les années 80
40:03donc la prescription
40:04normalement
40:05est acquise
40:07mais il se trouve
40:07que le Paul Colquais
40:08de Nanterre
40:09a décidé
40:10notamment depuis quelques mois
40:11d'être plus offensif
40:13sur ces sujets-là
40:15et de dire que
40:15même si un dossier
40:16est prescrit
40:17en théorie
40:18on le reprend
40:19on y va quand même
40:20voilà on y va quand même
40:21on l'a au moins
40:22dans la mémoire criminelle
40:24c'est-à-dire
40:24quelques centaines
40:25de dossiers
40:26qui restent
40:27dans le radar
40:27du Paul Colquais
40:29parfois on rouvre
40:30une information judiciaire
40:31confiée à un juge
40:32parfois on rouvre
40:33une enquête préliminaire
40:34confiée directement
40:35au parquet de Nanterre
40:36mais en tout cas
40:37on y va
40:37et on ne se laisse pas
40:40décourager
40:41par une prescription théorique
40:42ça c'est important
40:43parce que ça permet
40:44d'avoir des perspectives
40:46et souvent les familles
40:47vous le savez très bien
40:48Thibault Solano
40:48elles sont privées
40:49de ces perspectives
40:49une fois que l'affaire
40:51était bouclée
40:52il y a encore quelques années
40:53c'était fini
40:53il n'y avait plus d'espoir
40:55aujourd'hui c'est plus pareil
40:55bien sûr
40:56et heureusement d'ailleurs
40:58qu'il y a cette combativité
40:59du Paul Colquais
41:00parce que vu justement
41:02cette sensibilité
41:03au dossier non illicidé
41:04qu'on retrouve
41:05au sommet de l'état
41:06puisque c'est le ministère
41:07de la justice
41:08évidemment
41:08qui a créé ce Paul Colquais
41:09qu'on retrouve dans la société
41:10avec pas mal d'associations
41:12comme l'association
41:13Havan par exemple
41:14qu'on peut citer
41:15il y a une sensibilité
41:16sur ce sujet
41:17des crimes non illicidés
41:18cette volonté
41:19de réparer
41:21les failles
41:21de la justice
41:24si on a des déconvenus
41:26comme l'affaire Bonfanti
41:27dont on parlait tout à l'heure
41:28on peut se dire
41:28alors ça sert à rien
41:29c'est pour ça qu'il faut
41:30être offensif
41:31et toujours garder en tête
41:32que parfois
41:33on peut faire sauter
41:35la prescription
41:35soit en trouvant
41:37des crimes
41:39attribués à un même tueur
41:40mais plus récent
41:40et non frappé
41:41par la prescription
41:42soit en trouvant
41:43ce qu'on appelle
41:44des actes interruptifs
41:46de la prescription
41:47des actes d'enquête
41:48qui nous avaient échappé
41:49et qui en fait
41:49montrent qu'il y a eu
41:50des actes d'enquête
41:50plus tard que prévu
41:51et que donc
41:52la prescription n'a pas à tomber
41:53Oui on voit bien
41:54que la question de la prescription
41:55alors c'est pas le débat
41:55aujourd'hui
41:56mais elle va évoluer
41:57et effectivement
41:57il faudra que les textes
41:58commencent à bouger
41:59et commencent à changer
42:00pour l'instant
42:01c'est pas le cas
42:01mais il y a des ouvertures
42:03on voit bien
42:03qu'avec l'ADN
42:04avec les nouvelles techniques
42:06on va pouvoir remonter
42:07très loin
42:07dans des dossiers
42:08donc effectivement
42:09il faut en tenir compte
42:11Olivier Legal
42:12vous travaillez
42:13avec maître Didier Seban
42:15maître Didier Seban
42:16qu'on salue d'ailleurs
42:17aujourd'hui
42:18c'est l'avocat
42:19de la famille
42:19de Pascal Lecas
42:20mais notamment
42:21de l'une des sœurs
42:23Gislaine
42:24je suppose que
42:25avec cette relance
42:27du dossier
42:27Pascal Lecas
42:28aujourd'hui
42:29là c'est un soulagement
42:30total pour cette famille
42:32parce qu'effectivement
42:33au cabinet
42:33c'est pas un secret
42:34vous l'avez porté
42:35ce dossier
42:36oui bien sûr
42:37ça a été tout le combat
42:39de Didier Seban
42:40de faire en sorte
42:41et de Marine Alali
42:43bien sûr
42:44de faire en sorte
42:45que le pôle
42:45puisse se saisir
42:46à nouveau
42:47de cette affaire
42:48qui doit être finalement
42:49moteur pour les autres
42:50aussi d'ailleurs
42:50et c'est pour ça
42:51que si les familles
42:53des autres victimes
42:54écoutent aujourd'hui
42:55il faut qu'elles se manifestent
42:57et qu'elles n'hésitent pas
42:58à contacter
42:58le parquet
43:00de Nanterre
43:01pour dire que
43:01dans un cas
43:03ça fonctionne
43:03et il faudrait aussi
43:04que ça fonctionne
43:05pour le nôtre également
43:07donc c'est
43:08c'est très très intéressant
43:10et ça montre
43:11effectivement
43:11la détermination
43:13du pôle
43:14de Nanterre
43:15finalement
43:15de ne rien lâcher
43:16qui est utile
43:17j'ai déjà dit
43:19dans cette émission
43:19mais effectivement
43:20il faut le répéter
43:21parce que voilà
43:22effectivement
43:23ça sert vraiment
43:23à quelque chose
43:24qu'est-ce qu'il faut faire
43:25Thibault Solano
43:25notamment pour les autres
43:27car on sait que le cas
43:28Pascal Lecam
43:29il est fort heureusement
43:30encore assez documenté
43:32même s'il y a
43:32peu d'ADN
43:33mais en tout cas
43:34il est assez documenté
43:35dans les témoignages
43:36de l'époque
43:36etc
43:37pour les autres cas
43:39les trois cas
43:39qu'est-ce qu'il faut faire
43:40il faut reprendre
43:41à zéro les procédures
43:43relire à nouveau
43:45avec un oeil neuf
43:46comme on dit
43:46bien sûr
43:47déjà effectivement
43:48il faudrait retrouver
43:49les familles
43:50savoir s'il y a encore
43:52des frères
43:53des sœurs
43:53peut-être des parents
43:54de ces différentes victimes
43:55qui sont toujours en vie
43:56et qui pourraient aider
43:57à faire ouvrir
43:58la procédure
43:59et après
43:59effectivement
44:00quand on n'a pas
44:01d'ADN
44:02parce que c'est vrai
44:03que le Paul Colquais
44:04la plupart des dossiers
44:05qui ont beaucoup avancé
44:07grâce au Paul Colquais
44:07c'était essentiellement
44:08grâce à l'ADN
44:09mais quand on n'a pas l'ADN
44:10on a effectivement
44:11d'autres leviers
44:12on a l'oeil neuf
44:12c'est-à-dire de se repencher
44:14se replonger
44:15dans la procédure
44:16et voir
44:17s'il n'y a pas
44:18quand même un suspect
44:19un témoin
44:20un peu périphérique
44:21comme ça
44:22qu'on aurait laissé passer
44:24qui mériterait
44:25d'être à nouveau
44:25convoqué
44:26vous savez
44:26il y a beaucoup de magistrats
44:28qui avancent
44:29un chiffre
44:29comme ça
44:30qui disent que dans 95%
44:32des call cases
44:33le nom du suspect
44:35le nom du tueur
44:36est déjà dans le dossier
44:37et dans le dossier
44:37mais effectivement
44:38ça c'est un classique
44:39le nom est dans le dossier
44:40c'est presque un titre de roman
44:42mais effectivement
44:42le nom est dans le dossier
44:44en tout cas
44:44la bonne nouvelle du jour
44:45c'est la relance du dossier
44:46Pascal Lecam
44:47qu'on vous révèle
44:49dans cette heure du crime
44:49et ça c'est une
44:50très bonne nouvelle
44:51on ne peut que
44:52sans féliciter
44:53merci beaucoup
44:54Thibaut Solano
44:55et Olivier Le Gall
44:56d'avoir été les invités
44:57de l'heure du crime
44:58merci à l'équipe de l'émission
44:59la rédactrice en chef
45:00Justine Vigneault
45:01préparation
45:02Romain Diverès
45:03Valentin Bardet
45:04réalisation en direct
45:05Jonathan Griveaux
45:06Merci d'avoir regardé cette vidéo
45:06Merci d'avoir regardé cette vidéo
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