00:01La France dans tous ses états, les perles du jour.
00:05A la lune de l'actualité, sommé d'agir par l'opposition au Conseil de Paris après le choc des
00:11violences dans le périscolaire,
00:13Emmanuel Grégoire promet une refonte totale du système à la rentrée de septembre, Péricault.
00:18Oui, parce qu'évidemment la mairie de Paris a décidé de prendre à bras le corps.
00:21Il avait l'idée de son élection qu'il allait s'attaquer à ce scandale du périscolaire.
00:25Face à cela, certains fonctionnaires de la municipalité avaient commencé à réagir.
00:30On a vu un panneau avec stop pression indiqué sur une école.
00:34Emmanuel Grégoire a été très ferme hier parce que des éléments nouveaux sont apparus après l'enquête qu'il y
00:38a eu interne.
00:39Je préfère être injuste pour le moment vis-à-vis des agents que de prendre le moindre risque vis-à
00:44-vis des enfants.
00:45Emmanuel Grégoire a pris son courage politique à deux mains.
00:47Il a été très ferme.
00:49Effectivement, on vient de savoir, grâce à l'enquête de la ville de Paris,
00:52il y a 84 établissements dans la ville de Paris qui étaient concernés par des problèmes des périscolaires,
00:57dont un de l'onzième où il y avait 16 agents dans une maternelle,
01:0116 agents qui ont été entendus pour des réfugiés.
01:05On voyait les parents...
01:05Un gros coup de filet hier qui a accéléré tout ça.
01:07Un gros coup de filet, voilà.
01:08On voyait l'humeur et l'état des parents qui disaient
01:11mais on confie nos enfants à la maternelle justement pour qu'ils soient protégés.
01:14Et on apprend que c'est dans l'enceinte, c'est dans le sanctuaire de la protection des enfants
01:17qu'ils ont pu être abusés.
01:19Et donc, voilà, écoutez, Emmanuel Grigoire, on le suit, on le surveille
01:24et on espère qu'il arrivera à terme de ce fléau, de ce cancer
01:28qui est en train de ravager l'image de la vie scolaire parisienne
01:31et qu'il trouvera les moyens, le courage, et visiblement il l'a,
01:34et le soutien non seulement de sa municipalité
01:38mais de tous les fonctionnaires de la ville de Paris
01:40qui évidemment ont intérêt à résoudre ça.
01:42Parce que pour Paris et pour la France, c'est une image absolument catastrophique.
01:47Patrick Uruel prend une nouvelle dimension.
01:50Le chanteur va-t-il voir ses concerts annulés ?
01:52Oui, c'est déjà le cas, il y a déjà des endroits.
01:55Mais pour autant, il continue au hâteur de Nocette
01:58et ça se passe très bien pour lui.
01:59Exactement, alors qu'il est en pleine tourmente,
02:02le chanteur poursuit ses représentations au théâtre Édouard VII
02:05dans une pierre qui s'appelle Deuxième Partie
02:08et c'est totalement complet.
02:09Les spectateurs s'amusent à venir voir l'artiste malgré les plaintes
02:15mais seulement voilà, nous on le voit quand même
02:17qu'il est mal en point sur scène.
02:20Hier par exemple, il était dans un pull jaune, dans un pantalon kaki
02:24et il semblait très fatigué selon des témoins sur place.
02:27Le visage bouffi, marqué par cette situation
02:31car comme vous l'avez dit, il est important de le préciser,
02:34de nombreux maires quand même appellent à annuler son concert.
02:38C'était le cas notamment de Benoît Payan
02:40ou encore même au Canada
02:41où plusieurs de ses dates ont déjà été annulées.
02:44La mini chargée de l'égalité Aurore Berger
02:46a estimé quand même que la décision d'annuler appartient au chanteur
02:50donc à Patrick Bruel
02:51et lui, il l'a assuré de son côté, il a été catégorique
02:54je continuerai de faire mon métier.
02:56Et les portes se ferment les unes après les autres.
02:58Alors il est en termes de droit présumé innocent,
03:01ça personne ne le conteste
03:01mais effectivement le cumul des dénonciations
03:04dont on prend connaissance...
03:06C'est une trentaine de témoignages, une dizaine de points.
03:08Voilà, donc c'est une affaire sérieuse
03:09et là effectivement, il a le droit de jouer bien entendu
03:13mais on peut comprendre que certaines municipalités,
03:15certaines communes veuillent prendre des précautions
03:17pour éviter tout malentendu.
03:20L'ex-secrétaire général de l'Elysée, Emmanuel Moulin,
03:24a été élu par les parlementaires à la tête de la Banque de France.
03:27Et hier, sa désignation par Emmanuel Macron
03:29fait grincer beaucoup de gens, quand même beaucoup de dents surtout.
03:33Alors, pas élu, validé.
03:35C'est pas un scandale d'État, mais c'est une affaire d'État.
03:39Deux coïncidences tout à fait fortuites.
03:42Emmanuel Moulin, secrétaire général de l'Elysée,
03:47démissionne il y a un mois
03:48et on apprend que le gouverneur de la Banque de France,
03:53François Villeroy de Gallo,
03:55lui qui pouvait maintenir son mandat jusqu'à 2027,
03:58va démissionner, je crois, le mois prochain.
04:01Et comme par hasard, le président de la République, Emmanuel Macron,
04:05propose Emmanuel Moulin au poste de gouverneur de la Banque de France.
04:10La nomination du gouverneur de la Banque de France doit être validée
04:13par le Parlement, par les commissions finances de l'Assemblée nationale et du Sénat,
04:19qui s'est réunie pour statuer.
04:22Et donc, c'est paradoxal, je vais vous expliquer pourquoi.
04:24Donc, les sénateurs et les députés ont approuvé la nomination
04:28de Emmanuel Moulin comme gouverneur de la Banque de France
04:32par 52 voix pour et 58 contre.
04:35Alors, 52 voix pour et 58 contre,
04:38donc, il a été rejeté.
04:40Non, il faut les deux tiers des membres de ces commissions
04:43pour avoir un rejet valide.
04:45Donc, comme il n'y a pas eu les deux tiers,
04:47il n'y a eu que 58, il aurait fallu, je crois, 78 ou 79,
04:52eh bien, monsieur Emmanuel Moulin sera donc gouverneur de la Banque de France.
04:58Donc, après madame de Montchalin à la Cour des Comptes,
05:03le Conseil d'État, eh bien, là, le président de la République,
05:06avant de partir, il fait ses courses, il place des gens,
05:10j'ose pas dire ses copains, parce que toutes ses personnalités
05:13ont une compétence.
05:14Alors, est-ce qu'ils ont la vraie compétence légitime
05:16pour diriger ces institutions ? Je ne sais pas.
05:19Mais enfin, en tout cas, voilà, ce sont trois proches du président de la République
05:21qui sont postés, qui sont nommés à des postes clés de la République
05:26au cas où la prochaine majorité et le prochain chef d'État
05:30n'iraient pas exactement dans le sens que veut Emmanuel Le Grand.
05:32On sent qu'il voudra encore gouverner un peu la France.
05:35Il sera parti, il ne sera plus rien.
05:37Il a l'objectif de mieux 32, peut-être.
05:38Mais il aura encore des petites ficelles pour pouvoir tirer sur l'actualité.
05:41C'est extraordinaire, il est formidable, Emmanuel.
05:42Il ose tout, c'est ça qu'on le reconnaît, d'ailleurs.
05:46Roland-Garros commence ce dimanche officiellement
05:49et les joueurs de tennis sont prêts à rentrer en conflit
05:51avec la direction du tournoi, déjà.
05:52Oui, c'est le cas.
05:53Les meilleurs joueurs de la planète sont en colère
05:55contre tous les tournois du Grand Chelem.
05:57Donc Roland-Garros, Wimbledon, l'Open d'Australie et l'US Open
06:00qu'ils accusent de ne pas les rémunérer suffisamment.
06:05Suffisamment.
06:06Suffisamment, exactement.
06:07Concrètement, les Grands Chelems redistribuent environ 15% de leurs revenus aux joueurs
06:12contre 22% sur le circuit classique ATP et WTA.
06:16Pour les joueurs, c'est juste inacceptable.
06:19Alors demain, lors de la journée obligatoire des conférences de presse,
06:23la plupart des top joueurs ont prévu de quitter la salle après exactement 15 minutes
06:27pour montrer leur désaccord sans accorder la moindre interview supplémentaire.
06:32Une réunion est d'ailleurs prévue entre la direction du tournoi et les agents de joueurs.
06:35L'enjeu est simple.
06:36Évitez un boycott qui serait inédit dans l'histoire des Grands Chelems
06:39car les joueurs le disent clairement.
06:41On est prêt à boycotter si vous ne nous rémunérez pas assez.
06:44Seulement, voilà, c'est important quand même de le rappeler.
06:46La dotation, elle est en augmentation tout de même.
06:49Si vous perdez au premier tour, Perico, vous touchez 87 000 euros.
06:54Vous connaissez beaucoup de métiers qui vous font perdre.
06:56Je vais m'entraîner au tennis, ça ne risquerait tant.
06:58Donc vous jouez deux heures, vous perdez en trois sets, vous prenez 87 000 euros
07:01et le vainqueur cette année prendra 2,8 millions d'euros
07:04alors que l'année dernière, il prenait 2,55 millions d'euros.
07:07Donc c'est en augmentation, mais pas assez pour les joueurs, paraît-il.
07:11Et bien voilà.
07:13Le ministre israélien de la Sécurité Nationale, Itamar Ben Gvir,
07:17a diffusé hier une vidéo montrant des militants de la flottille Gaza
07:20dans une mise en scène humiliante
07:22et les images ont suscité l'indignation de plusieurs pays, dont la France.
07:26Absolument, il a montré cette vidéo, il l'a brandi.
07:28Il avait déjà ouvert le champagne quand la Knesset avait voté
07:31une peine de mort réservée uniquement aux Palestiniens.
07:33Et là, il diffuse ces images comme une situation de victoire.
07:38Il n'y a pas qu'à l'étranger qu'il a suscité un scandale.
07:45Itamar Ben Gvir a même été critiqué au sein même du gouvernement israélien.
07:48Le ministre des Affaires étrangères israélien Jideon Saar a été le premier à réagir,
07:52la jugeant honteuse, accusant son collègue de porter un poil image d'Israël.
07:56Il lui dit « Vous avez sciemment nué à notre État avec ce spectacle honteux
07:59et ce n'est pas la première fois » écrit Jideon Saar sur X
08:02à l'intention d'Itamar, de son collègue du gouvernement Itamar Ben Gvir.
08:06« Vous avez réduit à néant les efforts immenses, professionnels et fructueux
08:09fournis par tant de personnes, des soldats de Saar, l'incelle armée israélienne,
08:13aux personnels du ministère des Affaires étrangères et bien d'autres encore.
08:16Non, vous n'êtes pas le visage d'Israël, s'insurge le ministre israélien des Affaires étrangères.
08:21Pour le coup, c'est M. Barraud, notre ministre des Affaires étrangères français,
08:28qui a convoqué l'ambassadeur d'Israël, M. Saar, au Quai d'Orsay,
08:33pour une explication et pour dire l'indignation de la France.
08:35D'autres démocraties aussi européennes ont fait la même chose.
08:38Mais la France n'est pas contente.
08:39Ce M. Ben Gvir, Itamar Ben Gvir, est un excité, c'est un fanatique, c'est quelqu'un de très
08:46dangereux.
08:47Il ne grandit pas, le gouvernement israélien.
08:49Il a fait faire les pires erreurs à Benjamin Netanahou,
08:52qui du bout des lèvres a dit « Oui, effectivement, c'est maladroit, ça ne met en mauvaise posture.
08:57Pour autant, la flottie de Gaza, ce sont des gens qui venaient nous agresser. »
09:01Donc, ça l'affaire pour le gouvernement israélien.
09:03Mais on a eu la dignité de Gideon Saar, qui lui a défendu l'honneur d'Israël,
09:07et la réaction de la France, qui quand même...
09:09Alors, je ne sais pas si M. Barraud fait très peur quand il convoque les ambassadeurs.
09:13Souvent, il est imité par Daniel Morin sur le service public,
09:18de façon pas, j'allais dire, pas glorieuse.
09:20Donc, on espère que l'ambassadeur d'Israël a quand même transmis le message à M. Netanyahou,
09:24qu'il y a des choses qu'on ne peut pas faire quand on représente un État démocratique.
09:28Tout de suite, dans la France, dans tous ses États, cette idée que Yann...
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