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  • il y a 11 heures
Laurine Bultel et Christiane Cremer travaillent dans le secteur industriel, au sein de DV Group. Elles reviennent sur leur parcours, leur intégration et la place des femmes dans un environnement très masculin.

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Transcription
00:03Générique
00:11Le cercle est rage pour parler de l'industrie.
00:14C'est un sujet dont on parle beaucoup dans notre émission,
00:17à la fois la perte ou la fermeture d'entreprises industrielles,
00:20mais là on va s'intéresser plus particulièrement à la féminisation de l'industrie
00:24qui accueille de plus en plus de femmes.
00:26Alors la route est encore longue, mais de plus en plus de jeunes ingénieurs,
00:30femmes, décident de pousser la porte de notre industrie.
00:33Et j'accueille deux femmes sur ce plateau,
00:35justement pour nous parler de leur ressenti,
00:37de la manière dont elles ont été accueillies, accompagnées, encadrées,
00:40et si elles se sentent tout simplement bien au sein de leur entreprise.
00:44Deux femmes, Laurine Bultel, je commence par vous,
00:47ingénieure robotique automaticienne d'Eve Group,
00:50on parlera de votre entreprise.
00:51Vous avez quitté l'école d'ingénieurs en 2024.
00:54Exactement.
00:55Donc ça fait un an et demi que vous êtes chez d'Eve Group.
00:58On en parlera avec vous, puis vous avez fait des choix très précis,
01:00parce que vous auriez pu aller ailleurs avec votre diplôme,
01:03et vous avez choisi cette entreprise.
01:05Merci en tout cas d'avoir répondu à notre invitation.
01:07Merci à vous.
01:07Christiane Kramer, ravie de vous accueillir.
01:10Directrice commerciale internationale d'Eve Group.
01:12Alors vous n'êtes pas ingénieur de formation,
01:15mais vous avez choisi cette entreprise.
01:17Vous êtes une femme aussi.
01:19Je commence par vous, parce qu'il y a un petit écart générationnel,
01:23et par ailleurs de fonction.
01:26Il y a eu beaucoup d'écoles, beaucoup de femmes qui sont venues sur ce plateau,
01:29qui représentaient des groupements d'écoles d'ingénieurs,
01:32et qui venaient faire la promotion.
01:34Ce sujet-là vous est arrivé aux oreilles pour vous faire choisir l'industrie,
01:38ou vous l'avez choisi parce que vous en avez parlé avec vos parents,
01:41parce que vous vous êtes dit cet environnement de combien ?
01:44Comment est né tout cela ?
01:46J'ai choisi cet environnement parce que j'ai découvert qu'il me plaisait.
01:51Alors j'ai découvert ça un peu par hasard.
01:53Tout ce qui est aspects scientifiques, technologiques,
01:57tout ça, ça m'est venu très tôt dans mon cursus scolaire.
02:00Donc c'est assez naturellement que je me suis retrouvée en école d'ingénieur.
02:03Après pour la spécialisation, vraiment, c'est au travers d'options et de stages
02:08que j'ai découvert l'industrie.
02:10Et en fait j'ai découvert que c'était pour moi le secteur
02:13qui réunissait tout ce qui m'intéressait, tout ce qui me plaisait,
02:18donc l'aspect technique, mais qui rencontre la réalité du terrain,
02:23l'aspect vraiment concret.
02:24On va revenir sur ce que vous faites,
02:26parce qu'on vous fabriquez des objets au sens propre du mot,
02:29la conception, la réflexion et ensuite la réalisation.
02:32Juste un mot, dans l'école d'ingénieur,
02:34il y avait combien de femmes dans la promo ?
02:36Dans ma promo, donc dans cette spécialité-là,
02:39on était cinq femmes pour environ 120, une promo de 120 personnes.
02:43J'avais donc raison pour dire que la route était encore longue.
02:46Tout à fait.
02:47Donc cinq femmes intégrées dans un groupe de garçons,
02:50ce qui est aujourd'hui encore un peu le cas en industrie.
02:52Oui, de toute façon, ce qu'on voit dans les écoles,
02:55c'est exactement ce qu'on ressent par la suite.
02:57Forcément.
02:57Dans le monde du travail, tout à fait.
03:00Christiane Kramer, vous aussi, dans votre secteur commercial,
03:03chez DV Group, vous avez fait un choix,
03:05parce que quand on est directrice commerciale,
03:08on fait des choix, on choisit des entreprises,
03:09on a pu partir dans, je ne sais pas, la mode, le textile,
03:13enfin des sujets un peu clichés,
03:15mais vous avez choisi l'industrie, vous aussi.
03:17Qu'est-ce qui vous a poussé à rentrer dans l'industrie ?
03:19Moi, c'était tout à fait le hasard,
03:21parce que moi, je suis arrivée en France,
03:23donc il y a quelques...
03:23Franco-Allemande, je précise.
03:24Franco-Allemande.
03:26Oui, oui, désolée pour mon accent.
03:28Donc, du coup, j'ai fait toute ma scolarité,
03:31mes études en Allemagne,
03:32et donc, du coup, par choix,
03:33je choisis le beau pays qui est la France,
03:35et donc, du coup, je cherchais un projet commercial,
03:39développement commercial,
03:40parce que moi, je suis commerciale d'origine,
03:42donc, du coup, c'était ça,
03:43et je voulais internationaliser des services.
03:45Et donc, du coup, c'est tout à fait par hasard
03:47que j'ai croisé le chemin des DV Group.
03:49Je fais juste une petite parenthèse
03:51avec votre pays d'origine et de cœur, je pense.
03:54On parle de l'industrie allemande,
03:56et souvent, on en parle sur les plateaux français de télévision,
03:59les machines-outils,
04:01cette industrie très puissante.
04:02Est-ce qu'elle a réussi, peut-être à l'instar de la France,
04:05qu'il n'y a encore que cinq étudiantes dans une promo,
04:07est-ce qu'elle a réussi à intégrer les femmes dans son industrie ?
04:09Je pense que là,
04:10le chemin est aussi long qu'en France.
04:13Donc, c'est vraiment là, à peu près,
04:15je fais un peu le parallèle,
04:16c'est en Europe, je pense,
04:18où l'Allemagne, c'est peut-être légèrement en avance,
04:21mais vraiment très, très peu.
04:22– Laurine Bultel, quand vous avez poussé la porte de DV Group,
04:25comment on vous accueille,
04:27comment on vous intégrée ?
04:28Et je poserai évidemment la même question à Christiane,
04:30mais comment vous vous êtes sentie ?
04:32Parce qu'on dit souvent que les trois premières semaines,
04:34voire même les deux premières semaines,
04:36sont décisives dans un premier emploi,
04:37ce qui était votre premier emploi,
04:39indépendamment des stages.
04:40Ça a été décisif.
04:41Et vous y êtes toujours.
04:42– J'y suis toujours,
04:44c'est plutôt bon signe.
04:45– Exactement.
04:46– Non, c'est vrai que la première fois
04:49que j'ai poussé la porte de chez DV Group,
04:53j'ai tout de suite, je le savais d'avance,
04:56mais j'ai tout de suite réalisé qu'en effet,
04:58il n'y avait pas beaucoup de femmes.
05:00Alors pour le coup, dans mon agence,
05:03au sein du bureau d'ingénierie,
05:04je suis la seule femme.
05:08Donc j'ai pu avoir une petite appréhension,
05:10je ne vais pas mentir,
05:11quand je suis arrivée,
05:12parce que forcément,
05:12je me suis sentie en minorité.
05:14– C'est clair.
05:15– Donc je me suis dit,
05:16j'espère que je vais réussir à trouver ma place.
05:18– L'ARH vous a accompagnée sur ce sujet,
05:20en vous disant, attention,
05:22Laurine, tu vas être la seule.
05:24Comment on vous accompagne ?
05:25Parce que voilà, il faut accompagner ça.
05:26– Oui, on m'a dit que
05:29ce n'est pas parce qu'il n'y avait pas de femmes
05:30dans mon agence, dans mon vêtement,
05:32qu'il n'y en avait pas du tout chez DV Group.
05:34Au contraire,
05:35et on m'a dit que si jamais
05:37je ne me sentais pas bien intégrée
05:40ou que j'avais besoin d'une présence féminine,
05:43il n'y avait pas de problème,
05:45je pouvais appeler n'importe quel autre
05:47de mes collègues.
05:49Mais honnêtement,
05:50je n'en ai même pas ressenti forcément le besoin.
05:52– Oui, ça s'est passé très naturellement.
05:53– J'ai été accueillie très bien.
05:56– Quand vous dînez avec vos amis,
05:57ce qui doit vous arriver,
05:58vous déjeunez le week-end,
06:00vous leur dites,
06:00je travaille dans l'industrie.
06:01Comment vous définissez le secteur
06:03dans lequel vous êtes ?
06:04Parce que DV Group,
06:05c'est un peu hybride,
06:06il y a de la data,
06:07il y a de la tech,
06:08il y a de l'industrie.
06:09Industrie ou pas industrie ?
06:10Vous l'assumez ?
06:10– Ah oui, oui, totalement.
06:11– L'industrie ?
06:12– Ah oui, moi,
06:13c'est 100% de l'industrie.
06:14– Christiane, pareil ?
06:15– Absolument,
06:16on est prestataires de services
06:17dans l'industrie.
06:18Les industriels,
06:19ce sont nos partenaires
06:20et on développe avec eux
06:21des solutions.
06:22– Et vous, directrice commerciale,
06:26c'est un poste à responsabilité,
06:27de manager,
06:27vous gérez des équipes.
06:29– Tout à fait.
06:29– Vous aussi,
06:29vous avez vécu,
06:31peut-être un petit peu décalé
06:32dans le temps,
06:32la même sensation,
06:33le même sentiment de vous dire
06:35je suis un peu minoritaire quand même.
06:37– Non, pour tout vous dire,
06:38parce que moi,
06:38ça fait 16 ans
06:39que je travaille chez DV Group
06:40et ce n'était pas mon premier job.
06:42Donc, du coup,
06:43moi, j'ai toujours travaillé,
06:44même avant,
06:45dans un domaine assez masculin.
06:47J'ai commencé dans le transport.
06:48– Très masculin.
06:49– On ne peut pas être plus masculin
06:50et je me suis toujours sentie
06:52vraiment intégrée
06:53et je n'avais pas cette problématique-là.
06:55Je suis minoritaire.
06:56C'était presque normal
06:57que j'étais souvent la seule femme.
06:59Moi, j'ai commencé chez DV Group
07:00à l'agence où je travaillais à l'époque,
07:02il n'y avait aucune femme.
07:03Donc, du coup,
07:03j'étais la première
07:04et aujourd'hui,
07:05je gère une équipe,
07:05on est une vingtaine,
07:07donc différents pays
07:07et dans mon équipe,
07:09j'ai actuellement sept femmes.
07:11Donc, sept femmes.
07:11– Donc, ça progresse.
07:12– Oui,
07:13c'est des commerciales sédentaires
07:15et j'ai même recruté récemment
07:16une commerciale itinérant
07:17sur le terrain en Allemagne.
07:19Donc, ça, c'est plutôt une première.
07:20– Sur vos terres,
07:22dans votre pays.
07:22– Oui, exactement.
07:24– Quel conseil vous donneriez ?
07:25Parce que sur ce plateau,
07:26vous avez accepté de venir sur le plateau
07:28dans une émission de télé,
07:29vous n'en faites pas tous les jours.
07:31Vous jouez le rôle d'ambassadrice aussi
07:33en quelque sorte
07:33parce qu'il y a des parents
07:34qui nous regardent,
07:35il y a parfois de jeunes filles
07:37qui sont encore au lycée,
07:38qui sont excellentes en maths
07:39et qu'on va plutôt orienter
07:40vers les sciences sociales.
07:41Quel conseil vous avez envie de donner
07:43aux parents
07:43et peut-être aux jeunes filles
07:44qui vous regardent
07:46et qui, elles-mêmes,
07:47hésitent sur leur avenir professionnel ?
07:48– Si je voulais m'adresser directement
07:51à ces jeunes filles,
07:52du coup, je leur dirais
07:53franchement de foncer,
07:56d'oser,
07:57parce que c'est vrai
07:57que ça peut faire un petit peu peur,
08:00on peut se mettre un peu des barrières
08:02mais qui n'existent pas en réalité.
08:05Il faut vraiment découvrir
08:07ce monde de l'intérieur,
08:09j'ai envie de dire,
08:09se faire vos propres idées.
08:10Il n'y a aucun frein aujourd'hui
08:12au fait qu'une femme
08:13travaille dans l'industrie.
08:15c'est un secteur en plus,
08:16ça dépend les goûts
08:19et les coureurs de chacun
08:20mais personnellement,
08:21je trouve que c'est un secteur
08:22en plus tellement intéressant.
08:23– Intellectuellement,
08:23vous vous y retrouvez ?
08:24– Oui, oui, oui,
08:26Ça demande de la réflexion,
08:27de la logique,
08:29c'est un métier,
08:32là je parle pour moi,
08:33qui est passionnant.
08:34Après, il y en existe
08:35vraiment énormément
08:36des métiers dans l'industrie,
08:38il y en a pour tous les goûts
08:39honnêtement, je pense.
08:40– J'ai fait un titre,
08:42je ne sais pas si Nicolas
08:43l'a passé,
08:44mais l'industrie,
08:45le meilleur ami de la femme,
08:46j'ai mis un point d'interrogation.
08:49Vrai ou pas vrai ?
08:50Parce qu'on est quand même encore,
08:51vous le dites,
08:52il y a encore des clichés
08:53sur l'industrie,
08:54il y a encore une image
08:54un peu sombre,
08:55il y a des parents
08:56qui hésitent à pousser
08:57leurs enfants.
08:58Vous aussi,
08:58en tant qu'ambassadrice,
08:59qu'est-ce que vous avez envie
09:00de dire aux parents
09:01qui hésitent ?
09:03– Les femmes,
09:04elles ont toute leur place
09:05dans l'industrie,
09:06parce qu'il y a quand même
09:07beaucoup d'innovation,
09:08donc on a besoin
09:10des femmes
09:10d'avoir une perception différente
09:13de l'innovation
09:15et toute cette partie-là,
09:16donc c'est important
09:18que tout le monde
09:20participe à cette…
09:21– J'allais vous poser
09:21justement la question
09:23sur qu'est-ce que vous apportez
09:25de plus ?
09:25Parce que parfois,
09:26il y a aussi un cliché,
09:27cette question de dire
09:28à une femme,
09:28mais qu'est-ce que vous apportez
09:29de plus ?
09:30Vous avez le sentiment
09:31d'apporter quelque chose
09:32de différent ?
09:32Est-ce que le groupe
09:33qui vous observe vous dit
09:34« ta présence nous est utile
09:36parce que tu nous décales
09:37un peu ou pas ? »
09:39– Alors, personnellement,
09:40on me l'a déjà dit,
09:42oui,
09:42que je pouvais apporter,
09:43bon, c'est un peu flou,
09:44mais à un point de vue différent.
09:46Après,
09:47c'est difficile
09:48de faire une généralité,
09:50de dire « les hommes
09:51apportent telle compétence,
09:52les femmes apportent telle… »
09:54– Mais vous,
09:54ce que je ressens,
09:56pour moi,
09:56d'avoir de la mixité,
09:57en tout cas dans un groupe,
09:58c'est que ça apporte
09:59un équilibre
09:59que ce soit en termes
10:00vraiment professionnels,
10:02mais même en termes
10:03de relationnels
10:05avec les collaborateurs.
10:07Donc,
10:09ça ne peut que être bénéfique.
10:10– La mixité dans la minorité,
10:11je précise quand même.
10:12– Oui.
10:12– On est d'accord,
10:13on n'est pas encore
10:14aux 50-50.
10:15– Non.
10:15– Mais je pense
10:17que vous y aspirez aussi.
10:19Mais ce qui est intéressant,
10:19comme vous le dites,
10:20quand vous êtes dans des petits groupes,
10:21il y a quand même
10:21un apport,
10:22une mixité,
10:22un échange.
10:23Et je pense que
10:24pour les hommes dans l'équipe,
10:25c'est intéressant aussi
10:26d'ouvrir et d'avoir
10:27des femmes dans le groupe.
10:27Le même ressenti,
10:28est-ce que vous avez le sentiment
10:29aussi que vous apportez
10:30une touch,
10:31une posture,
10:33une attitude différente ?
10:34– Oui.
10:35Donc, moi,
10:36je fais partie
10:36du comité de direction.
10:37Donc, du coup,
10:38c'est assez masculin,
10:39le comité de gaudière.
10:40– Souvent, souvent.
10:40– Donc, du coup,
10:41c'est le regard
10:42qui est différent.
10:43Et donc, du coup,
10:44de voir une autre perception
10:46de la question
10:47et de le sujet,
10:49ça apporte un peu
10:50d'ouverture,
10:51j'ai envie de dire.
10:52– Mais est-ce qu'on vous laisse,
10:53excusez-moi de rentrer
10:53un peu dans le détail,
10:54parce que j'ai assisté
10:55à quelques comex,
10:56moi aussi,
10:57souvent masculins
10:58et avec des femmes
10:59à l'intérieur ?
10:59Est-ce qu'on vous laisse
11:00la place ?
11:01Parce qu'on peut être présent
11:02sans qu'on vous donne
11:03la place.
11:04Est-ce que vous sentez
11:04que ce que vous dites
11:06compte, pèse,
11:07a du poids ?
11:08– Il faut la prendre,
11:09la place.
11:10Elle n'est pas offerte.
11:12Il faut la prendre,
11:13il faut s'imposer.
11:15– Donc,
11:15c'est à vous
11:16et aux femmes
11:18de s'imposer.
11:19Et c'est ce que vous faites.
11:20Alors, vous êtes jeune,
11:20vous démarrez votre carrière,
11:21vous n'êtes pas
11:22dans le même cheminement,
11:23mais est-ce que vous aussi,
11:24parfois, face à des hommes
11:25qui ont plus de bouteilles
11:26dans le groupe,
11:27avec des gens
11:27qui ont de l'expérience
11:28d'ingénieur plus capé,
11:30est-ce que ce n'est pas compliqué
11:31parfois,
11:31que l'on soit d'ailleurs
11:32une femme ou un homme
11:33d'ailleurs,
11:33de prendre sa place ?
11:34Comment vous faites ?
11:35– Ça peut être compliqué,
11:37oui.
11:38Après,
11:38pour prendre sa place,
11:40en effet,
11:41homme ou femme,
11:42il faut faire ses preuves,
11:45il faut faire son travail
11:46du mieux qu'on peut.
11:47Moi, je sais que c'est
11:49comme ça que j'ai l'impression
11:50d'avoir trouvé ma place
11:51chez DV Group.
11:53je suis restée moi-même
11:55en faisant mon travail au mieux
11:57et on me traite normalement,
11:59j'allais dire,
11:59comme n'importe quel collaborateur.
12:01– DV Group,
12:02vous fabriquez dans votre service
12:03des robots,
12:04on est d'accord ?
12:04– On les met en service,
12:06on fabrique des îlots robotisés,
12:08oui.
12:08– Donc,
12:08des robots qui vont se déplacer
12:10sur des containers,
12:11des hangars ?
12:12– Oui,
12:12c'est ça,
12:13pour faire de la manutention,
12:16pardon,
12:17du pick and place,
12:18comme on dit,
12:20pour tout ce qui est tâches,
12:22répétitives et un peu pénibles.
12:23– Robots qui ont le vent en poupe,
12:25en ce moment,
12:26ces robots,
12:27c'est très très demandé,
12:29vous travaillez beaucoup.
12:30Merci d'être venue
12:31nous rendre visite,
12:32pour rien au monde,
12:34vous ne changeriez de vie,
12:35vous êtes tout à fait
12:36à votre place.
12:37– Oui.
12:37– On est d'accord ?
12:38– Absolument.
12:38– Vous m'avez l'air très heureuse
12:40l'une et l'autre
12:41dans vos secteurs
12:41d'activités différents.
12:43Merci,
12:44chère Laurine Bultel,
12:45d'être venue nous rendre visite.
12:46Merci,
12:46Christiane Kramer,
12:47membre du CODIR,
12:49au sein de toutes les deux,
12:50de cette belle entreprise,
12:51DV Group.
12:52Merci à vous deux.
12:53La suite de notre programme,
12:54c'est Fenêtres sur l'emploi,
12:55et on parle des juristes augmentés.
12:57J'accueille mon invité.
12:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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