- il y a 7 heures
Les ministres ont répondu aux députés à l’Assemblée nationale, lors de la séance des Questions au gouvernement ce mercredi 3 juin.
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00:00... toujours plus d'enfants au-delà de ce que permet leur agrément,
00:03sans se soucier des difficultés que cela implique.
00:05Vous savez, être assistante familiale, ce n'est pas un boulot qui commence à 8h et qui se termine à
00:1016h.
00:10C'est une charge mentale et une responsabilité qui dure 24h sur 24.
00:15Considérer à sa juste valeur leur travail, c'est se soucier du bien-être qu'on porte aussi aux enfants
00:20qu'elles accompagnent.
00:21Se pose ici la question de la politique de l'enfance que l'on souhaite mener,
00:25car elles sont épuisées, sous-payées, abandonnées et esselées.
00:28Voilà la réalité actuelle à laquelle je me refuse, car si le département veut faire de leur foyer une institution
00:35d'accueil,
00:36c'est tout un équilibre familial qu'ils fragilisent.
00:39Des maris qui divorcent, des familles qui se déchirent, mais ces femmes restent dévouées, malgré tout ça, à leurs difficultés.
00:47Nous sommes arrivés à un point de rupture, les assistantes familiales disparaissent peu à peu
00:51et le gouvernement ne prend pas la pleine mesure du délitement social qui se dresse devant nous.
00:56Nous assistons à une disparition progressive de l'engagement, faute d'écoute, de soutien, d'accompagnement de la part d
01:02'un employeur censé leur apporter des réponses constructives.
01:05A la réunion, les assistantes familiales sont bien moins payées que ceux et celles de France.
01:11L'accueil familial perd tout son sens pour devenir un accueil institutionnel.
01:17La qualité de l'accueil est remplacée par une logique de chiffre au détriment de la souffrance des jeunes, mais
01:22aussi des assistantes familiales.
01:23Écoutons la revendication des syndicats.
01:25Le département de la Réunion se mûre dans une posture qui ne lui sera que fatale.
01:30Elle n'est déjà pas illustre dans sa gestion de la politique de l'enfance.
01:34Elle le sera encore moins avec la défection des assistantes familiales.
01:38Monsieur le ministre, votre parole compte.
01:40Allez-vous la porter auprès de la collectivité compétente ?
01:43Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à madame Stéphanie Riste, ministre de la Santé.
01:49Merci, madame la présidente. Monsieur le député Maillot, merci d'attirer notre attention sur cette profession indispensable que sont les
01:57assistantes familiales.
01:58Vous avez raison, à la réunion, les assistantes familiales représentent 81% des modes d'accueil en protection de l
02:07'enfance contre 36% en hexagone.
02:09Ces derniers jours, il existe une mobilisation pour dénoncer leurs conditions de travail.
02:15Je rappelle ici que la loi du 7 février 2022 a déjà apporté des avancées concrètes.
02:20Revalorisation de la rémunération minimale, indemnisation en cas de baisse du nombre d'enfants confiés,
02:27majoration pour les accueils complexes, renforcement du droit du répit.
02:31Ces mesures doivent être appliquées.
02:33Mais nous allons plus loin, monsieur le député, dans le cadre de la refondation de la protection de l'enfance.
02:39Vous savez que nous avons présenté un projet de loi en Conseil des ministres avec Gérald Darmanin,
02:44qui j'espère sera examiné à l'été dans cet hémicycle, et qui crée un nouveau statut.
02:50Le statut de l'accueil relais, qui permettra d'accueillir un enfant le week-end ou pendant les vacances.
02:56L'objectif est d'offrir un vrai répit pour ces assistantes familiaux en activité.
03:03Le texte propose aussi de simplifier l'agrément, vous en avez parlé.
03:08En parallèle, un décret permettra aux agents publics de cumuler leur emploi et l'accueil d'un enfant confié.
03:14Enfin, sur les indemnités d'entretien, elles relèvent évidemment des conseils départementaux.
03:20Pour autant, le gouvernement est pleinement conscient des écarts observés entre territoires.
03:25et c'est un sujet qui fait partie des travaux engagés avec les départements,
03:29avec le département de France et les représentants de la profession.
03:33Les assistants familiaux, je le redis, sont indispensables à la protection de l'enfance.
03:38Ils méritent des conditions d'exercice à la hauteur de leur engagement.
03:42Je vous remercie.
03:43Merci beaucoup, Madame la Ministre.
03:46La parole est à présent à Madame Sophie Ricourt-Vaginet pour le groupe UDR.
03:51Merci, Madame la Présidente.
03:52Ma question s'adresse à Monsieur le ministre des Transports.
03:57Lundi de Pentecôte, sur l'axe Paris-Lyon-Marseille,
04:00des centaines de Françaises et de Français sont restés 8 heures du rang,
04:04prisonniers des rames de train.
04:06Sans climatisation, sans eau, sans information,
04:10plus de 30 degrés, non pas sous le soleil, mais en enfer.
04:14La cause, une simple caténaire rompue au nord de Lyon,
04:18a suffi à pétrifier ce qui fut jadis, notre fleuron, le TGV.
04:23Un incident, me direz-vous ?
04:25Non, Monsieur le ministre, un symptôme.
04:28Le symptôme d'un réseau à bout de souffle dont l'Etat,
04:31faut-il le rappeler, est l'actionnaire unique.
04:33Et ce diagnostic, c'est pas nous qui le posons,
04:36c'est la SNCF elle-même.
04:39Un milliard d'euros supplémentaires par an
04:41pour éviter le décrochage général.
04:434 000 kilomètres de lignes menacées dès 2028.
04:473 000 kilomètres déjà fermés en 10 ans.
04:50Un quart du réseau laissé sans investissement structurel,
04:54abandonné, à la rouille et à l'oubli.
04:57Et pendant que les voies ferrées se dégradent,
04:59le billet lui s'envole.
05:00L'usager paie toujours plus un service qui se délite.
05:04C'est la double peine.
05:05Le bilan, panne à répétition, tarifs prohibitifs,
05:10petites lignes condamnées,
05:12chaque incident rejette un peu plus nos concitoyens
05:14vers la voiture et vers l'avion.
05:17Singulier paradoxe, Monsieur le ministre,
05:19pour une nation qui a érigé la décarbonation
05:22en grande cause nationale.
05:24Vous prêchez pour le train et vous laissez mourir le rail.
05:27Alors ma question est simple.
05:29Quand l'Etat actionnaire exigera-t-il enfin de la SNCF
05:33le niveau de service que les Français paient et qu'ils méritent ?
05:36Je vous remercie.
05:37Merci beaucoup, Madame la députée.
05:39La parole est à Monsieur Laurent Panifou,
05:42ministre en charge des relations avec le Parlement.
05:51Merci, Madame la Présidente.
05:53Mesdames, Messieurs les députés,
05:55Madame la députée,
05:56je vous prie d'excuser le ministre des Transports
05:59en déplacement en Grèce qui ne peut pas être présent parmi nous.
06:03Je veux rappeler une réalité.
06:0415 000 trains circulent chaque jour en France
06:07dans leur immense majorité sans difficulté majeure.
06:11Reconnaissons-le, mais cela ne doit pas nous exonérer
06:13de regarder en face ce qui s'est passé.
06:15Et que vous avez évoqué, le week-end de la Pentecôte,
06:18l'un des plus chargés de l'année,
06:19avec 1,5 million de voyageurs,
06:22a été marqué par un incident important
06:24sur la ligne à grande vitesse sud-est,
06:26ayant entraîné jusqu'à 7 heures de retard,
06:29ce qui est inacceptable.
06:31La SNCF a indiqué qu'il résultait
06:33de la rupture d'un caténaire lié aux fortes chaleurs.
06:36Néanmoins, en prévention,
06:38des opérations de maintenance
06:39sont déjà conduites chaque printemps.
06:42Des tournées de surveillance des voies
06:43sont organisées en amont de ces vagues de chaleur.
06:46SNCF Réseau se met en ordre de bataille,
06:48mais nous devrons certainement
06:50commencer ces opérations plus tôt à l'avenir.
06:53Avec le changement climatique,
06:55ces épisodes vont se répéter.
06:56Il faut anticiper davantage
06:58sur les opérations de maintenance
06:59et investir sur nos réseaux.
07:02C'est tout l'objectif du contrat de performance
07:04mis en consultation lundi,
07:05signé par le Premier ministre,
07:07comme annoncé par mon collègue Philippe Tabarro.
07:10Il prévoit une hausse significative
07:11des investissements.
07:12A partir de 2028,
07:14ils augmenteront de 50%
07:15pour atteindre 4,5 milliards d'euros par an,
07:19notamment pour adapter le réseau
07:21aux changements climatiques.
07:23Très concrètement, plus de 1000 km de réseaux verront leur résilience améliorée
07:27et 330 km de caténaires seront remplacés chaque année
07:30avec une attention particulière aux plus sensibles.
07:34Cela s'accompagne aussi de l'arrivée de nouveaux matériels,
07:37dont les premiers TGVM en septembre,
07:39et l'arrivée de rames oxygène
07:40qui moderniseront l'offre ferroviaire
07:43et le confort des voyageurs.
07:45Le Premier ministre a signé le contrat de performance avec la SNCF.
07:49Nous n'opposons pas les nouvelles lignes aux anciennes,
07:53Madame la députée,
07:53et cette expérience doit nous permettre dans un second temps
07:58et doit permettre à la SNCF elle-même
08:00de faire un retour d'expérience.
08:02Je vous remercie.
08:02Merci, Monsieur le ministre.
08:03Madame la députée.
08:04La réalité, Monsieur le ministre,
08:07c'est que vous êtes en retard sur la canicule
08:09qui, elle, n'attendra pas 2028.
08:11Mais surtout, votre politique sacrissante
08:13vérifie les lignes du quotidien
08:14et facture le tout à l'usager.
08:17Voilà la réalité de votre politique, Monsieur le ministre.
08:20Merci beaucoup, Madame la députée.
08:22La parole est à Monsieur Romain Tonucci
08:24pour le Rassemblement national.
08:26Merci, Madame la présidente.
08:28Monsieur le ministre de l'Economie,
08:30lundi, le gouvernement a lancé l'édition 2026
08:33de Choose France avec son lot d'annonces
08:35destinées à faire croire à une France
08:36qui se réindustrialise.
08:38Mais les Français n'y croient plus.
08:39Et une fois encore, les faits leur donnent raison.
08:41Selon le cabinet Trendéo,
08:43la France a fermé davantage d'usines
08:45qu'elle n'en a ouvert en 2025.
08:47Le solde atteint désormais moins 63.
08:49Le pire résultat observé depuis plus d'une décennie.
08:52Ça, c'est votre bilan.
08:54Notre industrie ne représente plus que 13%
08:56de notre richesse nationale.
08:5715 points de moins que dans les années 60.
08:59Ça aussi, c'est votre bilan.
09:02Et pendant que vous mettez en scène
09:03vos succès supposés,
09:04l'un des projets industriels
09:05les plus emblématiques de votre politique
09:07vient de s'effondrer.
09:08Je parle de la gigafactory carbone
09:10de fosses sur mer.
09:11Votre projet devait produire
09:13des millions de panneaux photovoltaïques,
09:14créer 3 000 emplois
09:16et participer, selon vos propres mots,
09:18à la réindustrialisation du pays.
09:20Eh bien, aujourd'hui,
09:21votre projet est enterré.
09:22Cet échec est révélateur de votre Europe.
09:24Une Europe incapable de protéger
09:26ses filières stratégiques
09:27face à une concurrence chinoise
09:29dopée aux subventions.
09:30Révélateur aussi de votre politique énergétique.
09:33Des milliards d'euros d'argent public
09:34ont été engloutis dans les renouvelables.
09:36Mais lorsqu'il s'agit de produire en France
09:38les panneaux solaires que vous subventionnez,
09:40il n'y a plus personne.
09:42Les usines fermes, chez nous,
09:43les emplois partent ailleurs.
09:45Et les industriels chinois encaissent nos bénéfices.
09:48Révélateur enfin d'un pays
09:49où les industriels subissent
09:50des coûts de l'énergie déconnectés
09:52des coûts de production
09:52de notre parc nucléaire
09:53et une instabilité normative délirante.
09:56Mais la désindustrialisation
09:57ne se résume pas à des statistiques.
09:59Lorsqu'une usine ferme,
10:01ce sont des emplois qui disparaissent.
10:02Lorsqu'une usine ferme,
10:04ce sont des familles qui partent.
10:05Lorsqu'une usine ferme,
10:07ce sont des territoires entiers qui s'effondrent.
10:09Alors, après bientôt dix ans au pouvoir,
10:11combien de fermetures d'usines,
10:12combien d'échecs industriels
10:14et combien de promesses non tenues
10:15vous faudra-t-il encore
10:17avant d'admettre enfin votre lamentable échec ?
10:20Merci beaucoup, monsieur le député.
10:22La parole est à monsieur Sébastien Martin,
10:24ministre en charge de l'Industrie.
10:29Merci, madame la présidente.
10:31Mesdames et messieurs les députés,
10:32monsieur le député,
10:33il est intéressant de remarquer
10:34que le Rassemblement national soutient le renouvelable
10:36quand les usines sont dans leur circonscription,
10:38mais quand les usines ne sont pas dans leur circonscription,
10:40ils ne soutiennent plus les énergies renouvelables.
10:43Voilà le premier paradoxe de la question de monsieur Tenussi.
10:46Par ailleurs, il est tellement amusant,
10:49il est tellement intéressant,
10:51tellement intéressant de voir
10:52qu'il est impossible pour vous
10:54de vous réjouir
10:55quand pour la septième année consécutive,
10:58ce pays est le pays qui attire
11:00le plus d'investissements étrangers d'Europe.
11:03Je sais que ça vous fait mal au cœur,
11:05parce que vous êtes les architectes du malheur,
11:07parce que ce qui vous plaît,
11:08c'est à chaque fois qu'une usine ferme.
11:11Mais quand je vais dans vos circonscriptions,
11:13lorsque je vais ouvrir des usines
11:15dans vos circonscriptions,
11:16vous n'êtes jamais là,
11:18jamais là, jamais présents.
11:20Et d'ailleurs, il serait très intéressant
11:21dans le CV, dans le parcours de monsieur Bardella,
11:24qu'un jour, il vienne visiter une usine,
11:26car il n'a jamais visité une seule usine.
11:28Et vous parlez d'industrie,
11:30vous n'avez rien réindustrialisé.
11:32Alors que, reprenons les chiffres,
11:34reprenons les chiffres,
11:36reprenons les chiffres qui sont intéressants.
11:38Allez, on l'écoute, le ministre, s'il vous plaît.
11:40Entre eux, vous parlez...
11:42On écoute la réponse, vous posez votre question,
11:45il donne sa réponse.
11:46Vous voyez, ça c'est la démocratie version
11:48rassemblement national.
11:50Je hurle très fort.
11:52Non, non, pas la peine.
11:52Mais pour répondre, pour continuer à répondre
11:55à la question sur les chiffres,
11:57entre 2005 et 2015,
11:58ce pays avait détruit un million d'emplois industriels.
12:01Entre 2018 et 2024,
12:03nous avons recréé dans ce pays
12:05et partout sur le territoire,
12:06et particulièrement dans des territoires intermédiaires
12:08avec des cultures industrielles.
12:10180 000 emplois industriels
12:13ont été recréés dans ce pays.
12:15Essayez d'être aux côtés des ouvriers,
12:18essayez d'être aux côtés de la fierté industrielle,
12:20comme hier, nous étions avec Roland Lescure
12:22sur le territoire de Mulhouse,
12:24territoire qui a une histoire industrielle forte
12:27et où, hier, Stellantis a annoncé
12:29un milliard d'euros d'investissement pour la France.
12:32Merci beaucoup, M. le ministre.
12:36Alors, M. le député...
12:40Il vous reste 7 secondes.
12:42Non, c'est bon ?
12:43Alors, la parole est à présent à M. Michel Lozana
12:46pour le Compensable pour la République.
12:48Merci, Mme la présidente.
12:50Ma question s'adresse au Premier ministre.
12:52M. le Premier ministre,
12:54il y a deux ans, quasiment, jour pour jour,
12:56Christophe Glez était arrêté en Algérie.
12:58Originaire d'Agen, dans ma circonscription,
13:01il est aujourd'hui le seul journaliste français
13:03emprisonné dans le monde.
13:05La représentation nationale lui témoigne son soutien,
13:09plein et entier, ainsi qu'à sa famille.
13:12Je veux d'abord saluer les signaux
13:14que le gouvernement a su envoyer ces dernières semaines,
13:16le déplacement du Gardesseau à Alger,
13:19puis la réception par le ministre de l'Intérieur
13:21de son homologue algérien ce lundi 1er juin.
13:25Ces gestes témoignent d'une volonté
13:27de renouer un dialogue nécessaire
13:28et indispensable à nos relations bilatérales.
13:32Mais Christophe Glez est toujours en prison.
13:36Arrestation il y a deux ans,
13:37quasiment un an d'emprisonnement,
13:40une profession sous le choc et mobilisée,
13:42une famille meurtrie
13:43et un homme dont le seul crime
13:45est d'avoir exercé son métier de journaliste.
13:48Ainsi, M. le Premier ministre,
13:50dans le cadre de cette reprise
13:51des relations diplomatiques,
13:54quelles actions concrètes
13:55le gouvernement entend-il mener
13:56auprès des autorités algériennes
13:58pour obtenir la libération de Christophe Glez ?
14:01Sa situation serait-elle explicitement portée
14:04à l'agenda des prochains échanges bilatéraux ?
14:08Et pouvez-vous nous dire
14:10où en est à ce jour la mobilisation consulaire
14:12et diplomatique en sa faveur ?
14:15La liberté de la presse n'est pas négociable.
14:17La République doit un soutien plein et entier
14:19à un citoyen et à un journaliste français.
14:22Je vous remercie.
14:24Merci beaucoup, M. le député.
14:25La parole est à M. Jean-Noël Barraud,
14:27ministre en charge de l'Europe
14:28et des Affaires étrangères.
14:31Mme la Présidente,
14:32Mesdames et Messieurs les députés,
14:33M. le député Michel Lozana,
14:36je vous remercie de rappeler la situation
14:38de notre compatriote Christophe Glez,
14:40qui est une figure à laquelle
14:42la ville d'Agin, le Lot-et-Garonne,
14:44est particulièrement attachée,
14:46où se trouvent les racines de sa famille.
14:49Et vous le savez, nous nous mobilisons pleinement
14:52pour obtenir sa libération.
14:55Et c'est cette mobilisation à tous les niveaux
14:57jusqu'au président de la République
14:58qui nous a permis d'obtenir le 11 mai dernier
15:01la première visite consulaire.
15:03Nos équipes sur place lui ont rendu visite,
15:06ont pu s'assurer de son état physique et moral,
15:11de pouvoir constater qu'il était bon,
15:12malgré la difficulté de l'épreuve qu'il traverse aujourd'hui.
15:16Et cette mobilisation va s'amplifier.
15:18Elle s'amplifie en lien étroit
15:20avec la famille de Christophe Glez,
15:23dont je veux saluer la dignité et le courage.
15:26La mère de Christophe Glez a adressé
15:28au président algérien une lettre
15:30en sollicitant de sa part d'envisager
15:32d'accorder une grâce.
15:33Nous souhaitons qu'une réponse positive
15:35puisse être adressée à cette lettre.
15:38Et puis par ailleurs, c'est le monde du sport,
15:40mais c'est aussi celui de la presse et des médias.
15:42Qui, tous deux, sont eux aussi particulièrement attachés
15:46à la figure de notre compatriote
15:48qui se mobilise également pour appeler à sa libération.
15:52Vous l'avez rappelé, les visites récentes
15:54de la ministre déléguée aux armées,
15:56du ministre de la Justice,
15:58du ministre de l'Intérieur,
15:59et plus récemment, cette semaine,
16:01du ministre de l'Intérieur algérien à Paris,
16:03qui sont l'occasion également de faire passer des messages.
16:06Et nous allons continuer, car, comme vous,
16:08nous considérons que la liberté de la presse
16:10n'est pas négociable.
16:12Merci beaucoup, monsieur le ministre.
16:15Monsieur le député.
16:16Non, juste un signe à la famille.
16:18Je pense à la famille qui vient de partir en Algérie
16:20pour le rencontrer et sera très heureuse de cette réponse.
16:23Merci à vous.
16:25On pense effectivement à eux.
16:27La parole est à madame Marianne Maximi
16:29pour le groupe La France Insoumise.
16:32Merci, madame la présidente.
16:34Monsieur le ministre de l'Economie,
16:36Fin 2024, Michelin a détruit 1 200 emplois
16:39et liquidé deux sites industriels.
16:41A l'époque, le gouvernement a regretté cette décision.
16:44Et le premier ministre Barnier disait qu'il allait poser des questions
16:47pour savoir que font les grandes entreprises avec l'argent public.
16:50Où en est votre enquête, monsieur le ministre ?
16:53Car voilà, deux ans plus tard, Michelin récidive,
16:56avec un plan de suppression de 1 500 postes.
16:58C'est 10% des emplois Michelin en France.
17:02Après l'industrie, c'est le tertiaire qui trinque.
17:04Notamment avec le site des Carmes à Clermont-Ferrand
17:07sur ma circonscription.
17:08Alors, où passe l'argent touché par Michelin ?
17:12Et j'ai un scoop.
17:13Il va dans les poches des actionnaires.
17:15Car le même jour où Michelin a annoncé son plan,
17:19il distribuait 1 milliard d'euros en dividendes.
17:23Et ne me dites pas, monsieur le ministre,
17:24que les ventes sont en berne
17:25ou que l'entreprise n'est pas compétitive.
17:28Depuis 2021, les dividendes ne font qu'augmenter.
17:30J'ai d'ailleurs ici un document que Michelin vient de transmettre
17:33à ses actionnaires qui prévoit une croissance en 2026
17:36et 2 milliards d'euros de rachat d'actions.
17:39Michelin est rentable et c'est l'inspection du travail elle-même
17:41qui l'a constatée.
17:43Ne me dites pas non plus que ce plan repose sur le volontariat.
17:48Car quand vous êtes dans une entreprise
17:50qui fait des plans sociaux tous les deux ans,
17:52le climat, c'est la peur, la compétition et la résignation.
17:56Et pendant que le président parade au Salon de Chous France,
18:00des multinationales françaises sous perfusion d'argent public
18:03désertent nos pays.
18:05Elles délocalisent, elles suppriment des emplois
18:07et vous, vous regrettez.
18:10Quand Michelin détourne les aides publiques
18:12comme à la Roche-sur-Yon,
18:13il n'y a même pas de sanctions.
18:15Michelin a fait un don au ministère de l'économie
18:17pour rembourser.
18:18C'est ridicule.
18:20Alors le temps des pleurnicheries et des regrets a assez duré.
18:22Nous pouvons créer des emplois industriels
18:24avec un objectif, la bifurcation écologique.
18:27Avec une planification et des aides publiques
18:29conditionnées à l'obligation de protéger l'emploi.
18:33Je n'ai donc qu'une chose à vous dire,
18:34monsieur le ministre.
18:34Si vous êtes en panne d'idées, laissez-nous faire.
18:39Merci beaucoup, madame la députée.
18:41La parole est à monsieur Sébastien Bartin,
18:43ministre en charge de l'Industrie.
18:45Merci, madame la présidente.
18:46Mesdames et messieurs les députés,
18:47madame la députée Marianne Maximi.
18:50Vous évoquez la situation de l'entreprise Michelin.
18:54Et d'ailleurs, j'étais dans le puits de Dôme ce week-end
18:57à l'occasion des opérations portes ouvertes
18:59faites dans le cadre de Choose France.
19:01Il est évident que lorsque, en France,
19:05Michelin fait des annonces comme celle-ci,
19:07elle suscite parce que nous avons toutes et tous
19:09le même attachement à cette grande entreprise française
19:11dont nous devons toutes et tous être collectivement fiers,
19:14même si elle traverse un moment difficile.
19:17Je le dis parce que, effectivement,
19:20Michelin a annoncé un plan qui prévoit
19:21la suppression de 1 500 postes étalés sur 3 ans
19:25selon des modalités de départ qui sont volontaires
19:27et qui sont en cours de discussion
19:29entre les organisations syndicales et l'entreprise.
19:33Je veux rappeler aussi parce que, ce matin encore,
19:37je discutais avec un porteur de projet
19:40qui va sans doute pouvoir reprendre un des sites de Michelin
19:43qui a fermé il y a de ça un peu plus d'un an et demi
19:45sur le site de Cholet,
19:47aussi parce que Michelin s'investit dès lors
19:49qu'il y a des difficultés.
19:50Aussi parce que vous avez parlé du site en centre-ville,
19:53là où il y avait les sites de test des pneus,
19:57il y a des investissements qui sont faits, pas plus tard que le mois dernier,
20:00un hôtel d'entreprise a été inauguré et a été ouvert.
20:04Et enfin, dernier point, vous parlez de la concurrence internationale,
20:08ça me permet de compléter par rapport à la réponse qui a été faite juste avant.
20:12La France est le pays qui porte au niveau européen,
20:16parce que c'est au niveau européen qu'il faut mettre en oeuvre
20:19les mesures de protection nécessaires.
20:21des systèmes de protection et des systèmes de préférence européenne,
20:26y compris dans l'automobile,
20:27qui nous permettront de lutter contre le dumping
20:29fait par les pneumatiques asiatiques
20:31qui importent en Europe des pneus
20:34à des coûts de production et à des coûts de vente
20:37qui sont inférieurs au prix de la matière
20:38et qui mettent en difficulté l'entreprise Michelin.
20:42Merci beaucoup, monsieur le ministre.
20:44La parole est à présent, monsieur le président Boris Vallaud,
20:48pour le groupe socialiste.
20:51Madame la Présidente, monsieur le Premier ministre,
20:53plus d'un million de personnes déplacées,
20:56plus de 3 000 civils tués
20:58et 10 000 blessés en seulement trois mois.
21:01Israël est engagé dans une fuite en avant meurtrière,
21:04toujours plus au nord du Liban,
21:06en violation du droit international
21:07et de la souveraineté d'un État francophone,
21:11francophile, d'un pays ami.
21:14L'histoire se répète tragiquement pour les Libanaises et les Libanais,
21:17pris dans des guerres qui ne sont pas les siennes,
21:21pris en étau entre Israël et Hezbollah,
21:23notamment responsable de la mort de deux de nos soldats,
21:25l'adjudant Montorio et le corporat chef Girardin.
21:28Les solutions sont connues.
21:30Retrait immédiat d'Israël,
21:32respect du cessez-le-feu,
21:34désarmement du Hezbollah au profit des forces armées libanaises,
21:38dialogue diplomatique régional avec toutes les parties prenantes,
21:40y compris l'Iran.
21:42Monsieur le Premier ministre,
21:43alors que le mandat de la Finule se termine en décembre 2026,
21:46comment la France compte-t-elle s'engager aux côtés des Libanais
21:50pour exiger le maintien d'une force d'interposition
21:53sous mandat international,
21:54qui est la seule garantie de la paix et de la sécurité ?
21:58Quelles sanctions économiques et diplomatiques,
22:01réelles, concrètes, fortes, comptez-vous prendre,
22:03afin de faire pression sans délai,
22:06sur Israël pour cesser ses pratiques criminelles ?
22:09Monsieur le Premier ministre,
22:11si vous ne deviez apporter qu'une réponse,
22:13confirmez-nous,
22:14devant la représentation nationale,
22:16que la France défend au niveau européen
22:18la suspension de l'accord d'association avec Israël,
22:21et que vous employez tous les moyens
22:23à la disposition de la France
22:25pour convaincre nos partenaires européens sans délai.
22:30Monsieur le Président,
22:31la parole est à monsieur le Premier ministre.
22:34Merci beaucoup,
22:35Madame la Présidente de l'Assemblée nationale,
22:36Mesdames, Messieurs les députés,
22:37Monsieur le Président Boris Vallaud,
22:40merci déjà d'avoir rappelé la mémoire
22:42de nos deux soldats tombés,
22:44morts pour la France et morts pour la paix,
22:46dans le cadre du mandat des Nations Unies
22:47que vous avez rappelé,
22:48d'autant plus qu'ils s'inscrivent,
22:50malheureusement,
22:51depuis aussi l'attentat du Drakkar,
22:54dans une longue liste,
22:55malheureusement,
22:56de soldats qui ont perdu la vie.
22:57Plusieurs choses, peut-être,
22:59pour être précis dans les réponses
23:01que je dois vous apporter.
23:02La première,
23:03vous le savez,
23:04depuis le début de cette guerre,
23:05à vrai dire déjà depuis la guerre des 12 jours,
23:08l'objectif de la diplomatie française,
23:10la sécurité de nos propres ressortissants,
23:13je démarre par là,
23:13parce que c'est un enjeu de taille,
23:15comme vous le savez,
23:16au Liban,
23:17évidemment,
23:17la liberté de circulation maritime
23:19sur les droits d'Hormuz,
23:20j'en dirai un mot dans un instant,
23:21parce que la question libanaise
23:23impacte très directement
23:24la tenue des discussions directes
23:26entre l'Iran et les Etats-Unis
23:28en ce moment,
23:28et, bien sûr,
23:30la question du soutien à nos partenaires
23:32et vous avez rappelé
23:32le lien singulier,
23:34historique,
23:35qui unit la République française
23:37à la République libanaise.
23:39Et nous le disons,
23:41je pense d'ailleurs
23:41que nous sommes
23:42dans un des rares Etats européens
23:44à l'avoir dit aux Américains
23:46depuis le début,
23:47il n'y aura pas de solution globale
23:51sur cette guerre en Iran
23:52en laissant de côté,
23:54comme certains ont tenté de le faire au début,
23:56la question libanaise,
23:57pour des raisons éminemment géopolitiques.
24:00On connaît tous le rapport
24:01que Téhéran a, évidemment,
24:03avec le proxy Hezbollah,
24:05mais c'est une faute,
24:06c'est une erreur,
24:06y compris d'ailleurs au regard
24:07des différentes évolutions en Syrie,
24:09que d'avoir laissé de côté
24:10la question libanaise
24:11et aujourd'hui,
24:11on voit bien qu'elle nous rattrape.
24:12Deuxième des choses,
24:13vous l'avez fait,
24:14mais je le fais officiellement
24:15à mon tour,
24:17il est évident que,
24:18non seulement le cessez-le-feu
24:19doit être respecté,
24:21il est fragile,
24:22il manque qu'on puisse dire,
24:23même plutôt une forme
24:24de cessez-le-feu par le feu,
24:25c'est inacceptable,
24:26mais Israël doit mettre fin
24:29à cette guerre
24:30et fin à l'occupation illégale
24:33qu'ils occupent,
24:34qu'ils font du territoire libanais.
24:38Y compris parce que cette guerre
24:40ne se justifie pas
24:42et, car il faut toujours être précis,
24:45le peuple israélien,
24:47l'Etat israélien,
24:48le gouvernement israélien,
24:49mené par le Premier ministre Netanyahou,
24:52ce que fait le gouvernement israélien,
24:54met en danger sur le moyen
24:55et le long terme
24:56la sécurité de l'Etat d'Israël,
24:58précisément parce que
24:59ces opérations militaires,
25:01par leurs effets finaux,
25:03recherchés, troubles et flous,
25:05créent un enjeu de sécurité
25:06pour Israël.
25:07Et donc ça, nous le redisons,
25:09il en va même de la sécurité
25:10de l'ensemble de la région,
25:12évidemment, d'avancer là-dessus.
25:13Et on le voit bien,
25:15la stratégie, au fond,
25:16de la guerre permanente
25:18que le Premier ministre Netanyahou
25:19est en train de déployer
25:21sous nos yeux
25:22est quelque chose
25:23qui non seulement doit être
25:25entravé, combattu,
25:25nous le faisons,
25:26et sur lequel il faut aussi
25:28convaincre les partenaires
25:29de la région
25:29et évidemment les Etats-Unis d'Amérique
25:31d'avancer sur ce chemin.
25:33Deuxième des choses,
25:35et pour avancer,
25:36il n'y a pas de solution
25:37sans l'affirmation
25:38d'un État libanais.
25:40Il n'y en a pas.
25:41Et ça, on a quand même
25:42parcouru du chemin
25:43et la diplomatie française
25:44y est pour quelque chose.
25:45Je remercie d'ailleurs
25:45l'ensemble des groupes politiques,
25:46dont le vôtre,
25:47qui se sont mobilisés
25:48sur ces sujets.
25:49Il y a quelques temps,
25:50il n'y avait pas de chef d'État
25:50au Liban.
25:51Il y en a un.
25:52Il y a un gouvernement.
25:53Il y a des autorités
25:55constitutionnellement établies
25:56qui sont les interlocuteurs légitimes.
25:58Il y a au moins aussi
25:59une avancée.
25:59Ce sont les discussions directes
26:01entre Israéliens et Libanais.
26:03C'est historique.
26:04Et ça, pour le coup,
26:05il faut évidemment
26:05le préserver et le protéger.
26:07Mais l'affirmation
26:07de l'État libanais
26:08passe évidemment
26:09par le désarmement
26:10du Hezbollah.
26:11On disait que le Hezbollah
26:12était l'État dans l'État.
26:12Ensuite, on a dit
26:13que c'était l'État
26:14sans l'État.
26:16Désormais, l'affirmation
26:17de l'État libanais
26:18doit passer évidemment
26:18par le désarmement
26:19du Hezbollah.
26:20Il doit aussi passer
26:21par un soutien
26:23aux forces armées libanaises.
26:24Ça m'amène peut-être
26:25à des éléments plus précis
26:26de réponses
26:26sans être trop long.
26:27Il y a deux vides potentiels
26:28qu'il faut combler
26:30rapidement
26:30dans le moment diplomatique
26:32dans lequel nous nous trouvons.
26:33Le premier,
26:33c'est le vide sécuritaire.
26:35Ça passe par le soutien
26:36aux forces armées libanaises
26:37dont on sait
26:37qu'on leur doit beaucoup
26:38dans la lutte
26:39contre le terrorisme.
26:40Mais dont on voit bien
26:41que le désarmement
26:42du Hezbollah
26:42doit passer par une montée
26:44en puissance
26:44des forces armées libanaises.
26:45Je vous confirme donc
26:46que les moyens
26:47que vous avez votés
26:47sur la loi de programmation
26:49militaire ici même
26:51permettent de remplacer
26:52du matériel ancien français
26:54par du matériel neuf
26:55pour nos propres capacités.
26:56Et ça va nous permettre
26:57et permettre au ministre
26:59de faire des dons,
27:00des cessions
27:00de matériel supplémentaire
27:01dans les temps qui viendront
27:03parce qu'on doit accompagner
27:04les forces armées libanaises.
27:05Le vide sécuritaire,
27:06c'est l'objet de votre question,
27:07des multiples questions
27:07que vous avez posées.
27:08C'est évidemment
27:09la question du poste finule.
27:11Bon.
27:11qui renvoie à un enjeu compliqué,
27:14évidemment,
27:15les pouvoirs de veto
27:16russe et chinois,
27:19évidemment,
27:19la conviction
27:20que l'on doit apporter
27:21aux partenaires américains.
27:23Ce que fait la France,
27:24c'est mettre
27:25d'ores et déjà
27:26sur la table
27:27une offre de moyens militaires
27:29qui permettent
27:29d'imaginer un mandat nouveau.
27:31Vous avez dit
27:32interposition,
27:33ça je ne le sais pas,
27:34comme vous le savez,
27:34la finule n'était pas
27:35un mandat d'interposition.
27:37En tout cas,
27:38c'est à définir,
27:38c'est à discuter
27:39et pour éviter
27:41justement qu'il y ait
27:41ce vide,
27:42d'ores et déjà,
27:43la France a fait
27:44cette offre de service.
27:45Vous avez plusieurs
27:46scénarios,
27:47évidemment,
27:47qui existent.
27:48Un scénario
27:48à 5500 hommes,
27:49un scénario autour de 3000,
27:50un scénario autour de 2000.
27:52En tout cas,
27:52on va faire ce travail
27:54d'agrégateur.
27:55Et deuxième aspect
27:55de votre question,
27:56on va le faire
27:57avec la partenaire européenne
27:58parce qu'on ne doit pas
27:59être seul dans cette affaire
28:00et sans créer
28:02d'incidents inutiles,
28:03parfois nous avons été
28:04trop seuls
28:04dans cette affaire.
28:05heureusement que les Italiens
28:06étaient là,
28:06mais d'autres pays européens
28:08doivent être davantage
28:09en première ligne
28:09pour nous aider
28:10à sécuriser le Liban.
28:12Et le troisième vide,
28:13je sais qu'il vous concerne,
28:14en tout cas,
28:14vous m'avez interpellé
28:15pendant le débat budgétaire
28:17sur ce sujet,
28:18l'aide humanitaire.
28:20Les déplacer,
28:21on a aussi l'enjeu
28:22de la protection
28:23des chrétiens.
28:24On se rappelle tous
28:25de ces images terribles
28:26de ce couvent
28:27qui a été bombardé
28:28il y a de cela
28:28plusieurs mois.
28:29Je sais que l'aide publique
28:30au développement
28:30a fait l'objet d'économies
28:31que vous avez dénoncées
28:32et donc je vous confirme
28:34que pour le Liban,
28:35aucune mesure d'économie
28:36sera appliquée
28:38sur l'aide humanitaire
28:39pour les populations
28:39civiles libanaises.
28:40Nous allons même
28:41la multiplier
28:41par deux ou trois
28:42dans les toutes prochaines semaines
28:44parce qu'il y a
28:44une urgence sanitaire,
28:46alimentaire
28:47qui, évidemment,
28:48il nous faut traiter.
28:50Dernier point,
28:51faire pression
28:51sur le gouvernement israélien,
28:53nous le faisons.
28:54Vous avez dû voir
28:55les derniers arbitrages
28:57que nous avons pris
28:57sur le salon d'armement
29:00Eurosatori.
29:02cette pression continue,
29:03elle doit être,
29:04je crois,
29:05équilibrée,
29:06ferme.
29:07Nous l'avons fait,
29:08nous continuerons
29:08de le faire
29:09dans la clarté
29:10la plus absolue
29:11sur la question
29:12de l'accord
29:13entre l'Union européenne
29:14et Israël.
29:15Je crois comprendre
29:16que des prises de position
29:18ou en tout cas
29:18des explications
29:19sont à venir
29:20dans les jours
29:21ou dans les semaines
29:21qui viendront
29:22par les autorités compétentes.
29:23Je vous remercie.
29:24Monsieur le Premier ministre,
29:25Monsieur le Président de Groupe.
29:28Merci, Monsieur le Premier ministre.
29:29Si je me suis adressé à vous,
29:30c'est comme autorité compétente.
29:31Et je repose ma question
29:32de façon très claire.
29:33La France soutient-elle
29:34au plan européen
29:35la suspension
29:36de l'accord d'association
29:37avec Israël ?
29:38Et quelles sanctions autonomes,
29:39économiques et diplomatiques
29:41notre État peut prendre
29:43pour que cessent
29:43ces massacres
29:44et cette fuite en avant
29:46sans limite
29:47du gouvernement
29:47de Monsieur le Premier ministre ?
29:49Merci, Monsieur le Président.
29:52Avant de donner la parole
29:54pour sa première question
29:55au gouvernement,
29:56je voudrais saluer
29:56l'arrivée dans notre hémicycle
29:57de Madame Emeline Ré-Rinchier,
29:59devenue députée
30:00de la troisième circonscription
30:01du Lot-et-Garonne
30:02le 21 avril dernier
30:03en remplacement
30:04de Monsieur Guillaume Lepers.
30:06Bienvenue à vous
30:07dans cet hémicycle.
30:08Je vous donne la parole
30:10pour le groupe
30:10Droite Républicaine.
30:11Merci, Madame la Présidente.
30:13Monsieur le ministre
30:14de l'Enseignement supérieur,
30:16Depuis plusieurs années,
30:17État, collectivité
30:18et université
30:19s'efforcent
30:20de concrétiser
30:21une ambition essentielle
30:22pour notre pays,
30:23rendre l'enseignement supérieur
30:25accessible partout
30:26et à tous.
30:27Car pour de nombreux jeunes
30:28des territoires ruraux,
30:30l'accès à la formation
30:30ne dépend pas seulement
30:31du mérite
30:32ou de la motivation,
30:33il dépend aussi
30:34de la capacité
30:35à payer un loyer,
30:36à financer des déplacements
30:37ou à quitter totalement
30:39son environnement familial.
30:40Face à cette réalité,
30:42nous avions commencé
30:43à bâtir
30:43une dynamique
30:44de décentralisation
30:45avec les campus connectés.
30:46Ils permettent
30:48à des étudiants
30:49de suivre
30:49des formations supérieures
30:51à distance
30:52dans les territoires.
30:53Pourtant,
30:54alors que les lycéens
30:56découvrent
30:56les résultats
30:57de Parcoursup,
30:58depuis hier soir,
30:59le campus connecté
31:00de Villeneuve-sur-Lotte
31:01sur ma circonscription,
31:02l'un des plus performants
31:04de Nouvelle-Aquitaine,
31:05voit son avenir
31:06brutalement fragilisé
31:08par le désengagement
31:09de son partenaire universitaire.
31:11Depuis 2021,
31:13près de 200 étudiants
31:14ayant été accompagnés,
31:15200 étudiants
31:16qui n'auraient pas
31:17poursuivi d'études supérieures
31:18sans ce dispositif.
31:19Et autour d'eux,
31:20c'est tout un écosystème
31:21local de formation
31:22qui s'est construit
31:23avec les collectivités,
31:25les acteurs économiques
31:26et les établissements partenaires.
31:28Cette situation
31:29suscite une inquiétude profonde.
31:31Assistons-nous
31:32à un recul
31:32de la politique
31:33de décentralisation
31:34de l'enseignement supérieur.
31:36Alors que nos territoires
31:37souffrent déjà
31:38d'inégalités croissantes
31:40dans l'accès aux soins,
31:41l'emploi,
31:41à la mobilité,
31:42devons-nous désormais
31:43accepter une nouvelle fracture,
31:45celle de l'accès
31:45à la formation?
31:46Monsieur le ministre,
31:47quelle est la stratégie
31:48du gouvernement
31:49pour garantir
31:49aux jeunes ruraux
31:50un accès réel
31:51à l'enseignement supérieur
31:52et préserver
31:53les dispositifs
31:54qui permettent
31:55de lutter
31:55contre cette rupture
31:57d'égalité territoriale?
31:58Merci.
31:59Merci beaucoup,
32:00Madame la députée.
32:01La parole est
32:02à Monsieur Philippe Baptiste,
32:04ministre
32:04de l'Enseignement supérieur.
32:06Merci, Madame la Présidente.
32:08Merci, Madame la députée
32:10Emeline Rey.
32:12Les campus connectés
32:13permettent,
32:14comme vous l'avez mentionné,
32:15d'offrir
32:16de réelles opportunités
32:17à de jeunes étudiants
32:18éloignés
32:20de l'enseignement supérieur
32:21par leur distance géographique
32:24au grand centre universitaire.
32:26C'est un moyen
32:27d'inscrire
32:28une réussite étudiante
32:30au sein des territoires.
32:31Ils sont d'ailleurs
32:32fortement soutenus
32:33par les collectivités territoriales
32:34au travers de moyens financiers,
32:37voire parfois
32:37de moyens
32:38des ressources humaines
32:39qui sont aussi mises
32:40par les collectivités territoriales.
32:41Au vu de la réussite
32:43du dispositif,
32:43nous avons souhaité
32:44qu'il s'installe
32:45dans la durée
32:46et en 2026,
32:47nous consacrons
32:472 millions d'euros
32:48au renouvellement
32:49du dispositif
32:50dans lequel l'État
32:51apporte jusqu'à 50%
32:52du financement
32:53et jusqu'à 50 000 euros
32:55par an.
32:57In fine,
32:57nous visons
32:58un refinancement total
33:00à hauteur de 12 millions d'euros
33:01sur la période 26-28.
33:02Et mon engagement
33:03sur ce point
33:04est complet.
33:05C'est l'un des dispositifs,
33:06ce n'est pas le seul,
33:07pour soutenir justement
33:09cette déconcentration,
33:10cette décentralisation
33:11de l'enseignement supérieur
33:13au plus proche
33:14des territoires.
33:15S'agissant du campus
33:16connecté de Villeneuve-sur-Lotte,
33:18l'Université de Bordeaux
33:19a en effet engagé
33:21tardivement
33:21et unilatéralement
33:23une réflexion
33:24quant à son engagement
33:25sur ce dispositif.
33:26C'est dans ce contexte
33:27que des échanges
33:28sont actuellement courts
33:29entre la région académique
33:30Nouvelle-Aquitaine
33:31et l'Université de Bordeaux.
33:32Afin d'assurer
33:33la poursuite du dispositif
33:35qui pourrait s'appuyer
33:36davantage sur les services
33:37de l'éducation nationale
33:38au niveau local
33:39afin de partager
33:40certaines fonctions
33:41de gestion
33:42et de pilotage,
33:43les discussions
33:44vont s'engager
33:45sur cette base.
33:46Si cette solution
33:47devait ne pas aboutir,
33:48d'autres pistes
33:49seront naturellement
33:51recherchées
33:52en travers
33:53possiblement
33:54d'un portage
33:54par un autre établissement.
33:55Madame la députée,
33:56soucieux de garantir
33:57l'accès
33:58de toutes
33:58et de tous
33:59à l'enseignement supérieur,
34:00vous pouvez compter
34:01sur notre engagement
34:03pour l'ensemble
34:04de ces dispositifs.
34:05Merci Madame la députée.
34:06Merci beaucoup
34:06Monsieur le ministre.
34:07Madame la députée.
34:08Merci Monsieur le ministre
34:10pour votre soutien
34:11pour notre campus
34:12de Villeneuve-sur-Lotte
34:13et surtout l'accès
34:14à la formation supérieure
34:15pour nos élèves,
34:16nos jeunes ruraux.
34:17Merci.
34:18Merci beaucoup.
34:19La parole est à présent
34:20à Madame Sophie Taillet-Pollian
34:22pour le groupe écologiste
34:23et social.
34:24Merci Madame la présidente.
34:25Mesdames et Messieurs
34:26les ministres,
34:27chers collègues,
34:29pendant que le gouvernement
34:29fait la chasse
34:30à de prétendus abus
34:31sur les arrêts maladie
34:32qui ne sont démontrés
34:33par aucune étude sérieuse,
34:35la réalité du terrain
34:36vous rattrape
34:37de la plus tragique
34:38des manières.
34:39Cette réalité,
34:40c'est qu'en France,
34:41plus que partout ailleurs
34:42en Europe,
34:43on meurt au travail.
34:44Chaque jour,
34:45dans notre pays,
34:46deux personnes
34:47y perdent de la vie.
34:49La semaine dernière,
34:50dans la Drôme,
34:51un ouvrier du BTP
34:52de 19 ans
34:53est mort des suites
34:54d'un malaise attribué
34:55à la chaleur
34:56alors qu'il travaillait
34:57sur un toit.
34:58Et un enfant de 15 ans,
35:00lycéen stagiaire,
35:02s'est blessé mortellement
35:03avec une tronçonneuse.
35:05Tandis que près de Brest,
35:07en avril dernier,
35:07un jeune ouvrier
35:08de 22 ans
35:09est mort
35:10après une chute d'un toit.
35:12Je voudrais que nous adressions
35:14nos pensées
35:15aux familles endeuillées.
35:17Ces drames
35:18ne sont pas
35:19des faits divers,
35:20monsieur le ministre.
35:21Ce sont des faits
35:21sociaux et politiques.
35:23C'est une hécatombe
35:24structurelle
35:24et silencieuse
35:25qui touche de plein fouet
35:27notre jeunesse.
35:28Les moins de 25 ans
35:29ne représentent
35:30que 9%
35:31de la population active
35:32et pourtant,
35:33ils subissent
35:34près de 20%
35:35des accidents
35:35du travail grave
35:36et mortel.
35:37À force de précariser
35:39l'emploi,
35:39d'affaiblir
35:40la médecine du travail,
35:41d'encourager
35:42la sous-traitance
35:42en cascade,
35:43les lieux de travail
35:44sont trop souvent
35:45des zones de danger
35:46mortels.
35:48Il est indispensable
35:49d'inverser la logique
35:51pour que la prévention
35:52des risques professionnels
35:53devienne un réflexe.
35:54Il faut aussi
35:55renforcer massivement
35:56l'inspection du travail
35:57et sanctionner
35:58avec la plus grande
36:00fermeté
36:01les employeurs
36:02qui s'affranchissent
36:03des règles de sécurité.
36:05Monsieur le ministre,
36:06quand allez-vous cesser
36:07de culpabiliser
36:07les salariés malades
36:08et enfin décréter
36:09l'état d'urgence
36:10pour que notre jeunesse
36:12ne meure plus
36:13au travail.
36:16Merci beaucoup
36:17Madame la députée.
36:18La parole est à
36:18Monsieur Jean-Pierre Farandou,
36:20ministre du Travail
36:21et des Solidarités.
36:22Madame la Présidente,
36:23Mesdames et Messieurs
36:24les députés,
36:25Madame la députée,
36:26je partage bien sûr
36:27votre constat
36:28et je veux vous dire
36:29bien évidemment
36:30qu'aucun jeune
36:30mais comme aucun salarié
36:32ne doit mourir
36:33ou être victime
36:33d'une blessure grave
36:34à l'occasion de son travail.
36:36On le sait,
36:37c'est un drame à chaque fois
36:38et c'est souvent
36:38un drame évitable
36:39si on respecte strictement
36:40les règles de prévention
36:41tous les drames
36:42pourraient être évités.
36:44Les chiffres,
36:44je veux bien les rappeler
36:45bien évidemment,
36:46ils donnent effectivement
36:46l'ampleur du sujet.
36:49764 décès au travail
36:50en 2024,
36:51c'est beaucoup trop
36:52bien évidemment,
36:53c'est 5 de plus
36:54qu'en 2023
36:55même si au global
36:55le chiffre a baissé
36:56les accidents mortels
36:57eux ont augmenté.
36:59Sur les mineurs,
36:59vous attirez l'attention
37:00dans votre question
37:01sur le cas particulier
37:02des mineurs,
37:03l'inspection du travail
37:03en a signalé 4 en 23,
37:052 en 24,
37:065 en 25.
37:08Cette année,
37:08nous avons connu effectivement
37:10des accidents mortels
37:11avec des jeunes gens
37:12le 17 avril
37:13à Bagnole-sur-Seize.
37:14Nous avons souhaité
37:15d'ailleurs réagir
37:16immédiatement
37:16avec mes collègues
37:17ministres de l'éducation nationale
37:19et la ministre déléguée
37:20à l'enseignement supérieur
37:21à la formation professionnelle
37:22pour envoyer nos inspections
37:23pour avoir tout de suite
37:24l'analyse
37:25et les recommandations
37:26pour faire en sorte
37:27qu'effectivement
37:28dans le cadre de stages
37:29d'observation,
37:30les jeunes ne soient pas
37:31soumis à des risques
37:33professionnels.
37:33L'inspection du travail,
37:34vous l'avez dit,
37:35oui, elle se mobilise
37:36sur ce sujet-là.
37:37Ce sont en 2025
37:3890 000 suite à intervention,
37:40c'est 300 par jour,
37:41c'est considérable
37:42et c'est un travail
37:43de vérification
37:44et de contrôle
37:45absolument indispensable.
37:46On peut aussi parler
37:47de la partie prévention.
37:48L'inspection du travail
37:48intervient aussi
37:49dans les CFA
37:50pour donner la sensibilité.
37:52Je voudrais vous dire aussi
37:53que j'ai voulu aller
37:55sur le terrain
37:56le 28 avril
37:57dans le BTP
37:58parce que vous l'avez pointé,
37:59le BTP,
38:00même si les entreprises
38:00du BTP
38:01s'organisent
38:01avec un office particulier
38:02sur la santé au travail,
38:04on sait que c'est
38:04une activité
38:05sur laquelle il faut
38:06être très vigilant
38:07et j'ai pu discuter
38:08avec les compagnons
38:09et les employeurs
38:10sur ces chantiers.
38:11Sur les risques
38:13liés à la chaleur intense,
38:14vendredi dernier,
38:15j'étais sur un chantier
38:16de rénovation
38:17de bâtiments publics
38:18en région parisienne
38:19et là encore,
38:19on a pu parler
38:20de ces sujets
38:21de prévention
38:21liés à la grande chaleur.
38:23Vous dire que ce vendredi
38:24sort un grand plan
38:25de santé et sécurité
38:26au travail,
38:27tous ces sujets
38:27seront traités.
38:28Vous assurez aussi
38:29que je suis prêt
38:30à travailler
38:30avec les parlementaires
38:31dans le cadre
38:31de la proposition de loi.
38:34Merci,
38:34Monsieur le Ministre.
38:35Madame la députée.
38:37Monsieur le Ministre,
38:38depuis 2017,
38:39le nombre d'agents
38:40de contrôle
38:41de l'inspection
38:41du travail
38:42n'a cessé de baisser.
38:43C'est votre politique
38:45qui est en cause
38:45alors que dans le même temps,
38:47le nombre de morts
38:47au travail
38:48n'a cessé d'augmenter.
38:49Si, c'est vrai,
38:50on est passé
38:50d'un inspecteur du travail
38:51pour 9 000
38:52à un inspecteur
38:53pour plus de 10 000 salariés
38:54aujourd'hui.
38:54Merci beaucoup,
38:55Madame la députée.
38:55C'est votre...
38:57Merci beaucoup.
38:58La parole est à présent
38:59à Madame Delphine Ingeman,
39:01pour le groupe démocrate.
39:03Merci,
39:04Madame la Présidente.
39:05Monsieur le Ministre
39:05chargé de l'Industrie,
39:06quand un fleuron industriel
39:08comme Michelin
39:09annonce la suppression
39:10de 10 %
39:11de ses effectifs
39:12en France,
39:13nous devons entendre
39:13le signal.
39:15Derrière cette annonce,
39:16il y a d'abord
39:161 500 salariés
39:17et leurs familles
39:18auxquelles j'apporte
39:18tout mon soutien.
39:19Mais il y a aussi
39:20une question de fond,
39:22celle de la compétitivité
39:23de nos entreprises.
39:24Coût du travail,
39:25fiscalité,
39:26concurrence internationale,
39:28poids des normes,
39:28nos entreprises
39:29nous alertent
39:30et les chiffres
39:31sont éloquents.
39:32Lorsqu'un employeur
39:33dépense 100 euros,
39:35le salarié
39:35n'en perçoit
39:36que 58,80.
39:38La France
39:39est le troisième pays
39:40de l'OCDE
39:40où les revenus
39:41du travail
39:42sont les plus taxés.
39:43Nos cotisations patronales
39:44demeurent supérieures
39:45à celles
39:46de nos concurrents.
39:48Certes,
39:49des réformes
39:50ont été engagées,
39:51elles ont permis
39:51de stopper
39:51la désindustrialisation
39:53et de renforcer
39:54l'attractivité
39:55de notre pays.
39:56Mais nous devons
39:56aller plus loin.
39:58La question est simple,
39:59comment continuer
39:59à financer
40:00notre modèle social
40:01sans faire peser
40:02l'essentiel
40:03de son coût
40:03sur le travail ?
40:05Une voie existe pourtant,
40:07celle d'un transfert
40:08d'une partie des charges
40:09qui pèse sur le travail
40:10vers la consommation
40:11grâce à une TVA ciblée
40:12et qui protégerait
40:14les plus modestes.
40:15Une mesure compensée
40:16par une baisse massive
40:18des cotisations patronales
40:20pour donner plus
40:20de pouvoir d'achat
40:21aux salariés.
40:23Alors,
40:23Monsieur le ministre,
40:24ma question est simple.
40:25Êtes-vous prêt
40:26à ouvrir ce chantier ?
40:28Plus largement,
40:28quelles mesures concrètes
40:30comptez-vous prendre
40:31pour renforcer
40:32la compétitivité
40:33de nos entreprises,
40:34accélérer
40:35la réindustrialisation
40:36de notre pays
40:37et préserver
40:38l'emploi en France ?
40:39Au-delà,
40:40pouvez-vous également
40:41nous préciser
40:42la position française
40:44au sein de la Commission européenne
40:45sur l'industrial
40:47accelerator acte ?
40:48Je vous remercie.
40:49Merci,
40:50Madame la députée.
40:51La parole est à
40:51Monsieur Sébastien Martin,
40:53ministre chargé
40:54de l'Industrie.
40:59Merci,
41:00Madame la présidente,
41:01Madame la députée
41:02Delphine Lingemann.
41:04Merci pour votre question
41:05qui me permet à nouveau
41:06de revenir
41:07sur l'entreprise Michelin
41:09et l'annonce
41:10qu'elle a faite
41:11il y a quelques jours
41:12et qui,
41:13bien évidemment,
41:14sur votre département
41:15du Puy-de-Dôme
41:16et particulièrement
41:16dans toute la région
41:18de Clermont-Ferrand
41:18est perçue comme un choc.
41:20Et à ce titre-là,
41:21il est évident
41:21qu'avec le ministre du Travail
41:24et toute l'équipe gouvernementale
41:25seront très attentifs
41:26à ce que les mesures
41:27qui sont annoncées,
41:27notamment le plan de départ
41:29volontaire sur trois ans,
41:30soient bien appliquées.
41:31Je rappelle également
41:32les investissements
41:33qui ont été réalisés
41:34récemment sur le site
41:35de Catarou,
41:36le pôle d'innovation
41:36collaboratif
41:37ou le centre
41:38de matériaux durables
41:39qui a été ouvert
41:39en 2024.
41:40Et donc,
41:40vous posez légitimement
41:41la question du coût
41:43du travail dans notre pays
41:44et donc de la compétitivité
41:45de nos entreprises.
41:47Je veux rappeler
41:48que parmi les éléments
41:50qui fondent l'attractivité
41:51de notre pays,
41:52lorsque l'on discute
41:53avec les chefs d'entreprise
41:54et ceux qui étaient présents
41:55à Chousse France
41:55le rappellent allègrement,
41:58ce qui compte énormément,
41:59c'est la qualité
41:59de la main-d'oeuvre française.
42:01Ne nous dévalorisons pas.
42:03Oui,
42:03nous pouvons avoir
42:04un coût du travail
42:05qui peut être sans doute
42:06supérieur à d'autres pays.
42:08Mais pour autant,
42:09il est aussi inférieur
42:10à un grand voisin industriel
42:11qui est l'Allemagne.
42:12Comme quoi,
42:13avoir un coût du travail
42:13important
42:14ne veut pas dire
42:15que l'on ne peut pas
42:15être performant
42:16en matière industrielle.
42:18C'est pour ça aussi
42:18qu'autre élément
42:19comparatif très fort,
42:21la qualité
42:21de notre recherche
42:22et développement.
42:23Il était donc indispensable
42:24dans le cadre
42:25des débats du GTR
42:26et des arbitrages
42:27qui ont été rendus
42:28par le Premier ministre
42:28que le crédit impôt recherche
42:30soit maintenu
42:31car la qualité
42:32de notre recherche
42:33est un élément très fort
42:34de la compétitivité
42:35du site France.
42:36S'agissant enfin
42:37de notre système
42:37de protection sociale,
42:39sans doute effectivement
42:40qu'il a beaucoup pesé
42:42sur la compétitivité
42:43de nos entreprises.
42:44C'est la raison
42:44pour laquelle les emplois
42:46et de production
42:46et l'impôt sur les sociétés
42:48ont baissé
42:48de 20 milliards d'euros
42:49par an
42:50sous les deux quinquennats
42:52et sous ce quinquennat
42:53cela a été confirmé
42:55pour renforcer
42:55la compétitivité
42:56de nos entreprises.
42:57Et enfin,
42:57au niveau européen,
42:58il faut qu'enfin
42:59l'argent public
43:00des Européens
43:00aille au projet européen.
43:02C'est pour ça
43:02la raison pour laquelle
43:04dans l'industriel
43:04accélérateur acte,
43:05nous défendons
43:06la préférence européenne
43:08et le contenu local.
43:08Merci beaucoup,
43:09Monsieur le ministre.
43:10Madame la députée.
43:11Je vous remercie
43:12pour ces éléments
43:13de réponse,
43:14Monsieur le ministre.
43:15Pour nos entreprises
43:16et pour les 1 500 salariés
43:18de Michelin
43:19concernés par les annonces,
43:20il faut que nous agissions.
43:22Alors, nous comptons sur vous
43:23et le groupe démocrate
43:24soutiendra toutes les mesures
43:25qui seront dans ce sens.
43:26Merci beaucoup,
43:27Madame la députée.
43:28La parole est à présent
43:29à Monsieur David Topiak
43:31pour le groupe IOT.
43:34Merci, Madame la présidente.
43:36Ma question s'adresse
43:37au ministre de l'Intérieur.
43:39Monsieur le ministre,
43:40depuis vendredi,
43:41une famille gersoise
43:42vit un drame absolu.
43:44C'est avec une très grande émotion
43:46que je souhaite leur apporter
43:47tout mon soutien
43:48dans cette attente insoutenable.
43:50Je tiens à saluer
43:51l'engagement
43:52et la mobilisation exceptionnelle
43:53et totale
43:54des forces de gendarmerie,
43:55de justice,
43:57des services
43:57de la commune de Florence
43:58et la solidarité
44:00de l'ensemble des gersois
44:01qui oeuvrent depuis vendredi
44:02pour retrouver la petite Laïana.
44:05C'est tout un département
44:06qui se tient aujourd'hui
44:06aux côtés de cette famille.
44:09Hier,
44:10de nouvelles informations
44:10publiées par la presse
44:11ont révélé
44:12qu'une plainte
44:13a été déposée
44:13pour viol sur mineur
44:14en août 2025
44:16contre l'homme suspecté
44:17et mis en examen lundi
44:19dans le cadre de l'enquête.
44:21A ce jour,
44:22il n'aurait toujours pas
44:22été entendu
44:23par la gendarmerie
44:24dans le cadre
44:24de cette plainte,
44:26information confirmée
44:27par la procureure
44:28de la République d'Auche.
44:30Ces révélations,
44:30vous le comprendrez,
44:31suscitent incompréhension
44:33et colère
44:33de la part
44:34de nos concitoyens.
44:36Monsieur le ministre,
44:37sans aucune volonté
44:38de nuire
44:38au secret
44:39de l'instruction
44:40en cours,
44:41pourriez-vous nous donner
44:42des éléments factuels
44:43sur les faits
44:44relevés par la presse ?
44:46Je vous remercie.
44:47Merci beaucoup,
44:48monsieur le député.
44:49La parole est à monsieur
44:50Laurent Nunez,
44:51ministre de l'Intérieur.
44:53Merci beaucoup,
44:54madame la présidente,
44:55mesdames et messieurs
44:56les députés,
44:57monsieur le député
44:58David Topiak.
44:59D'abord,
45:00vous avez raison
45:01de rappeler
45:02le soutien
45:04que vous apportez,
45:05que je pense ensemble
45:06de la représentation nationale
45:07apporte à la famille
45:08de la petite Liana,
45:09qui est aussi
45:10le soutien
45:10du gouvernement.
45:12Nous sommes évidemment
45:13très attentifs
45:14à cette situation
45:15avec la disparition
45:17de cet enfant
45:18de 11 ans
45:18à la sortie
45:19de son collège
45:21de Florence
45:22le 26 mai dernier.
45:25Vous l'avez rappelé,
45:25et je vous en remercie,
45:26il y a une mobilisation
45:27extrêmement importante
45:28des services de gendarmerie,
45:30notamment,
45:31qui se mobilisent
45:33pour retrouver
45:33trace de cette jeune enfant.
45:36Des moyens
45:37des gendarmes territoriaux,
45:39des gendarmes mobiles,
45:39des moyens techniques,
45:40des moyens aériens,
45:41des moyens nautiques.
45:42Il y a par ailleurs
45:43un élan formidable
45:44de nos concitoyens
45:45qui, encadrés par la gendarmerie,
45:47se sont également lancés
45:48dans ces recherches.
45:50Et encore une fois,
45:51je veux témoigner
45:52au nom de l'ensemble
45:53du gouvernement
45:54tout notre soutien
45:55à la famille
45:55de la petite Liana.
45:57Vous m'interrogez
45:58sur des faits
45:59extrêmement précis
45:59puisqu'effectivement,
46:01un homme a été placé
46:02en détention,
46:03en détention provisoire,
46:05après son interpellation.
46:06C'est ce qu'a révélé
46:07le procureur Dajun.
46:09Et vous faites également état
46:10de ce que le procureur Doche
46:12a signalé,
46:12qu'il y avait une plainte
46:13qui avait été déposée
46:15pour des faits de viol
46:16contre cet individu.
46:18Et les interrogations,
46:20les questions que vous posez,
46:21elles sont évidemment
46:21très légitimes.
46:22c'est une plainte
46:23qui remonte
46:24à l'été 2025.
46:27Et il est évidemment,
46:28les questions que vous,
46:29vous posez
46:30sont très légitimes
46:30de savoir
46:31quels ont été
46:31les actes d'enquête
46:32qui ont été engagés,
46:34quel temps
46:34ces actes ont pris,
46:36qui a été saisi,
46:38quelles suites
46:38ont été données
46:39très concrètement.
46:40J'en ai parlé
46:41avec le garde des Sceaux
46:42et nous avons décidé
46:43sur cette question
46:44de diligenter
46:45une enquête administrative
46:46qui sera confiée
46:47à l'inspection générale
46:48de la justice,
46:49à l'inspection générale
46:50de la gendarmerie nationale
46:52pour identifier
46:53évidemment
46:53d'éventuels dysfonctionnements.
46:55Voilà ce que je peux vous dire
46:56monsieur le député.
46:58En attendant,
46:58il faut laisser évidemment
46:59toute sa place
47:00aux recherches.
47:02Mais vraiment,
47:02voilà,
47:02nous prenons ces faits
47:04que vous avez cités,
47:05cette procédure antérieure
47:06très au sérieux
47:08et donc nous allons regarder ça
47:09évidemment de très très près.
47:11Merci beaucoup
47:11monsieur le ministre.
47:13Monsieur le député.
47:14Merci monsieur le ministre
47:16pour ses réponses.
47:17Cette enquête
47:17devra faire
47:18toute la transparence
47:19sur le dysfonctionnement
47:20et en tirer les conséquences.
47:21Je serai attentif.
47:23Là, je n'ai rien commis
47:24que la confiance
47:24de nos concitoyens
47:25dans notre institution,
47:26dans notre justice
47:26et dans notre République.
47:28Et je voudrais rappeler
47:29que nous sommes plusieurs
47:30à avoir travaillé
47:31au sein de cet hémicycle
47:33depuis décembre
47:33sur une proposition
47:35de loi
47:35qui vise à lutter
47:37de manière intégrale
47:38contre les violences
47:39sexistes et sexuelles
47:40envers les femmes
47:41et les hommes.
47:56C'est une proposition
47:57de loi
47:58que j'ai consigné
47:58en décembre
47:59avec des auteurs
48:00notamment
48:01les collègues
48:01du groupe socialiste
48:02mais c'est un texte
48:03transpartisan
48:04et aujourd'hui
48:05nous demandons
48:07et nous avons d'ailleurs
48:07à Sard du calendrier
48:09fait une tribune
48:09au mardi pour demander
48:10à ce que ce texte
48:11soit écrit à l'agenda.
48:12Donc, monsieur le Premier ministre,
48:14j'attends aussi des réponses
48:15sur cet enjeu-là
48:16puisqu'on voit aujourd'hui
48:16qu'il est révélateur
48:17des dysfonctionnements
48:18de notre système.
48:19Merci.
48:20Merci beaucoup,
48:21monsieur le député.
48:23La parole est à présent
48:25à madame Isabelle Roche
48:26pour le groupe
48:26Horizon et Indépendants.
48:30Merci, madame la présidente.
48:32Ma question s'adresse
48:33à madame la ministre
48:34Anne Le Hénan,
48:35chargée de l'intelligence
48:36artificielle et du numérique.
48:38Madame la ministre,
48:39il y a quatre jours,
48:41vous réunissiez à Bercy
48:42les ministres du numérique
48:43du G7.
48:43La France y a imposé
48:45un calendrier exigeant,
48:46sécurité de l'IA,
48:48diffusion dans l'économie,
48:49protection des mineurs,
48:51responsabilité des grandes plateformes.
48:52Ce n'est pas un hasard,
48:54ce n'est pas un acquis,
48:55c'est le résultat
48:56d'un choix politique fort.
48:57Dans un contexte
48:58où les Etats-Unis
48:59avancent à marche forcée
49:00et où la Chine
49:01investit sans compter,
49:03la France a décidé
49:04de ne pas subir
49:05la révolution numérique,
49:06elle a décidé
49:07de l'organiser.
49:08C'est le choix
49:09de l'excellence,
49:10c'est le choix
49:10de la souveraineté.
49:11Cette ambition repose
49:12sur des atouts
49:13que nous devons défendre
49:14pied à pied,
49:15des chercheurs
49:15et des ingénieurs
49:16de rang mondial,
49:17des pépites industrielles,
49:18un cadre européen
49:19de régulation,
49:20l'IA Act,
49:21cadre qui s'impose
49:22désormais
49:22comme la référence mondiale.
49:24Et les travaux
49:25que je mène sur l'IA
49:25au sein de notre Assemblée,
49:27sur l'éthique algorithmique,
49:28sur les biais systémiques,
49:29sur la protection
49:30des plus vulnérables,
49:31sur la souveraineté,
49:32sur les ingérences,
49:33me convainquent chaque jour
49:34que la France a les moyens
49:36de gagner cette bataille
49:37à condition de faire
49:38de l'exigence normative
49:39non pas un frein
49:40mais un levier
49:41de compétitivité.
49:42Mais soyons lucides,
49:44ce leadership
49:45ne tombe pas du ciel
49:46et ne se maintient pas
49:47par déclaration.
49:48Il se finance,
49:49il se structure,
49:50il se défend.
49:51Or,
49:52des signaux d'alerte
49:53sont là.
49:54Délai de transposition
49:55de l'IA Act,
49:56moyens insuffisants,
49:58start-up
49:58qui peinent
49:59à lever des fonds
50:00face à des géants
50:01dotés de ressources
50:02sans commune mesure.
50:03Et donc, Madame la Ministre,
50:05dans 15 jours
50:05s'ouvre le sommet des viants.
50:07La scène sera mondiale
50:08et donc ma question
50:09sera simple et directe.
50:11Quels engagements concrets
50:13la France est-elle prête
50:14à prendre
50:14pour transformer
50:15le leadership
50:15qu'elle vient d'exercer
50:16au G7 numérique
50:17en avantages compétitifs
50:19durables
50:19pour nos entreprises,
50:21pour notre recherche,
50:22pour notre modèle
50:23de gouvernance de l'IA
50:24face aux grandes puissances
50:25technologiques ?
50:27Merci, Madame la députée.
50:29La parole est à Madame Anne Lehenanf,
50:31ministre chargée
50:32de l'intelligence artificielle
50:33et du numérique.
50:34Merci beaucoup,
50:35Madame la présidente.
50:36Madame la députée Roche,
50:37merci beaucoup
50:38d'avoir posé la question
50:38et d'avoir noté
50:39que le G7 numérique
50:40présidé par la France
50:41avait été un succès.
50:42C'est une réalité.
50:44Nous avons acquis
50:45et nous avons atteint
50:47un certain nombre
50:48d'avancées concrètes.
50:50Je ne vais pas vous les citer
50:51toutes,
50:52simplement certaines
50:53qui sont stratégiques,
50:54comme une vision commune
50:55par exemple
50:56de l'open source
50:57partagée par tous
50:58qui nous permet
50:58de démocratiser
51:00l'arrivée de l'IA
51:00dans notre société
51:02mais également
51:03et d'être plus souverains.
51:04Des outils
51:05d'auto-évaluation
51:06pour mesurer
51:07la maturité
51:07de l'IA
51:09dans les entreprises
51:10pour bien sûr
51:11favoriser le développement
51:12rapide de l'IA
51:13dans les entreprises
51:13et dans tous les pans
51:14de la société.
51:15Et puis surtout,
51:16je dirais,
51:17l'adoption
51:18de principes communs
51:19sur la protection
51:20des mineurs en ligne
51:21notamment,
51:21qui fait que
51:22c'est devenu
51:23depuis le G7 numérique
51:24vendredi dernier
51:25un sujet international,
51:26ce qui n'était pas
51:27encore le cas
51:28jusqu'alors.
51:29Comment est-ce qu'on peut
51:30finalement,
51:31nous, la France garder
51:31et avoir une position
51:33de leader
51:33sur le sujet de l'IA ?
51:34D'abord,
51:35il faut qu'on continue
51:36ce qu'on a commencé
51:37à faire bien,
51:37c'est-à-dire un plan
51:38qui s'appelle
51:39Osé l'IA
51:39de diffusion de l'IA
51:40partout dans la société.
51:43Il faut également
51:43qu'on poursuive
51:44le développement
51:45d'infrastructures
51:46sur notre sol,
51:47sur l'ensemble
51:48de la chaîne de valeur.
51:49Un data center,
51:50c'est un ensemble
51:52de couches
51:53et il faut qu'on soit
51:54autonome
51:55sur un matériel
51:56maximum de couches
51:57de ces infrastructures.
52:00Ça nous permet
52:00d'être autonome
52:01et ça nous permet
52:02d'être souverain.
52:03Ensuite,
52:04on a pour cela
52:05des dispositifs
52:06et des moyens.
52:07On a Choose France
52:08avec des investisseurs
52:09étrangers
52:10qui arrivent
52:10avec une volonté
52:12de nous aider
52:13à être autonome
52:14au niveau
52:14des data centers
52:15et puis des dispositifs
52:16français
52:17comme France 2030.
52:18Évidemment,
52:19on ne pourra pas
52:20être leader
52:20en étant que
52:21sur un autre territoire
52:22national.
52:23il faut absolument
52:23que la France
52:24et c'est ce que je fais
52:25soit extrêmement présente
52:27au niveau européen.
52:28Il y a des gros programmes
52:29qui arrivent
52:29et le G7 continue
52:30jusqu'à décembre
52:31et on compte bien
52:32continuer à faire évoluer
52:34les décisions
52:34que nous pourrons prendre
52:35dans le cadre du G7.
52:36Merci.
52:37Merci beaucoup
52:38Madame la Ministre.
52:39La séance de questions
52:40au gouvernement
52:40est terminée.
52:41La séance est suspendue
52:43jusqu'à 15h.
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