- il y a 8 heures
Mettez vous d'accord avec Thierry Guerrier, Jean Christophe Gallien, Matthieu Baccialone, Rachida Kaaout, Gilles Ganzmann
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NewsTranscription
00:00:0010h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:03Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman.
00:00:06Bonjour Valérie.
00:00:06Oh là, ça n'a pas l'air d'aller...
00:00:08Je sais, je sais, je sais, parce que je mets mes oreilles.
00:00:10Ah voilà. Et bonjour à vous Félix Mathieu.
00:00:12Bonjour, bonjour.
00:00:13C'est quoi le problème dans un instant ?
00:00:14C'est la journée mondiale de lutte contre la contrefaçon.
00:00:19Les contrefaçons qui sont de plus en plus nombreuses
00:00:23malgré des années de lutte par les douanes,
00:00:27par un certain nombre d'organismes.
00:00:30On va en parler, comment lutter contre ces marchandises
00:00:34et on pourra parler évidemment de cette énorme amende qu'a reçue Chine.
00:00:40On en parlera dans un instant.
00:00:42On va revenir évidemment sur les ratés de la justice dans l'affaire Liana.
00:00:47Six jours après, la petite n'a toujours pas été retrouvée.
00:00:51Un certain nombre de dysfonctionnements,
00:00:53beaucoup de victimes aujourd'hui, portent de plaignants,
00:00:58racontent leur histoire, racontent qu'ils n'ont pas de nouvelles de la justice
00:01:01après avoir porté plainte.
00:01:03On va en parler si c'est votre cas.
00:01:06On attend évidemment vos témoignages au 0 826 300 300
00:01:10et puis les suites toujours de la soirée d'enfer de samedi soir.
00:01:16Qui va payer ?
00:01:17Est-ce que le PSG devrait mettre la main à la poche ?
00:01:21On va en parler avec vous également, Gilles.
00:01:24Je vous ai compris, il y a un an de la présidentielle,
00:01:26la plupart des candidats se revendiquent de Charles de Gaulle.
00:01:31Alors ça choque certains.
00:01:33Ce matin, on avait Michel Barnier, j'en ai touché deux mots.
00:01:36Il m'a dit que pour certains, bien sûr qu'ils étaient dans la trace du grand Charles,
00:01:42mais d'autres, c'était un petit peu culotté de se réclamer de Charles de Gaulle.
00:01:470 826 300 300 pour réagir à ça, puis nous dire si, pour vous,
00:01:53Charles de Gaulle représente beaucoup de choses à notre époque.
00:01:56Et puis depuis des années, on dit qu'il y a urgence aux urgences.
00:02:00Et bien là, on verra que ça a encore augmenté.
00:02:03Si vous avez eu des mauvaises expériences aux urgences,
00:02:050 826 300 300 pour en parler avec nos débatteurs.
00:02:10Et Valérie, ça vous tente des chips, fraises, chantilly ?
00:02:13Pas du tout.
00:02:14Je vous gâte après hier.
00:02:16C'est la nouvelle chips sortie par les youtubeurs MyFly et Carlito.
00:02:21Et vous allez voir que nos influenceurs font beaucoup de business dans la foot et dans le drink,
00:02:27comme on dit en bon français.
00:02:29On se retrouve avec ces sujets dans un instant,
00:02:32mais on va commencer avec c'est quoi le problème ?
00:02:34Comment lutter contre les marchandises frauduleuses à l'heure des petits colis,
00:02:39énormément de contrefaçons ?
00:02:41Une lutte permanente pour les douaniers, un phénomène en expansion.
00:02:46Oui, 2,5% du commerce mondial selon les estimations de l'Unifab, l'Union des fabricants.
00:02:50Imaginez, ça veut dire que sur 200 marchandises vendues dans le monde,
00:02:53vous en avez 5 qui sont de la contrefaçon.
00:02:56Alors ça pose plusieurs problèmes.
00:02:58Forcément de sécurité déjà, si ces produits ne sont pas aux normes.
00:03:00On ne sait pas d'où ils viennent, ils affichent une marque usurpée,
00:03:04ils peuvent être non conformes, toxiques, dangereux.
00:03:07En France, les douanes ont saisi quand même plus de 20 millions de produits contrefaits l'année dernière.
00:03:11Et encore, on peut se dire que c'est que la partie immergée de l'iceberg.
00:03:15Ça a doublé en quelques années, mais là on ne parle que de ceux qui se sont fait prendre.
00:03:19Il y a tous les autres, l'explosion du commerce en ligne pose un sacré défi.
00:03:22On ne peut pas contrôler évidemment chaque petit colis envoyé à chaque particulier,
00:03:25comme si on contrôlait tout un conteneur.
00:03:28Oui, effectivement, plusieurs exemples récents ont montré des problèmes très concrets,
00:03:32à commencer par Chine ou Temu, qui propose beaucoup de produits contrefaits.
00:03:38Oui, Chine d'ailleurs qui vient d'avoir une amende de 22 millions d'euros
00:03:42infligée par le ministère de l'économie,
00:03:44après une amende déjà de 40 millions l'an dernier.
00:03:46On a eu effectivement ces histoires assez sordides, même de poupées pour pédophiles.
00:03:50Il y a eu aussi des jouets ou vêtements dangereux, pas aux normes,
00:03:54avec des matières, des produits qui brûlent, qui piquent, qui sont toxiques, cancérigènes,
00:03:58des petites pièces détachables aussi parfois, avec risque d'étouffement pour les enfants.
00:04:02Sur des jouets, sur ces sites ou sur d'autres qui sont moins connus,
00:04:05c'est impossible de tout contrôler.
00:04:07Alors oui, il y a eu quelques acheteurs des fameuses poupées sexuelles au trait d'enfants.
00:04:12Certains se sont fait confronter lorsque leur colis a été intercepté,
00:04:15mais pour possiblement combien d'autres après tout qui sont passés inaperçus.
00:04:19Autre exemple, après les débordements de la victoire du PSG,
00:04:22vous savez, on avait ici même l'ancien directeur de la police judiciaire de Paris
00:04:25qui nous parlait il y a quelques jours des mortiers d'artifices
00:04:27qui sont censés être contrôlés, encadrés par la législation française,
00:04:32sauf que beaucoup dans les faits s'en font livrer quand même.
00:04:35Donc tout ça pose la question, à quoi servent nos normes,
00:04:37si elles sont inapplicables à des produits contrefaits
00:04:39qui dans les faits passent comme une lettre à la poste.
00:04:43Alors on est en ligne avec Delphine Sarfati-Sobrera.
00:04:46Bonjour madame, vous êtes directrice générale de l'Unifab,
00:04:48c'est l'union des fabricants.
00:04:51Ce fléau de la contrefaçon est quasiment impossible à arrêter ?
00:05:01Bonjour.
00:05:02Effectivement, ce fléau de la contrefaçon ne fait que croître d'année en année,
00:05:06jour après jour, pour une raison bien simple,
00:05:09c'est qu'aujourd'hui la contrefaçon est détenue aux mains des réseaux criminels,
00:05:13et donc c'est une source pour eux financière extrêmement importante.
00:05:20Donc ils développent beaucoup ces ventes de contrefaçon.
00:05:23Malheureusement, le consommateur en est finalement victime,
00:05:28puisque pour 34% d'entre eux,
00:05:31ils pensent acheter un produit authentique
00:05:34et se retrouvent avec une contrefaçon entre les mains.
00:05:37Alors aujourd'hui, la contrefaçon,
00:05:39c'est beaucoup de secteurs d'activité et surtout des produits du quotidien.
00:05:44C'est vraiment ce qui a changé par rapport à il y a quelques années.
00:05:47Aujourd'hui, ce sont les produits d'hygiène,
00:05:49ce sont les jouets et les vêtements,
00:05:55mais on est moins sur des produits avec une forte valeur ajoutée.
00:06:00Oui, comme les produits de luxe.
00:06:01Quand on pensait contrefaçon, on pensait à Chanel, Dior et autres,
00:06:06ça continue d'ailleurs.
00:06:07Quand on va dans certains pays,
00:06:08on voit ces contrefaçons qui existent toujours,
00:06:13mais aujourd'hui, effectivement,
00:06:15vous le dites, d'autres secteurs sont touchés.
00:06:17C'est quoi un produit contrefait ?
00:06:19C'est-à-dire qu'on utilise la marque,
00:06:21la notoriété de la marque,
00:06:23pour vendre un produit qui n'est pas conforme,
00:06:26qui n'est pas celui de la marque, c'est ça ?
00:06:28Alors, ça va bien au-delà de la marque,
00:06:30oui, bien sûr, il y a la marque,
00:06:31mais aussi il y a la forme, le dessin, le modèle.
00:06:34Et puis, pour certains produits,
00:06:36comme la musique, le film et les logiciels,
00:06:38il y a aussi tout ce qui est droit d'auteur.
00:06:41Donc, en fait, il faut savoir que
00:06:44le droit de la propriété intellectuelle
00:06:46qui permet de défendre les créations intellectuelles
00:06:50d'une nation,
00:06:54permet aussi de pouvoir jouir
00:06:57de droit sur ces produits.
00:07:01Et donc, ça peut être la forme d'un sac à main,
00:07:04ça peut être aussi
00:07:08la musique d'un film,
00:07:11ou encore, tout simplement,
00:07:15la reproduction, par exemple,
00:07:17d'une poupée
00:07:17qui est identique à une poupée extrêmement connue.
00:07:21Donc, c'est énormément...
00:07:23Je dirais qu'aujourd'hui, la contrefaçon
00:07:24touche tous les secteurs d'activité,
00:07:27mais surtout, je tiens vraiment à dire
00:07:30à vos auditeurs
00:07:31qu'il faut faire extrêmement attention
00:07:33à ce qu'on trouve en ligne.
00:07:34Parce qu'aujourd'hui, il faut savoir que
00:07:36les influenceurs, notamment,
00:07:38parlent non plus de contrefaçon,
00:07:41mais de produits génériques,
00:07:44de clones,
00:07:45ou même de dupes.
00:07:46Et là, on se fait avoir,
00:07:47parce qu'on pense acheter un produit
00:07:49qui, finalement, est ressemblant,
00:07:51mais qui n'est pas une contrefaçon.
00:07:52Et dans 90%,
00:07:54ces produits ne sont que
00:07:55des produits de contrefaçon.
00:07:57Et donc, ils ne respectent pas les normes
00:07:59et qui peuvent mettre en danger
00:08:00votre santé et votre sécurité.
00:08:02On a un appel.
00:08:03On a Hervé en ligne avec nous.
00:08:04Bonjour, Hervé.
00:08:05Oui.
00:08:06Bonjour.
00:08:06Alors, est-ce que...
00:08:08Qu'est-ce qui vous intéresse dans le sujet ?
00:08:10Est-ce que vous, vous avez déjà acheté
00:08:11des contrefaçons ?
00:08:12Oui, j'ai été, notamment en vacances,
00:08:15que ce soit en France,
00:08:17moi, je vais souvent en Espagne,
00:08:18et donc, il y a beaucoup de contrefaçons
00:08:21de sacs Vuitton,
00:08:21enfin, que sais-je encore,
00:08:23qui sont vendues par des Sénégalais.
00:08:25Alors là, là où je vais,
00:08:26c'est des Sénégalais.
00:08:28Donc, en fait, si vous voulez,
00:08:30la contrefaçon, on la trouve partout,
00:08:31on la trouve sous la Tour Eiffel.
00:08:33Et en fait, vous faites une émission là-dessus,
00:08:36mais que font les pouvoirs publics,
00:08:38véritablement,
00:08:40pour interdire à ces gens
00:08:41de vendre des Tours Eiffel
00:08:43devant le château de Versailles,
00:08:44des choses comme ça.
00:08:47Le problème, il est là, si vous voulez.
00:08:49Et vous avez une partie,
00:08:50bon, une partie aussi
00:08:51du camp politique
00:08:53qui sont pleins de bons sentiments
00:08:55et qui ne disent rien
00:08:56et qui est plein,
00:08:57mais c'est vrai que ce n'est pas possible.
00:08:59Alors, vous parlez de contrefaçon,
00:09:01mais je vous signale
00:09:02que dans la région parisienne
00:09:03pas très loin de chez vous,
00:09:04à Vitry ou à Ivry,
00:09:05vous avez des étals de viande
00:09:08qui sont étalées
00:09:09à même le sol.
00:09:10Oui, mais ça, c'est pas...
00:09:11Vous vous rendez compte ?
00:09:12Mais ça, c'est pas de la...
00:09:15C'est pas de la contrefaçon, là,
00:09:16pour le coup.
00:09:17C'est...
00:09:18C'est autre chose.
00:09:19C'est autre chose.
00:09:20Mais la contrefaçon,
00:09:22la contrefaçon,
00:09:23ce sont ce que vous évoquez,
00:09:24c'est ça qu'on refait.
00:09:26Alors, peut-être,
00:09:28Mme Sarfati-Sobrera,
00:09:30que font effectivement
00:09:31les pouvoirs publics ?
00:09:32Il y a les douanes
00:09:32qui sont là pour contrôler,
00:09:34mais est-ce que devant
00:09:35la submersion
00:09:37des différentes plateformes chinoises,
00:09:39on arrive à tout contrôler ?
00:09:42On répète ici régulièrement,
00:09:44et pour en avoir parlé
00:09:45avec le président de l'Union
00:09:48de la parfumerie,
00:09:49il m'expliquait que
00:09:50la plupart des produits
00:09:52qui arrivent de ces plateformes
00:09:53sont des produits contrefaits,
00:09:55dangereux pour la santé.
00:09:56Par exemple,
00:09:57des produits solaires
00:09:57pour lesquels il n'y a
00:09:58aucun filtre solaire
00:09:59ou des rouges à lèvres
00:10:01qui n'ont aucune composante
00:10:03agréée en France.
00:10:05Mais que font les pouvoirs publics ?
00:10:06C'est la question d'Hervé.
00:10:08Alors, il faut quand même voir
00:10:09que la douane saisit
00:10:10plus de 20 millions
00:10:11de produits par an.
00:10:12Donc, c'est un énorme travail,
00:10:14surtout que vous imaginez bien
00:10:16que ce n'est plus
00:10:17comme il y a de nombreuses années
00:10:19où les produits arrivent
00:10:19par conteneur en France
00:10:21et on saisit un conteneur,
00:10:22mais maintenant,
00:10:23ce sont des achats individuels
00:10:24sur Internet
00:10:25et il faut donc contrôler
00:10:27tous les petits colis
00:10:28qui arrivent sur le territoire français.
00:10:30C'est un travail titanesque,
00:10:32un travail de fourmis
00:10:33et la douane est pleinement mobilisée.
00:10:35Il faut savoir que la police
00:10:36et la gendarmerie
00:10:37sont également formés
00:10:38pour lutter contre la contrefaçon
00:10:40et pour authentifier
00:10:41et identifier les produits
00:10:43de contrefaçon.
00:10:44Malheureusement,
00:10:45il faut quand même être conscient
00:10:47que c'est un phénomène
00:10:48qui a pris énormément d'essor
00:10:50en très peu de temps
00:10:51grâce au commerce en ligne
00:10:55et donc,
00:10:56il est très difficile
00:10:57de pouvoir l'endiguer.
00:10:58Sachez qu'aujourd'hui,
00:11:00devant le Sénat,
00:11:01il y a un amendement
00:11:03qui a été voté
00:11:04pour que le consommateur
00:11:06puisse avoir
00:11:07une amende forfaitaire délictuelle,
00:11:10qu'on puisse dresser
00:11:11une amende
00:11:11au consommateur
00:11:12lorsqu'il achète
00:11:13de la contrefaçon.
00:11:14On espère
00:11:15qu'avec cela,
00:11:16les consommateurs
00:11:17prendront en conscience
00:11:18qu'il ne faut pas acheter
00:11:19de contrefaçon
00:11:20et que cela assèchera le marché.
00:11:22Parce qu'il faut bien
00:11:23se dire une chose,
00:11:23c'est qu'évidemment
00:11:24qu'il y a beaucoup
00:11:26de contrefaçons
00:11:27qui circulent,
00:11:28que les pouvoirs publics
00:11:29font ce qu'ils peuvent
00:11:30mais qu'ils ne sont pas
00:11:31assez nombreux
00:11:32pour lutter
00:11:33contre le phénomène.
00:11:34Mais si le consommateur
00:11:36n'en achetait pas,
00:11:37il y en aurait moins aussi
00:11:38qui arriverait sur le territoire.
00:11:39Donc je crois
00:11:39que c'est un travail collectif.
00:11:41Oui, mais vous comprenez
00:11:42que c'est tentant
00:11:42et que moi,
00:11:43ça fait des années
00:11:44et des années
00:11:45que je fais ce type d'émission.
00:11:47J'avais fait avec Marc-Antoine
00:11:48Jamais il y a quelque temps
00:11:50ce discours-là.
00:11:51Les gens vous disent
00:11:51bah oui,
00:11:52mais moi,
00:11:52je peux m'acheter un sac
00:11:53pour 100 euros
00:11:55qui en vaut 5 000.
00:11:56Donc le discours,
00:11:58il est difficile à entendre
00:12:00pour les consommateurs
00:12:01qui...
00:12:02On va y revenir
00:12:03dans un instant.
00:12:040 826 300 300
00:12:06appelez-nous
00:12:06pour témoigner,
00:12:08pour nous dire
00:12:08si vous achetez
00:12:09des contrefaçons,
00:12:09si vous avez conscience aussi
00:12:11parce que parfois
00:12:12on n'en a pas forcément conscience
00:12:13d'acheter des produits contrefaits.
00:12:16Et on va insister aussi
00:12:17sur l'aspect mafieux
00:12:20de ceux qui font ces produits.
00:12:21A tout de suite.
00:12:2210h midi,
00:12:23mettez-vous d'accord.
00:12:26Sud Radio.
00:12:27Le 10h midi,
00:12:29mettez-vous d'accord.
00:12:30Valérie Expert.
00:12:31Et nous sommes ensemble
00:12:32avec vous
00:12:33pour parler contrefaçon.
00:12:34Aujourd'hui,
00:12:35est-ce que vous avez conscience
00:12:36qu'en achetant des contrefaçons,
00:12:37vous alimentez les mafias,
00:12:40vous alimentez
00:12:40des réseaux mafieux,
00:12:42vous alimentez le terrorisme ?
00:12:44Si vous en achetez,
00:12:45appelez-nous
00:12:45pour témoigner,
00:12:46pour nous dire
00:12:47pourquoi vous le faites.
00:12:49Et puis,
00:12:49est-ce que vous avez surtout conscience
00:12:51que ça peut être extrêmement dangereux
00:12:52pour votre santé
00:12:54ou pour votre sécurité ?
00:12:55Quand on parle de produits contrefaits
00:12:57que vous achetez sur des plateformes,
00:12:59vous avez vu les différents rapports
00:13:01qui ont été faits,
00:13:03en particulier sur les produits pour enfants,
00:13:05les jouets pour enfants
00:13:06achetés sur les plateformes.
00:13:07100% sont dangereux.
00:13:10Les meubles pour enfants,
00:13:12les jouets pour enfants
00:13:12et on en parle avec Delphine Sarfati-Sobrera,
00:13:15directrice générale de l'Unifab,
00:13:17l'union des fabricants.
00:13:18Gilles Gansman avait une question.
00:13:20Oui, je voulais savoir
00:13:21quelle différence vous faites
00:13:22entre la contrefaçon
00:13:24et à la manière de...
00:13:26C'est-à-dire qu'on trouve
00:13:27de plus en plus de produits
00:13:28à la manière d'Apple pour les téléphones,
00:13:31à la manière de Nike pour les tennis
00:13:33et surtout, moi je reçois sur Internet
00:13:36beaucoup de sociétés, vous savez,
00:13:38qui vous vendent du parfum,
00:13:39qui disent l'odeur ressemble
00:13:42à telle marque,
00:13:43à telle Chanel ou telle autre
00:13:44et on sait que c'est complètement légal
00:13:46puisqu'ils imitent un jus
00:13:48même si ce n'est pas le jus de Chanel
00:13:51qu'on aura,
00:13:52mais on aura la même odeur
00:13:53et on se retrouve avec des parfums
00:13:55à 20 euros au lieu de 60 euros.
00:13:58Donc la différence entre la contrefaçon
00:14:00et à la manière d'eux ?
00:14:02Alors c'est très très simple.
00:14:05À la manière d'eux,
00:14:07en fait, ce n'est possible
00:14:08que si le produit n'enfreint aucun droit
00:14:11de propriété intellectuelle.
00:14:12C'est-à-dire qu'il faut que la personne
00:14:14qui vende le produit,
00:14:15d'une part, n'utilise pas la marque,
00:14:17d'autre part, n'utilise ni la forme,
00:14:19ni le modèle.
00:14:20Donc,
00:14:22en ce qui concerne les parfums
00:14:23dont vous parlez,
00:14:24à 20 euros,
00:14:25à la manière d'eux,
00:14:26en réalité,
00:14:27ce n'est pas de la contrefaçon,
00:14:28mais c'est du parasitisme
00:14:29et de la concurrence déloyale.
00:14:30ça fait appel à un autre droit
00:14:32et ce n'est pas complètement légal.
00:14:34Donc,
00:14:35il faut savoir
00:14:36qu'effectivement,
00:14:37un jus
00:14:37ne se protège pas
00:14:39en France
00:14:40et donc l'odeur
00:14:41est difficilement
00:14:42protégeable.
00:14:43Néanmoins,
00:14:44sur ce type de parfum
00:14:45à la manière d'eux,
00:14:47il est très régulier
00:14:48lorsque nous faisons
00:14:49des analyses
00:14:50pour voir
00:14:51ce que contient le jus,
00:14:53que malheureusement,
00:14:54il y ait soit
00:14:55des produits dangereux,
00:14:56on a retrouvé
00:14:57il y a quelques semaines
00:14:57du méthanol
00:14:58dans ces produits.
00:14:59Il faut savoir
00:15:00que le méthanol,
00:15:00si vous le prenez dans les yeux,
00:15:01vous devenez aveugle
00:15:02quasi immédiatement
00:15:03et puis le conservateur utilisé
00:15:05est très régulièrement
00:15:06de l'urine animale
00:15:07parce que c'est un conservateur
00:15:09qui est très très peu cher
00:15:10et qui est un vrai
00:15:12conservateur d'odeur.
00:15:13Donc,
00:15:13se parfumer à l'urine animale,
00:15:15je ne sais pas vous
00:15:16ce que vous en pensez,
00:15:16mais moi,
00:15:17je trouve ça pas très sympa
00:15:18le matin au réveil.
00:15:19Non,
00:15:19mais ils ont quand même
00:15:21une sacrée opinion.
00:15:24Il y en a beaucoup
00:15:24de sociétés
00:15:25qui vendent ces parfums.
00:15:27Ah oui,
00:15:27bien sûr,
00:15:28il y en a beaucoup
00:15:28mais il y en a beaucoup
00:15:29qui ferment tous les jours.
00:15:30Il y en a beaucoup
00:15:31qui sont,
00:15:31il y a des procédures longues.
00:15:33Vous savez qu'en France,
00:15:34la justice est assez longue
00:15:37mais ce sont effectivement
00:15:39des produits
00:15:40qui font appel
00:15:40au parasitisme,
00:15:41enfin,
00:15:41qui sont en droit
00:15:47malheureusement punissable,
00:15:48pas par le droit
00:15:49de la propriété intellectuelle.
00:15:50Donc,
00:15:50ce ne sont pas des contrefaçons,
00:15:52encore une fois,
00:15:52mais ce sont des produits
00:15:53qui parasitent.
00:15:55Alors,
00:15:55un auditeur me dit
00:15:56contrefaçon artisanale
00:15:58ou clandestine en France,
00:15:59des ateliers illégaux
00:16:00fabriquent parfois
00:16:00des faux vêtements de luxe,
00:16:01parfums,
00:16:02pièces automobiles,
00:16:03médicaments,
00:16:04vin, etc.
00:16:05Certains réseaux importent
00:16:05des produits contrefaits
00:16:06d'Asie,
00:16:07d'Europe de l'Ouest,
00:16:08les stocks
00:16:08et les distribuent
00:16:10depuis la France
00:16:11contrefaçon numérique,
00:16:12vente de faux certificats.
00:16:13Bref,
00:16:13il y a plein de secteurs
00:16:14effectivement qui sont touchés
00:16:16mais il suffit
00:16:16quand on habite à Paris
00:16:17d'aller aux puces.
00:16:19Il y a un nombre
00:16:19de stands invraisemblables,
00:16:22parlons de maillots de foot,
00:16:23de faux maillots de foot.
00:16:25Dès qu'il y a une marque
00:16:26qui est à la mode,
00:16:28déjà,
00:16:29tout de suite,
00:16:29on trouve les contrefaçons.
00:16:32Alors,
00:16:32il y a les douanes
00:16:32qui font le boulot,
00:16:33vous l'avez dit,
00:16:34qui régulièrement viennent
00:16:35et détruisent
00:16:36ces entrepôts
00:16:37mais on a un peu
00:16:37l'impression
00:16:38d'un jour sans fin.
00:16:41Est-ce qu'ils sont
00:16:42plus forts aujourd'hui
00:16:44que l'État,
00:16:45que les douanes
00:16:46ou que même
00:16:47l'union des fabricants
00:16:48qui porte plainte ?
00:16:50Alors,
00:16:50je ne pense pas
00:16:51qu'ils soient plus forts.
00:16:52Néanmoins,
00:16:53comme ils ne respectent pas
00:16:54la loi,
00:16:55ils se permettent
00:16:56de faire des choses
00:16:57et ils vont plus vite.
00:16:58Les contrefacteurs
00:16:59sont des gens
00:16:59très intelligents
00:17:01qui changent leur méthode
00:17:02en fonction
00:17:04de ce qu'on arrive
00:17:05de la manière
00:17:06dont les pouvoirs publics
00:17:08se comportent.
00:17:08Aujourd'hui,
00:17:09on assiste aussi
00:17:10à une nouveauté,
00:17:11c'est qu'il y a
00:17:12de l'assemblage
00:17:12en France.
00:17:13C'est quelque chose
00:17:14qui n'existait pas
00:17:14il y a encore
00:17:15deux ou trois ans.
00:17:16Aujourd'hui,
00:17:16on va vous livrer
00:17:17en France
00:17:17un produit neutre
00:17:19et la marque
00:17:20sera apposée
00:17:21dans un atelier
00:17:22près de Roissy
00:17:23ou près de
00:17:25Fosses-sur-Mer,
00:17:26par exemple.
00:17:26Vous avez cité
00:17:27Saint-Ouen.
00:17:27Effectivement,
00:17:28Saint-Ouen
00:17:29est une zone
00:17:29qui est compliquée.
00:17:30Nous travaillons
00:17:31beaucoup
00:17:32avec la police
00:17:34à Saint-Ouen.
00:17:35Il y a même
00:17:35une brigade
00:17:36des puces
00:17:36qui existe
00:17:37à Saint-Ouen
00:17:37pour assécher
00:17:38le nombre
00:17:39de contrefaçons
00:17:41qui sont vendues.
00:17:42Il faut savoir
00:17:42qu'en trois ans,
00:17:43on a quand même
00:17:43fait fermer
00:17:44une trentaine
00:17:45de boutiques.
00:17:46Donc,
00:17:46les choses évoluent.
00:17:47Peut-être pas
00:17:48au rythme
00:17:49que nous le souhaitons
00:17:50tous
00:17:50pour protéger
00:17:51les consommateurs,
00:17:52mais en tout cas,
00:17:54les actions
00:17:54sont menées
00:17:55de manière
00:17:55extrêmement régulière
00:17:56et c'est vrai
00:17:57qu'avec Internet,
00:17:58maintenant,
00:17:59tout est accessible
00:17:59partout.
00:18:00Ça complique
00:18:01aussi la donne.
00:18:02On ne peut pas
00:18:03voir un gendarme,
00:18:06un policier
00:18:06ou un douanier
00:18:07derrière chaque ordinateur,
00:18:10chaque téléphone portable
00:18:12pour surveiller
00:18:13ce que les gens font
00:18:14ou derrière même
00:18:15chaque envoi postal
00:18:16puisque tous ces produits
00:18:18sont généralement
00:18:19véhiculés
00:18:20par petits colis.
00:18:21Mais justement,
00:18:22quand vous disiez
00:18:23qu'idéalement,
00:18:23il faudrait contrôler
00:18:24chaque petit colis,
00:18:25on est d'accord
00:18:26que c'est techniquement
00:18:27très difficile.
00:18:28On ne peut pas tous
00:18:28les ouvrir aux douanes.
00:18:30C'est totalement impossible,
00:18:32monsieur, même.
00:18:32Il faut savoir qu'en France,
00:18:34comme d'ailleurs
00:18:34dans tous les pays d'Europe,
00:18:37uniquement 2 à 3 %
00:18:39des marchandises
00:18:40sont contrôlées
00:18:40parce qu'il faut aussi
00:18:43que le dédouanement
00:18:44se passe rapidement.
00:18:45On est en compétition
00:18:46pour tout dans la vie
00:18:47maintenant,
00:18:47aujourd'hui.
00:18:48et donc la vitesse
00:18:51de dédouanement
00:18:52de chaque pays
00:18:55est aussi calculée
00:18:57et donc les entreprises
00:18:58choisissent de dédouaner
00:18:59en Europe
00:18:59dans un pays
00:19:00plutôt que dans un autre
00:19:01en fonction de la vitesse
00:19:02de dédouanement.
00:19:03Donc oui,
00:19:04ce n'est pas possible.
00:19:05Néanmoins,
00:19:05il y a quand même
00:19:06des éléments.
00:19:07On fournit un certain nombre
00:19:08d'indices aux douaniers
00:19:10pour qu'en plus
00:19:11de leur flair du douanier
00:19:12qui est extrêmement célèbre,
00:19:14ils puissent avoir aussi
00:19:16des éléments très concrets
00:19:17qui leur permettent
00:19:19de pouvoir identifier
00:19:21des colis suspects
00:19:22facilement.
00:19:23Mais tout ça,
00:19:24on sait très bien
00:19:24que ça vient de Chine.
00:19:26Alors qu'est-ce qui se passe
00:19:26sur place ?
00:19:27Pourquoi on n'arrête pas
00:19:29avant que ça arrive
00:19:30en Europe
00:19:32et avant qu'on ait
00:19:33tous ces produits
00:19:34sur le territoire ?
00:19:35Qu'est-ce qui se passe
00:19:36sur place en Chine
00:19:37dans ces usines ?
00:19:38Est-ce que la police française
00:19:39ou européenne
00:19:40a les moyens
00:19:42d'arrêter
00:19:43au tout début
00:19:44de ces contrefaçons ?
00:19:48Absolument pas.
00:19:49Seules les autorités chinoises
00:19:52sont souveraines
00:19:54en leur pays,
00:19:55ce qui est normal.
00:19:56Nous,
00:19:57nous n'ouvrirons rien
00:19:58par exemple
00:19:59aux policiers étrangers
00:20:01s'ils devaient surveiller.
00:20:01Si on fait une enquête
00:20:02sur les produits
00:20:02qui sont arrivés en France,
00:20:05s'il y a une juridiction
00:20:07qui se saisit de ça,
00:20:08ils peuvent aller
00:20:09enquêter en Chine, non ?
00:20:10À l'arrivée,
00:20:11à l'arrivée,
00:20:13oui, bien sûr,
00:20:14mais l'enquête
00:20:15doit se faire
00:20:17à travers
00:20:17le réseau Interpol
00:20:19et donc,
00:20:20c'est en collaboration
00:20:22avec la police chinoise.
00:20:24Mais ce qu'il faut plutôt,
00:20:25c'est convaincre
00:20:26les autorités chinoises
00:20:28de surveiller
00:20:29les produits
00:20:29à l'export,
00:20:30c'est-à-dire avant même
00:20:31que les produits
00:20:32quittent le pays.
00:20:33Et donc,
00:20:34il y a quand même
00:20:35des progrès
00:20:35qui ont été faits
00:20:37par la Chine
00:20:38et je tiens
00:20:38à les saluer
00:20:39parce qu'il y a dix ans,
00:20:41il n'y avait aucun contrôle
00:20:42à l'export.
00:20:43Aujourd'hui,
00:20:43il y a quand même
00:20:44des contrôles à l'export
00:20:45qui se font
00:20:45de manière régulière.
00:20:47Alors, évidemment,
00:20:47ce n'est pas autant
00:20:48qu'on le souhaiterait.
00:20:49Évidemment,
00:20:50c'est encore
00:20:52trop,
00:20:54malheureusement,
00:20:55à une échelle
00:20:57inférieure
00:20:57aux besoins
00:20:59d'exportation
00:21:01de la Chine
00:21:02sur le marché européen
00:21:03parce que aussi,
00:21:05la Chine exporte
00:21:06beaucoup plus
00:21:06sur le marché européen
00:21:07depuis la politique
00:21:09fiscale américaine
00:21:10et que nous sommes devenus
00:21:12un marché cible
00:21:13pour la Chine
00:21:14et donc aussi
00:21:15pour la contrefaçon.
00:21:16Bien sûr.
00:21:16Et vous,
00:21:17Union des fabricants,
00:21:18vous faites quoi ?
00:21:18Vous portez plainte,
00:21:19parfois ?
00:21:20L'Unifam ne porte
00:21:22jamais plainte.
00:21:23En revanche,
00:21:23elle soutient les entreprises
00:21:24qui portent plainte.
00:21:26En revanche,
00:21:26c'est nous qui formons
00:21:27les pouvoirs publics.
00:21:28On forme 1 000 agents
00:21:29par an en France.
00:21:30On fait des campagnes
00:21:31de sensibilisation
00:21:32pour les consommateurs
00:21:33et on travaille beaucoup
00:21:34avec l'Assemblée nationale
00:21:36et le Sénat
00:21:36pour faire évoluer
00:21:37la législation.
00:21:38Mais il y aura aussi
00:21:39peut-être un problème
00:21:40de prix.
00:21:41Quand on voit
00:21:41le prix des maillots,
00:21:43s'ils les faisaient
00:21:44à 60 euros
00:21:45au lieu de 120 euros,
00:21:46il y aurait peut-être
00:21:47moins de contrefaçon aussi.
00:21:48C'est peut-être
00:21:49une discussion
00:21:49qu'il faudra avoir.
00:21:51Alors,
00:21:52de manière très étrange,
00:21:53on a fait faire
00:21:54une étude à l'IFOP
00:21:55sur cela
00:21:56et en fait,
00:21:57le prix n'a strictement
00:21:59rien à voir
00:21:59avec l'achat de contrefaçon
00:22:01puisque les produits
00:22:02les plus copiés
00:22:03actuellement
00:22:03sont les produits
00:22:04d'hygiène,
00:22:05c'est-à-dire le shampoing,
00:22:06la crème,
00:22:06le savon
00:22:07et franchement,
00:22:08ce ne sont pas des produits
00:22:09qu'on peut taxer
00:22:09d'être chers.
00:22:10Est-ce que dans les magasins
00:22:12type Action,
00:22:13Jiffy et autres,
00:22:14on voit des produits
00:22:16d'entretien
00:22:17ou des produits
00:22:19d'hygiène
00:22:19moins chers ?
00:22:20Est-ce que ce sont
00:22:21des contrefaçons
00:22:21ou est-ce que ce sont
00:22:23bien sûr,
00:22:25il y a aussi des contrefaçons
00:22:26dans les magasins
00:22:27de discount ?
00:22:28Il y a soit des fins
00:22:29de stock,
00:22:30soit des contrefaçons
00:22:31et ils sont condamnés
00:22:32d'ailleurs assez régulièrement
00:22:33pour contrefaçon.
00:22:34Merci infiniment
00:22:37Delphine Sarfati-Sobrera,
00:22:38directrice générale
00:22:39de l'Unifab
00:22:40et soyez vigilants,
00:22:43pensez à votre santé
00:22:44et pensez au réseau
00:22:46que vous alimentez
00:22:47en achetant des contrefaçons.
00:22:49Merci à vous.
00:22:49Dans un instant,
00:22:50on se retrouve
00:22:51pour commenter l'actualité.
00:22:53A tout de suite.
00:22:5410h midi,
00:22:55mettez-vous d'accord.
00:22:56Sud Radio.
00:22:59Le 10h midi,
00:23:01mettez-vous d'accord.
00:23:02Valérie Expert.
00:23:03Allez, on continue.
00:23:04Nous sommes ensemble
00:23:05avec vous pour ce 10h midi
00:23:07pour commenter l'actualité
00:23:08avec Thierry Guerrier.
00:23:09Bonjour.
00:23:10Bonjour Valérie,
00:23:11bonjour à tous.
00:23:11Conseiller de Paris,
00:23:13Jean-Christophe Gallien,
00:23:14politologue,
00:23:14conseiller en communication.
00:23:16Bonjour à vous.
00:23:16Près de Paris, bonjour.
00:23:17Pardon ?
00:23:18Près de Paris.
00:23:18Près de Paris.
00:23:19Rachida Kahout,
00:23:20bonjour.
00:23:21Vous êtes président
00:23:21du Haut-Commissariat
00:23:22des diasporas africaines de France.
00:23:25Bonjour à vous.
00:23:25Bonjour.
00:23:26Et Mathieu Bachelon,
00:23:27communicant et président
00:23:28de M2B Conseil.
00:23:30On va revenir sur l'affaire Liana
00:23:32et plus généralement
00:23:34sur les dysfonctionnements
00:23:35de la justice.
00:23:36On en a parlé hier,
00:23:38mais c'est que ça reste une affaire
00:23:41qui peut-être est le symbole
00:23:42de ce qui se passe
00:23:45d'une manière générale
00:23:46en France,
00:23:47avec parfois des dossiers
00:23:48qui sont mis de côté,
00:23:50pas traités.
00:23:51On va revenir sur les émeutes.
00:23:53Qui doit payer ?
00:23:54Peut-être le PSG,
00:23:55nous dit Thierry Guerrier.
00:23:56Et puis Jordan Bardella
00:23:58qui ne cesse de progresser
00:23:59au top de sa popularité.
00:24:01Eh bien,
00:24:02tous ces sujets,
00:24:03vous pouvez nous appeler
00:24:040826 300 300.
00:24:06Et Gilles Ganzmann
00:24:06avec nous
00:24:07pour le zapping,
00:24:08les sujets,
00:24:09les autres sujets
00:24:09de l'actualité.
00:24:11Je vous ai compris.
00:24:13Quelle imitation.
00:24:14À un an de la présidentielle,
00:24:16il n'y a pas un candidat
00:24:18qui ne cite pas
00:24:19ou ne se revendique pas
00:24:20de Charles de Gaulle.
00:24:21C'est un reportage
00:24:23sur la chaîne
00:24:24Généraliste France 2.
00:24:25C'est devenu un refrain.
00:24:28Tous bords confondus,
00:24:29les politiques se revendiquent.
00:24:31Gaullistes.
00:24:32Moi, je suis gaulliste.
00:24:33Je me sens plutôt gaulliste.
00:24:35Nous sommes les héritiers
00:24:36du Général de Gaulle.
00:24:38Vive le Général de Gaulle !
00:24:39Mais ces références
00:24:40à l'homme du 18 juin
00:24:42sont-elles justifiées ?
00:24:43Ou trahissent-elles
00:24:44son action ?
00:24:45Ou sa pensée ?
00:24:47Je vous ai compris !
00:24:49Résultat,
00:24:50chacun choisit
00:24:50la part qu'il intéresse
00:24:51pour son propre récit.
00:24:53A droite, par exemple,
00:24:55Bruno Retailleau
00:24:55insiste sur l'homme
00:24:56qui a changé
00:24:57les institutions du pays
00:24:59avec les mots
00:25:00majorité, nationale
00:25:01ou constitution.
00:25:03Pour Edouard Philippe,
00:25:04les mots
00:25:05pays,
00:25:06état
00:25:06et souveraineté
00:25:07marquent sa volonté
00:25:09d'indépendance
00:25:09pour la France.
00:25:11Plus surprenantes,
00:25:12les références à De Gaulle
00:25:14de Jean-Luc Mélenchon
00:25:15selon cette spécialiste
00:25:16des mots en politique.
00:25:17La France,
00:25:19la belle rebelle,
00:25:20comme il l'avait dit
00:25:20à un moment,
00:25:21la France qui se lève,
00:25:22l'insoumise.
00:25:23Ça peut être
00:25:24une figure gaullienne.
00:25:25Il va y chercher cela,
00:25:27un esprit de résistance
00:25:28et de révolte.
00:25:30La morale,
00:25:30c'est qu'on aura peut-être
00:25:31un président gaulliste.
00:25:32Tout le monde est gaulliste,
00:25:34vous êtes gaulliste,
00:25:35oui ?
00:25:35Oui,
00:25:36j'ai toujours dit...
00:25:37Vous l'avez connu ?
00:25:39Non,
00:25:40il ne faut pas se moquer,
00:25:40je suis né en 59,
00:25:41donc oui,
00:25:42je l'ai connu.
00:25:42D'une certaine manière,
00:25:43oui.
00:25:44Exactement,
00:25:44d'une certaine manière.
00:25:45Bon, malheureusement,
00:25:46je n'ai pas eu à le couvrir
00:25:49la presse.
00:25:49Voilà,
00:25:49comme journaliste,
00:25:50mais ça a marqué mon enfance
00:25:54de manière assez flagrante.
00:25:55Moi,
00:25:56je voudrais toujours rappeler
00:25:57que le général de Gaulle
00:25:59à Londres,
00:26:0042,
00:26:0141 même,
00:26:02c'est deux discours
00:26:03extrêmement importants.
00:26:05Un,
00:26:05dans un hôtel
00:26:07réputé à Londres
00:26:09qui était un lieu
00:26:09de rencontre
00:26:10avec la presse
00:26:11et notamment
00:26:11la presse internationale
00:26:12et la presse américaine.
00:26:13et puis Oxford,
00:26:15dans les deux cas,
00:26:16il prononce un discours
00:26:17sur les autres aspects
00:26:18que les aspects géopolitiques
00:26:19et de défense
00:26:20de la France
00:26:21qui sont les aspects sociaux.
00:26:23Et le général de Gaulle,
00:26:24déjà à l'époque,
00:26:25avant même d'avoir
00:26:26totalement réussi
00:26:27à unifier la résistance,
00:26:29invente ce qui va être
00:26:30la participation
00:26:30quelques décennies plus tard
00:26:32quand il va reprendre
00:26:32le pouvoir en 58.
00:26:34Il va permettre,
00:26:35il considère
00:26:36que même si
00:26:37le marché s'impose,
00:26:39le capitalisme
00:26:39ne suffit pas
00:26:40à redistribuer
00:26:43la richesse créée.
00:26:44Et il va inventer
00:26:45la participation,
00:26:46c'est-à-dire qu'il dit
00:26:47en marge du marché,
00:26:49il faut imposer
00:26:50à ceux qui organisent
00:26:51la richesse,
00:26:52la produisent
00:26:53patrons et salariés,
00:26:55il faut organiser
00:26:55une redistribution
00:26:57offensive sociale.
00:26:58C'est ce qu'on a appelé
00:26:59le gaullisme social.
00:27:00C'est un des aspects
00:27:00du gaullisme social.
00:27:01Eh bien,
00:27:02droite-gauche,
00:27:02ce n'est pas les étiquettes.
00:27:03Le sujet,
00:27:04c'est qu'en effet,
00:27:04il avait une vision
00:27:05beaucoup plus large
00:27:06que simplement
00:27:07le régalien,
00:27:08l'autorité,
00:27:09l'autorité de l'État.
00:27:12Je vous explique
00:27:14ce qui a fondé
00:27:15mon attachement.
00:27:18C'est que le gaullisme
00:27:19c'est beaucoup plus large
00:27:20que simplement le régalien
00:27:21ou l'autorité,
00:27:21ce qui est fondamental
00:27:22par ailleurs.
00:27:22qu'il pense à tout ça.
00:27:23Mais à quoi il y pense ?
00:27:25Et c'est pour ça
00:27:26que venant de la gauche,
00:27:27j'étais venant
00:27:29de Jacques Charmand-Helmas,
00:27:30Delors,
00:27:31Rocard,
00:27:32j'ai basculé aujourd'hui
00:27:33avec Rachel Lattie.
00:27:35De Marine Le Pen
00:27:37à Retailleau.
00:27:39Retailleau est un des héritiers.
00:27:40Oui.
00:27:41Ce que ça dit,
00:27:42à mon avis,
00:27:42c'est effectivement
00:27:43de la récupération
00:27:44parce qu'en fait,
00:27:46il suffit de regarder,
00:27:47à mon avis,
00:27:48les enquêtes d'opinion
00:27:49pour voir que parmi
00:27:50les personnalités historiques
00:27:51préférées des Français,
00:27:52il y a sûrement
00:27:52le général de Gaulle
00:27:53et donc du coup,
00:27:54essayer de récupérer
00:27:55un petit peu de l'aura
00:27:55du général à peu de frais,
00:27:57c'est effectivement intéressant.
00:27:58Après,
00:27:59ce que dit notre ami Thierry,
00:28:00c'est également
00:28:01très intéressant,
00:28:02comme toujours.
00:28:03Je suis légèrement
00:28:05plus jeune que Thierry,
00:28:06mais nous avons
00:28:07un parcours politique
00:28:08à peu près similaire,
00:28:09sauf que je n'ai pas encore
00:28:09franchi le Rubicon comme lui.
00:28:11Moi,
00:28:11je viens d'une famille politique
00:28:12qui est le chevet de mentisme
00:28:13et donc qui a une filiation
00:28:14avec le gaullisme de gauche.
00:28:15Et qui s'inspire,
00:28:15exactement.
00:28:15Et le gaullisme de gauche,
00:28:17c'était des personnalités
00:28:17malheureusement aujourd'hui
00:28:18un petit peu oubliées
00:28:19comme René Capitan,
00:28:20comme Philippe de Chartres.
00:28:21Et la participation,
00:28:22c'était aussi
00:28:23la facette sociale du général.
00:28:25Facette sociale
00:28:25qui a été,
00:28:26si on fait de l'archéologie politique,
00:28:28tuée par les pompidoliens
00:28:29et par les gaullistes.
00:28:32La participation,
00:28:33ça fonctionne.
00:28:34Le général de Gaulle
00:28:35disait une phrase
00:28:35qui est très importante.
00:28:36Il disait,
00:28:37en parlant de la droite
00:28:38qui était la droite gaullienne
00:28:39qui déjà à l'époque
00:28:41se réclamait de lui
00:28:42mais avec qui il prenait
00:28:43un peu ses distances.
00:28:43Il disait,
00:28:44le problème de mes amis,
00:28:45c'est qu'ils aiment
00:28:45un peu trop l'argent.
00:28:46Voilà,
00:28:47il trouverait quand même
00:28:47que c'est la chiant-lis en France
00:28:48le général de Gaulle.
00:28:50Il trouverait peut-être
00:28:50que c'est la chiant-lis
00:28:51mais à mon avis,
00:28:52ça en dit long aussi.
00:28:53C'est sa formule.
00:28:54Gilles utilise la formule.
00:28:55Il y a une nostalgie
00:28:57d'une époque
00:28:59où la France comptait
00:29:00dans le concert des nations
00:29:01et où le concept
00:29:03d'indépendance de la France,
00:29:04vous savez,
00:29:05une certaine idée de la France
00:29:06qui était le grand concept
00:29:07du général,
00:29:08avait encore de la matière.
00:29:09Alors qu'aujourd'hui,
00:29:10on va faire des incantations
00:29:12mais la différence
00:29:13entre l'incantation
00:29:15et la réalité,
00:29:15on voit le fossé
00:29:16qu'il y a aujourd'hui.
00:29:17Je voudrais juste
00:29:17rajouter un mot.
00:29:19Je ne la citerai pas
00:29:20mais j'ai été longtemps
00:29:21dans une très grosse entreprise
00:29:22qui a organisé
00:29:23de façon méthodique
00:29:25avec la participation.
00:29:27C'est-à-dire,
00:29:27on prenait des actions,
00:29:28on achetait des actions,
00:29:29l'entreprise en mettait une partie
00:29:30et si l'action fonctionne bien,
00:29:32vous récupérez,
00:29:33vous avez une part
00:29:34de la richesse créée
00:29:35par l'entreprise
00:29:36dont vous êtes le bénéficiaire.
00:29:37C'est ça.
00:29:38Et ça fonctionne.
00:29:39Alors les auditeurs disent
00:29:41que toute cette psych
00:29:41n'arrive pas à la cheville
00:29:42du général de Gaulle.
00:29:43C'est pas un audit de Gaulle,
00:29:45c'est l'incarnation de l'État
00:29:46tout simplement
00:29:46avec des multiples facettes.
00:29:48Il suffit de piocher
00:29:48ou de s'inventer
00:29:49une stature gaullienne.
00:29:51Alors Rachida Kahout,
00:29:52je rajouterais
00:29:53qu'en fait c'est tout de même
00:29:54assez pathétique
00:29:55parce qu'en fait
00:29:55on est capable
00:29:56de rien réinventer
00:29:57ou encore de rien produire.
00:29:59C'est-à-dire qu'on reste toujours
00:30:00sur l'héritage de l'héritage
00:30:01et c'est bien le malheur de la France
00:30:03quand vous dites
00:30:03que tous les partis politiques
00:30:04aujourd'hui s'inspirent
00:30:06ou alors utilisent effectivement
00:30:07le verbatim,
00:30:08les verbatims
00:30:09du général de Gaulle.
00:30:11C'est que force est de constater
00:30:13qu'aujourd'hui en réalité
00:30:13nos politiques
00:30:14ne savent plus rien produire
00:30:17ni même en fait proposer
00:30:18aux Françaises et aux Français.
00:30:19Vous avez raison.
00:30:20Mais oui.
00:30:20Donc moi je pense que c'est plutôt
00:30:22ce volet-là que je retiens
00:30:23en tout cas concernant
00:30:25leur allégeance aujourd'hui
00:30:26si vous voulez
00:30:27à un passé
00:30:28qui effectivement
00:30:29en fait
00:30:29a été très fructueux.
00:30:32Enfin je veux dire
00:30:32que le général de Gaulle
00:30:33a marqué effectivement
00:30:34notre belle France
00:30:35et puis marque encore
00:30:37nos esprits à aujourd'hui.
00:30:38Mais qu'est-ce qu'on propose ?
00:30:39Qu'est-ce qu'on propose ?
00:30:41Et demain ?
00:30:41Quel président ?
00:30:42Et qu'est-ce qu'on retiendra ?
00:30:43Est-ce qu'on retiendra toujours
00:30:44l'héritage de l'héritage ?
00:30:45L'héritage de l'héritage ?
00:30:46Je voudrais que Jean-Christophe
00:30:48puisse en parler.
00:30:48Moi je suis moins s'avère que vous
00:30:49pour une fois sur notre classe politique
00:30:51aujourd'hui.
00:30:51C'est comme
00:30:52qu'on passe le baccalauréat
00:30:54et les jeunes français
00:30:55vont le passer dans quelques jours
00:30:57en philosophie.
00:30:58On demande de citer
00:30:59qu'on écrive un doctorat
00:31:01aujourd'hui à l'université
00:31:02pour ensuite éventuellement
00:31:03enseigner à l'université.
00:31:04On est bien obligé
00:31:04de partir sur des bases
00:31:05et pour réinventer
00:31:07il faut partir sur des bases.
00:31:08Je pense que c'est pas trop grave
00:31:09et je pense que c'est plutôt pas mal
00:31:10qu'on s'inspire de lui.
00:31:11Moi alors j'en parle
00:31:12d'autant plus tranquillement
00:31:13que je suis pas forcément gaulliste
00:31:14et je le suis pas
00:31:14parce que je n'ai pas compris
00:31:16je vous ai compris.
00:31:18Je lui en veux beaucoup
00:31:19et je crois qu'on paye aujourd'hui
00:31:20notamment dans la relation
00:31:21avec la GR
00:31:22une très mauvaise gestion
00:31:23de ce moment-là
00:31:24et une forme de trahison
00:31:26notamment de ce pays
00:31:27et je mets à part
00:31:28tout ce qu'il a pu faire auparavant
00:31:30y compris la 5ème République
00:31:31qui est pour moi
00:31:32quelque chose
00:31:33qui est pour le coup
00:31:33notre trésor institutionnel
00:31:34même si elle est très attaquée
00:31:36et qui constitue notre chance
00:31:37par rapport au contexte du moment.
00:31:39Maintenant pourquoi
00:31:39on fait deux gaulles ?
00:31:40Parce que c'est un mythe
00:31:41c'est le seul qui nous reste aujourd'hui
00:31:43c'est le seul qui nous reste
00:31:45d'ailleurs
00:31:45on va avoir des éléments
00:31:47audiovisuels
00:31:47qui vont sortir
00:31:48et puis on veut tout ce que c'est un mythe
00:31:49et on a très peur
00:31:50de la déjunion
00:31:51et lui c'était son obsession.
00:31:52Non mais le mythe
00:31:53on est très nostalgique
00:31:54tu l'as dit
00:31:55c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:31:56on est dans un temps de nostalgie
00:31:58ça c'est le plus terrible pour moi
00:32:00c'est-à-dire que pour le coup
00:32:01quand on est dans la nostalgie
00:32:02c'est qu'on est en train
00:32:03de regarder en arrière
00:32:04tout est considéré
00:32:06par rapport à ce qui se passait
00:32:07il y a 10 ans
00:32:08il y a 20 ans
00:32:08il y a 30 ans
00:32:09et on n'affronte pas
00:32:10ni le présent
00:32:11encore moins l'avenir
00:32:12ça c'est très clair
00:32:13même pas le présent
00:32:13je vous dis
00:32:14et là pour le coup
00:32:15j'en veux beaucoup
00:32:15à notre classe politique
00:32:16et le troisième point
00:32:17c'est parce que oui
00:32:18on est en phase électorale
00:32:19donc quand on a nostalgie
00:32:21limite
00:32:21et que quelque part
00:32:22on veut frapper
00:32:23notamment tous
00:32:24pratiquement à la même porte
00:32:25ils ne cherchent pas
00:32:25à parler au moins
00:32:26à ceux qui vont voter
00:32:28pour la première fois
00:32:29ils ne cherchent pas
00:32:29à parler à ceux
00:32:30qui ont moins de 35 ans
00:32:31ils veulent parler
00:32:32aux gens qui ont 50 ans
00:32:33et plus
00:32:34parce que c'est ceux
00:32:34qui vont plus se mobiliser
00:32:36et donc voilà
00:32:37moi le général de Gaulle
00:32:38ça ne me parle pas
00:32:39enfin pardon
00:32:39et j'ai 50 ans et plus
00:32:40je les dis
00:32:41par rapport à pourquoi
00:32:41ça ne me parlait pas
00:32:42mais par contre
00:32:43ce mythe commun
00:32:44ce mythe commun
00:32:46et celui auquel on peut
00:32:47forcément
00:32:47dans l'espace de nostalgie
00:32:49qui est celle du moment
00:32:50essayer de gagner des points
00:32:52Rachida va dire que j'insiste
00:32:53vous dites le truc
00:32:54j'insiste
00:32:55mais pardon
00:32:55sur cette question
00:32:56de la participation
00:32:57qui est un outil très précis
00:32:58le président Macron
00:32:59rendons-lui hommage
00:33:00à essayer d'élargir
00:33:01cette notion de participation
00:33:03et de capacité
00:33:04des salariés
00:33:05à rentrer dans l'actionnariat
00:33:06de leur entreprise
00:33:06au PME
00:33:08alors oui
00:33:09il n'a pas inventé
00:33:09ce n'est pas une révolution
00:33:10mais il a essayé
00:33:12d'élargir cette base
00:33:13avec la loi NOTRe
00:33:14à un moment donné
00:33:15et puis une autre loi
00:33:16dans la foulée
00:33:17pacte je crois
00:33:18et puis une autre encore
00:33:19ça fait partie
00:33:20d'un des petits résultats
00:33:22des deux mandats
00:33:24Juste une dernière chose
00:33:25Valérie
00:33:26on recevait Michel Barnier
00:33:28évidemment
00:33:29très très gaulliste
00:33:30donc je lui ai posé
00:33:31la question
00:33:32je lui ai dit
00:33:32que j'allais parler
00:33:32de ce sujet
00:33:33et il m'a dit
00:33:34il faut se méfier
00:33:35vraiment des employés
00:33:36Foster
00:33:37bah oui
00:33:38voilà
00:33:39il faut aussi se regarder
00:33:44par contre
00:33:45je pense que le communicant
00:33:47que vous êtes
00:33:47n'est pas étonné
00:33:48par cette phrase
00:33:48parce qu'on sait
00:33:49comme il se revendique
00:33:50du chiracisme
00:33:51les gaullistes historiques
00:33:52disent que Chirac
00:33:53a tué Jacques Chabon
00:33:55Delmas
00:33:55qui pour le coup
00:33:57était lui
00:33:58dans la filiation
00:33:59du gaullisme social
00:33:59donc les leçons
00:34:00de gaullistes
00:34:01de la part de Néo Chirac
00:34:02plusieurs fois
00:34:02allez on se retrouve
00:34:04dans un instant
00:34:05avec vous
00:34:05sur Sud Radio
00:34:06passionnant ce débat
00:34:07c'est intéressant
00:34:08c'est très intéressant
00:34:09et effectivement
00:34:10c'est un peu lassant
00:34:14je trouve au final
00:34:15à tout de suite
00:34:1510h midi
00:34:17mettez-vous
00:34:18midi
00:34:18mettez-vous d'accord
00:34:19Valérie Expert
00:34:20allez on continue
00:34:22le zapping
00:34:22avec Gilles
00:34:23donc deuxième sujet
00:34:25depuis des années
00:34:26on dit qu'il y a
00:34:27urgence aux urgences
00:34:28pourtant rien n'avance
00:34:30une étude indique même
00:34:31qu'en 2013
00:34:32l'attente était de
00:34:332h15
00:34:34contre 3h10
00:34:36en 2023
00:34:37vous savez ce qu'ils ont fait
00:34:39M6
00:34:39ils se sont rendus
00:34:40aux urgences
00:34:41au service d'urgence
00:34:42de Lille
00:34:43ou de Nantes
00:34:44l'attente peut parfois
00:34:45être longue
00:34:46avant une prise en charge
00:34:47je suis tombée
00:34:48dans les escaliers
00:34:49chez moi
00:34:50j'ai dévalé
00:34:51une quinzaine de marches
00:34:52et donc on m'a emmené
00:34:53en ambulance
00:34:54pour faire examiner mon pied
00:34:56j'ai attendu
00:34:572h30
00:34:57quasi 3h
00:34:58c'est un peu long
00:34:59je suis arrivé vers 17h
00:35:01et je suis reparti
00:35:01vers 3h du matin
00:35:02j'ai été pris assez vite
00:35:03et dès qu'ils ont compris
00:35:04que ce n'était pas
00:35:04une urgence vitale
00:35:06ils m'ont fait attendre
00:35:08sur un lit
00:35:08dans les couloirs
00:35:09en 10 ans
00:35:10les délais
00:35:11entre l'enregistrement
00:35:12administratif
00:35:13et la sortie des urgences
00:35:14se sont nettement allongés
00:35:16comme le révèle
00:35:16une étude de l'adresse
00:35:18plus de 3h10
00:35:19en 2023
00:35:20contre 2h15
00:35:22en 2013
00:35:22soit plus de 55 minutes
00:35:24tous services confondus
00:35:26des écarts
00:35:26qui se creusent
00:35:27à mesure que le parcours
00:35:29se complexifie
00:35:30et pourtant ça fait des années
00:35:31qu'on entend parler
00:35:32des urgences
00:35:33mais on voit
00:35:34que ça ne s'améliore pas
00:35:34alors on a Jean
00:35:35qui voulait témoigner
00:35:36bonjour Jean
00:35:38bonjour
00:35:40vous vouliez témoigner
00:35:42parce que vous
00:35:43vous êtes allé aux urgences
00:35:44et ça ne s'est pas bien passé
00:35:46ben ça a failli
00:35:48pas bien se passer
00:35:48si je vous appelle
00:35:51c'est que ça va
00:35:51oui
00:35:53non en fait
00:35:54bon
00:35:54l'histoire
00:35:55l'histoire a commencé
00:35:57depuis longtemps
00:35:58donc je suis suivi
00:35:59dans un hôpital
00:36:00pour un cancer du rein
00:36:01et donc au mois de septembre
00:36:03de l'année dernière
00:36:06grâce à
00:36:07je suis repos aux urgences
00:36:09dans l'hôpital
00:36:10qui me connaît
00:36:11qui me suit
00:36:11et qui a toutes mes références
00:36:13et tout mon dossier
00:36:14donc je suis arrivé
00:36:16avec un mal de ventre
00:36:18et donc j'étais aux urgences
00:36:21malgré la connaissance
00:36:22de mon dossier
00:36:23malgré une lettre
00:36:25du SOS médecin
00:36:26qui était venu chez moi
00:36:27qui leur demande
00:36:28de me prendre rapidement
00:36:31ben j'ai attendu 6 heures
00:36:33et au final
00:36:34j'étais venu
00:36:35pour éventuellement
00:36:36une vésicule
00:36:36qui était peut-être
00:36:37un peu faiblarde
00:36:38et finalement
00:36:39je me suis retrouvé
00:36:40avec une perforation
00:36:41de l'intestin
00:36:42donc je suis resté
00:36:436 heures
00:36:44dans la salle d'attente
00:36:45malgré tout ça
00:36:46malgré toutes les connaissances
00:36:48qu'ils avaient sur moi
00:36:49et ils auraient dû
00:36:50être alertés
00:36:51et en plus
00:36:52cette perforation
00:36:53de l'intestin
00:36:54vient d'un médicament
00:36:57de chimiothérapie
00:36:59qui fait des trousses
00:37:00sur un patient sur 10
00:37:02donc il y avait
00:37:02tous les éléments
00:37:03pour se manier
00:37:03un petit peu
00:37:04et donc
00:37:05au cours de 6 heures
00:37:06ils ont quand même eu l'idée
00:37:06de me faire un scanner
00:37:07et me dire
00:37:08bon ben on va descendre
00:37:09ou bloc
00:37:09voilà
00:37:11donc
00:37:11alors l'hôpital
00:37:12je distingue bien
00:37:14les urgences de l'hôpital
00:37:15parce que je suis super bien soigné
00:37:16c'est un super hôpital
00:37:18on va faire de la pub
00:37:18à Corbeil-Essonne
00:37:20avec des super chirurgiens
00:37:22tout est impeccable
00:37:23à chaque fois que j'y vais
00:37:24pour les suivis
00:37:25de mon histoire
00:37:27mais les urgences
00:37:28voilà
00:37:29c'est pour ça que je dis
00:37:30quand ils ne connaissent pas les gens
00:37:31comment ça va se passer
00:37:32quand ils ne les connaissent pas
00:37:33comme moi ils me connaissaient
00:37:36quand on est aussi
00:37:37aussi connu
00:37:38malheureusement
00:37:38médicalement
00:37:39dans un hôpital
00:37:40et qu'on passe quand même
00:37:416 heures aux urgences
00:37:42à attendre
00:37:42que quelqu'un
00:37:43vous prenne en charge
00:37:45alors là
00:37:45les témoignages
00:37:46sur le fil Facebook
00:37:49continuent
00:37:49Martine nous dit
00:37:51moi l'hôpital d'Elby
00:37:52j'ai attendu 8 heures
00:37:53Stéphane dit
00:37:54c'est plutôt entre 6 heures
00:37:55et 8 heures d'attente
00:37:56effectivement
00:37:58le problème
00:37:59c'est que ça fait
00:37:59combien de temps
00:38:01qu'on dénonce
00:38:01qu'on dénonce cela
00:38:03et encore une fois
00:38:04ce ne sont pas
00:38:04les médecins
00:38:06qui font ce qu'ils peuvent
00:38:08mais il y a un vrai dysfonctionnement
00:38:09il n'y a pas assez
00:38:10de médecins
00:38:10en ville
00:38:12c'est
00:38:13merci Jean
00:38:14et puis on
00:38:15on est de tout coeur
00:38:16on est de tout coeur
00:38:17avec vous
00:38:18et on vous souhaite
00:38:19bon courage
00:38:19et effectivement
00:38:21ce sont des expériences
00:38:23hyper traumatisantes
00:38:24moi je trouve qu'on
00:38:25appelez-nous
00:38:260826
00:38:27300
00:38:27300
00:38:28c'est vraiment ce qu'on a envie
00:38:29de vous entendre
00:38:31malheureuse aux urgences
00:38:32pas du niveau
00:38:33et on souhaite
00:38:34le meilleur rétablissement
00:38:36possible à l'auditeur
00:38:36qui va nous appeler
00:38:37évidemment
00:38:38moi je veux dire
00:38:39que là aussi
00:38:40ça fait partie
00:38:40de l'irresponsabilité politique
00:38:43mais aussi administrative
00:38:44on a
00:38:45on a
00:38:45on a toujours
00:38:46pas de médecins
00:38:47ou pas suffisamment
00:38:48dans
00:38:49et je pense aussi
00:38:51à l'irresponsabilité
00:38:52des médecins de ville
00:38:53voilà
00:38:53aujourd'hui
00:38:54prendre un rendez-vous
00:38:55prendre un rendez-vous
00:38:56en médecine de ville
00:38:58parce qu'on a un enfant
00:38:59qui est pas bien
00:39:00parce que
00:39:01je parle même de Paris
00:39:01aujourd'hui
00:39:02c'était pas le cas
00:39:02il y a quelques années
00:39:04parce que vous avez
00:39:05une difficulté
00:39:05vous voulez pas aller aux urgences
00:39:07justement pour aller
00:39:07encore renforcer
00:39:09et bah vous pouvez pas
00:39:10les gars vous disent
00:39:11on a plus de place
00:39:12pour des patients
00:39:13même s'ils travaillent
00:39:15et c'est la réalité
00:39:15parfois 4 jours par semaine
00:39:17parfois 3 jours
00:39:17et puis surtout
00:39:18ils se rendent plus
00:39:19chez les patients
00:39:20moi j'ai connu une époque
00:39:21où ils venaient le matin
00:39:22j'en parle même pas
00:39:24même en province
00:39:25mais la réalité
00:39:25c'est qu'en réalité
00:39:27on fonctionne
00:39:27comme dans un système
00:39:28de fonctionnariat
00:39:29ce qui est la réalité
00:39:30la rémunération
00:39:31des médecins libéraux
00:39:32en France
00:39:32qui sont libéraux
00:39:33que parce qu'on les appelle libéraux
00:39:34est une rémunération publique
00:39:36donc on a un système
00:39:37qui est socialisé
00:39:38totalement
00:39:38pour pas dire plus
00:39:40et donc face à cette responsabilité
00:39:42il y a une irresponsabilité
00:39:43des horaires
00:39:43une irresponsabilité
00:39:44par rapport à l'urgence
00:39:45justement de la médecine de ville
00:39:46je parle même pas
00:39:47de la spécialité après
00:39:48alors là ça sera encore
00:39:49un autre sujet
00:39:49et résultat
00:39:50pour des raisons
00:39:52qui sont d'abord celles-là
00:39:52on va tous aux urgences
00:39:54et aux urgences
00:39:55c'est quoi ?
00:39:55les pauvres malheureux
00:39:56ils font un tri
00:39:57qui est parfois rapide
00:39:58parfois pas rapide
00:39:59parfois facile
00:40:00pas rapide
00:40:00moi je veux signaler
00:40:01que lorsque vous êtes aux urgences
00:40:03en tout cas à Paris
00:40:03par exemple la nuit
00:40:04vous tombez sur des gens
00:40:06exceptionnels
00:40:07exceptionnels
00:40:07je veux redire
00:40:10mon admiration
00:40:11j'espère qu'il y a quelques-uns
00:40:12qui dorment pas
00:40:13parce qu'ils viennent de passer
00:40:14la nuit
00:40:14et qui sont là
00:40:14parce que mon admiration
00:40:16pour le travail
00:40:17qui est fait
00:40:17dans des conditions abominables
00:40:19même à la PHP à Paris
00:40:20vous en parliez tout à l'heure
00:40:21hors antenne
00:40:22où on peut se dire
00:40:23qu'a priori
00:40:24il y a tous les moyens
00:40:25non non non
00:40:25c'est compliqué
00:40:26c'est très difficile
00:40:27c'est une pression du diable
00:40:28et alors même dans la journée
00:40:29aujourd'hui partout
00:40:30et je parle même pas de l'été
00:40:31ou forcément derrière
00:40:32mais c'est l'inorganisation
00:40:33on a des ARS
00:40:34dans 13 régions
00:40:35on a créé des ministères
00:40:37de la santé
00:40:37dans les régions
00:40:38par contre
00:40:38on n'a pas créé
00:40:38plus de moyens
00:40:39pour les urgences
00:40:40ça c'est François Hollande
00:40:41on marche sur la tête
00:40:43politiquement
00:40:44administrativement
00:40:44mais aussi
00:40:45je le redis
00:40:45parce que la médecine de ville
00:40:46ne prend pas sa responsabilité
00:40:47vous avez un capital
00:40:49qui est
00:40:50voilà
00:40:50c'est pas une entreprise libérale
00:40:52la médecine de ville
00:40:53c'est quelque chose
00:40:55qui suit la fonction publique
00:40:56et ils font
00:40:56à la souffrance
00:40:56soit ils sont fonctionnaires
00:40:57parce qu'ils arrêtent de travailler
00:40:58à 5h de l'après-midi
00:41:00soit
00:41:00même pire que ça
00:41:01je vous dis
00:41:02ils fonctionnent
00:41:02avec des horaires
00:41:03qui ne sont plus acceptables
00:41:04et vous ne pouvez plus trouver de place
00:41:05même à Paris
00:41:06c'est-à-dire que
00:41:07même quand c'est pas les urgences
00:41:08vous voulez juste prendre un rendez-vous
00:41:09pour évaluer quelque chose
00:41:10et bien
00:41:11Doctolib ou je ne sais quoi
00:41:12ou une autre plateforme
00:41:14et c'est
00:41:15six mois plus tard
00:41:16et pas dans la journée
00:41:17ou pas dans la semaine en tout cas
00:41:19mais on a
00:41:19les pauvres urgences
00:41:21François nous dit
00:41:22les 3 ou 4 heures d'attente
00:41:23aux urgences
00:41:24en moyenne
00:41:24c'est faux
00:41:25je pense que c'est pour rassurer
00:41:26lui il a attendu 7h
00:41:28pour un risque d'infarctus
00:41:29à Strasbourg
00:41:31personne ne s'occupe
00:41:33du problème
00:41:34nous dit
00:41:34une autre auditrice
00:41:35et Catherine
00:41:36ma mère est rentrée à midi
00:41:37elle est ressortie
00:41:38à 2h du matin
00:41:39et encore
00:41:40elle a eu la chance
00:41:41d'être ramenée
00:41:42en ambulance
00:41:42faute de la médecine de ville
00:41:43je le redis
00:41:44faute de la médecine de ville
00:41:45ils font ce qu'ils peuvent
00:41:46non ils font pas ce qu'ils peuvent
00:41:47ils travaillent quand ils veulent
00:41:49c'est devenu quelque chose
00:41:51qui est un privilège
00:41:52et or ils oublient
00:41:53ils oublient
00:41:53qu'ils sont
00:41:55encore une fois
00:41:55une partie de ce service public
00:41:56de la santé
00:41:57c'est une vraie responsabilité
00:41:58de la médecine de ville
00:41:58oui allez-y
00:42:00je pense qu'il y a une vraie
00:42:01ce que Jean-Christophe a dit
00:42:03j'ai absolument rien à rajouter
00:42:04je suis d'accord
00:42:04avec tout ce qu'il vient de dire
00:42:05il y a une vraie responsabilité
00:42:07qui fait que les gens sont démunis
00:42:08ils se retrouvent aux urgences
00:42:09et qu'il y a un encombrement
00:42:10des urgences assez hallucinant
00:42:11il faudrait en réalité
00:42:13penser la chose
00:42:14pour pouvoir offrir aux gens
00:42:15une alternative aux urgences
00:42:16qui soit je ne sais pas
00:42:17des sortes de dispensaires
00:42:18ça existe d'ailleurs
00:42:19dans certaines communes
00:42:20mais c'est pas du tout
00:42:21souvent c'est les maires
00:42:22qui essayent de faire ça
00:42:23avec des bouts de ficelle
00:42:24mais il faudrait qu'il y ait
00:42:25des dispensaires
00:42:25avec des médecins généralistes
00:42:26et on sait que
00:42:27à partir de telle heure
00:42:28on peut aller pour
00:42:30ce qu'on appelle
00:42:32la bobologie
00:42:32mais ce qui a un côté
00:42:34on sait que notre enfant
00:42:35ou même nous
00:42:36on a un problème
00:42:37et on ne peut pas avoir
00:42:38un généralisme
00:42:38et c'est quand même assez urgent
00:42:39on ne peut pas attendre
00:42:40mais on ne va pas non plus
00:42:41aller aux urgences
00:42:41il faudrait avoir
00:42:42cette alternative-là
00:42:44et les pouvoirs publics
00:42:46doivent avoir un moment
00:42:46je ne sais pas
00:42:47à créer
00:42:47on fait des grenelles pour tout
00:42:48il va bien falloir un jour
00:42:49faire un grenelle de la médecine
00:42:51et ne pas le penser uniquement
00:42:52qu'en termes
00:42:53de moyens mis
00:42:54certes il manque des moyens
00:42:55mais il faut aussi
00:42:56que les généralistes
00:42:58puissent un peu
00:42:58se voir mis
00:43:00face à leur responsabilité
00:43:01sujet important
00:43:020826 300 300
00:43:04évidemment
00:43:04vous êtes nombreux
00:43:05à témoigner
00:43:07on va continuer ce débat
00:43:08dans un instant
00:43:09avec vous
00:43:09à tout de suite
00:43:1010h midi
00:43:1110h midi
00:43:12mettez-vous d'accord
00:43:13Valérie Expert
00:43:14et on est ensemble
00:43:16avec vous
00:43:17sur Sud Radio
00:43:17pour ce 10h midi
00:43:18avec Thierry Guerrier
00:43:19conseiller de Paris
00:43:20Jean-Christophe Gallien
00:43:21politologue
00:43:22conseiller en communication
00:43:23Mathieu Bachelon
00:43:25conseiller
00:43:26communiquant
00:43:27pardon
00:43:27et président de M2B
00:43:28conseil
00:43:28et Rachida Kahout
00:43:30vous êtes président
00:43:30du haut commissariat
00:43:31des diasporas africaines
00:43:33en France
00:43:34on va revenir
00:43:34sur le dysfonctionnement
00:43:35dans l'affaire
00:43:36de la petite Liana
00:43:38hélas
00:43:38hélas
00:43:39symbole
00:43:40ou symptôme
00:43:41d'une justice
00:43:42à bout de souffle
00:43:44un peu comme l'hôpital
00:43:45dont on est
00:43:45en train
00:43:46de parler
00:43:47on en parle
00:43:49avec vous
00:43:500826
00:43:51300
00:43:51300
00:43:53Caroline
00:43:54est en ligne
00:43:55une auditrice
00:43:56bonjour Caroline
00:43:57on parlait donc
00:43:58de l'attente
00:43:59aux urgences
00:44:00de la médecine
00:44:01de ville
00:44:01qui aujourd'hui
00:44:03est incapable
00:44:04d'assumer
00:44:05qu'est-ce que vous
00:44:06vouliez nous dire ?
00:44:08moi je voulais parler
00:44:09de la médecine
00:44:10de la médecine
00:44:11de ville
00:44:11parce que
00:44:12j'ai ma fille
00:44:14qui a fait une crise
00:44:15d'asthme
00:44:15et donc du coup
00:44:16je me suis rendue
00:44:17à la pharmacie
00:44:17mais comme l'ordonnance
00:44:18était un peu vieille
00:44:19ils ont préféré
00:44:20que le médecin
00:44:20fasse une ordonnance
00:44:21et là le médecin
00:44:23m'a répondu
00:44:23moi j'ai fini ma journée
00:44:25les 17h
00:44:25je rentre
00:44:26elle est à 100 mètres
00:44:27de la pharmacie
00:44:29moralité
00:44:29ma fille
00:44:30ça s'est aggravée
00:44:31il a fallu appeler
00:44:31les pompiers
00:44:32on a passé
00:44:335 heures
00:44:35aux urgences
00:44:35alors qu'on avait
00:44:36tout ce qu'il fallait
00:44:37à la maison
00:44:38il fallait juste
00:44:38l'ordonnance
00:44:40que le médecin
00:44:40a refusé de faire
00:44:42et qu'est-ce que
00:44:43vous avez fait
00:44:43rien ?
00:44:44il n'y a pas de suite ?
00:44:46mais non
00:44:46parce que c'est comme ça
00:44:48ils sont débordés
00:44:49il n'y a pas le choix
00:44:50donc les pompiers
00:44:51ont essayé de joindre
00:44:52les collègues
00:44:53du cabinet médical
00:44:54qui encore une fois
00:44:54se situe à 100 mètres
00:44:56de la pharmacie
00:44:57et de l'endroit
00:44:58où on était
00:44:59et aucun n'a voulu
00:45:01la prendre
00:45:02juste pour faire
00:45:03l'ordonnance
00:45:03et lui donner
00:45:04les médicaments
00:45:06il n'a pas voulu
00:45:07vous donner
00:45:07la ventoline
00:45:08pour vous dépanner
00:45:10en disant
00:45:10vous me ramènerez
00:45:11l'ordonnance demain
00:45:12alors la ventoline
00:45:13oui
00:45:14sauf que
00:45:14comme on a attendu
00:45:16d'avoir le papier
00:45:17la crise s'est aggravée
00:45:19et il lui fallait
00:45:20une inhalation
00:45:22avec des corticoïdes
00:45:24donc là
00:45:25pour le coup
00:45:25il fallait vraiment
00:45:26une ordonnance
00:45:27nous on a la machine
00:45:28à la maison
00:45:28donc on aurait pu
00:45:29tout faire à la maison
00:45:30mais le médecin traitant
00:45:32a refusé
00:45:33de se déplacer
00:45:35en disant
00:45:37j'ai fini ma journée
00:45:38je suis dans ma voiture
00:45:40j'ai fini ma journée
00:45:41oui
00:45:41c'est vraiment
00:45:44c'est dramatique
00:45:46merci de ce témoignage
00:45:47Caroline
00:45:48moi j'ai une amie
00:45:48qui m'a raconté
00:45:49son médecin
00:45:49il y a un petit panneau
00:45:50avec une seule question
00:45:52une seule question
00:45:53par consultation
00:45:53c'est bien
00:45:55c'est vrai
00:45:57c'est à dire
00:45:57que si vous venez
00:45:58vous dites
00:45:59j'ai du mal à dormir
00:46:00mais j'ai mal au dos
00:46:01elle va vous dire
00:46:02non je soigne pas les deux
00:46:04vous revenez la semaine prochaine
00:46:06pour le dos
00:46:07donc voilà
00:46:08mais l'allongement
00:46:09de l'attente aux urgences
00:46:11est absolument dramatique
00:46:13on parle de personnes âgées aussi
00:46:15on parle parfois aussi
00:46:17d'enfants
00:46:18qui attendent des heures
00:46:20je voulais juste rebondir
00:46:21sur ce que nous a raconté
00:46:22notre auditrice
00:46:23qui est malheureusement
00:46:24assez éclairant
00:46:25comment ?
00:46:26ce qui est symptomatique
00:46:27dans son récit
00:46:27c'est aussi le côté
00:46:28la folie administrative
00:46:30qui à mon avis
00:46:30est très française
00:46:31de plus en plus
00:46:31où chacun
00:46:34n'assume pas
00:46:34ses responsabilités
00:46:35et se cache derrière
00:46:36un papier
00:46:39une procédure
00:46:40voilà
00:46:40donc on arrive
00:46:41dans une sorte
00:46:41où personne n'agit
00:46:42et tout le monde attend
00:46:43pour pouvoir se surprotéger
00:46:44en disant
00:46:45ah ben non
00:46:45parce que moi
00:46:46si je vous donne le médicament
00:46:47parce que je n'ai pas
00:46:48et voilà
00:46:48et on arrive à une situation
00:46:49où du coup
00:46:50il ne se passe rien
00:46:51les gens sont victimes de ça
00:46:53d'accord
00:46:53mais il faut quand même
00:46:55il faut être rigoureux
00:46:57par exemple
00:46:58nos pharmaciens
00:46:59et nos pharmaciens d'officine
00:47:01en particulier
00:47:01sont souvent
00:47:03le premier maillon
00:47:04le premier contact
00:47:05des français
00:47:06et la plupart du temps
00:47:08dans la plupart des situations
00:47:10ils font un maximum
00:47:12pour essayer d'aider
00:47:13justement les gens
00:47:14qui sont bloqués
00:47:15parce que
00:47:16l'ordonnance n'a pas été renouvelée
00:47:17etc.
00:47:18pour autant
00:47:18ils ont une énorme responsabilité
00:47:21et notamment juridique
00:47:22ils doivent payer
00:47:22des assurances considérables
00:47:24s'ils commettent une erreur
00:47:26en donnant un médicament
00:47:28il faut savoir quand même
00:47:29que le conseil de l'ordre
00:47:30des pharmaciens
00:47:31en France
00:47:33a organisé un logiciel
00:47:34qui permet
00:47:35si vous vous branchez
00:47:37que vous créez
00:47:37votre propre espace
00:47:38chaque patient
00:47:39peut avoir son espace
00:47:40mais ce qui fait
00:47:41que toutes les pharmacies
00:47:42de France
00:47:42peuvent savoir
00:47:43s'il y a une interaction
00:47:44entre tel médicament
00:47:45pour vous
00:47:45alors que vous allez
00:47:46par exemple
00:47:47300 kilomètres plus loin
00:47:48et ça permet
00:47:49ce système
00:47:50a permis
00:47:53d'éviter les risques
00:47:54et justement
00:47:54d'aider le plus possible
00:47:55les gens
00:47:55maintenant les pharmacies
00:47:56ne peuvent pas tout faire
00:47:57il y a des moments
00:47:58où parfois
00:47:58ils sont obligés
00:47:59de faire très très attention
00:48:01et de refuser finalement
00:48:02sur une vieille ordonnance
00:48:04qui est un peu
00:48:04qui est peut-être douteuse
00:48:06c'était peut-être pas le cas
00:48:07pour l'auditrice évidemment
00:48:08mais donc c'est très compliqué
00:48:09moi je voudrais rajouter un mot
00:48:11j'ai eu un exemple récent
00:48:14nous avons un système
00:48:15qui s'appelle les ARS
00:48:16qui sont des espèces
00:48:16de préfets sanitaires
00:48:17qui ne sont pas dirigés
00:48:18d'ailleurs par des médecins
00:48:19la plupart du temps
00:48:20parfois mais très rarement
00:48:22et on a suradministré ce pays
00:48:24on essaye d'aller vers une santé
00:48:25à la NHS anglaise
00:48:27un espèce de grand service public
00:48:28complètement
00:48:29alors qu'on a des libéraux
00:48:31alors qu'on a
00:48:31qui sont critiqués
00:48:32mais qui font un travail
00:48:34et dont on a besoin
00:48:35de maintenir
00:48:35aussi cette médecine là
00:48:38or
00:48:39la sécurité sociale
00:48:40en voulant tout réjanter
00:48:41parce que
00:48:42maintenant 23 milliards
00:48:43encore de déficit
00:48:43de cette année
00:48:44il faut faire des économies
00:48:45alors on pense que c'est en suradministrant
00:48:47qu'on va faire des économies
00:48:48c'est le contraire qui se produit
00:48:49on vient de le voir avec l'exemple
00:48:51de cette auditrice
00:48:52je vous donne un exemple
00:48:53les présidents de conseils départementaux
00:48:56demandent que les ARS
00:48:57soient départementalisés
00:48:59vous imaginez que pour prendre une décision
00:49:01pour une décision médicale
00:49:02pour organiser un nouveau dispositif médical
00:49:05par exemple
00:49:06à Amiens
00:49:07ou à Beauvais
00:49:08tout ça dépend de Lille
00:49:10et bien ce sont des gens
00:49:11qui administrent depuis Lille
00:49:12ils refusent d'avoir un correspondant
00:49:14dans chaque département
00:49:16qui connaît la localité
00:49:18la proximité
00:49:18c'est fou
00:49:20c'est comme ça
00:49:20qu'à force
00:49:21les hôpitaux
00:49:22les médecins
00:49:23passent un quart
00:49:24au moins
00:49:25c'est même presque le tiers
00:49:27de leur temps
00:49:28à remplir
00:49:29des questionnaires
00:49:30des formulaires
00:49:30ils font autre chose
00:49:31que leur métier de médecin
00:49:32ils font de l'administratif
00:49:34ça ne les pousse pas
00:49:35à devenir
00:49:36ce qu'étaient leurs parents
00:49:38ou leurs grands-parents
00:49:38enfin
00:49:38leurs prédécesseurs
00:49:41qui étaient des médecins
00:49:42qui en effet
00:49:43passaient de 7h à 23h
00:49:45leur journée
00:49:45à s'occuper des gens
00:49:46bas là
00:49:47ok sur administration
00:49:49j'ai fait mon chiffre
00:49:50dans la journée
00:49:50je m'arrête
00:49:51ils ne sont pas tous comme ça
00:49:52la plupart des médecins
00:49:54ne se comportent pas comme ça
00:49:55mais il faut comprendre
00:49:56que c'est une logique
00:49:56qu'on a mis en route
00:49:58en essayant
00:49:59en critiquant la médecine libérale
00:50:01en critiquant le privé
00:50:02alors qu'il nous faut
00:50:02les deux systèmes
00:50:03mais ce n'est pas faute
00:50:04de l'avoir dénoncé
00:50:05des gens comme le professeur Grimel
00:50:06dit ont écrit des livres
00:50:07sur ce sujet
00:50:08sur la façon dont on a transformé
00:50:10l'hôpital public
00:50:11en entreprise
00:50:13l'hôpital entreprise
00:50:1425% du personnel
00:50:16est administratif
00:50:16j'aurais dit
00:50:18à Thierry
00:50:19quand même
00:50:19à tout le monde
00:50:20que la médecine libérale
00:50:21n'est pas libérale
00:50:22elle est administrée
00:50:24ils sont des fonctionnaires
00:50:25et ils ont une responsabilité
00:50:27dans la chaîne publique
00:50:27de la santé
00:50:28qui n'est pas de fermer
00:50:29à 5h
00:50:30dire je suis dans ma voiture
00:50:30mais ça les déresponsabilise
00:50:32ce système
00:50:32ça les déresponsabilise
00:50:34vous êtes médecin
00:50:35vous avez fait étude de médecine
00:50:36vous avez un serment d'abord
00:50:37avant d'être fonctionnaire
00:50:38vous devez soigner les gens
00:50:39vous devez rentrer chez vous
00:50:40vous occuper de je ne sais pas quoi
00:50:41donc ça
00:50:43ça veut dire qu'on fait
00:50:44les responsabilités jusqu'au bout
00:50:44et c'est générationnel
00:50:45plutôt qu'autre chose
00:50:46moi j'ai un cas concret
00:50:47pour un pharmacien terrible
00:50:49et ça arrive souvent
00:50:51c'est un cas concret
00:50:52et dangereux
00:50:54parce que la prescription
00:50:55vient d'un service d'oncologie
00:50:56c'est-à-dire en gros
00:50:57traitement du cancer
00:50:58et souvent
00:50:59et je ne le savais pas
00:51:00les prescriptions médicales
00:51:02sont parfois incomplètes
00:51:03ou mal écrites
00:51:04trop rapidement
00:51:05et le pharmacien
00:51:07se retrouve devant
00:51:09la difficulté
00:51:09c'est-à-dire
00:51:10soit
00:51:10je ne délivre pas
00:51:11les molécules
00:51:12parce que c'est incomplet
00:51:14au risque de me faire sanctionner
00:51:15par la dite ARS
00:51:16qui vient le contrôler
00:51:17parce qu'elle passe son temps
00:51:18à contrôler
00:51:19ou je délivre
00:51:20et à ce moment
00:51:21je vais être contrôlé
00:51:22et si je ne délivre pas
00:51:22il faut que le patient
00:51:24retourne à l'hôpital
00:51:25où il n'a pas un rendez-vous
00:51:26tout de suite
00:51:26pour obtenir une prescription
00:51:27à ce moment
00:51:28à la corriger
00:51:29dont il a besoin
00:51:30parce que son traitement
00:51:30c'est de la chimiothérapie
00:51:31qu'il le fait parfois
00:51:32chez lui
00:51:33et ainsi de suite
00:51:33et donc là
00:51:34cet ami
00:51:35on est à Clermont-Ferrand
00:51:36dans le tuyau de Dôme
00:51:37c'est pas à Paris
00:51:38c'est pas ailleurs
00:51:38et bien lui
00:51:39il a délivré les médicaments
00:51:40comme il a toujours fait
00:51:41parce que c'est un libéral
00:51:42vraiment libéral
00:51:43pas quelqu'un
00:51:44qui rentre dans cette chaîne
00:51:44de valeurs administratives
00:51:45qui se protège
00:51:46et qui a peur
00:51:47de la contrainte régulatoire
00:51:48de l'ARS
00:51:49donc qui vient
00:51:50dans toutes les régions
00:51:51et bien aujourd'hui
00:51:52il a un contrôle
00:51:53sur l'ensemble
00:51:53de son activité
00:51:55c'est-à-dire
00:51:55c'est comme un contrôle fiscal
00:51:56ou social
00:51:57si vous voulez
00:51:57mais c'est un contrôle
00:51:58sécurité sociale
00:51:59sur l'ensemble
00:52:00donc ça veut dire
00:52:01des milliers de prescriptions
00:52:03des milliers de prescriptions
00:52:04il a besoin d'avoir un avocat
00:52:06il a besoin d'être soutenu
00:52:07par quelqu'un
00:52:08qui derrière
00:52:08ça engage des dépenses derrière
00:52:09et il a une fin de carrière
00:52:11qui du coup
00:52:11se traduit de cette manière-là
00:52:12donc voilà le système
00:52:13dans lequel on est
00:52:14il est loin
00:52:14c'est ce que je disais
00:52:15sur administration
00:52:16il est sur administré
00:52:17et totalement déresponsabilisé
00:52:19et surtout
00:52:20l'administration
00:52:21sur administration
00:52:22elle ne fait que du contrôle
00:52:23et ça ne fait pas
00:52:23faire des économies au système
00:52:25alors Martine nous dit
00:52:26moi dans ma pharmacie
00:52:28dans mon village
00:52:28on m'avance mon traitement
00:52:30je suis asthmatique
00:52:30en attendant mon rendez-vous
00:52:31chez mon médecin
00:52:32évidemment
00:52:33on a tous
00:52:34c'est ce que je vous disais
00:52:35le dernier maillon
00:52:36ou le premier maillon
00:52:36les pharmacies d'officine
00:52:37quand on connaît le pharmacien
00:52:38il m'arrive aussi
00:52:39d'être au bout d'une ordonnance
00:52:40et ça passe
00:52:43et quand effectivement
00:52:44mais ça c'est de la proximité
00:52:45quand vous connaissez
00:52:47votre pharmacien
00:52:48une autre auditrice
00:52:49me dit
00:52:49bah oui moi aussi
00:52:50je suis allée
00:52:50chez le dermato
00:52:51on m'a dit
00:52:52par SMS
00:52:53on fait
00:52:54si c'est pour les grains de beauté
00:52:55on ne parlera pas
00:52:56de votre eczéma
00:52:56c'est à dire que c'est
00:52:58pas de sujet à la fois
00:53:00c'est quelque chose de plus
00:53:01mais c'est vrai que
00:53:03voilà
00:53:03l'attente aux urgences
00:53:05le constat est là
00:53:06parlons maintenant
00:53:07de la justice
00:53:07des dysfonctionnements
00:53:08de la justice
00:53:10des enquêtes de police
00:53:13de gendarmerie
00:53:14également
00:53:15on va en parler
00:53:16et je vous propose
00:53:17d'écouter
00:53:18Aurélien Martini
00:53:19vice-procureur
00:53:20et secrétaire
00:53:22général adjoint
00:53:23de l'USM
00:53:23qui était ce matin
00:53:25alors on va peut-être
00:53:25l'écouter au retour
00:53:26pub comme ça
00:53:27on pourra entamer le débat
00:53:28qui était l'invité
00:53:29ce matin de la matinale
00:53:30de Sud Radio
00:53:3210h midi
00:53:33Sud Radio
00:53:33le 10h midi
00:53:35mettez-vous d'accord
00:53:36Valérie Expert
00:53:38on est de retour
00:53:39avec vous
00:53:40donc parler
00:53:41de l'affaire Liana
00:53:42l'affaire Liana
00:53:43avec visiblement
00:53:44des dysfonctionnements
00:53:45mais des dysfonctionnements
00:53:46dans cette affaire
00:53:48effectivement
00:53:48cet homme soupçonné
00:53:49de l'enlèvement de Liana
00:53:51contre lequel
00:53:52il y avait déjà eu
00:53:53des plaintes
00:53:54des dossiers
00:53:55qui n'ont pas été
00:53:56transmis
00:53:57visiblement
00:53:58ce n'est pas
00:53:59un cas isolé
00:54:00il y a beaucoup
00:54:01de plaintes
00:54:01qui sont en attente
00:54:02de gens victimes
00:54:04qui racontent
00:54:05ne pas avoir
00:54:06de nouvelles
00:54:06de leurs plaintes
00:54:08je vous propose
00:54:09d'écouter
00:54:10je vous le disais
00:54:12Aurélien Martini
00:54:13vice-procureur
00:54:13et secrétaire général adjoint
00:54:15de l'union syndicale
00:54:16des magistrats
00:54:17alors ça c'est le jeu
00:54:18des règles de compétence
00:54:19c'est à dire que
00:54:20chaque parquet
00:54:20est compétent
00:54:21sur son ressort territorial
00:54:23ça veut dire que
00:54:24quand les faits sont commis
00:54:25dans un ressort différent
00:54:27de celui où vous déposez plainte
00:54:28le procureur
00:54:30qui reçoit la plainte
00:54:30doit la transmettre
00:54:31à son homologue
00:54:32ça c'est le code
00:54:32de procédure pénale
00:54:33qui l'impose
00:54:34parce qu'il y a
00:54:35il existe une compétence territoriale
00:54:37alors d'accord
00:54:38pardon de vous couper
00:54:39mais ça signifie
00:54:40qu'on perd du temps
00:54:40pendant ce temps
00:54:42absolument
00:54:43on perd du temps
00:54:44non seulement
00:54:45parce que
00:54:45les transmissions
00:54:47se font
00:54:47souvent de manière
00:54:49papier
00:54:49par des procédures papier
00:54:50et que
00:54:51nos services
00:54:52sont exsangues
00:54:53et donc
00:54:54le cheminement interne
00:54:55si vous voulez
00:54:56conduit
00:54:57une procédure
00:54:58à arriver d'abord
00:54:58dans un service
00:54:59dit du courrier
00:55:00où parfois
00:55:01vous avez un seul agent
00:55:02qui reçoit
00:55:02toutes les procédures
00:55:03par la poste
00:55:04il faut s'imaginer
00:55:06ce que ça représente
00:55:07en termes de volume
00:55:07de courrier
00:55:08qui arrive
00:55:09et puis ensuite
00:55:10c'est transmis
00:55:10à un autre service
00:55:11qui est un bureau d'ordre
00:55:12là aussi
00:55:12avec des services
00:55:13où parfois
00:55:14moi j'ai connu
00:55:14des juridictions
00:55:15où on devait avoir
00:55:165 personnels
00:55:17et on en avait que 2
00:55:18dans le bureau d'ordre
00:55:18qui enregistraient
00:55:19toutes les procédures
00:55:20qui arrivaient
00:55:21et ensuite
00:55:22c'est transmis
00:55:22dans le bureau
00:55:23d'un magistrat
00:55:23mais c'est transmis
00:55:26au milieu
00:55:27des autres procédures
00:55:28et ce magistrat
00:55:29il peut être
00:55:29à ce moment là
00:55:30à l'audience
00:55:30de permanence
00:55:31bref
00:55:31c'est un système
00:55:33et qui ne permet pas
00:55:34de répondre
00:55:35dans des temps limites
00:55:35alors autre témoignage
00:55:37celui d'une magistrate
00:55:38je travaille
00:55:39dans une petite juridiction
00:55:40des plaintes
00:55:40pour violences sexuelles
00:55:41en souffrance
00:55:42dans mes services d'enquête
00:55:43il y en a des dizaines
00:55:45voire des centaines
00:55:45il faut attendre
00:55:46un drame
00:55:47pour qu'on réalise
00:55:48qu'on a la justice
00:55:49qu'on finance
00:55:50entre 2016 et 2022
00:55:52les plaintes
00:55:52pour violences conjugales
00:55:53ont été multipliées
00:55:54par 2
00:55:55par 2
00:55:56combien d'officiers
00:55:57de police judiciaire
00:55:58de procureurs
00:55:59de juges
00:55:59de greffiers
00:55:59en plus
00:56:00pour les traités
00:56:00je vous laisse deviner
00:56:02la libération
00:56:02de la parole
00:56:03a fait exploser
00:56:04les plaintes
00:56:04pour violences sexuelles
00:56:06exploser
00:56:06j'en traite
00:56:07à chaque permanence
00:56:08tous les jours
00:56:08combien de personnel
00:56:09en plus
00:56:10devinez
00:56:11on ne fait pas plus
00:56:12on ne fait pas plus vite
00:56:13pas mieux
00:56:13à moyen constant
00:56:14la parole magique
00:56:15ne protège pas
00:56:16les victimes
00:56:16on sait comment
00:56:17les protéger mieux
00:56:18c'est un choix
00:56:18un choix de financeur
00:56:20je refuse d'assumer
00:56:21ce choix
00:56:22que je m'efforce
00:56:23déjà jour après jour
00:56:24d'amortir
00:56:25c'est un témoignage
00:56:27terrible
00:56:28que celui-ci
00:56:29on a vu
00:56:30dans certaines juridictions
00:56:31d'un revers de main
00:56:32pousser des dossiers
00:56:34vers la poubelle
00:56:35des plaintes
00:56:36qui ont été
00:56:37qui ne sont pas traitées
00:56:39donc cette affaire
00:56:40de Liana
00:56:41où visiblement
00:56:41il y a eu
00:56:42des dysfonctionnements
00:56:43est quand même
00:56:44le symbole
00:56:44le symptôme
00:56:45d'une justice
00:56:46qui est elle aussi
00:56:47malade
00:56:48je ne sais pas
00:56:49qui veut prendre la parole
00:56:50en premier
00:56:51peut-être Rachida
00:56:52oui oui
00:56:53c'est terrible
00:56:53c'est une affaire
00:56:54qui glace les eaux
00:56:55mais au-delà de ça
00:56:56c'est une affaire de plus
00:56:57et je dirais même
00:56:59une affaire de trop
00:57:00une affaire de trop
00:57:01et la question
00:57:04que se posent aujourd'hui
00:57:05les français
00:57:05c'est justement
00:57:06pourquoi il y a autant
00:57:09de lourdeur administrative
00:57:11pourquoi en fait
00:57:13les services
00:57:14ne communiquent pas
00:57:15entre eux
00:57:16c'est bien là la question
00:57:18moi je parlais avec
00:57:19des officiers
00:57:21de la police
00:57:22la semaine dernière
00:57:23encore une fois
00:57:24et ils se plaignent
00:57:26encore et encore
00:57:27du manque de moyens
00:57:28de la lourdeur
00:57:30si vous voulez
00:57:30administrative
00:57:31donc le temps
00:57:32de communication
00:57:33est long
00:57:34le temps de retour
00:57:35est long
00:57:35les moyens
00:57:36ne sont pas là
00:57:37et dans cette affaire
00:57:39je pense qu'en fait
00:57:39il faut s'arrêter
00:57:41il faut s'arrêter
00:57:42plus qu'un moment
00:57:43et se dire que
00:57:44arrêtons de constater
00:57:46arrêtons de dénoncer
00:57:47effectivement
00:57:48le régalien
00:57:49aujourd'hui
00:57:50est mis à mal
00:57:51aujourd'hui
00:57:52en fait
00:57:52tout à l'heure
00:57:53on parlait de la santé
00:57:54mais la justice
00:57:55c'est pareil
00:57:56et c'est pas
00:57:57c'est pas les policiers
00:57:58c'est pas les enquêteurs
00:57:59en fait
00:57:59qui sont mis en cause
00:58:00c'est tout simplement
00:58:01en fait
00:58:02la machine
00:58:02qui ne leur apporte
00:58:04pas suffisamment
00:58:04de moyens
00:58:05pour pouvoir répondre
00:58:06tout simplement
00:58:07en fait
00:58:08et bien
00:58:08à toutes ces plaintes
00:58:09parce qu'il ne faut
00:58:09négliger aucune plainte
00:58:11et là en l'occurrence
00:58:12c'est une affaire
00:58:13qui encore une fois
00:58:13ça me fait bondir
00:58:15parce que
00:58:15qu'on se retrouve
00:58:16avec cette petite
00:58:18mais évidemment
00:58:19alors qu'il y avait eu
00:58:20déjà des signalements
00:58:21des signalements
00:58:22c'est
00:58:23quand on voit que
00:58:24j'ai lu ça encore ce matin
00:58:26toutes les trois minutes
00:58:28un enfant en fait
00:58:28est victime
00:58:29de prédateurs
00:58:30sexuels
00:58:31les plaintes
00:58:32il y en a qui sont déposées
00:58:34mais
00:58:34la plupart ne sont pas
00:58:36traitées dans l'instant
00:58:37T
00:58:37dans l'instant immédiat
00:58:38dans l'immédiateté
00:58:39alors Nicolas
00:58:40est en ligne avec nous
00:58:41il voulait témoigner
00:58:42c'est un auditeur
00:58:43bonjour Nicolas
00:58:44oui bonjour Valérie
00:58:45bonjour
00:58:45qu'est-ce que
00:58:47vous vouliez nous dire
00:58:49oui bah en fait
00:58:49moi ce que je voulais dire
00:58:50c'est qu'il y a quand même
00:58:51un manque d'investigation
00:58:53lors des dépôts de plaintes
00:58:54surtout là
00:58:55quand c'est des plaintes
00:58:55qui viennent d'un enfant
00:58:56il y a quand même
00:58:57un gros loupé
00:58:58dans cette histoire
00:58:59de toute façon
00:58:59c'est ce qu'on peut voir
00:59:00d'autres affaires
00:59:02sont en train d'avoir découlé
00:59:03là il y a une autre affaire
00:59:04de notre fillette
00:59:05qui avait porté plainte
00:59:06en septembre
00:59:07et jusqu'en mai
00:59:092025
00:59:10elle a été violée
00:59:11alors qu'il y avait même eu
00:59:12une investigation
00:59:13médico-légale
00:59:14qui avait approuvé
00:59:15qu'elle avait eu
00:59:17des violences
00:59:18et que
00:59:18ben voilà
00:59:20enfin ce gars-là
00:59:20n'a pas du tout
00:59:21été appréhendé
00:59:22il n'y a eu aucune garde à vue
00:59:23alors après
00:59:24je ne mets pas en faute
00:59:26voilà les commissariats
00:59:27les agents de police
00:59:27qui ont aussi un travail
00:59:29voilà comme on disait
00:59:30la libération de la parole
00:59:31a fait qu'il y a eu
00:59:31beaucoup de gens
00:59:32qui ont porté plainte
00:59:34mais voilà
00:59:35je pense qu'il y a aussi
00:59:36peut-être un manque
00:59:37de personnes
00:59:38peuvent être formées
00:59:40formées là-dessus
00:59:44effectivement dans ce cas-là
00:59:45il y a eu quand même
00:59:46plusieurs signaux d'alerte
00:59:48en l'occurrence
00:59:49ce sont les gendarmes
00:59:50qui n'ont pas transmis
00:59:52dont la plainte
00:59:53n'a pas été transmise
00:59:54il y a eu un dessaisissement
00:59:55et le dossier visiblement
00:59:56est resté
00:59:57de Toulouse à Hoche
00:59:57de Toulouse à Hoche
00:59:59et ça n'a pas été suivi
01:00:02Thierry Guerrier
01:00:02je connais mal le dossier
01:00:03là il y en a
01:00:04et en effet
01:00:04je pense que les policiers
01:00:06eux-mêmes
01:00:06mais aussi les juges
01:00:07ont peut-être
01:00:09perdu du temps
01:00:09mais en même temps
01:00:10ils sont débordés aujourd'hui
01:00:11par toute une série
01:00:12de phénomènes
01:00:14pour lesquels on demande
01:00:15il faut rattraper
01:00:16le temps perdu
01:00:17et on demande
01:00:17au pouvoir public
01:00:18à juste titre
01:00:19de façon très légitime
01:00:20évidemment
01:00:20intervenir
01:00:20mais je voudrais
01:00:21vous dire par exemple
01:00:22l'année dernière
01:00:22le budget de la justice
01:00:24voté pour 2026
01:00:25c'est à peu près
01:00:2611 milliards
01:00:2610 milliards 7
01:00:27ça a été une augmentation
01:00:29encore de 266 millions
01:00:30alors on a reproché
01:00:31à Gérald Darmanin
01:00:32qui fait ça
01:00:33de la gauche en particulier
01:00:34de ne pas s'intéresser
01:00:36à la prévention
01:00:37mais plutôt
01:00:37de mettre cet argent
01:00:38en plus
01:00:39dans le carcéral
01:00:40comme dit la gauche
01:00:40c'est-à-dire les prisons
01:00:41mais on exige
01:00:42qu'il y ait des prisons
01:00:43supplémentaires
01:00:43on voit bien par exemple
01:00:44à la suite des émeutes
01:00:45que les consignes implicites
01:00:47données par les parquets
01:00:48c'est bien on ne met pas
01:00:48en prison
01:00:49parce qu'il n'y a plus de place
01:00:50pour les mettre en prison
01:00:51donc vous voyez
01:00:51qu'on est
01:00:53Valérie
01:00:54dans des cercles vicieux
01:00:55où on attend tout
01:00:57tout le temps
01:00:57il faut rattraper le retard
01:00:58Gérald Darmanin
01:00:59c'est ce qu'il veut
01:01:00notamment
01:01:00en essayant de lutter
01:01:02contre le narcotrafic
01:01:03en essayant de créer
01:01:04des prisons spécifiques
01:01:05pour les leaders
01:01:07de ce marché
01:01:08du narcotrafic
01:01:10de la lutte contre la drogue
01:01:11j'ai envie de dire
01:01:13on ne peut pas tout faire à la fois
01:01:14c'est un constat catastrophique
01:01:16il y a des années
01:01:17et des années
01:01:18à rattraper
01:01:18il y a des efforts
01:01:20qui sont faits
01:01:21on pourrait parler
01:01:22du périscolaire
01:01:23c'est leur métier
01:01:25on parle de gens
01:01:26dont c'est professionnel
01:01:27avoir plusieurs dossiers
01:01:28en cours
01:01:28plusieurs exigences
01:01:29en cours
01:01:31vous connaissez une entreprise
01:01:33qui ne fait pas face
01:01:34à plusieurs marchés
01:01:36je suis désolé
01:01:37on parlait tout à l'heure
01:01:38de la santé
01:01:39la santé
01:01:40il y a au moins
01:01:40les urgences
01:01:41vous voyez
01:01:41la santé
01:01:42il y a au moins
01:01:42les urgences
01:01:43là
01:01:43dans l'affaire
01:01:44dont on parle
01:01:45évidemment
01:01:45que c'est terrible
01:01:47mais ça démarre
01:01:48évidemment
01:01:49par l'aspect judiciaire
01:01:51parce que
01:01:51les enquêtes
01:01:52pas faites
01:01:52police
01:01:53justice
01:01:53mais si on remonte
01:01:55à d'autres affaires
01:01:55vous avez l'école
01:01:56qui ne fait pas son travail
01:01:58de signalement
01:01:58vous avez les services sociaux
01:02:00qui suivent
01:02:00ou qui suivent pas
01:02:01dès qu'on bouge
01:02:02d'une rue
01:02:03ou d'un quartier
01:02:04ou d'une ville
01:02:04ça y est
01:02:05on tombe dans les oubliettes
01:02:06vous rendez compte
01:02:06où on est rendu
01:02:07si vous discutez
01:02:07avec les policiers
01:02:08ils ont des services
01:02:10digitaux
01:02:10informatiques
01:02:14je suis pas d'accord
01:02:15il y a à la fois
01:02:16des professionnels
01:02:17qui doivent faire
01:02:17leur métier
01:02:18et c'est leur métier
01:02:19arrêtons avec
01:02:19les responsabilités
01:02:20les excuses administratives
01:02:22et tout faire porter
01:02:23au politique
01:02:24c'est un premier niveau
01:02:25après le politique
01:02:25je suis désolé
01:02:26même monsieur Darmanin
01:02:27bah oui
01:02:27c'est son boulot
01:02:28de faire ça
01:02:28son boulot
01:02:29de faire face
01:02:30au trafic de drogue
01:02:31c'est parce qu'il devrait
01:02:32moins voyager
01:02:32moins fier de visites
01:02:34si vous voulez
01:02:34de terrain
01:02:34comme ils font tous
01:02:35monsieur Nunez
01:02:36il se balade
01:02:36on ne lui demande pas
01:02:37de se balader
01:02:38moi je m'en fiche
01:02:38qu'il aille à Nice
01:02:39discuter avec les voisinages
01:02:40il faut qu'ils travaillent
01:02:42il faut qu'ils travaillent
01:02:43le politique doit travailler
01:02:43ses services doivent travailler
01:02:44pas organiser un déplacement
01:02:47les...
01:02:47non mais non mais
01:02:48la réalité c'est un métier
01:02:50c'est un métier
01:02:50on peut mettre un peu
01:02:51du réel aussi
01:02:52dans le débat
01:02:53on passe beaucoup de temps
01:02:53à se déplacer
01:02:54moins à discuter
01:02:55avec les citoyens
01:02:56ou avec les politiques
01:02:57et après
01:02:57l'administration
01:02:58va faire son boulot
01:02:59non mais
01:02:59parce que le terrain
01:03:00il n'y a que ça de vrai
01:03:01je veux vous dire
01:03:02et c'est pas le terrain
01:03:04quand on fait une visite
01:03:05non pas de courtoisie
01:03:06mais un déplacement mététique
01:03:07non c'est pas du terrain
01:03:09on est dans le populisme total
01:03:12pas de réalité
01:03:12les faits ne comptent pas
01:03:14les chiffres ne comptent pas
01:03:15je parle de choses concrètes
01:03:16monsieur Guerrier
01:03:17je ne suis pas populiste
01:03:18quelqu'un me dit
01:03:20l'enquête était en cours
01:03:21il manquait juste
01:03:22de convoquer le suspect
01:03:23bah ouais
01:03:23c'est bien le problème
01:03:24le dossier était
01:03:25chez le gendarme
01:03:26de chez les gendarmes
01:03:27depuis le 28 janvier
01:03:28mais enfin
01:03:29on est au mois de juin
01:03:32je bosse
01:03:33sur une affaire précédente
01:03:35sur une affaire précédente
01:03:36il n'a pas été entendu
01:03:37en effet
01:03:37il n'a pas été entendu
01:03:39donc on peut essayer
01:03:41de défendre les gendarmes
01:03:42ils ont merdé
01:03:42j'ai pas d'autres mots que ça
01:03:45ils ont merdé
01:03:47peut-être
01:03:47bah oui
01:03:48ça arrive
01:03:48ça arrive
01:03:49mais il n'y a pas
01:03:50ça arrive
01:03:50non mais
01:03:52vraiment
01:03:52c'est pas le bol
01:03:53vous pouvez pas dire
01:03:54c'est pas le bol
01:03:55non mais franchement
01:03:56je peux en passer une
01:03:57non mais vous dites
01:03:58ça peut arriver
01:03:59non ça peut arriver
01:04:00vous devez entrer l'accusé
01:04:01oh oh monsieur Gallien
01:04:03ça suffit
01:04:03je vais essayer de faire du en même temps
01:04:05alors allez-y
01:04:06allez Mathieu
01:04:07allez-y Mathieu
01:04:09alors Jean-Christophe
01:04:10ça partait assez mal
01:04:10je me suis dit
01:04:11oulala
01:04:11mais en fait
01:04:12ça partait assez mal
01:04:13d'abord
01:04:15ça partait assez mal
01:04:16mais en fait
01:04:16je suis assez d'accord
01:04:16avec lui sur la fin
01:04:17c'est-à-dire sur le côté
01:04:18et après on verra
01:04:19sur ce quoi
01:04:20je ne suis pas d'accord
01:04:20avec lui
01:04:21on est tous contre
01:04:21la culture de l'excuse
01:04:22non non
01:04:23on est tous d'accord
01:04:23je suis d'accord
01:04:24sur le fait qu'il y a un sujet
01:04:26en France
01:04:27sur la dilution des responsabilités
01:04:28mais qui arrive dans ce cas-là
01:04:31mais qui arrive dans plein d'autres choses
01:04:32c'est culturel
01:04:32c'est tout le pays en ce moment
01:04:34c'est-à-dire qu'en fait
01:04:34chacun va se renvoyer
01:04:35la part de responsabilité
01:04:36en disant
01:04:36je suis dans mon périmètre
01:04:37mais du coup je ne vais pas
01:04:38bon après il y a un sujet
01:04:39sur lequel par contre
01:04:40je ne suis pas du tout d'accord
01:04:40avec Jean-Christophe
01:04:41c'est de dire que
01:04:42les gens ne font pas leur boulot
01:04:43les gens sont
01:04:44mais non ils ne font pas leur boulot
01:04:46mais ils ne font pas leur boulot
01:04:50mais vous ne convoquez pas
01:04:51un mec accusé de viol
01:04:52depuis le 28 janvier
01:04:53il n'y a pas des erreurs
01:04:56il y a une question aussi
01:04:57de lenteur de procédure
01:04:58parce qu'il y a en réalité
01:04:59et ça vous ne pouvez pas le nier
01:05:01un problème de moyens humains
01:05:04Thierry a raison
01:05:05le budget de la justice
01:05:06a été augmenté
01:05:06on peut saluer les efforts
01:05:08qui ont été faits
01:05:09notamment sous l'impulsion
01:05:10d'Éric Dupont-Moretti
01:05:11qui a beaucoup mis de sa personne
01:05:12là-dedans pour l'augmenter
01:05:13mais on partait de tellement loin
01:05:14que le budget de la justice
01:05:17en France
01:05:18en gros
01:05:19au niveau médian
01:05:21la moyenne européenne
01:05:22la moyenne européenne
01:05:23ce qui veut dire
01:05:24qu'en France
01:05:26je crois à peu près
01:05:27les chiffres de l'année dernière
01:05:28en 2024
01:05:29c'est 77 euros par habitant
01:05:31pour la justice
01:05:32la moyenne européenne
01:05:34est à 81 euros
01:05:36et quand on compare
01:05:37sur des pays
01:05:37qui sont sur des standards
01:05:38vers lesquels
01:05:39on pourrait essayer
01:05:39de se comparer
01:05:40à savoir l'Allemagne
01:05:41à savoir la Belgique
01:05:42on est 15e
01:05:43ils sont plutôt autour
01:05:45de 130-140 euros
01:05:46en moyenne par habitant
01:05:47donc il y a un sujet
01:05:48de moyens de la justice
01:05:49il faut voir
01:05:49l'état des tribunaux
01:05:53qui tombe en ruine
01:05:53il faut voir l'état
01:05:54la façon dont les magistrats
01:05:56et les greffiers travaillent
01:05:57avec pas d'internet
01:05:58il n'y a plus de ramètre de papier
01:05:59ils sont obligés
01:05:59d'apporter leur ramètre de papier
01:06:01quand il faut imprimer
01:06:02des documents
01:06:03ce genre de choses
01:06:03il n'y a pas assez de magistrats
01:06:05on peut dire qu'effectivement
01:06:06certains ne font pas leur travail
01:06:09je ne pense pas
01:06:09que ce soit le cas
01:06:10c'est juste que certains
01:06:11sont peut-être pris
01:06:12et ça il faudrait
01:06:12pour le coup des poussières
01:06:13je dis qu'ils ne travaillent pas assez
01:06:15je ne suis pas sûr que ce soit une question
01:06:16de volume de travail
01:06:17je ne pense pas que ce soit
01:06:18une question de volume de travail
01:06:19ils ne sont pas assez nombreux
01:06:20et puis par contre
01:06:21là où je suis d'accord
01:06:21avec Jean-Christophe
01:06:22il y a une question de procédure
01:06:24il faut peut-être à un moment
01:06:25essayer d'alléger les procédures
01:06:27et de faire confiance aussi
01:06:28et ça j'en ai beaucoup parlé
01:06:30parce que vous savez
01:06:30que j'ai travaillé pendant longtemps
01:06:31avec des avocats
01:06:32il faut aussi essayer de faire confiance
01:06:34à l'ensemble de la famille judiciaire
01:06:35et aussi aux avocats
01:06:36à ceux qui participent
01:06:38à ceux qui participent à la procédure
01:06:39vous allez dire ça
01:06:40à un enfant qui a été violé
01:06:41qui depuis 3 ans
01:06:42n'a pas de nouvelles du tribunal
01:06:43ni de la police
01:06:44faire confiance à la justice
01:06:46comment vous pouvez avoir confiance
01:06:47en la justice
01:06:48quand vous portez plainte
01:06:49et que vous n'avez pas de réponse
01:06:50est-ce que j'ai dit ça ?
01:06:52oui
01:06:52vous avez dit
01:06:53il faut faire confiance
01:06:54à la justice
01:06:55il fallait que
01:06:56il fallait que l'institution judiciaire
01:06:58fasse aussi confiance
01:06:59et ne soit pas claquemurée
01:07:02dans des procédures
01:07:05par exemple aux personnes
01:07:06qui participent à la procédure pénale
01:07:08à savoir aussi les avocats
01:07:09les avocats notamment des victimes
01:07:11qui ne soient pas considérés
01:07:12comme des ennemis
01:07:12qui ne soient pas considérés
01:07:14si je peux finir
01:07:15mon argumentaire
01:07:15qui ne soient pas considérés
01:07:16comme des ennemis
01:07:17dans l'urgence immédiate
01:07:18et donc je ne dis pas
01:07:20qu'il faut avoir confiance
01:07:21dans la justice
01:07:21je dis qu'il faut
01:07:23que toutes les personnes
01:07:24qui participent
01:07:24au fonctionnement de la justice
01:07:26puissent travailler
01:07:27de concert ensemble
01:07:28et ne soient pas polluées
01:07:29par des procédures
01:07:30c'est ça que j'essaie de dire
01:07:31et qu'il fasse beau tous les jours
01:07:32qu'il n'y ait pas la guerre
01:07:33mais on fait quoi ?
01:07:34on dit quoi ?
01:07:35les magistrats sont nuls
01:07:36sont tous des pourris
01:07:36et n'ayons plus confiance
01:07:38dans la justice
01:07:38si on parle de populisme
01:07:40là on a un problème
01:07:41je n'ai pas dit ça non plus
01:07:42on y revient
01:07:42on doit marquer une pause
01:07:4510h midi
01:07:45mettez-vous d'accord
01:07:46Sud Radio
01:07:50Sud Radio
01:07:50le 10h midi
01:07:52mettez-vous d'accord
01:07:53Valérie Expert
01:07:55alors on continue
01:07:58François nous dit
01:07:58certains gendarmes
01:07:59et magistrats
01:08:00n'ont pas fait leur boulot
01:08:02point
01:08:02c'est ce que
01:08:04c'est ce qui
01:08:04c'est ce qui
01:08:05et bien là
01:08:06dans ce cas-là
01:08:06en l'occurrence
01:08:07oui il y a eu
01:08:07dysfonctionnement
01:08:08des deux côtés
01:08:08à la fois du tribunal
01:08:10mais c'est vrai que
01:08:11voilà on posait question
01:08:12Maude Bréjon aussi
01:08:13s'indigne
01:08:14en disant qu'elle comprend
01:08:15les français
01:08:16elle partage l'indignation
01:08:17sur les enquêtes
01:08:18et veut augmenter
01:08:19les moyens de la justice
01:08:20je ne sais pas si c'est
01:08:21pour reprendre ce que vous disiez
01:08:23Mathieu Bachelon
01:08:24un problème aussi
01:08:25de procédure
01:08:27c'est pas que ça
01:08:27mais c'est aussi le cas
01:08:28c'est pas populiste
01:08:29de dire que
01:08:30on n'a pas les moyens
01:08:32de prendre en compte
01:08:32la parole des enfants
01:08:34on a à peine
01:08:35les moyens
01:08:36de prendre en compte
01:08:37la parole des femmes
01:08:37on le voit sur le dossier
01:08:38du pays scolaire à Paris
01:08:39et c'est moins complexe
01:08:40mais déjà
01:08:41aller porter plainte
01:08:42sur violence
01:08:43faite aux femmes
01:08:44lorsqu'on est une femme
01:08:45c'est compliqué
01:08:46encore aujourd'hui
01:08:47alors que la parole
01:08:47s'est ouverte
01:08:48et libérée
01:08:49mais pour les services
01:08:50c'est pas facile
01:08:51et pour les enfants
01:08:52lorsqu'on a les enfants
01:08:53vous le disiez hors antenne
01:08:54on peut le rappeler
01:08:55c'est-à-dire qu'il y a un temps
01:08:56qui est très court
01:08:57parce qu'ensuite
01:08:57il y a un enfouissement
01:08:58mais surtout
01:09:00ces sujets-là
01:09:01et là on parle de cas
01:09:02où il y a une parole
01:09:02qui a été proposée
01:09:04elle n'est pas prise en compte
01:09:06elle n'est pas traitée
01:09:07c'est pour ça que je parle
01:09:08moi de dysfonctionnement
01:09:09et c'est pas populiste
01:09:10de parler dysfonctionnement
01:09:11on a le droit
01:09:12de critiquer le fonctionnement
01:09:13de l'administration
01:09:13on a le droit
01:09:14dans un pays
01:09:15qui est suradministré
01:09:16excusez-moi de le dire
01:09:16de critiquer le fonctionnement
01:09:18de l'administration
01:09:18parce que soit
01:09:19elle travaille pas assez vite
01:09:20soit elle n'est pas équipée
01:09:21elle n'a pas les moyens
01:09:22je suis très largement
01:09:22d'accord là-dessus
01:09:23mais que fait-on de l'argent
01:09:24qu'on met dans le fonctionnement
01:09:25à ce moment-là
01:09:25cette administration
01:09:26qui est l'essentiel
01:09:28de ce qu'on dépense
01:09:28publiquement aujourd'hui
01:09:29beaucoup plus
01:09:30que sur l'investissement
01:09:30c'est pas faux
01:09:31donc je voudrais
01:09:32qu'on puisse avoir le droit
01:09:33de critiquer le fonctionnement
01:09:34de l'administration
01:09:35non pas des fonctionnaires
01:09:36en tant que tels
01:09:37mais de leur organisation
01:09:38de l'impulsion
01:09:40qu'il y a là-dedans
01:09:41parce que les résultats
01:09:42dans le régalien
01:09:42et c'est mon principal regret
01:09:44qui est pour le coup politique
01:09:45et bien c'est la faiblesse
01:09:46que vous décriviez
01:09:47très justement
01:09:48c'est-à-dire
01:09:48pas assez de moyens
01:09:49pas assez de résultats
01:09:51on prend la santé
01:09:52Valérie
01:09:52la justice, l'éducation
01:09:54on peut pas dire
01:09:55que les juges
01:09:56ne travaillent pas
01:09:56ou ne travaillent pas assez
01:09:57personne n'a dit ça non plus
01:09:59j'ai dit qu'ils travaillent pas assez
01:10:01mais non
01:10:01ils sont débordés de dossiers
01:10:03ils sont débordés de dossiers
01:10:04non mais ils sont pas
01:10:05assez nombreux
01:10:05je peux comprendre
01:10:06que ce que je disais
01:10:07pour le coup
01:10:08soit au-delà de la vérité
01:10:10mais on a besoin
01:10:10de pousser un peu davantage
01:10:12on a besoin
01:10:13on a besoin de pousser davantage
01:10:14on a besoin en ce moment
01:10:15de secouer quelque chose
01:10:16qui ne fonctionne pas
01:10:18c'est la pause vérité
01:10:19Trumpienne
01:10:19Christophe dit ça
01:10:21parce que je l'avoue
01:10:22tu vois
01:10:22Trumpienne l'avoue pas
01:10:23il me parlait tout à l'heure
01:10:25hors antenne
01:10:26et je vous expliquais que
01:10:27c'est pas faute
01:10:28notre groupe
01:10:29le groupe auquel j'appartiens
01:10:30au conseil de Paris
01:10:31Paris Liberté
01:10:32celui de Rachid Alati
01:10:33de Grégory Canal
01:10:34d'Inès de Ragnel
01:10:35de Nelly Garnier
01:10:36quand il fait
01:10:37il y a
01:10:38non
01:10:38tous ceux
01:10:39non non non pardon
01:10:40Jean-Pierre Lecoq aussi par exemple
01:10:41Delphine Ducli
01:10:42oui oui oui
01:10:43tous ces gens là
01:10:44qui sont maires du 6ème arrondissement
01:10:46maires du 9ème arrondissement
01:10:48qu'est-ce qu'ils ont fait
01:10:48puis ceux qui sont dans l'opposition
01:10:50que j'ai cité aussi
01:10:51tout ça appartient à peu près
01:10:52au même groupe
01:10:53et on s'est battus
01:10:54avec Rachid Alati
01:10:54on a perdu très bien
01:10:55mais il y a 10 ans
01:10:57moi je suis nouveau dans l'affaire
01:10:59mais il y a 10 ans
01:11:00qu'ils ont dénoncé
01:11:01à la mairie de Paris
01:11:02le scandale
01:11:03qui commençait à émerger
01:11:05du périscolaire
01:11:06vous savez ce que disait
01:11:07répondait Anne Hidalgo
01:11:08parce qu'elle était
01:11:09sur une posture purement politique
01:11:10vous êtes obsédé
01:11:11par cette question
01:11:12aujourd'hui ce sont
01:11:13des centaines de parents
01:11:15qui pleurent
01:11:16le fait que leurs enfants
01:11:173 ans
01:11:18entre 3 ans et 8 ans
01:11:19ont été abusés sexuellement
01:11:21vous vous rendez compte
01:11:22du scandale
01:11:22et il a été tu
01:11:23pour des raisons politiques
01:11:24on a été traité d'obsédé
01:11:25par mon ami Hidalgo
01:11:26la réalité
01:11:27c'est qu'aujourd'hui
01:11:28la justice
01:11:29devrait avoir
01:11:30et la police
01:11:31n'ont pas les moyens
01:11:32en temps aujourd'hui
01:11:33d'entendre les enfants
01:11:33vous avez parlé d'enfouissement
01:11:34c'est un processus psychologique
01:11:36au bout de 3 mois
01:11:37un enfant de 3 ans
01:11:37il chasse ce qui lui est arrivé
01:11:39il ne pourra plus le raconter
01:11:40c'est gravissime
01:11:41est-ce que c'est populiste
01:11:42de dire que pour aller
01:11:43dans votre sens
01:11:43non seulement
01:11:45est-ce que c'est populiste
01:11:46que je vais dire
01:11:46parce que je parle
01:11:47sous votre contrôle maintenant
01:11:49de bienséance
01:11:49d'expression publique
01:11:51il faut qu'on en sorte
01:11:51collectif
01:11:532015 moi j'ai eu un cas
01:11:54dans ma famille
01:11:55un de mes enfants
01:11:56qui était dans une des maternelles
01:11:57concernées
01:11:58donc c'est à 10 ans
01:11:59moi-même j'ai euphémisé
01:12:00ce que je vous disais
01:12:01parce que j'avais ce côté
01:12:02de là aussi
01:12:03attention à ce qu'on dit
01:12:04à ce qu'on fait
01:12:04donc c'est pour ça
01:12:05qu'aujourd'hui
01:12:06c'est un peu différent
01:12:07et lorsque vous dites
01:12:09que vous avez perdu l'élection
01:12:10vous avez perdu l'élection 1
01:12:11parce que je pense
01:12:11que le sujet n'a pas été
01:12:12suivi avant porté
01:12:13attendez
01:12:13sur ce dossier là
01:12:14vous vous rendez compte
01:12:15sur ce dossier là
01:12:16sur ce dossier là
01:12:17c'est ce que je vous l'ai dit
01:12:17et les gens
01:12:18les gens vous ont même accusé
01:12:20de participer pour certains
01:12:21en tant que maire
01:12:22de cette affaire
01:12:22donc il y a une contre-vérité
01:12:23là-dessus
01:12:24qui était non pas populiste
01:12:25mais ce que je voulais vous dire
01:12:26c'était de dire
01:12:27qu'il y a eu pire que ça
01:12:28dans ce système
01:12:30il y a eu des pressions
01:12:31qui ont été faites
01:12:31jusqu'à très récemment
01:12:32depuis ceux qui vous ont battu
01:12:35bien sûr
01:12:36sur le processus d'enquête
01:12:38donc oui
01:12:39nous avons à secouer
01:12:40le fonctionnement
01:12:41de nos administrations
01:12:42qu'elles soient de police
01:12:42ou de justice
01:12:43et pas simplement en disant
01:12:44ils font bien leur travail
01:12:45tout le temps
01:12:45ils sont au feu
01:12:46les pauvres
01:12:47ils prennent des coups
01:12:48ah ben je sais pas
01:12:48bien sûr qu'ils font ça
01:12:49mais c'est leur métier
01:12:51et surtout de résister
01:12:51à quelque chose
01:12:52dont on parlait hors antenne
01:12:54vous savez quoi ?
01:12:55il y a
01:12:56la corruption
01:12:56c'est pas simplement de l'argent
01:12:57c'est parfois des pressions
01:12:58c'est parfois des violences
01:12:59faites sur les fonctionnaires
01:13:00et malheureusement pour eux
01:13:01de temps en temps
01:13:02ils sont obligés
01:13:02de dire à merde
01:13:05moi je voulais
01:13:06c'est très juste
01:13:07tout ce que vous avez dit
01:13:09et ce qui me
01:13:10vraiment ce qui m'énerve
01:13:12encore plus
01:13:13c'est que vous venez de dire
01:13:14que ça faisait déjà dix ans
01:13:15que vous étiez au courant
01:13:16non que nous dénoncions
01:13:18oui mais c'est pire
01:13:19c'est pire
01:13:19donc en dénoncant
01:13:21mais justement
01:13:22Emmanuel Grégoire
01:13:23n'a pas voulu prendre en compte
01:13:24cette dénonciation
01:13:25mais est-ce que vous imaginez
01:13:26qu'en fait
01:13:26ok dénoncer c'est une chose
01:13:27mais agir
01:13:28c'en est une autre
01:13:30où a été l'action
01:13:31en fait justement
01:13:32c'est ça
01:13:32mais on parle d'enfant
01:13:33l'opposition
01:13:34c'est de commencer
01:13:35par dénoncer des faits
01:13:36oui mais au-delà
01:13:37si vous voulez
01:13:37de dénoncer cela
01:13:38donc lors d'un conseil
01:13:40etc
01:13:40il y a des moyens
01:13:42en fait d'action
01:13:42pour agir
01:13:43saisir la justice
01:13:45mener des enquêtes
01:13:46mettre la pression politique
01:13:47c'est ce que nous avons fait
01:14:03parce que vous avez compris
01:14:05qu'une partie de la direction
01:14:06de l'action scolaire
01:14:08de la mairie de Paris
01:14:09dirigée depuis
01:14:10Anne Hidalgo
01:14:11la direction centrale
01:14:12et Emmanuel Grégoire
01:14:13s'est opposée
01:14:14aux demandes
01:14:16de mes collègues
01:14:17je n'y étais pas à l'époque
01:14:18je n'étais pas élu
01:14:18mais qui ont fait ces demandes
01:14:20il y a déjà 10 ans
01:14:21par exemple
01:14:22de revoir tout le recrutement
01:14:23des animateurs
01:14:24il s'agit de vérifier
01:14:25c'est encore un autre sujet
01:14:26très important
01:14:27c'est le même sujet
01:14:28c'est le même sujet
01:14:28si on fait un recrutement
01:14:30plus resserré
01:14:32par exemple
01:14:33en téléphonant
01:14:33à l'employeur précédent
01:14:35de celui qui est candidat
01:14:36ou de celle qui est candidate
01:14:37et bien on se rend compte
01:14:38que parfois
01:14:39il a été chassé
01:14:40de l'école précédente
01:14:42les services
01:14:43ne devaient pas se parler
01:14:43entre eux
01:14:44quand un directeur d'école
01:14:45on n'a même pas de fiche
01:14:46sur les éducateurs
01:14:47qui sont recrutés
01:14:48de Paris
01:14:49mais c'est vrai que
01:14:49là où je suis d'accord
01:14:50c'est que dans la campagne
01:14:51ça n'a pas pris
01:14:53alors qu'il y a une responsabilité
01:14:55énorme
01:14:55notamment parce que les médias
01:14:56ne l'ont pas traité
01:14:57Rue Telkrieff l'a reconnu
01:14:58il savait
01:14:58bon
01:15:00alors dans la suite
01:15:02des affaires
01:15:03pour agression sexuelle
01:15:05vous aviez vous
01:15:06une proposition à faire
01:15:08à Sheila Cahout ?
01:15:09Écoutez
01:15:09il y a déjà
01:15:10plusieurs semaines
01:15:11j'avais dit
01:15:12sur ce plateau
01:15:12que pour tout ce qui concerne
01:15:14en fait
01:15:14les violences sexuelles
01:15:16envers des enfants
01:15:17et bien pour moi
01:15:18c'est la castration chimique
01:15:21Bruno Retailleau
01:15:22a repris ça
01:15:22il n'y a même pas
01:15:23c'est ça
01:15:24il y a quelques jours
01:15:24il y a une semaine à peu près
01:15:25deux jours
01:15:25mais moi je pense que
01:15:27il faut être sévère
01:15:28pourquoi ?
01:15:29parce qu'en même temps
01:15:30si on ne fait pas ça
01:15:31donc ça continuera
01:15:33et puis c'est en montrant l'exemple
01:15:35et en étant ferme
01:15:36mais vraiment ferme
01:15:37alors je sais que c'est très
01:15:39je sais que ça peut choquer
01:15:42certaines personnes
01:15:43en revanche
01:15:44excusez-moi
01:15:44mais quand un enfant
01:15:45subit des violences sexuelles
01:15:47vous bousillez sa vie
01:15:48vous bousillez sa vie
01:15:49donc et en même temps
01:15:50est-ce qu'il a demandé ça
01:15:51l'enfant ?
01:15:52pas du tout
01:15:52pas du tout
01:15:53tout ça parce qu'en fait
01:15:54il a eu affaire à un détraqué
01:15:56sexuel
01:15:57complètement en fait
01:15:58libéré
01:15:58libre
01:15:59le temps que la justice
01:16:00fasse son travail
01:16:01le temps qu'il se fasse attraper
01:16:02etc etc
01:16:03ben non je suis désolée
01:16:05moi je suis pour
01:16:06une mesure ferme
01:16:08dure
01:16:09est-ce qu'il y a des pays
01:16:09qui le font déjà ?
01:16:11certains pays oui
01:16:12mais pas en Europe
01:16:13pas en Europe
01:16:14non du tout
01:16:15pas vraiment
01:16:16pourquoi pas
01:16:17l'Italie
01:16:17l'Italie en parle
01:16:18l'Italie est en train d'en parler
01:16:20je pense
01:16:20on peut faire une recherche
01:16:22mais à mon avis
01:16:22les pays qui utilisent
01:16:23la cassation chimique
01:16:24ne sont pas des démocraties
01:16:25ça m'étonnerait
01:16:26moi je suis
01:16:27non mais là on parle pas de démocratie
01:16:27quand on parle d'enfants
01:16:28qui se font violer
01:16:29je suis désolée
01:16:30quand c'est un argument d'autorité
01:16:32on ne peut plus discuter
01:16:33c'est pas un argument d'autorité
01:16:35on rétablit la peine de mort
01:16:36c'est le même argument
01:16:37vous imaginez
01:16:38moi je suis maman
01:16:38il y a même des parents
01:16:40qui sont capables
01:16:41d'aller commettre l'irréparable
01:16:43quand leur enfant
01:16:44a été violé
01:16:45c'est l'argument
01:16:45dans ces cas-là
01:16:46on rétablit la peine de mort
01:16:47c'est exactement le même argument
01:16:49on se tait
01:16:50on se couche ?
01:16:50pas du tout
01:16:51mais ça veut dire
01:16:51qu'il n'y a pas d'alternative
01:16:52entre les deux
01:16:53c'est ça
01:16:54parce qu'on dirait
01:16:55que la cassation chimique
01:16:56n'est pas une bonne solution
01:16:58et qu'elle pose un problème
01:16:59forcément à défendre les pédophiles
01:17:01c'est-à-dire
01:17:01moi je ne veux pas
01:17:02qu'on tombe
01:17:02dans cette dualité
01:17:04en se disant
01:17:05qu'on peut peut-être
01:17:06avoir une réponse
01:17:07et évidemment
01:17:09la justice
01:17:10la justice a des failles
01:17:13on vient d'en parler
01:17:14évidemment qu'il faut sûrement
01:17:15avoir une réponse pénale
01:17:17plus dure
01:17:18mais je pense que
01:17:19tomber dans
01:17:21parler de cassation chimique
01:17:22moi ça me pose
01:17:22un problème philosophique
01:17:24j'entends l'argument
01:17:25selon lequel il faut
01:17:26nous sommes dans un pays de droit
01:17:27ce qui fait notre force
01:17:28et notre différence
01:17:29c'est que nous avons cette valeur
01:17:30et qu'il faut les respecter
01:17:31pour autant
01:17:32le débat sur la peine de mort
01:17:33est une très bonne comparaison
01:17:35pour autant
01:17:36il est posé aujourd'hui
01:17:37Bruno Retailleau
01:17:39Rachida Cahoud
01:17:39à l'instant
01:17:41pose cette question
01:17:42de savoir si ça devient un outil
01:17:43c'est un débat qui est ouvert
01:17:45ayons le débat
01:17:46je suis d'accord
01:17:46en fait elle existe en France
01:17:48figurez-vous
01:17:49alors c'est possible
01:17:50comme traitement médical volontaire
01:17:52il faut être volontaire
01:17:53ça existe également
01:17:54en Allemagne
01:17:55au Danemark
01:17:56en Suède
01:17:56en Royaume-Uni
01:17:57avec le consentement
01:17:58de la personne
01:17:58elle ne peut pas être imposée
01:18:00absolument
01:18:01et de manière obligatoire
01:18:03ou légale
01:18:04c'est Pologne
01:18:04Corée du Sud
01:18:05Etats-Unis
01:18:06plusieurs états
01:18:07en Russie
01:18:08autorisée depuis 2011
01:18:10pour les crimes sexuels
01:18:11l'Ukraine
01:18:14en Ukraine
01:18:15aux Etats-Unis
01:18:16c'est encore mieux
01:18:16il y a même la géolocalisation
01:18:18de tous les pédophiles
01:18:19vous avez une application
01:18:20en fait qui géolocalise
01:18:21tous les pédophiles
01:18:22mais dans la plupart des pays
01:18:24elle n'est pas une punition
01:18:25mais un outil thérapeutique
01:18:26pour réduire le risque
01:18:27de récidive
01:18:29et la castration chirurgicale
01:18:31est beaucoup plus rare
01:18:32mais existe
01:18:32en République tchèque
01:18:34sur la base volontaire
01:18:35on se retrouve
01:18:36dans un instant
01:18:37avec vous
01:18:37sur Sud Radio
01:18:40Allez on est de retour
01:18:42avec vous
01:18:42vos coups de coeur
01:18:43vos coups de gueule
01:18:44Thierry Guerrier
01:18:45vous voulez revenir
01:18:45sur les émeutes
01:18:47post-victoire
01:18:48du PSG
01:18:49et évoquer
01:18:51à un angle
01:18:52peut-être assez peu évoqué
01:18:53c'est-à-dire
01:18:54la responsabilité
01:18:56ou en tout cas
01:18:57je dirais
01:18:57la faiblesse
01:18:58de la réaction du club
01:19:00du PSG
01:19:00lui-même
01:19:01parce que
01:19:02les joueurs
01:19:02les dirigeants
01:19:03à mes yeux
01:19:04portent des valeurs
01:19:05c'est la valeur
01:19:06de la discipline
01:19:07de l'action collective
01:19:08du respect du travail
01:19:09du travail ensemble
01:19:10et il y a là-dedans
01:19:12une responsabilité morale
01:19:13de gens qui
01:19:14à la faveur
01:19:15de leur travail
01:19:16et de leurs résultats
01:19:17évidemment
01:19:17ont une influence
01:19:19considérable
01:19:20sur les jeunes
01:19:21et je suis surpris
01:19:23de voir que
01:19:24d'abord
01:19:25ils ne font pas la différence
01:19:25parce qu'ils n'ont pas pris
01:19:27la parole
01:19:27tellement après les émeutes
01:19:28alors je sais bien
01:19:29que c'est pas bon pour eux
01:19:32et qu'ils ne peuvent
01:19:32prendre que des coups
01:19:33ok très bien
01:19:34mais enfin
01:19:34ils vivent aussi
01:19:35de ce que leurs fans
01:19:37leur apportent
01:19:38et de tout
01:19:38le business
01:19:39et pour moi
01:19:40c'est pas du tout tabou
01:19:41engendre
01:19:42et c'est une richesse
01:19:43considérable
01:19:43ils ont des salaires
01:19:44considérables
01:19:44et après
01:19:46leur victoire finale
01:19:47et leurs résultats
01:19:49ils auraient pu
01:19:50notamment
01:19:51Louis Sengriquet
01:19:52il impose une méthode
01:19:53il fait gagner le PSG
01:19:55grâce au collectif
01:19:56il a ramené
01:19:57les égaux
01:19:58à un niveau
01:19:59à peu près
01:19:59suffisant
01:20:00pour avoir de l'énergie
01:20:01sur le terrain
01:20:01mais en respectant
01:20:03des règles
01:20:03et on ne les entend pas
01:20:04depuis
01:20:05et je regrette ça
01:20:06pourquoi
01:20:06attention
01:20:07je ne veux pas
01:20:08que le PSG paye
01:20:09c'est pas du tout ça
01:20:10mais en revanche
01:20:11et je sais bien
01:20:12que le débat
01:20:13sur le respect
01:20:14du contrat républicain
01:20:15du contrat social
01:20:15de ce qu'on appelle
01:20:16un peu
01:20:17le vivre ensemble
01:20:18un peu pompeusement
01:20:19c'est un débat
01:20:20qui les dépasse largement
01:20:21mais que eux
01:20:22n'aient pas
01:20:22un tant soit peu
01:20:24dans ce
01:20:25dans ce sujet
01:20:27qui est ce dossier
01:20:28qui est quand même
01:20:28pour la France
01:20:29aujourd'hui
01:20:31un sujet
01:20:32considérable
01:20:32peut-être le premier
01:20:34notre capacité
01:20:35à continuer
01:20:38à intégrer
01:20:38des nouvelles générations
01:20:39qui se sont exclues
01:20:41d'une part
01:20:41mais qui du coup
01:20:42cassent
01:20:42comme ça
01:20:43eux
01:20:44ça en est devenu un jeu
01:20:45dans le débat général
01:20:47qu'il n'est pas rappelé
01:20:49à un moment donné
01:20:49que c'est pas ça
01:20:50le football
01:20:51que c'est pas ça
01:20:51les valeurs du sport
01:20:52ne serait-ce que ça
01:20:54je le regrette
01:20:55voilà c'est tout
01:20:55maintenant
01:20:56je sais que c'est très dur
01:20:58pour eux
01:20:58et qu'ils vont mieux se taire
01:20:59et passer sous le tapis
01:21:01pendant que les autres
01:21:02gèrent le dossier
01:21:03mais c'est dommage
01:21:03Louis Saint-Henriquet
01:21:05Dembélé
01:21:07Zahir Emery
01:21:07voilà ce sont des joueurs
01:21:09qui peut-être
01:21:09auraient une forme
01:21:11d'autorité
01:21:13de paroles
01:21:14qu'ils pourraient porter
01:21:15je pense que c'est
01:21:16un faux procès
01:21:16qui est fait au PSG
01:21:17je ne fais pas un procès
01:21:18je regrette
01:21:20déjà en plus
01:21:20allez-y
01:21:21mouillez-vous
01:21:21le président
01:21:22Nasser El-Ralafi
01:21:23a fait une déclaration
01:21:24je ne sais plus
01:21:25à quel moment
01:21:25c'était au champ de mars
01:21:26ou avant
01:21:27après quand il était réalisé
01:21:28un peu poussé par Emmanuel Macron
01:21:29il a fait sa déclaration
01:21:31après je pense que
01:21:32il ne faut pas
01:21:33la nature de la déclaration
01:21:35on dit
01:21:35Thierry
01:21:36nous Mathieu
01:21:36franchement
01:21:37c'était d'une
01:21:38voilà
01:21:39c'est pas son rôle
01:21:40c'était d'une légèreté
01:21:42il l'a fait
01:21:43mais je pense que ce n'est pas
01:21:43le rôle du PSG
01:21:44de surinvestir ce champ
01:21:46d'autant plus que
01:21:47on s'est tous acteurs
01:21:48de la responsabilité
01:21:49collective
01:21:49en mon avis
01:21:50Thierry
01:21:50c'est faire preuve de naïveté
01:21:53de croire que
01:21:54parce que
01:21:55Désir Edoué
01:21:56ou
01:21:58Warren Zahir Emery
01:21:59ou je ne sais qui
01:22:00ou Louis-Eneriquet
01:22:00aurait fait cette déclaration
01:22:02pensait qu'il pourrait avoir
01:22:03une incidence
01:22:03sur le fait
01:22:04qu'il y ait des incidents
01:22:04tout procède de la vie en commun
01:22:07pour le coup
01:22:07je ne pense pas
01:22:08que la parole des joueurs
01:22:09soit à ce point puissante
01:22:10pour arrêter
01:22:11non c'est un parmi d'autres
01:22:13mais on doit l'entendre aussi
01:22:15je regrette juste
01:22:15ce qu'ils aient été
01:22:16aux hommes et absents
01:22:17voilà c'est tout
01:22:17les joueurs
01:22:18vous avez entendu un joueur
01:22:19il faut savoir
01:22:19ce que les joueurs
01:22:20quand ils font
01:22:20quand ils font des déclarations politiques
01:22:22après on dit
01:22:22qu'ils devraient rester
01:22:23dans leur couloir
01:22:24et rester sportifs
01:22:26et quand ils n'en parlent pas
01:22:26ça les concerne un peu
01:22:28non ça les concerne pas
01:22:28en quoi ça les concerne ?
01:22:29c'est pas des supporters du PSG
01:22:31c'est pas que des supporters du PSG
01:22:32en plus en réalité
01:22:32franchement ça dépasse tellement
01:22:34alors là pour le coup
01:22:34pour connaître un peu le foot
01:22:36je vous assure que
01:22:37ça dépasse réellement le PSG
01:22:38que les vrais supporters du PSG
01:22:40d'ailleurs les vrais
01:22:40et les ultras
01:22:41ils étaient à Budapest
01:22:42et que
01:22:43non mais ça dépasse
01:22:44il faut pouvoir se le payer
01:22:46c'est ce que je veux dire
01:22:47il faut faire la différence
01:22:48entre les vrais supporters
01:22:48et que du coup
01:22:49pour le coup je ne vois pas
01:22:50le Paris Saint-Germain
01:22:50a sûrement beaucoup de défauts
01:22:52le président
01:22:53Nasser El-Ralifi
01:22:53a beaucoup de défauts aussi
01:22:55mais là pour le coup
01:22:56je ne pense pas
01:22:56un défaut mais une responsabilité
01:22:58quand même
01:22:58pour le coup
01:23:01sur un événement comme ça
01:23:02ça dépasse tellement
01:23:03la popularité du PSG
01:23:04qui n'était même pas
01:23:05organisateur des manifestations
01:23:07la seule manifestation
01:23:08qu'ils ont organisée
01:23:09c'était au Champ-de-Mars
01:23:09ça s'est très bien passé d'ailleurs
01:23:10mais enfin ça ne vous a pas échappé
01:23:12que samedi soir
01:23:12c'était après un match
01:23:13du PSG
01:23:14donc c'était pas après le concert
01:23:16c'était pas après le concert
01:23:17c'était pas après le concert
01:23:18d'Aïana Kamoura
01:23:19oui mais ça dépasse le PSG
01:23:20je pense que le PSG
01:23:21n'a pas de prise
01:23:22sur les conséquences
01:23:23de l'événement
01:23:23mais est-ce que la parole
01:23:25de joueur
01:23:26pourrait porter
01:23:27c'est la question
01:23:27que pose
01:23:28qui a réussi
01:23:28complètement
01:23:29on a affaire à des jeunes
01:23:32à une jeunesse
01:23:33qui est très influençable
01:23:35aujourd'hui
01:23:35je peux vous dire
01:23:36que ce sont des jeunes
01:23:36qui écoutent leurs aînés
01:23:38ce sont des jeunes
01:23:39qui écoutent leurs idoles
01:23:40et je suis convaincue
01:23:42que les artistes
01:23:44au même titre
01:23:45que là
01:23:45ça crée rien de débattre chez eux
01:23:47entre les jeunes
01:23:47évidemment
01:23:47et puis du coup
01:23:49mais oui oui évidemment
01:23:50et puis je vais vous dire
01:23:51je ne pense vraiment pas
01:23:52que la parole d'un joueur
01:23:53aurait changé quoi que ce soit
01:23:54oui mais ça va changer quoi
01:23:54de ne pas le faire non plus ?
01:23:56je pense que c'est vraiment
01:23:57un faux procès
01:23:57qu'on fait aux joueurs
01:23:58mais ça va changer quoi ?
01:23:59de toute façon
01:24:00c'est que du
01:24:03c'est que du
01:24:04c'est un truc sur les footballeurs
01:24:05on va très facilement
01:24:06leur reprocher des choses
01:24:08les footballeurs
01:24:09ils prennent la parole
01:24:09on dit qu'ils font de la politique
01:24:10ils ne prennent pas la parole
01:24:11on dit qu'ils ont un peu
01:24:12tous les défis
01:24:13pardon quand Mbappé dit
01:24:14le RN c'est un danger
01:24:15c'est un peu de la politique
01:24:16pardon
01:24:16oui mais justement
01:24:18et il est suivi
01:24:19je pense qu'il n'y a pas de
01:24:21alors c'est pas un reproche
01:24:22je pense justement
01:24:23je trouve que c'est intéressant
01:24:23le soir même
01:24:25c'était compliqué
01:24:25ça a été timide
01:24:26effectivement du président
01:24:27bien sûr
01:24:28alors c'est difficile
01:24:29ils sont en pleine euphorie
01:24:30je pense que les joueurs
01:24:30ils sont restés
01:24:31c'est une équipe
01:24:31c'est une vraie équipe
01:24:32ils sont restés sur le terrain
01:24:33très longtemps
01:24:33on voit bien que c'est quelque chose
01:24:34qui est très partagé
01:24:35qui n'est pas juste professionnel
01:24:36ils sont géniaux
01:24:37donc ça c'est intéressant
01:24:38après
01:24:39là où je peux
01:24:40me raccorder à Thierry
01:24:41très justement
01:24:42et à ce moment-là
01:24:42je pense que rien ne les empêchait
01:24:44compte tenu de leur reach
01:24:45leur puissance
01:24:47sur les réseaux sociaux
01:24:49cet après-cours
01:24:50malheureusement
01:24:51c'est de condamner
01:24:52ce qui s'est passé
01:24:53c'est-à-dire que
01:24:53c'était facile
01:24:54du point de vue
01:24:56de même
01:24:56de leurs équipes
01:24:57de communication
01:24:58de prendre les images
01:25:00de Paris
01:25:00et d'ailleurs
01:25:01et de dire ça
01:25:02on ne le veut plus
01:25:04si Dembélé
01:25:04si Doué
01:25:06si Louis-Henriquet
01:25:07si
01:25:07enfin tous ceux
01:25:08qui ont le plus gros reach
01:25:09au lieu de venir
01:25:09à Roland-Garros
01:25:10et de porter
01:25:11enfin c'est pas au lieu
01:25:11en même temps
01:25:12qu'ils viennent à Roland-Garros
01:25:13porter leur trophée
01:25:14et célébrer la victoire
01:25:15ils pouvaient très bien
01:25:16condamner sur les réseaux
01:25:17et ça c'est pas un acte politique
01:25:18c'est un acte civique
01:25:20aujourd'hui
01:25:20non non c'est un acte civique
01:25:22c'est fort
01:25:22et là on pouvait
01:25:23effectivement leur conseiller
01:25:24de le faire
01:25:25je pense qu'il y a des équipes
01:25:26autour d'eux
01:25:26qui auraient pu le faire
01:25:27mais Jean-Christophe
01:25:27tu es communiquant
01:25:29en faisant ça
01:25:29ça veut dire que tu crées
01:25:30un lien évident
01:25:31entre la marque PSG
01:25:32et entre l'institution PSG
01:25:34et les débordements
01:25:34non mais ça c'est les joueurs
01:25:35c'est Cécile qui participe
01:25:36les mecs ils avaient quand même
01:25:37des maillots PSG
01:25:37t'es pas obligé
01:25:40d'être adhérent du club
01:25:41pour avoir le maillot
01:25:42il y a quand même un lien
01:25:43il y a quand même un lien
01:25:46le point que les joueurs
01:25:47se soient mêlés au truc
01:25:48le PSG c'est pas un club
01:25:48comme un autre
01:25:48c'est d'abord le seul
01:25:49il y en a deux maintenant
01:25:50à Paris au niveau de la Ligue 1
01:25:51mais c'est un club aussi
01:25:53qui appartient à un pays
01:25:54il a un rôle géopolitique
01:25:56il a un rôle politique
01:25:57et les joueurs
01:25:58qui jouent dans ce club
01:25:59même s'ils sont géniaux
01:26:00ils ont une identité parfaite
01:26:02aujourd'hui
01:26:03je parle en plus
01:26:04en tant que supporter
01:26:04de l'Olympique de Marseille
01:26:05donc je peux vous dire
01:26:05que derrière
01:26:06c'est pas parfait
01:26:07donc je vous dis très concrètement
01:26:08que ces joueurs là
01:26:09ces joueurs là
01:26:10auraient très bien pu dire
01:26:12ou leurs équipes
01:26:13c'est pas faire de la politique
01:26:14c'est pas salir la marque
01:26:15c'est au contraire
01:26:16c'est la remplir
01:26:17de quelque chose
01:26:17qui est plus civique
01:26:18et ils avaient tout intérêt à le faire
01:26:19Mathieu s'est posé
01:26:20en conseiller
01:26:21en communication
01:26:23éventuelle
01:26:23du PSG
01:26:24moi je me pose
01:26:25en élu
01:26:27et en partenaire
01:26:29d'un débat politique
01:26:30plus large
01:26:31en m'interrogeant
01:26:32sur les solutions
01:26:32pour sensibiliser les jeunes
01:26:34qu'elles soient
01:26:35et pour le coup
01:26:35je pense que ça
01:26:36n'en reviendra pas
01:26:37et le paiement
01:26:38tu sais
01:26:38moi je rajouterais
01:26:39alors
01:26:39c'est la réaction
01:26:39c'est la réaction
01:26:40politiquement
01:26:40moi je rajouterais carrément
01:26:43moi je pense qu'il faut faire
01:26:44payer les gardes à vue
01:26:45en fait en réalité
01:26:46ça c'est un vrai sujet
01:26:47et je t'assure
01:26:49on est reparti
01:26:50bien sûr
01:26:50on est reparti
01:26:52ça c'est la police
01:26:52qui me l'a dit
01:26:53il faudrait qu'on fasse payer
01:26:54les gardes à vue
01:26:55Mathieu on n'a plus
01:26:56beaucoup de temps
01:26:57mais quand même
01:26:57ça mérite d'être signalé
01:26:58très rapide
01:26:59c'est même au delà
01:27:00du coup de gueule
01:27:01un hôtel
01:27:03en Allemagne
01:27:03dans le sud de l'Allemagne
01:27:04en Bavière
01:27:04où les juifs sont interdits
01:27:05nous ne sommes pas en 1933
01:27:07c'était il y a une semaine
01:27:09des touristes israéliens
01:27:11qui venaient visiter l'Europe
01:27:12et qui devaient
01:27:13arriver deux fois
01:27:14qui devaient séjourner
01:27:15oui c'est arrivé deux fois
01:27:16dans le même établissement
01:27:16exactement
01:27:17qui devaient séjourner
01:27:18en Europe
01:27:19qui devaient donc
01:27:19faire une halle
01:27:20dans un hôtel
01:27:21au sud de l'Allemagne
01:27:22en Bavière
01:27:22se sont vus refuser
01:27:24leur réservation
01:27:24et ça a été motivé
01:27:26par les propriétaires
01:27:27de l'hôtel
01:27:27en disant
01:27:27nous ne voulons pas
01:27:28de juifs dans l'hôtel
01:27:29je pense qu'il n'y a pas
01:27:30grand chose à rajouter
01:27:31si ce n'est de dire
01:27:31que évidemment
01:27:32la puissance symbolique
01:27:33est encore plus forte
01:27:34quand on sait que c'est
01:27:34en Bavière
01:27:35que c'est en Allemagne
01:27:35et que
01:27:40l'hôtel en plus
01:27:41a dit que c'était
01:27:42pour des questions
01:27:42de problèmes de réservation
01:27:43et aussi la dilution
01:27:44des responsabilités
01:27:44mais ça existe
01:27:45encore aujourd'hui
01:27:46en Europe
01:27:46je ne parle pas
01:27:47d'affluence des gens
01:27:48qui vont dans les hôtels
01:27:49à Berchtesgaden
01:27:49où il y avait
01:27:50la maison du clair
01:27:51alors ils disent
01:27:51qu'ils viennent voir comme ça
01:27:52mais on sent quand même
01:27:53qu'ils viennent avec vous
01:27:53quand au football
01:27:55je me souviens
01:27:55qu'au lendemain
01:27:56vous étiez jeune
01:27:56au lendemain
01:27:56de la tragédie du Heisel
01:27:58on avait pris des résolutions
01:28:00qu'on pourrait remettre
01:28:01au bout du jeu
01:28:01qui s'était exprimé
01:28:02d'autres s'étaient exprimés
01:28:03moi qui suis fan
01:28:04de l'athlétique de Bilbao
01:28:05moi qui suis fan
01:28:06de l'athlétique de Bilbao
01:28:06ils nous regardent
01:28:08comme des martiens
01:28:09en Espagne et en Italie
01:28:11moi je suis un fan du PSG
01:28:12je veux le rester
01:28:13justement
01:28:15je vais avoir le témoignage
01:28:16d'un passant
01:28:18du 16ème arrondissement
01:28:19qui refaisait une cigarette
01:28:19samedi soir
01:28:20et qui a frôlé le lâchage
01:28:22et voilà
01:28:22on aura son témoignage
01:28:23avec le journaliste
01:28:24Améry Bucot
01:28:26l'affaire Liana révèle
01:28:28une tragédie
01:28:29la tragédie humaine
01:28:30bien sûr
01:28:31tragédie judiciaire
01:28:32mais où va la France
01:28:34j'aurai le témoignage
01:28:35de Feth Zahid
01:28:36président de l'association
01:28:37écoutez à voir
01:28:38et puis la justice
01:28:39a repris le pouvoir
01:28:40nous explique
01:28:40nous explique
01:28:41un certain
01:28:42François Guéranger
01:28:43dans un livre
01:28:44la revanche des juges
01:28:45là il prouve par A plus B
01:28:46que l'autorité judiciaire
01:28:47que le général de Gaulle
01:28:48n'est plus tout à fait
01:28:49l'autorité judiciaire
01:28:50mais vraiment
01:28:50un pouvoir judiciaire
01:28:51qu'il faut peut-être
01:28:52y repenser
01:28:53pour des raisons démocratiques
01:28:54et un hommage
01:28:54à Marjan Satrapi
01:28:56formidable
01:28:57oui voilà
01:28:58vous vouliez le dire
01:29:00vous me l'avez appris
01:29:02artiste
01:29:03artiste iranienne
01:29:03qui est décédée ce matin
01:29:04qui avait un talent immense
01:29:07vers ses polices
01:29:08et ça permet de dire
01:29:10qu'aujourd'hui
01:29:11son Iran
01:29:12à elle
01:29:13notre Iran
01:29:14à nous
01:29:14celui qu'on voudrait
01:29:15est avalé par
01:29:16un régime
01:29:16qui est devenu
01:29:17encore plus violent
01:29:18encore plus dur
01:29:19celui des Passe d'Aran
01:29:19on parle même plus
01:29:21de religieux
01:29:21ou en tout cas
01:29:22c'est un élément
01:29:23presque maintenant
01:29:24mythologique
01:29:25l'imam caché
01:29:26on le voit plus
01:29:27mais voilà
01:29:27on a une grosse pensée
01:29:28pour elle
01:29:29et pour les Iraniens
01:29:29les Iraniens
01:29:30en Iran aujourd'hui
01:29:31on avait tellement bien
01:29:31accueilli
01:29:32l'Aïtel Akoménie
01:29:32et je pense qu'on le fera
01:29:34s'il faut le refaire
01:29:35parce qu'on a des nuls
01:29:37à la tête de ce pays
01:29:38Bonne journée
01:29:39sur Sud Radio
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