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  • il y a 1 jour
Dans son nouveau livre "Nous avons encore envie" publié chez Allary Editions, le leader de Place publique propose un "contrat patriotique" aux Français afin de les réconcilier avec l’idée de grandeur nationale. Il esquisse aussi les grandes lignes de son programme présidentiel. "Le Nouvel Obs" l'a reçu en interview pour décrypter ses mesures. Regardez.

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Transcription
00:00Bonjour Raphaël Glucksmann, vous avez choisi pour votre livre un titre qui peut surprendre pour un livre politique « Nous
00:08avons encore envie ».
00:09On a envie de vous demander, envie de quoi précisément ?
00:12Envie de France, envie de liberté, envie de dignité, envie d'être souverain, envie de choisir son destin.
00:18Et en fait, la question de l'envie, elle est centrale, parce qu'en 2027, on ne pourra pas simplement
00:23faire barrage.
00:24On ne pourra pas aller voir les Françaises et les Français et leur dire « ne votez pas pour les
00:27extrêmes, c'est trop dangereux ».
00:29Soyez rationnels, soyez responsables. Il faut qu'on arrive à retrouver une envie.
00:34Et moi, ça fait des mois que je traverse le pays avec en tête cette quête-là.
00:39Est-ce que nous avons encore envie ? Est-ce qu'on a encore envie de ce pacte multiséculaire qui
00:45lie la grandeur de la France à la liberté du monde dont parlait De Gaulle ?
00:48Est-ce qu'on a encore envie d'être souverain ? Est-ce qu'on a encore envie de contrôler
00:51son destin ?
00:52Est-ce qu'on a encore envie de grandeur ? Est-ce qu'on a encore envie de patriotisme ?
00:56Est-ce qu'on a encore envie de donner au collectif quand on est un individu ?
01:00Et tout ça, c'est des questions que moi, je pose aux Françaises et aux Français.
01:02Et la réponse que je reçois, quel que soit leur vote, quel que soit leur vote, c'est qu'ils
01:08ont encore envie.
01:09J'en suis convaincu.
01:11Il y a une frustration dans le pays qui est d'abord une envie frustrée.
01:14Et c'est cette envie-là qu'il faut entendre, réveiller, cultiver.
01:19Vous parlez de patriotisme.
01:21C'est un thème qui est vraiment au cœur de votre livre.
01:25Et vous dites qu'il faut retrouver la fierté d'être Français.
01:29Est-ce que c'est véritablement le patriotisme, selon vous, un enjeu important pour une présidentielle ?
01:35Est-ce que c'est un des premiers anges de d'habitude ?
01:37On parle de pouvoir d'achat, consommation, sécurité, immigration.
01:41Vous vous dites patriotisme.
01:42Ça peut surprendre.
01:43Mais tous ces thèmes sont importants.
01:45Mais la clé de tout, c'est la capacité qu'on a à retrouver la fierté d'être Français.
01:50Vous savez, une présidentielle, c'est pas simplement, comme on le dit d'habitude,
01:55la rencontre d'un homme ou d'une femme et d'un peuple.
01:59C'est la rencontre de la France avec elle-même.
02:01C'est le moment où elle se redéfinit.
02:03Et là, elle a le choix entre deux destins qui sont totalement opposés
02:08et qui vont décider de son sort pour les décennies qui viennent.
02:12Soit elle s'offre au repli et à l'extrême droite, soit elle choisit une sorte de renouveau, de refondation.
02:20Et elle renoue avec son destin.
02:21Et moi, je suis convaincu que si on arrive à réveiller cette fierté française, à la cultiver, à faire campagne
02:28dessus,
02:28en prenant le slogan du RN « fier d'être français », en fait, cette fierté ne leur appartient pas.
02:34Le drapeau ne leur appartient pas.
02:37Notre histoire ne leur appartient pas.
02:39Et si on arrive à renouer avec cela, eh bien, il y a un destin pour la gauche.
02:43Et depuis toujours, le patriotisme a été consubstantiel à l'histoire de la gauche française.
02:49Alors, patriotisme, et alors justement, sur ce thème-là, il y a une proposition que vous faites.
02:53C'est l'instauration d'un service civique obligatoire, c'est ça qui est important, de dix mois pour tous
03:00les jeunes français et toutes les jeunes françaises.
03:03On sait que ça coûte cher.
03:05Est-ce que c'est vraiment essentiel dans le cadre d'une campagne présidentielle ?
03:08Je vous pose la question parce qu'on pourrait se dire, on a déjà parlé de ce type de service.
03:12Ça n'a jamais été mis en place parce que justement, c'est compliqué et que ça coûte cher.
03:15Et vous, vous remettez l'idée sur le...
03:17Mais parce qu'on a pensé qu'on pouvait être un peuple, une république, une nation, sans qu'à aucun
03:22moment, les Françaises et les Français ne se croisent.
03:24On a pensé que c'était naturel.
03:25Il n'y a rien de naturel dans le fait d'être une nation républicaine.
03:29Ça suppose qu'un jeune français, eh bien, s'il naît à Trappes, à Montgaubert ou à Paris, il se
03:36croise, il se rencontre, il fasse peuple ensemble.
03:41Et en fait, on a laissé la France se morceler.
03:44Et on a laissé aussi les individus penser que finalement, ils ne devaient rien au collectif.
03:49Et moi, mon obsession, c'est de réveiller ces institutions collectives qui aujourd'hui sont partout en crise.
03:54Le service civique, quand on a supprimé le service militaire, on ne s'est même pas posé la question de
03:58son utilité sociale, de par quoi il fallait le remplacer.
04:01Mais aussi les partis politiques, les syndicats, par exemple, des choses qui semblent anecdotiques, les colonies de vacances.
04:08Oui, vous insistez beaucoup dans votre livre sur les colonies de vacances, sur les jolies colonies de vacances, en disant
04:12que c'est quelque chose de très important.
04:13Je vais mettre en place un passeport d'émancipation pour que les jeunes partent plus en colonie de vacances.
04:18Là aussi, on se dit, est-ce que c'est sérieux ?
04:20Mais c'est sérieux.
04:21Et en fait, c'est dans ces anecdotes-là qu'on voit le délitement du lien qui nous unit et
04:26qui forme un peuple.
04:27Vous savez, il y avait 4 millions de Français, de jeunes Français, d'enfants Français qui partaient chaque année en
04:33colonie de vacances.
04:33Aujourd'hui, il n'y en a plus qu'un million.
04:34Et c'est le symbole de cette individualisation de l'existence et de cette faillite de la mixité sociale.
04:42Il n'y a plus de moments où on apprend le collectif et où on se croise indépendamment de là
04:47où on est né ou d'où on vient.
04:49Et moi, je veux revitaliser ces institutions collectives parce qu'en fait, sans elles, sans les associations, sans les structures
04:54collectives,
04:55sans ce qui brasse, sans ce qui mélange, sans ce qui fait un peuple, eh bien, on va finir par
05:00totalement se déliter.
05:01La France républicaine, c'était l'école et autour de l'école, un ensemble d'institutions sociales qui permettaient aux
05:07Français d'être Français.
05:10Et il faut qu'on redevienne des citoyens.
05:13Et alors, ces citoyens, à un moment donné, ils partent à la retraite.
05:16C'est aussi une des questions que vous traitez dans votre livre.
05:19Si je vous ai bien compris, vous dites en deux mots, les gens qui font des métiers pénibles pourront partir
05:24plus tôt.
05:25Et parmi ces métiers pénibles, vous citez particulièrement le métier de femme de ménage en disant que ça concerne beaucoup
05:30de femmes.
05:31En revanche, les cadres, eux, ils vont devoir partir plus tard.
05:36Donc, vous faites une réforme avec une partie de la population qui, c'est ce que vous proposez, partira plus
05:41tard à la retraite.
05:42Est-ce que ça, c'est vraiment de gauche ?
05:44Mais ce qui est de gauche, c'est de comprendre qu'on n'est pas tous égaux face au travail
05:48et qu'on n'est pas tous égaux face à la retraite.
05:51Et qu'aujourd'hui, il y a des femmes de ménage qui, à 66-67 ans, ne peuvent pas partir
05:55à la retraite pleine.
05:56Donc, en fait, le système actuel n'est pas égalitaire.
05:59Et il fait peser sur les générations futures un fardeau bien trop lourd.
06:03Et donc, ce qui est de gauche, c'est de penser à la justice.
06:06Et ce système, qui est un trésor national, le système par répartition, il n'a pas été pensé pour que
06:11des cabres puissent vivre 30 ans ensuite à la retraite, avec une retraite payée par la collectivité.
06:18C'était pensé pour que les ouvriers puissent avoir une fin de vie digne.
06:23C'est ça, la clé de tout.
06:24Et donc, c'était fondé sur l'idée de la pénibilité du travail.
06:27Et que, quand on a eu un travail pénible, eh bien, on devait pouvoir vivre dignement ces dernières années.
06:33Et donc, il faut arrêter avec ces questions d'universalité d'âge et repartir de la question de la pénibilité
06:41en songeant à une chose, en ayant une obsession,
06:44qui est que nous devons faire des investissements d'avenir massifs.
06:48Aujourd'hui, on sous-investit dans l'éducation.
06:50Notre école publique est en train de s'effriter, voire de s'effondrer.
06:53On sous-investit dans la transition écologique.
06:56On sous-investit dans tout ce qui nous permet de préparer l'avenir, dans les nouvelles technologies.
07:01Et donc, ce qu'il faut qu'on fasse, eh bien, c'est qu'on fasse des choix.
07:05Parmi les choix, il y a l'école.
07:06Vous dites, ça, c'est ma priorité absolue.
07:08Je vais augmenter les enseignants.
07:10On va réhabiliter tous les bâtiments.
07:13Là, c'est pour vous quelque chose d'essentiel.
07:15Mais vous abordez d'autres questions.
07:16Et vous abordez la question, en particulier, de l'immigration.
07:19Là, vous avez une proposition.
07:22Plutôt, d'ailleurs, on peut parler de chemin pour parvenir à organiser un débat.
07:26Donc, dites-nous de quoi il s'agit.
07:28En fait, je me suis rendu compte d'une chose.
07:29En débattant de l'immigration partout en France avec des citoyens qui ont des opinions diamétralement opposées.
07:35C'est que plus on en discutait de manière ouverte avec des faits, et plus l'antagonisme baissait.
07:41Et aujourd'hui, en fait, la stratégie qui a été longtemps, celle de la gauche, de se dire, on ne
07:46va pas en parler, parce que c'est un thème qui, d'emblée, doit être préempté par l'extrême droite,
07:51ça fait monter les tensions et ça fait monter les fantasmes.
07:54Donc, ce qu'il faut faire, c'est organiser une convention citoyenne sur l'immigration.
07:59C'est permettre à des Françaises et des Français qui sont tirés au sort d'avoir accès à l'ensemble
08:05des acteurs et des informations qui sont impactées par la question migratoire.
08:08Et en fait, on se rendra compte que progressivement, une approche beaucoup plus rationnelle que celle qui existe aujourd'hui
08:13s'imposera.
08:14En tout cas, c'est le pari que je fais.
08:16C'est-à-dire qu'il faut prendre les sujets qui, aujourd'hui, tendent la société française et au lieu
08:21de les cacher, encadrer, produire le débat autour de ces sujets.
08:26Et la question migratoire, qui est une question qui revient tout le temps dans les discussions, en particulier dans les
08:32discussions sur l'identité,
08:33est un sujet qui nous permettra de comprendre que c'est complexe et que tous ceux qui prônent l'immigration
08:39zéro promettent quelque chose qu'ils ne tiendront de toute façon pas.
08:44Si on résume votre livre, patriotisme, éloge à l'armée française, la sécurité, dites-vous, c'est quelque chose qui
08:54est de gauche,
08:56service civique obligatoire de dix mois, retraite pour des cadres plus âgés, retraite pour les cadres qui partiront plus tard.
09:06On a envie de vous poser une question. Est-ce que vous êtes de droite, Raphaël Joukman ?
09:10En quoi le patriotisme est-il de droite ? En quoi le fait de considérer la sécurité comme quelque chose
09:17d'essentiel quand c'est les citoyens les plus vulnérables
09:20qui sont d'abord victimes des trafiquants de drogue dans les cités, en quoi c'est de droite ?
09:25En quoi considérer qu'il faut investir dans notre jeunesse, dans notre école, dans notre recherche, c'est de droite
09:32?
09:32Et moi, ce que je veux proposer, c'est un nouveau contrat patriotique, et ce sera un contrat patriotique progressiste.
09:39Et ceux qui ont le plus, eh bien, paieront le plus. Je parle dans ce livre de patriotisme fiscal.
09:45Quand on se dit de gauche, c'est quoi le cœur de sa vision ?
09:50C'est que la justice est la base de la puissance, que l'écologie aujourd'hui est la base de
09:57la liberté,
09:57que la politique peut transformer le monde et changer la vie.
10:02Et ça, ça suppose la réhabilitation des structures collectives.
10:06En fait, la gauche est devenue progressivement individualiste.
10:10Et ça l'a tué.
10:11C'était un triomphe des penseurs néolibéraux.
10:14Moi, ce que je veux, c'est qu'on se réapproprie la notion de collectivité.
10:18Et oui, la notion de collectivité, elle impose une notion d'autorité,
10:23de structure collective qui peut être contraignante pour les individus.
10:26Mais il n'y a pas de justice sociale sans contraintes collectives.
10:29Si tout le monde fait ce qu'il veut, en réalité, ceux qui bénéficient de l'existence et de la
10:34vie sociale,
10:35c'est les plus riches d'entre nous.
10:36Si tout le monde fait ce qu'il veut, à la fin, il n'y a pas de redistribution.
10:39Et si la Troisième République avait considéré qu'il était interdit d'interdire,
10:43les enfants, ils seraient toujours à l'usine et pas à l'école.
10:45Ils seraient à la mine et pas à l'école.
10:46Ils seraient dans les champs et pas à l'école.
10:48Et donc, en fait, la gauche, en cédant à cet individualisme-là,
10:51qui venait du libéralisme américain, et bien la gauche, a abandonné la possibilité de transformer le monde.
10:59Et moi, ce que je veux, c'est qu'elle reprenne en main cette possibilité-là.
11:01Alors, une note écrite par une personne qui travaille dans votre campagne à fuiter.
11:07Dans ce document, on découvre qu'un certain nombre de publics ne seraient pas les priorités de Raphaël Glucksmann.
11:15Ces publics, ce sont en particulier les jeunes et les milieux populaires.
11:19Alors, vous avez réagi à cette fuite en disant « mais pas du tout ».
11:22Est-ce que vous pouvez quand même nous expliquer si cette note ne faisait pas apparaître,
11:27qui est quand même le fond de votre programme ?
11:29Alors, ma pensée est à l'antithèse de cette note.
11:31Ma stratégie est à l'antithèse de cette note.
11:34Et vous savez, des notes comme ça, mais on en reçoit des dizaines par semaine
11:38quand on est un dirigeant politique.
11:40Et elles tombent sur la table, et ensuite, on les écarte ou on les accepte.
11:43Et moi, j'ai dit tout de suite l'antithèse de ce qu'il y avait dans cette note.
11:47Après, sur les conclusions sondagières,
11:50le scoop, le méga-scoop,
11:53l'électorat social-démocrate s'est embourgeoisé,
11:55et aujourd'hui, dans les banlieues populaires, la FI domine,
11:59les sociodémocrates, et dans les sous-préfectures,
12:02les classes moyennes et les classes populaires
12:04préfèrent voter pour le Rassemblement National que pour la social-démocratie.
12:07Enfin, je veux dire, ça, c'est pas un scoop, c'est la vérité.
12:10Il y a une immense hypocrisie autour de cette polémique, autour de cette note.
12:13Maintenant, moi, je vais vous dire.
12:15Ma stratégie, c'est l'antithèse.
12:17Je pense que, justement, en analysant ces sondages,
12:20notre obsession, ça doit être de s'adresser
12:23à toutes les Françaises et à tous les Français.
12:25Ça doit être d'aller dans les banlieues populaires
12:26qui n'appartiennent pas à la France insoumise.
12:29Ça doit être d'aller dans les sous-préfectures,
12:31discuter avec les ouvriers,
12:32d'aller dans les villages, échanger avec les paysans,
12:34en se disant une chose très simple,
12:35ils n'appartiennent pas au Rassemblement National.
12:38Ils ne sont pas condamnés à ce vote-là.
12:39Il faut donc qu'on arrive à retrouver cette envie
12:43dans tous les quartiers de France,
12:44dans tous les villages français,
12:46dans toutes les villes françaises.
12:47Et moi, ce que je veux faire, là,
12:50c'est que cette campagne soit un immense moment d'échange
12:54entre tous les Français,
12:57sans segmentation électorale.
12:58Alors, vous dites, je vais m'adresser à tous les Français,
13:01sans hypocrisie.
13:03J'ai une dernière question.
13:05Pourquoi vous n'annoncez pas, aujourd'hui,
13:07à la sortie de ce livre,
13:09que vous êtes candidat à la présidentielle ?
13:11Pourquoi vous patientez encore ?
13:12C'est un peu curieux, quand on lit votre livre,
13:14il y a près de 200 pages,
13:15où on comprend que vous êtes candidat,
13:16mais en même temps, vous ne le dites pas.
13:19Parce que c'est trop tôt.
13:21Et que, moi, vous savez,
13:23je prends extrêmement au sérieux cette élection.
13:26Je pense que c'est l'avenir du pays qui est en jeu.
13:29Et donc, je ne veux pas ajouter au bordel en Béron.
13:34Ce que je veux faire, c'est qu'on trace une voie.
13:36Et je me battrai pour que la ligne que j'incarne,
13:39la ligne que je porte,
13:41eh bien, remporte cette élection.
13:42Et je vais vous le dire,
13:44le temps viendra.
13:45Où il y aura la décision sur qui doit incarner ses idées,
13:48qui doit les porter.
13:50Mais ce que je ferai d'abord,
13:52c'est de lancer une dynamique,
13:54de lancer un mouvement dans la société.
13:56Parce que je suis convaincu
13:58qu'une écrasante majorité des Françaises
14:01et des Français de gauche
14:02sont contre les dérives de Jean-Luc Mélenchon.
14:06Et qu'ils choisiront notre ligne.
14:09Mais pour ça, il faut l'affirmer avec force.
14:11Et je vais la porter.
14:12Et ça commencera le 13 juin
14:15au DOC de Paris,
14:16à Aubervilliers.
14:17Et vous verrez que des milliers
14:19de Françaises et de Français
14:21viendront dire qu'ils attendent ça.
14:23Et c'est cette dynamique qui va nous porter.
14:25Parce qu'on n'arrivera pas juste
14:28avec un discours rationnel
14:30qui dit, attention, ne faites pas de bêtises.
14:31On réveillera une envie puissante
14:34dans la société française.
14:35Eh bien, merci beaucoup, Raphaël Luxman,
14:37pour cet entretien.
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