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  • il y a 52 minutes
Andrew Coffey, directeur général de Smurfit Westrock France, était l'invité de Laure Closier dans Good Morning Business, ce mardi 2 juin. Ils ont évoqué le groupe Smurfit Westrock, un des leaders mondiaux des emballages en carton, implanté notamment en France depuis 30 ans, qui vient d'annoncer un investissement de 600 millions d'euros pour moderniser ses usines françaises, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Notre invité ce matin c'est Andrew Coffet, bonjour, vous êtes le directeur général de Smurfit Westrock France.
00:05Vous étiez présent hier pour le sommet de Chou France avec une annonce d'investissement en France à nouveau.
00:11600 millions d'euros, on va en parler, mais quand on regarde votre présence en France, 50 sites, vous êtes
00:15présent sur tout le territoire, 6 000 collaborateurs.
00:19Smurfit c'est un groupe qui est irlandais, mais qui est parmi les leaders mondiaux des emballages en carton.
00:24Un groupe qui fait 31 milliards de dollars de chiffre d'affaires, dont 1,5 en France.
00:28Je le disais, présent depuis 30 ans sur tout le territoire français.
00:32Groupe industriel, 600 millions d'euros en plus aujourd'hui, c'est pour faire quoi ?
00:37Bonjour Laure, merci pour l'invitation ce matin.
00:41L'investissement qu'on a annoncé hier à Chou France, c'est pour continuer à moderniser nos sites de production.
00:47Oui, on a beaucoup de sites, avec 50 sites de production en France, avec 6 000 emplois.
00:53Pour périniser ça, il faut moderniser nos sites et il faut aussi décarboniser.
00:57Donc les investissements sont focalisés sur ça, la modernisation, décarbonisation et être capable de répondre aux exigences de nos clients
01:06aujourd'hui pour des emballages durables.
01:09Aujourd'hui, vous avez 4 usines qui sont neutres en carbone en France, sur les 50, donc on voit bien
01:14la marche à faire.
01:15C'est des investissements qu'il faut que vous fassiez dans l'outil de production.
01:19Il y a des machines à changer, il y a des circuits de récupération à revoir.
01:23Qu'est-ce qu'il faut faire en priorité ?
01:25La première chose en priorité est de réduire la consommation d'énergie.
01:31Et donc ça, c'est le premier objectif de tous nos sites.
01:33Donc on travaille beaucoup pour baisser nos consommations d'énergie.
01:37Pour arriver à vraiment un net zero, donc ça veut dire zero consommation de gaz ou d'autres énergies fossiles,
01:47il faut électrifier, il faut utiliser des pompes à chaleur, il faut changer le process, dans certains cas, passer d
01:55'un chaudière à gaz à un chaudière à biomasse, si c'est applicable.
01:58Donc oui, ça demande des investissements importants, mais ça demande aussi un travail sur des choses un peu moins évidentes,
02:08mais essentielles, comme changer des chariots à élevateurs électriques, etc.
02:14Et le chauffage dans les bâtiments, etc.
02:17D'utiliser des pompes à chaleur ou des chaudiers électriques.
02:21Être un acteur du carton, ça veut dire fabriquer de la barquette alimentaire classique dans laquelle on met les fruits
02:27et légumes, ça veut dire faire les cartons dans le e-commerce.
02:30Aujourd'hui, est-ce que vous bénéficiez de la crise au Moyen-Orient et des tensions sur le plastique ?
02:36On voit parfois, on dit parfois que le carton, c'est l'alternative rêver au plastique.
02:40Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que vous êtes en plein boost d'activité ?
02:44C'est vrai qu'on est en solution, mais ce n'est pas quelque chose de récent, ce n'est
02:48pas quelque chose qui a commencé dans les dernières deux, trois mois.
02:51En réalité, nous, on propose des solutions d'emballage durable, base de papier, mais on répond à l'exigence de
02:59nos clients.
03:00Ça, c'est une exigence qui a commencé vraiment peut-être il y a dix ans.
03:03Des clients qui cherchaient d'utiliser moins de polystyrène ou d'autres emballages moins durables et passés par un emballage
03:12qui est durable, qui est recyclé, recyclable.
03:17Et en France, les emballages que nous, on fabrique en France, le taux de récupération de ces emballages pour être
03:24recyclés est 95%.
03:26Donc, c'est quasiment la totalité recyclée en France dans nos papeteries.
03:30Donc, c'est comme nous, on emballe les produits de nos clients.
03:36Ça passe par la grande distribution, on récupère et on recycle dans nos papeteries en France.
03:41Donc, c'est un cercle très efficace et ça fonctionne très bien.
03:45Mais on ne peut pas faire tout ce qui est en plastique aujourd'hui en carton.
03:49C'est-à-dire que ça ne va pas pouvoir être un report total.
03:52Aujourd'hui, parfois, les industriels ou même les consommateurs pensent à ça, au fait que le carton peut être une
03:57alternative.
03:58Ce n'est pas possible pour tout.
03:59Ce n'est peut-être pas aussi facile pour toutes les exigences.
04:06Mais je pense que le problème n'est pas avec le plastique ou d'autres types d'emballages.
04:11C'est la surutilisation de plastique quand il y a une autre alternative.
04:16Donc, un bon exemple pour moi, c'est une barquette pour des fruits et légumes.
04:20Comme vous avez cité, des petits fruits ou des fruits rouges.
04:24Ça, c'est disponible soit en plastique ou soit en papier.
04:27Évidemment, une barquette en plastique, si ce n'est pas recyclé en France, avec un taux de recyclage de 26
04:34%, probablement, ça ne va pas être recyclé.
04:36Ça reste sur la terre pour des centaines d'années.
04:39Une barquette à base de papier, on est sûr que ça va être recyclé avec un taux de recyclage de
04:4595 %, c'est déjà recyclé et ça va être recyclé en France.
04:49Et donc, c'est évident que ça doit être le choix.
04:52Et je pense aussi que le consommateur demande un emballage plus durable, recyclé, recyclable.
04:59Et avec la tension avec la guerre au Moyen-Orient, vous sentez un surplus d'activité ou pas ?
05:05On a plus de demandes encore.
05:07On avait beaucoup de demandes pendant la période de Covid, etc.
05:12Et maintenant aussi, quand il y a moins de disponibilité de certains autres types d'emballages et des prix qui
05:18ont augmenté dans certains cas,
05:21particulièrement pour des emballages liés à l'industrie du pétrole, c'est clair qu'on a de plus en plus
05:27de demandes.
05:28On était le fournisseur fiable pendant la pénurie de papiers, pendant Covid, etc.
05:35Donc, on est reconnu sur le marché français d'être un fournisseur fiable et capable de proposer des solutions innovantes.
05:43Parce que c'est vrai, des fois, ce n'est pas évident de remplacer autre type d'emballages.
05:48Mais c'est notre point de force.
05:51On a des bureaux d'études dans tous nos sites.
05:53On propose des solutions à nos clients pour remplacer d'autres emballages.
05:57Vous avez, vous, une très bonne vision européenne du marché.
06:00Vous avez travaillé aussi aux Pays-Bas.
06:02Vous voyez les différences entre nos pays.
06:05Quand vous regardez hier un sommet comme Chouz-France, c'est quoi nos atouts à nous en France ?
06:10Je pense que la France est un pays magnifique.
06:14Hier, j'étais très motivé.
06:15Il y avait beaucoup d'optimisme autour de la France aujourd'hui, même si c'est une période compliquée pour
06:21beaucoup de secteurs.
06:23Il ne faut pas oublier que la France, quand même, c'est un grand pays.
06:26L'infrastructure est très forte.
06:29On a l'énergie disponible.
06:32Le coût d'énergie relative aux autres pays en Europe est quand même favorable.
06:37Les gens sont bien formés et typiquement très bien éduqués.
06:41Donc, je vois beaucoup d'avantages sur la France.
06:45Vous n'avez pas parlé hier des difficultés, vous qui êtes dans l'industrie, de mettre en place des entrepôts,
06:51des délais qu'on peut avoir dans certains dossiers.
06:54Ce ne sont pas des sujets qui vous freinent, vous, par exemple ?
06:57Dans notre cas, ça, ce n'est pas un frein.
07:00Je sais que peut-être dans certains autres secteurs, avec des immenses infrastructures, des data centers, logistiques, ça peut être
07:08plus compliqué.
07:08Dans notre cas, nos usines sont déjà bien implémentées en France.
07:13Donc, c'est plutôt une question de soit grandir nos usines actuelles.
07:19Donc, pour nous, ça, ce n'était jamais un frein.
07:22Et quand vous remontez au siège, qui est en Irlande, et que vous parlez de la France,
07:26quand vous leur dites ça, qu'on est un pays attractif, vous êtes entendu ou vous devez batailler fort ?
07:33Je dois batailler, mais je suis entendu aussi en même temps.
07:36Même aujourd'hui, plus tard, aujourd'hui, je vais visiter une usine en France, en Normandie, en Vernon,
07:42où on est en train d'investir 20 millions d'euros pour moderniser le site.
07:46Je serai là avec le CEO Europe et le CEO de groupe.
07:50Et donc, on va voir tous ensemble.
07:52Ils sont très proches à notre business.
07:54Ils connaissent très bien nos usines, notre activité en France.
07:58Et donc, ce qui compte est le résultat.
08:00Quand on a promis quelque chose, des investissements importants,
08:03comme on a investi plus de 500 millions dans les dernières cinq ans,
08:08on a promis un retour et on a exprimé des biens, on a délivré.
08:13Et donc, ça nous permet de justifier un autre 600 millions d'euros en France.
08:18Donc, ça n'a pas été dur à débloquer ?
08:20Pardon ?
08:21Ça n'a pas été dur à débloquer ?
08:22Non, non, non.
08:23Merci beaucoup, André Coffé, d'être venu ce matin dans la matinale de l'économie.
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