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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00:00Bonjour, bonjour à tous, ravie de vous retrouver pour Midi News et merci d'être déjà très très fidèle à ce rendez-vous de deux heures d'informations, de décryptage, de débats avec mes invités.
00:00:11Je vous donne le sommaire dans un instant, mais d'abord c'est toute l'information avec Somaya Labidi. Bonjour Somaya.
00:00:17Bonjour Pierre et bonjour à tous. À la une de l'actualité, dans un entretien publié par plusieurs journaux du vieux continent,
00:00:23Emmanuel Macron prévient les Européens que les menaces commerciales et intimidation des Etats-Unis ne sont pas finies,
00:00:30qu'ils seront balayés s'ils n'instaurent pas une préférence européenne dans des secteurs stratégiques face à la concurrence américaine et chinoise.
00:00:38Le chef de l'État enfonce le clou et met en garde contre une forme de lâche soulagement des dirigeants des pays de l'UE au sortir du pic de la crise avec Donald Trump.
00:00:47On poursuit ce journal avec le taux de chômage qui atteint son plus haut niveau depuis 2021 et frôle désormais les 8% en France.
00:00:56Le taux a progressé de 0,2 points au dernier trimestre et dans le détail, c'est chez les 15-24 ans qu'il augmente nettement avec 2,4 points au quatrième trimestre,
00:01:05ce qui porte à 2,8 points sa hausse sur un an pour atteindre 21,5%.
00:01:11À la une également, un homme roué de coût par une dizaine de jeunes dans un parking du 8e arrondissement de Lyon.
00:01:17Un déchaînement de violence qui s'est produit vendredi aux alentours de 15h en pleine après-midi.
00:01:23Les sapeurs-pompiers l'ont transporté en urgence absolue vers l'hôpital le plus proche.
00:01:28Ouverture du procès depuis ce matin de l'adolescent suspecté d'avoir tué le chauffeur VTC Nessim Ramdam en octobre 2024 à Marseille.
00:01:37Âgé de seulement 14 ans, au moment des faits, il est soupçonné d'avoir été missionné comme tueur à gage par le gang criminel des aides-mafias.
00:01:44Le jeune suspect comparaîtra jusqu'à ce jeudi devant le tribunal des enfants de Paris.
00:01:50Une somme astronomique à présent, la SNCF a été condamnée à verser 274 millions d'euros d'indemnités
00:01:57à une société concessionnaire à Paris de la gare du Nord, contrôlée par une filiale de la holding familiale des Muliers,
00:02:04propriétaire d'Auchan ou encore le roi Merlin,
00:02:07pour avoir rompu unilatéralement le contrat de rénovation de la gare en septembre 2021.
00:02:14A la une de l'actualité internationale, le Nigeria en prend un nouvel enlèvement de fidèles.
00:02:20Selon la police, des hommes armés ont enlevé 9 personnes dans une église catholique lors des vèpres au dimanche soir,
00:02:25dans le centre du pays.
00:02:27Une série d'enlèvements de masques qui, depuis fin 2025, a suscité l'ire du président américain Donald Trump,
00:02:33qui menace d'intervenir militairement dans le pays le plus peuplé d'Afrique.
00:02:37Et puis Washington toujours poursuit sa lutte contre le trafic de drogue,
00:02:42une nouvelle frappe américaine contre un bateau de narcotrafiquants présumés,
00:02:45dont le Pacifique a fait deux morts depuis le début de ces opérations lancées en septembre dernier par les Etats-Unis.
00:02:52Ce sont au moins 130 personnes qui ont été tuées et 38 navires détruits.
00:02:57Voilà ce qu'on pouvait dire de l'actualité à midi, Pierre.
00:03:00Merci Somaïa et on vous retrouve tout à l'heure à 13h pour un nouveau point sur l'actualité.
00:03:04Au sommaire de Midi News, le PPE, le plan pulerie annuel sur l'énergie, c'est technique mais ça nous concerne tous.
00:03:11Sébastien Lecornu doit apposer son aval sur le plan énergétique.
00:03:15Ça concerne notamment le nucléaire mais aussi l'éolien.
00:03:18Et au bout du bout du bout, c'est vous et moi qui payons la facture.
00:03:23Emmanuel Macron en lui est à Dunkerque chez ArcelorMittal.
00:03:27Soutenir un acier, oui, mais un acier plus écologique.
00:03:30Là encore, l'écologie s'invite dans le débat alors que la France a besoin d'industrie.
00:03:34Qui dit industrie dit souveraineté.
00:03:36Et l'Europe de la défense, alors le président en parle dans les colonnes du journal Le Monde.
00:03:41On décrypte avec les invités.
00:03:43Également dans ce Midi News, alors qu'Emmanuel Macron parlait de réarmement démographique,
00:03:47que le gouvernement s'apprête à envoyer une lettre à tous les Français de 29 ans
00:03:51pour les encourager à faire des enfants un manuel de SVT pour les élèves de Terminal,
00:03:56prône exactement l'inverse.
00:03:59Faire un enfant de moins permettrait, selon ce manuel,
00:04:02de réduire son émission de CO2 de 60 tonnes par an ambiance.
00:04:07Et puis, la commission sur le visage public,
00:04:09elle se poursuit avec l'audition très attendue tout à l'heure d'Élise Lucet, là aussi.
00:04:14On en parle dans quelques minutes avec mes invités qui sont là.
00:04:19Joachim Lefloquimat, bonjour.
00:04:21Bonjour Pierre.
00:04:21Essayiste et chroniqueur, bonjour Ophélie Roch.
00:04:24Bonjour Pierre.
00:04:25Qui est donc chroniqueuse avec nous.
00:04:27Bonjour Raphaël Steinville.
00:04:28Pierre.
00:04:28De la direction du journal du dimanche.
00:04:31Et bonjour Sabrina Medjeber.
00:04:34Bonjour Pierre.
00:04:34Qui est là également pour commenter l'actualité.
00:04:36Partons tout d'abord à Lyon.
00:04:38A Lyon, puisque c'est là qu'une marche citoyenne aura lieu tout à l'heure, à 15h.
00:04:44Elle est organisée par les proches et surtout la maman de Théo.
00:04:48Souvenez-vous Théo, cet enfant, cet adolescent agressé par 5 mineurs de 14 et 15 ans
00:04:55qui ont été relâchés puis placés sous contrôle judiciaire.
00:04:58Bien sûr, il s'agit de soutenir la famille de Théo dans cette marche citoyenne.
00:05:03Olivier Madigné est sur place avec Fabrice Elsner.
00:05:08Bonjour à vous.
00:05:09Comment s'organise cette marche ?
00:05:14Écoutez, cette marche va se dérouler à partir de 15h à proximité du lieu où le jeune Théo a été agressé.
00:05:23Et elle rejoindra la mairie du 7e arrondissement de Lyon.
00:05:26Alors vous le disiez, elle est organisée à l'initiative de la maire de Théo.
00:05:30La maire de Théo qui veut sensibiliser les autorités et les élus sur ce climat d'ultra-violence
00:05:37qui se développe dans l'agglomération lyonnaise et aussi bien sûr ailleurs.
00:05:41Et également, elle entend protester.
00:05:43Elle proteste d'ailleurs depuis plusieurs jours contre le fait que les agresseurs de son fils,
00:05:48des mineurs âgés de 14 à 17 ans, soient en liberté sous contrôle judiciaire.
00:05:54Ça, elle le dit depuis plusieurs jours.
00:05:56Elle ne le supporte pas.
00:05:58Alors je vous rappelle que le jeune Théo est âgé de 19 ans.
00:06:00Il a été agressé à trois reprises ces cinq derniers mois.
00:06:04La dernière fois, c'était le 31 janvier dans le hall de son immeuble.
00:06:08Il a été roué de coups et dépouillé alors qu'il rentrait chez lui.
00:06:11Merci beaucoup Olivier Madigny avec Fabrice Elstner en duplex de Lyon.
00:06:17Vous parliez de la maire de Théo.
00:06:19C'est elle effectivement qui a tenu à organiser cette marche pour son fils.
00:06:24Écoutons-la.
00:06:26Dans ma tête, je me suis dit qu'il faut faire cette marche et clôturer le dossier.
00:06:31C'est aussi pour moi de me dire qu'on a parlé, on a fait, on alerte, on appelle les associations,
00:06:37on appelle les politiques à venir, à marcher avec nous en disant
00:06:39que ce n'est plus possible pour notre pays.
00:06:41Toutes ces situations d'agression, de méchanceté, de viol,
00:06:45toutes ces victimes-là, il faut les écouter en fait.
00:06:48Quand elles prennent la parole, il faut apprendre à les écouter
00:06:50parce qu'on n'a pas qu'ils n'ont pas parlé.
00:06:52Donc quand on parle, il faut qu'on soit un petit peu mieux pris au sérieux
00:06:56et qu'on ne rit pas au nez.
00:06:59Voilà, tout simplement.
00:07:03On prend à nouveau la parole parce qu'elle s'est exprimée plusieurs fois,
00:07:06notamment ce week-end dans l'émission Elliot de Valevaux sur Europe 1
00:07:10où elle était vraiment en larmes, où elle disait à quel point elle avait alerté
00:07:14jusqu'au président de la République qu'elle n'avait reçu aucune nouvelle,
00:07:19aucune réponse des autorités.
00:07:21Que oui, s'il y avait une marche, peut-être qu'il y aurait des élus dans cette marche.
00:07:25On verra d'ailleurs tout à l'heure qui y aura à cette marche.
00:07:27Ce sera très intéressant de voir.
00:07:29Les municipales approchent.
00:07:30Il y a évidemment des enjeux politiques.
00:07:32et on verra qui est présent et qui n'est pas présent.
00:07:34Mais au-delà de ça, cette marche, cette prise de conscience aussi
00:07:40des faits, au fait Liroc, c'est important.
00:07:44Oui, mais c'est triste de voir que cette mère, elle est obligée de faire une marche
00:07:46parce qu'en fait, elle n'a eu aucun soutien étatique.
00:07:48La vérité, c'est que si elle fait ça, c'est qu'elle n'y a rien eu avant.
00:07:52Et en plus, c'est là où elle est courageuse,
00:07:55c'est qu'elle prend peut-être aussi un risque pour elle et pour son fils.
00:07:57C'est-à-dire que médiatiser la souffrance,
00:08:01parce qu'il faut quand même dire que son fils a été agressé
00:08:03à trois reprises en moins de cinq mois.
00:08:05Donc, ce n'est pas une fois.
00:08:07Déjà, une fois, c'est trop.
00:08:08Mais là, on se dit qu'il y a une récurrence qui fait qu'elle doit vivre dans la panique.
00:08:11Donc, je pense que paniquer pour paniquer...
00:08:12Trois fois de suite, par les mêmes.
00:08:14Par les mêmes.
00:08:14On voit bien que c'est quand même invraisemblable que rien ne soit fait.
00:08:19Je ne sais pas.
00:08:20En effet, ce sera intéressant de voir déjà si les politiques se déplacent.
00:08:23En effet, s'ils reprennent ça comme un argument potentiel pour eux,
00:08:26parce qu'il y a aussi de ça.
00:08:27Vous voulez parler de la récupération politique
00:08:30qui peut servir, effectivement, pour des campagnes municipales.
00:08:33Il y en aura forcément une.
00:08:34Après, j'ose espérer que ça ne mette pas davantage le focus,
00:08:39en effet, sur les victimes.
00:08:40Parce que parfois, le problème de ces marches,
00:08:43c'est que quand les caméras sont là, il ne se passe rien.
00:08:46Tout le monde vous protège, tout le monde vous soutient, c'est merveilleux.
00:08:48Mais quand les caméras s'enlèvent, qu'est-ce qu'il va faire ?
00:08:51Parce que cette maman, elle va retomber seule.
00:08:53Et c'est ça, moi, qui me fait un petit peu peur.
00:08:54C'est que là, elle est protégée tant que les médias la protègent.
00:08:57Le jour où les médias vont se retirer, à mon sens,
00:09:00on ne sait pas ce qui va se passer.
00:09:01Et on n'en entendra pas forcément parler non plus.
00:09:04Je pense, à titre personnel,
00:09:07que tout ce qui permet d'apporter du soutien,
00:09:10du soulagement à Théo, à sa famille,
00:09:12plus généralement aux victimes, est bon à prendre.
00:09:14Évidemment qu'on peut organiser des marches citoyennes.
00:09:16Maintenant, au-delà de ces marches, au-delà des bougies,
00:09:19je pense qu'on est surtout en droit d'attendre
00:09:20des politiques de rupture face à une ultra-violence.
00:09:22Vous en attendez, vous, Joachim ?
00:09:24Vous attendez vraiment des politiques de rupture ?
00:09:25C'est ce qu'on est censé attendre du politique, maintenant.
00:09:28J'entends bien.
00:09:29Vous voulez qu'on écoute Laurent Nunes
00:09:30pour voir ce qu'il en pense ?
00:09:32Le ministre de l'Intérieur ?
00:09:33Vous voulez qu'on entende le ministre de l'Intérieur ?
00:09:35Écoutons-le.
00:09:36Non, ce n'est pas un échec.
00:09:39Vous avez au sein de la société française actuellement
00:09:43une montée, c'est indiscutable, de la violence,
00:09:45notamment des violences gratuites.
00:09:49Pas tant la violence acquisitive, les vols violences et autres,
00:09:52mais la violence gratuite,
00:09:54beaucoup liée aux violences sexuelles
00:09:56et aux violences intrafamiliales, évidemment.
00:09:57Mais voilà, on a une montée en puissance de la violence.
00:10:00Ce n'est pas parce qu'il y a des délinquants
00:10:01que c'est un échec de l'État.
00:10:02Nous, on est là pour prévenir, évidemment,
00:10:04la délinquance en amont,
00:10:04mais surtout interpeller les délinquants.
00:10:06Non, par contre, oui, l'objectif,
00:10:09c'est de faire baisser la délinquance.
00:10:10Ça, ça reste un objectif majeur.
00:10:11Alors, on entend bien du ministre de l'Intérieur
00:10:13qu'il veut faire baisser la délinquance,
00:10:15l'hyperviolence,
00:10:17qui est d'ailleurs très bien expliquée
00:10:18dans le livre aussi de Rachel Kahn,
00:10:21que vous pouvez trouver chez Fayard,
00:10:23sur l'hyperviolence.
00:10:24Alors, pour répondre à Laurent Nunes,
00:10:26monsieur le ministre,
00:10:26peut-être que vous regardez ces news en ce moment,
00:10:29je vous donne deux affaires.
00:10:32Voilà, hier matin, par exemple,
00:10:34école élémentaire Anatole France,
00:10:36ça se passe à Port-de-Bouc,
00:10:38dans les Bouches-du-Rhône,
00:10:38un élève de 10 ans a menacé ses camarades
00:10:41dans la cour...
00:10:4110 ans, hein.
00:10:4210 ans,
00:10:44il menace ses camarades
00:10:45dans la cour de récréation
00:10:46en disant qu'il allait planter tout le monde
00:10:48avec le couteau qu'il avait dans son cartable.
00:10:52Première affaire.
00:10:53Deuxième affaire,
00:10:54bagarre entre deux élèves
00:10:56avec l'usage d'un couteau
00:10:57à Avignon, au lycée Vincent de Paul.
00:10:59C'était hier, autour de midi,
00:11:01avec la police qui a appelé pour...
00:11:02C'est tous les jours.
00:11:05Donc, moi, je veux bien
00:11:05que le ministre de l'Intérieur
00:11:07s'inquiète de la délinquance
00:11:08avec...
00:11:10Je ne sais pas ce que vous en pensez aussi,
00:11:11il y a le fond et la forme
00:11:12toujours dans les déclarations politiques,
00:11:14mais avec ce ton un peu linéaire.
00:11:16Vous voyez ?
00:11:16Oui, on a l'impression
00:11:17qu'il y a...
00:11:18Il y a beaucoup de prudence.
00:11:18Il y a beaucoup de prudence.
00:11:19Très techno, très élément de langage.
00:11:22Raphaël Steinville, très...
00:11:23Oui, mais en fait,
00:11:24ce qui est fou,
00:11:25c'est que dans la manière
00:11:26dont le ministre de l'Intérieur
00:11:27s'exprime aujourd'hui,
00:11:28on a l'impression que, finalement,
00:11:31l'État a fait son travail
00:11:32parce que les agresseurs
00:11:33ont été interpellés.
00:11:34Le problème, notamment,
00:11:35dans l'affaire Théo,
00:11:36mais dans mille autres,
00:11:38c'est que ces jeunes mineurs
00:11:40qui sont coupables,
00:11:41qui se sont rendus coupables
00:11:43de faits délictueux,
00:11:44voire criminels,
00:11:45la plupart du temps,
00:11:46ils sont relâchés.
00:11:47Alors, ils ont un casier judiciaire,
00:11:49mais c'est bien la justice
00:11:50des mineurs qui est en cause,
00:11:51ce n'est pas le travail des policiers.
00:11:53C'est pour ça qu'on parle
00:11:54de l'excuse de minorité
00:11:55qui...
00:11:56Et là, pour le coup,
00:11:57Laurent Nunez a dit
00:11:58oui, effectivement,
00:11:59il faut ouvrir cette brèche,
00:12:00mais il l'a dit,
00:12:00je le dis à titre personnel.
00:12:02Donc, ça veut dire
00:12:02que ce n'est pas moi
00:12:03le ministre de l'Intérieur
00:12:04qui parle.
00:12:04Mais en fait,
00:12:05chacun se repasse la balle,
00:12:06mais le fait est que,
00:12:08au-delà même
00:12:08de la question de la justice,
00:12:10et on voit que cette question
00:12:11est immense,
00:12:12c'est aujourd'hui,
00:12:13quand bien même
00:12:13des ministres ont voulu
00:12:15réviser la manière
00:12:18dont la justice des mineurs
00:12:19pouvait se rendre,
00:12:22il y a le Conseil constitutionnel
00:12:23qui repasse un coup par derrière
00:12:25pour empêcher
00:12:26toute possibilité d'évolution.
00:12:29Mais au-delà de ça,
00:12:30il y a quand même
00:12:30la question des causes profondes
00:12:32qui explique aujourd'hui
00:12:33cet ensauvagement,
00:12:34parce que sinon,
00:12:35on peut toujours
00:12:36se montrer plus ferme,
00:12:37plus définitive
00:12:39dans la manière
00:12:39dont on voudra rendre
00:12:41une justice
00:12:42de manière implacable.
00:12:43Si on ne règle pas
00:12:44en profondeur
00:12:44les causes
00:12:45qui ont amené
00:12:46à cette insécurité,
00:12:49on en reviendra toujours
00:12:50à vouloir
00:12:51se montrer plus dur,
00:12:54mais sans régler
00:12:54les causes profondes.
00:12:55Sabrina,
00:12:56je vous entendais
00:12:56tout à l'heure
00:12:57commenter pendant le sonneur,
00:12:59il n'y a pas de justice gratuite,
00:13:00il n'y a pas de...
00:13:01ces explications,
00:13:02ça ne tient plus.
00:13:03Oui, évidemment.
00:13:04Alors là,
00:13:04vous avez fait
00:13:05une petite liste
00:13:06à la prévère
00:13:07malheureuse,
00:13:08dramatique,
00:13:08des faits,
00:13:09ce qu'on appelle absolument,
00:13:10ce qu'on appelle
00:13:11des faits divers,
00:13:12ce qui ne constitue
00:13:12absolument plus du tout
00:13:13des faits divers,
00:13:14ce sont des faits sociaux,
00:13:16c'est-à-dire,
00:13:16d'après la définition
00:13:17de Marcel Mauss,
00:13:18les faits sociaux,
00:13:19ce sont la violence
00:13:20qui implique le politique
00:13:22et en effet,
00:13:22on peut souligner
00:13:23l'impérissie,
00:13:24l'incurie
00:13:24des gouvernements
00:13:25qui se sont succédés.
00:13:26il y a eu quand même
00:13:2618 ministres de l'intérieur
00:13:27en 25 ans,
00:13:28effectivement,
00:13:29sur le plan,
00:13:29en tout cas,
00:13:30de la fermeté
00:13:31et de l'application
00:13:31de l'autorité
00:13:32de l'appareil d'État
00:13:33régalien,
00:13:34on est loin du compte,
00:13:35ça c'est le premier
00:13:36des constats.
00:13:36Le second des constats,
00:13:37comme le disait Ophélie,
00:13:39c'est cette espèce
00:13:40de mitou des mamans,
00:13:41ce sursaut des mères
00:13:42qui aujourd'hui
00:13:43prennent la parole
00:13:44parce que justement,
00:13:45elles constatent
00:13:46la défaillance,
00:13:48le dysfonctionnement,
00:13:49l'impérissie
00:13:49de l'État
00:13:50face à la dramaturgie
00:13:54qui touche la quotidienneté
00:13:55de leur vie
00:13:56et plus particulièrement
00:13:58la mort de leurs enfants.
00:13:59Je me souviens
00:13:59de la mère d'Elias,
00:14:01je me souviens
00:14:01de la mère de Philippines,
00:14:02je me souviens
00:14:03et là on voit
00:14:03la mère de Théo
00:14:04et il y a plusieurs mères
00:14:05aujourd'hui
00:14:05qui prennent la parole
00:14:07pour souligner
00:14:08précisément l'abandon,
00:14:11l'abandon des pouvoirs publics
00:14:12à l'égard de la protection
00:14:13et de la sécurité
00:14:14de leurs enfants.
00:14:16Le même qui nous parlait
00:14:16de décivilisation
00:14:17qui est Emmanuel Macron
00:14:18fait preuve
00:14:19de totale déshumanisation
00:14:21en ne répondant pas
00:14:22à l'appel
00:14:22de la mère de Théo.
00:14:23Ça c'est le second constat.
00:14:25Et enfin,
00:14:25et enfin,
00:14:26qu'est-ce que je vois moi là ?
00:14:27C'est que ça se passe à Lyon
00:14:28précisément là
00:14:29concernant l'affaire Théo.
00:14:31Qu'est-ce que Lyon ?
00:14:33Lyon c'est ce qu'on appelait
00:14:33les 3 V dans les années 80.
00:14:35Les fameux prémices,
00:14:37les fameux palbutiements
00:14:38de la politique de la ville.
00:14:39Les 3 V c'était Vénitieux,
00:14:41Vaud-en-Velin
00:14:41et Villeurbanne.
00:14:43Qu'est-ce qui s'est passé
00:14:44en 40 ans ?
00:14:45À quoi a abouti
00:14:46cette politique de la ville ?
00:14:47On a cru
00:14:48qu'en décrétant des slogans
00:14:50on allait effacer
00:14:5140 ans de ressentiment
00:14:52parce que nous avons accueilli
00:14:53sur notre sol
00:14:54des populations
00:14:55qui sont codifiées culturellement.
00:14:58Ce phénomène de bande,
00:14:59ce phénomène de meute,
00:15:00ce n'est pas un phénomène
00:15:01ex nihilo,
00:15:02c'est une organisation sociale
00:15:03anthropologique
00:15:04qui est celle du clan.
00:15:06Et David Lepoutre,
00:15:07vous savez,
00:15:07c'est un anthropologue
00:15:08qui l'a analysé en 97
00:15:09parce qu'il a voulu comprendre.
00:15:11Il a écrit
00:15:11au cœur des banlieues.
00:15:12Qu'en a-t-il tiré
00:15:13comme conclusion ?
00:15:14Les codes sont
00:15:14la réputation,
00:15:16le virilisme exacerbé,
00:15:17l'honneur,
00:15:18le rapport de force.
00:15:19Voilà,
00:15:20voilà ce qui structure
00:15:21malheureusement,
00:15:22certains,
00:15:22je dis bien certains,
00:15:24une certaine juvénalité
00:15:26dans ces quartiers
00:15:27qui aboutit
00:15:28au meurtre
00:15:28et au tabassage.
00:15:29Et ce qui implique aussi
00:15:30aveugler...
00:15:31Quand on ne veut pas
00:15:33soutenir le regard,
00:15:33c'est-à-dire qu'il y a aussi,
00:15:34vous parliez du virilisme
00:15:36exacerbé,
00:15:37il y a aussi
00:15:37ce truc
00:15:39très civilisationnel
00:15:40de « tu défimes au regard ».
00:15:42Absolument,
00:15:43l'altérité
00:15:44est complètement effacée
00:15:45au profit justement
00:15:47de...
00:15:47Joachim.
00:15:47Vous parliez tout à l'heure
00:15:49de la partialité
00:15:50du diagnostic
00:15:50et la nécessité
00:15:51de traiter les causes
00:15:53dans leur ensemble
00:15:54et en profondeur.
00:15:55Et il y a quelque chose
00:15:55selon moi qui manque
00:15:56dans le diagnostic
00:15:57fait par le ministre
00:15:58de l'Intérieur,
00:15:59c'est une réflexion
00:16:00de fond
00:16:00sur l'effondrement
00:16:01de l'école
00:16:02et la corrélation
00:16:03qu'il y a
00:16:03entre cet effondrement
00:16:04et l'explosion
00:16:05d'une violence juvénile
00:16:05avec deux fois plus
00:16:06de mineurs mis en cause
00:16:07par la justice
00:16:08aujourd'hui
00:16:08que dans les années 90.
00:16:09On a voulu
00:16:10disqualifier l'autorité
00:16:11à l'école,
00:16:12on a relégué
00:16:13les maîtres
00:16:14au statut d'animateur,
00:16:15on a disqualifié
00:16:16tous les interdits éducatifs,
00:16:17ces mêmes interdits éducatifs
00:16:18qui aident les enfants
00:16:19à se civiliser,
00:16:20qui leur permettent
00:16:21de réprimer
00:16:21les pulsions violentes
00:16:22et forcément
00:16:23aujourd'hui
00:16:24on voit le résultat.
00:16:25Ce n'est pas faute
00:16:26d'avoir alerté
00:16:26pourtant Jean-Pierre
00:16:27Cheminement en 1999
00:16:28il avait parlé
00:16:29du problème des sauvageons
00:16:29et il avait coutume
00:16:30de rappeler qu'un sauvageon
00:16:31c'était d'abord
00:16:32un arbre mal greffé
00:16:33et donc le problème
00:16:34était avant tout éducatif.
00:16:35Ce discours
00:16:36manque cruellement
00:16:36aujourd'hui partout
00:16:37et encore plus à gauche.
00:16:37Et Gérald Darmanin
00:16:38avait repris
00:16:39le terme d'ensauvagement
00:16:40ce que l'actuel
00:16:41ministre de l'Intérieur
00:16:42Laurent Nunez
00:16:42ne veut pas.
00:16:43C'est vrai qu'il n'a pas
00:16:44son aphorisme en effet.
00:16:45Il dit non, je préfère
00:16:46attention aux mots.
00:16:48Voilà, en tout cas
00:16:49ces violences
00:16:50et effectivement
00:16:50j'ai fait, vous l'avez dit
00:16:51Sabrina,
00:16:53un inventaire à la prévère
00:16:54très malheureux
00:16:54de ce qui se passe.
00:16:56Ça conduit aussi
00:16:57à un mal-être
00:16:58chez des enfants
00:16:59également du harcèlement
00:17:01et c'est tout le problème
00:17:04qu'il y a eu
00:17:04également au cœur
00:17:06de l'affaire Évaël
00:17:07et devant la cour
00:17:09d'appel de Versailles
00:17:10hier, l'accusation
00:17:10a requis 18 mois
00:17:12de prison
00:17:12avec sursis
00:17:13à l'encontre
00:17:14de cette enseignante
00:17:15d'Évaël,
00:17:16cette petite fille
00:17:17de 11 ans
00:17:17qui s'était pendue
00:17:18chez elle
00:17:18à Herblay
00:17:20après avoir été
00:17:20harcelée
00:17:22depuis plusieurs mois
00:17:24par son enseignante
00:17:25de 60 ans.
00:17:27Vraiment des scènes
00:17:27d'humiliation
00:17:28dont vous allez nous reparler
00:17:29tout à l'heure
00:17:29Ophélie Roch
00:17:31mais partons tout de suite
00:17:32justement au tribunal
00:17:33de Versailles
00:17:33où nous attend
00:17:33Juliette Sadat.
00:17:36Juliette, l'audience
00:17:37est terminée.
00:17:37comment s'est déroulée
00:17:38ce deuxième jour ?
00:17:40Alors écoutez,
00:17:43on a entendu longuement
00:17:45ce matin
00:17:45la plaidoirie
00:17:46de la défense
00:17:47l'avocate
00:17:47de la professeure
00:17:48de français
00:17:49qui a souligné
00:17:50le manque de preuves
00:17:51qu'il y avait eu
00:17:52en effet
00:17:53harcèlement moral
00:17:54sur Évaël
00:17:55et que ce harcèlement moral
00:17:56de la part de sa professeure
00:17:57de français
00:17:57avait bien conduit
00:17:58la petite fille
00:17:59à mettre fin
00:18:00à ses jours.
00:18:01Pourtant,
00:18:01vous l'avez dit
00:18:01le parquet
00:18:03pour lui
00:18:03ça ne fait aucun doute
00:18:05l'infraction
00:18:05de harcèlement moral
00:18:06est bien caractérisée
00:18:08aggravée
00:18:09et que
00:18:10Évaël
00:18:11a mis fin
00:18:11à ses jours
00:18:12à cause
00:18:12de ce harcèlement
00:18:14moral.
00:18:15La justice
00:18:16selon le parquet
00:18:17doit reconnaître
00:18:18qu'Évaël
00:18:18et d'autres enfants
00:18:19ont bien été
00:18:20les victimes
00:18:21de cette professeure
00:18:22de français.
00:18:23Le parquet
00:18:23a donc requéri
00:18:2418 mois
00:18:25de prison
00:18:25avec sursis
00:18:26ainsi qu'une interdiction
00:18:28pour la professeure
00:18:29d'exercer
00:18:29sa profession.
00:18:31Les parents
00:18:31d'Évaël
00:18:32qui se sont dit
00:18:32satisfaits
00:18:33par cette audience
00:18:34en appel
00:18:35ils se sont sentis
00:18:36entendus
00:18:37écoutés
00:18:38par le tribunal
00:18:39devront attendre
00:18:40davantage
00:18:41cette décision
00:18:41de justice
00:18:42attendue
00:18:42le 13 avril prochain.
00:18:45Juliette Sadat
00:18:45avec Charles Bagé
00:18:47au tribunal
00:18:47de Versailles
00:18:48au Filiroc
00:18:49je me tourne vers vous
00:18:49parce que
00:18:50ça s'est trouvé
00:18:52comme ça
00:18:53c'est un peu
00:18:53un hasard
00:18:54que vous soyez là
00:18:54aujourd'hui
00:18:55pour commenter
00:18:56cette affaire
00:18:56parce que
00:18:56vous êtes l'enseignante
00:18:58qui a
00:18:58remplacé
00:18:59cette enseignante
00:19:01dont on parle
00:19:01dans cet établissement
00:19:04scolaire.
00:19:05En effet
00:19:05moi à l'époque
00:19:05j'étais contractuelle
00:19:06donc quand c'est comme ça
00:19:08on fait des missions
00:19:09de remplacement
00:19:09et j'étais jeune professeure
00:19:12en plus
00:19:12et cette professeure là
00:19:14elle faisait du latin
00:19:15aussi
00:19:15et comme le latin
00:19:16est sous tension
00:19:17j'ai remplacé
00:19:18cette professeure là
00:19:19dans la partie latine
00:19:20d'une certaine manière.
00:19:21Et vous avez rencontré
00:19:22les élèves
00:19:22qui vous ont raconté
00:19:23ces scènes
00:19:24d'humiliation ?
00:19:26Et en effet
00:19:26moi je me souviens
00:19:28d'avoir
00:19:28pour la première fois
00:19:30de ma vie
00:19:30d'être sidérée
00:19:33face à une ambiance
00:19:33silencieuse
00:19:34qui était crépusculaire
00:19:35c'est-à-dire que
00:19:35cet établissement
00:19:36je n'avais jamais
00:19:37jamais jamais vu
00:19:39d'enfants
00:19:39qui étaient tétanisés
00:19:41c'est-à-dire que
00:19:42Herblé
00:19:43c'est pas une zone
00:19:43spécialement compliquée
00:19:44mais c'est aussi
00:19:44une zone où les enfants
00:19:45voilà
00:19:46c'est un peu
00:19:47voilà
00:19:47tout enfant
00:19:48de toute façon
00:19:49parle
00:19:49rire
00:19:50sourit
00:19:50dans la récré
00:19:51se pousse
00:19:51là il y avait
00:19:52quelque chose
00:19:53de vraiment mortuaire
00:19:54et en effet
00:19:55quand je suis arrivée
00:19:57je ne savais pas du tout
00:19:58ce que je remplaçais
00:19:59cette professeure-là
00:20:00et tout de suite
00:20:01les élèves ont eu besoin
00:20:03de verbaliser
00:20:04et au départ
00:20:04je ne voulais pas en parler
00:20:05parce que
00:20:05je ne connaissais pas cette personne
00:20:07et ça m'était mal à l'aise
00:20:08en fait
00:20:08d'entendre leurs témoignages
00:20:10et au fur et à mesure
00:20:11de mon remplacement
00:20:12certains enfants
00:20:13ont commencé à parler
00:20:15mais en disant
00:20:17qu'en effet
00:20:17c'était un cas
00:20:19en fait
00:20:19le cas d'Evail
00:20:20est très compliqué
00:20:21il est très compliqué
00:20:22parce que
00:20:22cet enfant
00:20:23a commencé à être harcelé
00:20:25par les élèves
00:20:26et il n'y a pas eu
00:20:28forcément
00:20:28je pense
00:20:29une réponse adaptée
00:20:30de la part de la professeure
00:20:31parce qu'en effet
00:20:32je pense qu'elle n'a pas
00:20:33très bien géré
00:20:34est-ce que
00:20:35Eva elle est morte
00:20:36à cause de ça
00:20:36je pense que
00:20:36ce n'est pas qu'à cause d'elle
00:20:37je pense que
00:20:38c'est un ensemble structurel
00:20:39qui a fait
00:20:39qu'on est arrivé au drame
00:20:41mais la première
00:20:42mais ça n'a rien à arranger
00:20:43puisque vous me disiez
00:20:45que cette professeure
00:20:47vous avez eu
00:20:47les témoignages
00:20:48des élèves
00:20:49elle la faisait par exemple
00:20:51venir au premier rang
00:20:52oui en fait
00:20:53ce qui se passe
00:20:53c'est que
00:20:54a priori
00:20:55c'était une jeune fille
00:20:57qui avait des problèmes
00:20:58de santé
00:20:58qui ne se laissait pas faire
00:21:00des problèmes de dos
00:21:00qui en plus
00:21:01ne se laissaient pas faire
00:21:02ce qu'il faut savoir
00:21:03c'est que
00:21:04quand il y a un cas
00:21:04de harcèlement à l'école
00:21:05l'école ne s'est pas gérée
00:21:06et comme l'école
00:21:07ne s'est pas gérée
00:21:07souvent c'est le professeur principal
00:21:09donc la professeure principale
00:21:10d'Evael
00:21:11qui était la professeure de français
00:21:12qui doit un peu gérer
00:21:13les carnes internes
00:21:14en essayant
00:21:15de faire au mieux
00:21:16ça se gère
00:21:18de façon privée
00:21:19pas devant toute la classe
00:21:20et en essayant
00:21:21de faire au mieux
00:21:22souvent
00:21:22ce que beaucoup de professeurs
00:21:23principaux font
00:21:24moi j'ai toujours refusé
00:21:25de faire ça
00:21:25parce que je trouve
00:21:26que en général
00:21:27ça met de l'huile sur le feu
00:21:28c'est que
00:21:29vous parlez de harcèlement scolaire
00:21:30dans une classe
00:21:31où il y a une propre enfant
00:21:33qui subit des harcèlements
00:21:34donc déjà
00:21:34c'est compliqué
00:21:35et ensuite surtout
00:21:36Evael était tout le temps
00:21:39demandée
00:21:39sommée
00:21:40de se justifier
00:21:41de son comportement
00:21:41et de se justifier
00:21:42de pourquoi
00:21:43elle n'était pas aimée
00:21:44par ses camarades de classe
00:21:45qu'est-ce qui selon toi
00:21:46fait qu'on ne t'aime pas
00:21:46donc c'est
00:21:47ça c'est la question
00:21:48qu'on lui pose
00:21:49oui c'est la question
00:21:50que la professeure
00:21:51fait qu'on ne t'aime pas
00:21:52lui poser tous les jours
00:21:53un moment
00:21:53mais devant tout le monde
00:21:55oui bien sûr
00:21:55devant la classe
00:21:56bien sûr
00:21:56ça va bien en disant
00:21:57bien sûr
00:21:57parce que moi
00:21:58je sais que
00:21:59les enfants m'ont dit
00:22:00des choses
00:22:01qui moi
00:22:02à titre personnel
00:22:03m'ont heurté
00:22:04parce que je me suis
00:22:05mais qu'est-ce que c'est
00:22:05que cette affaire
00:22:07en fait
00:22:07où l'enfant
00:22:08finalement est sommé
00:22:09de se justifier
00:22:10mais ce qu'il faut savoir
00:22:11quelque chose
00:22:11c'est que l'affaire
00:22:13Evael
00:22:13c'est une affaire
00:22:14qui on en parle
00:22:15parce que l'issue
00:22:16a été tragique
00:22:16mais c'est pas la première fois
00:22:19que j'entends
00:22:20des professeurs
00:22:21qui ne sachant pas
00:22:22comment faire
00:22:23pour régler
00:22:23un phénomène
00:22:24de harcèlement
00:22:25décident finalement
00:22:27de mettre les enfants
00:22:28un petit peu
00:22:29en propre responsabilité
00:22:31en leur demandant
00:22:31d'une certaine manière
00:22:32de se justifier
00:22:33en disant
00:22:34mais pourquoi
00:22:35est-ce que les gens
00:22:35ne t'aiment pas
00:22:36est-ce que tu ne devrais pas
00:22:36te remettre en question
00:22:37c'est pas le rôle
00:22:38d'une institutrice
00:22:38ça c'est le rôle
00:22:39d'une psychologue
00:22:39à titre privé
00:22:40mais comme il n'y en a pas
00:22:41on est d'accord
00:22:42et ça s'est fait
00:22:42en pleine classe
00:22:43puisque Ophélie a recueilli
00:22:45les témoignages
00:22:46des élèves
00:22:47et merci de ce témoignage
00:22:48justement sur l'antenne
00:22:49de CNews
00:22:50on revient dans un instant
00:22:51on parlera du PPE
00:22:53ça vous dit peut-être rien
00:22:54mais votre porte-monnaie
00:22:56lui c'est de quoi il s'agit
00:22:57c'est les factures
00:22:58d'électricité
00:22:59au bout du bout
00:22:59du bout du bout
00:23:00restez bien avec nous
00:23:01sur CNews
00:23:02toujours dans Midi News
00:23:06avec mes invités
00:23:08Sabrina Medjeber
00:23:09Ophélie Roch
00:23:09Raphaël Steinville
00:23:10Joachim Lefloquimade
00:23:11et Eric Deritmatène
00:23:12qui nous a rejoint
00:23:13spécialiste de l'économie
00:23:14sur CNews
00:23:15bonjour Eric
00:23:16je reviens vers vous
00:23:17dans un instant
00:23:18puisqu'on va parler
00:23:18de la PPE
00:23:20la programmation pluriannuelle
00:23:22de l'énergie
00:23:23c'est Sébastien Lecornu
00:23:25qui doit signer le décret
00:23:27en fin de semaine
00:23:28le Premier ministre
00:23:30a déclaré que cette PPE
00:23:31inclura notamment
00:23:32la construction
00:23:33de 6 nouveaux réacteurs nucléaires
00:23:34EPR
00:23:358 supplémentaires en option
00:23:37ainsi que des investissements
00:23:38dans l'éolien en mer
00:23:39le photovoltaïque
00:23:40et la géothermie
00:23:41ça rejoint un peu
00:23:42les voeux d'Emmanuel Macron
00:23:44on s'en souvient
00:23:45de la fin de l'année
00:23:46du 31 décembre dernier
00:23:48où il disait que
00:23:48oui le nucléaire
00:23:50mais ne pas oublier
00:23:51l'éolien
00:23:52ça c'est le
00:23:52en même temps présidentiel
00:23:54qui se traduit
00:23:55dans les faits
00:23:57je voudrais qu'on écoute
00:23:58et qu'on regarde
00:23:59Fabien Bouglet
00:24:00spécialiste
00:24:01de l'énergie
00:24:03qui était sur CNews
00:24:04ce matin
00:24:04le Premier ministre
00:24:07est en train
00:24:07de reproduire
00:24:08ce qui s'est passé
00:24:09avec la fermeture
00:24:09de Fessenheim
00:24:10où pour un accord
00:24:11politicien
00:24:12on a fermé
00:24:13deux réacteurs nucléaires
00:24:14qui étaient
00:24:15des éléments importants
00:24:16de notre souveraineté énergétique
00:24:18et il est en train
00:24:18de faire la même chose
00:24:19puissance 50
00:24:20le Premier ministre
00:24:22est en train
00:24:22s'il promule
00:24:23de la PPE 3
00:24:24jeudi
00:24:25comme c'est attendu
00:24:26est en train
00:24:27de faire une erreur
00:24:29politique
00:24:30majeure
00:24:31qui va avoir
00:24:31des conséquences
00:24:32majeures
00:24:33pour nos concitoyens
00:24:34ce sont les français
00:24:35qui feront les frais
00:24:36voilà ce que dit
00:24:37Fabien Bouglet
00:24:38les français
00:24:39en feront
00:24:40les frais
00:24:40Eric
00:24:40ça veut dire quoi ?
00:24:42alors si vous voulez
00:24:43il y a d'abord
00:24:43la masse
00:24:44d'investissements
00:24:45considérable
00:24:46pour ce plan
00:24:46on parle de 200 milliards
00:24:47parfois on entend même
00:24:48parler de 300 milliards
00:24:49d'euros sur 10 ans
00:24:50ça c'est le premier point
00:24:52donc c'est énormément
00:24:52d'argent
00:24:53et puis deuxièmement
00:24:54il y a le choix politique
00:24:56c'est clair
00:24:57qu'il faut développer
00:24:59tout ce qui est renouvelable
00:25:00freiner un peu le nucléaire
00:25:02et là
00:25:03ça choque
00:25:04parce qu'on se dit
00:25:04le nucléaire est fantastique
00:25:06c'est quand même grâce à ça
00:25:07qu'on a une énergie décarbonée
00:25:08et bon marché
00:25:09le nucléaire c'est fantastique
00:25:10ça pourrait presque être
00:25:11un slogan présidentiel
00:25:12ça l'est
00:25:12même si Emmanuel Macron
00:25:14était contre au départ
00:25:16alors là
00:25:16aujourd'hui
00:25:17si vous voulez
00:25:17dans ce grand plan
00:25:18pluriannuel
00:25:19vous avez effectivement
00:25:20quand même
00:25:21énormément de projets
00:25:22concernant la construction
00:25:24de nouveaux EPR
00:25:24qui sont des centrales
00:25:26du futur
00:25:27à eau pressurisée
00:25:28c'est comme ça
00:25:29EPR ça veut dire ça
00:25:30vous avez aussi
00:25:32donc beaucoup d'argent
00:25:32et de subventions
00:25:33qui vont être versées
00:25:35en parallèle
00:25:35à l'éolien
00:25:36et au solaire
00:25:37c'est important
00:25:38vous savez
00:25:38l'Europe a autorisé
00:25:3911 milliards
00:25:40de subventions
00:25:42a autorisé la France
00:25:43d'a versé
00:25:4311 milliards
00:25:44de subventions
00:25:45pour développer
00:25:46les programmes éoliens
00:25:46en mer
00:25:47ça c'est considérable
00:25:48ça ne fait pas plaisir
00:25:49à tout le monde
00:25:49les parcs éoliens
00:25:50flottants
00:25:51ça ça ne fait pas plaisir
00:25:52il y en a qui va être
00:25:52en Bretagne
00:25:53deux autres en Méditerranée
00:25:54pour produire de l'énergie
00:25:55pour une ville
00:25:56de 450 000 habitants
00:25:58vous voyez
00:25:58c'est quand même
00:25:59déjà très important
00:26:00mais pourquoi
00:26:01je veux parler de ça
00:26:02ce matin
00:26:02c'est parce que
00:26:03un
00:26:03ça tombe à un moment
00:26:04où la France
00:26:05doit investir énormément
00:26:06pour rénover son parc nucléaire
00:26:08donc il faut aussi
00:26:09beaucoup d'argent
00:26:09vous savez qu'on a prévu
00:26:10de prolonger
00:26:11au-delà de 40 ans
00:26:12le parc nucléaire
00:26:13donc ça c'est quand même
00:26:14une sacrée priorité
00:26:14pour nous
00:26:15deuxièmement
00:26:16les SMR
00:26:17vous savez ce que c'est
00:26:18peut-être
00:26:18les SMR ce sont des mini
00:26:19centrales nucléaires
00:26:20mobiles même
00:26:21ça devait être implanté
00:26:23partout en France
00:26:23ça on n'en parle plus
00:26:24c'est fini
00:26:25on ne sait même pas
00:26:26si je voyais tout à l'heure
00:26:27Michel Chevalet
00:26:27qui est notre expert
00:26:28il me disait
00:26:29ça tombe aux oubliettes
00:26:30et puis on a les 14 EPR
00:26:32à construire
00:26:32vous avez raison
00:26:33il y en a 6 actuellement
00:26:34en construction
00:26:34il y en a 8 autres
00:26:35dans le futur
00:26:36vous voyez
00:26:36on a tellement
00:26:38de lièvres
00:26:39à courir en même temps
00:26:40que ce PPE
00:26:41enfin ce plan
00:26:43pluriel d'énergie
00:26:44il arrive à un moment
00:26:45où on a une masse
00:26:46d'investissements
00:26:47à faire
00:26:47et où EDF
00:26:48a des dettes
00:26:49à ne plus savoir
00:26:50qu'en faire
00:26:50ça c'est le big picture
00:26:52en bon français
00:26:53mais pour nous
00:26:54les consommateurs
00:26:55est-ce qu'on va
00:26:56concrètement
00:26:57vers une hausse des tarifs
00:26:58alors il faut savoir
00:26:59que là il y a aussi
00:26:59des fausses infos
00:27:01qui circulent
00:27:02parce que
00:27:02le prix de l'énergie
00:27:04il est fixé par une bourse
00:27:05par le marché européen
00:27:07de l'énergie
00:27:07alors on est tributaire
00:27:09on est dans l'Europe
00:27:10il faut bien qu'on participe
00:27:11au marché de l'énergie européenne
00:27:12et en fait
00:27:13ce prix de l'énergie
00:27:15il évolue
00:27:15en fonction
00:27:16des autres prix
00:27:17des autres énergies
00:27:18et notamment
00:27:19le gaz
00:27:20puisqu'il y a des centrales
00:27:21à gaz
00:27:21en Europe
00:27:22et le gaz
00:27:23il peut valoir
00:27:24plus ou moins cher
00:27:24on l'a vu au moment
00:27:25où il y avait eu
00:27:25ce choc énergétique
00:27:26donc voilà
00:27:27comme le gaz
00:27:28entre dans le prix
00:27:28du calcul de l'électricité
00:27:29certains râlent
00:27:30disent oui c'est scandaleux
00:27:31c'est comme ça
00:27:32on ne peut pas faire autrement
00:27:33parce que je précise
00:27:34que quand vous avez un pic
00:27:35des tarifs
00:27:36qui se mettent à monter
00:27:37l'énergie
00:27:37EDF continue de vendre
00:27:39son énergie
00:27:39sur le marché européen
00:27:40là elle en profite
00:27:41pour faire rentrer de l'argent
00:27:42donc pour elle
00:27:42c'est tout bénéfice
00:27:43ensuite deuxième
00:27:44qui fixe le prix
00:27:45pour la France
00:27:46c'est la CRE
00:27:47c'est la commission
00:27:48de la régulation
00:27:48de l'énergie
00:27:49la creux
00:27:49la creux
00:27:50voilà
00:27:50bon moi je dis CRE
00:27:51la creux
00:27:52c'est moins beau
00:27:52et là on a la chance
00:27:55d'avoir par rapport
00:27:55à l'Allemagne
00:27:56des tarifs
00:27:56qui sont même avantageux
00:27:58parce que l'énergie nucléaire
00:27:59rentre en ligne de compte
00:28:00donc vous voyez
00:28:01ça veut dire
00:28:02est-ce que les tarifs
00:28:03vont augmenter ?
00:28:03Non
00:28:03ce ne sera pas dû à ça
00:28:04ce qui va peser
00:28:06sur nous français
00:28:06c'est d'abord
00:28:07la dette d'EDF
00:28:08qui gagne plus d'argent
00:28:10qui est surendettée
00:28:11ce sont les dettes de l'État
00:28:12qui s'accumulent
00:28:13et indirectement
00:28:14ça se passe avec les impôts
00:28:16et puis il y a aussi
00:28:17la rénovation
00:28:18des lignes électriques
00:28:19parce que quand on vous parlait
00:28:20là vous allez voir
00:28:21tout ce qui va apparaître
00:28:22à l'écran
00:28:23c'est le mix énergétique
00:28:24c'est-à-dire comment va être réparti
00:28:26notre utilisation
00:28:27et la consommation
00:28:28de l'énergie en France
00:28:29dans les années qui viennent
00:28:30comme il va y avoir
00:28:31de plus en plus
00:28:32d'énergie renouvelable
00:28:33vous avez vu
00:28:3335% de renouvelable
00:28:352 tiers de nucléaire
00:28:36et un petit tiers de renouvelable
00:28:38là actuellement
00:28:39on est à 2 tiers
00:28:40actuellement
00:28:4167% de nucléaire
00:28:4228% de renouvelable
00:28:44pétrole, charbon
00:28:45il y a encore 3
00:28:46à peu près 3%
00:28:46et après 2030
00:28:47c'est la moitié
00:28:48après on va passer à la moitié
00:28:50et pourquoi on râle en France
00:28:52on a la chance
00:28:53d'avoir un parc nucléaire
00:28:53on pourrait même vivre
00:28:54que de ça
00:28:55mais non
00:28:56par choix politique
00:28:57je le répète
00:28:58renouvelable
00:28:5835%
00:28:59sans parler des 15%
00:29:01d'autres
00:29:01que sont la géothermie
00:29:03les biocarburants
00:29:04et l'hydrogène
00:29:06qui va se développer
00:29:07ça fait 15%
00:29:08donc vous voyez
00:29:08on va faire 50%
00:29:09c'est une fiction
00:29:10ou c'est quelque chose
00:29:11qui sera tenu ?
00:29:12ça ça sera tenu
00:29:13après il peut y avoir
00:29:14cette marge
00:29:152030-2050
00:29:16vous voyez ça peut être ça
00:29:17la marge
00:29:18il y a quand même 20 ans de marge
00:29:19le cas qui a été fixé
00:29:21pour 2030
00:29:22c'est ce que vous voyez
00:29:22à l'écran
00:29:23pour l'instant
00:29:24c'est 35% de renouvelable
00:29:25et pour utiliser le renouvelable
00:29:27parce que l'éolien
00:29:28est en mer
00:29:29ça demande des infrastructures
00:29:31importantes
00:29:32des nouveaux raccordements
00:29:34ça ça représente
00:29:35de l'argent
00:29:36en tout cas pour ceux
00:29:36qui ont peur
00:29:37pour leur portefeuille
00:29:38sur évidemment
00:29:40les hausses d'énergie
00:29:41on parlait notamment
00:29:42des mutuelles
00:29:43on sait qu'il y a un gel
00:29:44des mutuelles
00:29:44pour 2026
00:29:45donc du coup
00:29:46ça va se répercuter
00:29:47en 2027
00:29:48aux alentours de 10%
00:29:49là pour l'électricité
00:29:51on est le droit
00:29:51on est en droit
00:29:52de se demander
00:29:53si on a l'électricité
00:29:55la plus compétitive d'Europe
00:29:56c'est en tout cas
00:29:57ce que dit
00:29:58Emmanuel Macron
00:29:59qui est en déplacement
00:30:00vous le savez
00:30:01à Dunkerque
00:30:02chez ArcelorMittal
00:30:03écoutez le président
00:30:04de la République
00:30:04l'EDF a mis en place
00:30:07des contrats de long terme
00:30:09et donc votre groupe
00:30:10il y a quelques semaines
00:30:12fin d'année dernière
00:30:14a signé un contrat
00:30:16c'est les fameux
00:30:16vous entendez peut-être parler
00:30:17CAPN
00:30:18c'est-à-dire un contrat
00:30:20très longue durée
00:30:21qu'on réserve
00:30:21aux électro-intensifs
00:30:22sur 18 ans
00:30:23ce qui fait
00:30:25qu'on est les plus
00:30:25compétitifs d'Europe
00:30:26ça c'est la chance
00:30:27de la France
00:30:28c'est la chance
00:30:29de l'industrie française
00:30:31de l'électricité
00:30:32en particulier
00:30:32du nucléaire
00:30:33et donc
00:30:34l'électricité
00:30:35trop coûteuse
00:30:37on l'a réglée
00:30:38grâce à EDF
00:30:39grâce à ça
00:30:40puis on va continuer
00:30:41parce que
00:30:41pas loin d'ici
00:30:42le nucléaire français
00:30:44va continuer
00:30:44de porter ses couleurs
00:30:45puisqu'on a deux EPR
00:30:47qui arrivent
00:30:47à Graveline
00:30:47voilà
00:30:49donc il faut quand même
00:30:50que je vous trahisse
00:30:51quelques secrets
00:30:51de coulisses
00:30:52mais vous avez peut-être
00:30:53eu vous-même
00:30:54très cher téléspectateur
00:30:55de CNews
00:30:56la même réaction
00:30:56c'est qu'on a tous
00:30:57regardé le costume
00:30:58d'Emmanuel Macron
00:31:00et bon
00:31:01on va pas réécouter
00:31:02le sonore
00:31:03qu'on vient d'écouter
00:31:04et merci de nous l'avoir passé
00:31:06mais en tout cas
00:31:08voilà
00:31:08c'est un peu
00:31:09ce
00:31:10outfit
00:31:12c'est très réussi
00:31:13j'allais dire déguisement
00:31:14c'est pas un déguisement
00:31:15mais en tout cas
00:31:16c'est ça
00:31:16il y a des conditions
00:31:17de sécurité
00:31:18évidemment
00:31:18on est chez ArcelorMittal
00:31:19c'est une aciérie
00:31:20il faut mettre
00:31:22un casque
00:31:22de sécurité
00:31:23vous vous dites
00:31:24que c'est de la com ?
00:31:25bien sûr que c'est de la com
00:31:26on est parti sur la com
00:31:27on ne met pas
00:31:29un casque de sécurité
00:31:30il n'est pas en train
00:31:32de travailler
00:31:32je pense que dans les locaux
00:31:34d'ArcelorMittal
00:31:34vous n'avez pas
00:31:35des ponts de lave
00:31:36en fusion
00:31:37vous voulez dire
00:31:38qu'il aurait pu faire
00:31:39le point presse
00:31:39ailleurs
00:31:40plutôt que
00:31:42oui mais là
00:31:43ça fait
00:31:43ça fait
00:31:43regardez
00:31:44je ne sais pas gérer
00:31:45l'économie
00:31:46mais regardez
00:31:46la photo est belle
00:31:47parce que je me déguise
00:31:48en ouvrier
00:31:48mais si c'est un déguisement
00:31:49c'est dur
00:31:50mais non mais c'est vrai
00:31:51il se déguise en ouvrier
00:31:52bon il n'est pas très convaincant
00:31:54mais en même temps
00:31:55il a tenté quelque chose
00:31:56mais ce n'est pas sérieux
00:31:58Raphaël Steinville
00:31:59vous êtes d'accord
00:31:59ou est-ce qu'Ophélie
00:32:00est un peu sévère
00:32:01avec le président de la République
00:32:02moi les questions
00:32:03de communication
00:32:03ça m'intéresse peu
00:32:04alors même que le sujet
00:32:06de la politique énergétique
00:32:08elle est absolument passionnante
00:32:09mais vous êtes d'accord
00:32:11que quand on regarde
00:32:12attendez
00:32:12quand on regarde
00:32:13le président de la République
00:32:14prendre la parole
00:32:15avec cette tenue
00:32:17c'est pas un déguisement
00:32:18c'est une tenue
00:32:19de sécurité
00:32:19chez ArcelorMittal
00:32:21on a quand même
00:32:22une petite réaction
00:32:23et c'est presque
00:32:24il y a 4 ou 5 secondes
00:32:25où on ne l'écoute plus
00:32:26parce qu'on se dit
00:32:27mais qu'est-ce que c'est
00:32:27bien évidemment
00:32:28mais après justement
00:32:29quand on essaye de l'écouter
00:32:31et de comprendre
00:32:32ce qu'il dit
00:32:33et de savoir
00:32:35si ce qu'il dit
00:32:36est vrai
00:32:37il y a tout lieu
00:32:38d'être inquiet
00:32:40lorsque Emmanuel Macron
00:32:41nous dit
00:32:42qu'aujourd'hui
00:32:42la France
00:32:43a l'énergie
00:32:45la plus compétitive
00:32:46on est
00:32:47on est enclin
00:32:49à le croire
00:32:49le problème
00:32:50c'est que
00:32:50l'adoption
00:32:52de ce plan
00:32:53pluriannuel
00:32:54de l'énergie
00:32:55risque de nuire
00:32:57aux intérêts
00:32:58de la France
00:32:58risque de nuire
00:33:00à notre nucléaire
00:33:02et donc
00:33:02on risque
00:33:03finalement
00:33:04de détruire
00:33:05d'auto-détruire
00:33:05finalement notre filière
00:33:06et c'est ça en fait
00:33:07le coeur du sujet
00:33:08plutôt que de parler
00:33:10des questions de forme
00:33:11mais je vous dis ça
00:33:11c'est que c'est tellement important
00:33:13c'est-à-dire que
00:33:13je pense qu'il est en train
00:33:15de se jouer
00:33:15une guerre larvée
00:33:16mais qui a commencé
00:33:18voilà maintenant
00:33:18des années avec l'Allemagne
00:33:20et c'est précisément
00:33:21parce que
00:33:22nous avons
00:33:22les capacités
00:33:24de produire
00:33:25une énergie
00:33:26peu chère
00:33:27que l'Allemagne
00:33:27fait tout
00:33:28aujourd'hui
00:33:29et utilise
00:33:30notamment l'Europe
00:33:31pour finalement
00:33:32anéantir
00:33:33cette filière
00:33:33qui nous permettait
00:33:34jusqu'à présent
00:33:35d'avoir une énergie
00:33:36peu chère
00:33:36alors justement
00:33:38il est question
00:33:39également d'écologie
00:33:41dans ce déplacement
00:33:42d'Emmanuel Macron
00:33:43à Dunkerque
00:33:43puisque s'il se rend
00:33:44chez ArcelorMittal
00:33:45c'est pour dire
00:33:46oui on va produire
00:33:47de l'acier
00:33:47mais un acier
00:33:48plus écologique
00:33:50Maxime Leguay
00:33:51nous attend
00:33:52aux côtés du président
00:33:53de la République
00:33:54à Dunkerque
00:33:55alors je vois que Maxime
00:33:56n'a pas le même
00:33:56la même tenue de sécurité
00:33:58que le président
00:33:59de la République
00:34:00il est avec Florian Doré
00:34:01donc il a été question
00:34:02là aussi Maxime
00:34:03d'écologie
00:34:04oui bonjour Pierre
00:34:08effectivement nous n'avons pas
00:34:10la même tenue
00:34:10parce que nous sommes sortis
00:34:12à l'extérieur
00:34:13mais nous avons bien
00:34:14cette tenue
00:34:14lorsque nous avons suivi
00:34:16cette prise de parole
00:34:17du président de la République
00:34:18où c'est vrai
00:34:19il y avait aussi
00:34:19une mise en scène
00:34:21où il s'est exprimé
00:34:22au milieu
00:34:22de cette centaine
00:34:24de salariés
00:34:24d'ArcelorMittal
00:34:25entouré du président
00:34:27du vice-président
00:34:28du groupe ArcelorMittal
00:34:29du ministre de l'économie
00:34:30et confirmant
00:34:31donc cette annonce
00:34:32du jour
00:34:33la création
00:34:34et l'investissement
00:34:35sur un four électrique
00:34:37pour le groupe
00:34:38le géant de l'acier français
00:34:40étape cruciale
00:34:42effectivement
00:34:42pour décarboner
00:34:44sa production d'acier
00:34:46pour créer du métal
00:34:48sans carbone
00:34:48et donc beaucoup moins
00:34:49émetteur de CO2
00:34:51c'était une décarbonation
00:34:52qui était souhaitée
00:34:53poussée par le président
00:34:54de la République
00:34:55nous devons protéger
00:34:57notre industrie
00:34:58sans être protectionniste
00:35:00voilà l'équation
00:35:01et le fil périlleux
00:35:02sur lequel souhaite
00:35:03marcher Emmanuel Macron
00:35:05disant que cette décarbonation
00:35:06permet à cette industrie
00:35:08française et européenne
00:35:09ce qu'Emmanuel Macron
00:35:10n'a pas manqué
00:35:10de souligner
00:35:11à plusieurs reprises
00:35:13permettrait de redonner
00:35:14un avenir stratégique
00:35:16à la filière
00:35:17voilà pour les mots
00:35:17du président de la République
00:35:19qui au moment
00:35:19où je vous parle
00:35:20est désormais en train
00:35:21de s'entretenir
00:35:22avec les syndicats
00:35:23certains syndicats
00:35:24d'ArcelorMittal
00:35:25parce qu'à noter
00:35:26que la CFDT
00:35:27a décidé de boycotter
00:35:29la venue du président
00:35:29de la République
00:35:30estimant qu'il s'agissait
00:35:31simplement d'un exercice
00:35:33de communication
00:35:33et voilà
00:35:34on en revient
00:35:35à la communication
00:35:36merci beaucoup
00:35:37Maxime Leguay
00:35:38avec Florian Doré
00:35:39à Dunkerque
00:35:40pour CNews
00:35:42Joachim
00:35:42je n'ai pas d'expertise
00:35:44particulière
00:35:44sur la question
00:35:45de la décarbonation
00:35:45de l'économie européenne
00:35:46ce que je sais
00:35:47en revanche
00:35:48c'est qu'on a perdu
00:35:482 millions d'emplois
00:35:49industriels
00:35:50sur la dernière décennie
00:35:51que l'industrie
00:35:51aujourd'hui
00:35:52c'est moins de 10%
00:35:52du PIB
00:35:53et qu'on avait
00:35:54en effet
00:35:54une filière nucléaire
00:35:55qui faisait
00:35:56la grandeur
00:35:57le rayonnement
00:35:57de la France
00:35:58et qu'on a considérablement
00:35:59affaibli celle-ci
00:36:00par idéologie
00:36:01mais aussi par soumission
00:36:03au lobby de l'éolien
00:36:03par soumission à l'Allemagne
00:36:04et par soumission
00:36:05à la commission
00:36:06de Bruxelles
00:36:07et moi après
00:36:08j'en veux moins
00:36:08à la commission
00:36:09de Bruxelles
00:36:09qu'au vide
00:36:10qu'on laissait
00:36:10nos propres politiques
00:36:12au niveau national
00:36:13tous ces politiques
00:36:13qui ont vendu
00:36:14la souveraineté de la France
00:36:14à la découpe
00:36:15tous ces politiques
00:36:16qui se taisent aujourd'hui
00:36:17et je pense notamment
00:36:18au cas des LR
00:36:18et aussi ces politiques
00:36:19qui n'ont eu de cesse
00:36:20de se contredire
00:36:21ces dernières années
00:36:22parce que quand même
00:36:22quel gouffre
00:36:23entre le discours
00:36:24d'Emmanuel Macron
00:36:25à Belfort
00:36:25en 2022
00:36:26et les annonces
00:36:28sur relative
00:36:29à la PPE
00:36:29sur laquelle
00:36:31le cornu
00:36:31va en effet passer
00:36:32en force
00:36:32et c'est un coup de force
00:36:33antidémocratique
00:36:34mais je pense
00:36:35c'est vrai qu'on voit
00:36:37qu'on avait un nucléaire
00:36:38vraiment au top du top
00:36:39et en effet
00:36:41je crois que c'est même
00:36:42pas une question
00:36:42de lobby parfois
00:36:43des énergies renouvelables
00:36:45c'est une question
00:36:46que la France
00:36:46si elle s'est acceptée
00:36:47de se faire gangréner
00:36:48un petit peu
00:36:49par ces lobbies là
00:36:49c'est parce qu'elle a toujours
00:36:51eu du mal
00:36:53à revendiquer
00:36:53que finalement
00:36:54le nucléaire
00:36:54c'est pas un tabou
00:36:55c'est pas quelque chose
00:36:56de sale
00:36:57et à force
00:36:58de
00:36:59maintenant
00:37:00on sait quand même
00:37:00gérer les enfouissements
00:37:01nucléaires
00:37:01il y a quand même
00:37:02des choses qui se font
00:37:03mais à force de dire
00:37:04oui mais en fait
00:37:05il y a une sorte
00:37:06de halo
00:37:07un petit peu
00:37:07de c'est pas respectable
00:37:08comme genre d'énergie
00:37:09et la France
00:37:10plutôt que de dire
00:37:10on peut faire
00:37:11un nucléaire propre
00:37:12a préféré en fait
00:37:13noyer un peu le poisson
00:37:14en disant
00:37:14on va regarder ailleurs
00:37:15on va essayer de faire ailleurs
00:37:16mais ailleurs en fait
00:37:17c'était pas une bonne idée
00:37:18vous dites la France
00:37:19mais vous parlez en fait
00:37:20des gouvernants
00:37:20parce que le peuple français
00:37:21dans l'histoire
00:37:22n'a jamais été consulté
00:37:23pour quelqu'un
00:37:24le président de la
00:37:25start-up nation
00:37:26il est complètement
00:37:26à rebours
00:37:27du nouveau monde
00:37:28lorsqu'il parle
00:37:29déjà son seul
00:37:31et unique levier
00:37:32discursif
00:37:32c'est l'Europe
00:37:33il parle jamais
00:37:34de la France
00:37:34ni de la souveraineté
00:37:35de la France
00:37:35ni effectivement
00:37:36de l'outil productif
00:37:37qui a été complètement
00:37:38démembré depuis 40 ans
00:37:39par la classe dirigeante française
00:37:41ça il n'en parle jamais
00:37:42et notamment le nucléaire
00:37:43qui est quand même
00:37:43l'héritage du général de Gaulle
00:37:45qui est l'énergie
00:37:45la plus décarbonée au monde
00:37:46ça il n'en parle pas
00:37:47et pourtant
00:37:48nous avons eu
00:37:49un exemple
00:37:50dernièrement
00:37:50avec l'accord du Mercosur
00:37:52qui a bien montré
00:37:53qu'il n'y a pas
00:37:53d'homogénéisation
00:37:54d'une politique européenne
00:37:56et que finalement
00:37:57tous les pays européens
00:37:58n'ont pas les mêmes intérêts
00:37:59n'ont pas les mêmes intérêts
00:38:00et c'est à partir
00:38:01des intérêts
00:38:04on dynamise précisément
00:38:05une action politique
00:38:07or Emmanuel Macron
00:38:07il reste comme ça
00:38:09un peu en apesanteur
00:38:10des affiliés de la France
00:38:11croyant que finalement
00:38:12l'Europe va résoudre
00:38:13tous les problèmes
00:38:14en tout cas va réhabiliter
00:38:15d'une certaine façon
00:38:16notre effectivité
00:38:18notre productivité
00:38:19notre efficacité
00:38:20sur différents pans
00:38:21économiques
00:38:22culturels
00:38:23ou bien agricoles
00:38:24or la réalité démontre bien
00:38:25qu'il n'y a pas d'Europe
00:38:26il n'y a pas d'Europe
00:38:27il n'y a pas d'Europe agricole
00:38:29et il n'y a pas d'Europe énergétique
00:38:30ça c'est la face nord
00:38:31j'allais dire
00:38:32des 27
00:38:33c'est-à-dire se mettre
00:38:34d'accord à 27
00:38:35Eric de Rippatel
00:38:36c'est difficile
00:38:37oui parce qu'on le voit bien
00:38:39avec l'accord Mercosur
00:38:41dont vous parliez
00:38:42pour être vraiment honnête
00:38:43il était très profitable
00:38:45à la France
00:38:45hormis certains volets agricoles
00:38:47c'est ça qu'il faut
00:38:48il y a même des agriculteurs
00:38:49qui étaient pour l'accord
00:38:50du Mercosur
00:38:50il y a un volet agricole
00:38:52soit la viande bovine
00:38:53qui pose problème
00:38:54il y a 99 000 tonnes
00:38:56de viande
00:38:56qui vont rentrer en Europe
00:38:57c'est 1,6%
00:38:59d'ailleurs quand on interroge
00:39:01les agriculteurs
00:39:01ils disent
00:39:01bon c'est plus ça le problème
00:39:02le vrai problème
00:39:03ce sont les normes
00:39:04qu'on nous impose nous
00:39:05alors que Mercosur
00:39:06on n'impose pas
00:39:07ce sont les antibiotiques
00:39:08ce sont les EGM
00:39:09tout ça voilà
00:39:09mais on vient de signer
00:39:11un accord avec l'Inde
00:39:12ça pose aucun problème
00:39:13il y en a un autre
00:39:14avec l'Australie qui arrive
00:39:15bon il y a un peu
00:39:16les ovins
00:39:17les agneaux
00:39:18les brebis
00:39:18et tout ça
00:39:19on verra ce que ça va
00:39:20on va faire le Mercosur
00:39:20mais en tout cas
00:39:21surtout qu'on parle
00:39:22de l'énergie
00:39:22l'énergie
00:39:23vraiment si on revient
00:39:24au nucléaire
00:39:25moi je pense
00:39:26qu'à un moment
00:39:27on a cédé au lobby
00:39:28des écolos
00:39:29c'est tout
00:39:30il faut le prouver
00:39:30si on parle de ça
00:39:31ça faisait bien
00:39:32et il faut savoir
00:39:33quand on connait un peu
00:39:34les couloirs de Bruxelles
00:39:35que les lobbies écolos
00:39:37sont là
00:39:38d'ailleurs Bruxelles
00:39:38c'est que des lobbies
00:39:39c'est institutionnalisé
00:39:41il n'y a plus de honte
00:39:44à être
00:39:44on n'est pas obligé
00:39:45de se déguiser
00:39:46Pierre il y a quand même
00:39:47quelque chose de grave
00:39:48qui est en train de se jouer
00:39:50cette semaine
00:39:51en tout cas
00:39:51c'est Sébastien Lecornu
00:39:53qui en a décidé ainsi
00:39:54de faire passer cette PPE
00:39:56par décret
00:39:57en fait
00:39:59il n'y a pas eu
00:39:59de débat éclairé
00:40:00sur le sujet
00:40:01on apprend que
00:40:02EDF
00:40:03a enterré
00:40:04un rapport
00:40:05qui justement
00:40:05alertait des risques
00:40:06sur la modulation
00:40:07que faisait poser
00:40:09la modulation
00:40:09sur le nucléaire
00:40:10en réinjectant
00:40:12énormément de renouvelables
00:40:13dans le mix énergétique
00:40:15on n'a rien là-dessus
00:40:16ça me fait penser
00:40:17exactement
00:40:18à ce qui s'est passé
00:40:18avec la Cour des Comptes
00:40:20qui avait reporté
00:40:22la publication
00:40:22de son rapport
00:40:23après les débats
00:40:24sur l'immigration
00:40:26très honnêtement
00:40:27qui a ensuite
00:40:28à nier
00:40:28l'avoir reporté
00:40:29en tout cas
00:40:30c'est comme ça
00:40:30que ça s'est produit
00:40:31et ça a été documenté
00:40:33très honnêtement
00:40:34c'est dérangeant
00:40:35ce sont des investissements
00:40:37qui sont extrêmement lourds
00:40:38qui ont des implications
00:40:40énormes
00:40:41et encore une fois
00:40:42pour la filière nucléaire
00:40:44qui risque d'avoir
00:40:46qui risque d'être ruineux
00:40:47pour la filière nucléaire
00:40:48et on nous vend ça
00:40:50tout à l'heure
00:40:50Eric nous disait
00:40:51il faut plus de renouvelables
00:40:52qu'est-ce qui nous dit
00:40:53qui justifie
00:40:55quelle démonstration est faite
00:40:56que le renouvelable
00:40:58c'est un choix politique
00:40:59oui mais c'est un choix politique
00:41:00mais est-ce que c'est scientifique
00:41:01moi j'ai juste une anecdote
00:41:02en 2022
00:41:03lorsqu'Emmanuel Macron
00:41:05fait un tête à queue
00:41:06et décide
00:41:07après avoir fermé Fessenheim
00:41:08de réinvestir
00:41:10dans le nucléaire
00:41:10à l'Elysée
00:41:11donc ça c'était sous la pression
00:41:12parce qu'il y avait eu la guerre
00:41:14à l'Elysée
00:41:15il n'y avait aucun conseiller
00:41:17nucléaire
00:41:18civil
00:41:19les seuls
00:41:19qui étaient à même
00:41:20de pouvoir conseiller
00:41:21le président
00:41:22c'était son staff
00:41:23militaire
00:41:24parce qu'il avait
00:41:25parmi eux
00:41:25un officier
00:41:27sous-mariné
00:41:28ça vous dit en fait
00:41:29l'espèce de vision
00:41:31éthérée parfois
00:41:32qu'on peut avoir
00:41:32de cette
00:41:33moi j'ai interrogé
00:41:34plusieurs fois
00:41:35sur ce point
00:41:36pourquoi ne pas privilégier
00:41:38le nucléaire
00:41:38comme on l'a fait
00:41:39pendant des années
00:41:39parce qu'il y a une peur
00:41:41d'avoir un jour
00:41:42trop de réacteurs
00:41:43en maintenance
00:41:44comme on a connu
00:41:45à un moment
00:41:46comme on n'a pas entretenu
00:41:47comme il fait l'excelier
00:41:47il y a une pénurie
00:41:48de main d'oeuvre
00:41:49pour entretenir
00:41:50nos centrales nucléaires
00:41:51il y a eu un hiver froid
00:41:52avec en plus
00:41:53des réacteurs
00:41:55qui étaient effectivement
00:41:56en maintenance
00:41:57et c'est là
00:41:58qu'on a eu
00:41:58des factures d'électricité
00:41:59qui ont grimpé
00:42:00avec en plus
00:42:01les conséquences
00:42:02de la guerre en Ukraine
00:42:03qui ont fait monter
00:42:04les prix du gaz
00:42:04donc il y a eu
00:42:05effectivement le scénario
00:42:06le pire
00:42:07c'était à l'hiver
00:42:08je ne sais plus
00:42:09si c'était 23 ou 24
00:42:10et donc
00:42:11on pourrait être tributaire
00:42:12que de l'énergie nucléaire
00:42:14donc là c'est un risque
00:42:14donc ils veulent justement
00:42:15un peu donner plus de place
00:42:17à l'éolien
00:42:18mais alors l'éolien
00:42:18c'est invasif quand même
00:42:20parce qu'on les voit
00:42:20les éoliennes
00:42:20non mais c'est pas pilotable
00:42:22c'est bref
00:42:22je me souviens d'un chiffre
00:42:25il faudrait une éolienne
00:42:25par français
00:42:26si on voulait vraiment remplacer
00:42:27c'est incroyable
00:42:28en tout cas
00:42:29en parlant du chef de l'état
00:42:31vous avez Emmanuel Macron
00:42:32qui dans les colonnes du monde
00:42:33dit
00:42:34c'est le moment
00:42:35pour l'Union Européenne
00:42:36de lancer une capacité commune
00:42:38d'endettement
00:42:38à travers des eurobons
00:42:40alors ça a l'air
00:42:41très technique
00:42:42un emprunt européen
00:42:44voilà
00:42:44des sortes d'obligations
00:42:45alors ça dépendra
00:42:46ça rapportera combien
00:42:47si ça rapporte autant
00:42:49que le livret A
00:42:50je pense pas que les gens
00:42:50se rueront dessus
00:42:51non mais c'est la planche
00:42:52de salut pour Emmanuel Macron
00:42:53aujourd'hui la France
00:42:54est l'estée de 3500 milliards
00:42:56de dettes
00:42:57ou peu ou prou
00:42:57s'il n'y a pas
00:42:59finalement la mise en commun
00:43:01de la dette
00:43:01la France restera
00:43:04le mauvais élève de l'Europe
00:43:06donc c'est une manière
00:43:07de s'en sortir
00:43:08en essayant de cul
00:43:09de jouer
00:43:10de mutualiser
00:43:12Sommes-nous prêts
00:43:14à devenir une puissance
00:43:16dit Emmanuel Macron
00:43:17cette question
00:43:18nous est posée
00:43:19sur le plan économique
00:43:20financier
00:43:20sur le plan de la défense
00:43:21de la sécurité
00:43:21sur le plan démographique
00:43:22à chaque fois que je vois
00:43:23à la fois des tweets
00:43:26des déclarations
00:43:27d'Emmanuel Macron
00:43:27c'est toujours
00:43:29un enchevêtrement de mots
00:43:31les uns derrière les autres
00:43:32et en réalité
00:43:32ça ne règle pas la situation
00:43:33et vous avez vu quand même
00:43:34le déroulé de cette émission
00:43:36on a commencé
00:43:37par cette marche blanche
00:43:39qui aura lieu tout à l'heure
00:43:40à 15h pour Théo
00:43:41on termine par la souveraineté
00:43:43et on en revient à se dire
00:43:44en fait
00:43:45on va engager de l'argent
00:43:46mais est-ce qu'on engage
00:43:47l'argent pour
00:43:48les bons postes
00:43:50est-ce qu'aujourd'hui
00:43:50on a engagé de l'argent
00:43:51pour la sécurité des gens
00:43:53on parle de l'insécurité
00:43:54du pouvoir d'achat
00:43:55ce sont les deux postes principaux
00:43:56des français
00:43:58ils disent voilà
00:43:59on veut de la sécurité
00:44:01et on veut pouvoir boucler
00:44:02nos fins de mois
00:44:03et là on a des projets pharaoniques
00:44:05si vous voulez boucler quand même
00:44:06pour en rester sur l'insécurité
00:44:08je pense que
00:44:09cette PPE
00:44:10c'est une sorte d'insécurité énergétique
00:44:13parce que justement
00:44:14en misant
00:44:15énormément sur le renouvelable
00:44:17et dans la mesure
00:44:19où l'énergie renouvelable
00:44:21n'est pas pilotable
00:44:22ça ne fait que rendre plus insécure
00:44:24finalement
00:44:24la capacité énergétique française
00:44:27allez restez bien
00:44:28dans Midi News
00:44:28avec nous
00:44:29sur CNews
00:44:30on revient dans un instant
00:44:31le rappel de l'actualité
00:44:32et puis un manuel de SVT
00:44:34pour les terminales
00:44:35qui dit
00:44:36sur nous
00:44:37ne faites pas d'enfants
00:44:39plus ou moins
00:44:40à tout de suite
00:44:41sur CNews
00:44:41retour sur le plateau
00:44:45de Midi News
00:44:46et dans un instant
00:44:46on parlera de ce manuel
00:44:47de SVT
00:44:49qui préconise
00:44:50de ne pas faire d'enfants
00:44:51pour sauver la planète
00:44:53mais d'abord
00:44:53toute l'information
00:44:54avec vous
00:44:54Somaia Labidi
00:44:56Rebonjour Pierre
00:44:57et bonjour à tous
00:44:58on commence ce journal
00:45:00par les images
00:45:00d'Emmanuel Macron
00:45:01en déplacement
00:45:02cherche leur métal
00:45:03à Dunkerque
00:45:04pour officialiser
00:45:06des investissements
00:45:06présentés comme massifs
00:45:08dans la décarbonation
00:45:09du premier producteur
00:45:10d'acier en France
00:45:11dont la construction
00:45:12sur le site
00:45:13Dunkerquois
00:45:14d'un four électrique
00:45:15un type de four
00:45:16qui permet à l'inverse
00:45:17des hauts fourneaux
00:45:18traditionnels
00:45:18de produire de l'acier
00:45:19sans charbon
00:45:20dont la combustion
00:45:22est très émettrice
00:45:23de CO2
00:45:23et contribue au réchauffement
00:45:25de la planète
00:45:26c'est l'autre titre
00:45:28de ce mardi
00:45:29le procès en appel
00:45:30à Versailles
00:45:31de l'enseignante
00:45:32d'Evaelle
00:45:32collégienne de 11 ans
00:45:33qui s'était suicidée
00:45:34en 2019
00:45:35s'est achevé ce matin
00:45:37avec les plaidoiries
00:45:38de la défense
00:45:38la défense qui a réclamé
00:45:40la relaxe de l'enseignante
00:45:41poursuivie pour harcèlement scolaire
00:45:43la professeure de français
00:45:45de 63 ans
00:45:46aujourd'hui à la retraite
00:45:47devrait être fixée
00:45:48sur son sort
00:45:49le 13 avril prochain
00:45:50après l'agression violente
00:45:53de son fils Théo
00:45:5420 en fin janvier
00:45:55dans le 7e arrondissement
00:45:56de Lyon
00:45:56et la remise en liberté
00:45:58des suspects mineurs
00:45:59sous contrôle judiciaire
00:46:00sa mère appelle
00:46:01à une marche citoyenne
00:46:03cet après-midi 15h
00:46:04devant la station
00:46:05de métro de Bourg
00:46:05à Gerland
00:46:06à proximité
00:46:07du lieu de l'attaque
00:46:0939 ans
00:46:10après la mort
00:46:11de la fille
00:46:11de 4 ans
00:46:12le procès
00:46:13des parents
00:46:13de la petite
00:46:14Inès
00:46:15Inastaloub
00:46:16retrouvée morte
00:46:17le long de l'autoroute
00:46:18à 10 en août 87
00:46:19se tiendra bel et bien
00:46:21devant la cour d'assises
00:46:22du Loir-et-Cher
00:46:22à partir du 9 novembre
00:46:24la mère de la fille
00:46:25est surnommée
00:46:26la martyr de la 10
00:46:27en raison des marques
00:46:28de violences
00:46:28retrouvées sur son corps
00:46:29doit être jugée
00:46:30pour torturer
00:46:31acte de barbarie
00:46:32ayant entraîné la mort
00:46:34tandis que le père
00:46:35lui sera jugé
00:46:36pour complicité
00:46:37l'actualité internationale
00:46:40rythmée par cette annonce
00:46:41du Pentagone
00:46:42les Etats-Unis
00:46:43ont saisi
00:46:43dans l'océan indien
00:46:44un pétrolier
00:46:45qui avait fui le bloc
00:46:46ordonné par le président Trump
00:46:48dans les Caraïbes
00:46:49contre les navires
00:46:51sous sanction
00:46:51partant
00:46:52ou se rendant
00:46:52au Venezuela
00:46:53l'Aquila 2
00:46:55est le 8ème bateau
00:46:56saisi par Washington
00:46:57depuis la mise en place
00:46:58de ce blocus
00:46:59en décembre dernier
00:47:00en plein pour parler
00:47:03avec Washington
00:47:03justement
00:47:04Téhéran
00:47:04intensifie la répression
00:47:06à l'intérieur du pays
00:47:07preuve en est
00:47:08avec cette nouvelle arrestation
00:47:09dans le camp réformateur
00:47:11et la condamnation
00:47:12de Narges Mohamadi
00:47:13prix Nobel de la paix
00:47:14et malgré la reprise
00:47:16des négociations
00:47:17vendredi à Oman
00:47:18le ton reste ferme
00:47:19et la méfiance profonde
00:47:21envers les Etats-Unis
00:47:22a averti le chef
00:47:23de la diplomatie iranienne
00:47:24et puis elle pose
00:47:26ses questions
00:47:27pour témoigner
00:47:28ses conditions
00:47:29pour témoigner
00:47:29la complice
00:47:30de Jeffrey Epstein
00:47:32Giseline Maxwell
00:47:33a sans surprise
00:47:34refusé de répondre
00:47:35aux questions
00:47:35d'une commission
00:47:36de la Chambre américaine
00:47:37des représentants
00:47:38mais s'est dite prête
00:47:39à le faire
00:47:40en échange
00:47:40d'une grâce présidentielle
00:47:42de Donald Trump
00:47:42une audition
00:47:43quelques jours seulement
00:47:44après la publication
00:47:45d'un nouveau lot
00:47:46de documents
00:47:47du dossier Epstein
00:47:48par le ministère
00:47:49de la justice
00:47:50voilà pour le tour
00:47:52d'horizon
00:47:53de l'actualité
00:47:54à 13h
00:47:54merci beaucoup
00:47:56Somaya Labidi
00:47:57voilà donc
00:47:59ce manuel
00:48:01dont je voulais
00:48:02vous parler
00:48:03ce manuel scolaire
00:48:04manuel de SVT
00:48:05pour les terminales
00:48:06souvenez-vous
00:48:06d'Emmanuel Macron
00:48:07qui il me semble
00:48:10ou alors je commence
00:48:11à avoir de la démence
00:48:12mais il parlait
00:48:12de réarmement
00:48:14démographique
00:48:15je me souviens
00:48:17il y a encore
00:48:17quelques jours
00:48:18du gouvernement
00:48:19qui s'apprêtait
00:48:20à envoyer une lettre
00:48:21à tous les français
00:48:22de 29 ans
00:48:23pour dire
00:48:24faites des bébés
00:48:25c'est mon âge
00:48:26voilà
00:48:26donc Joachim
00:48:28voilà
00:48:28faites des bébés
00:48:29voilà
00:48:30et
00:48:32à contrario
00:48:33voici ce manuel
00:48:34de SVT
00:48:35pour les élèves
00:48:36de terminales
00:48:37peut-être qu'on va
00:48:37le voir à l'écran
00:48:38en tout cas
00:48:39on a des images
00:48:40de ce manuel
00:48:41de SVT
00:48:42pour les élèves
00:48:43de terminales
00:48:44qui prône
00:48:44exactement le contraire
00:48:46voilà ce qui a été écrit
00:48:47faire un enfant
00:48:48de moins
00:48:48un enfant de moins
00:48:50permettrait
00:48:51de réduire
00:48:52son émission
00:48:53de CO2
00:48:53de 60 tonnes
00:48:55par an
00:48:56et écoutez la réaction
00:48:58de Gabriel Cluzel
00:48:59sur CNews
00:49:01la réaction
00:49:08de Gabriel Cluzel
00:49:09mais peut-être
00:49:09vos réactions
00:49:10à vous Joachim
00:49:11qui
00:49:11attendez
00:49:12on a Gabriel Cluzel
00:49:13et ensuite
00:49:14on s'en parle
00:49:15non mais
00:49:16ce graphique
00:49:17est complètement fou
00:49:18en fait
00:49:19on vous recommande
00:49:20d'éteindre vos lumières
00:49:21et puis d'éteindre
00:49:21l'espèce humaine
00:49:22c'est mis sur à peu près
00:49:23sur le même niveau
00:49:24et on vous explique
00:49:24éteindre l'espèce humaine
00:49:25c'est encore mieux
00:49:26dans cela
00:49:27dit long
00:49:27sur la schizophrénie
00:49:29de ce canard sans tête
00:49:30qui est l'état français
00:49:31donc on va m'expliquer
00:49:33à quoi bon
00:49:33envoyer une lettre
00:49:35aux jeunes de 29 ans
00:49:36pour les inciter
00:49:38plus ou moins
00:49:39à penser
00:49:40à avoir des enfants
00:49:41et en même temps
00:49:42leur enseigner ça
00:49:42à l'école
00:49:43vous savez ça me rappelle
00:49:43cette institutrice
00:49:44que je connaissais
00:49:45qui me disait
00:49:45je comprends pas
00:49:46les enfants maternels
00:49:47que j'ai
00:49:47ils veulent tous
00:49:48être papa et maman
00:49:49mais néanmoins
00:49:49elle me dit
00:49:50avec 5 ans
00:49:50plus personne
00:49:51ne va avoir d'enfants
00:49:51bah écoutez
00:49:52il faut peut-être
00:49:52se poser la question
00:49:53avec ce type de bouquin
00:49:56qui est une espèce
00:49:57de petit catéchisme
00:49:59catéchisme vert
00:50:00vous savez David Linard
00:50:01parle de livres rouges
00:50:02comme chez les communistes
00:50:03là c'est un livre vert
00:50:04voilà Gabriel Cluzel
00:50:06qui a signé
00:50:07un livre très intéressant
00:50:08qui s'appelle
00:50:08Yes Kids
00:50:09et qui justement
00:50:10vous encourage
00:50:11à avoir des enfants
00:50:12à contrario
00:50:13d'un autre livre
00:50:14qui était paru
00:50:14il y a quelque temps
00:50:15qui s'appelait
00:50:15No Kids
00:50:16et donc voilà
00:50:17ce manuel de SVT
00:50:20alors vous Joachim
00:50:21qui avez 29 ans
00:50:22vous décidez de faire quoi ?
00:50:25L'enfant
00:50:26disait Anna Arendt
00:50:27c'était la promesse
00:50:28d'un monde
00:50:28sauvé de la ruine
00:50:29l'enfant
00:50:30nous dit
00:50:31aujourd'hui
00:50:31l'écologie pénitentielle
00:50:32c'est l'acte
00:50:33de condamnation
00:50:34de ce même monde
00:50:34à la ruine
00:50:35et c'est un discours
00:50:37qui est particulièrement
00:50:37criminel
00:50:38à l'heure où
00:50:38vous l'avez rappelé
00:50:39les naissances
00:50:40sont au plus bas
00:50:40depuis la seconde guerre mondiale
00:50:42mais au-delà
00:50:43de cette seule question
00:50:44de la parentalité
00:50:46c'est toute l'emprise
00:50:47de l'idéologie
00:50:48non pas sur l'état
00:50:49mais sur la technostructure
00:50:50de l'éducation nationale
00:50:51et en particulier
00:50:52sur les manuels scolaires
00:50:53sur lesquels je rappelle
00:50:54parce que beaucoup de gens
00:50:55n'ont pas conscience
00:50:55le politique n'a absolument
00:50:57aucune emprise aujourd'hui
00:50:58parce qu'il y a une liberté totale
00:50:59des éditeurs de manuels
00:51:01à rebours d'ailleurs
00:51:01de ce qu'avait promis
00:51:03Gabriel Attal
00:51:03dans le cadre du choc de savoir
00:51:04puisqu'il avait annoncé
00:51:05une labellisation
00:51:06des manuels scolaires
00:51:08qui comme beaucoup
00:51:08de promesses
00:51:09du gouvernement
00:51:10est restée
00:51:11à l'être morte
00:51:12donc il y a urgence
00:51:13à aller vers ça je crois
00:51:14et au-delà
00:51:15il y a urgence
00:51:15à libérer
00:51:16l'éducation nationale
00:51:17ce ministère
00:51:18de toute l'emprise
00:51:19d'une idéologie
00:51:21progressiste
00:51:22ça vaut pour les manuels
00:51:23mais ça vaut aussi
00:51:23pour les INSP
00:51:24où l'on forme les professeurs
00:51:25ça vaut pour les syndicats
00:51:27ça vaut pour les associations
00:51:28à qui on donne des agréments
00:51:29alors qu'elles promeuvent
00:51:30un discours toujours
00:51:31plus militant
00:51:32donc autant dire
00:51:33qu'il y a beaucoup de pain
00:51:33sur la planche
00:51:34peut-être tellement de pain
00:51:35sur la planche
00:51:35qu'il vaudrait mieux
00:51:36changer de boulangerie
00:51:37dans ce ministère
00:51:38Mais au risque
00:51:40d'être peut-être conspuée
00:51:42par le reste de ce plateau
00:51:43moi ça ne me chante pas tant que ça
00:51:45en fait je vous explique pourquoi
00:51:46quand vous voyez ce manuel
00:51:48alors oui on peut toujours dire
00:51:49que le timing n'est pas le bon
00:51:50quand on parle
00:51:51de réarmement démographique
00:51:52mais le manuel en fait
00:51:54il dit une chose
00:51:54c'est vrai que l'homme pollue
00:51:56alors après on peut dire
00:51:57oui bon
00:51:58mais dans ce cas-là
00:51:59qu'est-ce qu'on fait
00:51:59est-ce qu'il faut qu'on disparaisse
00:52:01pour sauver la planète
00:52:02il y a deux réponses
00:52:03moi je pense que
00:52:04en effet
00:52:05si vous voulez diminuer
00:52:07drastiquement et radicalement
00:52:09la pollution
00:52:10l'impact de l'homme
00:52:11c'est vrai que ce manuel
00:52:12il nous dit quoi
00:52:13il nous dit
00:52:13bon bah faites peut-être
00:52:14un enfant de moins
00:52:15d'ailleurs il ne dit pas
00:52:16ne faites pas d'enfants
00:52:17il dit faites un enfant de moins
00:52:18alors on se demande
00:52:18à qui aussi ça parle
00:52:20ce manuel
00:52:20mais ça ne me choque pas des masses
00:52:22parce que ça nous montre aussi
00:52:24qu'on a un coût
00:52:25mettre au monde un enfant
00:52:26c'est aussi un coût
00:52:26c'est un coût financier
00:52:27pour les parents
00:52:28mais c'est aussi un coût
00:52:28pour la planète
00:52:29parce que forcément
00:52:30tout ça
00:52:32c'est-à-dire vivre sans voiture
00:52:33éviter un vol transatlantique
00:52:34c'est vrai qu'on fait culpabiliser les gens
00:52:36mais on a aussi un coût
00:52:37on a une enquête
00:52:37non non mais attendez
00:52:38là on est en train de lire
00:52:40on est en train de lire
00:52:41ce graphique
00:52:41tous ensemble
00:52:42et pardonnez-moi
00:52:43mais comment est-ce que
00:52:45vous pouvez comparer
00:52:46le fait d'avoir un enfant
00:52:48à vivre sans voiture
00:52:51effectuer un vol transatlantique
00:52:53acheter de l'énergie verte
00:52:54devenir végétarien
00:52:55et quel est le rapport
00:52:56pardon mais
00:52:57quel est le rapport
00:52:58entre avoir un enfant
00:53:01et rouler en bagnole électrique
00:53:04ou hybride
00:53:05Raphaël Stavine
00:53:06c'est quoi ?
00:53:07si on va jusqu'au bout de cette logique
00:53:09je pense qu'aussi
00:53:09il faudrait peut-être que dans ce manuel
00:53:11ils expliquent que si aujourd'hui
00:53:12il n'y a plus de renouvellement
00:53:13des générations
00:53:14alors ces enfants
00:53:16qui sont en terminale
00:53:17seront contraints
00:53:18probablement
00:53:18dans quelques années
00:53:19de travailler
00:53:20jusqu'à 70
00:53:2175
00:53:2276 ans
00:53:22il y a un équilibre
00:53:24à trouver
00:53:25et là en fait
00:53:26la présentation
00:53:27qui est faite
00:53:29qui est d'abord
00:53:29extrêmement anxiogène
00:53:31et effectivement
00:53:32qui
00:53:32pardonnez-moi
00:53:34elle est abjecte
00:53:35c'est abjecte
00:53:37de dire aux gens
00:53:37mais il n'y a pas d'enfants
00:53:38on n'est pas dans la Chine communiste
00:53:40ou pour des raisons démographiques
00:53:41on devait avoir un seul enfant
00:53:43Pierre en fait
00:53:43ce qui est terrible
00:53:44c'est qu'on n'a même plus besoin
00:53:45d'avoir un état
00:53:47qui vous interdirait
00:53:49d'avoir des enfants
00:53:50pour que finalement
00:53:50presque d'eux-mêmes
00:53:52les français
00:53:53aujourd'hui
00:53:53aient une sorte
00:53:55de peur bleue
00:53:56à l'idée de se projeter
00:53:57avec une progéniture
00:53:58donc on en est là
00:53:59aujourd'hui
00:54:00on a pour la première fois
00:54:01cette année
00:54:01le nombre de morts
00:54:05enregistrées
00:54:06est supérieur
00:54:06à celui
00:54:07des naissances
00:54:08enregistrées
00:54:09ça dit tout
00:54:10de notre société
00:54:11du basculement
00:54:12qui s'opère
00:54:14et là
00:54:15pour le coup
00:54:16il n'y a pas eu
00:54:16d'injonction
00:54:17de l'état
00:54:17à ne pas avoir d'enfants
00:54:18c'est juste
00:54:19que les esprits
00:54:20et d'une certaine manière
00:54:21on les comprendrait presque
00:54:22ces français
00:54:23aujourd'hui
00:54:23qui hésitent
00:54:24à avoir des enfants
00:54:25parce que
00:54:26la situation
00:54:27mais moi
00:54:29je le regrette
00:54:30je le déplore
00:54:31et je trouve ça
00:54:32absolument navrant
00:54:33de manquer
00:54:35de tant d'espérance
00:54:36et puis surtout
00:54:37de ne pas s'inscrire
00:54:38dans une continuité
00:54:39dans la volonté
00:54:40de pouvoir transmettre
00:54:41mais c'est
00:54:43c'est tout
00:54:44qui a été
00:54:44finalement construit
00:54:45pour arriver à ce résultat
00:54:47l'enfant que vous êtes
00:54:48réagit comment ?
00:54:50c'est pas comme si
00:54:51l'école était déclassée
00:54:52sur le plan de l'OCDE
00:54:54c'est pas comme si
00:54:55il n'y avait pas
00:54:55des attaques au couteau
00:54:56récurrentes
00:54:57à l'école
00:54:58c'est pas comme si
00:54:58il y avait une offensive
00:54:59islamiste à l'école
00:55:00c'est pas comme si
00:55:01le harcèlement scolaire
00:55:01n'existait pas à l'école
00:55:02enfin je crois
00:55:03qu'il y a quand même
00:55:03plusieurs champs
00:55:04d'action politique
00:55:06à mener
00:55:06plutôt que de faire subir
00:55:08cette injonction
00:55:09culpabilisante à des enfants
00:55:10dont le choix
00:55:11en fait
00:55:12auprès desquels
00:55:13pardon
00:55:13le choix ne peut pas
00:55:15être exercé
00:55:15un enfant n'a pas
00:55:16à réfléchir
00:55:17à comment est-ce
00:55:18qu'il va se conduire
00:55:19est-ce qu'il va acheter
00:55:20finalement une voiture
00:55:20est-ce qu'il va voyager moins
00:55:22est-ce qu'il va dépenser
00:55:23moins d'énergie
00:55:23est-ce qu'il va consommer
00:55:24moins de viande
00:55:25je pense que toutes
00:55:26ces injonctions
00:55:26culpabilisantes
00:55:27vis-à-vis des enfants
00:55:28n'ont absolument pas
00:55:29lieu d'être
00:55:30à l'école
00:55:31donc c'est pour moi
00:55:31l'école c'est l'abri
00:55:33précisément
00:55:34de tout ce militantisme
00:55:35dont parle Joachim
00:55:37c'est l'abri
00:55:37de toutes ces idéologies
00:55:38qui infiltrent
00:55:39les esprits des enfants
00:55:40qui les contraignent
00:55:41les enfants
00:55:41qui les culpabilisent
00:55:43et qui ensuite
00:55:43créent justement
00:55:44une anxiété généralisée
00:55:45sur l'ensemble
00:55:46des élèves de chaque classe
00:55:47je ne suis pas entièrement
00:55:47d'accord avec ça
00:55:48parce qu'enfant
00:55:48l'enfant
00:55:49alors oui il y a des poids
00:55:50qu'il ne doit pas
00:55:50porter sur ses épaules
00:55:52mais un enfant
00:55:53il s'inscrit dans le monde
00:55:54et il sera un citoyen
00:55:56qui va s'inscrire dans le monde
00:55:57et moi ça ne me choque pas
00:55:58spécialement
00:55:58qu'on dise aux enfants
00:56:00ben voilà
00:56:00vous avez
00:56:01la terre ne va pas bien
00:56:02on le voit
00:56:02mais en fait
00:56:03le rôle de l'école
00:56:04c'est d'abord
00:56:04c'est d'instruire
00:56:06oui le rôle de l'école
00:56:07c'est d'en faire des citoyens
00:56:08non non
00:56:09c'est pas du tout
00:56:10d'en faire des citoyens
00:56:10on a ajouté ça
00:56:13des éco-citoyens maintenant
00:56:15oui mais pourquoi pas
00:56:17attendez vous êtes trois contre elle
00:56:20donc s'il vous plaît
00:56:22respectons le débat
00:56:24tout à l'heure
00:56:25vous l'avez dit
00:56:25il y a un problème
00:56:27parce que l'école
00:56:28on ne sait pas comment faire
00:56:29on ne sait pas comment gérer les gens
00:56:30à force
00:56:31c'est normal aussi
00:56:32de se dire
00:56:33en fait on n'est pas capable
00:56:34non plus de gérer
00:56:35notre propre société
00:56:36alors moi ça ne me choque pas
00:56:37qu'on ralentisse cette société
00:56:38qu'on n'est plus capable
00:56:38de gérer de toute façon
00:56:39et puis là c'est un manuel
00:56:41ce n'est pas des sixièmes
00:56:42ils ont 18 ans
00:56:43ils sont grands
00:56:44à 18 ans
00:56:45oui mais ils écoutent tout
00:56:46ils absorbent
00:56:47vous le savez mieux
00:56:48quiconque en tant qu'enseignante
00:56:49mais après moi
00:56:50ce qui ne me choque pas
00:56:51dans cette démarche là
00:56:52c'est qu'on a un poids
00:56:53qu'on le veuille ou non
00:56:55qu'on le veuille ou non
00:56:55on peut toujours dire
00:56:56oui mais ce n'est pas juste
00:56:57pourquoi c'est moi
00:56:57qui ne prendrai pas un avion
00:56:58ou pourquoi est-ce que
00:56:59mais on a un poids
00:57:00et dire aux enfants
00:57:01les élevés
00:57:02sans leur parler de ça
00:57:03à mon sens
00:57:04c'est de comprendre
00:57:04mais on leur en parle déjà
00:57:05en permanence de ça
00:57:06mais non mais
00:57:06oui et non
00:57:07on a mis l'éco-citoyenneté
00:57:09au coeur de l'éducation
00:57:11morale et civique
00:57:12l'éco-citoyenneté
00:57:13au coeur de l'éducation
00:57:14morale et civique
00:57:14on a maintenant
00:57:15des référents écologie
00:57:16dans tous les établissements
00:57:18donc ce discours
00:57:19ce discours des croissantistes
00:57:20il est omniprésent
00:57:21dans la technostructure
00:57:22éducation nationale
00:57:23et si l'école ne marche pas
00:57:24c'est peut-être aussi
00:57:25parce qu'on lui demande trop
00:57:26et qu'à force d'éclater
00:57:27toujours plus ses missions
00:57:28l'institution n'est plus capable
00:57:30de rien
00:57:31à commencer par
00:57:31l'instruction des savoirs
00:57:32qui est peut-être
00:57:33ce vers quoi
00:57:33il faudrait tendre
00:57:35la transmission des savoirs
00:57:35pour former des citoyens
00:57:37des citoyens demain
00:57:39et par ailleurs
00:57:40on n'a pas rappelé
00:57:41cette dimension
00:57:41mais quand on voit
00:57:42l'état de la santé mentale
00:57:44les fondements de la santé mentale
00:57:45des jeunes générations
00:57:46quand on voit le problème
00:57:47de l'éco-anxiété
00:57:48qui concerne 40%
00:57:49des plus jeunes aujourd'hui
00:57:50est-ce qu'il voulait le faire
00:57:52en tant que cause nationale
00:57:53la santé mentale
00:57:54et on a complètement
00:57:54oui mais je ne suis pas sûr
00:57:55qu'on aide cette cause
00:57:56de la santé mentale
00:57:57en mettant ce genre
00:57:58de contenu pédagogique
00:57:59au cœur des manuels scolaires
00:58:00Raphaël Staville
00:58:01je suis entièrement d'accord
00:58:03avec Joachim
00:58:04mais je m'inquiète
00:58:05Joachim il est
00:58:06Joachim pardon
00:58:07je m'inquiète même
00:58:08qu'Ophélie finalement
00:58:09acquiesce finalement
00:58:10à ce genre de programme
00:58:12parce que
00:58:13non mais précisément
00:58:13le rôle de l'école
00:58:15n'est pas de
00:58:16et d'instruire
00:58:18dans les BO
00:58:19c'est ce qu'on nous demande
00:58:20de créer des citoyens
00:58:21mais on vous le demande
00:58:22vous avez le droit
00:58:24l'instruction
00:58:25l'instruction doit permettre
00:58:27finalement
00:58:28c'est ultimement
00:58:29c'est la conséquence
00:58:30c'est pas le
00:58:30c'est le but de l'école
00:58:32n'est pas de faire des citoyens
00:58:33le but de l'école
00:58:34c'est qu'un enfant
00:58:35sache lire
00:58:36écrire
00:58:36compter
00:58:37parler des langues
00:58:38il n'a pas besoin
00:58:39en plus
00:58:40de cette pseudo-savoir
00:58:42qui est en fait
00:58:43une idéologie
00:58:44qui s'immisce
00:58:45dans des contenus pédagogiques
00:58:46ça c'est une question intéressante
00:58:47que pose Raphaël Stainville
00:58:48pourquoi est-ce qu'on
00:58:49au-delà du
00:58:50socle commun
00:58:51tronc commun
00:58:52appelez ça comme vous voulez
00:58:53on ajoute à chaque fois
00:58:54des questions de
00:58:55bah tiens
00:58:56il faut
00:58:56les faire vivre
00:58:58en société
00:58:58donc il faut leur apprendre
00:59:00il y a la famille
00:59:02pour ça
00:59:02il y a l'entourage
00:59:03c'est ça le problème
00:59:04c'est qu'en fait
00:59:05le socle
00:59:06pourquoi l'école
00:59:07en fait elle se perd
00:59:08c'est vrai qu'elle se perd
00:59:09à force de vouloir
00:59:10parler de choses
00:59:10qui la concernent moins
00:59:11mais le problème
00:59:12c'est qu'il n'y a personne
00:59:13comment ça il n'y a personne
00:59:14moi j'ai des élèves
00:59:17à part l'école
00:59:18il n'y a personne
00:59:19qui s'occupe d'eux
00:59:20donc forcément
00:59:21l'école
00:59:21mais ça c'est la responsabilité
00:59:23des parents
00:59:23c'est à dire qu'il faut
00:59:24vous laissez les enfants
00:59:25ne rien
00:59:25non il faut responsabiliser
00:59:26les parents
00:59:27dans ce cas là
00:59:29il faut
00:59:29bah comment
00:59:29de la même façon
00:59:31est-ce que c'est plus facile
00:59:33le Féliroc
00:59:33de responsabiliser les parents
00:59:35par une méthode
00:59:36et dans ce cas là
00:59:37j'imagine qu'il y a des
00:59:37comment dirais-je
00:59:39des
00:59:39je ne vais pas utiliser
00:59:41le mot
00:59:41les petits hommes gris
00:59:42mais il y a
00:59:42sans doute des personnes
00:59:44dans les ministères publics
00:59:46qui sont là
00:59:47pour trouver des solutions
00:59:48est-ce qu'il vaut mieux
00:59:50faire ça
00:59:50ou est-ce qu'il vaut mieux
00:59:51créer des nouveaux programmes
00:59:53qui consistent justement
00:59:54à remplacer les familles
00:59:56à l'école
00:59:58pour faire
00:59:59entre guillemets
00:59:59le sale boulot
01:00:00que ne font pas les parents
01:00:01d'ailleurs jusqu'en 1932
01:00:03on ne parlait pas
01:00:03d'éducation nationale
01:00:04on parlait encore
01:00:05d'instruction publique
01:00:06et on voit que
01:00:07l'objectif
01:00:08peut-être noble
01:00:09sur le papier d'éducation
01:00:10quand on voit la démission
01:00:11de beaucoup de familles
01:00:12tourne de plus en plus
01:00:13à la rééducation
01:00:14à la vieille ambition révolutionnaire
01:00:17de former
01:00:17de formater
01:00:18un homme nouveau
01:00:19et cette école
01:00:21qui devait être un sanctuaire
01:00:22préservé
01:00:23des modes
01:00:23de la société
01:00:24tend à devenir
01:00:25une caisse
01:00:26de résonance
01:00:27un laboratoire
01:00:28de la société
01:00:29progressiste
01:00:30multiculturaliste
01:00:30de demain
01:00:31dont beaucoup de français
01:00:32ne veulent pas
01:00:32ce qui me questionne
01:00:34c'est pourquoi
01:00:34est-ce qu'on est incapable
01:00:35de voir que ce graphique
01:00:37il énonce aussi quelque chose
01:00:38c'est-à-dire que
01:00:38oui on a un coup
01:00:39que ce graphique
01:00:39il énonce quelque chose
01:00:41c'est factuel
01:00:42de dire qu'un enfant
01:00:43bien sûr qu'il va péser
01:00:44dans une charge
01:00:45parce qu'un enfant
01:00:46on a le droit
01:00:48de dire aussi
01:00:48que faire un enfant
01:00:49ça a un coût
01:00:50pour la planète
01:00:50après on peut dire
01:00:52moi ça ne me choque pas
01:00:54on ne peut pas
01:00:55comment dire
01:00:56quand vous mettez au monde
01:00:57un enfant
01:00:57vous savez
01:00:59que celui-ci
01:01:00va avoir un poids
01:01:01il va coûter
01:01:02il va coûter
01:01:03mais c'est quelque chose
01:01:04qui est banal
01:01:04vous ne considérez pas
01:01:05que cela relève
01:01:06d'un choix rationnel
01:01:07de l'adulte
01:01:08c'est l'adulte
01:01:09qui décide
01:01:10au regard de ses propres
01:01:11les enfants
01:01:11vous savez
01:01:12le graphique
01:01:12je ne crois pas
01:01:13que ça va vraiment
01:01:13l'aspiration, inquiétude
01:01:14projection, espoir
01:01:15de ce qu'il doit faire
01:01:16de sa vie
01:01:17est-ce que vous ne considérez pas
01:01:18que c'est plutôt à l'adulte
01:01:19finalement de décider
01:01:21de ses choix
01:01:21plutôt que de l'imposer
01:01:22précisément d'une manière
01:01:24pédagogique
01:01:25qui sera misée
01:01:25dans l'ensemble
01:01:26de l'institution scolaire
01:01:27à des enfants
01:01:28qui n'ont pas forcément
01:01:29à l'instant T peut-être
01:01:30envie d'éviter
01:01:31de prendre un vol
01:01:32transatlantique
01:01:32je ne sais pas
01:01:33je pose la question
01:01:34moi je ne sais pas
01:01:35je pense qu'il y a
01:01:37quand même
01:01:37c'est pas le graphique
01:01:39du manuel des SVT
01:01:40qui va donner aux gens
01:01:41l'envie de faire
01:01:42ou de ne pas faire des enfants
01:01:43c'est la société
01:01:43dans laquelle on vit
01:01:44de toute façon
01:01:45qui ne donne pas envie
01:01:45et ça
01:01:46de dire que
01:01:47faire un enfant
01:01:48c'est un coût écologique
01:01:49c'est une réalité aussi
01:01:50c'est pas un jugement de valeur
01:01:51pardonnez-moi
01:01:52moi j'ai deux enfants
01:01:53qui ont des manuels scolaires
01:01:56et pour certains
01:01:57et notamment
01:01:58les SVT
01:02:00on apprend par coeur
01:02:01donc en terminale
01:02:03j'entends bien
01:02:03qu'on apprend moins par coeur
01:02:05qu'en CM1
01:02:06mais en attendant
01:02:07si l'institutrice
01:02:09ou le professeur
01:02:10dit
01:02:10il faut apprendre
01:02:11ce graphique
01:02:12ils l'apprendront
01:02:13voilà
01:02:14parce que sinon
01:02:15ils auront une mauvaise note
01:02:16mais la question
01:02:16c'est est-ce que ce graphique
01:02:17est faux ?
01:02:18c'est ça la vraie question
01:02:18non mais je ne dis pas
01:02:19qu'il est faux
01:02:20mais est-ce que
01:02:21ce graphique
01:02:22a lieu d'être
01:02:23tout simplement
01:02:23est-ce qu'on pose
01:02:24une question comme ça
01:02:25à des élèves de terminale
01:02:27on sort
01:02:28on est à peine
01:02:30de la puberté
01:02:31on découvre la vie
01:02:33et on vous dit
01:02:34ouais les enfants
01:02:35pas top
01:02:36et encore une fois
01:02:37en opposition
01:02:38en opposition
01:02:39au président de la république
01:02:41qui dit
01:02:41il faut un réarmement
01:02:42en opposition
01:02:43au gouvernement
01:02:44qui envoie
01:02:45des lettres
01:02:46à Joachim
01:02:47et à d'autres
01:02:47de 29 ans
01:02:48et qui dit
01:02:48faites des enfants
01:02:49pardonnez-moi
01:02:50mais s'il n'y a pas
01:02:52une contradiction
01:02:53là-dedans
01:02:53il y a une contradiction
01:02:54mais la contradiction
01:02:55après elle est bonne en soi
01:02:56c'est aussi parce qu'il y a
01:02:57des contradictions
01:02:58là ça veut dire quoi
01:02:59ça veut dire que
01:03:00vous avez 4 heures
01:03:01pour plancher
01:03:02de savoir si vous allez
01:03:02avoir des enfants
01:03:03ou pas
01:03:03chacun
01:03:04est libre
01:03:06de choisir
01:03:07ce qu'il a envie
01:03:08ou pas
01:03:08c'est pas en disant
01:03:10vous avez des enfants
01:03:10vous êtes coupable
01:03:11de quelque chose
01:03:11c'est pas ça que je suis
01:03:12en train de dire
01:03:13je suis juste en train
01:03:13de dire
01:03:14il ne faut pas non plus
01:03:15que les gens s'alarment
01:03:16en disant
01:03:17ça alors
01:03:17on nous rappelle
01:03:18qu'on a un coup
01:03:19sur cette planète
01:03:20mais oui on a un coup
01:03:21on est une espèce
01:03:24parmi tant d'aunes
01:03:24sur la planète
01:03:25je pense qu'à un moment
01:03:26c'est aussi ce problème là
01:03:27c'est de vouloir en fait
01:03:28faire croire qu'on a
01:03:30absolument
01:03:31on est responsable
01:03:31de rien
01:03:32mais si
01:03:33collectivement
01:03:33nous sommes responsables
01:03:34et moi ça me fait pas
01:03:35vous avez posé une vraie question
01:03:37vous avez dit
01:03:37est-ce que ce graphique
01:03:38est faux
01:03:38objectivement
01:03:40je suis incapable
01:03:40de vous dire
01:03:41s'il est vrai
01:03:41ou s'il est faux
01:03:42si vous pouvez me dire
01:03:43avec une certitude
01:03:44absolue
01:03:45qu'il a tous les caractères
01:03:46de la scientificité
01:03:48à la rigueur
01:03:48je dirais
01:03:49d'accord
01:03:50oui
01:03:50pourquoi pas
01:03:51je le mettrais
01:03:51dans un coin de ma tête
01:03:52c'est pas inintéressant
01:03:53le fait est qu'aujourd'hui
01:03:53cet argument d'autorité
01:03:55de dire qu'un enfant
01:03:56ça représente
01:03:5860 tonnes par an
01:03:5960 tonnes par an
01:04:00de CO2
01:04:01je n'en sais rien
01:04:02et d'une certaine manière
01:04:03est-ce que ce chiffre
01:04:04est tellement important
01:04:05ça fait l'humanité
01:04:06depuis que l'humanité existe
01:04:07les enfants consomment
01:04:0960 tonnes
01:04:09peut-être
01:04:10parce que c'est
01:04:12notre humanité
01:04:13de maintenant
01:04:14oui d'accord
01:04:14est-ce que ça a changé
01:04:16quelque chose
01:04:17dans le monde
01:04:17ça est en train
01:04:18de changer quelque chose
01:04:19non non
01:04:19mais est-ce qu'on peut faire
01:04:20l'économie sur autre chose
01:04:21c'est ça la question
01:04:22c'est comme si on vous disait
01:04:24il y a toutes les conséquences
01:04:25parce que dans ce cas-là
01:04:25sur la gradation
01:04:26on peut dire
01:04:27tiens
01:04:27le fait d'arrêter
01:04:29de respirer
01:04:29une minute et demie
01:04:31par jour
01:04:32pour tous les citoyens
01:04:33ça diminuerait
01:04:34le CO2
01:04:35où je sais pas
01:04:36tuer sa belle-mère
01:04:37je dis ça au hasard
01:04:38belle-maman
01:04:39pardonnez-moi
01:04:40est-ce que ça
01:04:41c'est très étrange
01:04:42non mais pardonnez-moi
01:04:44mais c'est une
01:04:45pardonnez-moi
01:04:46je trouve que
01:04:47ça n'a pas de sens
01:04:49en fait
01:04:49bien sûr que factuellement
01:04:51vous dites
01:04:51vous avez dit
01:04:51une autre chose
01:04:52qui est très intéressante
01:04:53c'est que vous avez dit
01:04:55que nous sommes
01:04:56une espèce
01:04:56comme une autre
01:04:57bah oui
01:04:58ça c'est une façon
01:04:59pardonnez-moi
01:05:00de voir la vie
01:05:01mais bien sûr
01:05:02donc on est une espèce
01:05:03comme un dauphin
01:05:05comme un caméléon
01:05:06comme une poule
01:05:09bah oui
01:05:10bien sûr
01:05:11vous faites fi
01:05:12de siècles d'humanisme
01:05:14sur lesquels
01:05:14vous avez construit
01:05:15l'école de la république
01:05:15bah non
01:05:17mais pas
01:05:17je veux dire
01:05:18l'homme a quand même
01:05:19une empreinte
01:05:21qu'on le veuille ou non
01:05:22qui est beaucoup plus forte
01:05:23que les autres espèces
01:05:24après je ne dis pas
01:05:25c'est bien c'est mal
01:05:26c'est un fait
01:05:26et est-ce qu'on a le droit
01:05:28de tout bousiller
01:05:29notre environnement
01:05:30parce qu'on veut vivre
01:05:31d'une manière
01:05:31qui soit la plus
01:05:32capitalistique possible
01:05:33j'en suis pas sûre
01:05:34donc pour clore
01:05:36ce débat
01:05:36parce qu'on va devoir
01:05:37passer à autre chose
01:05:39Ophélie Roch
01:05:40vous si aujourd'hui
01:05:41par exemple
01:05:41vous voyez ce manuel
01:05:42on vous dit
01:05:42peut-être un enfant de moins
01:05:44vous vous dites
01:05:45ouais
01:05:45allez
01:05:45vous personnellement
01:05:48Ophélie Roch
01:05:49je ne parle pas
01:05:50à l'enseignante
01:05:50je parle à l'espèce humaine
01:05:53ou l'espèce tout court
01:05:54pardon
01:05:54je pense qu'on n'est pas capable
01:05:57de se réguler par soi-même
01:05:59on voit bien
01:05:59donc de toute façon
01:06:00donc il faut écouter les autres
01:06:01non mais je pense que
01:06:03c'est pas écouter
01:06:05un choix d'un enfant
01:06:05vous savez c'est tellement personnel
01:06:06mais moi
01:06:08à titre personnel
01:06:09ce schéma
01:06:10ne me choque pas
01:06:11en fait
01:06:11ça ne me choque pas
01:06:13parce que je ne vois pas
01:06:13pourquoi
01:06:14on énonce un fait
01:06:16un enfant
01:06:16c'est tant
01:06:17bah voilà
01:06:17après vous en faites
01:06:18un ou vous en faites pas
01:06:19ça libre à vous
01:06:20et si vous en faites
01:06:20ah oui mais on ne remet pas ça
01:06:21en question
01:06:22c'est juste
01:06:22le rapport
01:06:24sur les 60 tonnes par an
01:06:27moi ça ne me choque pas
01:06:28parce qu'on a un coût
01:06:29moi je pense que ces 60 tonnes par an
01:06:31on peut les trouver ailleurs
01:06:32que dans l'idée de mettre ça
01:06:34sur le dos
01:06:35d'avoir un enfant ou pas
01:06:38voilà
01:06:38bon écoutez
01:06:39c'est
01:06:39un enfant
01:06:40on ne sera pas d'accord
01:06:41on peut en parler encore
01:06:42pendant 3 heures
01:06:43Midi News continue
01:06:44avec d'autres sujets à venir
01:06:46notamment la nomination
01:06:48d'Amélie de Montchalin
01:06:49à la Cour des Comptes
01:06:50Élise Lucet
01:06:51auditionnée par la commission
01:06:52sur l'audiovisuel
01:06:53et puis ce procès
01:06:54du tueur
01:06:55du chauffeur de VTC
01:06:57tueur
01:06:58à gage
01:06:58de 14 ans
01:06:59restez avec nous
01:07:00sur CNews
01:07:02dernière partie
01:07:05de Midi News
01:07:06avec toujours
01:07:06Joachim Lefloquimad
01:07:08Ophélie Roch
01:07:08Sabrina Medjeber
01:07:10et notre ami Raphaël
01:07:12Steinville
01:07:12on part
01:07:13non pas à Marseille
01:07:15ça aurait peut-être dû
01:07:16avoir lieu à Marseille
01:07:17mais pour des raisons
01:07:18de sécurité
01:07:18ça a lieu à Paris
01:07:19le procès à huis clos
01:07:20du tueur à gage
01:07:21de 14 ans seulement
01:07:23ce jeune qui a effectivement
01:07:25été engagé
01:07:26pour tuer
01:07:27Nessim Ramdan
01:07:28ce chauffeur de VTC
01:07:30c'était le 4 octobre
01:07:312024
01:07:32à Marseille
01:07:33le jeune de 14 ans
01:07:34est accusé
01:07:35d'avoir été donc
01:07:36engagé par un
01:07:37narco-trafiquant
01:07:39écoutez
01:07:39d'abord
01:07:40avant de rejoindre
01:07:41sur place nos équipes
01:07:42Coline Grindel
01:07:43l'avocate
01:07:44du suspect
01:07:45notre client
01:07:47comme depuis le début
01:07:48de l'enquête
01:07:49et depuis le début
01:07:49de sa garde à vie
01:07:50a toujours répondu
01:07:51aux questions
01:07:51ce matin
01:07:52c'était principalement
01:07:53sur son parcours
01:07:55à lui
01:07:56ça a été des moments
01:07:57très
01:07:58difficiles
01:08:00je pense pour lui
01:08:01psychologiquement
01:08:01que de devoir
01:08:03raconter toute cette vie
01:08:05qui encore une fois
01:08:06était particulièrement
01:08:08chaotique
01:08:08et marquée par
01:08:10une souffrance
01:08:12extrême
01:08:13ça a pris le temps
01:08:14que ça a pris
01:08:15je pense qu'on a pris
01:08:18un temps
01:08:18qui est suffisant
01:08:19par rapport à ça
01:08:20et nous verrons
01:08:23quand nous aborderons
01:08:23les faits
01:08:24mais pour l'instant
01:08:25ça n'a pas été
01:08:25encore évoqué
01:08:27voilà donc
01:08:28Colline Grindel
01:08:29l'avocate
01:08:29du suspect
01:08:30de 14 ans
01:08:31seulement
01:08:31et c'est bien sûr
01:08:32ce procès
01:08:33est extrêmement
01:08:34sensible
01:08:37à cause de l'âge
01:08:38de ce jeune
01:08:39de 14 ans
01:08:40qui en est venu
01:08:42à tuer
01:08:42Nessim Ramdan
01:08:43on part sur place
01:08:44au palais de justice
01:08:45de Paris
01:08:46rejoindre
01:08:46Mathieu Devez
01:08:48avec Célia Barotte
01:08:49Mathieu
01:08:50c'est donc
01:08:51un procès
01:08:52très sensible
01:08:53à huis clos
01:08:53Exactement
01:08:58c'est un procès
01:09:00donc d'un adolescent
01:09:01de 15 ans
01:09:02qui s'est ouvert
01:09:02ce matin ici
01:09:03au tribunal
01:09:04pour enfants
01:09:04donc de Paris
01:09:05et il avait 14 ans
01:09:06au moment des faits
01:09:07important de les rappeler
01:09:07c'est fait
01:09:08c'était le 4 octobre
01:09:092024 à Marseille
01:09:10on a donc
01:09:11un père de famille
01:09:12un chauffeur de VTC
01:09:13âgé
01:09:13de 36 ans
01:09:15père de 3 enfants
01:09:16qui est donc retrouvé
01:09:17mort
01:09:17dans sa voiture
01:09:19avec une balle
01:09:20dans la tête
01:09:20sa voiture
01:09:21qui est retrouvée
01:09:21encastrée
01:09:22dans le mur
01:09:23d'une école maternelle
01:09:24à Marseille
01:09:25et peu après les faits
01:09:26donc la police
01:09:27qui découvre
01:09:28ce véhicule
01:09:28ce corps
01:09:29la police
01:09:30elle est prévenue
01:09:30par un détenu
01:09:32de la région marseillaise
01:09:33ce détenu
01:09:34il explique
01:09:35avoir commandité
01:09:35le meurtre
01:09:36non pas du chauffeur
01:09:37de VTC
01:09:37mais de l'un
01:09:38de ses rivales
01:09:38en fait
01:09:39un narcotrafiquant
01:09:40lui aussi
01:09:41situé dans la région
01:09:41de Marseille
01:09:42et pour ce faire
01:09:43il a demandé
01:09:44à un adolescent
01:09:45de 14 ans
01:09:46c'est donc cet adolescent
01:09:47qui est jugé
01:09:48ici aujourd'hui
01:09:48il lui a demandé
01:09:49donc de tuer
01:09:50son rival
01:09:51il l'a recruté
01:09:52sur le réseau social
01:09:53Snapchat
01:09:54mais cet enfant
01:09:55pour aller tuer
01:09:56donc le rival
01:09:57du commanditaire
01:09:58il a commandé
01:09:59un chauffeur
01:10:00de VTC
01:10:00et il y a eu
01:10:02un différent
01:10:02lors de cette course
01:10:03c'est aussi tout l'enjeu
01:10:04de ce procès
01:10:05de comprendre
01:10:05la nature
01:10:06de ce différent
01:10:07différent
01:10:07qui a fait
01:10:08que le jeune
01:10:08à un moment donné
01:10:09il décide
01:10:09à 14 ans
01:10:10de tirer
01:10:11une balle
01:10:11dans la tête
01:10:12du chauffeur
01:10:13alors
01:10:13on a eu
01:10:14il y a quelques minutes
01:10:15l'avocate
01:10:16l'avocate
01:10:16du mineur
01:10:16elle explique
01:10:17le parcours de vie
01:10:18chaotique
01:10:19de ce jeune
01:10:19je vous propose
01:10:20de l'écouter
01:10:20c'était il y a quelques minutes
01:10:21c'est tout
01:10:24c'est sa relation
01:10:25à ses parents
01:10:26on comprend
01:10:26qu'il y a des maltraitances
01:10:27inouïes
01:10:28de 6 mois à 1 an
01:10:29sur fond de violences conjugales
01:10:30sur fond de polyconsommation
01:10:32de drogue
01:10:33de la part des parents
01:10:34avec des procédures
01:10:36qui ont été mises en place
01:10:37pour une partie
01:10:37de la fratrie
01:10:38mais pas pour l'autre
01:10:39un enfant
01:10:40qui très jeune
01:10:41a été exposé
01:10:42au stupéfiant
01:10:43potentiellement aussi
01:10:44au proxénétisme
01:10:44puisqu'il y a une condamnation
01:10:45des parents
01:10:46pour du proxénétisme aggravé
01:10:48tout en ayant
01:10:49une surveillance
01:10:49de l'ASE qui n'a jamais
01:10:51rien appliqué
01:10:52sur cette période
01:10:53et donc une carence
01:10:54des institutions
01:10:55puisqu'il y a des mesures
01:10:56d'éloignement
01:10:57qui ont été faites
01:10:57notamment chez une tente paternelle
01:10:59qui n'ont jamais été mises en place
01:11:01Profil donc
01:11:03vous l'aurez compris
01:11:04chaotique
01:11:05sachez que ce procès
01:11:06va durer 3 jours
01:11:07et que le jugement
01:11:08est attendu jeudi
01:11:09en fin de journée
01:11:10probablement
01:11:11et ce jeune
01:11:12âgé de 15 ans
01:11:13aujourd'hui
01:11:13il en court jusqu'à
01:11:1420 ans
01:11:14de réclusion criminelle
01:11:16Merci Mathieu Devez
01:11:17avec Célia Barotte
01:11:18au palais de justice
01:11:19de Paris
01:11:20pour cette affaire
01:11:21extrêmement
01:11:23j'allais dire
01:11:24inouï
01:11:24Sabrina
01:11:2514 ans à l'époque
01:11:26qui se fait engager
01:11:28en tant que tueur à gage
01:11:29Inouï
01:11:30vous avez raison
01:11:31Pierre
01:11:32mais emblématique également
01:11:33de cette malheureuse
01:11:35juvénilisation
01:11:36de la violence
01:11:38et de la délinquance
01:11:39alors l'avocate
01:11:40elle souligne
01:11:42parfaitement
01:11:42l'incurie
01:11:44l'impéritie
01:11:44de l'Etat
01:11:46puisque l'ASE
01:11:47c'est l'Etat
01:11:47c'est le département
01:11:48elle parle
01:11:50de violences familiales
01:11:51effectivement
01:11:52le docteur
01:11:52Maurice Berger
01:11:53explique très bien
01:11:54que les jeunes
01:11:55qu'elle rencontre
01:11:55en CER
01:11:56ou en CEF
01:11:56généralement
01:11:57ou ont observé
01:11:58des violences
01:11:59intrafamiliales
01:12:00ou les ont subies
01:12:01et il faut savoir
01:12:03que la violence
01:12:03corporelle
01:12:04notamment
01:12:04devient un marquage
01:12:06corporel
01:12:06et donc une référence
01:12:07identitaire
01:12:08donc ces enfants
01:12:08baignent
01:12:09dans une violence
01:12:10dès l'âge
01:12:11parfois de 2, 3, 4, 5 ans
01:12:12ça commence
01:12:13dans ces âges-là
01:12:14donc il y a ce phénomène-là
01:12:15évidemment
01:12:16des violences
01:12:16intrafamiliales
01:12:18du rôle de l'adulte
01:12:18qui est en totale perdition
01:12:20mais ça c'est un problème
01:12:20beaucoup plus profond
01:12:22et depuis plusieurs années
01:12:23dans la société française
01:12:25et il y a le phénomène
01:12:26de cette mexicanisation
01:12:27c'est-à-dire
01:12:27ces jeunes
01:12:28sicarrillos
01:12:28il y a un journaliste
01:12:30du Parisien
01:12:30Jean-Michel De Cugis
01:12:31qui a écrit un livre
01:12:32là-dessus
01:12:32sur l'enquête
01:12:33de ce qu'on appelle
01:12:34les shooters
01:12:35les young shooters
01:12:36c'est-à-dire ces jeunes
01:12:37tueurs à gages
01:12:38qui dans un terreau social
01:12:40très sinistre
01:12:41un landerneau familial
01:12:43dramatique
01:12:44trouve finalement
01:12:45des repères
01:12:46trouve finalement
01:12:46un cadre structurant
01:12:48trouve finalement
01:12:48une alter-famille
01:12:49dans la violence
01:12:51et n'hésite pas
01:12:51grâce aux réseaux sociaux
01:12:52malheureusement
01:12:53à trouver une sorte
01:12:55de gratification personnelle
01:12:56parce qu'il y a
01:12:57une identification
01:12:58à un groupe d'appartenance
01:13:00et une récompensation
01:13:01une récompense
01:13:02pardon
01:13:02dans cette hiérarchie
01:13:03de prestige
01:13:04qu'offre le narcotrafic
01:13:07et donc on se retrouve
01:13:07dans cette situation
01:13:08qui malheureusement
01:13:09est emblématique
01:13:10d'une certaine forme
01:13:11de violence
01:13:12dans notre jeu
01:13:12c'est malheureux
01:13:13mais ils ont l'impression
01:13:14d'exister
01:13:15alors que quand on a entendu
01:13:16justement Madame Grindel
01:13:17l'avocate de ce jeune
01:13:19le parcours est totalement chaotique
01:13:21jusqu'à ce que vous dites
01:13:22cette récompense
01:13:23où on se dit
01:13:24bah tiens
01:13:24finalement il y a quelqu'un
01:13:25qui me reconnaît
01:13:26pour ce que je suis
01:13:28et qu'est-ce que je suis
01:13:29bah je reste un tueur
01:13:31dans le cas d'espèce
01:13:33il y a quand même d'abord
01:13:34vous parlez de gratification
01:13:36mais le criminel
01:13:37ce gosse de 14 ans
01:13:39il ne connaît même pas
01:13:41le commanditaire
01:13:42on a une ubérisation
01:13:44qui finit
01:13:45parce que ça n'a pas été dit
01:13:46commanditaire
01:13:46qui finit par le balancer
01:13:48oui
01:13:48oui
01:13:49non mais c'est
01:13:50c'est que
01:13:50moi j'entends
01:13:52tout ce que
01:13:52vous pouvez
01:13:54apporter
01:13:55pour étayer
01:13:58l'espèce de spirale
01:13:59qui explique
01:14:00que des gosses
01:14:01aujourd'hui
01:14:02en viennent
01:14:03à suivre cette voie
01:14:04mais il y a quand même
01:14:06quelque chose de glaçant
01:14:06de se dire que les gens
01:14:07ne se connaissent même pas
01:14:08il n'y a même pas de rapport
01:14:09non mais ça c'est aussi
01:14:10peut-être aussi le réseau social
01:14:12c'est-à-dire que
01:14:12l'interface numérique
01:14:15fait que
01:14:16il y a un numéro
01:14:17il y a une mission
01:14:18on imagine
01:14:20de l'argent à la clé
01:14:21et de l'argent facile
01:14:24et qui peut apparaître
01:14:25comme beaucoup d'argent
01:14:26pour un gosse de 14 ans
01:14:28Joachim
01:14:28mais il y a tout
01:14:29en effet dans cette affaire
01:14:30absolument sordide
01:14:31il y a la dislocation
01:14:32du tissu familial
01:14:33il y a le trafic de drogue
01:14:34qui devient hors de contrôle
01:14:35en France
01:14:36il y a l'ivresse
01:14:37du fric facile
01:14:38il y a l'incapacité
01:14:39à s'empêcher
01:14:40à réfréner
01:14:40ces pulsions violentes
01:14:42donc lutter contre ça
01:14:44ça prendra des décennies
01:14:45ça demande d'aller
01:14:45au-delà des slogans
01:14:46au-delà des réponses sécuritaires
01:14:47un peu facile
01:14:48ce qu'il faut faire
01:14:49c'est re-civiliser
01:14:49une société malade
01:14:50et ça ça ne peut se faire
01:14:52alors re-civiliser
01:14:53moi j'ai lu votre livre
01:14:54c'est bien
01:14:54le diagnostic
01:14:55on le partage Joachim
01:14:57mais qu'est-ce qu'on fait
01:14:58vous dites re-civiliser
01:14:59très bien
01:14:59c'est quoi
01:15:00sur le long terme
01:15:02on rebâtit
01:15:03un système éducatif
01:15:04puisque moi je crois
01:15:05comme à la même
01:15:05que je citais
01:15:06ça c'est un travail
01:15:07de longue haleine
01:15:07mais à court terme
01:15:08il y a quand même
01:15:09une réponse à apporter
01:15:10sur le problème spécifique
01:15:11de la violence
01:15:12des mineurs
01:15:13parce qu'un jeune
01:15:14de 15 ans aujourd'hui
01:15:14ce n'est pas un jeune
01:15:15de 15 ans
01:15:15de la pression
01:15:16de guerre mondiale
01:15:16et un gosse
01:15:17enfin je parle de gosse
01:15:19un jeune qui tue
01:15:20comme un adulte
01:15:20doit être jugé
01:15:21comme un adulte
01:15:2114 ans c'est un gosse
01:15:22pardonnez-moi
01:15:23il faut envoyer
01:15:23un signal
01:15:24de tolérance
01:15:26zéro
01:15:26j'espère ne pas
01:15:27en avoir comme ça
01:15:28je ne serais pas très fier
01:15:29d'être
01:15:30d'être leurs parents
01:15:31si je l'étais
01:15:31en tout cas
01:15:32sur l'âge
01:15:34et ce dont on parle
01:15:37je voudrais qu'on écoute
01:15:38le garde des Sceaux
01:15:39il a pris la parole
01:15:40sur cette question
01:15:41qui est justement
01:15:42examinée en ce moment
01:15:44pour la suppression
01:15:46d'excuses de minorité
01:15:47cependant il faut
01:15:49changer la constitution
01:15:49pour ça
01:15:50et je suis pour revenir
01:15:51en effet
01:15:52pour faire une modification
01:15:52constitutionnelle
01:15:53je pense qu'on n'en a pas
01:15:54les moyens politiques
01:15:55aujourd'hui
01:15:56avec une assemblée
01:15:57où nous sommes extrêmement
01:15:58minoritaires
01:15:58mais je pense que c'est
01:16:00pour l'année prochaine
01:16:01c'est à dire pour un débat
01:16:01présidentiel
01:16:02c'est un sujet à mettre
01:16:03dans la campagne présidentielle
01:16:04oui et moi je suis favorable
01:16:05à une modification
01:16:06importante
01:16:07des mineurs
01:16:08vous nous annoncez
01:16:09que vous ne pourrez rien faire
01:16:10avant la prochaine
01:16:10présidentielle en fait
01:16:11puisqu'il faudrait modifier
01:16:12la constitution
01:16:12il faut trois cinquièmes
01:16:13il faut trois cinquièmes
01:16:14des parlementaires
01:16:15de l'assemblée du Sénat
01:16:16il faut donc qu'une majorité
01:16:17soit donnée
01:16:18au prochain président
01:16:19de la république
01:16:20pour pouvoir modifier
01:16:20la constitution
01:16:21je suis démocrate
01:16:22je suis volontaire
01:16:23mais je suis démocrate
01:16:24je n'arrive pas à savoir
01:16:26parce que
01:16:27c'est très propre
01:16:28à Gérald Darmanin
01:16:29depuis toujours
01:16:31depuis qu'il était encore
01:16:32avant même d'être ministre
01:16:33c'est très propre
01:16:34à Gérald Darmanin
01:16:35de ne pas savoir
01:16:36ce qu'il en est
01:16:37c'est-à-dire
01:16:38est-ce que
01:16:39oui je souhaite
01:16:40une révision constitutionnelle
01:16:42mais vous voyez bien
01:16:43que c'est impossible
01:16:44donc finalement
01:16:45on ne pourra pas le faire
01:16:46ou est-ce que
01:16:47je souhaite
01:16:48bon sang de bonsoir
01:16:49une révision constitutionnelle
01:16:50et il faut que tout le monde
01:16:51se batte pour le faire
01:16:52comment est-ce que
01:16:52vous analysez les choses
01:16:53Raphaël Stinville ?
01:16:54moi je pense que
01:16:56Gérald Darmanin
01:16:57qui ne fait pas mystère
01:16:58qu'il envisage
01:17:00peut-être d'être candidat
01:17:01la fonction suprême
01:17:02et donc teste
01:17:05et lance des idées
01:17:06qui dans six mois
01:17:07un an
01:17:08seront probablement
01:17:09au cœur
01:17:09de la campagne
01:17:10présidentielle
01:17:12pour autant
01:17:13on voit quand même
01:17:14différentes manières
01:17:15de faire
01:17:16c'est-à-dire qu'entre
01:17:16un Gérald Darmanin
01:17:17qui finalement
01:17:18acte de l'impossibilisme
01:17:20de faire avancer
01:17:21les choses
01:17:21avant 2027
01:17:22et ce qu'il pourrait faire
01:17:24en tant que
01:17:25garde des Sceaux
01:17:26c'est-à-dire qu'il y a
01:17:27quand même un certain
01:17:27nombre de consignes
01:17:29qui peuvent être
01:17:30passées au parquet
01:17:32d'une sévérité
01:17:34plus grande
01:17:34s'agissant des affaires
01:17:37criminelles
01:17:37des mineurs
01:17:38c'est ça
01:17:39en tout cas
01:17:40ce qu'il peut faire
01:17:40aujourd'hui
01:17:41donner instruction
01:17:43à défaut
01:17:45de lever
01:17:45cette excuse
01:17:46de minorité
01:17:47que les peines
01:17:48soient fortes
01:17:51fermes
01:17:52et le plus rapide
01:17:53possible
01:17:53sauf qu'aujourd'hui
01:17:54on voit bien
01:17:54qu'il y a
01:17:56un discours inverse
01:17:57une loi aussi
01:17:59qui est inverse
01:17:59puisque aujourd'hui
01:18:00ce sont les mesures
01:18:00éducatives
01:18:01qui sont privilégiées
01:18:02avant que les sanctions
01:18:04puissent s'appliquer
01:18:05Ophélie Roch
01:18:07vous avez des gamins
01:18:09de 14 ans
01:18:09dans votre
01:18:10alors on imagine
01:18:12que s'ils sont à l'école
01:18:13c'est parce qu'ils ne sont pas
01:18:13tueurs en série
01:18:14je vous espérais
01:18:15en tout cas
01:18:15ou en tout cas
01:18:16tueurs à gage
01:18:17parce que ce n'est pas
01:18:17exactement pareil
01:18:18pardonnez ce lapsus
01:18:20mais est-ce qu'il y a
01:18:22une tentation
01:18:22comme le disait Joachim
01:18:24du fric facile
01:18:25de tout balancer
01:18:26de tout plaquer
01:18:27et de se dire
01:18:28bah ouais en fait
01:18:29on préfère
01:18:30rouler en voiture
01:18:31de sport
01:18:32et frimer
01:18:33pas pour tous les élèves
01:18:35heureusement
01:18:35mais pour une partie
01:18:36et pour cette partie là
01:18:37comment vous faites
01:18:38vous
01:18:38quelle est votre méthode
01:18:40c'est compliqué
01:18:41on n'a pas forcément
01:18:42déjà il n'y a pas une méthode
01:18:43c'est surtout le dialogue
01:18:45et selon l'enfant
01:18:45le dialogue que vous dites
01:18:47il est plus ou moins entendu
01:18:48il est plus ou moins compris
01:18:49mais bien sûr
01:18:51qu'il y a une tentation
01:18:51de l'argent facile
01:18:52dans certains quartiers
01:18:54plus que d'autres
01:18:54moi je me souviens
01:18:55à Argenteuil
01:18:56d'un enfant
01:18:57qui dealait déjà
01:18:58et qui avait
01:18:59quel âge ?
01:19:00alors il était en 5ème
01:19:01donc je pense qu'il avait
01:19:02entre 12 et 13 ans
01:19:03donc en fait
01:19:04il dealait déjà
01:19:04et je me souviens
01:19:06d'une fois
01:19:06où quand je lui ai dit
01:19:07mais arrête
01:19:07parce qu'il faisait
01:19:09des bêtises en classe
01:19:10je me souviens
01:19:11qu'il avait lancé
01:19:11des billets vers moi
01:19:12en disant
01:19:13regardez ce que je gagne
01:19:13je gagne déjà
01:19:14plus que vous
01:19:15et en fait
01:19:17je lui ai dit
01:19:17c'est pas difficile
01:19:18de gagner plus qu'un prof
01:19:19mais bon
01:19:19l'argent tu vas le reprendre
01:19:20et puis on va aller voir
01:19:21la vie scolaire
01:19:22pour te mettre une heure de colle
01:19:23on va voir quand
01:19:23mais bien sûr
01:19:24que les élèves
01:19:25en fait
01:19:25l'argent pour eux
01:19:27c'est le centre
01:19:27de leur univers
01:19:28il n'y a plus rien d'autre
01:19:29il y a les réseaux sociaux
01:19:31qui leur disent
01:19:32qui leur montrent
01:19:33qui les abreuvent
01:19:34de voyages à Douba
01:19:35et de choses comme ça
01:19:36donc les enfants
01:19:36ils ont l'impression
01:19:37que
01:19:37ah bah c'est génial ça
01:19:39et comme il n'y a pas de fond
01:19:41il n'y a pas de fond
01:19:42en fait
01:19:43ils n'ont pas de colonne vertébrale
01:19:44ces gamins là
01:19:45la seule colonne vertébrale
01:19:46qu'ils ont
01:19:46c'est les réseaux sociaux
01:19:47qui leur projettent vraiment
01:19:49une envie d'être triste
01:19:50ils ne comprennent pas
01:19:51pourquoi est-ce qu'ils doivent apprendre
01:19:53les mérovingiens
01:19:55les capétiens
01:19:56alors ça ils vont même vous dire une chose
01:19:57ils vont dire c'est pas ma culture
01:19:58Sabrina s'étouffe
01:19:59elle a l'idée même
01:20:01d'apprendre les dynasties
01:20:02des rois
01:20:03parce qu'ils nous le disent
01:20:04c'est pas ma culture en fait
01:20:06ah oui
01:20:07je suis échangé à ça
01:20:09ah oui bien sûr
01:20:10et ça ils nous le disent
01:20:11de plus en plus
01:20:12et ça c'est un discours
01:20:12qu'on entendait moins
01:20:13déjà il y a une dizaine d'années
01:20:14quand j'ai commencé
01:20:14que maintenant
01:20:15c'est à dire que là
01:20:15ils disent
01:20:16écoutez c'est pas ma civilisation
01:20:17vous êtes gentille
01:20:18avec vos gaulois
01:20:19mais ça c'est très grave
01:20:20oui ça c'est grave
01:20:21parce que ça prouve
01:20:22est-ce que vous leur dites
01:20:22c'est très grave
01:20:23oui bien sûr
01:20:24moi je leur dis
01:20:24écoute tu peux pas dire ça
01:20:25t'es quand même
01:20:26t'es né en France
01:20:26alors même si tu te sens pas gaulois
01:20:29dans tes veines
01:20:29enfin mince
01:20:30c'est quand même
01:20:31c'est censé t'intéresser un peu
01:20:32c'est quand même une histoire
01:20:33de ton pays en fait
01:20:34que tu le veuilles ou non
01:20:35c'est l'histoire de ton pays
01:20:36on va envoyer Raphaël Steinville
01:20:37dans votre classe à mon avis
01:20:38il va y avoir un discours
01:20:40un petit peu plus pêché
01:20:41ou Sabrina
01:20:42il y en a certains
01:20:43qui sont
01:20:46comment dire
01:20:47là c'est là où
01:20:48à mon sens
01:20:49l'école a fait faillite
01:20:50c'est à dire qu'on n'a pas
01:20:51on n'a pas compris
01:20:53que l'école était complètement
01:20:54devenue obsolète
01:20:55depuis les réseaux sociaux
01:20:55pour ces enfants là
01:20:56parce qu'en fait
01:20:57il faut absolument
01:20:58que les réseaux sociaux
01:20:58moi je suis pour l'interdiction
01:20:59par exemple des réseaux sociaux
01:21:01au moins de 15 ans
01:21:01je pense que ça changera pas grand chose
01:21:03parce qu'il y aura toujours
01:21:03des moyens de détourner
01:21:04on l'a vu
01:21:05il y a les VPN
01:21:05il y a les maquillages
01:21:08mais c'est vraiment
01:21:09vraiment vraiment
01:21:10des enfants
01:21:11qui sont non seulement
01:21:12qui n'ont plus de colonne fixe
01:21:13sur les valeurs
01:21:14et surtout
01:21:15qui ne comprennent pas
01:21:16la gravité de la violence
01:21:18c'est à dire que
01:21:19la gravité de leur geste
01:21:20est souvent
01:21:20soit complètement incompris
01:21:22soit c'est complètement nié
01:21:23combien d'enfants disent
01:21:23ah mais je savais pas
01:21:25je l'ai tapé
01:21:25je savais pas
01:21:27qu'il allait avoir un bras cassé
01:21:28ben si tu le savais
01:21:29ça c'est très intéressant
01:21:30l'incapacité à se représenter
01:21:31les conséquences de ces actes
01:21:32Maurice Berger
01:21:33parle beaucoup
01:21:34de ce sujet
01:21:35et lui préconise
01:21:36de faire visiter
01:21:37les centres pénitentiaires
01:21:38aux jeunes
01:21:39qui sont
01:21:39en point de basculer
01:21:41dans la violence
01:21:41peut-être que c'est une idée
01:21:43qu'on pourrait mettre
01:21:43dans le débat public
01:21:44allez voir
01:21:45notamment
01:21:46je sais pas s'il y a
01:21:47la dernière guillotine
01:21:50dans une des prisons
01:21:51de la région parisienne
01:21:52il me semble
01:21:52qu'il y a encore ça
01:21:53pour montrer quand même
01:21:54ce que c'était
01:21:55à une époque
01:21:56en tout cas
01:21:58il y en a une
01:21:58je sais pas si c'est
01:21:59là pas du fric facile
01:22:00pour reprendre
01:22:00votre expression
01:22:03parce que
01:22:04elle va gagner
01:22:0614500 euros net
01:22:08par mois
01:22:09elle va avoir
01:22:09un véhicule de service
01:22:11elle va avoir
01:22:11un mandat
01:22:12irrévocable
01:22:13je parle bien sûr
01:22:14d'Amélie de Montchalin
01:22:15qui va devenir
01:22:16première présidente
01:22:18de la cour des comptes
01:22:19en remplacement
01:22:20de
01:22:20Pierre
01:22:21Moscovici
01:22:22c'est une annonce
01:22:23qui provoque
01:22:24quelques remous
01:22:26voilà ce que dit
01:22:27Eric Ciotti
01:22:28la nomination
01:22:28d'Amélie de Montchalin
01:22:29est un passage
01:22:31en force
01:22:32sans précédent
01:22:33président
01:22:34qui place
01:22:34ses proches
01:22:36il note que
01:22:36nommée si jeune
01:22:38à un poste
01:22:38inamovible
01:22:39elle pourra rester
01:22:39pendant 28 ans
01:22:41alors que l'usage
01:22:42n'a jamais vu
01:22:43un président
01:22:43nommé avant
01:22:44ses 58 ans
01:22:45Yael Brown-Pivet
01:22:47la présidente
01:22:49de l'Assemblée nationale
01:22:50était l'invité
01:22:51ce matin
01:22:52de la grande interview
01:22:53et elle dit
01:22:54autre chose
01:22:55Déjà
01:22:58il y a quelque chose
01:22:59dont je me réjouis
01:23:01si ce bruit est avéré
01:23:02c'est que
01:23:03pour une fois
01:23:04le président de la république
01:23:05m'aura écoutée
01:23:06parce que je voulais
01:23:07absolument qu'il nomme
01:23:08une femme
01:23:08figurez-vous
01:23:09que la cour des comptes
01:23:10c'est votre choix
01:23:10alors c'est pas mon choix
01:23:11particulier
01:23:12mais moi je voulais
01:23:13qu'il nomme une femme
01:23:14la cour des comptes
01:23:15est une institution
01:23:16qui n'a jamais été
01:23:17présidée par une femme
01:23:18depuis qu'elle existe
01:23:19ça fait plus de 200 ans
01:23:20et donc en fait
01:23:21moi je suis las
01:23:22de cette république
01:23:23où les femmes
01:23:24n'ont pas toute leur place
01:23:25donc c'est le choix
01:23:25du président
01:23:26et elle a la compétence
01:23:27évidemment
01:23:28il n'y a pas de sujet
01:23:29là-dessus
01:23:29après c'est le choix
01:23:30du président
01:23:31heureusement qu'il y a la question
01:23:33sur la compétence
01:23:33moi je suis las
01:23:34que les femmes décident
01:23:35à la place des femmes
01:23:36et placent des femmes
01:23:37parce qu'elles sont femmes
01:23:38en fait
01:23:38on place des personnes
01:23:39à la tête des institutions
01:23:40parce qu'elles sont compétentes
01:23:42et pas parce qu'elles sont
01:23:43ni hommes ni femmes
01:23:43en fait
01:23:44c'est pas le sujet
01:23:45le sujet c'est que
01:23:46c'est une des plus belles
01:23:46institutions de notre république
01:23:48c'est même insultant
01:23:49pour Amélie de Montchalin
01:23:51absolument
01:23:52en gros
01:23:52s'il n'avait pas été une femme
01:23:54finalement
01:23:54ça n'est que sa contingence sexuelle
01:23:56qui l'amène
01:23:56à ce poste-là
01:23:58qui est quand même
01:23:58un poste très prestigieux
01:23:59la cour des comptes
01:24:00est une institution
01:24:01très prestigieuse
01:24:02pour y accéder
01:24:03il faut sortir de la botte
01:24:04après l'ENA
01:24:04donc il faut être parmi
01:24:05les élèves les plus brillants
01:24:07de l'ENA
01:24:07donc c'est pas
01:24:08à mon sens
01:24:09un placement
01:24:10encore une fois
01:24:11au regard
01:24:12de son statut
01:24:13sexuel
01:24:15qu'elle doit être là
01:24:16si elle est là
01:24:16c'est peut-être
01:24:17elle est compétente
01:24:18il ne me semble pas
01:24:19qu'elle soit défaillante
01:24:20lorsque je l'entends
01:24:21moi je ne la connais pas
01:24:22je ne suis pas dans
01:24:23le sénècle politique
01:24:24mais lorsque je l'écoute
01:24:25il me semble
01:24:26que c'est une femme compétente
01:24:28maintenant
01:24:28ça me semble effectivement
01:24:30qu'on dirait que ceci
01:24:31un calcul
01:24:32c'est une femme compétente
01:24:34c'est aussi une femme
01:24:35très politique
01:24:35c'est une femme très politique
01:24:36pour l'avoir reçu plusieurs fois
01:24:37notamment dans le grand rendez-vous
01:24:39Europe Insignos
01:24:40effectivement
01:24:40elle est
01:24:41c'est une femme très politique
01:24:43qui a d'ailleurs été
01:24:44au tout début
01:24:46de l'aventure
01:24:46en marche
01:24:47d'Emmanuel Macron
01:24:48c'est ça le coeur du problème
01:24:49je crois
01:24:50c'est moi Amélie de Montchalin
01:24:51qui ne veut faire aucun procès
01:24:52d'intention
01:24:52et qui a sans doute
01:24:53beaucoup plus de compétences
01:24:54que d'autres
01:24:55pour être nommée à ce poste
01:24:56le problème
01:24:56c'est moins elle
01:24:57qu'une stratégie plus générale
01:24:59de verrouillage
01:25:02de placer
01:25:03des proches
01:25:04à tous les postes clés
01:25:05à un an
01:25:06d'une alternance
01:25:07potentielle
01:25:08pour prévenir par avance
01:25:09cette politique de rupture
01:25:10ça a été fait de tout temps
01:25:11ah oui mais ça s'est toujours fait
01:25:13c'est pour ça que
01:25:14s'il y a une alternance
01:25:15en France dans les années à venir
01:25:16il faudrait faire ce que
01:25:17Mitterrand a fait en 80
01:25:18c'est-à-dire mettre en oeuvre
01:25:19un spoil système à la française
01:25:20avoir des rotations stratégiques
01:25:21à tous les postes clés
01:25:22sinon vous pouvez être sûr
01:25:23que rien ne se passera
01:25:24merci beaucoup
01:25:25merci à tous
01:25:25de nous avoir suivis
01:25:27vous avez rendez-vous
01:25:28avec Nelly Dénac
01:25:29et 180 Infos
01:25:31c'est sur CNews
01:25:31c'est sur CNews
01:25:33c'est sur CNews
01:25:34c'est sur CNews
01:25:35c'est sur CNews
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