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NewsTranscription
00:00Les vrais mots aujourd'hui, Samuel Bauton, Sébastien Ménard, Eric Revelle et vous, ce numéro 0826 300 300 et c
00:08'est Thierry qui est avec nous. Bonsoir Thierry.
00:10Oui, bonsoir Philippe, bonsoir Cécile, bonsoir à tous vos invités, à toute l'équipe que je n'ai pas citée.
00:16Êtes-vous d'accord avec Sébastien Lecornu qui veut durcir le ton ? Vous dites oui, vous dites non ?
00:20Oui.
00:21Eh bien c'est la question du soir.
00:23On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés, on ne veut plus voir ça. Fini, on en a ras
00:29-le-bol. Terminé.
00:30On a un système qui essentiellement s'est fondé sur une réponse pénale.
00:34Or, on est sur des dégradations qui sont des dégradations matérielles qui coûtent extraordinairement cher à la société.
00:43Ça pose la question de la réparation civile.
00:44Mais malheureusement, le système, notre système, ne se retourne pas suffisamment vers les hauteurs de ces dégradations
00:51pour recouvrer aux civils les sommes qui correspondent aux réparations imputées à la société.
00:58Et je ne veux pas qu'on s'habitue à ça. Et personne n'a envie qu'on s'habitue
01:01à ça.
01:04Vous en aviez parlé il y a quelques instants, Éric Revelle, mais on va demander son avis à Thierry,
01:10qui était avec nous au 0826 300 300, sur cette proposition, en tout cas du Sébastien Lecornu,
01:16de dire, finalement, vous cassez, vous payez. C'est ce qu'avait dit Gabriel Attal.
01:21C'est ce que j'allais vous dire, en fait. Gabriel Attal avait dit ça, mais est-ce que ça
01:26a changé ?
01:26Ben non. En fait, on attend certainement le nouveau président de la République.
01:31Et voilà. Et pour remettre l'armée, la conscription, c'est le seul et unique moyen.
01:38Pourtant, M. Sébastien Lecornu a été comme... Enfin, moi je suis en réserve opérationnelle de la gendarmerie depuis 25 ans.
01:47Lui l'a été, puisque je l'ai rencontré. On a discuté des minutes ensemble.
01:52J'ai eu l'impression qu'il était quand même beaucoup plus, on va dire...
01:56Enfin, un peu plus, on va dire... Je cherche mes mots, pardon.
02:01D'être un peu plus ferme.
02:03Un peu plus ferme ?
02:04Ferme, c'est ce que je cherchais, pardon.
02:06D'accord.
02:06Voilà, mais j'ai pas l'impression qu'il le soit.
02:10Je pense que, voilà, je pense que maintenant, on entend changement de gouvernement, changement de présence de la République,
02:16avec justement cette conscription qui va faire que le lien nation et, on va dire, le lien nation et population,
02:27le lien... Voilà.
02:29Et je pense que c'est... Voilà, je pense que c'est... Le quoi qu'il en coûte, c'est
02:32vrai que ça sera cher.
02:33C'est clair. Mais je pense que c'est le seul et unique moyen de pouvoir rétablir les choses.
02:39Enfin, je pense qu'on m'a bien saisi, pardon, pour mes hésitations, mes mots.
02:44Mais, enfin, voilà, je pense que c'est la seule et unique façon de changer les choses.
02:50Donc, vraiment, il faut y aller, quoi. Il faut vraiment y aller.
02:52Durcir le ton, Éric Revelle, vous le disiez tout à l'heure.
02:56Oui, mais si vous voulez... Bon, j'ai pas de solution, Idoine, mais...
03:01Pardon, quand j'entends le président de la République qui, à chaque mouvement de foule, d'émeute,
03:08nous explique que c'est inacceptable, que ça se reproduira plus, que la République ne reculera pas.
03:14En fait, pardon, mais c'est...
03:16Qui sont intraitables.
03:17Qui sont intraitables.
03:19Bon, tout ça sont des mots, comme disait un auditeur tout à l'heure, dont a noté...
03:25Parole et parole.
03:26Parole et parole, pardon. Alors, j'ai pas la solution.
03:28La conscription pour remettre ces gens dans le droit chemin, peut-être.
03:32Mais je me demande si on n'a pas une génération de racailles qui est foutue pour le pays.
03:35Je vous le dis comme je le pense. Je vous le dis comme je le pense.
03:38Ces gens n'aiment pas la France.
03:40Ces gens n'ont pas que des slogans contre les forces de l'ordre.
03:45Ils ont aussi parfois des slogans...
03:47Vous savez, quand j'entends le Premier ministre qui dit, avec l'inversion du narratif...
03:51Parce que vous avez une partie des députés LFI qui ont expliqué à l'Assemblée nationale, quand même,
03:55que c'était les forces de l'ordre qui avaient provoqué les émeutiers.
03:57Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
03:58Mais ils l'ont fait dès le soir des violences sur Twitter.
04:01Ok. Mais ce que je veux dire, c'est que vous avez un Premier ministre qui vous explique qu'il
04:04faut que l'inversion de ce narratif
04:06mérite que le combat politique et culturel soit mené.
04:09Mais c'est exactement ce que fait l'extrême-gauche depuis des années et des années.
04:13Et le résultat de ce combat politique, un peu partout, en bordelisant l'Assemblée nationale,
04:18en tenant des discours absolument scandaleux,
04:20fait qu'aujourd'hui, ces populations-là, j'ai dit ces populations-là,
04:24ont bien compris le message, si vous voulez.
04:26Voilà. Ils n'aiment pas la France. Ils n'aiment pas l'autorité.
04:30Pour eux, un flic, ça ne représente que la République.
04:32Ou un gendarme.
04:34Donc, il faut taper sur des gendarmes.
04:36Il faut rétablir le lien nation et population.
04:39Sébastien Ménard ?
04:40Moi, je ne suis pas du tout d'accord avec Éric Revelle,
04:42parce que je pense qu'en fait, ils n'ont même pas, même pas, même pas idée
04:45de ce qu'est la France, de ce qu'est la République, et de ce qu'ils représentent la République.
04:49Moi, je suis désolé, mais ils n'attaquent pas les symboles de la République.
04:53On a juste une jeunesse qui est totalement inculte,
04:59parfois même analphabète, qui est prête à tout.
05:03Heureusement qu'on dépense autant pour l'éducation nationale.
05:06Laissez-moi aller au bout.
05:07Ils sont déconnectés de ce qu'est la réalité.
05:12Ils sont déconnectés de, finalement, des règles qui nous permettent,
05:16entre guillemets, désolé, parce que vous allez me prendre pour un vilgauchiste,
05:18mais de faire société.
05:19Ils s'en foutent ! Ils sont juste là pour...
05:23On est là, on rigole, on s'amuse, tiens, ça, ça traîne, je tape dedans.
05:27Tiens, le feu... Vous voyez les images ?
05:29Vous les voyez secouer des feux tricolores ?
05:31Parce qu'on ne leur a jamais rien appris non plus.
05:33Attendez, on ne leur a rien appris, je suis désolé, on paye tous les impôts.
05:36L'école de la République, c'est la même pour tout le monde.
05:37Moi, je suis né dans un quartier à Sarcelles.
05:39Je n'ai jamais...
05:41...
05:42...
05:42...
05:42...
05:42...
05:43J'ai jamais été brûler des abribus.
05:45Et mon père était facteur.
05:47Et il gagnait trois sous, et la retraite, c'était mille balles.
05:49Enfin, il faut arrêter de déconner.
05:51La réalité, c'est qu'ils ne sont pas anti-république, ils ne sont pas anti-tout ça.
05:54Ce n'est pas ça, le sujet.
05:55Il n'y a pas d'éducation, il n'y a pas de valeur.
05:58Voilà, ou en tout cas, on ne partage pas tout à fait les mêmes valeurs.
06:00Et puis, il n'y a pas de repères.
06:01Donc, effectivement, ce que dit notre auditeur, c'est remettre des repères quelque part.
06:07Je ne suis même pas certain que la solution, ça soit de les embastiller.
06:10Mais oui, aller porter l'uniforme pendant un an, aller réapprendre à lire et à écrire
06:14et ce que c'est que la République pendant 10 ou 12 mois,
06:17eh bien oui, mais ça passe par là.
06:18Alors, je vais vous dire, cher ami, allez-y, je l'irai après.
06:20C'est le seul point d'accord que j'ai avec Sébastien.
06:23C'est qu'effectivement, je pense que l'armée pourrait avoir un rôle
06:27sur des courtes peines ou des gens qui sont à leur première infraction
06:30et les remettre dans le droit chemin, surtout chez les jeunes.
06:32Pour le reste, on va juste un peu recentrer le débat.
06:35Il y a juste une chose à retenir de ce qu'a dit le Cornu,
06:38c'est qu'il faut que quand on casse, on puisse rembourser.
06:41Mais ils sont insolvables, vous le savez très bien.
06:43Non, et c'est pour ça qu'ils ont tout anticipé.
06:45Vous, vous allez payer, moi, je vais payer.
06:46Et qu'ils veulent aller directement sur les prestations sociales.
06:49Ceci étant dit, on va revenir sur la question du supporterisme et des débordements.
06:53Comment se fait-il que quand le Racing Club le lance...
06:56Des émeutes, Samuel, des émeutes.
06:57Arrêtez de parler de débordements.
06:58Je vous parle des débordements.
07:00Non, attendez, messieurs, s'il vous plaît.
07:02Déjà, il y a une première chose.
07:03Tous les gens qui ont été arrêtés, ils ont quasiment tous été jugés.
07:05Comme l'a dit Cécile, il y a des travaux d'intérêt général.
07:08Il y a des peines.
07:09Peut-être pas de prison ferme.
07:11Mais comment voulez-vous condamner quelqu'un à de la prison ferme
07:13s'il n'a pas de casier judiciaire ou si c'est sa première infraction ?
07:16Jusque-là, il n'y a rien qui me choque.
07:17Maintenant, sur la question du supporterisme,
07:19on s'aperçoit que les émeutes dans le monde du sport,
07:24en France particulièrement, ont lieu sur des matchs du Paris Saint-Germain.
07:27La semaine d'avant, le Racing Club de Lens a fêté son titre jusqu'à 4h du matin.
07:30Il n'y a pas eu un débordement.
07:32Il y a plusieurs problèmes à pointer.
07:34D'abord, la manière dont on conçoit la sécurité à Paris.
07:36Tout ça parce qu'il soutient l'OM.
07:38Absolument pas.
07:40Absolument pas.
07:41Un peu peut-être.
07:44La manière dont on conçoit la protection police.
07:47Ce n'était pas qu'à Paris.
07:48Il y a eu ça à peau.
07:48Il y a eu ça à partout.
07:49Oui, il y a eu courageux.
07:50Et encore une fois, à chaque fois, ça a été arrêté.
07:53Ça a été condamné.
07:53Samuel, il y a la même chose au concert de Joule, par exemple,
07:57où les poubelles, les trucs...
07:59C'est de la racaille, c'est tout.
08:00Arrêtez de la racaille.
08:02À l'époque, ça cassait des sièges pendant les concerts de Johnny.
08:04On ne tenait pas les mêmes discours.
08:05Mais ce n'était pas de la racaille.
08:06Mais à l'époque, on les qualifiait totalement de racaille, justement, Sébastien.
08:11Vous étiez trop jeunes pour vous en faire.
08:12Excusez-moi.
08:14Le premier sous qui on est cassé des sièges, c'était Gilbert Bécaud,
08:18avant Johnny, qui n'était pas franchement...
08:20C'est Elvis, Elvis, Elvis !
08:22Allez, arrêtez !
08:24Non, mais...
08:24Arrêtez !
08:25Alors, moi, je crois plusieurs choses, déjà.
08:27Arrêtez !
08:27Vous essayez d'endormir, d'arrêter...
08:30Pour répondre à Thierry, et pour avoir encadré des appelés au service militaire,
08:35il y a près de 40 ans, à l'époque, c'était bien,
08:38moi, je vois dans un escadron de 200 personnes, à peu près,
08:41il y en avait un qui posait problème et qui avait été réformé,
08:44parce qu'il avait foutu, je vous le dis, un coup de boule à un sous-officier.
08:47Il avait été viré réformé.
08:49Mais tous les autres, même ceux qui étaient un peu excités,
08:52on les calmait très vite.
08:54Moi, je peux vous dire que les racailles qui mettent les Champs-Elysées à feu et à son,
08:58aujourd'hui, je n'aimerais pas devoir les mettre au garde-à-vous,
09:01leur faire faire des pompes, etc.
09:04Ou alors, il faut qu'on me donne des pouvoirs,
09:06mais qu'on vous donnerait en aucun cas.
09:08Quand on discute ici sur cette antenne ou hors antenne avec Bruno Pommard,
09:13avec son raid aventure,
09:14le raid aventure, c'était quand même la rencontre,
09:16pas de jeunes bien-nés, hyper sportifs et sans problème,
09:19avec les forces de l'ordre.
09:21C'était souvent des jeunes,
09:22moi, c'est comme ça que j'ai rencontré Bruno il y a 20 ans,
09:24des jeunes qui posaient beaucoup de problèmes
09:26et qui étaient encadrés par le sport,
09:28par des flics,
09:29et on remettait tous ces gens-là, finalement,
09:31autour d'un ballon, autour d'épreuves, autour de ceci.
09:33Et ça marche !
09:34Et ça marche !
09:34Mais je voudrais reprendre ce qu'a dit Samuel,
09:36qui a dit que c'est les matchs du PSG.
09:38Non, parce que déjà, ça n'a pas eu lieu qu'à Paris,
09:39mais attendez, non,
09:40quand c'est l'équipe de France !
09:41Quand c'est l'équipe de France !
09:43Mais la coupe du monde arrive !
09:44La réunion Bordeaux-Bègle,
09:4550 000 personnes,
09:46il n'y a pas un débordement !
09:47Alors, je peux vous prendre un exemple ?
09:48Je veux bien concevoir que tout le monde se fout du Rémi.
09:49Excusez-moi, mon plus beau moment de radio,
09:50j'ai fait 6 heures de direct pour la finale 2018.
09:53Après, on est allé faire la fête aux Champs-Elysées.
09:55On est arrivé,
09:56on s'est pris des gaz lacrymo dans la tête,
09:58parce qu'il y avait toutes les racailles
09:59qui pourrissaient,
10:01qui cramaient les bagnoles,
10:03etc.
10:04Et ce n'était pas Paris Saint-Germain,
10:06c'était les Bleus qui étaient champions du monde.
10:08Tout est prétexte.
10:10Tout est prétexte.
10:11La fête de la musique,
10:12ce n'est pas le Paris Saint-Germain,
10:13sauf si quelqu'un l'installe et le PSG.
10:16L'année dernière, ça a été très bien.
10:18Le 14 juillet,
10:19tout est prétexte.
10:21Le 31 décembre !
10:22Non, mais maintenant,
10:23le 31 décembre,
10:24il y a une tradition.
10:26D'habitude, je croyais que c'était
10:26on souhaite la bonne année,
10:27on fait la bise.
10:28C'est à Strasbourg que cette tradition est arrivée.
10:31C'est cramer des voitures.
10:33Mais quelles sanctions !
10:34Quelles sanctions !
10:36Il n'y en a pas.
10:37Et regardez !
10:37Ici, vous avez des gens qui sont arrêtés,
10:38qui sont défaillés,
10:39qui sont combattés.
10:40Mais si d'entendre pas en prison,
10:41il n'y a pas de sanctions.
10:42Vos impôts augmentent.
10:43Voilà, c'est ça.
10:44Et comme l'a dit Karine Lemarchand,
10:46elle ne veut plus payer pour ses cassos.
10:48Et moi, je ne veux plus payer pour ses cassos.
10:50Et je suis sûr qu'on est d'accord.
10:52Mais sur ça, il n'y a pas de problème.
10:52Ah ben non !
10:53Mais attendez,
10:54mais qu'on les mette au pain sec !
10:55Je veux dire qu'ils payent la vie,
10:57et s'ils font un repas par jour,
10:58je m'en fous.
10:59Allez, 0 826.
11:00Mais il y en a marre que ces gens nous ruinent.
11:02Pas mieux.
11:030 826 300 300,
11:04après 19h,
11:06Sébastien,
11:07je ne sais pas si il n'y a pas du reto,
11:08Philippe David et François-Louis Bourdaud,
11:12en direct avec vous jusqu'à 20h,
11:15si vous avez envie de parler de ces émeutes aussi.
11:17Vous êtes forcément les bienvenus.
11:19Dans un instant,
11:19la petite phrase du jour.
11:20Michel Barnier, député de Paris
11:22et ancien Premier ministre,
11:23était l'invité ce matin sur Sud Radio,
11:25au micro de Jean-François Aquilis.
11:27C'est dans un instant.
11:27Sud Radio,
11:31parlons vrai.
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