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Du lundi au vendredi à 22h, Mickael Dorian revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #LeMeilleurdelInfo
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00:01Bonsoir à tous, bienvenue sur CNews, il est 23h, le meilleur de l'info, on est en direct jusqu'à
00:06minuit.
00:06Je vous présente le programme dans un instant, mes invités également, mais tout de suite, le journal avec Augustin Denadieu.
00:11Bonsoir Augustin.
00:12Bonsoir Mickaël, bonsoir à tous. L'enquête avance dans le Gers sur la disparition de la jeune Liana, 11 ans
00:18disparue.
00:19Le suspect âgé de 41 ans a été mis en examen pour séquestration et déféré en vue d'être présenté
00:25à un juge d'instruction.
00:26Il a été transféré vers le pôle criminel du tribunal judiciaire d'Agen.
00:30L'homme dit avoir déposé la collégienne à la piscine communale.
00:33Des déclarations jugées incohérentes et imprécises selon le procureur.
00:37En attendant de connaître la suite de l'enquête, plus de 170 policiers et gendarmes sont mobilisés pour retrouver la
00:42trace de la jeune fille,
00:43aidée dans les battus par les habitants de la petite commune de Florence.
00:4816 ans de prison ont été requis contre Félix Bingui, chef présumé du clan Yoda.
00:54Il est considéré comme l'un des plus gros narcotrafiquants marseillais.
00:57Les peines les plus sévères ont été demandées à l'encontre de Mohamed Ousseyn Saleh, considéré comme son bras droit,
01:04pour qui 12 ans de prison avec deux tiers de sûreté ont été requis.
01:07Et Zinedine Belquet, grand gérant des points de vente du réseau, en fuite contre lequel 10 ans également,
01:13avec une période de sûreté des deux tiers, ont été réclamés.
01:17La verrie Duralex est placée en redressement judiciaire avec une période d'observation de 6 mois en raison de tensions
01:23de trésorerie.
01:24L'entreprise a été reprise en 2024 par ses salariés en coopérative, vous le savez.
01:29Elle a évoqué des difficultés financières dues à des ruptures impactant les ventes sur des produits emblématiques
01:34et une hausse croissante du coût des matières premières et de l'énergie en début d'année.
01:40Allons-nous vers un apaisement au Moyen-Orient ?
01:43Donald Trump, 17 entretenu avec le Premier ministre israélien par téléphone.
01:47Aucun soldat ne sera envoyé à Beyrouth, écrit-il sur son réseau social.
01:51Tous ceux qui étaient en route ont déjà fait demi-tour.
01:53De même, par l'intermédiaire de représentants haut placés, j'ai eu un échange très positif
01:57avec le Hezbollah qui a convenu d'un cessez-le-feu.
02:00Israël ne les attaquera pas et le Hezbollah ne les attaquera pas, a-t-il déclaré.
02:05Yer Tsaal avait annoncé la prise de la forteresse de Beaufort au sud du Liban,
02:09base arrière de l'armée israélienne, durant 15 ans jusqu'en 2000.
02:13Et les négociations entre les Etats-Unis et l'Iran semblent être compromises.
02:19Alors que les Etats-Unis et l'Iran échangent des frappes ces dernières heures,
02:22Téhéran aurait suspendu les discussions avec les Américains,
02:25selon un média iranien aujourd'hui qui évoque une décision prise à cause des crimes
02:30qu'Israël continue à commettre au Liban et des violations du cessez-le-feu conclu le 8 avril dernier.
02:37Merci beaucoup Augustin, on vous retrouvera à minuit pour l'édition de la nuit.
02:41Vitrine brisée, commerce pillé, plus de 890 interpellations et 178 policiers et gendarmes blessés.
02:48Tout ça pour un match de football, mais le foot n'est pas la cause de ces violences,
02:53que l'on retrouve d'ailleurs désormais à chaque célébration populaire, qu'elle soit sportive.
02:58En marge du Nouvel An ou du 14 juillet, deux jours après la victoire du Paris Saint-Germain en Ligue
03:02des Champions,
03:03l'heure est au bilan et à la sidération.
03:07Moi, les Anglais, je pense que c'est des fils de putes.
03:10La vie de ma mère, il faut qu'ils aillent niquer leur mère, les Anglais.
03:21J'ai un mortier sur moi, ça peut être danger.
03:50On est avec Karim Abrik, Benjamin Comboulif, porte-parole du syndicat de police alternatif.
03:57On est avec Olivier Pardot, avocat, bonsoir.
04:00Et on est avec Stéphane Manigold, restaurateur, président du groupe Éclore.
04:04Quelle honte, Stéphane Manigold.
04:06Sérieusement, c'est une honte de voir ces images.
04:10Non seulement c'est une honte, mais quand je...
04:13Là, les images que vous avez passées doivent heurter.
04:17Vous savez, les politiques parlent souvent de tu casses, tu payes, tu répares.
04:23Moi, j'entends beaucoup la volonté d'une justice pénale.
04:28Mais moi, j'aimerais qu'on parle aussi de la justice morale et de la justice de celui qui va
04:31réellement payer.
04:32Celui qui va payer, c'est le commerçant.
04:34Celui qui va payer, c'est le commerçant au travers de son malus d'assurance,
04:40au travers de sa franchise qu'il va avoir payée,
04:42au travers du chiffre d'affaires qui n'a pas rentré un samedi soir, le 30 mai.
04:4630 mai, accessoirement, c'est là où les patrons font les virements des salaires pour les salariés.
04:51Absence de chiffre d'affaires, vitrine brisée, impossibilité d'ouvrir dans la foulée.
04:59Jusqu'à quand ?
05:00En fait, on ne peut pas vivre dans une société où on accepte systématiquement que celui qui casse,
05:05eh bien, il est systématiquement insolvable.
05:08Une société juste, c'est à un moment où celui qui casse, il paye, y compris toute sa vie.
05:13Il doit payer. C'est ça la dette de la société, c'est ça le vieux ensemble.
05:17Et quand j'entends les propos parfaitement homophobes, racistes, antisémites,
05:23anti-flics, anti-systèmes, anti-tout,
05:26de gens dont les revenus proviennent de ceux qui se lèvent tôt, qui travaillent, c'est insupportable.
05:33Vous parlez de certains députés, notamment de la France insoumise.
05:35Moi, je vais vous dire une chose.
05:36Alors, j'aime bien le football, j'aime bien le Paris Saint-Germain, je ne suis pas un fanatique.
05:40Mais j'ai beaucoup de peine, justement, pour les vrais amoureux de foot,
05:43pour les vrais amoureux du PSG, qui, ce week-end, ont eu, j'ai parlé avec certains d'entre eux,
05:48ont eu, Olivier Pardo, l'impression, finalement, qu'on leur a volé cette victoire.
05:52Mais ils ont raison.
05:53On leur a volé les victoires comme on vole toutes les fêtes qui se déroulent à Paris
05:59et dans certaines grandes villes.
06:01Et puis, il ne faut pas dire n'importe quoi.
06:03C'est-à-dire que ce n'est pas lié à la pauvreté ou à l'attitude des forces de
06:07police.
06:09En Ardèche, il y a beaucoup de pauvreté.
06:10Il n'y a jamais ce type de manifestation.
06:13Donc, on est vraiment dans un rejet de la France.
06:17Je crois que Stéphane a dit des choses très justes.
06:20D'abord, vous avez entendu, là, dans ce court extrait,
06:28homophobie, antisémitisme, haine de tout ce qui représente quelque chose de solide dans notre société,
06:36haine de la police.
06:37Bon, est-ce qu'on peut admettre cela ? Non, sûrement pas.
06:40Mais alors, à partir de là, il faut trouver des solutions.
06:42Parce que le côté systématique, c'est ça qui est choquant.
06:46Et moi, j'ai toujours pensé que ces solutions ne venaient pas sur l'instant de ce qui va se
06:51passer.
06:51Vous mettez 8 000 policiers, vous en mettez 10 000.
06:54Les événements vont se dérouler, sauf à...
06:55Mais évidemment...
06:57Parfois autre chose.
06:58Mais c'est en amont.
06:59C'est en amont.
06:59Et on va voir dans un instant qu'il n'y a qu'ici que ça se passe comme ça,
07:03en fait.
07:04Et c'est ça qui est absolument scandaleux.
07:06C'est qu'il n'y a qu'en France que ça se passe comme ça.
07:0922 000 policiers étaient pourtant mobilisés dans tout le pays pour un match qui se déroulait,
07:14Karim Abrik, à 1 500 km de Paris.
07:17C'est-à-dire que le match ne se passait même pas chez nous, à Paris.
07:21Et on a vu ces images absolument scandaleuses et désastreuses.
07:24Oui.
07:25Et le rituel de cette délinquance, de ces violences, on a l'impression qu'à chaque fois, ça s'amplifie.
07:32Moi, je ne peux pas parler de banalisation de la violence comme ça.
07:35C'est-à-dire qu'on ne peut pas s'habituer.
07:36Et on a vu des images qui sont assez édifiantes, justement, des images et des propos.
07:43Donc, anti-France, littéralement, anti-police, anti-sémite, homophobe.
07:50Et j'ai envie aussi de vous poser la question, est-ce que vous avez vu des femmes?
07:55Est-ce que vous pensez que c'est un endroit qui est sécuritaire pour des femmes d'être promenées comme
07:58ça?
07:59Évidemment que non. Mais bien sûr que non.
08:00Mais c'est un processus.
08:00Je vais même vous dire une chose. J'habite pas très loin du Parc des Princes.
08:04J'ai regardé le match chez des amis.
08:06À un moment donné, on a essayé de regarder dehors ce qui se passait.
08:09Ils habitent en plus de ça. Ils ont leur porte d'entrée qui donne vraiment au rez-de-chaussée sur
08:13la rue.
08:14Et on ne pouvait absolument pas sortir.
08:16Il y avait des scènes devant leur porte de violences, de lancements de pétards, de mortiers d'artifices.
08:23Et à un moment donné, il y a une femme et son petit garçon qui est arrivés en courant devant
08:28nous, devant notre porte.
08:29Et qui nous a dit, est-ce que je peux me mettre à l'abri quelque part?
08:32Oui.
08:33Donc on l'a fait rentrer dans le porche de l'immeuble qui était à côté.
08:36On lui a ouvert le porche de l'immeuble pour qu'elle aille s'abriter à l'intérieur de ce
08:41porche d'immeuble pendant un moment, le temps que ça passe.
08:44Donc c'est pour vous dire la situation dans laquelle on s'est trouvé.
08:49Benjamin Comboulif, 178 membres des forces de l'ordre ont été blessés durant ce week-end.
08:55Dans quel état sont-ils aujourd'hui?
08:58Chacun évolue au rythme où il y a des blessures physiques, il y a surtout des blessures psychologiques et des
09:02blessures psychologiques.
09:03Parce que des blessures physiques, vous en avez qui sont particulièrement graves.
09:07Je pense à ma collègue qui a reçu une bombe artisanale avec 8 impacts au niveau des jambes.
09:14Rien que ça, c'est un élément qui doit nous alerter.
09:16Parce que vous voyez, en ce moment, on est en train d'essayer de légiférer sur les mortiers d'artifice.
09:21Déjà, on ne le fait pas assez fort, on ne le fait pas assez bien.
09:23On vise les fermetures des commerces qui vendent illégalement des mortiers.
09:27Alors que le problème, c'est l'accessibilité qui reste toujours là et l'impunité.
09:32Bon, là, on voit que les banques de cités qui débarquent sur Paris pour semer le chaos,
09:37parce que c'est de ça dont on parle, leur arme habituelle, c'est plutôt le mortier, justement.
09:41Et nous, pendant qu'on n'arrivait pas à légiférer sur le mortier,
09:44eux, ils ont déjà passé le cap d'après.
09:46Ils en sont la bombe artisanale qui est plutôt une arme de black bloc habituellement.
09:49Donc, ils montent d'un cran pendant que nous, on n'a pas réussi à légiférer sur le cran inférieur.
09:52C'est ça qui se passe.
09:54Donc, vraiment, si on doit tirer un bilan, il faut être capable de dire les choses.
09:58C'est un fiasco complet.
09:59C'est un dispositif qui est complètement dépassé.
10:02Alors, on écoutera Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur, dans un instant,
10:06qui, hier, disait que la situation avait été sous contrôle.
10:09Donc, à un moment donné, il y a aussi le choix des mots.
10:11On l'écoutera tout à l'heure.
10:12Et puis, il y a aussi la réponse.
10:13La réponse qu'on attend aussi, c'est-à-dire la réponse judiciaire.
10:17Pour rappel, lors de la demi-finale, il n'y avait eu qu'une seule comparution immédiate
10:22pour 127 interpellations.
10:24Pour ce qui est de la finale, une quinzaine de comparutions avaient lieu ce lundi
10:27au tribunal correctionnel de Paris.
10:30Je rappelle qu'il y a eu 890 interpellations quand même ce week-end.
10:33Une quinzaine de comparutions immédiates avaient lieu aujourd'hui au tribunal correctionnel de Paris.
10:37Nos journalistes Tanguy Hamon et Timothée Forger sont sur place.
10:40Bonsoir Tanguy.
10:41Alors, ce qui ressort de cette journée, c'est, disons-le, c'est des peines particulièrement faibles.
10:47Pour le moment, personne ne va dormir ce soir en prison.
10:53Exactement.
10:53Bonsoir, Mickaël.
10:54C'est tout à fait ça.
10:55Aucun des prévenus qui a été jugé aujourd'hui en comparution immédiate
11:00ne se trouve derrière les barreaux au moment où on se parle.
11:04Pourtant, le procureur de la République et les différents procureurs de la République,
11:08puisqu'il y a eu trois chambres différentes pour juger ces comparutions immédiates,
11:11ils n'ont pas hésité à demander des peines de prison ferme avec mandat de dépôt.
11:15Mandat de dépôt, c'est-à-dire qu'une fois que l'individu est jugé condamné à la prison ferme,
11:19il va directement en prison.
11:22Les cours n'ont pas jugé bon de suivre les réquisitions de ces procureurs.
11:27C'est le cas, par exemple, pour Raphaël Ledet, 22 ans,
11:30un individu qui a occasionné dix jours d'ITT à un policier
11:34lorsqu'il s'est rebellé lors de son interpellation.
11:36Celui-ci se trouvait en état d'ivresse.
11:38Il a également insulté et fait un doigt d'honneur aux policiers.
11:41Les réquisitions, c'était douze mois de prison, dont six mois fermes, avec mandat de dépôt.
11:46Mais la peine donnée par le tribunal était de douze mois de prison, dont six mois avec sursis.
11:51Et avec un aménagement de peine possible.
11:54Pour Hicham Hess, lui, un Algérien de 20 ans, qui est venu en France exprès,
11:59a dit le procureur, pour commettre des troubles à l'ordre public.
12:03Celui-ci a outragé les policiers.
12:05Il les a même menacés de mort.
12:06Il a même craché sur un des policiers.
12:08Les réquisitions étaient de huit mois de prison ferme avec mandat de dépôt.
12:12Il a eu dix mois de prison, mais avec sursis.
12:15Et il faut le dire quand même, une interdiction de territoire français.
12:18Et enfin, un des derniers exemples de ces peines plutôt légères pour la journée,
12:23Ibrahim Abbé lui a accusé d'avoir tiré aux mortiers d'artifice sur des policiers.
12:28Le procureur a demandé quatre mois de prison ferme contre lui avec mandat de dépôt.
12:32Il en fera finalement quatre avec sursis.
12:35Merci beaucoup, Tanguy Hamon, du service police-justice de Paris, en direct du tribunal correctionnel,
12:41avec les images de Timothée Forger pour ses news.
12:44Benjamin Comboulive, ces peines, elles paraissent évidemment dérisoires par rapport aux dégâts,
12:50par rapport aux scènes de violence que l'on a pu voir ces derniers jours.
12:55On entendait encore hier le président de la République, on l'écoutera d'ailleurs, Emmanuel Macron,
12:59nous dire et dire devant les joueurs du Paris Saint-Germain que l'État serait intraitable,
13:06sera intraitable avec les personnes qui ont commis ça.
13:08Là, pour le moment, à part les mots du président de la République hier, dans les faits, on ne voit
13:12rien de tout ça.
13:13Oui, c'est vrai que c'est surprenant comme déclaration, je ne veux pas quand même le dire,
13:17mais la justice est indépendante.
13:19Je trouve le président très fort parce qu'il sait avant que la justice ne parle ce qu'elle va
13:24dire.
13:25Moi, je ne le savais pas.
13:25Tout ce que je savais, c'est qu'il y a un an, pour la finale de la Ligue des
13:28Champions,
13:29on a eu 5% de condamnation, donc j'avais cet élément-là.
13:32Et là, ce qu'on constate, en effet, c'est que les premières comparutions immédiates,
13:35ça ne va pas vers une grande vague de fermeté qui va enfin être dissuasive
13:39envers tous ceux qui cassent tout dans la rue et qui harcèlent les forces de l'ordre.
13:43Maintenant, pourtant, si la justice a de la matière,
13:46c'est parce que mes collègues ont respecté les consignes qu'on leur a données.
13:50Mais justement, est-ce que...
13:51La fermeté d'interpellation systématique, ils les ont fait.
13:53C'est ça.
13:53Qu'est-ce que mille ?
13:54Mais est-ce que vos collègues, finalement, ils ne se disent pas
13:56« Tout ça pour ça, on a travaillé pour rien, en fait.
13:58Il y a 178 de nos collègues qui ont été blessés.
14:01Pourquoi, finalement ? »
14:02Mais c'est toute la question.
14:04C'est-à-dire que vous prenez des risques pour interpeller.
14:05Si la justice est impuissante et n'a pas les moyens de venir sanctionner,
14:09parce qu'on n'est pas forcément dans un procès stérile d'accusation de la justice,
14:13mais il y a un moment où on constate quand même qu'ils n'ont pas les éléments
14:15pour matérialiser les infractions.
14:17Donc, quand bien même ils sanctionnent, 5% de condamnation,
14:20mais quand bien même il y a des sanctions qui tombent,
14:22ce sont des sanctions qui sont ridicules et qui ne dissuadent absolument personne.
14:25C'est-à-dire des travaux d'intérêt généraux, c'est du sursis.
14:27Il y a belle lurette que ça ne leur fait pas peur.
14:29Maître Olivier Pardo, comment trouver des solutions
14:31si police et justice ne travaillent pas main dans la main, en fait ?
14:35Bon, d'abord, souvent, ils travaillent main dans la main.
14:37Ah bah, c'est pas ce qu'on voit.
14:40Souvent, ils travaillent main dans la main.
14:41La difficulté, c'est que, d'abord, vous êtes en comparution immédiate,
14:44c'est-à-dire que vous avez interpellé des personnes
14:47et chacun va être examiné les uns après les autres,
14:51mais c'est surtout le type d'infractions qui sont poursuivies.
14:55Moi, je suis toujours frappé par le fait qu'on n'utilise pas une arme judiciaire
15:00qui est une arme judiciaire redoutable,
15:01qui donne des peines beaucoup plus importantes,
15:03qui est l'association de malfaiteurs.
15:05L'association de malfaiteurs, c'est quoi ?
15:06C'est l'idée qu'on va se regrouper avant avec l'idée de commettre un délit
15:13ou de commettre un crime.
15:14Et pourquoi ça ne s'est pas retenu, jamais ?
15:16C'est jamais retenu parce qu'il faudrait agir en amont,
15:19c'est-à-dire qu'il faudrait...
15:21Et c'est là où vous avez la solution.
15:23La solution, si vous êtes dans l'action,
15:27c'est-à-dire que les policiers vont constater, vont faire des rapports,
15:30ça va être contesté, il va y avoir des éléments de contestation de part et d'autre.
15:33C'est extrêmement difficile d'avoir des éléments de preuves absolues.
15:37Et donc, il y a une contestation qui se fait, et d'une.
15:39Et de deux, il y a une jurisprudence qui maintenant est établie depuis très longtemps,
15:43qui est une jurisprudence de peine faible dans ces matières-là.
15:46C'est comme ça, c'est une réalité judiciaire qu'il faudra sans doute changer.
15:49Mais c'est surtout de changer de paradigme.
15:52Si vous prenez un autre paradigme qui est beaucoup plus puissant,
15:55qui fait partie de ce qu'on appelle la criminalité organisée,
15:58c'est-à-dire l'idée d'appliquer l'association de maltaiteurs,
16:02c'est-à-dire ces regroupements,
16:04parce qu'évidemment, ils ne vont pas tout seuls,
16:06et ce ne sont pas des individus 1 plus 1 qui sont là.
16:08Ce sont souvent dans les banlieues,
16:11l'idée de partir ensemble, pas pour aller voir le match,
16:14pas pour aller soutenir le Paris Saint-Germain ou notre équipe,
16:17mais pour aller casser.
16:18Et donc, vous avez bien ces éléments-là.
16:20Et là, vous entrez dans des peines beaucoup plus fortes.
16:22Ça, c'est le premier point.
16:23Le deuxième point, ok, les peines sont insuffisantes,
16:26mais là où Stéphane a dit quelque chose de très juste,
16:30c'est que la réalité, si vous voulez avoir un impact,
16:33surtout quand ce sont des jeunes,
16:34c'est de les faire payer.
16:36Faire payer le coût que représente toute cette police qui est mise en place.
16:41Le coût que représentent les destructions qui sont faites.
16:44Mais pourquoi est-ce qu'on n'y arrive pas,
16:45alors qu'on entend nos politiques depuis des années répéter cette phrase,
16:49de « tu casses, tu payes ».
16:50Mais c'est une phrase de politique.
16:53C'est-à-dire, il n'y a rien derrière,
16:55dans les dispositions pénales qui sont mises en place,
16:58qui permettent de mettre cela réellement en réalité.
17:03Pourquoi ?
17:04Parce que jadis, on avait une loi qui a été décriée par tout le monde,
17:07qui était la loi anti-casseur.
17:08C'est une loi qui remonte, qui faisait,
17:10vous participiez à une manifestation de ce type,
17:14à des violences de ce type,
17:15et bien, vous aviez une responsabilité parce que vous étiez là.
17:19Évidemment, ça créait des difficultés,
17:22mais ça avait le but d'exister.
17:24Je vous le redis, Mickaël,
17:26vous avez eu une infraction qui s'appelle l'association de malfaiteurs.
17:30Si vous la mettez en place, vous êtes dissuasif.
17:32Dans les pays, par exemple, vous prenez le Maroc,
17:34où ça ne se passe pas,
17:36les peines sont extrêmement lourdes.
17:37Et à partir de là, parce que vous n'êtes pas sur la dégradation
17:41ou des infractions qui sont moins importantes que celles.
17:44Alors, ces comparutions immédiates dont nous parlais tout à l'heure Tanguy Hamon,
17:48elles concernent les majeurs,
17:49mais parmi les individus qui ont été interpellés samedi soir,
17:53évidemment, il y avait également beaucoup de mineurs.
17:55Le problème, c'est que si, pour les personnes majeures,
17:58la réponse est trop faible,
17:58pour les mineurs, il n'y en a pas ou quasiment pas.
18:01Il faut le dire.
18:03Alors, quelle réponse apporter face à des jeunes de plus en plus violents ?
18:05Écoutez, ce que disait ce soir Gabriel Attal,
18:07le candidat Renaissance,
18:09à la prochaine élection présidentielle,
18:10il répondait aux questions d'Anne-Sophie Lapix sur RTL.
18:14La fête, ça ne peut pas être la casse.
18:16Quand vous avez une victoire,
18:18tout de suite, le réflexe, pour un certain nombre de jeunes,
18:21c'est d'aller casser un peu partout dans un certain nombre de villes.
18:24Et ça, c'est un vrai changement de société.
18:25C'est vrai.
18:26Et donc, on doit s'adapter.
18:27Moi, je considère qu'il faut un durcissement de notre justice des mineurs.
18:30Je considère que quand la justice des mineurs a été écrite,
18:33c'est-à-dire en 1945,
18:34avec la fameuse ordonnance de 1945,
18:36on n'avait pas un tel déferlement de violence,
18:39une telle banalisation de la violence de plus en plus jeune.
18:42Un tiers des mises en cause dans les faits qui se sont produits après la victoire
18:45sont des mineurs.
18:47Les mineurs de 13 à 17 ans,
18:49je crois que c'est une personne sur 20 dans la population générale,
18:52mais c'est un sur trois dans les vols avec armes.
18:54Donc, on voit bien qu'il y a une surreprésentation de la violence chez les mineurs.
18:58Et pour moi, notre droit doit s'adapter à cette évolution de la société.
19:02Le problème, c'est qu'en 2024, alors qu'il était Premier ministre,
19:05Gabriel Attal avait un projet de réforme porté sur le durcissement de la justice des mineurs,
19:12avec comparution immédiate, allongement de certaines détentions provisoires,
19:16remise en cause de l'excuse de minorité,
19:18un texte à l'époque voté par le Parlement,
19:20puis largement censuré par le Conseil constitutionnel, Karima Brick.
19:24Donc, ça veut dire que la volonté, elle était déjà là.
19:26Pourquoi est-ce que demain, s'il était président de la République,
19:29il y arriverait alors qu'il n'a pas réussi lorsqu'il était Premier ministre ?
19:32Et cette question, elle est valable pour n'importe quel candidat à la présidentielle
19:36qui affiche davantage de fermeté aujourd'hui sur ces sujets-là.
19:39C'est-à-dire qu'on se retrouve face à certaines institutions
19:44qui viennent bloquer la volonté politique.
19:49Il y a deux choses possibles.
19:50Certains vont dire où il y a une forme d'incompétence,
19:52on présente des lois, des cavaliers législatifs,
19:55c'est quelque chose qui fait que, finalement,
19:57ça ne passe pas au Conseil constitutionnel.
19:59Et d'autres vont vous dire, peut-être, justement,
20:01les institutions, il y a une idéologie derrière
20:04qui s'est emparée de ces institutions au fil des années.
20:08Et il y a souvent une espèce d'inversion des valeurs,
20:10c'est-à-dire les coupables, ceux qui commettent des délits,
20:14deviennent les victimes, les bourreaux deviennent les victimes,
20:16et inversement.
20:17Donc, on voit ça souvent, cette espèce d'idéologie victimaire.
20:21Comme on parle de la violence, on va entendre souvent
20:24dans le discours public, je sors de l'institution,
20:26par exemple, du Conseil constitutionnel,
20:27mais si on regarde juste aujourd'hui,
20:29on va entendre que c'est la police qui tue.
20:31On va mettre, si vous voulez, la lumière sur le fait
20:35que c'est la police qui serait violente,
20:37et non les personnes, finalement,
20:39qui commettent des actes répréhensibles.
20:41Donc, ça, c'est déjà un point.
20:43Et ensuite, il y a beaucoup de ces phrases,
20:44effectivement, des grandes phrases, des grands principes,
20:47mais quand vient le temps de faire l'application
20:49de ces choses-là, par exemple, sur la justice des mineurs,
20:51quand on pense à réformer le système,
20:53oui, il faudrait, pour ce qui est des centres éducatifs fermés,
20:56que ce soit de véritables centres éducatifs fermés,
20:59on peut penser, vous avez mentionné tout à l'heure
21:01sur des amendes forfaitaires.
21:03Je pense qu'on pourrait, oui, refiler des amendes forfaitaires,
21:06par exemple, aux parents, ils sont responsables.
21:08Si vous avez un gamin de 13, 14 ans
21:10qui commet des dégradations,
21:12il faut qu'il y ait une conséquence.
21:14Donc, là-dessus, il faut la justice des mineurs.
21:16Et je terminerai, quand on a regardé, par exemple,
21:20que vous attaquez un policier,
21:22vous attaquez des membres des forces de l'ordre,
21:24vous n'allez pas du tout en prison,
21:26vous avez des peines avec sursis,
21:28ça laisse quand même, c'est complètement...
21:30Il n'y a aucune peine qui est dissuasive.
21:32Ah oui, il n'y a pas de dissuasion.
21:33Ça, c'est évidemment.
21:34Pourtant...
21:34C'est surtout une incompréhension,
21:35parce que si vous avez des peines avec sursis,
21:37vous accumulez des peines avec sursis,
21:39et puis un jour, vous ne comprenez pas
21:40pourquoi vous allez en prison.
21:41Oui.
21:41Parce que tout s'accumule,
21:43alors que les étrangers ont trouvé des solutions.
21:45Il y a un système...
21:45Alors, on va en parler, justement,
21:46des peines, mais fortes,
21:51avec sans trace.
21:52Parce qu'il ne faut pas non plus
21:54que si vous allez en prison,
21:56toute votre vie ne soit gâchée.
21:57Mais en revanche, vous allez en prison pour de bon.
21:59On va voir, justement, tout à l'heure,
22:01pourquoi est-ce que ça fonctionne dans certains pays,
22:02pourquoi ça ne fonctionne pas chez nous.
22:03Pourtant, 22 000 policiers, encore une fois,
22:05et gendarmes étaient mobilisés
22:06lors de cette soirée.
22:07Ils ont fait un travail, disons-le, admirable.
22:10Laurent Nouniez parlait ce matin sur France Inter
22:12de dispositifs exceptionnels.
22:13Mais Laurent Nouniez, samedi,
22:15lors d'une conférence de presse,
22:16a dit que la situation était sous contrôle.
22:19Écoutez.
22:19La situation a été globalement sous contrôle.
22:22On a eu, évidemment, des débordements
22:23que vous avez toutes et tous notés,
22:26qui ont entraîné des troubles à l'ordre public,
22:28voire des violences urbaines,
22:29mais qui ont systématiquement été pris en compte
22:32par les forces de l'ordre.
22:33Systématiquement, il y a eu une réponse policière
22:36qui a été mise en place.
22:38C'est ce qu'il a dit lors d'une conférence de presse samedi.
22:42Forcément, Benjamin Combo-Boulivre,
22:44ça n'a pas plu aux policiers
22:45qui avaient passé la nuit sur le terrain
22:47et qui parlent de décalage.
22:49C'est-à-dire que les dispositifs étaient, de fait,
22:52dépassés.
22:52Parce que quoi que l'on fasse,
22:54quoi que l'on mette comme force,
22:55et même si on en mettait le double,
22:56il y a un moment où la nature de l'événement,
22:58la nature des violences,
23:00la stratégie des casseurs, des émotiers,
23:03fait que vous avez beau mettre du monde,
23:05encore et toujours plus de monde,
23:06vous ne pouvez pas nous prémunir
23:07de toutes les violences.
23:08En fait, quand vous calibrez ce dispositif,
23:10ce que vous faites,
23:11c'est que vous réfléchissez
23:11en termes d'événements à sécuriser.
23:13Il y a le Parc des Princes à encadrer,
23:15il y a les Champs-Elysées à sécuriser,
23:17on va protéger les bâtiments institutionnels.
23:18Il y a tels événements,
23:19vous essayez de sécuriser.
23:20Les concerts et tant d'autres,
23:21d'autres manifestations sportives et autres.
23:23Mais les casseurs qui viennent,
23:24les émotiers qui viennent,
23:25ils ne viennent pas pour le foot.
23:26On a bien compris
23:27qu'ils n'en avaient strictement rien à faire.
23:28Donc, ils ne vont pas aller aimanter
23:30sur les forces de police
23:31là où les dispositifs sont prévus.
23:32Si on est à droite,
23:33ils vont à gauche.
23:34Et si on se déplace,
23:34ils vont ailleurs.
23:35Donc, le problème, il est là.
23:36C'est cette mobilité des émotiers,
23:39l'incapacité des unités,
23:41qui sont des unités lourdes,
23:42qu'on implante pour sécuriser,
23:43pour faire du maintien de l'ordre,
23:44qui ne peuvent pas se projeter.
23:45Et on n'a pas assez d'effectifs
23:47capables de suivre, effectivement,
23:49ces individus violents
23:50dans tous leurs déplacements.
23:51Et c'est comme ça
23:52qu'on se retrouve bien souvent
23:53avec des collègues de commissariat
23:55qui se retrouvent confrontés
23:56à des situations
23:57qui ne sont pas formées pour ça.
23:57Et puis d'aller dire après
24:00que tout a été sous contrôle,
24:02pardon,
24:02mais pour les familles
24:03qui étaient présentes,
24:05les riverains
24:05qui habitaient dans le quartier,
24:07pour les commerçants,
24:07j'ai posé la question
24:08à Stéphane Manigol,
24:09des commerçants
24:10qui ont eu des vitrines cassées
24:12et des commerces pillés,
24:13on ne peut pas aller leur dire
24:1524 heures après,
24:16même pas quelques heures après,
24:19la situation a été sous contrôle.
24:20Je suis désolé.
24:21Non, mais on a une situation
24:23où je n'aime pas trop
24:23qu'on tape sur les juges
24:25et la justice.
24:26Je ne suis pas à l'aise
24:26avec ce sujet.
24:27Pour la simple et bonne raison,
24:28c'est qu'il y a un législateur
24:29et que le juge,
24:30il applique ce que le législateur écrit.
24:33Ce n'est pas lui
24:33qui écrit la loi,
24:34c'est les députés,
24:35les sénateurs.
24:36Parfois,
24:37ce n'est pas que
24:38un problème de loi.
24:40Quand vous attaquez,
24:41par exemple,
24:41un policier,
24:42les lois sont très sévères.
24:43Oui, c'est jusqu'à 5 ans.
24:44Mais l'application,
24:45ce n'est jamais 5 ans de prison.
24:46Vous avez raison,
24:47mais le politique,
24:47à un moment,
24:48il faut qu'il ouvre les yeux.
24:48Quand le dispositif
24:50et l'arsenal pénal,
24:51tel que vous l'avez cité,
24:51jusqu'à 5 ans d'emprisonnement,
24:53ne serait-ce que
24:53de se prendre
24:54à un fonctionnaire de police.
24:55Quand on voit
24:55que ça ne marche pas,
24:56quand on voit
24:57qu'actuellement,
24:58ces sanctions,
24:59pardon,
25:00ce n'est ni plus ni moins
25:02une tartufferie administrative
25:04qui ne fait pas peur
25:06aux casseurs.
25:07Moi, je suis favorable.
25:08Je suis désolé,
25:08vous avez un véhicule peut-être,
25:10vous faites un accident.
25:11Le malus,
25:11il est pour vous,
25:12il n'est pas pour votre voisin.
25:13Moi, je suis pragmatique
25:16et j'appelle le législateur
25:18à considérer qu'aujourd'hui,
25:20ils peuvent mettre 10 ans,
25:2120 ans
25:21pour faire plaisir
25:23aux extrêmes
25:23de part et d'autre
25:24en disant,
25:25ben voilà,
25:25on a mis un arsenal législatif
25:27et pénal qui fonctionne,
25:28en tout cas sur papier.
25:29Mais dans les faits,
25:30ça ne s'applique pas.
25:31Ça ne s'applique pas
25:31parce que les prisons
25:32sont pleines.
25:34Aller en juridiction pénale,
25:36les juifs sont débordés,
25:37il n'y a pas de greffier,
25:38ils n'arrivent pas
25:39à produire.
25:40Donc, je crois qu'à un moment,
25:41il est aussi du pouvoir politique
25:42de changer la loi
25:44pour que celui qui casse,
25:45il paye financièrement.
25:47Je ne serais plus favorable,
25:48par exemple,
25:48je ne suis pas sous le contrôle
25:49de Maître Pardo,
25:49à une amende
25:51de catégorie 4,
25:52de catégorie 5
25:53qui est tout de suite
25:54mettable, payable
25:55et vous ne passez pas
25:56devant un juge.
25:57Vous voyez,
25:57ça c'est beaucoup plus efficace
25:59de taper sur le porte-monnaie
26:00tout de suite.
26:01Tu cases, tu payes.
26:02En tous les cas,
26:02même plus que sur le porte-monnaie.
26:04Olivier, pardon.
26:04Prenez des exemples simples.
26:06Il y a ce qui est virtuel
26:08et ce qui est réaliste.
26:10Quand vous dites à un jeune,
26:12moi j'étais juge
26:12avant d'être en cas,
26:14six mois de prison avec sursis.
26:15Si je vous dis,
26:16vous, six mois de prison
26:16avec sursis,
26:17vous dites,
26:18ma vie...
26:18C'est la fin du monde.
26:20Six mois de prison avec sursis,
26:22ok, il sort,
26:23il est libre.
26:24Vous lui prenez
26:25son téléphone portable,
26:27prenez son ordinateur,
26:30vous l'empêchez vraiment
26:31de quitter son appartement
26:35ou son lieu.
26:36C'est-à-dire des choses concrètes.
26:38Là, la peine,
26:39elle a du sens.
26:40Travailler pour réparer.
26:40Elle a du sens.
26:41Elle a du sens.
26:42Vous saisissez sa voiture,
26:44vous saisissez sa moto.
26:45Ça a du sens immédiatement.
26:47Et en plus,
26:48ça, il est ridicule.
26:49Et pourquoi est-ce qu'on n'y arrive pas ?
26:50Pourquoi est-ce qu'on ne met pas en place
26:51des peines comme ça ?
26:51Parce qu'on est dans un pays idéologique.
26:54On n'est pas dans un pays pragmatique.
26:55Donc c'est un problème idéologique.
26:56On se refuse à voir ce qui marche
26:58et ce qui ne marche pas.
26:59On va faire appel au grand principe
27:01en disant,
27:02les mineurs,
27:03ce sont des enfants,
27:04on ne peut pas faire ceci ou cela,
27:06alors qu'il y a des réalités
27:08qui s'imposent à vous.
27:09Et c'est une dégâts sur la réalité.
27:11Et c'est la question que je vais poser maintenant.
27:12Pourquoi il n'y a qu'en France
27:13que l'on voit ce genre de choses aujourd'hui ?
27:15Si les autres y arrivent,
27:17pourquoi pas nous ?
27:17Le match opposé,
27:18le PSG à Arsenal,
27:20il y aurait pu y avoir
27:20des scènes similaires en Angleterre.
27:23Mais non.
27:24Comment ça se passe
27:25chez nos voisins
27:25et notamment chez nos voisins anglais ?
27:28Écoutez Nelly Dénac
27:29dans Midi News tout à l'heure.
27:31Quand on regarde un peu autour,
27:32on se rend compte assez vite
27:33que les débordements urbains
27:35et aussi diffus
27:36tels qu'on a pu les voir samedi,
27:37ils sont évidemment endémiques
27:39à la France.
27:40Partout ailleurs, bien sûr,
27:41foot et violence vont de pair,
27:43font bon ménage,
27:44mais c'est une violence
27:45qui s'exprime contre l'autre,
27:47contre l'ennemi supposé du jour.
27:49Alors je vous prends quand même
27:49l'exemple de l'Angleterre ce week-end.
27:51Il y avait 60 000 personnes
27:51dans l'Emirates Stadium
27:53pour assister aux matchs à distance
27:54et à la sortie, rien.
27:56Pas un débordement,
27:58pas de casse malgré la défaite.
27:59A Budapest, vous savez,
28:00à Budapest même,
28:01vous savez combien il y a eu d'arrestations ?
28:04Un petit...
28:04Zéro ?
28:05Trois.
28:05Trois.
28:06Vous voyez,
28:06on n'est pas du tout sur la même échelle,
28:08vous étiez pas loin.
28:09Alors, il n'y a pas d'unité spécialisée
28:11en Angleterre,
28:12mais des policiers issus
28:13des rangs classiques,
28:14donc pas de CRS,
28:15pas de gendarmes mobiles.
28:16La rareté des émeutes
28:17découle de cette tradition,
28:18en fait, britannique,
28:19du policy by consent,
28:21c'est-à-dire la politique de consensus
28:22avec la population.
28:23Ce n'est pas toujours respecté.
28:25Il y a toujours quand même
28:26des petits relents de hooliganisme,
28:28ça et là,
28:28mais enfin,
28:29on en est quand même venu à bout,
28:30grosso modo.
28:30Ça commence à changer
28:31parce qu'il y a eu quand même
28:32des émeutes consécutives
28:33à l'attaque au couteau.
28:34Là, on sort un peu
28:34du spectre footballistique
28:36qui avait tué,
28:37vous vous en souvenez,
28:37ces trois fillettes
28:38dans le nord-ouest de l'Angleterre.
28:40Le gouvernement, là,
28:41avait demandé une fermeté
28:41sans précédent,
28:43comparution immédiate
28:43et mobilisation
28:44de procureurs supplémentaires
28:47pour traduire en justice
28:48rapidement les auteurs
28:49de ces méfaits,
28:49comme ça a été demandé
28:51pour cette fois en France.
28:52Donc, on a suivi
28:53un peu l'exemple anglais.
28:54Voilà, donc pour nos voisins
28:56et puis, il y a ce qu'on dit
28:58lorsqu'on est responsable politique
28:59et ce qu'on fait.
29:00Voilà, ça fait des années
29:02qu'on entend au lendemain
29:03des meutes
29:03ou de violences urbaines
29:04que l'on doit faire preuve
29:05de fermeté
29:05mais que derrière,
29:07malheureusement,
29:07il ne se passe pas grand-chose.
29:08Hier soir, devant les joueurs
29:09du Paris Saint-Germain,
29:10Emmanuel Macron
29:11a condamné les violences
29:12de samedi soir.
29:13Il les a jugées inacceptables
29:14et a assuré
29:15qu'ils seraient intraitables.
29:17On voit déjà le résultat
29:18des premières comparutions
29:20immédiates
29:20mais surtout,
29:21il avait dit
29:22regarder exactement
29:23la même chose
29:24l'an dernier.
29:26Je ne veux pas
29:26qu'on s'habitue à ça
29:27et personne n'a envie
29:28qu'on s'habitue à ça.
29:30Des scènes de violences
29:31inacceptables.
29:32Les affrontements violents
29:33qui se sont tenus
29:35sont inacceptables.
29:36Et donc,
29:36je veux remercier
29:37le ministre de l'Intérieur,
29:38le préfet de police,
29:39l'ensemble des équipes
29:41qui se sont mobilisées
29:41sur la plaque parisienne
29:43et dans beaucoup
29:44de villes de province
29:44face à ce qui est
29:46inqualifiable.
29:47Ces incidents sont
29:48très graves.
29:49Ils sont inacceptables.
29:51On sera intraitables
29:52avec ceux qui ont été
29:53attrapés.
29:53Donc, je vous le dis,
29:54la réponse de l'État
29:56sera à la hauteur.
29:57Nous poursuivrons,
29:58nous punirons,
29:59on sera implacables.
30:00On ne veut plus voir ça.
30:02Fini.
30:03On en a ras-le-bol.
30:04Terminé.
30:05Le football,
30:06ça n'est pas ça.
30:08Voilà.
30:08Donc ça,
30:08c'était un montage.
30:09On a pu voir
30:10ce qui s'est passé l'an dernier,
30:11ce qui s'est passé
30:12cette année.
30:13Il y a les politiques
30:15qui constatent
30:16mais qui derrière
30:17ne font rien
30:18ou pas grand-chose
30:18et puis il y a ceux
30:19qui, à l'inverse,
30:19sont dans le déni,
30:20minimisent ou font semblant
30:21que tout va bien.
30:22Voyez ce sujet
30:23de Maëva Lamy.
30:26Une soirée de célébration
30:28et des débordements
30:29à la marge.
30:30C'est ainsi
30:30qu'Emmanuel Grégoire,
30:32le maire de Paris,
30:33résume la nuit de samedi.
30:34Dans l'immense majorité
30:35des cas,
30:36les gens ont vécu ça
30:37en famille,
30:37avec des amis
30:38et c'était une fête
30:39extraordinaire.
30:40Même tonalité
30:40chez Thierry Breton.
30:42L'ancien commissaire européen
30:43salue avant tout
30:44un moment de fête
30:45et de rassemblement.
30:46Ça a réuni
30:47la très, très, très,
30:48très grande majorité
30:49des Français
30:50et quelque part,
30:51moi je vais vous dire,
30:52ça fait plaisir.
30:53Un relativisme aussi
30:54du côté du gouvernement.
30:56Si elle dénonce
30:56les violences,
30:57la ministre des Sports
30:58se félicite
30:59du dispositif de sécurité
31:00mis en place
31:01lors de l'événement.
31:02Les interventions
31:03ont été systématiques
31:04et puis à chaque fois,
31:05il y a eu une réponse
31:06qui a été rapide
31:06et qui a permis
31:07de mettre fin
31:08à certains désordres.
31:09Du côté de la France insoumise,
31:10certains vont plus loin.
31:12Sur X,
31:12Mathilde Panot estime
31:14que ce sont les mesures
31:15de sécurité
31:15qui ont posé problème.
31:17Les ordres du gouvernement
31:19de gazer et de réprimer
31:20les lieux de rassemblement
31:21sont tout simplement inadmissibles.
31:23Toujours au sein de LFI,
31:25Thomas Porte cible,
31:26lui,
31:26l'extrême droite
31:27qui l'accuse de racisme.
31:29L'extrême droite
31:30n'a que faire
31:31de la victoire du PSG,
31:32de l'organisation de la fête
31:34et de la gestion
31:35du maintien de l'ordre.
31:36Son seul objectif,
31:38déverser sa haine raciste.
31:39D'après un dernier bilan,
31:41890 interpellations
31:42ont eu lieu en France,
31:4445% de plus
31:45que l'année dernière.
31:47Voilà,
31:48certains pointent du doigt
31:48le dispositif policier,
31:50d'autres parlent
31:50d'un racisme
31:51d'extrême droite.
31:53Dans ce sujet,
31:53vous n'avez pas vu
31:54la palme d'or,
31:55je crois,
31:55la palme d'or
31:56des réactions,
31:57c'est celle de Clémence Guettet,
31:58députée de la France insoumise
31:59du Val-de-Marne.
31:59Je vais vous la montrer,
32:00vous la lire
32:01dans un instant.
32:02Et puis on regardera aussi
32:04une séquence
32:05tournée
32:06d'une petite fille
32:07qui s'appelle Camille.
32:08Camille,
32:09elle a 12 ans,
32:10elle est atteinte
32:11d'une maladie rare
32:12et elle a été invitée
32:13par une association
32:14à assister
32:15à la retransmission
32:16du match de la finale
32:18au Parc des Princes.
32:19Elle est fan,
32:19archi-fan du Paris Saint-Germain.
32:21Son papa raconte
32:22qu'elle a même pleuré
32:23de joie
32:23au moment de la victoire.
32:24Tout s'est parfaitement bien passé
32:26à l'intérieur du stade,
32:27sauf que quand elle a sorti,
32:28elle est sortie
32:29après avec son papa,
32:30ça a été le chaos.
32:31Elle a été visée
32:32par des tirs de mortier,
32:33elle a eu extrêmement peur.
32:34Vous découvrirez ces images
32:35et puis on s'interrogera.
32:36On se demandera évidemment
32:37si toutes ces personnes
32:38qui aujourd'hui
32:38sont en train de minimiser
32:41ce qui s'est passé
32:42auraient envie
32:42de répondre
32:43à cette petite fille.
32:44Restez avec nous
32:44pour la dernière partie.
32:45On appelle la police
32:45dès qu'ils ont un petit tracas.
32:47Exactement,
32:47vous avez bien raison.
32:48La suite du meilleur de l'info
32:50sur CNews dans un instant.
32:56Des vitrines brisées,
32:57des commerces pillés,
32:58plus de 890 interpellations
33:00et 178 policiers
33:01et gendarmes blessés
33:03ce week-end
33:03après la victoire
33:04du Paris Saint-Germain
33:05samedi soir en finale
33:05de la Ligue des champions.
33:07Regardez cette séquence.
33:35Sous-titrage Société Radio-Canada
33:44Sous-titrage Société Radio-Canada
33:48Quelle image,
33:49finalement,
33:50quelle vitrine
33:51de Paris
33:52pour le tourisme
33:53du monde entier
33:54parce que ces images,
33:55je peux vous dire
33:55qu'elles ont fait
33:56le tour du monde.
33:57On est avec Stéphane Bitton
33:58qui est ex-rédacteur
33:59en chef de l'équipe,
34:00qui est journaliste sportif.
34:02Bonsoir Stéphane,
34:03merci d'être en direct
34:04ce soir avec nous
34:04sur CNews.
34:06Vous avez pu voir
34:06évidemment ces images.
34:08Vous êtes un amoureux
34:10du ballon rond,
34:11supporter du Paris Saint-Germain,
34:13Stéphane ?
34:14Mais oui,
34:15depuis sa naissance.
34:15Depuis sa naissance
34:16et c'est ce que je disais
34:17finalement au début
34:18de cette émission.
34:19Je disais que moi,
34:20j'aimais bien le football
34:21et le Paris Saint-Germain.
34:22Je n'étais pas un fanatique
34:22mais que pour tous les amoureux
34:24de ce club,
34:25ils avaient eu en quelque sorte,
34:27en tous les cas,
34:27ceux avec qui j'ai discuté,
34:28l'impression que cette victoire,
34:30on leur avait en quelque sorte volé.
34:32Est-ce que c'est ce que vous avez
34:32ressenti également ce week-end,
34:34vous Stéphane ?
34:35Alors non,
34:36pas du tout
34:36parce que moi,
34:37le côté supporter,
34:38en tous les cas,
34:40journaliste
34:40et celui qui aime le foot,
34:42s'est régalé
34:43avec cette deuxième victoire
34:44consécutive du Paris Saint-Germain
34:46en Ligue des Champions
34:47que de chemins parcourus
34:49maintenant depuis
34:50un peu plus d'un an.
34:52Et je suis encore surpris
34:54que ce soir...
34:55Ça,
34:55je ne le conteste
34:56absolument pas Stéphane.
34:57Quand je parle
34:58de victoire volée,
35:00c'est évidemment pas
35:01de la part des supporters.
35:02C'est-à-dire que finalement,
35:03quand on regarde
35:06la télévision,
35:07quand on lit la presse
35:09depuis quelques jours,
35:11depuis samedi,
35:12on aimerait...
35:13Moi,
35:13j'aimerais bien
35:14qu'on fasse l'émission
35:15à ne parler que football,
35:16à ne parler que
35:17de ce qu'a fait
35:20le Paris Saint-Germain,
35:22des prouesses
35:22du Paris Saint-Germain
35:23sur le terrain
35:25samedi
35:25et de ce qu'ont réalisé
35:27effectivement
35:27les joueurs
35:28de Louis-Saint-Riquet.
35:29Sauf que,
35:30force est de constater
35:31qu'il y a malheureusement
35:31des sujets
35:32qui sont extrêmement graves
35:33et qui font
35:35qu'on ne peut pas passer
35:37à côté de ce qui s'est passé
35:39ce week-end, Stéphane.
35:40Ah non, mais bien sûr.
35:41Mais il ne faut surtout pas
35:42passer à côté.
35:43Moi, ce qui me surprend,
35:44c'est qu'on soit encore surpris
35:46de ce qui s'est passé.
35:47C'est-à-dire que je connais un peu
35:49l'ambiance autour des matchs,
35:51je sais comment ça fonctionne
35:52et je m'attendais
35:54à ce qui allait se passer.
35:56Et c'est là que je suis surpris
35:58de l'attitude des politiques
36:01qui font ce qui ne s'attendait pas.
36:05Pourquoi le ministre de l'Intérieur
36:07a renforcé
36:08de 3 000 policiers supplémentaires
36:10à Paris ?
36:11C'est bien qu'il se doutait,
36:13qu'il pensait
36:13qu'il allait se passer des choses.
36:15Moi, ça m'a rappelé,
36:16et on va s'éloigner un peu
36:18du Paris Saint-Germain,
36:19mais on va rester
36:19dans le domaine du football.
36:21En 2001,
36:22je partais,
36:23je couvrais pour l'équipe
36:24le match France-Algérie
36:26au Stade de France.
36:27Sur le parcours,
36:28j'ai été arrêté
36:29par des gens
36:30qui avaient bloqué
36:31le début de l'autoroute A1
36:33et qui étaient sortis
36:34de leur voiture
36:35avec des drapeaux algériens
36:37et qui criaient
36:37« On va niquer la France. »
36:39On était en 2001.
36:41On a vu ce qui s'est passé
36:42après lors du match.
36:44Le match a été interrompu
36:46avec un emplacement du terrain.
36:48Ça fait quand même presque,
36:49enfin,
36:49ça fait même 25 ans
36:51que ça s'est déroulé
36:52et on s'aperçoit
36:54qu'aujourd'hui,
36:55on a une jeunesse
36:56dans les banlieues
36:57qui est biberonnée
36:58à la haine
36:59de tout ce qui est autorité.
37:01parce qu'en fait,
37:02le football n'est qu'un reflet
37:03de ce qu'est la société.
37:05La société,
37:06vous avez raison.
37:07Et d'ailleurs,
37:07on parle de football,
37:08mais ce n'est pas que le football
37:10le problème
37:10puisque effectivement,
37:11on le retrouve
37:11dès qu'on doit célébrer quelque chose,
37:13que ce soit le 14 juillet,
37:14le Nouvel An.
37:15Vous parliez de politique
37:16tout à l'heure.
37:17J'aimerais vous montrer
37:19les propos surréalistes
37:20de la députée
37:21de la France Insoumise,
37:22Clémence Guettet.
37:24Il faut le remettre
37:25dans le contexte.
37:25Tout est parti d'un message
37:26qu'elle a publié sur Twitter
37:27juste après la victoire de Paris.
37:29Paris champion,
37:30bravo aux joueurs,
37:31aux supporters.
37:32Je demande au ministre
37:33de ne pas gâcher la fête
37:34une nouvelle fois.
37:35Laisser aux parisiens
37:36et franciliens
37:36la fierté et la joie
37:37pour ce soir.
37:38Pas de répression violente,
37:40disait Clémence Guettet.
37:41À la suite de ce message,
37:42Jordan Bardella l'interpelle.
37:44Le président du Rassemblement National
37:46lui répond,
37:47ce tweet illustre à lui seul
37:48le concept de Nouvelle France.
37:50Toute l'indignité
37:51de la France Insoumise
37:52est résumée
37:52dans cette prise de parole.
37:53Et réponse à nouveau
37:54de Clémence Guettet,
37:55encore plus intéressant.
37:57Hier,
37:57des dizaines de milliers
37:58de personnes ont été empêchées
38:00de célébrer.
38:01La police a chargé des gens
38:02qui ne commettaient
38:03aucun débordement.
38:04Ils ont tiré des grenades
38:06sur des familles,
38:06sur des jeunes gens,
38:07simplement parce qu'ils étaient
38:09rassemblés.
38:09La France,
38:10ce n'est pas les paniques
38:12stupides de ces news.
38:13Voilà la réalité du terrain.
38:15La réalité,
38:16on l'a vue sur les images pourtant.
38:17Il y a une sur le terrain.
38:18On l'a vue pour ceux
38:19qui étaient...
38:19J'y étais, je le disais.
38:20J'habite près de la porte
38:21de Saint-Cloud.
38:22J'ai vu, j'ai aussi entendu.
38:23Parce que les gens dans ce quartier
38:24n'ont pas fermé l'œil de la nuit.
38:25Donc, il y a un moment donné,
38:27il faut faire quoi
38:28pour la France insoumise ?
38:29C'est-à-dire que la police,
38:30Benjamin Camboulib,
38:32elle ne doit pas intervenir.
38:33Elle doit laisser les casseurs,
38:34les pilleurs tranquilles.
38:36Ils ont le droit
38:36de célébrer de cette façon-là.
38:38C'est-à-dire qu'il faut quand même
38:39que cette dame pense
38:40un quart de seconde,
38:41si c'est possible pour elle,
38:42aux 178 forces de l'ordre
38:44blessées dans la soirée.
38:45On ne parle que de familles
38:47qui mangent une glace
38:48en se baladant dans la rue.
38:49Il n'y a pas 200 collègues blessés.
38:50Déjà.
38:51Et notre vrai souci,
38:53il est au contraire évidemment
38:54sur le fait qu'on est incapable
38:57d'amener une réponse
38:58qui est à la hauteur des violences,
38:59qui sont des violences considérables.
39:01Mais on n'a pas les moyens
39:03opérationnellement sur le terrain.
39:04On n'a pas les moyens
39:05en termes de justice.
39:07Ça passe complètement à côté.
39:08Donc, si on n'a pas les deux,
39:09on incite aux violences.
39:10C'est pire en pire à chaque fois
39:10et on le constate.
39:11Et moi, Clémence Guettet,
39:12j'aimerais aussi lui demander
39:14qu'elle réponde à Camille.
39:15J'en parlais tout à l'heure.
39:16Camille, c'est une petite fille
39:17de 12 ans qui est fan du PSG,
39:19qui a une maladie rare
39:20et qui, pour ça,
39:22a été invitée par une association
39:23à assister à cette retransmission
39:26de la finale au Parc des Princes.
39:28À l'intérieur du stade,
39:29tout se passe bien.
39:30Le papa raconte que la petite fille
39:31a pleuré de joie
39:31au moment de la victoire
39:32du Paris Saint-Germain.
39:33Elle a été applaudie
39:34même par les supporters du club.
39:36Mais la sortie du stade
39:37tourne rapidement au chaos.
39:39En direction du métro,
39:40le père et sa fille
39:41se retrouvent coincés
39:42entre un groupe de personnes
39:43qui font exploser des fumigènes
39:45et les forces de l'ordre.
39:47La petite fille a même été visée
39:48par des mortiers.
39:50Regardez cette séquence.
39:53On arrive de pleurer.
39:54On va le concoter les choses.
39:56Deuxième huit temps,
39:57il y a des choses.
39:58Ici, il sève.
40:01On va essayer de se cacher.
40:06Ça fait mal.
40:08On va se faire gazer.
40:12Ça parle à la fois que ça t'arrive.
40:13Oui.
40:15Les supporters fêtaient la victoire
40:18tranquillement.
40:19Ils chanteraient.
40:20C'est un peu pétard.
40:21Le mort est bien méchant.
40:23Et boum.
40:28Ça me donne un endroit film.
40:30Hein ?
40:31Oui.
40:32Ça va pas gager.
40:35OK.
40:36Bon.
40:40Ça ne va plus par ou par ça.
40:56On va se cacher.
41:00La peur sur le visage de cette jeune fille.
41:03On a l'impression d'être au milieu
41:04d'une scène de guerre.
41:04Ces images sont terribles.
41:06C'est terrible.
41:07Qu'est-ce qu'ils lui répondent
41:09tous ces gens qui disent
41:10qu'il ne s'est rien passé,
41:10que tout allait bien ?
41:12Non mais c'est insupportable.
41:13C'est le déni absolu.
41:14Parce que c'est ça le pire.
41:16C'est de dénier la réalité.
41:18De dénier les faits.
41:19Manque de chance.
41:20Il y a les images pour eux.
41:22Et donc, à partir de là,
41:23qu'est-ce que vous voulez dire ?
41:24Vous les avez vues ces images ?
41:25Vous les avez montrées ?
41:26Bien sûr.
41:26Mais c'est terrible.
41:28Il reste 30 secondes.
41:29Stéphane Bitton,
41:29un dernier mot.
41:30On a vraiment 15 secondes
41:31très rapidement.
41:32Est-ce qu'on va devoir
41:32se préparer à ça
41:33tous les jours peut-être
41:34à partir du 11 juin
41:36parce qu'il y a la Coupe du Monde
41:37qui démarre ?
41:39Certains matchs
41:40d'équipe nationale,
41:41on va dire subsaharienne,
41:43risquent effectivement
41:44en cas de victoire
41:44d'être très compliqués
41:46pour les forces de l'ordre.
41:47On s'y attend déjà évidemment.
41:50Merci beaucoup Stéphane Bitton.
41:52Je rappelle que
41:52les comparutions immédiates
41:54se poursuivent.
41:54Il y a eu sept nouvelles
41:55condamnations depuis
41:56tout à l'heure.
41:57Toujours personne
41:58de condamné
41:59à passer la nuit en prison.
42:01Donc voilà pour la réponse
42:03judiciaire pour le moment.
42:04Merci à vous.
42:05Merci à Karima Bric,
42:05Maître Olivier Pardot.
42:07Merci à Benjamin Combouli
42:08du syndicat de police Alliance.
42:11Et merci à Stéphane Manigold,
42:13restaurateur,
42:14président du groupe Eclore.
42:15L'actualité continue.
42:16Augustin Donadieu,
42:16l'édition de la nuit.
42:17On se quitte.
42:18C'est avec le sourire.
42:20Comme tous les soirs.
42:21Très belle nuit sur CNews
42:21et à demain.
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