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##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-06-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:00Martin, Bruno Pommard, qui est enfin arrivé avec sa mobilette.
00:03Ah, non, son solex !
00:06Toujours opérationnel, le reine.
00:08De toute façon, on va le voir et abandonner.
00:10En fait, il trouve toujours des solutions, Bruno Pommard, c'est ça qui est bien.
00:13C'est un guerrier.
00:15Et vous savez quoi ?
00:17La solution s'appelle, vous savez que c'est un dur, c'est dans la jungle,
00:19et parisienne, la solution s'appelle un taxi.
00:21Oh, c'est ça, oh, les gars !
00:24C'est un guerrier.
00:24Je crois que la solution, ça a été madame.
00:26Mais non, mais il a trempé le taxi, comme ça.
00:29Les amis, il y a une chose importante.
00:32Je voulais vous dire quelque chose.
00:33Il est 17h30.
00:34Bonsoir !
00:36C'est important de le dire.
00:41Et dans un instant, les amis, Yann Roubert sera avec nous,
00:43le président de la Ligue nationale de rugby.
00:46On parlera au rugby, du top 14, bien entendu, de la Pro D2, dans un instant.
00:51En attendant, les Seuls contre tous.
00:52Les vrais voix Sud Radio, Seuls contre tous.
00:56Pierre-Yves Martin, l'État a démissionné sur le sujet de la sécurité dont on vient de parler,
01:01et a cédé sa place aux chaînes d'info lors des débordements.
01:04Oui, exactement.
01:05Samedi, en fin d'après-midi, je regardais, comme certains, les chaînes d'information,
01:10et je ne sais pas ce qui s'est passé.
01:11J'ai vu des jeunes, plutôt des jeunes, prendre des vélibes, faire des feux, lancer des feux,
01:18et alimenter les différents feux sur les trottoirs de nouveaux vélibes, de nouveaux accessoires, bref.
01:25Et une minute, deux minutes, cinq minutes, dix minutes, et toujours le même scénario.
01:29Et je me suis dit, mais où est la police ?
01:31Que font les forces de l'ordre ?
01:34Et je n'ai rien vu.
01:36Je n'ai pas vu d'intervention.
01:36Alors, je n'ai pas dit que la préfecture, l'intérieur, n'avait pas imaginé un plan extrêmement ambitieux de
01:44sécurité,
01:45mais en fait, très concrètement, sur quelque chose de très basique, de très factuel,
01:49comme si la police, les forces de l'ordre, refusaient d'intervenir,
01:53comme s'il y avait des orientations qui étaient communiquées.
01:57Je suis scandalisé.
01:58Et je suis scandalisé parce que le sujet de la sécurité est un sujet présent dans toute la population,
02:04dans toute l'opinion publique.
02:05Et je suis scandalisé parce qu'en fait, ça va continuer à alimenter cette crainte autour de la sécurité
02:11parce qu'il n'y a pas, sur ce sujet-là, une bonne communication.
02:15Ils avaient peut-être certainement une bonne raison.
02:17J'en sais strictement rien.
02:18Mais en tout cas, cette raison, elle n'a pas été communiquée.
02:20Et très basiquement, de voir des petits jeunes faire des feux en toute liberté,
02:26ça a un côté choquant.
02:27Et en tout cas, ça donne l'impression, pour le spectateur que je suis,
02:30que rien n'est maîtrisé en termes de sécurité.
02:33Réponse à la police.
02:34Il est un peu dur, Pierre, il faudrait quand même un.
02:36Mais il parle vrai.
02:37Il n'aime pas ça.
02:38Non, mais je partage mon sentiment de spectateur.
02:42Non, mais j'attends, j'attends.
02:43Je ne condamne personne.
02:45En fait, plus que le fait d'être scandalisé, il faudrait comprendre quelle est cette règle
02:50qui consiste à dire on observe, on n'intervient pas.
02:53Alors, il y a d'abord des ordres, tu sais, il y a un commandement.
02:57Oui, bien sûr.
02:58La préfecture de police a une salle de commandement où le préfet de police est là avec tout son
03:01état-major et donne des directives aux divers services de police qui sont sur le terrain.
03:05Tu as raison parce que j'ai eu la même chose avec Vincent Crouzet, un ancien du renseignement,
03:08qui me disait, j'étais porte d'auteuil, j'ai vu une centaine de casseurs avec des cagoules et tout,
03:15pour intervenir et les policiers ne bougeaient pas.
03:16Alors, il faut comprendre que stratégiquement, la préfecture de police est obligée de jouer
03:23en équilibre sur un fil.
03:26En ce qui te concerne, tu as raison, je l'ai vu, et on m'a posé la question, je
03:29ne suis plus
03:29sur quelle chaîne, on voit les mecs en train d'abrûler.
03:31Tu as des forces de police qui sont en attente.
03:33Est-ce qu'on y va, est-ce qu'on n'y va pas ?
03:35Ça, c'est une question, encore une fois, de subtil équilibre pour éviter des affrontements
03:40à ce moment-là plus précis.
03:41Juste une question.
03:42Est-ce que le principe même, qui est le principe qui me paraît être le plus fondamental,
03:47de dire, dès qu'on voit que ça commence à se créer, à déraper, on intervient immédiatement
03:52pour régler le sujet, pour corriger le sujet, parce que sinon ça va se démultiplier,
03:56ça va prendre de l'emploi.
03:57Non, mais les forces de l'ordre ont bien un peu de temps arrivé, mais je te rappelle
04:00qu'il y avait des...
04:00Là, c'était place...
04:01Je ne cherche pas à avoir raison, mais c'était place de la Porte de Saint-Cloud, c'était
04:06à 200 mètres, 500 mètres du Parc des Princes.
04:09Il ne faut pas être stratège de la sécurité pour imaginer un dispositif...
04:13Moi, je ne suis pas sûr qu'il ne faille pas être stratège de la sécurité, si tu veux.
04:16Moi, je ne sais pas, c'est comme les pompiers à un moment donné, pour la meilleure façon
04:21d'éteindre un feu, parfois c'est de le laisser brûler.
04:24Je dis ça, je dis ça, je ne dis rien.
04:26Je comprends ce que ça peut avoir de heurtants, des vélibs qui sont brûlés, à quel point
04:31ces images peuvent être heurtantes.
04:32Mon sentiment, je ne suis pas professionnel de la police, mais mon sentiment pour avoir
04:37recouvert beaucoup, beaucoup de manifestations, c'est quand même qu'il y a une stratégie
04:42véritablement, une stratégie de l'intervention.
04:45Tu te rends compte quand même que quand tu interviens, t'es un CRS, tes casques, tu es
04:52armé, je veux dire, tu imprimes aussi quelque chose d'assez brutal, ok ? T'as le droit,
04:59le permis d'avoir une arme.
05:00Qu'est-ce que ça provoque en face ? Et ça, c'est toute la finesse psychologique
05:04en réalité, et ce n'est pas du tout évident, je pense.
05:08Merci beaucoup, Françoise, puisque vous avez la parole.
05:11La présidentielle sera une magnifique bataille d'idées, et pas de chiffonnier.
05:14Je suis certaine, malgré ce qu'on voit, malgré ce qui a l'air de se développer,
05:18malgré les harangues des uns et des autres, malgré le sentiment qu'on a deux TGV, un sentiment
05:23tout à fait artificiel, qu'on a deux TGV lancés l'un face à l'autre, Jean-Luc Mélenchon
05:28d'un côté et Jordan Bardet l'un de l'autre. Mon sentiment profond est qu'au fond, au fond,
05:34on va départager tout cela par une bataille d'idées. On ne la voit pas encore, parce
05:38qu'on est loin, en fait. Mais vous savez, les Français ont été privés de bataille
05:43d'idées en 2012, d'une certaine manière, car il ne s'agissait que de se débarrasser
05:48de Nicolas Sarkozy. Ça n'était pas si compliqué. 2017-2022, on sait très bien, il n'y a pas
05:53de bataille d'idées. Il y a juste, comment dirais-je, un barrage républicain. Je pense
05:58que 2027, contrairement à ce qu'on pense, contrairement à ce qu'on voit, ce qu'on dit
06:03avec du RN très haut, etc., tout ça va se ramenuiser, va se rabusser. Et je crois vraiment
06:09que ce débat d'idées, je le vois effectivement, ne serait-ce qu'à nos auditeurs quand ils
06:14appellent, mais je le vois dans les réactions des gens, etc. On veut débattre sur le fond
06:19car on en a été privés. Et la présidentielle, c'est la mère des batailles, justement pour
06:24cela. Je reprends toujours l'exemple de 2007. L'exemple de 2007, c'est véritablement
06:30Ségolade Royal qui change le logiciel de la gauche avec l'ordre juste, Nicolas Sarkozy
06:34qui est exceptionnel dans sa forme politique, François Bayrou qui est au plus haut. Je prends
06:39maintenant un exemple, je prends 95, Jacques Chirac fait la remontada, il ne fait pas la remontada
06:44sur un truc, il fait la remontada sur un concept très puissant, la fracture sociale.
06:49Dont il ne pensait pas un mot.
06:50Je ne sais pas, en tout cas, Chirac a des sincérités de l'instant, au moment où il
06:56dit porte de Versailles, il le pense. Mais je veux dire par là que nous sommes véritablement
07:00un pays d'idées et je crois que cette fois-ci, parce qu'il y a trop de frustration sur
07:05les
07:06idées, ça va fonctionner comme ça.
07:08Je la trouve très optimiste, très idéaliste, François Degoy, mais bon, c'est vrai qu'elle
07:12maîtrise bien les sujets politiques, évidemment, c'est son karma, je dirais, mais c'est vrai
07:19que je trouve ça un petit peu, enfin pas léger ce que tu dis, évidemment, mais quand
07:25on a 30, je ne sais pas, il y a combien de prétendants, 30 ?
07:28Oui, mais ça va baisser.
07:29Ils ont tous des idées, ils se les reprennent tous.
07:32Si tu appelles ça à avoir une ligne avec des idées...
07:36Je pense qu'en 2027, déjà c'est dans à peine un an, et je pense qu'en 2027, on
07:43n'aura justement aucune idée parce qu'on n'est plus habitué à demander aux dirigeants
07:49politiques qui présentent un projet, de présenter en profondeur leurs idées.
07:54Parce que la manière déjà de communiquer leurs projets, c'est quelque chose d'extrêmement
07:59synthétique.
07:59On ne va jamais dans le fond des sujets, que ce soit les présentations de projets,
08:05que ce soit les débats d'idées, les débats télévisés, etc.
08:08C'est toujours, rien n'est vraiment argumenté dans le fond.
08:12Et c'est à se demander si, en 11 mois, un dirigeant politique qui se présenterait,
08:18un candidat, serait réellement capable de construire dans le détail un projet innovant.
08:25Et juste pour terminer, innovant parce que derrière l'innovation du projet politique
08:30ou du concept fort, il y a aussi un sujet de courage politique.
08:35Et est-ce qu'en 2027, c'est la période du courage politique ?
08:39J'aimerais, mais je ne vois pas d'éléments qui me permettent de...
08:41Parce que vous partez du principe qu'ils n'ont rien foutu et qu'ils ont 11 mois pour trouver.
08:44Moi, je vous assure que vous allez voir des idées émerger à gauche comme à droite.
08:49Éponnantes et décoissantes.
08:51Moi, déjà, je ne crois pas que ce sera une magnifique bataille d'idées pour une bonne et simple raison
08:55parce qu'on a une classe politique qui n'a plus d'idées.
08:57Et je vais te citer...
08:59Comment ?
08:59Ah non, mais c'est vrai, il n'y a plus d'idées, mais il n'y a nulle part.
09:01Non, mais toi, tu dis que ce n'est pas assez vrai, moi je te dis non, ce n'est
09:03pas vrai.
09:03Et je veux dire ce que disait Philippe Séguin, qui lui avait des idées, on aimait ou pas,
09:08il disait de toute façon, tous les hommes politiques aujourd'hui se servent chez le même grossiste
09:13qui s'appelle l'Europe.
09:14Donc, de toute façon, on ne va pas promettre aux Français qu'on va faire mon zémerveille au niveau économiquement
09:18puisqu'on n'a plus un rond et qu'on ne peut plus rien faire.
09:21Sur la sécurité, plus personne ne croit en rien.
09:24On l'a vu en lisant notamment les commentaires, etc.
09:27Donc, moi, je crois que ça va être une élection qui va se faire par défaut, comme d'habitude,
09:32certainement avec un barrage au deuxième tour, mais surtout, et je suis certain que ce coup-là,
09:38on va avoir une quantité de boules puantes, mais à mon avis, qui va être stratosphérique.
09:43Je ne suis pas du tout d'accord avec vous.
09:45Je pense évidemment d'abord que la classe politique a des idées
09:49et que, par exemple, quand des députés produisent des travaux extraordinaires,
09:54nous sommes en grande partie responsables nous-mêmes, les médias,
09:57parce que la façon que nous avons de les interviewer est pathétique,
10:01mais je pense qu'on sera poussé par le public.
10:03Je pense vraiment, quand vous voyez le succès, par exemple,
10:06de revues aussi compliquées et élitistes que Grand Continent,
10:09je ne sais pas si quelqu'un lit Grand Continent,
10:11est une revue européenne qui devient véritablement une sorte de référence.
10:15C'est très compliqué à lire, mais les gens adhèrent.
10:18Quand je vois en 2005 comment tous les Français sont devenus des spécialistes de la Constitution européenne,
10:24les débats de 2005 sur le oui et le non, ils étaient d'un niveau extrêmement relevé.
10:29C'était la dernière campagne dite de ce nom avant 2007, et après terminée depuis 20 ans.
10:33C'est pour ça que je pense qu'il y a cette frustration, il y a ce désir profond,
10:37et vous allez voir, ce que vous allez voir, j'en suis absolument persuadé,
10:39on va se battre sur des visions du monde,
10:42parce qu'il n'y a pas que des solutions économiques dans une présidentielle.
10:45On gagne une présidentielle avec le parfum qu'on dégage et la vision qu'on imprime.
10:50Macron, il gagne sur l'idée que le nouveau monde est mort, on sait bien que c'est ça.
10:53Donc vous verrez, je suis persuadé que ça va être grandiose.
11:00Merci les amis, merci beaucoup.
11:03Allez vous restez avec nous dans un instant, on va vous parler de rugby.
11:06Yann Roubert sera avec nous, président de la Ligue Nationale du Rugby.
11:10On a plein de questions à lui poser, et surtout, pourquoi le rugby fonctionne aussi bien dans les territoires ?
11:17Pourquoi cette popularité, d'abord largement déployée par Sud Radio, je le dis, c'est important.
11:23Puisque nous sommes quand même des partenaires depuis des années.
11:27La radio du rugby, bien entendu.
11:27On est beaucoup sur Mélis.
11:29Ah !
11:30Ouais, joli.
11:31C'était un essai.
11:33Avec Alcino, j'ai fait un...
11:34Nul en plus !
11:36Il n'est clairement pas transformé.
11:38Oh, pas mal !
11:40On vous fera une chistère à vous inquiéter.
11:42Allez, on revient dans un instant, à tout de suite.
11:4517h20, les vraies voix Sud Radio.
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