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  • il y a 1 heure
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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00:00:00qui va s'exprimer sur la guerre.
00:00:05Hier soir, ça a été très puissant.
00:00:11J'accueille tout le monde dans le cadre du deuxième conseil des ministres de cette administration.
00:00:15Nous faisons des choses qu'aucune administration ne fait,
00:00:19c'est-à-dire que nous faisons ça en toute transparence, nous laissons entrer la presse.
00:00:23Nous sommes plus transparents que toutes les autres administrations dans l'histoire de notre pays.
00:00:28Me semble-t-il. Je crois qu'auparavant, la presse n'était jamais invitée au conseil des ministres.
00:00:35C'est ce que nous faisons.
00:00:36Nous sommes heureux de vous accueillir.
00:00:39Une équipe plus puissante, plus efficace que n'importe quelle équipe.
00:00:43Depuis huit ans, nous avons récupéré la frontière la plus perméable du monde.
00:00:51Nous en avons fait la frontière la plus sûre de l'histoire de notre pays.
00:00:57Aucune entrée clandestine depuis 12 mois.
00:01:02Zéro entrée illégale aux Etats-Unis depuis 12 mois.
00:01:08Et cela n'est pas forcément reconnu.
00:01:12Personne ne se présente.
00:01:16car si les gens arrivent, nous les expulsons ou nous les empêcherons de rentrer zéro.
00:01:22Voilà ce que nous indiquent les rapports.
00:01:24Cela me surprend pour moi-même, parce que j'ignore comment c'est possible.
00:01:27Mais c'est les chiffres qui me sont remontés depuis 12 mois.
00:01:29En 2025, nous avons connu la plus forte baisse du taux d'homicide.
00:01:34Nous avions un taux d'homicide important, avec une baisse encore plus importante, en 125 ans.
00:01:44Donc depuis l'année 1900.
00:01:46Et ce, malgré l'arrivée d'étrangers qui arrivent de prison, qui arrivent d'hôpitaux psychiatriques,
00:01:54des trafiquants de drogue, et ainsi de suite.
00:01:56Des gens qui entraient donc de manière clandestine sous l'administration Biden.
00:01:59Nous avons fait partir un très grand nombre.
00:02:02Il en reste que nous cherchons.
00:02:08Il y a eu 11 888 meurtriers qui ont été autorisés à rentrer dans notre pays.
00:02:19que nous avons pourchassés, mis en prison ou expulsés.
00:02:22Donc 11 888, dont la moitié a commis plus d'un meurtre.
00:02:27Et c'est ce type de personnes qu'on a laissé rentrer.
00:02:29Et il ne faut pas pardonner les démocrates pour les choses épouvantables qu'ils ont faites à notre pays.
00:02:34Le fentanyl rentre beaucoup moins.
00:02:3761% de baisse de l'arrivée de cette substance.
00:02:40Par voie maritime, sur l'océan, par la mer.
00:02:46Moins 97% par les voies maritimes.
00:02:48Grâce à la majorité républicaine au Congrès,
00:02:54nous avons fait passer la plus forte réduction d'impôts de l'histoire américaine.
00:02:58Les démocrates ont voté contre.
00:03:02Les remboursements d'impôts se sont élevés en moyenne à 5 000 dollars.
00:03:08Les marchés boursiers ont cassé plusieurs records depuis mon élection.
00:03:13Nous avons eu un record il y a 68 jours, un record historique.
00:03:18Et également dans les fonds de capitalisation et de retraite privés.
00:03:24Les fonds 401k.
00:03:27Quant à l'international, le Venezuela, l'Iran,
00:03:32notamment sur l'Iran, ont des beaux succès.
00:03:34Plus de marine, plus d'aviation, plus de leadership.
00:03:39Les dirigeants de premier niveau, de deuxième niveau, ont été éliminés.
00:03:42Ils en sont maintenant au troisième rang.
00:03:47Encore une fois, des bonnes valorisations des fonds de retraite privés.
00:03:51Cela profite à tous les Américains, aux Américains moyens,
00:03:54aux Américains qui travaillent des records sur ce dossier-là également.
00:03:59Et cela va de pair, bien sûr, avec les marchés boursiers,
00:04:02puisque les deux sont liés.
00:04:04Grâce à l'accord sur la nation la plus favorisée au niveau commercial,
00:04:10je crois que c'est une chose vraiment très importante.
00:04:12Les prix d'un certain nombre de denrées baissent,
00:04:14en particulier pour les médicaments.
00:04:17Les prix des médicaments ont baissé,
00:04:22avec des différences de prix de l'ordre de 400, 500, voire 600 %.
00:04:281 000 ressources génériques ont été enregistrées
00:04:36dans notre base de données que vous retrouvez sur Internet.
00:04:39Donc des médicaments qui sont vendus à 98 %, 99 %,
00:04:48moins chers que le prix initial.
00:04:50Des pays comme l'Allemagne, l'Angleterre, le Royaume-Uni,
00:04:57achetaient un certain nombre de médicaments pour 10 dollars
00:04:59qui étaient vendus ici, 100 dollars.
00:05:00Tous les pays ont donc accepté de nous donner cette clause,
00:05:07sachant que s'ils ne le faisaient pas,
00:05:09nous aurions augmenté leur droit de douane chez nous jusqu'à 50 %.
00:05:15Donc si vous nous vendez ces produits,
00:05:16il faut vous aligner sur le prix.
00:05:18Et chacun des pays a accepté d'aller dans cette direction.
00:05:21Les laboratoires pharmaceutiques également.
00:05:23Donc nous accorder cette clause de la nation la plus favorisée.
00:05:27Aujourd'hui, nous avons les prix de médicaments les plus bas du monde.
00:05:35Et le monde est plus grand que les Etats-Unis.
00:05:40Il a fallu s'ajuster à ce que nous demandions.
00:05:47Un certain nombre de médicaments sont passés de 20 à 10 dollars
00:05:53ou de 130 dollars à 20 dollars.
00:05:55Peut-être que vous vous en rappelez lors de mon premier mandat.
00:06:03J'avais déjà réussi à faire baisser les prix des médicaments de plusieurs pourcents.
00:06:10Les médicaments n'avaient pas baissé depuis plus de 20 ans.
00:06:15Et aujourd'hui, nous leur nourrissons encore le prix des médicaments
00:06:18de manière considérable, 400, 500 %.
00:06:21On peut aussi le calculer différemment
00:06:23et dire que les prix baissent de 70, 80, 90 %
00:06:25selon la méthode de calcul.
00:06:27Je crois que c'est sans précédent.
00:06:34Nous avions, je le répète, les prix les plus élevés du monde.
00:06:37Aujourd'hui, les médicaments sont vendus
00:06:39aux prix les plus bas au niveau mondial.
00:06:43Et c'est très important pour la santé des Américains.
00:06:45Il y a beaucoup de choses qui se sont prescrites.
00:06:48C'est un conseil des ministres que tient Donald Trump.
00:06:51Donc il est question, bien sûr, de politique américaine.
00:06:53Il a dit un mot sur l'Iran.
00:06:55Les leaders iraniens ont été éliminés,
00:06:57mais rien encore sur ce qui se passe en ce moment,
00:07:01Ulysse Gosset, parce qu'on continue de discuter,
00:07:02on continue de négocier.
00:07:04On cesse de dire qu'il y a un accord imminent,
00:07:07mais on ne le voit pas venir pour le moment.
00:07:09Non, ce qu'a dit Donald Trump un peu plus tôt dans la journée,
00:07:12c'est qu'il faut que ce soit un bon accord pour les Américains
00:07:16et qui empêche ad vitam aeternam l'Iran d'avoir l'arme nucléaire.
00:07:20Donc, a nice accord, a nice agreement,
00:07:23c'est-à-dire un accord satisfaisant pour Trump et pour le peuple américain.
00:07:27Sinon, il n'y aura pas d'accord.
00:07:27C'est un petit peu le même refrain depuis quelques jours.
00:07:31C'est soit un accord qui est un bon accord, soit pas d'accord du tout.
00:07:34Mais on voit quand même que la négociation continue.
00:07:38Il ne dit pas c'est fini.
00:07:39Il dit on avance pour arriver et pour respecter ce qu'il appelle les lignes rouges.
00:07:46C'est l'autre mot important dans sa déclaration.
00:07:48Les Iraniens savent très bien quelles sont les lignes rouges
00:07:51que je n'accepterai pas que l'on dépasse.
00:07:53Alors nous, on ne connaît pas les lignes rouges,
00:07:55mais ils parlent de l'armée américaine.
00:07:58Notre opération en Venezuela a été très rapide.
00:08:05Et l'opération en Iran s'est également très bien déroulée.
00:08:10Les Iraniens veulent avoir un accord avec nous.
00:08:12Nous ne sommes pas encore satisfaits de ce qu'ils nous proposent.
00:08:14Mais nous finirons par obtenir satisfaction.
00:08:17Il faut terminer ce que nous avons commencé maintenant.
00:08:20Leur marine a été détruite, je l'ai déjà dit mille fois.
00:08:22Leur marine a été détruite, leurs forces aériennes ont été détruites.
00:08:25Tout a été détruit.
00:08:28Et ils négocient sur un tas de cendres.
00:08:31On verra.
00:08:32Peut-être qu'il faudra y retourner et terminer ce qu'on a commencé.
00:08:36Aujourd'hui, on parle avec Steve Woodcoff, Jared Kushner.
00:08:41Ils font du très bon travail.
00:08:43Je crois qu'ils ont envie d'avoir un accord.
00:08:47Ils n'ont pas le choix.
00:08:49Leur économie est en chute libre.
00:08:54250% d'inflation.
00:08:56Leur monnaie ne vaut plus rien.
00:08:59Leur système économique est complètement effondré.
00:09:02Ils pensaient qu'ils pourraient être plus patients que nous.
00:09:06Parce que moi, j'ai les élections de mes mandats.
00:09:08Je m'en fiche des élections de mes mandats.
00:09:11Les gens comprennent très bien ce qui est en jeu ici.
00:09:12C'est très simple.
00:09:13L'Iran ne peut pas obtenir d'armes nucléaires.
00:09:16Nous le faisons pour le monde et pas pour nous-mêmes.
00:09:19Nous avons un appui également d'un certain nombre de pays.
00:09:21Nous n'avons pas besoin de leur appui du tout.
00:09:23Mais nous avons été appuyés, soutenus par d'autres pays.
00:09:26L'ennui, c'est que vous allez être appuyés lorsque vous n'en avez pas besoin.
00:09:30Mais lorsque vous en avez besoin, personne ne vous aide.
00:09:33Grâce à l'opération Epic Fury,
00:09:36l'État qui soutient le plus terrorisme au monde
00:09:39ne dispose plus des capacités à produire des armes nucléaires.
00:09:44J.D. Vance, avec la Task Force de la Maison Blanche,
00:09:51travaille sur un certain nombre de dossiers,
00:09:53y compris la lutte contre la fraude.
00:09:57Peut-être que vous vous rappelez d'Eliott Ness,
00:09:59le grand détective qui luttait contre la fraude.
00:10:03Ça fait penser à un film, à la façon dont ils avaient tout installé.
00:10:06Et ils sont à la recherche de milliards de dollars de fraude.
00:10:12Et en plus, on me dit qu'on n'a encore rien vu
00:10:14et que les gisements de fraude à découvrir sont très importants.
00:10:19En tout cas, c'est des montants très importants
00:10:21qui sont détournés par des escrocs, par des voleurs.
00:10:25Et j'espère que cette équipe autour de Vance va s'en prendre à ces voleurs.
00:10:29Ce n'est pas une erreur.
00:10:30Tous ces détournements sont intentionnels.
00:10:34Il y a un cas de détournement de millions de dollars, en fait.
00:10:40C'était le cas d'une personne qui était dans le cadre d'un service
00:10:43qui s'occupait d'une personne âgée, un véritable escroc.
00:10:49Les Somaliens, regardez ce qu'ils ont fait à l'état du Minnesota.
00:10:54Ce sont une banque d'escrocs.
00:10:56Ilhan Omar, leurs représentants, tous des escrocs.
00:11:00Mais nous sommes sur leur cas.
00:11:02Et nous allons continuer.
00:11:06Nous sommes attentifs.
00:11:13Et quand je vois ce que vous faites, je me dis que je suis très fier de vous.
00:11:16En quelques mois, nous avons pu mettre à jour
00:11:21de très nombreux cas de fraude et de détournement
00:11:24avec des paiements suspects, des millions de dollars détournés,
00:11:28des millions de dollars de fraude.
00:11:30Peut-être que vous avez entendu parler de cet organe
00:11:32qui s'appelle TAD, qui est piloté par J.D. Vance.
00:11:34Je ne crois pas.
00:11:35Mais, encore une fois, on travaille à récupérer
00:11:38des centaines de milliards qui ont été détournés,
00:11:40qui ont été volés.
00:11:41Et je crois qu'aucune autre administration ne s'y a été mis.
00:11:43Or que tout le monde s'enrichit de cette margine-là
00:11:45avec l'argent du compte triable américain.
00:11:47On ne peut pas sauver la sécurité sociale à l'américaine
00:11:50sans prendre des mesures de cette nature.
00:11:52Le nombre d'escrocs, le nombre d'escrocs sociaux
00:11:56de 15 ans, 20 ans, 25 ans,
00:11:59qui reçoivent des paiements
00:12:02avec des montants très élevés,
00:12:04ce nombre-là est très important.
00:12:06Il y a beaucoup de gens qui font ça.
00:12:08Alors, c'est vrai qu'ils maintiennent
00:12:13une certaine ambiguïté, là, quand même, Donald Trump.
00:12:16C'est-à-dire finir le travail en Iran ou pas,
00:12:18retourner frapper ou pas.
00:12:20C'est une question de temps.
00:12:21On a du mal à voir la stratégie, Ulysse Gosset.
00:12:23Alors, non, moi, je pense qu'on est vraiment
00:12:24dans la négociation.
00:12:25Là, le ton du président,
00:12:27le fait qu'ils disent, par exemple,
00:12:28l'Iran n'a pas le choix,
00:12:29leur économie s'est effondrée.
00:12:31Nous ne sommes pas encore satisfaits
00:12:32de ce qu'ils nous proposent,
00:12:33mais ils vont forcément y venir.
00:12:35Il y a simplement une ligne rouge
00:12:36qui ne cesse de répéter,
00:12:37c'est le nucléaire.
00:12:39L'Iran n'aura jamais l'arme nucléaire.
00:12:42Alors, l'enrichissement de l'uranium,
00:12:44est-ce qu'il va y avoir un délai
00:12:45pour qu'il n'en produise pas ?
00:12:47Est-ce que les fameux 441 kilos
00:12:49qui ont disparu,
00:12:50qui sont enrichis à 90%,
00:12:52qui peuvent fabriquer une bombe atomique,
00:12:54est-ce qu'on pourra les diluer en Iran,
00:12:56en Chine, aux États-Unis ?
00:12:57Ce n'est pas encore clair.
00:12:58Mais moi, je sens que dans le ton,
00:13:00le président dit,
00:13:01les négociations progressent bien.
00:13:03On n'est pas dans le retour à la guerre,
00:13:05on n'est pas dans le ton menaçant
00:13:07qu'il a pu avoir
00:13:07au cours de certains speechs publics.
00:13:11Oui, alors l'Iran dit d'ailleurs
00:13:12de son côté
00:13:13que le régime iranien
00:13:15ne croit pas au retour
00:13:16des frappes américaines.
00:13:18D'ailleurs, il y a une rhétorique,
00:13:20alors certes,
00:13:20on est en train de négocier,
00:13:21mais il y a une rhétorique
00:13:22de part et d'autre
00:13:23toujours assez martiale.
00:13:24Alors, ça fait partie,
00:13:25sans doute,
00:13:25de la communication.
00:13:27Lorsqu'on négocie,
00:13:28il faut que chacun montre
00:13:30qu'il est en position de force
00:13:31dans ces négociations,
00:13:32mais c'est quand même ça
00:13:33qui motive les deux parties,
00:13:35c'est de trouver enfin un accord ?
00:13:37Oui, en fait,
00:13:38l'Iran est passé de
00:13:39« je ne crains pas
00:13:40le retour à la guerre »
00:13:41à « je ne crois pas
00:13:42le retour à la guerre ».
00:13:44Je pense quand même
00:13:45qu'ils craignent
00:13:45le retour de la guerre,
00:13:46parce qu'ils savent
00:13:47que Trump est assez imprévisible,
00:13:49mais je suis tout à fait d'accord
00:13:50avec ce qu'on va dire
00:13:51Ulysse Gosset.
00:13:52Ils sont dans la...
00:13:53Ils sont prêts...
00:13:54Enfin,
00:13:55on est dans la phase préliminaire
00:13:56aux négociations.
00:13:57On est en train de regarder
00:13:59le champ sur lequel
00:14:00on va négocier,
00:14:01et avec les lignes rouges
00:14:02qui sont là,
00:14:03mais c'est plutôt positif.
00:14:05Moi, en tant que militaire,
00:14:06je réagis en disant
00:14:07que je...
00:14:08Les camarades américains
00:14:10ou iraniens,
00:14:11enfin,
00:14:12les Américains,
00:14:13ils ne savent pas
00:14:14combien de temps
00:14:14ils sont là,
00:14:16quels vont être
00:14:17les prochains objectifs,
00:14:18quel est l'objectif,
00:14:20et les forces sont déployées
00:14:22depuis un certain temps,
00:14:22quand même.
00:14:23Et je crois
00:14:24qu'il y a une usure,
00:14:25même si c'est
00:14:25une très puissante armée,
00:14:27etc.,
00:14:28il y a quand même
00:14:28une usure des personnes.
00:14:29Il n'y a pas eu de relève ?
00:14:31S'il y a eu une relève
00:14:32de porte-avions,
00:14:33il y a sans doute
00:14:34des relèves
00:14:34sur des autres bateaux,
00:14:36mais je veux dire,
00:14:37quand on est en préparation
00:14:38de mission de guerre,
00:14:39l'arc est tendu,
00:14:40et on ne peut pas rester
00:14:43des semaines et des semaines
00:14:44très tendues.
00:14:46L'armée américaine
00:14:47sait gérer ça,
00:14:48mais quand même,
00:14:49ça me pose
00:14:50une petite difficulté
00:14:51du côté des militaires.
00:14:53On est vraisemblablement
00:14:54dans une pause
00:14:56parce qu'il n'a pas
00:14:58affiché de ligne rouge
00:14:59qui soit déterminant
00:15:00à part l'uranium.
00:15:01Et ça,
00:15:01de toute façon,
00:15:02jusqu'au bout,
00:15:03on parlera de l'uranium.
00:15:04Alors,
00:15:05vous pensez
00:15:05qu'il n'y aura pas
00:15:06de retour des frappes
00:15:08dans un premier temps.
00:15:09Vous,
00:15:10Philippe Carsanti,
00:15:10vous qui représentez
00:15:11le comité Trump
00:15:12en France,
00:15:13vous dites
00:15:14si,
00:15:15ça va être inéluctable
00:15:17car les Iraniens
00:15:18de toute manière
00:15:18ne cèderont pas.
00:15:19C'est inéluctable
00:15:20parce que les positions
00:15:21ne peuvent pas se rapprocher.
00:15:22C'est-à-dire que les exigences
00:15:23américaines et israéliennes
00:15:25et des pays du Golfe
00:15:26de ne plus avoir
00:15:27cette épée de Damoclès,
00:15:28d'avoir un État voyou
00:15:29qui en face d'eux
00:15:30a une préparation
00:15:32d'armes nucléaires,
00:15:33des missiles,
00:15:34des drones,
00:15:36des armées délocalisées
00:15:37puisque vous avez bien vu
00:15:38que les États du Golfe
00:15:39ont été frappés
00:15:39notamment par des milices
00:15:42iraniennes
00:15:42basées en Irak.
00:15:44Donc voilà,
00:15:44toutes ces choses-là,
00:15:45personne ne peut l'accepter.
00:15:46Les Iraniens ne veulent pas céder
00:15:47parallèlement à ça.
00:15:48Vous avez les Iraniens
00:15:49qui demandent des réparations,
00:15:50qui demandent
00:15:51de récupérer leurs avoirs bloqués.
00:15:53Oui, exactement.
00:15:54Et qui en plus
00:15:55veulent installer un péage
00:15:56sur le détroit d'Hermouz
00:15:57qui n'existait pas
00:15:58avant le début de cette guerre.
00:15:59C'est-à-dire que ce serait
00:16:00une capitulation des Américains.
00:16:01Donc il est inconcevable
00:16:03à ce stade-là
00:16:04que la guerre ne reprenne pas.
00:16:07Pourquoi il ne reprend pas
00:16:07la guerre maintenant alors ?
00:16:09Aujourd'hui,
00:16:10je pense que les Américains
00:16:11et les Israéliens
00:16:12travaillent sur le renseignement
00:16:13et travaillent
00:16:14sur une préparation
00:16:15de la reprise de la guerre.
00:16:16Il faut bien regarder
00:16:17quand même la position,
00:16:19ce que disait
00:16:20l'amiral Koldefi.
00:16:21Ils ne sont jamais arrêtés
00:16:21les Israéliens.
00:16:22Au Liban, oui.
00:16:24Mais ce que disait
00:16:25l'amiral Koldefi
00:16:26est très intéressant
00:16:28par rapport à ce que vous disiez,
00:16:31j'ai perdu mon idée
00:16:33et vous aviez dit quelque chose
00:16:34tout à l'heure
00:16:34que j'ai perdu le fil.
00:16:37Sur le fait
00:16:38qu'ils étaient en tension ?
00:16:39Voilà, exactement.
00:16:40Ils étaient en tension.
00:16:41Ils étaient en tension.
00:16:42Mais de l'autre côté,
00:16:44quand vous êtes en réception,
00:16:45quand vous êtes en réception,
00:16:46quand vous êtes en attente
00:16:47éventuellement d'une attaque,
00:16:48la tension est encore plus maximale.
00:16:50Vous voyez ce que je veux dire ?
00:16:51Et donc, il y a un moment donné
00:16:52où quand les Américains
00:16:54et les Israéliens
00:16:54vont frapper,
00:16:55avec le soutien
00:16:57des pays du Golfe,
00:16:58les Iraniens auront été tendus
00:16:59pendant 50 jours,
00:17:01au moins.
00:17:01Parce qu'on savait 49 jours.
00:17:02Ils ont cessé le feu.
00:17:03Voilà.
00:17:03Donc, c'est pour ça
00:17:04que moi, je ne crois pas...
00:17:05Ils ont eu le temps aussi
00:17:05de se réorganiser,
00:17:07de protéger
00:17:07ce qu'il fallait protéger ?
00:17:09Alors, la réorganisation,
00:17:10vous avez entièrement raison,
00:17:11sauf qu'il y a du satellite,
00:17:13il y a du renseignement
00:17:14sur le terrain
00:17:14et ce que personne
00:17:16ne sait exactement,
00:17:17c'est ce qui s'est passé
00:17:17à Pékin
00:17:18quand Trump y est allé.
00:17:20Le renseignement
00:17:20dont bénéficiaient
00:17:22les Iraniens,
00:17:23les satellites,
00:17:24la localisation des cibles
00:17:25au moment
00:17:27de la première phase
00:17:28de la guerre
00:17:28qui permettait aux Iraniens
00:17:29d'attaquer...
00:17:30C'est-à-dire que les Chinois
00:17:31ont coupé la ligne de renseignement
00:17:32pour les Iraniens ?
00:17:33parce que ce qu'il faut comprendre,
00:17:34c'est que celui des Trois-Dormuz,
00:17:35ce blocage
00:17:36de l'économie mondiale
00:17:37gêne énormément la Chine
00:17:39et que la Chine,
00:17:40à un moment donné,
00:17:40a aussi ses intérêts économiques
00:17:42à mettre en jeu.
00:17:43– Mélisse Lecet ?
00:17:44– Oui, alors moi,
00:17:45je suis persuadé
00:17:46que Trump
00:17:47ne peut plus
00:17:48et ne veut plus
00:17:49faire la guerre
00:17:50à l'Iran
00:17:50comme il l'a faite
00:17:51pendant les 40 premiers jours.
00:17:52– Vous ne croyez pas
00:17:53à la reprise des frappes ?
00:17:54– Vous avez vu tout à l'heure,
00:17:55il y a eu une formule,
00:17:56on n'a pas continué
00:17:57à la diffusion de son discours,
00:17:58mais d'abord,
00:17:59c'est un conseil des ministres,
00:18:00c'est le cabinet
00:18:00qui est réuni
00:18:01et que dit Trump ?
00:18:02Il fait référence
00:18:03à Elliot Ness
00:18:04pour lutter contre la corruption.
00:18:05– Oui, on l'a entendu,
00:18:06on l'a entendu.
00:18:06– Oui, mais pour expliquer
00:18:08de quoi il s'agit,
00:18:08c'est la lutte
00:18:09contre les détournements
00:18:10des programmes sociaux,
00:18:11des programmes de lutte
00:18:12contre le Covid,
00:18:13c'est le gaspillage
00:18:14de l'État, etc.
00:18:15Et ça, ça touche
00:18:16les Américains directement.
00:18:17Un jour, il a dit
00:18:18« Est-ce que vous êtes
00:18:19préoccupés par les résultats
00:18:20des prochaines élections
00:18:21de mid-term
00:18:21qui ont lieu en novembre ? »
00:18:22Il a dit « Pas du tout,
00:18:23je ne m'en occupe pas ».
00:18:23En réalité,
00:18:24il ne s'occupe actuellement
00:18:26plus que de ça.
00:18:27Alors, ça plus
00:18:28la préparation des festivités
00:18:30du 250e anniversaire
00:18:32de la déclaration
00:18:33de l'indépendance
00:18:33de l'Amérique
00:18:34qui a lieu le 4 juillet.
00:18:36Un anniversaire
00:18:37extrêmement important.
00:18:38Il a même voulu
00:18:38se faire construire
00:18:39un nouvel arc de triomphe.
00:18:40Donc, si vous voulez,
00:18:41il y a ça,
00:18:42il y a son anniversaire
00:18:42qui a lieu le 14 juin.
00:18:44C'est dans...
00:18:44Non, mais ça vous paraît...
00:18:46– Non, bien sûr.
00:18:46– Mais pour Trump,
00:18:48c'est très important.
00:18:48Il fait construire
00:18:49un stade spécial
00:18:51pour accueillir
00:18:51un match de MMA.
00:18:53Vous savez,
00:18:53les boxeurs,
00:18:54les combattants.
00:18:55D'ailleurs,
00:18:55RMC Sport,
00:18:56il sera,
00:18:56je ne sais pas si vous le savez.
00:18:57Mais donc, si vous voulez,
00:18:59c'est un événement sportif.
00:19:00– Plus la Coupe du Monde
00:19:01qui arrive,
00:19:02qui est aux Etats-Unis.
00:19:03– Voilà, dans ce contexte-là.
00:19:03– Plus il va venir
00:19:05à Evian pour le...
00:19:06– Alors, il est prévu
00:19:06qu'il vienne,
00:19:07on verra s'il vient
00:19:08pour le G7.
00:19:08Ça a lieu ça
00:19:09le 15-16 juin.
00:19:12On a retardé
00:19:13l'organisation du G7
00:19:16d'une journée
00:19:17pour que Trump
00:19:18puisse fêter son anniversaire
00:19:19le 14
00:19:20et vienne ensuite en Europe.
00:19:21Est-ce qu'il viendra ?
00:19:22On ne sait pas encore.
00:19:23Mais vous voyez,
00:19:23toute cette succession
00:19:24d'événements
00:19:25qui sont très importants
00:19:26pour Trump,
00:19:27il y a des élections
00:19:27locales, partiennes.
00:19:28– Oui, mais en fait,
00:19:28il n'a pas été au mariage
00:19:29de son fils
00:19:31ce week-end dernier.
00:19:32– Parce qu'il n'avait pas
00:19:32envie d'y aller.
00:19:33Mais au Texas,
00:19:34il y a eu une élection
00:19:35très importante,
00:19:36par exemple,
00:19:36qu'il a gagnée.
00:19:37Le sénateur en place
00:19:38qui était pourtant républicain
00:19:40a été éjecté
00:19:41par un pro-Trump,
00:19:42pro-MAGA
00:19:42qu'il a soutenu jusqu'au bout.
00:19:44Il y a eu une campagne
00:19:44avec une des dépenses
00:19:46faramineuses
00:19:46quasiment jamais vue,
00:19:48tellement c'était important
00:19:49en termes de budget.
00:19:50Donc, si vous voulez,
00:19:50c'est ça qui actuellement
00:19:51motive Trump
00:19:52et il veut en finir.
00:19:54Alors, est-ce que,
00:19:54on ne peut pas exclure
00:19:56qu'à un moment donné,
00:19:57l'Iran se rebiffe
00:19:58et décide finalement
00:20:00de ne pas signer
00:20:01et qu'il n'y est pas d'accord ?
00:20:03Personnellement,
00:20:03je n'y crois pas.
00:20:04On voit qu'il y a au Qatar
00:20:05actuellement des négociations
00:20:06qui ont eu lieu
00:20:06avec le président du Parlement
00:20:07qui ont été très importantes
00:20:09sur la question de l'uranium,
00:20:11sur la question
00:20:11des arriérés
00:20:13des fonds iraniens
00:20:14qui sont bloqués.
00:20:15Ça concerne
00:20:16100 milliards de dollars
00:20:18dont 25 pourraient être
00:20:19débloqués à terme.
00:20:21Donc, c'est très important.
00:20:22L'Iran a besoin
00:20:23de reprendre,
00:20:24je dirais,
00:20:24une vie à peu près normale
00:20:25sur le plan économique.
00:20:26Une économie qui est affaissée
00:20:28donc ils n'ont plus les moyens
00:20:29de survivre longtemps
00:20:30en termes d'économie.
00:20:32C'est pour ça
00:20:32que des deux côtés
00:20:33on cherche une issue.
00:20:35Ça peut capoter éventuellement,
00:20:36tous les risques sont possibles
00:20:37mais la tendance actuelle
00:20:39c'est la voie
00:20:40vers un mémorandum
00:20:41de d'accord.
00:20:42Alors, je ne suis pas d'accord.
00:20:43Je suis d'accord avec Uli
00:20:44sur le fait que l'Iran
00:20:45est vraiment exsangue
00:20:47économiquement.
00:20:47En revanche,
00:20:48et Trump l'a dit très clairement,
00:20:50il l'a dit là,
00:20:51il l'a répété encore,
00:20:52les midterms,
00:20:52ça n'est pas mon problème.
00:20:53Je crois que...
00:20:54Vraiment, il faut bien se mettre
00:20:56en tête que Donald Trump
00:20:57est en train de travailler
00:20:59pour l'histoire,
00:21:00pour nettoyer la planète
00:21:01de cet état voyou
00:21:03qui terrorise la planète
00:21:04depuis 47 ans,
00:21:06qui met la planète
00:21:07sous sa coupe,
00:21:09qui essaye de bloquer
00:21:10le commerce international,
00:21:11qui finance le terrorisme
00:21:12dans le monde entier.
00:21:13Et donc, en fait,
00:21:14Trump,
00:21:15quand on parle de son anniversaire,
00:21:16vraiment,
00:21:16ça n'est pas le sujet.
00:21:17Le sujet vraiment final
00:21:19pour Donald Trump,
00:21:20c'est de rester dans l'histoire
00:21:21comme celui qui aura
00:21:22effacé l'affront américain
00:21:25de 1979
00:21:26et de nettoyer cette planète
00:21:27et de faire en sorte que...
00:21:28Oui, mais le régime
00:21:29est toujours en place,
00:21:29les gardiens de la Réunion.
00:21:30Il a changé quand même.
00:21:31Oui, comme dit Trump,
00:21:32le régime a changé,
00:21:33mais moi,
00:21:33si je vous dis une chose,
00:21:34si j'étais anti-Trump,
00:21:36je dirais,
00:21:37oui, mais mon gars,
00:21:37il est en pire.
00:21:38Et vous auriez raison.
00:21:39Vous auriez raison
00:21:40parce que c'est encore pire
00:21:41ce qu'on a maintenant.
00:21:42Mais donc,
00:21:42l'objectif est vraiment
00:21:43de passer à autre chose.
00:21:44Sauf que, pardon,
00:21:45mais on ne comprend pas,
00:21:46et là,
00:21:46je vais peut-être
00:21:47m'interroger
00:21:53changer précisément
00:21:53puisque là,
00:21:54il y a eu ces frappes.
00:21:55Bon, on est arrivé
00:21:56à une situation
00:21:56où le régime
00:21:57est quand même
00:21:57toujours en place,
00:21:57même s'il s'est modifié,
00:21:58mais il s'est durci.
00:21:59Il y a encore
00:22:00une capacité militaire iranienne
00:22:02à envoyer des drones.
00:22:04Donc, qu'est-ce que changerait
00:22:05de nouvelle frappe, en fait ?
00:22:06Alors, la banque de cibles
00:22:07qui a été préparée
00:22:09pendant 49 jours
00:22:10et qui permettrait
00:22:11d'attaquer de façon
00:22:12beaucoup plus précise
00:22:14les cibles iraniennes.
00:22:15Et n'oubliez pas
00:22:16qu'il y a quand même
00:22:17encore 90 millions
00:22:18d'Iraniens sur le terrain
00:22:19qui n'ont pas été aidés
00:22:21le 8 et le 9 juin,
00:22:22malheureusement,
00:22:23et qui pourraient
00:22:25constituer une aide
00:22:25pour renverser le régime
00:22:26et en tout état de cause.
00:22:28Ce n'est pas réaliste.
00:22:29Ce n'est pas un scénario réaliste.
00:22:30Je ne crois pas
00:22:31à une révolte populaire
00:22:32en Iran
00:22:32dans un pays
00:22:33qui est l'objet
00:22:33d'une répression
00:22:34absolument terrible
00:22:36avec des exécutions
00:22:37qui se poursuivent.
00:22:38C'est ça qui ne va pas
00:22:39sortir dans la rue
00:22:39sous des bombes.
00:22:40C'est un bout de souffle.
00:22:41Ce n'est pas un peuple
00:22:42qui est prêt à sortir
00:22:43dans la rue
00:22:43pour se faire assassiner.
00:22:44qu'on ne peut pas
00:22:45maintenir ce régime.
00:22:46D'accord,
00:22:51le scénario envisable
00:22:52est la seule chose
00:22:52sur laquelle on travaille.
00:22:54Alors,
00:22:54rendre de l'argent
00:22:55aux Iraniens,
00:22:56il est hors de question.
00:22:57Donnez le détre d'un ministre
00:22:58de la question.
00:22:59C'est négocié en ce moment,
00:22:59cher Philippe ?
00:23:00Non, mais non,
00:23:01c'est négocié concrètement
00:23:03en ce moment.
00:23:03C'est une partie de l'accord.
00:23:04Trump voudrait une capitulation
00:23:06sans aller au bout de la guerre.
00:23:08Malheureusement,
00:23:09face aux gens
00:23:10assez déséquilibrés
00:23:11qu'on a en face de nous,
00:23:12apocalyptiques,
00:23:12on sera probablement
00:23:13obligés d'aller au bout de la guerre.
00:23:14Qu'est-ce que pourrait faire
00:23:16justement l'armée américaine
00:23:17de plus
00:23:17pour faire plier ce régime ?
00:23:18Non,
00:23:19son seul moyen d'action,
00:23:20ce sont des bombardements
00:23:21de plus en plus précis.
00:23:23Ça,
00:23:24c'est la partie armée américaine,
00:23:25des bombardiers lourds,
00:23:26les avions embarqués
00:23:27sur porte-avions.
00:23:28Je rappelle
00:23:29que la première phase,
00:23:30quand même,
00:23:30on l'oublie souvent,
00:23:31a causé une forte attrition
00:23:32des moyens iraniens
00:23:34qui n'est pas négligeable.
00:23:35Des milliers de cibles
00:23:36ont été abattues.
00:23:37Donc,
00:23:37une deuxième frappe
00:23:38peut continuer
00:23:39à prolonger cette attrition.
00:23:41Il se trouve
00:23:42que le régime
00:23:42a plutôt bien réagi à ça.
00:23:44Et donc,
00:23:45on peut se poser la question
00:23:46de la pertinence
00:23:47d'une deuxième frappe.
00:23:48Il faut peut-être
00:23:48faire une deuxième
00:23:49puis une troisième série
00:23:50de frappes,
00:23:50etc.
00:23:51Parce que ce qui va faire
00:23:52chuter,
00:23:53pardon,
00:23:53c'est peut-être l'économie,
00:23:54c'est peut-être les gens
00:23:55qui auront faim,
00:23:56c'est peut-être...
00:23:57C'est un soulèvement populaire
00:23:58à ce moment-là ?
00:23:59je ne crois pas
00:23:59au soulèvement populaire.
00:24:00Nous,
00:24:01on l'a tous cru
00:24:02dans des tas d'endroits.
00:24:03On supprime le dictateur,
00:24:05il y a un soulèvement populaire.
00:24:06C'était les printemps arabes
00:24:07et tout ça.
00:24:08On s'est tous trompés.
00:24:10Je crois qu'il n'y a pas
00:24:10de soulèvement populaire
00:24:11mais quand il y a
00:24:1290 millions d'habitants
00:24:13comme vous le rappelez
00:24:14sur un territoire assez grand
00:24:15qui n'a plus de quoi se nourrir,
00:24:17qui n'a plus d'Internet
00:24:18pour faire des trucs
00:24:19tout aussi simples.
00:24:20L'Internet est partiellement
00:24:21revenu là quand même.
00:24:21Oui,
00:24:22mais pas encore
00:24:22dans le système bancaire
00:24:23pour ceux qui veulent en profiter.
00:24:27Donc,
00:24:27pour moi,
00:24:28la seule solution,
00:24:28pardon,
00:24:29la seule option militaire
00:24:30que peuvent présenter
00:24:31les militaires,
00:24:32c'est une deuxième série
00:24:33de frappes,
00:24:33à moins bien sûr de dire...
00:24:34Mais des frappes civiles ?
00:24:36Ah ben non.
00:24:36Sur les infrastructures ?
00:24:37Non.
00:24:38Parce qu'on a beaucoup parlé
00:24:39des centrales électriques
00:24:40qui sont des infrastructures civiles.
00:24:42Alors après,
00:24:43c'est la ligne entre la guerre,
00:24:46les crimes de guerre
00:24:47et les crimes contre l'humanité.
00:24:49Crime de guerre,
00:24:50objectif civil
00:24:50qui ne sert à rien
00:24:51au plan militaire.
00:24:52Les Russes,
00:24:53bien sûr,
00:24:53font ça allègrement
00:24:54en Ukraine depuis le début.
00:24:55Pour le moment,
00:24:56les Américains,
00:24:57comme tous les Occidentaux,
00:24:58parfois on jouait un petit peu
00:25:00sur les mots
00:25:00avec un pont
00:25:01qui peut faire passer
00:25:02des tanks, etc.
00:25:03Mais on n'est pas allé
00:25:03dans les crimes de guerre,
00:25:05je ne pense pas.
00:25:06L'administration américaine
00:25:07est dans les crimes de guerre.
00:25:08Est-ce qu'il pourrait aussi
00:25:08viser les nouveaux responsables
00:25:10de ce régime ?
00:25:10Bien sûr.
00:25:10Alors ça,
00:25:11c'est du renseignement.
00:25:12Notamment le fils du guide
00:25:13qui a pris la place.
00:25:15Avec les Israéliens,
00:25:16car ceux qui sont implantés
00:25:17sur le sol,
00:25:18c'est vraiment...
00:25:18Mais Amiral,
00:25:18vous êtes à la Maison Blanche
00:25:20dans la cellule de crise
00:25:21et le président vous dit
00:25:22Amiral,
00:25:24je peux y aller
00:25:24une deuxième fois,
00:25:25relancer une série de frappes.
00:25:27Est-ce que vous me garantissez
00:25:28que ça fonctionne
00:25:28et que le régime tombe
00:25:29et qu'on va gagner
00:25:30cette guerre
00:25:31qui dure depuis
00:25:32maintenant près de trois mois ?
00:25:33Non,
00:25:33je dirais,
00:25:35on va détruire
00:25:3770% des moyens
00:25:38qui restent,
00:25:39etc.
00:25:40Mais on ne peut pas
00:25:40garantir la chute du régime
00:25:42parce que la chute du régime,
00:25:43c'est un choc politique
00:25:46avec un régime
00:25:47qui est installé
00:25:48depuis 50 ans,
00:25:49qui a prévu
00:25:51de remplacer les têtes
00:25:52comme une ministre
00:25:53de l'Amérique.
00:25:56de l'Iran.
00:25:58Alors tout d'abord,
00:26:00ce qui est important
00:26:00de savoir,
00:26:01c'est que l'Iran
00:26:01n'aura jamais
00:26:01d'armes nucléaires
00:26:02et les jours
00:26:05derniers nous ont montré
00:26:06que c'était vrai
00:26:07et ils ne pourront
00:26:08jamais avoir
00:26:08d'armes nucléaires.
00:26:12Le président nous a toujours
00:26:13dit que
00:26:14la diplomatie
00:26:16est toujours
00:26:17la première option.
00:26:17Ils ne peuvent pas
00:26:19obtenir d'armes nucléaires.
00:26:27le vice-président
00:26:28Vance a été impliqué.
00:26:30Nous allons attendre
00:26:31de voir comment la situation
00:26:33va évoluer
00:26:34dans les heures qui viennent.
00:26:36Vous avez,
00:26:37monsieur le président,
00:26:38d'autres options
00:26:38si l'option diplomatique
00:26:39échoue.
00:26:40Le résultat,
00:26:41c'est que
00:26:42nous préférons
00:26:43la route diplomatique
00:26:44et nous allons tenter
00:26:45de bien arriver,
00:26:46nous allons tenter
00:26:47de donner toutes les chances
00:26:48à la diplomatie.
00:26:50Encore une fois,
00:26:50c'est très simple.
00:26:51L'Iran ne peut pas
00:26:53obtenir d'armes nucléaires
00:26:54ni l'Iran
00:26:55ni les gens
00:26:55qui sont en charge,
00:26:56qui sont responsables
00:26:57au plus haut niveau
00:26:58de l'État iranien.
00:26:59Et tant que vous serez président,
00:27:00ils n'obtiendront jamais
00:27:01d'armes nucléaires.
00:27:02C'est très clair.
00:27:03Deux autres points.
00:27:05Sur la frontière
00:27:06et sur la sécurité
00:27:08de la frontière.
00:27:09De quoi s'agit-il ?
00:27:10Il s'agit de traiter
00:27:11des immigrés clandestins
00:27:13qui ne veulent pas rentrer
00:27:14dans leur pays d'origine
00:27:15pour une certaine,
00:27:16pour toute une série de raisons.
00:27:18Et l'une des choses
00:27:19que nous avons réussies
00:27:21est la suivante.
00:27:23C'est que 20 pays
00:27:24ont accepté
00:27:27d'être des pays
00:27:29de transit
00:27:29afin de reprendre
00:27:32des ressortissants
00:27:32que des pays tiers
00:27:34refusent
00:27:34de leur côté
00:27:36de reprendre.
00:27:37Et cela
00:27:39se produit
00:27:40de la manière suivante.
00:27:41Alors voilà,
00:27:41on va avoir
00:27:42un immigré clandestin.
00:27:44Il y a une impossibilité
00:27:45pour des raisons
00:27:46mais ce n'est pas
00:27:46si possible.
00:27:47Donc on a entendu
00:27:48Marco Rubio répéter
00:27:49que l'Iran
00:27:50n'aura jamais
00:27:51l'arme nucléaire.
00:27:52C'est leur mantra,
00:27:53c'est la ligne de conduite,
00:27:55c'est la stratégie.
00:27:56Oui, mais on l'entend
00:27:57aussi dire
00:27:58qu'il faut donner
00:27:59toutes ces chances
00:27:59à la diplomatie
00:28:00et on va faire
00:28:01le maximum
00:28:02pour obtenir un accord.
00:28:03Ça prouve
00:28:03que les discussions
00:28:04continuent.
00:28:05Oui, ça veut dire
00:28:05que la stratégie
00:28:06elle est claire.
00:28:07On va essayer
00:28:08d'obtenir ce que l'on veut,
00:28:09c'est-à-dire
00:28:10la fin de l'Iran nucléaire,
00:28:12pour résumer,
00:28:12la fin de la capacité
00:28:14de l'Iran
00:28:14d'avoir la bombe atomique
00:28:16et ça,
00:28:17c'est une ligne rouge.
00:28:18Mais au-delà de ça,
00:28:20on va faire le maximum
00:28:21pour y arriver.
00:28:21Donc si vous voulez,
00:28:22l'Amérique d'aujourd'hui,
00:28:24elle n'est pas
00:28:24dans un mode guerrier.
00:28:26Elle est dans un mode
00:28:27où elle est prête
00:28:28éventuellement
00:28:29à intervenir
00:28:30et ça,
00:28:30ça n'a aucun doute.
00:28:31Trump a d'autres options,
00:28:32dit Bruno.
00:28:33Il y a une armada
00:28:33qui est toujours en place
00:28:35et qui est capable
00:28:36de frapper
00:28:36avec le soutien israélien,
00:28:38Israël n'attendant
00:28:39que cela.
00:28:40Mais entre le moment
00:28:41où on dit
00:28:42nous sommes prêts
00:28:43et le moment où on appuie
00:28:44sur le bouton,
00:28:45il y a une marge énorme.
00:28:46Et encore une fois,
00:28:47compte tenu du calendrier
00:28:48qui s'impose à Trump,
00:28:49il est dans une sorte
00:28:50de piège iranien
00:28:51qui est de plus en plus
00:28:53difficile pour lui
00:28:54parce qu'il cherche
00:28:55à en sortir
00:28:55et il n'y parvient pas.
00:28:57Et je ne pense pas
00:28:58personnellement,
00:28:58bien que n'étant pas
00:28:59un expert militaire,
00:29:00qu'une nouvelle campagne
00:29:01de bombardement
00:29:02mettrait fin
00:29:02au régime iranien
00:29:03qui a montré
00:29:04sa capacité à résister
00:29:05et non seulement
00:29:07à résister,
00:29:07mais à déstabiliser
00:29:08l'économie mondiale
00:29:10en commençant
00:29:10par déstabiliser
00:29:12l'économie mondiale
00:29:13persique.
00:29:13Au bout du scénario
00:29:14qu'on évoquait,
00:29:15s'il y avait une reprise
00:29:15de la guerre
00:29:17et des frappes,
00:29:18si je comprends bien,
00:29:19pour enverser le régime,
00:29:20sans troupes au sol,
00:29:21c'est impossible.
00:29:22Voilà.
00:29:23C'est ce que j'allais dire.
00:29:24S'il n'y a pas de troupes
00:29:25au sol,
00:29:26c'est quasiment impossible.
00:29:27Oui, mais une opération
00:29:28façon vénézuélien en Iran
00:29:29n'est pas possible.
00:29:30Ah non, bien sûr que non.
00:29:31Ce n'est pas la dimension
00:29:34des pays iraniens
00:29:35et des capacités de défense.
00:29:37D'autant plus que
00:29:37dans les objectifs militaires,
00:29:39là je prends
00:29:40une compagnie de bombardement
00:29:42classique avec les objectifs
00:29:43qui ont été définis,
00:29:44etc.
00:29:44Mais toutes les options
00:29:45que j'allais dire
00:29:48parallèles
00:29:48qu'on aurait pu prendre,
00:29:50détruire Hormuz,
00:29:51détruire l'île de Karg,
00:29:52etc.,
00:29:53s'oppose sans doute
00:29:55aux Chinois.
00:29:57Et il est vraisemblable
00:29:58que dans la rencontre
00:29:59avec le président chinois,
00:30:00je crois que vous l'avez évoqué,
00:30:02ces choses-là
00:30:03ont été évoquées
00:30:03parce que le pétrole
00:30:05iranien passe par
00:30:08Hormuz.
00:30:09Et il est acheté
00:30:09par les Chinois.
00:30:10Et le détroit de Malacca
00:30:11d'ailleurs,
00:30:11qui est aussi un détroit
00:30:12qu'on peut contrôler facilement.
00:30:15Donc c'est sans doute
00:30:16Patouche
00:30:16à ces objectifs
00:30:18qui, à mon avis,
00:30:20avec une vision extensive
00:30:22du droit,
00:30:22ne relèveront
00:30:23pas de crime de guerre,
00:30:25sachant que le pétrole
00:30:26participe de la capacité
00:30:27des Iraniens
00:30:28à faire la guerre.
00:30:28Voilà.
00:30:29Donc on pourrait avoir
00:30:30une vision comme ça.
00:30:31Juste une chose
00:30:31au niveau du droit international.
00:30:32Vous savez,
00:30:33le droit international
00:30:34dont on parle souvent
00:30:35sur les plateaux de télévision,
00:30:36il a été établi en 1945
00:30:38où il y avait des États,
00:30:39on va dire,
00:30:40raisonnables
00:30:40et il n'y avait pas
00:30:41des États terroristes,
00:30:42des organisations terroristes.
00:30:44Et j'ai lu récemment
00:30:45une analyse
00:30:47dans Causeur,
00:30:48d'un jeune analyste
00:30:50qui s'appelle
00:30:50Elliot Shawat
00:30:50qui explique tout à fait
00:30:51qu'en fait,
00:30:52cette situation
00:30:53avec le droit international
00:30:54où on fait attention
00:30:55à, on ne va pas bombarder
00:30:56un pont
00:30:57parce qu'on risquerait
00:30:57de faire un crime de guerre,
00:30:59alors qu'en face,
00:30:59vous avez des gens
00:31:00qui vont bombarder
00:31:00même jusqu'à une centrale nucléaire
00:31:03à Abu Dhabi,
00:31:04on voit bien
00:31:05que ça ne marche pas.
00:31:06Donc en fait,
00:31:06on ne peut pas se battre
00:31:07avec deux mains dans le dos
00:31:08en essayant de respecter
00:31:10des lois
00:31:10avec des gens
00:31:10qui vous bombardent.
00:31:11Donc, je ne crois pas.
00:31:12La situation très claire
00:31:14maintenant pour les États-Unis
00:31:15et Israël,
00:31:16ça va être de gagner cette guerre.
00:31:17Si à un moment donné,
00:31:18on doit passer
00:31:19par la destruction
00:31:19des centrales électriques,
00:31:21si on doit passer
00:31:21par la destruction
00:31:22de ponts,
00:31:23si on doit passer
00:31:23par la destruction
00:31:24d'infrastructures
00:31:25qui sont mixtes
00:31:26tant civiles
00:31:27que militaires,
00:31:28il faudra y arriver
00:31:29parce que, je vous dis,
00:31:30c'est un service
00:31:30que l'on rend
00:31:31à l'humanité tout entière.
00:31:32Ce régime...
00:31:33Moi, je dirais
00:31:33que vous êtes plus trumpien
00:31:35que Trump lui-même
00:31:36et que vous avez un discours
00:31:37qui est va-t'en-guerre
00:31:38qui correspond à celui
00:31:39que prononce le ministre
00:31:40de la guerre,
00:31:41Pitexet,
00:31:41qui, effectivement,
00:31:42au début de la guerre,
00:31:43a harangué ses troupes
00:31:44en commençant par des prières
00:31:45et qui est dans une sorte
00:31:47de mission presque religieuse
00:31:49et messianique.
00:31:50On n'en est plus là, Philippe.
00:31:52Et c'est là,
00:31:52vous avez entièrement raison
00:31:53parce que le monde entier
00:31:54attend,
00:31:54y compris l'Amérique,
00:31:55attend que le détroit d'Ormousse
00:31:57soit réouvert
00:31:58et non pas qu'on se précipite
00:32:00dans une nouvelle aventure
00:32:01qui aurait un effet catastrophique.
00:32:03On va arriver
00:32:03à la fin de l'année
00:32:04et le détroit d'Ormousse
00:32:06ne sera pas libéré,
00:32:07réouvert.
00:32:08Ce n'est pas possible.
00:32:08Les Chinois ne le veulent pas,
00:32:10les Européens ne le veulent pas.
00:32:10C'est pas quand je suis
00:32:11de la fin de l'année,
00:32:11quand même.
00:32:12On sait déjà
00:32:13que la reprise normale
00:32:15du trafic,
00:32:16ça va prendre au moins
00:32:17trois mois.
00:32:17On est au mois de juin,
00:32:18juillet, août, septembre.
00:32:20La récession approche.
00:32:21Il faudrait être raisonnable
00:32:23d'une certaine façon
00:32:24pour se projeter
00:32:25dans un autre scénario
00:32:26que celui...
00:32:27Il n'est pas à la Maison-Blanche.
00:32:28Non, mais il est plus
00:32:29Trumpiste que Trump.
00:32:30Non, mais vous avez raison.
00:32:31Celui dont je suis le plus proche,
00:32:32c'est Pitexet.
00:32:32Vous avez entièrement raison.
00:32:33Donc, l'analyse est la bonne.
00:32:35Voilà, vous avez entièrement raison.
00:32:36On se connaît assez bien.
00:32:37C'est une voix qui va l'emporter.
00:32:38Je n'en suis pas convaincu.
00:32:39Vous connaissez mes relations
00:32:40à Washington
00:32:40et vous savez
00:32:40les gens dont je suis proche.
00:32:41Donc, vous avez parfaitement raison.
00:32:44Mais véritablement,
00:32:45je crois qu'il faut
00:32:45que tout le monde comprenne
00:32:46et je l'ai dit récemment,
00:32:48je crois que je l'ai dit
00:32:48sur votre plateau,
00:32:49si on paye l'essence
00:32:5120% plus cher,
00:32:52effectivement,
00:32:53ce n'est pas bien.
00:32:55Mais si on doit prendre
00:32:565 ou 10% de récession
00:32:58dans l'année
00:32:59pour se débarrasser
00:33:00de ce régime terroriste
00:33:01qui émet à feu et à sang
00:33:02la planète,
00:33:03ça n'est pas grave.
00:33:04Si on doit se passer de vacances,
00:33:05si au lieu de prendre l'avion
00:33:07pour aller au Brésil
00:33:08ou aller aux Etats-Unis
00:33:09cet été
00:33:10parce qu'on n'a plus de carburant,
00:33:11ça n'est pas grave.
00:33:12On a un régime
00:33:13qui nous met tous en danger.
00:33:15Ces gens-là
00:33:15ont fait sauter des bombes
00:33:16dans le monde entier
00:33:17et ces gens-là,
00:33:18si on les laisse aller plus loin,
00:33:19seront capables
00:33:20d'envoyer un missile.
00:33:21Regardez ce que...
00:33:21Le jour où ils auront le nucléaire,
00:33:23là, ça sera terminé.
00:33:24On ne prend pas
00:33:25l'enverser le régime complètement.
00:33:26J'étais à Jérusalem
00:33:27et j'étais à Tel Aviv récemment.
00:33:29Quand vous allez à Tel Aviv
00:33:30et que vous voyez
00:33:30les quartiers dévastés
00:33:31par les missiles
00:33:32qu'ils ont envoyés,
00:33:33si ces missiles,
00:33:33ils arrivent à les prolonger
00:33:34un peu plus loin
00:33:35et à les envoyer
00:33:35sur une capitale européenne,
00:33:37admettons Athènes,
00:33:38qui est, on va dire,
00:33:39beaucoup plus près
00:33:39que Néparis,
00:33:41et vous n'imaginez pas
00:33:41la dévastation
00:33:42à laquelle ça correspond.
00:33:44Donc je vous dis,
00:33:44ce régime doit être mis
00:33:45totalement à bas
00:33:46et comme je l'ai déjà
00:33:47dit plusieurs fois,
00:33:48à bas les Molas,
00:33:49à bas les Ayatollahs,
00:33:50à bas les gardiens
00:33:51de la Révolution,
00:33:51à bas ce régime.
00:33:52Il faut qu'on retrouve...
00:33:54Je ne suis pas...
00:33:55Oui, mais d'accord,
00:33:55mais la stratégie
00:33:57des frappes militaires,
00:33:58ce n'est pas ça
00:33:58qui mettra à bas le régime.
00:34:00Donald Trump a misé beaucoup
00:34:01sur le blocus du blocage.
00:34:03Le blocus du blocage
00:34:04du Détroi d'Ormouz.
00:34:05Sauf que ça n'a pas
00:34:07d'effet politique en Iran.
00:34:08Vous avez tout à fait raison, Alain.
00:34:11Trump a d'ailleurs montré
00:34:12une forme d'intelligence
00:34:13qui a surpris tout le monde
00:34:14lorsqu'il a décidé le blocus.
00:34:17L'Iran menaçait de bloquer.
00:34:19Trump a dit,
00:34:19c'est nous qui allons
00:34:20contrôler le blocus
00:34:21et qui allons faire
00:34:22un blocus américain.
00:34:23Et ça a fonctionné.
00:34:25Donc, l'Iran s'est retrouvé
00:34:26d'une certaine manière
00:34:27pris à son propre jeu.
00:34:28Mais ça fonctionne encore ?
00:34:29C'était très habile.
00:34:30Ça a affaibli l'économie iranienne.
00:34:32Mais ça veut dire
00:34:32que les militaires américains
00:34:33qui sont très précis,
00:34:35très programmés,
00:34:36qui ont réfléchi
00:34:37à cette guerre
00:34:37depuis des semaines,
00:34:38ils ont compris aussi
00:34:40qu'elles étaient
00:34:40à la limite de leur action.
00:34:41Et ils voient très bien
00:34:42qu'une nouvelle série de frappes
00:34:43ne va pas régler le problème.
00:34:45Donc, on peut tenir
00:34:46un discours apocalyptique,
00:34:47mais la réalité d'aujourd'hui...
00:34:49Si le blocus du blocus
00:34:51fonctionne,
00:34:51les Américains peuvent
00:34:53attendre encore.
00:34:54Et le Dow Jones
00:34:54est au plus haut.
00:34:55Les Américains peuvent attendre.
00:34:57La bourse est au plus haut
00:34:58et l'essence aussi.
00:34:59L'Iran a plus à perdre
00:35:00de ce blocus
00:35:01que les Américains.
00:35:02Si vous voulez,
00:35:02moi, quand j'entends dire
00:35:03qu'on peut se permettre
00:35:04de perdre encore 25%
00:35:06sur le prix...
00:35:08Enfin, augmenter l'essence
00:35:0925%,
00:35:10une crise économique,
00:35:11la récession,
00:35:12le chômage, etc.,
00:35:13je trouve que c'est
00:35:14un discours extrêmement inquiétant
00:35:16et qui manque de prudence
00:35:17parce qu'on est dans un monde
00:35:18qui va déjà assez mal
00:35:19sur le plan économique.
00:35:20Le chômage en France,
00:35:20ce n'est pas uniquement
00:35:21lié à ce qui se passe
00:35:22au détroit d'Arrose.
00:35:23Non, non, mais imaginez
00:35:24une récession globale.
00:35:26La récession est à nos portes.
00:35:28Si le prix de l'essence
00:35:30augmente encore,
00:35:31eh bien, ça veut dire
00:35:32chômage,
00:35:33récession
00:35:33et déstabilisation.
00:35:35Et déstabilisation,
00:35:36au-delà de l'Europe,
00:35:36pas avec les missiles iraniens,
00:35:37mais avec le poids
00:35:39de...
00:35:40avoir des missiles
00:35:40qui vont jusqu'à nous toucher
00:35:41à Paris,
00:35:42je peux dire
00:35:43que ce n'est pas une récession.
00:35:43de laisser l'Iran
00:35:44avoir des missiles.
00:35:45Trump l'a dit lui-même,
00:35:47il n'est pas question
00:35:47que l'Iran ait l'armes nucléaires.
00:35:48Non, mais je ne parle pas nucléaires,
00:35:49je ne parle pas nucléaires.
00:35:49Si on les laisse avoir
00:35:50des missiles balistiques,
00:35:51ils ont réussi.
00:35:53Je pense que les Israéliennes,
00:35:54d'ailleurs, les Israéliens
00:35:55le disent eux-mêmes,
00:35:56l'Iran,
00:35:57avec les frappes de juin 2025
00:35:59et du début de l'année 2026,
00:36:02je dirais,
00:36:04ont accumulé tellement
00:36:06de destruction
00:36:07que leur programme nucléaire
00:36:09est anéanti
00:36:09pour les 5 à 10 prochaines années.
00:36:11Il n'y a pas que le nucléaire.
00:36:12Et donc, si vous voulez,
00:36:13la menace iranienne,
00:36:14elle n'est pas imminente.
00:36:15Qu'elle soit,
00:36:16qu'elle ait été...
00:36:16Oui, mais l'idée,
00:36:17ce n'était pas de refaire la guerre
00:36:18tous les 5 ans,
00:36:18je comprends bien aussi
00:36:19du côté des Américains.
00:36:20Ce qui se passera dans 5 ans,
00:36:21vous êtes sans doute mieux placé
00:36:23pour moi de le dire,
00:36:24mais moi, personnellement,
00:36:24je préférerais avoir
00:36:26une solution rapide
00:36:27pour relancer l'économie mondiale,
00:36:29empêcher l'Iran,
00:36:30effectivement,
00:36:30de développer
00:36:30et les missiles balistiques
00:36:32et le nucléaire,
00:36:34certes,
00:36:34mais pas au prix
00:36:35d'une guerre
00:36:36qui serait dévastatrice,
00:36:37pas simplement pour l'Iran,
00:36:39mais pour le monde entier.
00:36:40Cette guerre aurait dû être menée
00:36:41il y a déjà bien longtemps.
00:36:42Elle a été refusée
00:36:43et repoussée
00:36:44par tous les dirigeants américains
00:36:45qui ont précédé,
00:36:46que ce soit Obama,
00:36:48Biden,
00:36:48Trump 1,
00:36:50et donc maintenant,
00:36:51Trump 2 mène ce combat
00:36:53et si on laisse passer...
00:36:54Regardez les missiles
00:36:55qui sont allés toucher
00:36:56et qui ont fait ces 2000 kilomètres,
00:36:57si on les laisse développer
00:36:58leur balistique,
00:36:58si on leur donne
00:36:59les moyens et l'argent,
00:37:01non seulement,
00:37:01non seulement,
00:37:02on risque d'avoir
00:37:03des missiles balistiques
00:37:04en Europe,
00:37:05mais en plus...
00:37:06C'est l'intérêt de tirer
00:37:07des missiles balistiques
00:37:08sur l'Europe.
00:37:08Mais on a affaire
00:37:09à un régime...
00:37:09Vous savez,
00:37:09vous êtes rationnel.
00:37:10Alain, vous êtes rationnel.
00:37:12On a affaire
00:37:12à un régime apocalyptique.
00:37:14Pourquoi se sont-ils mis
00:37:15à tirer des missiles,
00:37:16un drone,
00:37:17sur une centrale nucléaire
00:37:19à Abu Dhabi
00:37:20alors qu'ils ne le sont
00:37:20qu'à quelques centaines
00:37:21de kilomètres ?
00:37:22Vous imaginez le dégât,
00:37:23je dirais,
00:37:24écologique,
00:37:25dangereux de radioactivité ?
00:37:26Donc ces gens-là
00:37:27sont totalement irrationnels.
00:37:28Donc c'est pour ça
00:37:29que je dis qu'il est temps
00:37:29de se débarrasser
00:37:30de ces gens-là
00:37:31et de revenir
00:37:32sur une planète
00:37:32avec des gens rationnels.
00:37:34Je ne sais pas,
00:37:34je ne restais pas avec vous,
00:37:35on disait que Taïwan,
00:37:36j'étais avec Mme Gallichet
00:37:37qui disait que Taïwan
00:37:38a accepté de démanteler
00:37:39son programme nucléaire.
00:37:42Effectivement !
00:37:43Mais enfin, Taïwan,
00:37:44ce sont des gens raisonnables,
00:37:45ce sont des gens cartésiens,
00:37:46ce ne sont pas des gens
00:37:47qui ont une vision apocalyptique
00:37:48du nouveau Madi
00:37:50qui doit renverser
00:37:51et qui doit convertir
00:37:52toute la planète au schisme.
00:37:53C'est ça,
00:37:54ce sont les gens
00:37:55à qui on a affaire.
00:37:56Et c'est pour ça que
00:37:57vous voyez bien
00:37:58que tous les pays du Golfe...
00:37:59Je n'ai jamais envie de dire
00:38:01que je suis désolé,
00:38:02Mme Gallichet l'a expliqué...
00:38:03Non, Taïwan a travaillé
00:38:04sur la mûle.
00:38:05Il faut vérifier cette information.
00:38:06C'est factuel.
00:38:07Je la conteste.
00:38:08Je vous garantis,
00:38:09Ulisse, que Taïwan a travaillé...
00:38:10Jamais la Chine
00:38:11n'aurait laissé faire ça.
00:38:12Taïwan a développé
00:38:13un programme nucléaire
00:38:14qui a été arrêté
00:38:15avec l'aide des États-Unis.
00:38:17Vous pourrez vérifier
00:38:17avec Mme Gallichet
00:38:18quand vous la revirez.
00:38:19En tout cas, aujourd'hui,
00:38:20si vous voulez,
00:38:20on est dans une situation
00:38:21où il y a deux fronts,
00:38:22n'oublions pas.
00:38:23Il y a le front iranien
00:38:24et il y a le front au Liban
00:38:26sur lequel Israël
00:38:28continue de progresser
00:38:30et a même lancé hier
00:38:31une nouvelle offensive
00:38:32avec de nouveaux moyens
00:38:33et en particulier
00:38:34des troupes au sol
00:38:35avec la volonté,
00:38:37si vous voulez,
00:38:37d'éliminer un maximum
00:38:39les infrastructures du Hezbollah.
00:38:41Et là, ce qu'on peut dire,
00:38:42c'est que Trump,
00:38:43s'il tient à respecter
00:38:44le cessez-le-feu avec l'Iran,
00:38:46laisse faire Netanyahou
00:38:47en Israël.
00:38:48Donc, on voit bien,
00:38:49si vous voulez,
00:38:51le fait qu'Israël
00:38:52accélère la cadence.
00:38:53Ça veut dire que,
00:38:54du point de vue de Netanyahou,
00:38:56on a compris
00:38:56que la guerre en Iran
00:38:57allait se terminer
00:38:58et qu'il fallait,
00:38:59je dirais,
00:39:00accélérer les bombardements
00:39:02au sud de Liban
00:39:03avant que Trump
00:39:04ne signe la fin
00:39:05des opérations.
00:39:06Ce qui prouve bien
00:39:07que le Hezbollah
00:39:08n'est pas une milice
00:39:10libanaise,
00:39:10mais une milice iranienne,
00:39:12une armée délocalisée
00:39:13iranienne
00:39:14qui est placée au Liban
00:39:15et qui déstabilise ce pays.
00:39:16N'oubliez pas une chose,
00:39:17si le Hezbollah
00:39:18se retire,
00:39:19se démilitarise,
00:39:20il n'y a plus de guerre
00:39:20avec Israël
00:39:21et le Liban
00:39:23entre effectivement
00:39:23dans les accords d'Abraham,
00:39:24ce qui n'a,
00:39:25pour moi, aucun sens
00:39:26quand on parle du Qatar
00:39:27ou d'autres pays,
00:39:28mais en revanche,
00:39:28le Liban peut arriver
00:39:29à la paix demain
00:39:30si le Hezbollah s'arrête.
00:39:31Si Israël se retire
00:39:32du sud de Liban,
00:39:33Israël est détruit.
00:39:34Si le Hezbollah
00:39:35se retire des armes,
00:39:36c'est la paix.
00:39:36C'est aussi simple que ça.
00:39:39En attendant,
00:39:40en attendant...
00:39:40Je suis sceptique.
00:39:41Oui, bien sûr,
00:39:42mais sauf qu'en attendant,
00:39:43il faut sortir de ce conflit.
00:39:45Oui.
00:39:46Et là,
00:39:47pour le moment,
00:39:48c'est le choix
00:39:49que doit faire Donald Trump
00:39:50parce que c'est à lui
00:39:50de faire ce choix.
00:39:52C'est lui aujourd'hui
00:39:53qui a eu la maîtrise militaire.
00:39:55C'est lui qui a lancé la guerre
00:39:57ou forcé par Benjamin Netanyahou
00:39:59ou pas.
00:40:00Et donc là,
00:40:00maintenant,
00:40:01c'est à lui de décider
00:40:02qu'est-ce qu'on fait.
00:40:03Est-ce que ça continue ?
00:40:04Est-ce qu'il s'enlise ?
00:40:05À un moment,
00:40:06son opinion,
00:40:07qui est contre cette guerre
00:40:08d'ailleurs majoritairement,
00:40:09les Américains sont contre cette guerre.
00:40:10Donc,
00:40:11c'est à lui
00:40:11à essayer de sortir
00:40:12de la moins mauvaise
00:40:13des manières possibles.
00:40:14C'est tout le problème.
00:40:15Ça n'est pas un point sens.
00:40:16Aux États-Unis,
00:40:17encore une fois,
00:40:17et vous parlez...
00:40:19Les gens sont contre,
00:40:20si on leur pose la question,
00:40:20est-ce que vous êtes pour
00:40:21ou contre cette guerre ?
00:40:22Ils sont contre,
00:40:23mais ça n'est pas un point central.
00:40:24Ça n'est pas.
00:40:25Vous savez,
00:40:25aujourd'hui,
00:40:26on en parle beaucoup en Europe.
00:40:26Sauf que son opinion...
00:40:27On en parle moins aux États-Unis
00:40:28que chez nous.
00:40:28Mais c'est exactement ça.
00:40:28Mais bien sûr,
00:40:29sauf que son opinion,
00:40:30même si elle n'en parle pas,
00:40:31quand elle passe à la pompe,
00:40:32elle sait à quoi c'est dû.
00:40:33Oui.
00:40:33Donc,
00:40:34ça,
00:40:34c'est une certitude
00:40:35pour les Américains.
00:40:36Vous avez entièrement raison.
00:40:37Le galon n'a jamais été aussi haut.
00:40:39Vous avez entièrement raison là-dessus,
00:40:40mais ça n'est pas...
00:40:41Parallèlement à ça,
00:40:42vous avez une chute de la criminalité...
00:40:43Trump veut rester dans l'histoire,
00:40:45certes,
00:40:45en ayant peut-être éradiqué
00:40:46le régime iranien,
00:40:47mais il ne veut pas être non plus
00:40:48le président
00:40:49qui aura été pendant des mois
00:40:50celui qui aura fait décence,
00:40:52aura été au plus haut aux États-Unis.
00:40:53On ne peut pas dire
00:40:54qu'aux États-Unis,
00:40:54on ne parle pas de la guerre
00:40:56avec l'Iran.
00:40:57Je veux dire,
00:40:57les actualités américaines...
00:40:58Ce n'est pas le sujet préoccupe...
00:41:00Non,
00:41:00c'est sur les chaînes
00:41:01tous les jours.
00:41:02Attendez,
00:41:02ça n'est pas...
00:41:03Attendez,
00:41:04c'est une guerre qui dure maintenant
00:41:05depuis le 28 février.
00:41:06C'est une guerre
00:41:07qui s'est traduite
00:41:10par un engagement
00:41:10qui est le plus grand engagement
00:41:12de l'Amérique
00:41:13depuis la guerre du Golfe.
00:41:14Certes,
00:41:15sans les troupes au sol,
00:41:16mais quand même
00:41:16qui est assez phénoménale.
00:41:18Et les Américains
00:41:19savent très bien
00:41:19que leur pays
00:41:20est entré dans une guerre
00:41:21dont l'issue est incertaine.
00:41:23Et ce que se dit
00:41:23l'opinion publique américaine,
00:41:25c'est quels sont les objectifs,
00:41:27est-ce qu'ils ont été atteints
00:41:28et quand est-ce que ça se termine ?
00:41:29Et quand on sait
00:41:30que Trump a été élu
00:41:32en disant
00:41:33qu'il voulait mettre fin
00:41:35à toutes les guerres américaines,
00:41:36que ce soit l'Afghanistan,
00:41:37l'Irak,
00:41:38la Syrie,
00:41:39etc.,
00:41:40aujourd'hui,
00:41:40il est confronté
00:41:41à une guerre
00:41:41qui dure beaucoup plus longtemps
00:41:42qu'il ne l'avait envisagée.
00:41:43Donc,
00:41:44les Américains,
00:41:45globalement,
00:41:46seraient absolument ravis
00:41:47d'en finir avec ce conflit
00:41:48et de penser à autre chose.
00:41:50Et notamment,
00:41:51au prix de l'essence
00:41:52et à l'économie.
00:41:53Mais il y a aussi autre chose.
00:41:54Regardez,
00:41:54vous avez parfaitement...
00:41:55Tout à l'heure,
00:41:55vous avez parlé
00:41:56des primaires américaines,
00:41:57des primaires,
00:41:58des sénatoriales
00:41:59et de certains congressmen.
00:42:01Vous voyez bien
00:42:01que tous les candidats,
00:42:05soutenus par Donald Trump,
00:42:06ont gagné,
00:42:06ont même fait perdre
00:42:07des sénateurs
00:42:08qui étaient établis.
00:42:09Donc,
00:42:09vous voyez bien
00:42:09que le soutien
00:42:10à Donald Trump
00:42:11est quand même
00:42:11assez fort aux États-Unis,
00:42:13contrairement à ce qu'on entend.
00:42:14Il reste très fort
00:42:15dans la base
00:42:16du parti républicain,
00:42:18mais il n'est pas fort
00:42:19dans l'ensemble de l'opinion.
00:42:20Les taux de popularité
00:42:21de Donald Trump
00:42:22sont les plus bas
00:42:23de l'histoire des États-Unis
00:42:25depuis la Seconde Guerre mondiale,
00:42:26au bout d'une année de mandat.
00:42:27Oui, mais justement,
00:42:28pour lui,
00:42:29il a plutôt intérêt
00:42:30à obtenir une victoire sur place.
00:42:31Oui.
00:42:33Si les troupes américaines
00:42:34rentrent à la maison
00:42:35et finalement,
00:42:37le régime est toujours là,
00:42:39le détroit d'Hormuz
00:42:40est sous pavillon iranien
00:42:42et le nucléaire,
00:42:43le stock d'uranium
00:42:44est toujours sur place,
00:42:45je ne suis pas sûr
00:42:45que la popularité
00:42:46va remonter.
00:42:47De dire qu'on arrête la guerre,
00:42:48ce qui n'ira pas.
00:42:48C'est bien pour ça
00:42:49qu'on parle d'un piège
00:42:50et finalement,
00:42:52d'une opération,
00:42:53je dirais presque catastrophique
00:42:54pour Donald Trump
00:42:55qui a engagé une guerre
00:42:56avec des objectifs
00:42:57qui ne sont pas atteints.
00:42:58Et donc,
00:42:58aujourd'hui,
00:42:59il va devoir le justifier
00:43:00et c'est pour cela
00:43:02qu'il est attaqué
00:43:04de façon féroce
00:43:05et brutale,
00:43:06violente,
00:43:06par son propre camp
00:43:07au sein du Parti républicain.
00:43:08Mais la popularité
00:43:09ne remontera pas
00:43:10si il capitule.
00:43:12qui aujourd'hui
00:43:13dénonce un accord
00:43:13qui se ferait
00:43:14au détriment
00:43:15du prestige de l'Amérique.
00:43:17Donc,
00:43:17si vous voulez,
00:43:17on est en situation
00:43:17qui est extrêmement difficile
00:43:19en fait pour Donald Trump
00:43:20et la seule façon
00:43:21d'en sortir,
00:43:22c'est de trouver
00:43:22un bon accord
00:43:23avec l'Iran
00:43:24qui permet de sauver la face.
00:43:26de dire qu'il a gagné
00:43:27en quelque sorte.
00:43:28Les Iraniens d'Ironzé
00:43:29qu'ils n'ont pas perdu.
00:43:30C'est de gagner
00:43:30et moi-même,
00:43:31je ne viendrai pas ici
00:43:32défendre un accord.
00:43:33Je ne viendrai pas,
00:43:34vous ne m'inviterez
00:43:34et je ne viendrai pas
00:43:35pour dire
00:43:36oui,
00:43:36c'est super,
00:43:36les étroits d'Ormuz
00:43:37et les Iraniens,
00:43:38on leur rend 20 milliards,
00:43:39on leur laisse le balistique,
00:43:40on leur laisse le nucléaire.
00:43:41Ce serait un échec pour vous.
00:43:42Ce n'est pas un échec,
00:43:43ce serait une capitulation totale,
00:43:45ce serait une catastrophe
00:43:46et je vous dis objectivement,
00:43:47j'enlève ma cravate orange,
00:43:49rouge,
00:43:49tout ce que vous voulez
00:43:50et je change de parti.
00:43:50Et d'ailleurs,
00:43:51à ce moment-là,
00:43:51tout le monde dira
00:43:52Trump a capitulé.
00:44:00l'échec
00:44:01et le fait
00:44:02qu'il n'a pas atteint
00:44:03les objectifs.
00:44:04C'est pour ça que
00:44:04quand vous dites
00:44:05l'accord à tout prix,
00:44:06on peut penser que non,
00:44:07il ne signera pas
00:44:07un accord à tout prix.
00:44:08Quelle est l'alternative ?
00:44:09De continuer la guerre ?
00:44:10Gagner.
00:44:11Vous savez la différence ?
00:44:13Écoutez-moi bien,
00:44:14les seules guerres
00:44:15qui se sont arrêtées,
00:44:16ce sont des guerres
00:44:16qui se sont arrêtées
00:44:17par une victoire totale.
00:44:19Regardez comment
00:44:19les Allemands ont capitulé,
00:44:20comment les Japonais ont capitulé.
00:44:22Donc si on laisse comme ça
00:44:24ces mots-là...
00:44:25Pourquoi les Allemands
00:44:25ont été capitulés ?
00:44:27Il y a eu la bombe atomique.
00:44:30Il n'y a pas été atomisés.
00:44:31Il n'y a pas été atomisés.
00:44:32Il n'y a pas été atomisés.
00:44:32Oui, d'accord.
00:44:33Les Allemands n'ont pas été atomisés.
00:44:34D'accord, mais on peut...
00:44:35Alors on va écouter
00:44:36le ministre de la Défense.
00:44:38De la guerre.
00:44:38De la guerre.
00:44:39Oui, votre héros.
00:44:40Mon ami.
00:44:43Que ce soit pour la guerre de 12 jours,
00:44:44l'opération Midnight Hammer,
00:44:46vous avez créé
00:44:46les conditions nécessaires
00:44:48pour garantir
00:44:49que les Américains
00:44:50et le monde entier
00:44:50soient préservés
00:44:51de ces menaces.
00:44:53Donc quand vous avez lancé
00:44:54l'opération Epic Fury,
00:44:57nous n'avons pas fait les choses
00:44:58comme on les a faites
00:44:59sur les dernières décennies
00:45:01en Irak, en Afghanistan,
00:45:02la façon dont on a pu faire
00:45:03la guerre par le passé.
00:45:04Vous avez dit
00:45:05on va être intelligents,
00:45:07on va utiliser la force maximale
00:45:09et on va les mettre à genoux.
00:45:10Donc que ce soit
00:45:11leur marine
00:45:11qui est maintenant
00:45:12au fond du golfe Persique,
00:45:13leur force aérienne,
00:45:15leur base industrielle,
00:45:17ils ont peut-être des missiles,
00:45:18mais ils ne peuvent plus
00:45:19en construire.
00:45:19Ils ne peuvent plus
00:45:20construire de drones
00:45:21ni de navires.
00:45:23Donc maintenant,
00:45:24ils supplient de négocier
00:45:26et donc Steve, Jared,
00:45:27d'autres font partie
00:45:29de ces négociations
00:45:30et pendant ce temps-là,
00:45:31nous avons installé
00:45:32un blocus extraordinaire
00:45:34et ils n'ont pu faire
00:45:35rien entrer,
00:45:36rien sortir des ports iraniens.
00:45:37Et ça, on le sait
00:45:38grâce à nos renseignements,
00:45:40leur économie
00:45:41s'est complètement effondrée
00:45:43puisqu'elle dépend
00:45:45beaucoup du commerce maritime.
00:45:47Donc grâce aux efforts
00:45:48de vos négociateurs,
00:45:51maintenant nous allons garantir
00:45:51qu'il n'y ait jamais
00:45:52d'armes nucléaires
00:45:53ou alors il faudra
00:45:54revenir au ministère
00:45:55de la guerre
00:45:55et finir le travail
00:45:56qu'on a commencé
00:45:57et nous sommes prêts
00:45:57à le faire.
00:46:00Même ce qu'on a fait
00:46:01sur la flotte
00:46:05fantôme iranienne,
00:46:06nous avons agi
00:46:07pour pouvoir
00:46:09détruire leur économie.
00:46:10Et tout cela est possible
00:46:12grâce aux investissements
00:46:13que vous avez faits
00:46:14dans ce ministère.
00:46:16Pour la deuxième année
00:46:18consécutive,
00:46:19nous avons des niveaux
00:46:21de recrutement
00:46:21records dans l'armée.
00:46:23C'était déjà
00:46:24qu'à l'année dernière,
00:46:25cette année c'est encore
00:46:25plus le cas,
00:46:26les Américains se réjouissent
00:46:27de voir ce que nous faisons
00:46:29d'un point de vue militaire.
00:46:30Notre base industrielle
00:46:31a été fortement renforcée
00:46:32avec des milliers
00:46:33de dollars d'investissement,
00:46:35plus de 50 milliards
00:46:36d'investissement,
00:46:37avec de nouvelles usines,
00:46:38de nouvelles lignes
00:46:39de production.
00:46:40Nous avons maintenant
00:46:41des armes
00:46:41plus rapidement
00:46:42que par le passé
00:46:43et vous êtes engagés
00:46:45à investir
00:46:47plus de 1 500 milliards
00:46:48de dollars
00:46:48dans le ministère
00:46:49et cela signifie
00:46:50qu'il y aura
00:46:50également plus d'emplois
00:46:52pour construire
00:46:53des F-27,
00:46:54des B-21.
00:46:55Nous allons construire
00:46:57des millions
00:46:58de drones également
00:47:01et nous allons
00:47:03faire tout cela
00:47:04plus rapidement
00:47:05que nous le croyons possible
00:47:07et pour moins cher.
00:47:08Vous avez vu
00:47:09ce que nous sommes
00:47:10capables de faire.
00:47:17nous avons pu mener
00:47:21des opérations
00:47:23extrêmement importantes,
00:47:25notamment avec le Venezuela.
00:47:27Nous avons une frontière
00:47:28qui est sécurisée
00:47:29maintenant dans le sud.
00:47:30Nous sommes maintenant
00:47:31en guerre contre les cartels
00:47:32grâce à notre coalition
00:47:33contre les cartels.
00:47:34Le Venezuela va participer
00:47:35également à cela.
00:47:37pour vous donner une idée
00:47:38de l'engagement
00:47:39de notre président.
00:47:41Je peux vous dire
00:47:42qu'il y a un an,
00:47:43le président a entendu
00:47:44l'appel des chrétiens
00:47:47du Nigeria
00:47:47qui étaient attaqués
00:47:50et il a dit
00:47:51je veux que le ministère
00:47:51de la guerre
00:47:52se concentre sur ce sujet
00:47:53et que nous fassions
00:47:54tout ce que nous pouvons
00:47:54pour protéger ces chrétiens.
00:47:56Des partenariats
00:47:56comme cela peuvent
00:47:57prendre du temps
00:47:57et ça se passe en coulisses
00:47:59mais il n'a jamais abandonné.
00:48:00Et maintenant,
00:48:01nous avons fait
00:48:01ce qu'il faut.
00:48:02Bien sûr,
00:48:03nous n'avons pas
00:48:04communiqué là-dessus
00:48:05mais nous avons pu
00:48:06tuer le numéro 2
00:48:10de l'État islamique.
00:48:13Nous avons pu
00:48:15cibler des centaines
00:48:16de membres
00:48:17de l'État islamique
00:48:17qui s'attaquaient
00:48:19à des chrétiens
00:48:20dans le Nigeria.
00:48:20Donc il y a beaucoup
00:48:21de choses que l'on fait
00:48:22que l'on voit dans les médias
00:48:23mais il y a également
00:48:24un certain nombre de choses
00:48:25qui sont faites en coulisses
00:48:26par le président
00:48:27au nom du peuple américain
00:48:28et on peut le remercier
00:48:29pour cela.
00:48:31Merci.
00:48:34Sur les chiffres
00:48:35du recrutement,
00:48:37nous sommes très fiers
00:48:38puisque pendant 4 ans,
00:48:39les administrations
00:48:40présentent
00:48:41ne pas réussir
00:48:41à faire le recrutement
00:48:43nécessaire
00:48:43ni dans la police
00:48:44ni chez les pompiers.
00:48:47Donc on avait du mal
00:48:48à trouver du personnel
00:48:49en uniforme.
00:48:51Il y avait des chiffres
00:48:52records sous Biden.
00:48:54Bonsoir à tous.
00:48:55Voilà pour ces longs
00:48:57discours préliminaires
00:48:58autour de Donald Trump
00:48:59ce soir à la Maison-Blanche,
00:49:00le président américain
00:49:01qui réunit son équipe.
00:49:03Beaucoup de choses
00:49:04dans ce que dit Donald Trump
00:49:04et d'ailleurs pas toujours
00:49:05en lien avec le conflit
00:49:07au Moyen-Orient.
00:49:08Si vous nous rejoignez
00:49:09à 18h45 sur BFMTV,
00:49:12d'abord soyez les bienvenus
00:49:13et ensuite on va tout de suite
00:49:14aller retrouver Antoine Hollard
00:49:15qui suit lui aussi
00:49:16cette réunion à la Maison-Blanche.
00:49:18Antoine, je disais,
00:49:19il y a beaucoup de choses
00:49:19dans ce que dit Donald Trump,
00:49:21beaucoup de choses
00:49:22qui n'ont absolument aucun rapport
00:49:23avec la guerre en Iran.
00:49:25Il a parlé tout à l'heure
00:49:25du prix des médicaments.
00:49:27Qu'est-ce que vous, Antoine,
00:49:28vous arrivez à comprendre
00:49:30de ce que dit ce soir
00:49:31le président américain ?
00:49:35Écoutez, il faut bien voir
00:49:36une chose,
00:49:36c'est que ces conseils
00:49:37des ministres sous Donald Trump,
00:49:38ça n'est pas du tout
00:49:39le lieu où l'on prend
00:49:40les grandes décisions.
00:49:41En fait, c'est un grand spectacle,
00:49:42une grande opération
00:49:43de communication.
00:49:44Vous l'avez vu,
00:49:44les caméras sont présentes
00:49:45du début à la fin.
00:49:46Elles filment l'intégralité
00:49:48de la réunion
00:49:49qui est retransmise d'ailleurs
00:49:49en direct parfois
00:49:50sur certaines chaînes info.
00:49:52Et donc c'est l'occasion
00:49:53pour Donald Trump
00:49:54de faire passer des messages
00:49:55et surtout de vanter son action.
00:49:57C'est donc ce qu'il a fait
00:49:58tout à l'heure
00:49:58en vantant son action
00:50:00sur le pouvoir d'achat
00:50:01en disant que grâce à lui
00:50:02le prix des médicaments
00:50:03a baissé.
00:50:03L'occasion de vanter son action
00:50:05un petit peu en Iran.
00:50:05Il en a parlé un petit peu
00:50:06mais pas tant que ça
00:50:07pour expliquer
00:50:08qu'il n'était pas satisfait
00:50:10pour le moment
00:50:11du résultat des négociations.
00:50:12Son ministre des Affaires étrangères,
00:50:14Marco Rubio,
00:50:14en a un peu remis une couche
00:50:15en disant que la diplomatie
00:50:16reste l'option privilégiée
00:50:18par le président américain
00:50:19pour régler le conflit
00:50:20mais qu'il y a
00:50:21d'autres options
00:50:21à disposition.
00:50:22Sous-entendu
00:50:23une possible reprise
00:50:24des hostilités.
00:50:25Rubio reconnaît néanmoins
00:50:26qu'il y a eu des progrès
00:50:27qui ont été accomplis.
00:50:28Il dit qu'il faudra voir
00:50:29si ces progrès se confirment
00:50:31dans les prochaines heures
00:50:32ou les prochains jours
00:50:33mais globalement
00:50:33on sent que le ton
00:50:34est un petit peu moins optimiste
00:50:36que le week-end dernier
00:50:37lorsque l'administration Trump
00:50:38expliquait que l'accord
00:50:39était à portée de main.
00:50:41Et puis,
00:50:41ce qui a été frappant aussi
00:50:42pendant ce tour de table
00:50:45qui n'est pas encore terminé,
00:50:46c'est que Donald Trump
00:50:47a fait un très très long monologue
00:50:48sur les travaux qu'il a lancés
00:50:50autour du Lincoln Memorial.
00:50:52C'est un bâtiment,
00:50:53un monument ici
00:50:54au centre de Washington.
00:50:55Il y a un bassin devant
00:50:55que Trump est en train
00:50:56de rénover à grands frais.
00:50:57Et il a parlé
00:50:58pendant de très très longues minutes
00:51:00en détail
00:51:00sur l'avancée de ses travaux.
00:51:03On sent que c'est un sujet
00:51:04qui le passionne vraiment,
00:51:05peut-être plus même
00:51:06que la guerre en Iran.
00:51:08Globalement,
00:51:09le message aussi,
00:51:09en tout cas,
00:51:10sur la guerre en Iran
00:51:10que l'administration
00:51:11veut faire passer,
00:51:12c'est que Donald Trump
00:51:12n'acceptera pas
00:51:13un accord au rabais.
00:51:15Et ça,
00:51:15c'est un message important
00:51:16pour l'administration
00:51:17au moment où il y a des doutes
00:51:18qui s'expriment aux Etats-Unis,
00:51:20notamment dans le corps républicain,
00:51:21sur le fait que Trump
00:51:22pourrait lâcher trop de l'Est
00:51:23et accepter un mauvais accord
00:51:25pour sortir au plus vite
00:51:26du bourbier iranien.
00:51:27Merci Antoine.
00:51:28On vous laisse sous votre parapluie
00:51:30continuer à surveiller
00:51:30ce qui se passe
00:51:31à l'intérieur de la Maison-Blanche
00:51:32et vous nous rappelez évidemment
00:51:33s'il y a des choses intéressantes
00:51:35à nous dire.
00:51:36On va en parler ce soir
00:51:36avec Gilles Kepel.
00:51:37Bonsoir.
00:51:38Bonsoir.
00:51:38Professeur émérite
00:51:39des universités spécialistes
00:51:40du Moyen-Orient,
00:51:41Louis Gauthier.
00:51:42Bonsoir.
00:51:42ancien secrétaire général
00:51:43de la Défense
00:51:44et de la Sécurité Nationale
00:51:46et avec Ulysse Gauthier
00:51:48bien sûr à mes côtés.
00:51:49Bonsoir.
00:51:49Bonsoir Ulysse.
00:51:50Pour ceux qui n'ont pas suivi
00:51:52ces 20-30 minutes
00:51:54de discours de Pete Exced,
00:51:55de Marco Rubio,
00:51:56de Donald Trump
00:51:57avant donc cette réunion
00:51:58qualifiée comme une réunion
00:51:59de crise à la Maison-Blanche,
00:52:00on a donc parlé
00:52:01de la rénovation
00:52:02de la Maison-Blanche,
00:52:02du prix des médicaments,
00:52:04de Cuba,
00:52:05de plein de choses.
00:52:05Le mot Iran,
00:52:06d'ailleurs Donald Trump
00:52:07a confondu Iran
00:52:08et Venezuela
00:52:09à un moment,
00:52:11on a presque l'impression
00:52:12Gilles Keppel
00:52:13si on arrivait aujourd'hui
00:52:14que les États-Unis
00:52:16ne sont plus en guerre.
00:52:17Oui, c'est tout à fait curieux.
00:52:19Il est dans une espèce
00:52:20à la fois d'hystérisation
00:52:21et de déni
00:52:24comme si ce qui se passait
00:52:26en Iran
00:52:28faisait partie
00:52:29de la fantasmatique
00:52:30qui est la sienne.
00:52:31Or, la situation
00:52:32en Iran
00:52:34n'est pas tout à fait
00:52:34celle-là
00:52:35puisque,
00:52:37d'une certaine manière,
00:52:38les États-Unis
00:52:39aujourd'hui
00:52:39ont perdu
00:52:41l'initiative.
00:52:43Ce sont
00:52:44les Iraniens
00:52:45qui sont en train
00:52:46de faire monter
00:52:47les enchères
00:52:48et qui,
00:52:50en particulier,
00:52:52se trouvent
00:52:53dans une situation
00:52:54où, par exemple,
00:52:56ils négocient
00:52:56avec le Qatar
00:52:57d'obtenir
00:52:5912 milliards
00:53:00d'avance
00:53:02sur des dommages
00:53:04de guerre.
00:53:04Les Qataris
00:53:05se sont déclarés
00:53:06prêts à payer
00:53:07pour éviter
00:53:08des conflits
00:53:09avec l'Iran
00:53:09à l'avenir.
00:53:12On est dans
00:53:13quelque chose
00:53:14qui ne correspond pas
00:53:16du tout
00:53:16aux plans
00:53:17qui étaient
00:53:18les plans
00:53:18de la Maison-Blanche
00:53:20et on a
00:53:21ce discours
00:53:22qui donne
00:53:23le sentiment
00:53:24un peu
00:53:24d'un jour sans fin
00:53:26Oui,
00:53:26et qui est quand même
00:53:27assez décousu.
00:53:29On a un peu du mal
00:53:30à comprendre
00:53:30de quoi il s'agit,
00:53:31même habitué
00:53:33à Trump.
00:53:34Ce qui,
00:53:36quand même,
00:53:37pose des problèmes
00:53:38aujourd'hui
00:53:39sur ce qu'est
00:53:40la puissance américaine,
00:53:42sur sa capacité
00:53:43à défendre
00:53:44ses alliés
00:53:45et à terroriser
00:53:47ses ennemis.
00:53:49Dans un contexte,
00:53:50on a quand même
00:53:50l'impression
00:53:51que jour après jour,
00:53:53les enjeux
00:53:54de politique intérieure
00:53:55américaine
00:53:56prennent le dessus.
00:53:59Cela étant,
00:54:00ces effets d'annonce
00:54:01perpétuellement
00:54:02contradictoires
00:54:03se traduisent
00:54:04par un effondrement
00:54:06de plus en plus grand
00:54:07dans les sondages,
00:54:08même si
00:54:09c'est un peu
00:54:10dissimulé aujourd'hui
00:54:11par le fait
00:54:12qu'aux primaires
00:54:14qui vont désigner
00:54:15les candidats républicains
00:54:17au Sénat
00:54:18ou à la Chambre
00:54:19des représentants,
00:54:21il y a un effet
00:54:22de solidarité
00:54:23qui fait
00:54:24que ce sont
00:54:24quand même
00:54:25les candidats
00:54:25trumpistes
00:54:27dans la ligne
00:54:28qui l'emportent
00:54:29plutôt
00:54:29sur ceux
00:54:30qui étaient
00:54:31dissidents.
00:54:32Mais après,
00:54:33il est possible...
00:54:33Il reste populaire,
00:54:35Donald Trump,
00:54:35au moins dans son électorat,
00:54:36dans son...
00:54:36Plus ou moins,
00:54:37mais il est possible
00:54:38que tous ceux
00:54:39qui n'ont...
00:54:39tous les républicains
00:54:40qui n'ont pas voté
00:54:41pour ces...
00:54:42pour les gens
00:54:43qui suivent
00:54:45ces directions
00:54:45un peu erratiques,
00:54:47se détournent
00:54:48et votent
00:54:48pour son adversaire.
00:54:49Je reprends
00:54:49deux des déclarations
00:54:50du jour.
00:54:51Il y a quelques minutes,
00:54:51vous les avez peut-être
00:54:52suivies en direct
00:54:52sur BFMTV.
00:54:53Pityxet,
00:54:54le ministre de la Guerre,
00:54:55les États-Unis
00:54:55sont prêts
00:54:56à finir le travail
00:54:57en Iran.
00:54:57Marco Rubio,
00:54:58la diplomatie
00:55:00reste privilégiée.
00:55:01Louis Gauthier,
00:55:02qu'est-ce qu'on fait
00:55:03de tout ça ?
00:55:03Est-ce que ça veut dire
00:55:04que Donald Trump,
00:55:05finalement,
00:55:06et son équipe
00:55:07multiplient les discussions
00:55:08qui vont...
00:55:09les phrases
00:55:09qui vont dans les deux sens,
00:55:11la guerre ou la paix
00:55:12et que l'objectif,
00:55:13c'est juste de sortir
00:55:14de cette guerre
00:55:15sur la pointe des pieds
00:55:16le plus discrètement possible
00:55:17sans que ça se voie presque ?
00:55:18En tout cas,
00:55:19cette séance
00:55:20donne l'impression
00:55:21que l'administration Trump
00:55:23a commencé par lui-même
00:55:24noie le poisson.
00:55:25Ils sont dans une double nasse,
00:55:27la nasse du golfe Persique
00:55:29et du détroit d'Ormuz
00:55:30et maintenant,
00:55:31ce qui vient d'être dit
00:55:31à l'instant,
00:55:32dans une nasse diplomatique
00:55:34où, au fond,
00:55:35les Iraniens,
00:55:36on est habitués
00:55:37à leur stratégie,
00:55:38à leur calcul diplomatique,
00:55:39ont ajouté
00:55:40tellement de choses
00:55:42à la négociation,
00:55:44tellement de présupposés,
00:55:46tellement de préalables,
00:55:47ont eux-mêmes
00:55:48déployé une activité
00:55:49diplomatique contre
00:55:51que c'est aujourd'hui difficile,
00:55:54en tout cas pour cette administration,
00:55:56de se sortir
00:55:56de ces deux nasse.
00:55:58La nasse militaire,
00:55:59peut-être que c'est à raison,
00:56:01sans doute,
00:56:01de mettre en avant
00:56:03les résultats
00:56:04qui ont été obtenus
00:56:04sur le terrain,
00:56:05mais ces résultats,
00:56:06ils ont été obtenus
00:56:07il y a très longtemps
00:56:08et aujourd'hui,
00:56:08de toutes les façons,
00:56:09la voie militaire
00:56:10ne ferait qu'enfoncer
00:56:13les États-Unis
00:56:14dans une guerre
00:56:15qui ne parvient pas
00:56:16à ses effets.
00:56:17Et la voie diplomatique,
00:56:18c'est normal
00:56:19qu'elle soit en partie masquée,
00:56:20donc Roubio est quand même
00:56:21dans une difficulté.
00:56:24Ça ne veut pas dire
00:56:25que la voie diplomatique
00:56:27ne va pas l'emporter,
00:56:28ça veut dire,
00:56:28en revanche,
00:56:29qu'il y a des prises
00:56:30de gages
00:56:31de part et d'autre
00:56:32dans cette négociation
00:56:33qui sont apparues récemment.
00:56:34Les avoirs iraniens,
00:56:37la problématique,
00:56:38du côté iranien,
00:56:40la problématique
00:56:40de la liberté
00:56:41sur le Détroit,
00:56:42voire de sa co-gestion
00:56:44par Omane,
00:56:44et du côté américain,
00:56:46quelque chose
00:56:47qui est invraisemblable,
00:56:48c'est ce qu'il demande
00:56:49à ses partenaires
00:56:50et alliés
00:56:51d'adhérer
00:56:52aux accords d'Abraham,
00:56:54ce qui est évidemment
00:56:55impossible.
00:56:55Donc tout ça
00:56:56vient en surplomb,
00:56:58masque une négociation
00:56:59qui, à mon avis,
00:57:01quand même,
00:57:01avance sur le fond
00:57:02mais bute sans doute
00:57:05sur la question
00:57:06du nucléaire,
00:57:07c'est-à-dire que
00:57:07je n'imagine pas
00:57:08que les américains
00:57:09puissent signer
00:57:10quelque chose aujourd'hui,
00:57:11y compris pour envoyer
00:57:12cette discussion de fond
00:57:13à un peu plus tard,
00:57:14sans avoir d'abord
00:57:16un engagement
00:57:16des iraniens
00:57:17sur cette question.
00:57:18Pendant qu'on surveille
00:57:19la Maison-Blanche,
00:57:21du côté d'Ormuz,
00:57:23absolument rien n'est réglé,
00:57:24les bateaux passent
00:57:25au rythme
00:57:26d'une petite vingtaine
00:57:26chaque jour.
00:57:30L'Iran dit aujourd'hui
00:57:31nous contrôlons
00:57:32et nous contrôlerons
00:57:33dans le futur
00:57:34ce détroit d'Ormuz.
00:57:36Gilles Keppel,
00:57:37est-ce qu'il est possible
00:57:38que, ad vitam aeternam,
00:57:40ce détroit,
00:57:41désormais,
00:57:41soit iranien
00:57:42et juste iranien ?
00:57:43C'est quand même
00:57:44très peu probable
00:57:44parce que c'est
00:57:45un enjeu mondial.
00:57:46C'est aujourd'hui
00:57:47ce que les Iraniens
00:57:49font monter
00:57:49dans la négociation
00:57:50puisque pour lâcher Ormuz,
00:57:52ça va coûter
00:57:53de plus en plus cher
00:57:54et ça coûte déjà
00:57:55au Qatar apparemment
00:57:5612 milliards de dollars
00:57:59pour faire passer
00:58:01les métaniers
00:58:02dans le détroit
00:58:03librement.
00:58:03Il va falloir mettre ça
00:58:04tout en haut de la pile
00:58:05dans l'accord quand même.
00:58:06Oui, ils ont à mon avis
00:58:07trois clés
00:58:08qu'ils ont rajoutées
00:58:09à cette négociation
00:58:10en prenant
00:58:11la négociation
00:58:12au col.
00:58:13Il y a cette question
00:58:14du détroit
00:58:15et d'une régulation
00:58:17qui, vous avez raison,
00:58:18serait impossible
00:58:18au regard du droit
00:58:19international,
00:58:20inacceptable
00:58:20pour les Américains.
00:58:21Il y a les avoirs
00:58:23et il y a même aujourd'hui
00:58:24ce qu'ils ont ajouté,
00:58:25les bases.
00:58:26La demande
00:58:27des bases américaines.
00:58:29Tout ça,
00:58:30ce sont des éléments
00:58:31qui sont rajoutés.
00:58:32Là, c'est une capitulation.
00:58:33Oui, mais ça n'intervient
00:58:34pas si les Américains
00:58:34quittent le Moyen-Orient.
00:58:35Les Iraniens sont habiles.
00:58:36Ils ont rajouté
00:58:37des préconditions
00:58:38pour pouvoir les lâcher
00:58:39le moment opportun
00:58:40en échange
00:58:41de ce qui est pour eux
00:58:42très important,
00:58:43la levée des sanctions,
00:58:45sans doute immédiatement
00:58:46les avoir
00:58:46et ensuite de différer
00:58:47la question de l'Ukraine
00:58:48à une négociation
00:58:49plus tardive.
00:58:50Mais pour rentrer
00:58:51dans cette négociation
00:58:52plus tardive,
00:58:53pour les Américains,
00:58:53on ne peut pas lâcher
00:58:54un minimum d'accords
00:58:56sur cette question.
00:58:57Mais alors,
00:58:57sur quoi il va lâcher ?
00:58:58Sur quoi il peut lâcher
00:58:59Donald Trump
00:59:00avec des échéances
00:59:03sur la scène nationale ?
00:59:04On parle de début juillet,
00:59:05la fête nationale,
00:59:06les 250 ans
00:59:07de l'indépendance,
00:59:08les prix du baril,
00:59:09la coupe du monde de foot.
00:59:10La coupe du monde,
00:59:10oui, c'est ça.
00:59:11Il est pris dans une situation,
00:59:13il s'est mis
00:59:13dans une situation
00:59:15épouvantable.
00:59:15Ce qui est probablement
00:59:17qui explique ce discours
00:59:18à forme un peu délirante,
00:59:19qui part dans tous les sens,
00:59:21comme si c'était
00:59:22une multiplication
00:59:23de satisfaits sites
00:59:26ponctuels
00:59:27dont la somme
00:59:28ferait une grande victoire.
00:59:30Mais au bout d'un moment,
00:59:32ça ne marche plus.
00:59:33L'histoire des avoirs
00:59:35est très importante
00:59:36parce que,
00:59:38en réalité…
00:59:39Je peux vous interrompre
00:59:39pour l'instant ?
00:59:40C'est une formule
00:59:41qu'on utilise beaucoup,
00:59:42y compris sur ce plateau,
00:59:43les avoirs iraniens
00:59:44bloqués à l'étranger.
00:59:44De quoi on parle ?
00:59:45Oui, alors,
00:59:46il y a 25 milliards
00:59:47d'avoirs iraniens
00:59:49qui ont été bloqués
00:59:50dans le cadre
00:59:50de sanctions multiples.
00:59:53Les Iraniens exigent
00:59:55que ça leur soit rétrocédé.
00:59:56Et c'est les Américains
00:59:58qui les gardent quelque part.
00:59:59Ils ne veulent pas…
01:00:01Trump ne veut pas les rendre.
01:00:03Et le Qatar,
01:00:04aujourd'hui,
01:00:06enfin,
01:00:06ce n'est pas encore fait,
01:00:07mais laisse entendre
01:00:08qu'ils peuvent mettre
01:00:10au pot…
01:00:11Le Qatar a un trésor gigantesque
01:00:14accumulé par la rente gazière
01:00:16qu'ils peuvent mettre au pot
01:00:1812 milliards de dollars
01:00:20pour donner aux Iraniens
01:00:24l'opportunité
01:00:25de ne pas perdre la face
01:00:26et d'ouvrir le…
01:00:2912 milliards qui ne sont pas
01:00:30des avoirs gelés.
01:00:30Ce serait un cadeau du Qatar.
01:00:32Oui, enfin…
01:00:32Un beau cadeau,
01:00:3312 milliards.
01:00:34Un beau cadeau.
01:00:35Qui serait peut-être
01:00:35la contrepartie
01:00:37d'avoirs qui ont été bloqués
01:00:39dans le cadre
01:00:39d'une négociation précédente
01:00:41sur des indemnisations
01:00:43de libération d'otages.
01:00:44Donc,
01:00:44ce qui aurait été bloqué
01:00:46au Qatar
01:00:46parce que les Américains,
01:00:48au dernier moment,
01:00:48ont refusé que cet argent
01:00:49soit versé.
01:00:50Alors,
01:00:50ce serait peut-être
01:00:50de l'argent qataris,
01:00:51mais qui serait quelque part
01:00:53une contrepartie
01:00:53de ces sommes.
01:00:54Mais ce qui est important,
01:00:56c'est que si l'Iran
01:00:57obtient 6,
01:00:5912,
01:00:5920 milliards,
01:01:00c'est que c'est l'asphyxie
01:01:02de sa société
01:01:03et de son économie.
01:01:04Enfin,
01:01:04ils ont une bouffée d'air.
01:01:06Donc,
01:01:06c'est un impact immédiat pour…
01:01:08Ça,
01:01:08c'est un autre enjeu.
01:01:10C'est-à-dire,
01:01:10aujourd'hui,
01:01:11on a l'impression
01:01:12que Trump est parti en vrille,
01:01:14si on me passait l'expression,
01:01:15et que l'Iran
01:01:16est en train
01:01:17d'accumuler
01:01:17des succès,
01:01:18en gros,
01:01:19de joueurs d'échecs
01:01:20face à l'agent immobilier.
01:01:21Je n'ai rien
01:01:21contre les agents immobiliers.
01:01:23Mais le…
01:01:24Comme on se fâchait
01:01:25avec tous les agents immobiliers
01:01:26qui nous regardent.
01:01:26Non, ça va,
01:01:27je n'ai pas d'appartement à vendre.
01:01:28Il y a eu leur déchèque.
01:01:28On y a acheté.
01:01:29Et on y a loué,
01:01:30heureusement.
01:01:31Mais l'enjeu,
01:01:33c'est que la société iranienne,
01:01:37elle tient,
01:01:38pour l'instant,
01:01:39parce qu'il y a
01:01:40cette espèce
01:01:40de tension militaire gigante.
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