00:00La Californie pourrait-elle perdre les primes, les démocrates pourraient-ils perdre la Californie,
00:05je vous refais la phrase dans le bon sens, aux élections des mid-termes ?
00:09C'est la question qu'on va se poser ce matin.
00:11Steven Ekovic, bonjour, vous êtes professeur de sciences politiques et d'histoire à l'Université Américaine de Paris.
00:16If we're going to do a good morning business.
00:19Oui, le nom est en anglais, absolument.
00:22Bonjour le business, good morning business.
00:24On a ce matin des résultats qui tombent au coup de goutte, Annalisa,
00:27sur ces primaires du côté des démocrates et des républicains,
00:31ce qu'on a expliqué hier qu'en Californie, tout le monde est mélangé pour les primaires.
00:34Oui, il y a une seule primaire, donc finalement en Europe, on appellerait ça un premier tour, ça ressemble à
00:38ça.
00:38Donc on a à peu près 50% des voix qui ont été dépouillées.
00:41En tête, il y a Steve Hilton avec à peu près 27% des voix, c'est un républicain.
00:46Juste après, il y a Xavier Becerra avec à peu près 26% des voix.
00:51Et après, assez loin, Tom Steyer, un autre républicain avec à peu près 20% des voix.
00:55C'est tendu pour les démocrates en Californie ?
01:00Ça change maintenant tous les jours.
01:04Les derniers sondages que j'ai consultés avant de venir,
01:07c'est que c'est vraisemblable qu'il y a peut-être deux démocrates à la fin, en tête.
01:12Parce que la deuxième place est très contestée, c'est très serré entre un républicain et un démocrate qui monte.
01:18Donc de toute façon, c'est assez clair, il me semble, après les sondages, qu'il y a au moins
01:24un démocrate candidat.
01:26Mais il faut dire qu'en Californie, c'est un état ce qu'on appelle bleu, c'est-à-dire
01:30démocrate.
01:30Oui, quand même, 45% des électeurs sont inscrits démocrates.
01:37Donc forcément, on peut dire, si il y a un démocrate à la fin de cette course, il y aura
01:43un gouverneur démocrate en Californie.
01:46Quel tableau vous pouvez nous faire de la Californie aujourd'hui et des enjeux ?
01:50On parle là-bas aussi de coût de l'essence qui est très élevé,
01:52on parle de la ville qui a été transformée, du nombre de sans-abri.
01:55C'est quoi les enjeux de cette élection ?
01:58Tout ça. La Californie n'est pas différente des autres états,
02:05mais c'est un grand état, le plus peuplé, le plus riche de tous les États-Unis, de tous les
02:1050 états.
02:11L'économie californienne seule, si on ne comptait que le produit intérêt brut de la Californie,
02:19la Californie serait la sixième puissance économique du monde.
02:22Donc tous les enjeux dans la Californie, bien évidemment, attirent beaucoup d'attention.
02:28Il y a aussi des primaires dans le New Jersey, dans le Montana, dans le Nouveau-Mexique,
02:33mais ça nous intéresse moins parce qu'après tout, le poids économique californien est tel que,
02:40bien évidemment, le monde, comme nous aussi aujourd'hui sur ce plateau,
02:44s'intéresse aux primaires en Californie, à la politique en Californie.
02:48Alors il y avait beaucoup de candidats pour cette primaire, une soixantaine environ,
02:51et il n'y avait aucune personnalité très connue au niveau national,
02:54alors que la Californie est l'état de Nancy Pelosi, de Kamala Harris, par exemple.
02:58Et on dit souvent que le gouverneur de Californie a le deuxième poste exécutif,
03:02le plus important des États-Unis.
03:03Comment vous expliquez ce vide, ce manque de candidature importante ?
03:08Parce que forcément, avec ce genre de primaire,
03:12d'abord, il faut expliquer pourquoi il y a des primaires.
03:14Les primaires sont un phénomène politique depuis tant, tant, tant.
03:19Et vraiment, depuis les dernières 50, 60 ans. Pourquoi ?
03:22Parce que dans le temps, c'était les barons du parti,
03:25la machine politique du parti, qui choisissaient les candidats,
03:30en fonction de leur possibilité de gagner, si vous voulez.
03:34Donc, pour un peu mettre en défi ce pouvoir des barons,
03:41on a démocratisé le choix en instaurant des élections.
03:47Mais, comme il y a toujours un effet contraire dans tout,
03:51de choisir des primaires, les primaires, ce sont des élections.
03:55Les élections sont chères.
03:57Donc, on a effectivement donné beaucoup plus de pouvoir à l'argent.
04:02Mais en Californie, c'est un État où il y a encore une machine politique.
04:06Il y a encore un appareil de parti démocrate qui pèse.
04:10Quand le candidat démocrate qui est en tête, Eric Swarwell,
04:14il a été éliminé en cause d'un scandale sexuel,
04:18tout d'un coup, c'était le bazar.
04:20Donc, la machine politique en Californie était obligée de faire un choix.
04:25Donc, ils ont choisi plutôt d'appuyer le hispanique,
04:29parce qu'après tout, 45% des listes en Californie,
04:34ce sont hispaniques ou on dit latino.
04:36Donc, on joue aussi le côté culturel, si vous voulez.
04:43Mais est-ce que Gavin Newsom aussi prend trop de place
04:45ou c'est une vision d'Européen parce qu'il est en tournée chez nous régulièrement ?
04:48Ou pas ?
04:49Est-ce que Gavin Newsom a pris trop de place aux États-Unis ?
04:52Nous sommes parce que les nombres de mandats sont limités.
04:56Oui, vous ne pouvez pas se représenter.
04:58Donc, il est au cours.
04:59Mais il se présente comme un futur candidat à la présidence des États-Unis.
05:06Donc, forcément, il a un profit public très important à l'international.
05:10On connaît Gavin Newsom sur la planète entière
05:14parce que c'était un des premiers démocrates
05:16qui a vraiment posé un défi à Donald Trump.
05:20Donc, Newsom qui ne peut plus être gouverneur de la Californie,
05:24quand même, il vise la Maison-Blanche.
05:27Il nous reste quelques secondes.
05:28Qu'est-ce que vous pouvez nous dire de Bill Pult ?
05:30C'est le nouveau responsable du renseignement national aux États-Unis.
05:35C'est un proche de Donald Trump.
05:36C'est un spécialiste du logement au départ.
05:38Qu'est-ce que ça veut dire, sa nomination à lui ?
05:41Écoutez, comme toutes les nominations de Donald Trump,
05:47ce sont des potes, ce sont des personnages
05:50qui, comment dire, tremblent des casseroles.
05:54Donc, ce n'est pas étonnant, si vous voulez.
05:56C'est un peu, ça tombe dans la rubrique.
06:01C'est toujours l'amitié avant la compétence.
06:03C'est la loyauté à Donald Trump lui-même qui prime à tout.
06:09Je dirais d'ailleurs,
06:10ce serait très bien pour votre directeur de le savoir,
06:13Donald Trump, à la limite, s'en fiche de son parti aussi.
06:16parce qu'il y a un certain rébellion au sein de sa partie
06:19parce que sa politique et même sa personnage
06:24mettent en danger les élus républicains
06:27parce que là, d'après les sondages nationaux,
06:30le parti républicain va d'un mur.
06:33Vraisemblablement, il y a un raz-de-marée démocrate.
06:36Pour les mid-terms.
06:38À l'automne.
06:38Merci beaucoup, Sylvain Descovitch.
06:39J'ai devenue ce matin dans Good Morning Business.
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