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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00RMC Estelle Midi, le zapping RMC.
00:04Et on va commencer avec un extrait des grandes gueules ce matin sur RMC.
00:08On va parler de la disparition de la petite Liana.
00:10Est-ce un fiasco judiciaire ?
00:11Le suspect numéro 1 dans la disparition de la petite fille de 10 ans
00:14était déjà visé par une enquête après le dépôt d'une plainte pour viol multiple
00:18sur une autre fillette en août 2025.
00:21Le problème c'est que selon la procureure Doche,
00:24Jérôme B, 41 ans et père de deux enfants,
00:26n'a jamais été entendu dans cette affaire.
00:28Et pour Joël Dagosseri, la coach des GG, c'est un véritable scandale.
00:33C'est à se taper la tête contre les murs.
00:36Plusieurs fois, j'ai demandé l'opportunité de porter plainte contre l'État
00:41pour défaillance complète.
00:45Il y a un moment où l'État ne peut pas naviguer,
00:48quand je dis l'État c'est nos représentants,
00:50ne peuvent pas naviguer en toute liberté, tranquillement,
00:54sans jamais porter aucune responsabilité,
00:57ni démission, ni condamnation,
01:05ni interdiction de se présenter aux élections.
01:07Rien, je veux dire, rien, rien ne se passe, rien ne se passe.
01:10Et à chaque fois, on apprend que l'État était derrière.
01:13Tu fouilles quand tu grattes, tu grattes fort contre un agresseur,
01:17quelqu'un de violent, etc.
01:18Tu grattes un peu, quelques jours, et tu apprends que cette personne était connue des services de l'État.
01:26Il y en a marre, quoi.
01:28Franchement, il y en a marre.
01:31C'est vrai que c'est scandaleux.
01:33C'est révélation après révélation.
01:34Et la mère de cette petite fille qui aurait été violée,
01:38elle a témoigné sur BFM et elle dit qu'elle a essayé d'alerter la police,
01:43elle a porté plainte et que rien ne s'est passé.
01:46Ça paraît invraisemblable, quand même, Pierre Rondeau.
01:49Alors, ça paraît évidemment invraisemblable et c'est fortement polémique.
01:54Et oui, oui, on a de quoi s'offusquer et s'indigner contre cette situation,
01:59effectivement, si cette personne était véritablement le coupable
02:03et aurait kidnappé, et je ne sais pas ce qui s'est passé derrière cette jeune fille,
02:07qui en plus avait une plainte sur le dos pour viol sur mineur.
02:11Et il a été viré d'établissement scolaire pour les mêmes suspicions.
02:14Maintenant, je n'ai pas envie de polémiquer.
02:15Attention, je n'ai pas du tout envie de commencer à débattre
02:17et me faire engueuler, me faire vilipender ou autre.
02:22Mais vous mettez en avant à chaque fois,
02:24quand je dis vous, c'est l'ensemble des Français.
02:26Je prends le cadre, par exemple, qui n'a encore une fois rien à voir, attention.
02:29Mais Patrick Bruel, par exemple, vous mettez en avant la présomption d'innocence.
02:32Vous refusez, certaines personnes refusent que Patrick Bruel arrête ses concerts
02:34parce que présomption d'innocence, malgré des plaintes, malgré les témoignages,
02:38présomption d'innocence.
02:39Et on défend ce principe fondamental de la loi.
02:41Et là, on a une personne, on pourrait condamner la lenteur de la justice,
02:44on pourrait condamner la lenteur de la police,
02:46on pourrait condamner la lenteur des investigations,
02:48mais cette personne, dans les deux affaires qui nous concernent,
02:51n'a pas été condamnée.
02:52Mais elle n'a même pas été entendue, vous imaginez ?
02:54On parle d'un viol d'une petite fille et il a deux filles.
02:57Le suspect a deux filles, à minima.
02:59Quand tu apprends que le suspect a deux filles,
03:01tu l'entends et tu protèges les deux petites.
03:03Mais comme vous l'avez dit, on parle de suspect,
03:04et évidemment qu'il y a une problématique de lenteur de la justice
03:08et lenteur de l'enquête.
03:10On ne parle pas de voler une pomme.
03:12Évidemment, maintenant, on parle de suspect,
03:16on ne parle pas de condamner.
03:17Le suspect sur plusieurs viols d'une gamine de 10 ans.
03:21Mais dans ces cas, tu entends qui ?
03:22Si tu n'entends pas cette personne-là.
03:23Moi, ce que je vous dis, c'est qu'il faut impérativement
03:25accélérer les procédures d'investigation, de justice et d'enquête.
03:28Évidemment qu'une mère de famille qui porte plainte pour viol sur mineur
03:31de sa propre fille, elle a envie que les gendarmes
03:33et les forces de l'ordre aillent directement investiguer.
03:36Évidemment.
03:37Maintenant, on ne va pas condamner quelqu'un
03:39qui n'a pas encore été...
03:40Si vous mettez en avant le principe de présomption d'innocence
03:43qu'on met en avant pour Patrick Bruel,
03:45dans ces cas-là, pour tout le monde.
03:47Tout le monde devrait être concerné.
03:49Ça existe, la détention préventive.
03:51On n'a pas besoin d'être jugé pour aller en prison.
03:53Mais il faut qu'il y ait une instruction ouverte, etc.
03:56Et ça n'a pas été fait.
03:57Et encore une fois, cet homme-là,
03:59il a été viré de plusieurs établissements scolaires
04:02parce qu'il était très proche quand même de collégiennes.
04:05Il y a cette plainte,
04:08la plainte de cette maman Audrey
04:10pour viol multiple sur sa fille,
04:13à minima, il doit être entendu.
04:14C'est pour ça que la détention prévisoire,
04:15c'est hallucinant.
04:16La rapidité de la justice,
04:17la rapidité des forces de l'ordre des investigations,
04:20Dis-moi.
04:20Évidemment.
04:21Évidemment.
04:22Bien sûr.
04:22Mais encore une fois...
04:23Et s'il avait entendu ?
04:24S'il avait été entendu ?
04:25Si vous défendez la présomption d'innocence,
04:26tant qu'une personne n'est pas condamnée,
04:27elle reste innocente.
04:28Présumée innocente.
04:30Frédérmane.
04:31À un moment, il va falloir se poser les questions
04:32des responsabilités.
04:34C'est-à-dire que chacun dans notre travail,
04:36si un jour on fait une grave erreur,
04:38on est viré.
04:39Je suis désolé.
04:40Et moi, je suis le premier à défendre la police
04:41et les gendarmes.
04:42Mais si des gendarmes ont refusé
04:44d'accepter la plainte,
04:45ne sont pas les plus loin,
04:46à un moment,
04:47il va falloir qu'ils payent aussi.
04:49Il faut des sanctions.
04:51Je suis désolé.
04:52C'est une erreur gravissime
04:53dans le cadre de sa fonction.
04:55Donc à un moment,
04:56il faut assumer.
04:57Voilà.
04:57Je suis désolé.
04:58Dans la justice, par exemple,
04:59il y a l'affaire Outreau.
05:00L'affaire Outreau.
05:01Le juge est encore juge.
05:04Bien sûr.
05:05Le juge qui s'est trompé sur toute la ligne.
05:07Il est encore juge.
05:08Il est muté, il est encore juge.
05:10Donc à un moment,
05:10il faut peut-être réfléchir à des sanctions
05:13quand le travail n'est pas bien fait.
05:15Et j'insiste.
05:15Je suis le premier défenseur
05:16des forces de l'ordre.
05:18Mais là,
05:18les forces de l'ordre,
05:19la justice,
05:20le juge,
05:20le procureur,
05:21je ne sais pas.
05:21Il y a des responsabilités.
05:23Mais ça,
05:23il n'y a pas forcément eu d'erreur.
05:25Parce qu'à Outreau,
05:26il n'y a pas eu d'erreur,
05:27mais une lenteur.
05:28Le juge d'Urgo à Outreau.
05:29Non, il y a un biais,
05:30un biais, un biais.
05:31Mais là, il y en a un biais.
05:32En tout cas,
05:32on va redonner la chronologie.
05:34C'est donc en août dernier,
05:35en août 2025,
05:36que cette maman
05:36vient porter plainte
05:38auprès de la gendarmerie.
05:39C'est ensuite en octobre,
05:40donc deux mois plus tard,
05:41que les gendarmes
05:42transmettent la plainte
05:43au parquet de Toulouse,
05:44qui va ensuite,
05:45un mois plus tard,
05:46se dessaisir au profit
05:47du parquet d'Oche.
05:48Ce n'est qu'en décembre,
05:49dit la procureure,
05:50qu'elle trouve
05:51que la plainte arrive
05:52sur son bureau.
05:54Et c'est ensuite
05:55le 9 janvier,
05:55qu'elle saisit
05:56une brigade de gendarmerie,
05:57je cite,
05:58afin de poursuivre
05:58l'enquête sur ces faits.
06:00Il n'y a eu aucune audition
06:01depuis le mois de janvier dernier
06:02dans cette affaire.
06:03C'est hallucinant
06:05qu'il n'y ait pas d'audition.
06:06Je suis désolé.
06:07C'est-à-dire qu'il y a quand même
06:10une dame
06:10et qu'il y a un danger public,
06:12supposé danger public,
06:13dans la rue,
06:15et qu'il n'y ait pas d'enquête.
06:16Il ne soit pas entendu.
06:17Il est père de petite fille aussi.
06:19Exactement.
06:19Mise en danger de la vie de...
06:20Pardon, mais la mère raconte,
06:22la mère de cette petite fille
06:23qui aurait été violée
06:25à plusieurs reprises,
06:25raconte quand même
06:26que les gendarmes m'ont dit
06:27si vous continuez
06:27à nous harceler
06:29pour savoir où on est la plainte,
06:30c'est contre vous
06:31qu'on va déposer une main courante.
06:32Je suis désolé.
06:33Donc pardon,
06:33mais là, il y a un moment
06:34où je ne sais pas...
06:35S'il n'y a pas des sanctions là-dessus...
06:37C'est pas possible.
06:37Et puis c'est pas comme si à Florence,
06:39ils croulaient sous les dossiers.
06:40Voilà, on n'est pas non plus...
06:41Non mais...
06:42On n'en sait rien, ça.
06:42Mais il faudra qui s'explique.
06:43En tout cas, qu'on nous explique
06:44comment c'est possible
06:45qu'on porte plainte en août
06:46et qu'un an plus tard,
06:47il ne se soit rien passé
06:48dans une affaire aussi grave.
06:49Et il est là,
06:50la différence pour moi
06:51entre le fait divers
06:52et le fait de société.
06:53Les pédophiles,
06:53ils sont partout.
06:54On le sait,
06:55il y en a partout
06:55dans toutes les strates de la société.
06:56Généralement,
06:57ils gravitent autour des enfants
06:58mais c'est vrai que parfois,
06:58on ne peut pas prévenir.
07:00Du moment où un crime
07:02aurait pu être prévenu
07:03parce qu'on avait des éléments
07:04pour penser,
07:05pour croire,
07:07qu'on aurait pu l'empêcher,
07:08pour moi,
07:08ça devient un fait de société.
07:10Évidemment que
07:11quand on parle
07:13de viol multiple
07:14sur une enfant de 10 ans,
07:15la police droppe tout
07:16et ça devient
07:17l'urgence principale.
07:19C'est la seule chose
07:20sur laquelle tu te concentres.
07:21Quand même,
07:21protéger des enfants,
07:22c'est quand même sacré.
07:24Mais vous savez,
07:24moi,
07:25je présume est innocent,
07:27bien sûr,
07:27mais dans l'affaire Patrick Bruel,
07:29je suis aussi capable
07:30de dire qu'il y a
07:30des responsabilités
07:31qui n'ont pas été prises
07:32dans certains commissariats
07:33parce qu'il y a des femmes
07:34qui n'ont pas été entendues.
07:35Il y a des femmes
07:36qui avaient porté plainte,
07:37qui avaient,
07:38dans le passé,
07:39avant que ça explose médiatiquement,
07:40voulu dénoncer
07:41Patrick Bruel
07:42qui n'ont jamais été entendues.
07:44Il n'y a pas eu le début
07:44d'un commencement
07:45de quoi que ce soit.
07:46Et même,
07:46certaines affaires
07:46ont été classées sans suite
07:47et le parquet,
07:48à l'occasion de l'explosion médiatique,
07:49a dit,
07:49on va quand même rouvrir
07:50ces enquêtes
07:51qu'on avait mis de côté
07:52il y a 2-3 ans maintenant.
07:53Donc,
07:54il y a un manquement énorme
07:55et je rejoins totalement
07:57Fred Ramel
07:57sur la notion de responsabilité
07:59parce qu'il y a un grand problème
08:00de responsabilité en France
08:02dans ce pays,
08:03que ce soit au niveau des flics,
08:04au niveau des juges.
08:05Je me rappelle très bien aussi
08:06dans le meurtre de Philippines,
08:09la juge
08:09qui, quelques mois avant,
08:10avait libéré
08:11le violeur et le tueur.
08:12La juge d'application des peines.
08:13Voilà,
08:13la juge d'application des peines.
08:15Moi, pour moi,
08:15il doit y avoir une responsabilité
08:17sur ce genre de décision
08:18qui finissent après
08:19en bain de sang.
08:20Et effectivement,
08:21il n'y en a jamais.
08:21Il n'y a pareil,
08:22il n'y a jamais de responsabilité
08:23dans les écoles
08:23quand il y a des suicides d'enfants
08:24alors que les parents
08:25avaient écrit au rectorat.
08:26Il n'y a jamais,
08:27c'est jamais la faute de personne.
08:29Et bien,
08:29c'est un énorme problème
08:30dans ce pays.
08:32Les décisionnaires
08:33sont trop protégés
08:34par les strates
08:35et les hiérarchies diverses.
08:37Les Gégés,
08:38ce matin sur RMC.
08:39Y a-t-il encore
08:40de grands hommes politiques
08:41en France ?
08:42Aujourd'hui,
08:42sur en salle le film
08:43La bataille de Gaulle,
08:45un blockbuster historique
08:46qui retrace l'ascension
08:47du général de Gaulle
08:48en 1940.
08:48Et pour Emmanuel De Villiers,
08:50l'entrepreneur des Gégés,
08:51la France manque aujourd'hui
08:52de figures politiques.
08:54En termes de grandeur
08:56et d'incarnation,
08:56c'est qu'aujourd'hui,
08:57les ministres actuels
08:58ne sont pas au niveau
09:00des députés de jadis.
09:01Et les députés d'aujourd'hui
09:03ne sont même pas au niveau
09:04de leurs attachés parlementaires
09:05d'antan.
09:06Mais sorti de ça,
09:07il est difficile
09:08de comparer les époques
09:09car tout a changé
09:11d'une certaine manière.
09:13Y a-t-il encore
09:14de grands hommes politiques
09:14en France ?
09:15Pierre Rondeau,
09:16est-ce que vous avez
09:16des hommes politiques,
09:17hormis François Hollande,
09:18je veux dire,
09:18mais qui vous font rêver ?
09:20On a une sacralisation historique.
09:22Moi, le premier,
09:23on fait partie d'une génération
09:24qui n'a jamais connu
09:26le général de Gaulle.
09:26Je ne sais pas
09:27si en 50-60,
09:29il était autant sacralisé,
09:31mis en avant,
09:32idolâtré.
09:32Pour payer quelques manifs
09:33quand même pour lui
09:34en sa faveur.
09:34Justement,
09:35donc j'ai un peu le sentiment
09:36qu'on a tendance à...
09:36Oui, mais à l'inverse,
09:36il y a eu mai 68.
09:37Oui, mais justement,
09:38il y a eu mai 68
09:39et voilà,
09:40il avait perdu un référendum,
09:41il n'était pas non plus
09:42le grand homme politique
09:44qui réunifiait
09:46tout un peuple uni
09:47derrière la droiture
09:48du général.
09:50Moi, j'ai plutôt
09:50le sentiment à l'inverse
09:51qu'on a tendance
09:51à sacraliser
09:52à post-théorie
09:52un homme politique
09:53une fois qu'il est sorti
09:55par exemple François Hollande.
09:57Rappelez-vous
09:57que François Hollande...
09:57Personne ne le sacralise,
09:58Pierre,
09:59à part vous,
09:59je veux dire...
10:01On n'est pas sur...
10:02Rappelez-vous,
10:02François Hollande,
10:03lorsqu'il était président,
10:04il était à 5%
10:06d'opinion favorable.
10:06Il était à 5%
10:07d'opinion favorable.
10:08Aujourd'hui,
10:09il est à 7, quoi.
10:11Dominique de Villepin,
10:13lorsqu'il était Premier ministre,
10:14on avait connu
10:15une très grande manifestation,
10:16il n'était pas au sommet
10:17dans les sondages.
10:18Il n'est pas non plus
10:18encore au sommet.
10:19Non, mais ce que je veux dire,
10:19c'est qu'on attend
10:20ça oublier.
10:21Peut-être que demain,
10:22on mettra en avant,
10:23je ne sais pas,
10:23on met en avant
10:24un François Hollande.
10:26Je n'en sais rien,
10:27mais ce que je veux dire,
10:27c'est que de son vivant,
10:30le général de Gaulle
10:30n'était pas
10:31cette personnalité politique
10:33idolâtrée.
10:33Oui, enfin,
10:34il avait fait quelques trucs
10:35pendant la guerre.
10:36Évidemment,
10:37mais je ne dis pas
10:37que c'était en mode
10:38le grand homme politique.
10:40Réfléchissez,
10:41quelle est aujourd'hui
10:42la plus grande figure
10:44politique française,
10:45là, en ce moment ?
10:46Alors, je vais vous laisser
10:46réfléchir, Pierre, d'abord.
10:48Oui, vivante.
10:50Mais tout d'abord,
10:51Fred,
10:51est-ce qu'aujourd'hui,
10:52vous dites,
10:52il reste encore
10:53des grands hommes politiques
10:54en France ?
10:54Oui, au niveau local.
10:56Ah.
10:57Oui, au niveau local.
10:59Parce que j'ai des amis,
11:00parce que je les fréquente,
11:01parce que je vois
11:02que ce sont des gens
11:02100% dédiés
11:03à leur fonction,
11:05des gens qui pourraient
11:05gagner beaucoup d'argent
11:06dans le privé
11:06parce qu'ils sont très forts,
11:07mais qui ont une carrière,
11:09je ne sais pas si je peux citer,
11:10mais le maire d'Arras,
11:11par exemple,
11:12Fred Le Turc,
11:12qui est mon pote.
11:13Alors, on ne va pas
11:14en faire un film.
11:14Enfin, je veux dire,
11:15il n'y aura pas
11:15la bataille Le Turc.
11:17Non, mais je veux dire,
11:17sauf que les Arageois sont ravis.
11:21Oui, mais ce n'est pas
11:22une grande figure politique.
11:23Oui, mais tu me poses la question.
11:25Y a-t-il encore
11:25de grands hommes politiques en France ?
11:26Je dis oui,
11:26mais c'est au niveau local.
11:27Oui, voilà, d'accord.
11:28Mais qui mériterait un biopic ?
11:29Non, mais ce n'est pas la question.
11:31Qui mériterait un biopic aujourd'hui ?
11:33Dès que la Sarkozy,
11:33il peut mériter un biopic.
11:34Non, mais je vais aller
11:35jusqu'au bout de mon propos.
11:36Simplement,
11:36aujourd'hui,
11:37il y a plein de...
11:38Moi, le côté tous pourris,
11:39tous nuls,
11:39ce nul, ce n'est pas vrai.
11:40OK.
11:40Au sommet de l'État,
11:41enfin, je veux dire,
11:41dans ce qu'on voit
11:42au gouvernement, au Parlement,
11:43c'est vrai que le niveau
11:44a quand même assez baissé,
11:45même s'il y a des gens formidables.
11:47Mais au niveau local,
11:47vous avez des maires
11:48extraordinaires en France.
11:49Franchement,
11:50qui sont dévoués...
11:51Mais vous devez faire un film
11:52aujourd'hui,
11:53vous prenez qui ?
11:53Hommes politiques vivants ?
11:55Alors, je passe la parole à Juliette
11:56en que je réfléchis ceci,
11:57parce que...
11:58Absolument personne.
11:59Pour moi,
12:00il n'y en a pas un
12:00qui sort du lot.
12:01Et quand on parle de De Gaulle,
12:02on n'est pas tous obligés
12:03d'être gaullistes,
12:03mais c'est une question
12:04de stature, si tu veux.
12:05On parle de la stature
12:06d'un homme d'État.
12:07On n'est pas en train
12:08de se pencher
12:09sur ce qu'il a dit,
12:10ce qu'il a fait exactement,
12:11ou ses opinions.
12:14Il n'y a pas de De Gaulle
12:15aujourd'hui.
12:15Enfin, il faut arrêter
12:16de se leurrer, quoi.
12:17On est sur une régression totale.
12:19Il y a une baisse générale
12:20du niveau
12:20qui est le refait
12:21de la société actuelle.
12:23Il n'y a pas un homme politique
12:24aujourd'hui
12:25qui a la stature de De Gaulle.
12:27Voilà, c'est tout.
12:27Et il n'y a pas de biopic
12:28sur Sarkozy.
12:29Non, mais vraiment pas.
12:30Oui, mais tu peux en faire
12:31un documentaire.
12:32Tu peux en faire
12:32un documentaire Netflix.
12:33Il n'y a pas de problème.
12:34Oui, bien sûr.
12:36Ce sont aussi
12:37les circonstances
12:38qui créent les grands hommes.
12:39Il n'y a pas De Gaulle,
12:40il n'y a pas de Churchill,
12:41il n'y a pas la guerre.
12:42Donc, c'est sûr que
12:42quand on est la figure
12:43de la libération,
12:44on marque plus l'histoire
12:45que quand on supprime
12:46la taxe d'habitation.
12:48On est sur un charisme,
12:50quelque chose d'autre.
12:51Alors que s'il avait supprimé
12:53la taxe foncière,
12:54moi, j'aurais été à deux doigts.
12:55Non, mais en fait,
12:56on a l'impression qu'avant,
12:57il y avait la possibilité
12:59de marier carriérisme.
13:01Et moi,
13:02ce qui me dérange le plus
13:03chez les hommes politiques
13:04aujourd'hui,
13:05c'est le manque de vision.
13:07C'est-à-dire que De Gaulle,
13:08on peut dire ce qu'on veut,
13:09il avait une vision
13:11et une envie,
13:11un désir pour la France
13:13de l'amener quelque part.
13:14Aujourd'hui,
13:14on ne le voit plus du tout
13:16chez aucun politicien.
13:17C'est de la tambouille.
13:18Ils sont tous là
13:19un peu oui,
13:20un peu non,
13:20on s'adapte à chaque présidentielle,
13:23on change un petit peu.
13:24On n'a pas l'impression
13:25qu'il y a un mec
13:26qui sait où il veut amener le pays.
13:28Il n'y a pas un seul,
13:29de gauche ou de droite.
13:30Je mets les deux.
13:30Il n'y a pas une figure.
13:32Là, non.
13:33Je réfléchis.
13:34Moi, je fais un biopic
13:36en série Netflix
13:37avec plein de remondissements
13:38et à chaque fin d'épisode,
13:39un nouveau truc qui arrive
13:40sur Jean-Luc Mélenchon
13:41parce qu'il a une carrière politique
13:42à passer de pro-Maastricht,
13:44mitterrandiste
13:45dans les années 80-90
13:46à ce qu'il est aujourd'hui.
13:47C'est baron noir, en fait.
13:48C'est baron noir.
13:48C'est totalement le gars.
13:49Il est dans baron noir.
13:50Il a retourné 15 fois sa vête.
13:51Donc, c'est une série Netflix.
13:56C'est la différence entre
13:58un grand film
13:59d'une grande épopée
14:02hollywoodien presque
14:02et une série Netflix.
14:03C'est un tu préfère,
14:04ce n'est pas pour Jean-Marc Ayrault,
14:05celui-là.
14:05Le film hollywoodien.
14:07Mais moi, j'aime beaucoup
14:08ce que tu as dit
14:08sur le moment de l'histoire.
14:10C'est ça qui fait le truc.
14:12Parce que s'il n'y avait pas eu de Gaulle,
14:13aujourd'hui,
14:13nous serions une colonie américaine.
14:14Il ne faut pas l'oublier.
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