Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
Axel Bonaldo, cofondateur d'AlphaYoda, était l'invité de Laure Closier dans Le Pitch de l'émission Good Morning Business, ce lundi 25 mai. Il parle de sa technologie souveraine qui permet de détecter en temps réel et de quantifier les impacts financiers du risque de réputation, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Good morning business, le pitch.
00:03Il est 6h15 sur BFM Business et sur RMC Live.
00:06Le pitch ce matin c'est avec Axel Bonaldo, venez nous rejoindre en plateau.
00:09Axel, vous êtes le cofondateur d'Alpha Yoda.
00:12Une minute pour pitcher et on débriefe.
00:1625% de la valeur d'une entreprise provient de sa réputation.
00:19Et lorsque celle-ci est entachée à travers des scandales, des controverses,
00:22cela a de lourds impacts financiers pour l'entreprise elle-même,
00:25mais également pour ses propres investisseurs.
00:27Une étude récente a démontré du Financial Times qu'en 4 ans,
00:30les investisseurs nord-américains avaient perdu 534 milliards de dollars
00:34à cause de risques de réputation non gérés dans leur portefeuille d'investissement.
00:39Et c'est exactement à cette problématique aujourd'hui à laquelle on s'adresse avec Alpha Yoda.
00:42Alpha Yoda, on est la première fintech française à avoir développé une technologie souveraine
00:47permettant de détecter en temps réel et de quantifier les impacts financiers du risque de réputation.
00:51Et nous aidons ainsi les institutions financières à travers le monde à mieux se protéger du risque
00:55en passant d'une logique réactive à une logique proactive du risque de réputation,
01:00mieux gérer le risque, mieux améliorer le rendement et la durabilité dans leur portefeuille d'investissement.
01:04Alpha Yoda, on a moins d'un an aujourd'hui et on a déjà été sélectionné par Magazine Challenge
01:09dans son classement du top 100 des start-up françaises dans lesquelles investir en 2026.
01:13Alors c'est super intéressant, mais vous faites comment ? Parce que vous allez regarder dans les portefeuilles,
01:18est-ce qu'il potentiellement va pouvoir monter ? C'est-à-dire qu'un risque réputationnel,
01:22c'est difficilement quantifiable et surtout pas à l'avance avant même que le problème arrive ?
01:28Alors en effet, vous avez raison. L'idée aujourd'hui, c'est de regarder comment est-ce que le risque
01:33réputationnel arrive.
01:34Il arrive à chaque fois par ce qu'on appelle un scandale ou dans le secteur financier une controverse.
01:38Ces controverses-là arrivent à travers des articles de médias, de presse et c'est littéralement ce qu'on fait.
01:44En trois étapes, concrètement, la première, c'est qu'on va scruter plus de 5 millions de sources à travers
01:49le monde,
01:49médias internationaux, locaux, nationaux, sources de données juridiques, légales, blogs, forums, réseaux sociaux, sites d'ONG, etc.
01:58pour détecter des potentiels risques de réputation.
02:00Donc ça, c'est la toute première étape. On va développer une technologie souveraine combinant IA et Big Data
02:05permettant de scruter tout ça tous les jours et de détecter de potentiels risques de réputation à travers ces différents
02:11articles.
02:12Et ensuite, on va les analyser à travers des algorithmes propriétaires
02:14pour regarder si concrètement cette news parle bien d'un risque de réputation potentiel.
02:19Et la dernière étape, c'est qu'on va, grâce à des algos propriétaires et des travaux de recherche
02:23en partenariat avec la sphère académique que nous avons menée,
02:26réussir à quantifier les impacts financiers de ces risques de réputation sur différents indicateurs financiers.
02:32Mais ce n'est pas déjà trop tard, en fait, une fois que vous faites cette veille technologique,
02:35parce que si on prend des exemples très concrets, le Dieselgate ou Cambridge Analytica,
02:40on m'en fait Facebook, où effectivement il y a des articles de presse qui sortent,
02:42au moment où les articles de presse sortent, c'est à ce moment-là que vous pouvez les détecter.
02:46Mais je veux dire, le scandale, il est déjà là, et le risque réputationnel, il fait déjà son effet
02:50sans même que vous n'ayez pu agir.
02:52Alors, en effet, vous avez raison. Et c'est aujourd'hui ce qui se passe,
02:55et c'est la problématique à laquelle sont confrontés les institutions financières.
02:57C'est d'être dans une logique réactive.
03:00Nous, ce qu'on leur permet de faire, c'est de passer d'une logique réactive
03:02à une logique anticipative, proactive. Comment on le fait concrètement ?
03:05Déjà, en monitorant plus de 5 millions de sources de news à travers le monde,
03:10pas que des news internationales, mais également régionales et locales,
03:12les blogs, les médias sociaux, les forums, les sites web d'ONG,
03:16qui sont bien souvent les premiers lanceurs d'alerte sur cette typologie de sujet,
03:20on est en mesure de détecter des signaux faibles,
03:22et de déjà fournir cette information à nos clients, à la situation financière,
03:26sur de potentiels risques réputationnels qui vont grossir.
03:29Parce que ce qu'il faut comprendre, c'est qu'un risque de réputation,
03:31il n'éclate pas du jour au lendemain.
03:33Il y a souvent des signaux faibles qu'aujourd'hui on est capable de détecter,
03:35et ensuite va grossir dans le temps, et les impacts financiers, ce qui est intéressant,
03:39c'est des études scientifiques qui ont été démontrées, par notamment le MIT,
03:42que ce risque de réputation, lorsqu'il a un caractère inattendu,
03:45il a des proportions très faibles au début,
03:47mais elles augmentent, et les conséquences financières augmentent,
03:49dans les deux mois qui suivent l'apparution dans les médias.
03:52Et votre but, ce n'est pas de faire changer les boîtes,
03:54parce que ce n'est pas eux, vos clients.
03:55Vous ne vendez pas directement à Total Energy,
03:58vous vendez aux boîtes d'analyse financière.
04:00Donc l'objectif, c'est de pouvoir vendre sur le marché quand le titre est encore haut.
04:05C'est eux, vos clients, c'est les boîtes d'analyse financière.
04:07Nous, nos clients sont les institutions financières de toutes sortes,
04:09que ce soit des banques, des assurances, des sociétés de gestion,
04:11des fonds de private equity également.
04:13Et concrètement, ce qu'on leur fournit, c'est un outil d'aide à la décision.
04:16On leur donne les bonnes informations, au bon moment,
04:19pour qu'eux, in fine, prennent des décisions d'investissement.
04:22Non, pas forcément. Ça peut être des logiques d'engagement actionnarial,
04:25ça peut être un arbitrage de décision d'investissement,
04:28ça peut être une décision ou non d'investissement.
04:31Donc les use cases, en fait, les décisions qui sont in fine prises
04:34par nos clients, les institutions financières,
04:36ce n'est pas notre sort. Nous, on fournit la bonne information
04:38pour qu'eux, en fonction de leur politique d'investissement,
04:40prennent la bonne décision.
04:41C'est hyper intéressant, mais du coup, c'est vrai qu'on a du mal à comprendre
04:43comment vous arrivez à finalement prévoir l'imprévisible,
04:46parce que c'est un petit peu ça.
04:47Et est-ce que vous pouvez, si on est très, très concret,
04:49nous donner un exemple d'une entreprise
04:52qui aurait dû voir arriver une crise réputationnelle
04:55ou qui l'a vu arriver grâce à vos outils ?
04:57Aujourd'hui, j'ai un exemple concret à vous donner.
04:59Est-ce que vous vous rappelez du livre
05:00Les Fossoyeurs sur le groupe Orpea ?
05:02Bien sûr.
05:03Le sujet de maltraitance des personnes âgées
05:04dans les réseaux de maisons de retraite.
05:06Eh bien aujourd'hui, nous, notre solution,
05:07on a été capable de détecter,
05:09on n'existait pas à l'époque,
05:10mais aujourd'hui, avec du backtrack,
05:12on a été capable de détecter des signes faibles
05:14parlant déjà de manière assez conséquente,
05:16volumineuse et répétée
05:18ces sujets de maltraitance de personnes âgées.
05:21Donc cette information,
05:22on aurait pu la fournir aux investisseurs
05:24avant que le livre Les Fossoyeurs
05:25paraisse dans les médias.
05:26Et c'est à ce moment-là
05:27que le risque réputationnel a vraiment éclaté
05:30et a eu ces conséquences financières
05:31qu'on connaît tous.
05:32Vous avez regardé sur Total Energy
05:33pourquoi l'action résistait aux polémiques.
05:36Il y a beaucoup de controverses âgées.
05:39150 en 4 ans, ça n'a pas d'impact sur le titre.
05:42Pourquoi ? Vous avez regardé ?
05:43En effet, on a creusé
05:44parce que lorsqu'on a mené
05:45plus de 12 mois d'enquête terrain
05:47auprès d'une soixantaine d'institutions financières,
05:49souvent le contre-exemple qu'on nous donnait,
05:51qui était intéressant,
05:52c'était celui de Total Energy.
05:53On nous disait, regardez,
05:54Total Energy impliquait dans beaucoup de controverses
05:55de différentes catégories,
05:57environnementales, sociales,
05:58ou liées à la gouvernance,
05:59mais le cours de l'action ne bouge pas.
06:01Donc chose intéressante.
06:02On a décidé donc de creuser
06:03avec 5 ans d'historique de data
06:05pourquoi est-ce que la valeur de l'action
06:06ne bougeait pas.
06:07Et ce qu'on a constaté,
06:08et ça a été corroboré
06:10par des analyses académiques sur ce sujet,
06:12une controverse lorsqu'elle a un caractère attendu,
06:15il n'y a pas forcément
06:16de conséquences financières
06:17sur la valeur de l'action.
06:18Ça, c'est une étude qui a été démontrée.
06:20Et donc, c'est souvent
06:21le caractère inattendu d'un événement
06:23qui fait bouger la valeur de l'action.
06:25Mais c'est quoi ?
06:25C'est qu'on se dit,
06:26c'est évident que Total Energy
06:28a des controverses ESG ?
06:30En fait, c'est déjà intégré
06:30par les institutions financières
06:31qui investissent dans Total Energy.
06:33C'est déjà intégré
06:33dans leur analyse du risque.
06:34Par contre,
06:35ce qui est intéressant de noter,
06:36dans la dernière étude de cas
06:37qu'on a publié sur Total Energy,
06:38merci d'en parler,
06:39c'est que les impacts financiers
06:41de son risque de réputation
06:42n'est pas au niveau de la valeur de l'action,
06:44mais autre part.
06:44Par exemple,
06:45ce qu'on appelle le cost of equity,
06:47le coût des fonds propres.
06:48Eh bien, on a constaté,
06:49grâce à nos données,
06:50que ce coût des fonds propres
06:51de Total Energy
06:52augmente de 1,3%
06:53à cause de ce risque de réputation.
06:55Et ça, pour une institution financière,
06:56c'est extrêmement important
06:58de le savoir
06:58puisque ça leur permet,
06:59in fine,
07:00de mieux comprendre
07:01quel est le rendement
07:02à attendre
07:03d'un groupe comme Total Energy
07:04pour compenser ce risque.
07:05Merci beaucoup d'être venu ce matin,
07:07Axel.
07:07Bonaldo pour Alpha Yoda.
Commentaires

Recommandations