00:01Cette fois-ci, les émeutiers sont entrés dans l'immeuble.
00:05C'est ça, votre nouvelle France ?
00:07Aujourd'hui, je ne suis plus dans l'humeur, mais dans la colère, l'indignation,
00:11et je l'avoue, je dois le dire, la peur,
00:14au vu des images que nous avons pu observer avec sidération et consternation
00:21de cette horde de jeunes barbares qui rentraient dans un immeuble parisien.
00:26Chaque étape nous réserve une escalade supplémentaire dans la violence
00:30confirmant que ce qui était jugé impensable par les rationalistes de l'ordre public
00:35vire au réel.
00:36A chaque fois, on dit, mais non, ça, ce n'est pas possible, mais il s'est passé ça.
00:39Il y a eu, alors, ça peut être sur les terroristes, Mohamed Béra, mais non,
00:42il ne pourra pas y avoir Charlie, puis quand il y a Charlie,
00:44mais il ne pourra pas y avoir ce qui s'est passé au Bataclan.
00:47Et on ne cesse de progresser, progressier, ou régresser dans cette escalade absolument infernale.
00:53Je vous disais, les images montrant cette horde de barbares,
00:56il faut appeler un chat un chat, et encore, tous les barbares n'étaient pas décérébrés,
01:00sont aussi glaçantes que le cynisme du ministre de l'Intérieur,
01:04M. Laurent Lunez, affirmant à l'Assemblée Nationale
01:06que tout est sous contrôle.
01:09Oui, il répondait à une question de Laurent Laballet, député du Rassemblement National,
01:12qui disait, M. le ministre, non, non, alors il y avait les chiffres.
01:14J'avais l'impression que le ministre de l'Intérieur avait pris son discours
01:17sur l'intelligence artificielle, qu'il avait demandé à Tchadipiti,
01:20qu'est-ce que je dois répondre aux députés, aux parlementaires,
01:22qui vont me poser des questions.
01:24Cette scène vue des millions de fois sur les réseaux sociaux
01:27et diffusée par quelques médias,
01:29est-elle le nouveau visage de la France ?
01:31C'est la question qu'ils font poser.
01:33Est-ce que c'est ça, le nouveau visage de la France ?
01:35On se souvient du discours d'André Malgros,
01:38quand les cendres de Jean Moulin sont rentrés au Panthéon,
01:41dans une cérémonie absolument mémorable, en 1964,
01:45où il dit, voilà, s'il était le visage de la France, Jean Moulin,
01:47est-ce que le nouveau visage de la France est cette heure de barbare
01:50qui rentre dans cet immeuble parisien ?
01:51Le contexte est fort en symbole, car il s'agit d'un arrondissement parisien huppé,
01:55le 16e, où les habitants se croyaient en sécurité.
01:58Je pensais qu'en France, le domicile particulier,
02:02la demeure, était un sanctuaire de protection,
02:04où, malgré qu'il y ait des heurts et du désordre dans la voie publique,
02:08on ne se sentait protégé.
02:09Eh bien, on ne se sent plus protégé en France.
02:11En général, je dis, ce genre de situation s'observe en banlieue,
02:15dans les quartiers populaires, les zones sensibles, comme on dit.
02:17Mais samedi soir, c'était au cœur de la capitale,
02:20un endroit censé être protégé,
02:23comme ces voyous qui mitraillaient la police
02:25avec des mortiers d'artificiers trafiqués
02:26pour en faire des armes à répétition.
02:29Je ne vais pas extrapoler,
02:30mais ce mec que l'on voit bombarder les policiers avec son mortier,
02:34on se demande que s'il avait un autre instrument dans les mains,
02:36je ne vais pas extrapoler.
02:37Est-ce qu'il l'utiliserait de la même façon ?
02:39Je crains que oui.
02:40Si cette jeunesse est française pour l'essentiel,
02:42mais représente-t-elle la France républicaine
02:44de la Déclaration des droits d'hommes et des citoyens
02:46ou au contraire la déshonore-t-elle ?
02:48On aura la réponse.
02:49Ces gamins, ils sont nulle part.
02:51Ce sont des citoyens français
02:52qui sont allés sur les bancs de l'école de la République.
02:54On ne sent pas qu'ils aient été transformés en citoyens français.
02:59Et quand ils repartent chez eux,
03:00pour ceux qui ne sont pas d'origine française,
03:02et je fais allusion à l'Algérie et au Maroc,
03:04en Algérie et au Maroc,
03:05on ne se comporte pas comme ça.
03:06Et ils ne se comporteraient pas comme ça.
03:08Parce que ce sont des pays au l'ordre public
03:09et respectés par la population.
03:11Rendons hommage à ces deux régimes,
03:13malgré qu'ils soient controversés.
03:14En République française,
03:15cette jeunesse peut se comporter comme ça.
03:18Donc je ne sais pas où on est exactement.
03:20Voilà.
03:20La République des droits de l'homme,
03:22et bien, samedi soir,
03:24les droits de l'homme,
03:25ils n'étaient pas du tout garantis,
03:26ni par la police,
03:27ni par la justice,
03:28malgré que les policiers faient tout ce qu'ils pouvaient.
03:30Mais avec un tel ministre de l'Intérieur,
03:31moi, je ne dors pas tranquille.
03:32Merci.
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