Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 heures
Marion Barter, une mère de famille et institutrice, disparue en 1997 à l'âge de 51 ans. Le cold case le plus célèbre et le plus intrigant d'Australie. Un départ qui dissimule bien des mystères. Des mensonges, un changement de nom et en filigrane, la silhouette d'un homme, un escroc international qui séduit et dépouille les veuves en détresse.
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Alors, 14h15, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:07Marion Barter a disparu en 1997.
00:11Cette enseignante appréciée partie au Royaume-Uni s'est tout simplement évaporée.
00:14C'est l'une des affaires les plus déroutantes d'Australie.
00:17Sa fille continue à se battre pour découvrir la vérité.
00:21Bonjour, Marion Barter, mère de famille, institutrice,
00:26disparue à l'âge de 51 ans, le cold case le plus célèbre d'Australie.
00:31Un départ qui dissimule bien des mystères, des mensonges,
00:34un changement de nom et en filigrane,
00:37la silhouette d'un escroc international qui séduit et dépouille les femmes en détresse.
00:43Aurait-il tué l'institutrice Marion Barter et le chasseur de veuves ?
00:48L'heure du crime.
00:49La seule émission Radio 100% fait diverser tout de suite sur RTL.
00:56Mercredi 22 octobre 1997,
01:03Sally Leydon, 24 ans, pousse la porte du commissariat de Byron Bay,
01:09petite ville au sud-est de l'Australie,
01:11réputée pour ses plages et ses spots de surf.
01:14Sally Leydon vient signaler la disparition de sa mère Marion Barter,
01:18institutrice, 51 ans.
01:21Elle n'a plus donné de nouvelles depuis deux mois et demi,
01:23la dernière fois qu'elle l'a appelée, au téléphone, c'était le 1er août.
01:28Elle était en Angleterre, dans une cabine téléphonique,
01:31dans le Quinte à Tunbridge West.
01:34Elle a dû raccrocher car elle n'avait plus de pièces.
01:37Sa mère allait bien, elle plaisantait en disant qu'elle prenait le thé avec des vieilles ladies.
01:43Marion Barter a pris deux années sabbatiques pour visiter la Grande-Bretagne.
01:47Elle a presque tout plaqué du jour au lendemain.
01:51Démissionnée de son école, vendue sa maison, Sally affirme que depuis son départ,
01:57sa mère s'est toujours manifestée.
01:59Des coups de fil, des cartes postales, puis soudain, plus rien, le silence.
02:05Il y a deux jours, Sally s'est vraiment inquiétée.
02:08Sa mère n'a pas appelé Owen, son fils, pour lui souhaiter son anniversaire.
02:12Il fêtait ses 18 ans.
02:14Elle ne rate pourtant jamais ce genre de rendez-vous.
02:17La dernière personne à avoir vu vivante Marion en Australie est Leslie, une amie de la famille.
02:23C'était le jour du grand départ, le 22 juin.
02:27Elle a amené Marion jusqu'à l'arrêt des cars de Southport, direction l'aéroport de Brisbane.
02:33Leslie se souvient d'une femme joyeuse, pas du tout préoccupée, tirant avec elle de lourdes valises.
02:42La police de Byron Bay avoue son impuissance face à cette disparition.
02:47Qui pourrait s'être déroulée non pas en Australie, mais en Angleterre.
02:50Les autorités britanniques ne trouvent pourtant aucune trace du passage de Marion Barter chez elle.
02:57Sa fille Sally appelle alors l'agence bancaire de sa mère à la Commonwealth Bank de Byron Bay.
03:03La directrice lui répond que Marion Barter a quasiment vidé son compte entre les mois d'août et septembre des retraits quotidiens de 5000 dollars.
03:15Énorme surprise !
03:17Marion Barter était censée être à ce moment-là en Angleterre et pourtant, c'est elle en personne qui aurait effectué ses retraits au guichet de l'agence.
03:26Marion Barter serait donc revenu en Australie en douce, sans en avertir sa famille.
03:33Mais pourquoi ?
03:35Le 15 octobre, 80 000 dollars ont ainsi été transférés électroniquement sur un compte anonyme.
03:41Après ce versement, l'institutrice ne s'est plus du tout manifestée.
03:45Interrogée, une caissière certifie avoir reconnu Marion Barter au guichet.
03:50L'institutrice aurait dit vouloir changer de vie, solder son compte.
03:54Elle ne souhaitait pas que sa famille la recherche ou la contacte.
03:57A partir de ce moment-là, Marion Barter ne va plus se manifester.
04:02Elle ne réapparaîtra pas après le suicide de son fils Owen en 2002, ni lors du décès de son père l'année suivante.
04:09Lundi 15 janvier 2007, 10 ans après la disparition de Marion Barter, sa fille Sally s'adresse au service de police chargé des personnes disparues.
04:20Pendant toutes ces années, Sally Layden a recensé les mystères de la disparition.
04:24Et il ne manque pas le retour incognito de sa mère en Australie, l'argent retiré ou encore cette histoire.
04:31En mai 1997, un mois avant le départ en Angleterre, Sally a aperçu sa mère au volant de sa voiture
04:38avec un homme très costaud.
04:40Il était assis sur le siège passager.
04:42Le couple faisait le plein d'essence.
04:44Sa mère et l'inconnu ont déguerpi en apercevant Sally.
04:48Marion Barter n'a jamais dit à sa fille, n'a jamais donné le nom à sa fille de cet individu.
04:55Un ami venu lui dire au revoir, avait-elle simplement expliqué.
05:00Et déjà 10 ans de doute et plein de choses curieuses dans cette disparition qui n'en est peut-être pas vraiment une.
05:06On se demande si Marion Barter finalement n'a pas organisé tout ça elle-même.
05:10Elle est revenue à l'Australie incognito.
05:13On a le sentiment que finalement elle voulait, ça arrive, elle est adulte, elle a plus de 50 ans,
05:18qu'elle voulait simplement quitter l'Australie, refaire sa vie, peut-être aller ailleurs, on ne sait pas.
05:23En tout cas, là on est vraiment en plein flou.
05:25D'autant plus qu'elle adorait sa famille.
05:27Donc ça c'est quand même très étonnant.
05:28Alors, il y a un homme qui va apparaître dans le dossier.
05:31C'est un ex-gendarme belge.
05:33Il a des dizaines d'identités, des alias en pagaille.
05:37Et il a vraiment un passé sulfureux d'escroc de haut vol.
05:40Mais ça, on le garde pour la suite de l'heure du crime.
05:42On va en parler de cet homme parce que là, ça va être un véritable rebondissement dans cette histoire.
05:48Bonjour Gina Ranali.
05:50Bonjour.
05:50Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans le studio de l'heure du crime.
05:54Vous êtes cofondatrice et présidente de l'application BlackTrack.
05:57C'est une application dédiée aux affaires non résolues, je le précise, partout dans le monde.
06:01Et on remercie votre travail chez BlackTrack.
06:03Parce que, effectivement, vous exhumez des affaires comme ça, qui traînent parfois depuis des années.
06:09C'est le cas notamment pour cette affaire Marion Barter.
06:12Je le disais à l'instant, Gina Ranali, après tout, on ne sait pas pourquoi cette femme revient en Australie.
06:18Elle est partie en Angleterre, elle revient peut-être sous un faux nom.
06:21En tout cas, elle revient en Australie pour retirer tout son argent de la banque.
06:26Après tout, elle a pu vouloir disparaître.
06:28Oui, bien sûr, elle a pu vouloir disparaître.
06:30Mais quand on se réfère à la famille et à qui était Marion Barter,
06:36on s'aperçoit qu'elle n'avait pas du tout le profil.
06:42Et du moins, même dans le dernier appel téléphonique qu'elle a eu avec sa fille,
06:46elle ne se projetait pas sur un changement de vie.
06:52Donc, on a quand même l'impression que ça n'était pas le projet initial.
06:56Bien que, quand on regarde après réflexion,
07:00on se rend quand même compte que son départ n'était pas de l'improvisation.
07:05C'était assez méthodique.
07:05Et puis, tout le monde était au courant.
07:07Exactement.
07:08Elle en a parlé autour d'elle.
07:09Ça y est, je change de vie, je vais partir en Angleterre.
07:13Je vais peut-être travailler là-bas.
07:14Elle avait des projets.
07:14Exactement.
07:15Donc, c'est vrai que ce congé sabbatique qui sous-entend un retour
07:20se transforme en quelque chose où elle clôt quand même sa vie australienne.
07:24Donc, elle vend la maison.
07:25Enfin, elle vend ses biens.
07:27Elle ferme vraiment cette vie.
07:28Donc, on est plus dans une liquidation rapide
07:31plutôt qu'une vie mise un peu en sommeil.
07:34Il y a quelque chose de très étonnant.
07:35Mais ça, c'est tout de suite dans le dossier.
07:36Et d'ailleurs, sa fille Sally Laydon, qui va mener cette enquête,
07:40on va le voir au fil de cette heure du crime,
07:42elle est très étonnée parce que sa mère est assez aimante avec ses enfants.
07:47Oui, exactement.
07:47Elle donne beaucoup de nouvelles.
07:48Elle est présente.
07:49Elle vient aux anniversaires, etc.
07:51Et Sally Laydon ne va pas comprendre d'un seul coup ce silence.
07:55Non, du tout.
07:55Parce qu'elle est caractérisée comme une mère aimante, comme vous le dites,
07:59mais très chaleureuse.
08:00Elle est présente pour ses enfants.
08:01Elle envoie des cartes postales.
08:03Elle les appelle.
08:04Enfin, voilà.
08:04Ça ne ressemble pas du tout à Marion Barter de couper le contact.
08:08D'autant qu'elle a déjà fait des voyages à l'étranger.
08:10Ce n'était pas le premier qu'elle faisait.
08:12Après, ça n'était pas une grande voyageuse,
08:14mais elle préparait ça méthodiquement sans jamais couper le contact.
08:18Oui, c'est ça.
08:18Donc ça, c'est quand même ce qui a alerté en premier sa fille.
08:22Il va y avoir d'autres choses qui vont alerter effectivement sa fille.
08:24On va les énumérer, ces choses, parce qu'elles sont très, très importantes.
08:27Bonjour, Tom Rudel.
08:29Bonjour.
08:29Merci beaucoup, Tom, d'être avec nous dans cette heure du crime.
08:33Vous êtes journaliste pour le quotidien Luxembourg-Vort
08:36et vous enquêtez sur cette affaire depuis 2019.
08:41Vous êtes sans doute un des meilleurs connaisseurs de cette affaire.
08:43Je précise que vous ne parlez pas français, hélas,
08:45mais on a traduit vos propos, évidemment.
08:48Tom Rudel, un mot, on en parlait à l'instant avec Gina Ranali,
08:52qui est Marion Barter, mariée trois fois.
08:54C'est un peu une aventurière, finalement.
08:56C'est une grande voyageuse.
08:57Oui, vous soulevez un point important.
09:04Mariée trois fois, divorcée trois fois.
09:07Mais il n'y a pas que cela à dire sur elle.
09:11C'était une enseignante passionnée et très appréciée.
09:15Et quand on lit des témoignages aujourd'hui,
09:18beaucoup d'anciens élèves qui l'ont connue à l'époque
09:19en parlent avec énormément d'admiration,
09:21en disant à quel point elle était une super enseignante.
09:24Elle avait même reçu le prix de prof de l'année,
09:28juste avant sa disparition.
09:31Par contre, dans sa vie personnelle,
09:33on peut dire que cela ne se passait pas aussi bien.
09:36Alors, oui, vie personnelle, Gina Ranali,
09:38un mot peut-être là-dessus.
09:39Ça ne se passe pas très bien parce qu'elle s'est mariée trois fois.
09:42Elle n'a jamais été très heureuse,
09:43un amour, cette femme, Marion Barter.
09:46Et effectivement, elle cherche l'amour.
09:47C'est une femme qui cherche l'amour.
09:48Exactement.
09:49Elle cherche l'amour.
09:49Elle ne cherche rien.
09:51Elle cherche vraiment de vraies relations.
09:52Donc, elle veut s'investir.
09:54Elle ne cherche rien de marginal.
09:55Elle veut vraiment une relation toute transparence.
09:57Solide.
09:58Solide et avec qui construire et mener sa vie, tout simplement.
10:02Et quelque chose de très inquiétant,
10:04alors là, c'est effectivement,
10:05Sally Laydon, sa fille,
10:06elle va tomber de l'armoire,
10:07pour dire ça un petit peu trivialement,
10:10en s'apercevant que sa mère est rentrée en douce en Australie,
10:13qu'elle n'a prévenu personne,
10:15et puis qu'elle a vidé ses comptes en banque.
10:16Et là, il y a une caissière qui va dire,
10:18je la reconnais,
10:19elle était là au guichet.
10:20Donc, elle est bienvenue en Australie.
10:22Tout à fait.
10:22Tout à fait.
10:23Donc, elle est bien,
10:23elle est allée en plus de ça,
10:25le lendemain de l'appel avec sa fille,
10:27où elle ne l'a pas prévenue,
10:29elle ne lui a pas mentionné son retour au pays.
10:31Elle est allée,
10:32elle a vidé les comptes.
10:34Elle est bien aperçue par un témoin.
10:36Et ce témoin va bien signaler
10:37qu'elle n'était pas sous contrainte
10:39ou sous l'influence,
10:41du moins physiquement,
10:42de quelqu'un ce jour-là.
10:43Donc, elle y est allée elle-même.
10:45De son plein gré.
10:45Voilà, de son plein gré,
10:47vide et ses comptes.
10:48C'est ça.
10:48Donc, ça, c'est un vrai mystère.
10:50Parce que là, on ne comprend pas du tout.
10:52D'autant plus qu'il faut le dire,
10:54Sajina Ranali,
10:55elle n'est pas ressortie d'Australie.
10:56Non.
10:57Il n'y a absolument pas de date
10:59de sortie du pays.
11:01C'est un tour de prestigitation.
11:03Cette femme part en Angleterre.
11:04Je résume.
11:05C'est très important.
11:06Elle part en Angleterre.
11:08Incognito, elle revient en Australie.
11:11Elle vide ses comptes en banque.
11:13Elle dit surtout ne m'appelez pas.
11:14Elle fait savoir qu'elle va refaire sa vie.
11:17Et là, il n'y a plus rien.
11:18Exactement.
11:18Et là, c'est une évaporation.
11:20Il n'y a pas d'autre terme.
11:22Un petit mot encore avec vous, Tom Redel.
11:23La police ne trouve rien.
11:25Ou plutôt, j'ai envie de dire,
11:26elle ne fait pas beaucoup d'efforts, cette police.
11:27Oui, je pense que cette impression est juste.
11:33La police n'avait pas vraiment pris tout ça au sérieux.
11:37Dans toute cette histoire, il y a d'ailleurs un élément assez mystérieux.
11:40Un message enregistré sur le téléphone.
11:42Apparemment, la police a rappelé Sally pour lui dire que sa mère avait été retrouvée.
11:46D'accord.
11:47Qu'elle avait été contactée et qu'elle ne souhaitait pas qu'on la dérange.
11:51Elle voulait qu'on la laisse tranquille.
11:53C'est ce que la police a conclu.
11:55Pour eux, ce n'était pas étonnant qu'une femme de 50 ans divorcée trois fois décide de couper les ponts avec sa famille et de ne plus donner de nouvelles.
12:03Personne ne s'inquiète vraiment du côté des autorités.
12:07Mais dans le décor, l'entrée en scène du très mystérieux M. Blum va faire beaucoup de bruit.
12:12Marion Barter est le chasseur de veuves.
12:14Je la connaissais.
12:15On s'est vus trois fois.
12:16C'était purement sexuel.
12:17Je ne l'ai plus jamais revu.
12:19L'enquête de l'heure du crime.
12:20On se retrouve dans un instant sur RTL.
12:23L'heure du crime.
12:24Jusqu'à 15h sur RTL.
12:27L'heure du crime.
12:28C'est avec Jean-Alphonse Richard sur RTL.
12:33Heure du crime consacrée à la disparition de Marion Barter.
12:36À l'automne 97, le cold case le plus célèbre d'Australie.
12:39Cette institutrice s'est évaporée entre l'Australie et l'Angleterre.
12:43Deux décennies plus tard, la piste criminelle va se renforcer avec l'apparition d'un très étrange individu.
12:51Lundi 1er avril 2019, 22 ans après la disparition de Marion Barter,
12:56le podcast The Lady Vanishes, une femme disparaît, est diffusé en Australie.
13:01De nombreux épisodes vont se succéder.
13:03Podcast qui connaît immédiatement un immense succès,
13:06au point que la police décide de rouvrir le dossier.
13:09L'office des disparus effectue de nouvelles vérifications.
13:13Les surprises, les coups de théâtre vont s'enchaîner.
13:16Ainsi, les policiers apprennent que le 13 mai 97,
13:20un mois avant de s'envoler en Angleterre, Marion Barter a changé d'identité.
13:25Elle a obtenu un nouveau passeport au nom de Flora Bella Natalia Marion Remakel.
13:32Personne dans son entourage n'était au courant de cette démarche.
13:36Le 22 juin 97, c'est avec ce passeport que Marion s'est envolé pour l'Angleterre,
13:40avec escale en Corée du Sud.
13:42Sa fiche d'embarquement précise qu'elle est divorcée et réside au Luxembourg.
13:47Le 2 août, c'est toujours sous son nouveau nom, Remakel,
13:50qu'elle est revenue incognito en Australie.
13:53Cette fois, sa fiche indique mariée, but du voyage, visite de la famille et d'amis.
13:58Elle déclare résider au nouveau hôtel de Brisbane.
14:01Elle est allée à sa banque, puis plus rien.
14:04Important, elle n'est jamais ressortie du territoire australien.
14:08Les policiers de l'office des personnes disparues s'intéressent au nom peu courant choisi par la disparue.
14:14Remakel, patronyme inconnu en Australie, mais courant au Luxembourg.
14:19Le 15 octobre 2020, une policière se rend à la Bibliothèque Nationale.
14:24Elle saisit un numéro du journal francophone, le courrier australien, en date du 10 décembre 1994.
14:31Une petite annonce, en français, a retenu l'attention.
14:35Célibataire, 47 ans, grand brun, multipropriétaire, polyglotte,
14:40recherche d'âme libre de cœur, en vue de relations permanentes ou mariage.
14:45Signé M. F. Remakel.
14:48Les policiers remontent à ce Remakel qui s'en rappelle en fait Rick Bloom.
14:54Il est né en Belgique sous le nom de Willy Copernol ou Willy Wouters, ancien gendarme belge.
15:01Il a vécu dans divers pays avant de s'installer en Australie dans les années 70.
15:05Il utilise 14 identités de Rick Richard en passant par Bernard Dupont ou Fernand Nocolos Remakel.
15:14Quand on lui demandera pourquoi, il a pris tous ses alias, il s'amusera.
15:19Je ne sais pas pourquoi, j'ai cette manie, je les trouve dans l'annuaire téléphonique.
15:24Rick Bloom a été condamné plusieurs fois pour escroquerie.
15:274 ans de prison en France, en 71.
15:30Les enquêteurs s'étonnent de certaines coïncidences avec la disparition de Marion Barker.
15:35En juin 1997, cet homme a ainsi quitté l'Australie pour l'Angleterre, deux jours seulement avant l'institutrice.
15:45Il est ensuite rentré en Australie en même temps qu'elle.
15:48Alors que Marion siphonnait son compte en banque, il a ouvert de son côté un compte de dépôt dans un autre établissement.
15:54Son compte fermé, 13 jours plus tard, la police soupçonne Rick Bloom d'avoir dépouillé Marion Barker et peut-être même de l'avoir tué.
16:04Lundi 14 février 2022, Rick Bloom, 83 ans, comparé pour la première fois comme témoin devant le tribunal de Balina, chargé des investigations.
16:15Il se déplace avec un déambulateur.
16:17Il s'exprime en bégayant.
16:19Sally Leiden, la fille de Marion Barker, est présente.
16:22Rick Bloom reconnaît une liaison avec Marion en 97, mais il donne plusieurs versions de leur rencontre.
16:30Ils se sont vus trois fois, relations purement sexuelles selon lui.
16:34Il a mis fin à cette aventure car il était marié.
16:37Son épouse affirme qu'elle ignorait tout de cette Marion Barker jusqu'à ce que son mari soit convoqué par la police en octobre 2021.
16:46Rick Bloom l'affirme.
16:47« Je n'ai jamais revu Marion après notre dernier rendez-vous, ni en Angleterre, ni en Australie. J'ignore où elle se trouve. »
16:58Et le fait est que Rick Bloom apparaît comme le personnage central dans la disparition de Marion Barker.
17:04Il va continuer à être interrogé lors de cette enquête qui, je le précise, est menée par un procureur en Australie.
17:09Ce n'est pas comme chez nous, il n'y a pas un juge d'instruction.
17:11Il n'y a pas comme ça la police qui interroge directement les suspects ou les témoins.
17:15Mais c'est un procureur, ça s'appelle le coroner, qui dirige ces investigations.
17:19Et là, c'est un procureur spécial, spécialement nommé pour cette affaire.
17:24Alors, il y a des femmes qui vont être appelées à témoigner.
17:26Et là, on va voir qu'effectivement, Rick Bloom, il a l'habitude d'escroquer des femmes,
17:31de les dépouiller de leurs économies.
17:33Mais ça, on va le voir dans le prochain chapitre de cette émission.
17:37Gina Ranali, vous êtes avec nous dans cette heure du crime.
17:40Alors, il y a des coups de théâtre à la chaîne dans cette histoire.
17:44Exactement.
17:44Premier coup de théâtre, on l'évoque avec vous, c'est le fait qu'elle ait un nouveau passeport.
17:50Tout à fait.
17:51Elle ne l'a dit à personne.
17:53Elle a réussi à se faire fabriquer, on ne sait pas trop comment d'ailleurs,
17:55c'est un passeport officiel, à obtenir un passeport sous le nom, sans doute, d'une femme mariée,
18:02qui a pris le nom de son nouveau mari.
18:05Elle dit habiter au Luxembourg.
18:07Ça, c'est très étonnant, parce qu'elle cache beaucoup de choses quand même, Marion Barter.
18:11Exactement.
18:11Pour une femme qui est décrite comme une mère aimante et proche de ses enfants,
18:16c'est vrai qu'on est tout à fait dans le contraire,
18:19parce qu'elle cache tout à tout le monde.
18:21Et on dirait qu'elle avait un plan bien établi, en fait, dès le départ.
18:25Donc nous, on fait toutes ces découvertes les unes après les autres,
18:28mais finalement, on voit que tout est pensé et rien n'est improvisé.
18:31C'est du moins la sensation qu'on a de l'extérieur.
18:34Donc il y a effectivement ce pseudonyme, etc., qui apparaît.
18:39Les comptes en banque, on en a parlé.
18:41Et puis là, il y a l'apparition d'un homme.
18:44Elle porte le nom.
18:44Alors c'est très intéressant, un mot là-dessus, Gina Ranali.
18:48Je précise, vous êtes la présidente de l'application BlackTrack,
18:51qui est dédiée aux affaires non résolues partout dans le monde.
18:54C'est pour ça que vous vous intéressez à cette affaire.
18:56Gina Ranali, effectivement, il y a cet homme qui apparaît,
18:59et on le retrouve grâce à ce nom de famille très particulier.
19:02Exactement, grâce à ce nom de famille et à cette petite annonce, surtout.
19:07Et puis ce qui est quand même assez évocateur, c'est qu'elle prend le même nom.
19:10Donc elle n'a sûrement pas, je ne pense pas, trouvé ce nom au hasard.
19:14Et elle s'est dit, tiens, je vais prendre ce nom-là.
19:16Donc c'est vrai qu'on peut, du moins notre intuition,
19:18nous dit qu'elle a rencontré cet homme et qu'elle a pris ce nom via cette rencontre.
19:25Et donc Rick Bloom, plus on s'interroge sur ce personnage,
19:28et plus on remarque que c'est quelqu'un de très opaque.
19:30Donc c'est vrai qu'on n'arrive pas non plus à aller bien loin de ce côté-là.
19:35Oui, la police sait qu'il a un gros pédigré.
19:38Exactement.
19:38Rick Bloom, il a été condamné à de multiples reprises, c'est ça ?
19:41Oui, tout à fait, il a été condamné à de multiples reprises.
19:43C'est un homme qui est à la fois très discret, qui est difficile à localiser.
19:48Il se cache.
19:49Voilà, il se cache.
19:50Et puis il utilise ses pseudonymes qui font que finalement,
19:54parce qu'à chaque pseudonyme, il va y greffer une histoire,
19:58donc une profession, une localisation.
20:02Et c'est ce qui fait qu'il est très difficile,
20:03on a beaucoup de mal à mettre la main dessus et à suivre en fait sa piste.
20:07Oui, on va l'appeler l'homme aux milles alias.
20:10C'est-à-dire, alors il y en a au moins une trentaine,
20:12effectivement on ne va pas les citer, ce serait fastidieux.
20:15Mais effectivement, c'est le propre même de l'escroc international.
20:19Oui, complètement.
20:19Dès lors qu'on a des pseudonymes et des alias,
20:22c'est qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas très rond.
20:24Tom Rudel, vous êtes également avec nous dans cette heure du crime,
20:26journaliste pour le quotidien Luxembourg-Wörth.
20:29Et vous connaissez très bien cette affaire,
20:31vous enquêtez depuis très longtemps sur ce dossier.
20:34C'est vrai qu'on en parle là avec Gina Ranali,
20:36c'est intéressant cet homme, Rick Bloom.
20:38La disparition de Marion Barter,
20:42elle croise la route de Rick Bloom.
20:45On a l'impression qu'ils prennent presque les mêmes avions au même moment,
20:49qu'ils se retrouvent un peu partout,
20:50des routes parallèles, c'est ça Tom Rudel ?
20:53Pour moi, c'est absolument clair qu'il la connaissait,
20:59qu'il se connaissait,
21:01qu'il est derrière la disparition de tout son argent.
21:03Mais par contre, on ne sait pas exactement quel rôle il a joué
21:07dans sa disparition ou dans sa mort.
21:10Mais il y a ces femmes comme Marion,
21:12qui ont été arnaquées par Rick Bloom et ses différents aliases.
21:16L'une d'elles est même partie avec lui en Angleterre,
21:19un ou deux ans après Marion.
21:21Et ce qui est fascinant,
21:22c'est que le voyage s'est déroulé exactement de la même façon.
21:25Et c'est aussi ce que souligne le coroner en Australie.
21:28Il y a tellement de similitudes,
21:31qu'au bout du compte, on se dit que c'est forcément
21:33lui le responsable de la disparition de Marion Barter.
21:35Oui, et puis on s'aperçoit aussi,
21:37vous avez raison Tom Rudel de le souligner,
21:39qu'il y a peut-être beaucoup d'argent derrière cette affaire.
21:41Gina Ranali, Rick Bloom, c'est aussi un homme d'affaires.
21:44Oui.
21:45Il prospère.
21:46On ne sait pas où il habite d'ailleurs.
21:47Il a des dizaines d'adresses, etc.
21:49C'est très compliqué.
21:50Il est marié, mais il a pignon sur rue pourtant en Australie.
21:53Mais on n'arrive pas à lui mettre la main dessus.
21:54Oui, parce qu'en fait,
21:55il est à la tête de plusieurs entités commerciales,
21:58donc plusieurs sociétés,
21:59où il est soit directeur, soit associé,
22:01soit représentant.
22:01C'est des structures qui ont des vocations
22:04soit commerciales, financières,
22:06et donc qui parfois ont une présence internationale.
22:08Et donc, il y a une absence de transparence bancaire
22:11qui est liée aux différentes alias,
22:13qui empêche du coup de faire une reconstitution.
22:17Donc on n'arrive jamais à savoir
22:19où il est, à quel moment,
22:20et ce qu'il fait de l'argent.
22:22Il comparaît devant les enquêteurs,
22:23et notamment devant ce tribunal spécial,
22:25enfin qui est une enquête,
22:27il comparaît comme témoin.
22:28Il n'est pas du tout mis en cause.
22:30Et là, on se dit, c'est bon,
22:31on va enfin avoir la vérité.
22:33On a ce visage d'un homme qui est déjà âgé,
22:36il a plus de 80 ans.
22:39Et effectivement, il ne l'a pas expliqué,
22:41ce qu'il a fait vraiment avec Marion.
22:43Il dit simplement qu'il la connaissait.
22:45Oui, qu'il la connaissait.
22:45Il nie toute implication dans une escroquerie,
22:48dans une manipulation,
22:49ou dans une disparition.
22:51Pour lui, il la connaissait,
22:53mais sans plus.
22:55Un homme étrange,
22:57mais qui chassait les veuves fragiles.
22:59Marion Barter,
23:00ou le chasseur de veuves,
23:02il voulait m'épouser à Bali.
23:04On aurait eu une belle maison.
23:05Il m'a volé 70 000 euros.
23:07L'enquête de l'heure du crime,
23:08l'institutrice australienne,
23:10est-elle tombée dans le même piège
23:11que d'autres femmes avant elle ?
23:13Mais pourquoi elle n'est pas revenue ?
23:16C'est à suivre dans un court instant sur RTL.
23:20Jean-Alphonse Richard, sur RTL.
23:22C'est l'heure du crime jusqu'à 15h.
23:26L'heure du crime,
23:27la seule émission radio 100% fait d'hiver.
23:30Jean-Alphonse Richard.
23:32Rick Blum a détruit plusieurs vies sur son passage.
23:36Il n'a absolument aucune empathie ni remords pour ses femmes.
23:39C'est un criminel professionnel, méthodique.
23:42Voilà ce qu'il est.
23:44Au programme de l'heure du crime,
23:46la disparition de l'institutrice Marion Barter
23:48à l'automne 97,
23:49le cold case le plus célèbre d'Australie.
23:51Dossier rouvert 20 ans plus tard,
23:53un homme né en Belgique,
23:55naturalisé australien,
23:56est soupçonné d'être derrière ce mystère.
23:59Il apparaît comme un escroc de très grande envergure.
24:03Vendredi 18 février 2022,
24:06les juges chargés des investigations
24:07sur la disparition de Marion Barter
24:09commencent à entendre plusieurs femmes.
24:12Au nombre de six,
24:12elles se sont toutes manifestées
24:14après la mise en cause de Rick Bloom.
24:17Toutes disent avoir été escroquées par cet homme
24:20dans les années 80 à 2000.
24:22Des accusatrices qui ont des profils similaires.
24:26Souvent veuves, femmes seules,
24:28délaissées, bourgeoises,
24:30plutôt aisées.
24:31Sous son nom,
24:31ou sous des pseudonymes,
24:33Rick Bloom les aurait séduites,
24:35leur promettant le mariage.
24:37Il aurait à chaque fois disparu
24:38après avoir fait main basse sur leur fortune.
24:40Ginette Gaffney Bowen, 76 ans,
24:44a connu le suspect en 97,
24:46neuf mois après la disparition de Marion.
24:49Il disait s'appeler Frédéric de Edervary.
24:52Il me disait qu'il gagnait très bien sa vie, dit-elle.
24:55Elle lui apprêtait sa carte bancaire
24:56pour un achat professionnel,
24:5830 000 dollars, envolé.
25:00Il m'encourageait à vendre ma maison,
25:02il me promettait une installation
25:03dans un grand appartement à Paris.
25:06Rick Bloom a fini par la menacer.
25:08Il voulait la faire chanter.
25:10J'étais effrayée, déclare-t-elle.
25:12Jeannette Holdenburg, 73 ans,
25:15était elle aussi veuve, vulnérable,
25:17esselée.
25:18Elle s'est jetée dans les bras de Rick Bloom.
25:20Il l'a emmenée en Angleterre
25:21et l'a abandonnée.
25:23Quand elle est rentrée en Australie,
25:24ses bijoux avaient disparu.
25:28Les témoignages des victimes de l'escroc
25:29en série Rick Bloom se succèdent
25:31à Monique Cornelius,
25:33résidente au Luxembourg.
25:35Il avait promis une grande histoire d'amour
25:37et un tour du monde en voilier.
25:38Selon elle, Bloom a profité de leur liaison
25:41pour voler l'identité de son ex-mari,
25:44l'ancien footballeur professionnel
25:46Fernand Remakel.
25:47Pour moi, ce type est un très grand
25:49et très dangereux manipulateur,
25:51assure Monique.
25:52En Belgique,
25:53c'est Gisleine Danlois,
25:55une veuve de 50 ans,
25:56qui a vu entrer dans sa vie Rick Bloom.
25:59Il voulait m'épouser à Bali,
26:01puis s'installer en Australie.
26:03« Nous aurions eu une grande maison »,
26:05déclare-t-elle.
26:06Il a disparu avec 70 000 euros d'économie.
26:09Les enquêteurs estiment que ce mode opératoire
26:11cadre parfaitement avec l'affaire Barter.
26:14Marion avait soudain vendu sa maison,
26:16vidé son compte en banque.
26:18Rick Bloom aurait ensuite disparu
26:20avec l'argent.
26:21Et effectivement,
26:24on se demande si cet homme
26:25n'est pas derrière la disparition
26:27de Marion Barter.
26:30Parce qu'il y a beaucoup trop
26:31de coïncidences.
26:33Effectivement,
26:33de coïncidences dans le temps,
26:35de coïncidences dans le mode opérateur.
26:37Gina Ranali,
26:38vous êtes avec nous
26:38dans cette heure du crime.
26:40Et vous nous accompagnez
26:41depuis le début de cette émission
26:42pour nous éclairer
26:44sur cette histoire
26:45que vous connaissez très bien.
26:46Vous êtes cofondatrice
26:46et présidente de l'application
26:47Black Track,
26:48application qui est dédiée
26:50aux affaires non résolues
26:51dans le monde.
26:52Et dans ces affaires non résolues,
26:53il y a évidemment aujourd'hui
26:54Marion Barter.
26:57Il y a quelque chose
26:57de très étonnant,
26:58c'est que quand on entend
26:59toutes ces femmes témoigner,
27:00elles viennent témoigner
27:01en Australie,
27:01souvent en visioconférence d'ailleurs,
27:03mais elles disent
27:04toutes la même chose.
27:05Et surtout,
27:06elles donnent un mot d'opérateur
27:07très précis
27:08qui ressemble effectivement
27:09à ce que pourrait être
27:10l'enlèvement,
27:11entre guillemets,
27:11ou la disparition
27:12de Marion Barter.
27:14Exactement.
27:15Alors déjà,
27:15le profil des victimes
27:16est identique.
27:17On a affaire à des femmes
27:18souvent veuves ou séparées
27:19et financièrement à l'aise
27:21et surtout qui recherchent
27:22donc une relation stable.
27:24Et elles témoignent
27:25donc sur le modus operandi
27:27qui est souvent
27:28une séduction rapide
27:29avec des promesses fortes.
27:31Donc mariage,
27:32vie commune,
27:33installation à l'étranger.
27:35Avec cette mise en confiance
27:37arrive l'aspect financier.
27:39Donc là, après,
27:40il s'installe
27:40et il demande des prêts d'argent,
27:42des projets
27:43dans lesquels
27:43il faudrait investir
27:44ou carrément des vols
27:46et ensuite vient
27:47la disparition.
27:48Ensuite, il part
27:49et donc elles n'ont plus
27:49de nouvelles
27:50et c'est là qu'elles comprennent
27:51qu'elles se sont faites escroquer.
27:52Alors un mot,
27:53puis j'y reviendrai peut-être
27:54sans doute avec notre invité,
27:55Tom Rudel,
27:55mais c'est important.
27:57Il y a une de ces femmes
27:58qui va être amenée
27:59en Angleterre
28:00par cet homme,
28:02par Rick Bloom
28:03et c'est curieux
28:05parce qu'elle va être
28:06amenée en Angleterre
28:07sur les mêmes lieux
28:08où est déjà passé
28:09Marion Barter.
28:10Oui, tout à fait.
28:11Donc c'est vrai
28:12qu'on est à ce stade
28:13de l'enquête.
28:14On a du mal
28:15de croire
28:15que Marion Barter
28:17n'était pas
28:18avec Rick Bloom.
28:19Ça fait quand même
28:20beaucoup d'éléments
28:20qui coïncident
28:22sans concertation
28:23au préalable.
28:24Il y a aussi
28:25ce qu'a raconté
28:25la fille,
28:26Sally,
28:27la fille de la disparue
28:28qui avait dit
28:29que dans une station service
28:30elle avait aperçu sa mère
28:31au volant de sa voiture
28:32avec un homme à côté
28:33qui est très costaud.
28:34Décrivez-nous un petit peu
28:35comment est Rick Bloom
28:36parce qu'effectivement
28:37ça ressemble beaucoup
28:38à cet homme
28:38qui était en voiture.
28:39Il est de grande corpulence
28:41donc ça pourrait
28:42tout à fait être lui
28:43qui était présent
28:44et d'autant plus
28:45qu'il était en Australie
28:46à cette époque.
28:47Et donc ça continue
28:49à troubler le jeu
28:51même si encore une fois
28:52les enquêteurs
28:53ils manquent de preuves
28:54ils manquent de charges.
28:55N'oubliez pas
28:55on est en Australie
28:57c'est comme l'Angleterre
28:57c'est comme les Etats-Unis
28:59si on n'a pas de preuves
29:00matérielles absolues
29:01on ne peut pas bouger.
29:02Donc pour l'instant
29:03il reste témoin
29:04lors de cette enquête
29:05Rick Bloom.
29:05On va voir si ça évolue
29:06mais pour l'instant
29:07il n'est que témoin.
29:08Donc Tom Rudel
29:09on vous retrouve
29:11dans cette heure du crime
29:11vous êtes journaliste
29:12et vous enquêtez
29:13sur cette affaire
29:14depuis 2019
29:16donc vous avez vraiment
29:17suivi tous les épisodes
29:18de cette affaire
29:19avec vous
29:20un peu la même question
29:21que je posais à Gina Ranali
29:22c'est étonnant
29:23toutes ces femmes
29:23qui se succèdent
29:25comme ça
29:25qui viennent témoigner
29:26parce que finalement
29:27elles racontent toutes
29:27la même chose.
29:30Au départ
29:31nous avions publié
29:33un article ici
29:34au Luxembourg
29:35quelques jours plus tard
29:36une femme de Bruxelles
29:36nous a appelé
29:37pour dire qu'il était arrivé
29:38exactement la même chose
29:39à sa belle-mère
29:40sauf qu'elle
29:42elle est encore en vie
29:43en gros
29:44Rick Bloom l'a quitté
29:45du jour au lendemain
29:46et elle estime
29:47avoir perdu environ
29:4870 000 euros
29:49et ensuite
29:51cette femme
29:52nous a parlé
29:52d'une autre Belge
29:53quelques années plus tard
29:54qui s'est aussi fait
29:55arnaquer
29:56de la même manière
29:56et on retrouve
29:58plusieurs parallèles
29:59avec le cas
29:59de Marion Barter
30:00pour moi
30:02il ne fait aucun doute
30:03qu'il lui a fait
30:04la même chose
30:04la seule différence
30:06c'est la fin
30:06la seule différence
30:07c'est la fin
30:08parce qu'effectivement
30:08ces femmes
30:09elles sont vivantes
30:09Marion Barter
30:11elle a disparu
30:12on ne sait pas
30:13où elle est
30:13c'est très étonnant
30:14parce que toutes ces femmes
30:15peut-être qu'elles avaient honte
30:17peut-être qu'elles avaient peur
30:19elles n'ont jamais déposé plainte
30:21donc cet homme
30:21il a continué à prospérer
30:23à faire son chemin
30:23et sur des décennies
30:25c'est ça qui est
30:26qui est très étonnant
30:27alors il est devant
30:27tout de même
30:28les enquêteurs
30:28Rick Blum
30:29il n'est pas en très bon état
30:30il est bégué
30:31il a son déambulateur
30:33ou peut-être
30:33est-ce qu'il fait mine
30:34d'être aussi malade
30:35c'est une possibilité
30:36parce qu'il sait
30:38parfaitement manipuler les gens
30:40qu'est-ce qui répond
30:41Rick Blum
30:42à ces mises en cause
30:43lorsqu'on lui dit
30:43mais cette femme
30:44cette femme
30:44cette femme
30:45qu'est-ce qui répond ?
30:46Alors il nie systématiquement
30:47c'est-à-dire qu'il nie
30:48toute manipulation
30:49toute implication
30:50c'est ça
30:51donc il dit
30:52elles sont folles
30:52c'est ça ou ?
30:53oui il dit que
30:54lui il les a connues
30:56évidemment
30:57pour certaines
30:58donc il l'avoue
30:58il les a connues
30:59mais il ne les a jamais escroquées
31:01et s'il y a eu
31:02de l'argent
31:04qui a transité
31:04peut-être à un moment donné
31:05c'était des cadeaux
31:06ou la volonté de la femme
31:07il est très abrupt
31:09et très brutal
31:10dès lors qu'on lui parle
31:11de Marion Barter
31:12il dit
31:12il est réfractaire complètement
31:14il dit qu'il nie
31:15toute implication
31:16dans la disparition
31:17et il va même
31:19jusqu'à dire
31:20que c'était des spéculations
31:21familiales
31:22ou médiatiques
31:23c'est ça
31:24quand lui on veut
31:24etc
31:25c'est le propre
31:26d'une défense
31:26lorsqu'on se sent
31:27un petit peu
31:27au pied du mur
31:28l'institutrice
31:30émerveillée
31:31à l'idée d'acheter
31:32sa propre école
31:33en Angleterre
31:35Marion Barter
31:36est le chasseur de veuves
31:37moi
31:38avoir tué cette femme
31:39mais j'espère que vous plaisantez
31:41l'enquête de l'heure du crime
31:42on se retrouve dans un instant
31:43sur RTL
31:44retour aujourd'hui
31:57dans l'heure du crime
31:57sur la disparition
31:58de l'institutrice Marion Barter
32:00en 97
32:01le cold case
32:01le plus célèbre
32:02d'Australie
32:0325 ans plus tard
32:05l'enquête rouverte
32:06bat son plein
32:06un étrange octogénaire
32:09Rick Bloom
32:10présenté comme un escroc professionnel
32:12est au coeur du soupçon
32:13jeudi 1er juin 2023
32:17un an et demi
32:18après l'ouverture
32:18de l'enquête spéciale
32:20chargée d'examiner
32:21la disparition
32:21de Marion Barter
32:23Rick Bloom
32:2484 ans
32:25est à nouveau entendu
32:26par visioconférence
32:28au tribunal de Lismore
32:29on l'interroge
32:31sur le possible détournement
32:32du compte bancaire
32:33sur le fait
32:34qu'il aurait convaincu
32:36Marion Barter
32:38de vendre sa maison
32:39Bloom
32:39s'insurge
32:40il n'existe selon lui
32:42aucune preuve
32:42qu'il ait escroqué
32:43l'institutrice
32:44il ne l'a jamais encouragé
32:46à retirer son argent
32:47de la banque
32:48la famille de la victime
32:50a alors une autre explication
32:52voici le scénario
32:53Rick Bloom
32:54aurait attiré Marion
32:56en Angleterre
32:57pour lui promettre
32:58plus qu'une histoire d'amour
33:00il lui aurait proposé
33:01d'acheter ici
33:02sa propre école
33:03la famille en veut pour preuve
33:05cette carte postale
33:06écrite par Marion
33:07depuis l'Angleterre
33:08ici
33:09écrit-elle
33:10on peut acheter
33:10sa propre école
33:11entre 65 000
33:13et 150 000 livres
33:15les enquêteurs
33:16estiment que Bloom
33:17a fait miroiter
33:18cette acquisition facile
33:20à l'institutrice
33:21raison pour laquelle
33:22elle aurait soudain
33:23démissionné
33:23de sa dernière école
33:25vendu sa maison
33:26et changé de nom
33:27pour l'avocat de Bloom
33:28il ne s'agit là
33:30que de spéculation
33:31non étayée
33:32lors de l'enquête
33:34Rick Bloom
33:35est plusieurs fois interrogé
33:36sur les accusations
33:37portées contre lui
33:38je n'ai jamais abusé
33:40de personne
33:41jure-t-il
33:41à la question
33:42avez-vous tué Marion Barter
33:43il répond
33:44j'espère bien
33:45que vous plaisantez
33:47les juges enquêteurs
33:48estiment que la crédibilité
33:49du témoin numéro 1
33:50est très faible
33:51il y a des dizaines
33:53d'exemples
33:54qui montrent que
33:54monsieur Bloom
33:55a clairement menti
33:56à la cour
33:56il a nié les évidences
33:58disent les magistrats
33:59selon eux
34:00il est impossible
34:01d'avoir confiance
34:02en cet individu
34:04et ça c'est étonnant
34:07effectivement
34:08cette justice
34:10australienne
34:11qu'on connaît mal
34:12ici chez nous
34:13de droit anglo-saxon
34:14et c'est beaucoup plus compliqué
34:17a priori que chez nous
34:18de mettre un examen
34:19ou de lancer des poursuites
34:21contre un homme
34:22Gina Ranali
34:23vous êtes avec nous
34:24cofondatrice
34:25présidente de l'application
34:26BlackTrack
34:27une application
34:27qui s'occupe
34:29des affaires non résolues
34:30dans le monde entier
34:31Gina Ranali
34:33on va pas faire du juridisme
34:35mais on va là-dessus
34:36sur la justice australienne
34:39c'est très très clair
34:41il y a beaucoup
34:41de présomptions
34:42contre cet homme
34:43on va même dire
34:44qu'il ment
34:44il est en train de mentir
34:45il ment à la cour
34:46il y a beaucoup de pays
34:47où un mensonge
34:48peut-être l'enverrait
34:49presque en prison
34:50là c'est pas le cas
34:51pourquoi ?
34:52non c'est pas le cas
34:52alors là on est dans
34:53un tribunal
34:53mais c'est différent
34:54d'un procès
34:55donc Rick Bloom
34:56n'est pas sur le banc
34:58des accusés
34:58mais il est bien présent
35:00en tant que témoin
35:01et le rôle du coroner
35:02là ça va être
35:03de déterminer
35:04en fait
35:05si Marion Barter
35:06est toujours vivante
35:07si elle est décédée
35:08quand, où
35:09enfin voilà
35:09toutes ces questions
35:10donc il ne juge pas
35:11il ne condamne pas
35:12il ne prononce pas de peine
35:13en fait il enquête
35:14mais il ne condamne personne
35:16je suis d'accord
35:17mais il y a beaucoup d'indices
35:19vous les avez énumérés
35:21Gina Ranali
35:22beaucoup d'indices
35:23beaucoup de présomptions
35:23beaucoup de doutes
35:24beaucoup de coïncidences
35:25et le fait est
35:26c'est que ça n'avance pas
35:28ça n'avance pas
35:28parce qu'en fait
35:29il n'y a aucune preuve
35:29matérielle ou documentée
35:31c'est à dire que
35:31c'est de l'intuition
35:32c'est
35:33si vous voulez
35:35il y a des éléments
35:35dus à ces contradictions
35:38mais aucune preuve
35:38donc c'est à dire
35:39qu'on n'a pas par exemple
35:40de preuve que l'argent
35:41que Marion Barter a retiré
35:42a été sur le compte
35:44à bénéficier
35:44à Rick Bloom
35:45on n'a pas de contrat
35:47par exemple
35:48l'adachat d'école
35:49au nom de Rick Bloom
35:50on ne les a jamais vus
35:51via un témoin
35:53ensemble
35:53donc il n'y a rien
35:54pour dire que
35:56juridiquement
35:57on puisse l'accuser
35:58il est bien trop malin
35:59effectivement cet homme
36:00et puis on s'aperçoit
36:01que si je traduis vos propos
36:02c'est que
36:03l'intime conviction
36:04qu'on connait
36:05chez nous
36:05en France
36:07et beaucoup dans les pays latins
36:08l'injustice latine
36:09cette intime conviction
36:10elle ne suffit pas
36:11dans le droit
36:12anglo-saxon
36:13et puis surtout
36:14en Australie
36:14encore un mot
36:15Gina Ranali
36:16j'ai été très séduit
36:18par le scénario
36:19de la famille
36:19qui dit
36:20il lui avait promis
36:21d'acheter ensemble
36:22une école
36:23donc il lui avait
36:25sans doute demandé
36:26de vider ses comptes
36:27en manque pour ça
36:27parce qu'avoir une école
36:29c'était un peu le rêve
36:29de Marion Barter
36:30enfin elle avait
36:31à avoir une vie
36:32à elle
36:32et elle allait faire
36:34quelque chose
36:34de sa vie
36:35exactement
36:35et puis c'est un peu
36:36son mode opératoire
36:38c'est-à-dire qu'il va
36:39promettre des choses
36:40il promet une vie
36:41il promet un avenir
36:42il ne promet pas juste
36:44une histoire d'amour
36:44sans lendemain
36:45donc là il faut savoir
36:46que Marion Barter
36:47avait quand même
36:47pris son nom
36:48c'est-à-dire qu'elle
36:49lui faisait confiance
36:50et elle se voyait
36:51à long terme
36:52avec cet homme
36:52et ce projet d'école
36:54tient complètement la route
36:56parce qu'elle
36:57c'était une enseignante
36:57dévouée
36:58elle adorait son métier
36:59et pourquoi pas
37:00elle a voulu aller
37:00bien plus loin
37:01dans sa carrière
37:02et se dire
37:02voilà je vais acheter
37:03ma propre école
37:04après encore une fois
37:05il n'y a pas de preuve
37:06d'un contrat
37:07en vue de l'achat
37:09d'une école
37:09et on peut aussi
37:10se poser la question
37:11elle était proche
37:12de ses enfants
37:12pourquoi elle n'en a pas parlé
37:14pourquoi elle ne leur a pas dit
37:15voilà mon projet futur
37:16et encore une fois
37:17on ne peut pas accrocher
37:18Rick Bloom
37:18parce que tout simplement
37:19aussi
37:20après tout
37:21on ne sait pas
37:21si cette femme
37:22Marion Barter
37:23ne serait pas suicidée
37:25tout simplement
37:25après être revenue
37:27en Australie
37:28peut-être s'être fait
37:29dépouiller de l'argent
37:29c'est un scénario
37:30et s'être aperçu
37:32que finalement
37:32elle n'était rien
37:33qu'elle avait été abusée
37:35qu'elle avait été flouée
37:36elle était totalement désespérée
37:37oui tout reste envisageable
37:39dans cette affaire
37:39étant donné qu'aucun corps
37:40n'a été retrouvé
37:41et aucune personne
37:42n'a été inculpée
37:43elle aurait pu
37:44avoir vécu ça
37:45comme une honte extrême
37:46et ne pas avoir pu passer au-dessus
37:48et elle se serait donnée
37:49la mort
37:49c'est tout à fait probable
37:50oui effectivement
37:51et donc
37:51on comprend aussi
37:53la justice australienne
37:54qui hésite
37:54parce que si
37:55elle poursuit cet homme
37:56il n'est pas sûr
37:57que devant un tribunal
37:58ça tienne la route
37:59d'autant plus qu'il est très âgé
38:00plus de 80 ans
38:01il est en mauvais état physique
38:02etc
38:02donc fatalement
38:04c'est très compliqué
38:05Tom Rudel
38:06vous êtes avec nous
38:07dans l'ordre du crime
38:08journaliste
38:08vous connaissez
38:10vous êtes parmi les meilleurs
38:11connaisseurs de cette affaire
38:12vous avez beaucoup écrit
38:13d'articles là-dessus
38:14sur cette affaire
38:15Marion Barter
38:16j'ai envie de vous demander
38:17Tom Rudel
38:18Rick Bloom
38:18alors c'est un escroc
38:19a priori ça ne fait pas
38:20beaucoup de doutes
38:21c'est un escroc
38:22mais ça ne fait pas de lui
38:23pour autant un assassin
38:24c'est un escroc
38:27ça ça ne fait aucun doute
38:29mais je ne pense pas
38:30que tuer Marion
38:31faisait partie
38:32d'un quelconque plan
38:33c'est une hypothèse
38:35qui s'envisage tout de même
38:36par exemple
38:38peut-être l'a-t-il tué
38:39parce que quelque chose
38:41a mal tourné
38:41mais sa mort
38:43n'a peut-être rien à voir
38:44avec Rick Bloom
38:45il y a même une chance
38:46qu'elle soit encore en vie
38:47quelque part
38:48qu'elle ait Rick Bloom
38:49se soit séparée
38:51après qu'il lui ait pris
38:52tout son argent
38:52et qu'il ignore lui-même
38:54où elle est
38:54ou alors
38:55peut-être qu'elle est morte
38:56loin de lui
38:57d'une manière totalement indépendante
38:59de toute cette histoire
39:00comme vous l'avez dit
39:02être un escroc
39:03ne fait pas de lui
39:04un meurtrier
39:05ça c'est sûr
39:05mais ce qui est évident
39:07c'est qu'il en sait
39:08beaucoup plus
39:09qu'il ne le dit
39:09la procureure spéciale
39:13va conclure
39:14à la mort
39:15de l'institutrice
39:16Marion Barter
39:18est le chasseur de veuves
39:19elle était intelligente
39:20cultivée
39:21elle avait plein d'amis
39:22son rire était éclatant
39:23c'était une personne
39:24d'une grande générosité
39:25l'enquête de l'heure du crime
39:27je vous retrouve tout de suite
39:28sur RTL
39:29dans l'heure du crime
39:39aujourd'hui
39:39la disparition
39:40de l'institutrice
39:41Marion Barter
39:42en Australie
39:4297
39:43un call case
39:45dossier rouvert
39:46plus de 20 ans
39:47après l'effet
39:47un témoin numéro
39:48insoupçonné
39:49par la famille
39:50après deux ans
39:51d'enquête
39:52intensive
39:53la procureure
39:54rend ses conclusions
39:55jeudi 29 février
39:582024
39:58la procureure
40:00coroner
40:00Teresa O'Sullivan
40:02clôt les investigations
40:04sur le cas
40:05Marion Barter
40:06selon la magistrate
40:08l'institutrice
40:09est décédée
40:10sans doute
40:11après le 15 octobre
40:131997
40:14elle ne peut
40:15ni déterminer
40:16ni la date exacte
40:17ni l'endroit
40:18où la victime
40:18est morte
40:19ni de quelle façon
40:20elle a perdu la vie
40:21la magistrate
40:22déclare toutefois
40:24les conditions
40:24de la disparition
40:25troublantes
40:26elle demande
40:27que l'affaire
40:28reste ouverte
40:29et confiée
40:30à la police
40:31australienne
40:32des call case
40:32devant la cour
40:35Sally Laydon
40:36avait lu quelques mots
40:37écrits par la famille
40:39à la mémoire
40:39de sa mère
40:40elle était intelligente
40:42cultivée
40:43elle avait plein d'amis
40:44son rire était éclatant
40:45c'était une personne
40:47d'une grande générosité
40:49ma mère avait une voix
40:52assez forte
40:53sa voix résonne
40:54toujours en moi
40:55et dans le fond
40:56de mon esprit
40:56j'espère
40:57et je prie pour
40:58vous savez
41:00juste pour qu'on la retrouve
41:01je me fiche du reste
41:03je veux juste la retrouver
41:04parce que c'est ma mère
41:05parce que c'était ma mère
41:09c'est la voix
41:09évidemment
41:09vous l'avez reconnue
41:10de Sally Laydon
41:11c'est la fille
41:11de Marion Barter
41:12c'est grâce à elle d'ailleurs
41:14et souvent dans les affaires
41:15criminelles
41:15et dans la disparition
41:16c'est souvent la famille
41:16qui mène l'enquête
41:17et on s'aperçoit
41:18c'est beaucoup le cas en France
41:19on s'aperçoit
41:20que même au bout du monde
41:21en Australie
41:21c'est cette fille
41:22qui a mené le combat
41:23et qui a réveillé
41:25les policiers
41:26en leur demandant
41:27d'enquêter
41:27d'enquêter
41:28et d'enquêter encore
41:29Sally Laydon
41:30qui était interrogée
41:31sur la télévision australienne
41:337 News
41:34Gina Renali
41:36vous êtes avec nous
41:37dans cette heure du crime
41:38vous connaissez bien
41:39ce cas
41:41Marion Barter
41:42c'est d'ailleurs
41:43un des cas
41:44que vous recensez
41:44sur votre application
41:46Black Track
41:46qui est dédiée
41:47je l'ai dit
41:48aux affaires non résolues
41:49Gina Renali
41:50ils ont vraiment
41:52beaucoup bossé
41:53les Australiens
41:54on ne peut pas enlever ça
41:55la police a travaillé
41:57les juges ont travaillé
41:58il y a eu des dizaines
41:59d'auditions
42:00des vérifications
42:01on est allé
42:02au fond du système
42:04même bancaire australien
42:05mais la vérité
42:07on est à mi-chemin
42:09dans cette vérité
42:09c'est ça ?
42:10exactement
42:10alors donc
42:11ils ont dû
42:12fermer l'enquête
42:14parce qu'il y a eu
42:15une durée
42:16dans l'absence
42:17de nouvelles
42:18de traces de vie
42:18donc de Marion Barter
42:20malgré le fait
42:22qu'ils ont beaucoup
42:22investigué
42:23et qu'ils sont allés
42:24très loin
42:24ils n'ont pas pu
42:26répondre aux questions
42:27où est-elle partie
42:29est-ce qu'elle est partie
42:30de son plein gré
42:31est-ce qu'il y a eu
42:32un crime
42:32donc c'est pour ça
42:34que la procureure
42:34elle parle
42:35de toutes ces conditions
42:36donc troublantes
42:37mais ils ne peuvent pas
42:39mettre le nom
42:41sur un coupable
42:42s'il y en a un
42:43on sent que
42:43dans les mots
42:44de la procureure
42:45lorsqu'on lit
42:45effectivement
42:46le très gros
42:47rapport
42:48on l'a eu
42:49nous ici évidemment
42:50RTL
42:50et vous l'avez lu aussi
42:51Gina Renali
42:52le très gros rapport
42:53du coroner
42:54d'enquête
42:55on sent qu'il y a
42:56une espèce
42:57d'impatience
42:58et puis de rage
42:58aussi de la part
42:59de la procureure
43:00de dire
43:00on n'y arrive pas
43:01mais on n'est pas très loin
43:02oui exactement
43:02parce qu'en fait
43:03il y a l'intuition
43:04tout de même
43:04à chaque fois
43:05dans ce dossier
43:06alors ce qui est très frustrant
43:07c'est qu'à chaque fois
43:07qu'on a l'impression
43:08d'arriver à une solution
43:10cette solution
43:11n'est pas documentée
43:12voilà
43:12et à chaque fois
43:13du coup on est obligé
43:14de fermer la porte
43:15et donc c'est ainsi de suite
43:16et du coup on arrive
43:17à cette situation
43:19où on n'a pas de conclusion
43:21et ça c'est effectivement
43:22rageant Tom Redel
43:23évidemment vous suivez
43:24cette affaire
43:24vous aussi
43:25vous êtes journaliste
43:25pour le quotidien
43:27Luxembourg
43:28évidemment c'est au Luxembourg
43:30Tom Redel
43:32vous connaissez très très bien
43:33ce dossier
43:33question simple
43:35mais finalement
43:36on s'est focalisé
43:37sur ce Rick Bloom
43:38cet homme
43:39qui a la réputation
43:40d'être un escroc
43:41international
43:42mais est-ce qu'il y a
43:42d'autres pistes ?
43:44quand le juge
43:48a officiellement
43:49déclaré la mort
43:49de Marion
43:50il n'avait pas le pouvoir
43:52de mener une enquête
43:52sur les circonstances
43:53de sa mort
43:54en revanche
43:55il a affirmé
43:56qu'il ne s'agissait
43:57plus d'une disparition
43:58mais d'un homicide
43:59mais malgré ça
44:01la police australienne
44:03n'a lancé
44:03aucune investigation
44:04si une enquête
44:06devait avoir lieu
44:07on peut raisonnablement
44:09penser que le principal
44:10suspect serait
44:10Rick Bloom
44:11il est le seul suspect
44:13il n'existe pour l'instant
44:15aucune autre piste
44:16mais je précise
44:18qu'à ce jour
44:19Rick Bloom
44:20n'est accusé
44:20d'aucun crime
44:21mais oui c'est ça
44:22il reste toujours
44:23un témoin
44:23un témoin important
44:24un témoin central
44:25mais il reste
44:26un témoin
44:27alors Tom Rudel
44:27dit
44:28Gina Radali
44:28un mot là-dessus
44:29Tom Rudel
44:29dit qu'il n'y a pas
44:30d'enquête
44:31effectivement
44:31là on a l'impression
44:32qu'on est dans un faux plat
44:33que les choses
44:34se sont un petit peu arrêtées
44:35parce qu'on a beaucoup
44:35travaillé pendant 2, 3 ans
44:364 ans et même plus
44:37mais il y a quand même
44:39l'unité des cold cases
44:40australiennes
44:41qui gardent le dossier
44:43c'est un peu l'équivalent
44:44de notre pôle cold case
44:45à nous
44:45du coup le dossier
44:46n'est pas fermé
44:47il est mis en veille
44:48donc c'est l'enclêt
44:48du coroner
44:49qui est fermé
44:50donc le pôle cold case
44:51lui il a réceptionné
44:52le dossier
44:53alors ça signifie quoi
44:54donc il n'y a pas
44:54de poursuite en cours
44:55il n'y a rien
44:56au jour le jour
44:58mais le dossier
44:59reste ouvert
44:59avec la possibilité
45:00donc de trouver
45:01un nouveau témoignage
45:02crédible
45:03qui pourrait apparaître
45:04un nouvel élément matériel
45:05découvert
45:06ou une avancée technologique
45:07qui permettrait
45:09d'exploiter
45:10de nouvelles
45:11découvertes
45:13bien sûr
45:14parce qu'on n'est pas
45:15à l'abri
45:15effectivement
45:16avec notamment
45:16les progrès
45:17de la technologie
45:18etc
45:18de retrouver un jour
45:20quelque chose
45:20ou même
45:21peut-être
45:21le squelette
45:23ou le corps
45:23de cette femme
45:24c'est une possibilité
45:25même si l'Australie
45:26effectivement
45:26c'est un pays
45:28extrêmement vaste
45:28Tom Rodel
45:29pour votre enquête
45:31vous avez rencontré
45:32plusieurs fois
45:34Sally
45:34c'est la fille
45:35de Marion Barter
45:36est-ce qu'elle a
45:38toujours l'espoir
45:39de retrouver sa mère
45:39un jour
45:40non je ne pense pas
45:44je pense qu'elle a
45:45perdu l'espoir
45:46de la revoir
45:47vivante un jour
45:47elle est assez réaliste
45:51à ce sujet
45:52surtout après le verdict
45:53du juge
45:54en 2024
45:54mais elle a encore
45:57la détermination
45:58de découvrir
45:58ce qui est arrivé
45:59à sa mère
45:59elle continue
46:01à mener
46:01sa propre enquête
46:02et surtout
46:03elle maintient
46:04la pression
46:04sur les autorités
46:05elle dit souvent
46:07que quelque part
46:08quelqu'un sait quelque chose
46:10et je crois
46:11qu'elle n'a pas tort
46:12donc plus l'affaire
46:13sera publique
46:14plus nous avons
46:15de chances
46:15de découvrir
46:16des éléments nouveaux
46:16et de se rapprocher
46:18de la vérité
46:18affaire publique
46:19dit Tom Rodel
46:20Gina Ranali
46:21en Australie
46:22c'est une immense affaire
46:23exactement
46:24c'est une affaire
46:25qui a fait beaucoup de bruit
46:26médiatiquement
46:26donc pour beaucoup de raisons
46:28déjà ça touche
46:28madame tout le monde
46:29donc c'est une dame
46:31qui a passé 50 ans
46:32sans histoire
46:33qui a une famille
46:34un bon travail
46:35et puis une disparition
46:38sans corps
46:39donc ça touche
46:40énormément de monde
46:41Tom Rodel
46:42une question encore pour vous
46:43selon vous
46:44vous connaissez bien
46:46le dossier
46:46qu'est-ce qui a pu arriver
46:47à Marion Barter ?
46:49je ne crois pas
46:52qu'elle se soit suicidée
46:53enfin
46:54d'après ce que j'ai entendu
46:55elle ne semblait
46:56pas fragile
46:57ou dépressive
46:58par contre
46:59je suis sûr
47:00qu'elle est morte
47:01là-dessus
47:02je partage
47:03l'avis de la justice
47:04il y a beaucoup
47:05trop d'éléments
47:05qui vont dans ce sens
47:06par exemple
47:07elle serait aujourd'hui
47:09à la retraite
47:09en tant qu'enseignante
47:10et elle toucherait
47:11donc une pension
47:12de l'Etat
47:12or cet argent
47:14n'a jamais été réclamé
47:15ni utilisé
47:16et je suis convaincu
47:17que Rick Bloom
47:18sait comment tout cela
47:19s'est terminé
47:19et qu'il devrait en parler
47:21beaucoup plus ouvertement
47:23merci beaucoup
47:25Tom Rudel
47:26et Gina Ranali
47:27d'avoir été tous les deux
47:28les invités
47:28de l'heure du crime
47:29merci à l'équipe de l'émission
47:30rédactrice en chef
47:31Justine Vigneault
47:32préparation Lisa Canales
47:33Pauline Dessillon
47:34traduction Jean Derrieux
47:35réalisation en direct
47:37Nicolas Godet
47:38Merci à tous
Commentaires

Recommandations