- il y a 9 heures
Mettez vous d'accord avec Giulia Acha, Anthony Martins Misse, Jacques Myard, Matthieu Baccialone
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-05-21##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-05-21##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Jacques Cardoze.
00:00:05Bienvenue, bienvenue à tous dans le studio de Sud Radio 08 126 300 300 bien sûr.
00:00:11Vous intervenez sur l'antenne de Sud Radio quand vous voulez.
00:00:14On peut par exemple vous solliciter sur l'automobile.
00:00:19Il en sera beaucoup question dans cette émission au tout début, à 10h, dans un instant,
00:00:23mais aussi dans la deuxième heure puisqu'on posera cette question.
00:00:26Stelantis qui accueille Dong Feng, son partenaire, faut-il se réjouir des investissements chinois ou pas ?
00:00:33On parlera également, ce sera plutôt vers 11h30, de l'agression de Théo à Lyon.
00:00:38Sa maman a témoigné en exclusivité ce matin sur l'antenne de Sud Radio au micro de Patrick Roger.
00:00:44Encore et toujours la violence des mineurs.
00:00:46Comment lutter contre cette hyper-violence ?
00:00:48En l'espèce, la vidéosurveillance a, d'une certaine façon, sauvé l'accusation.
00:00:53S'il n'y avait pas eu de vidéosurveillance, si la vidéo n'avait pas existé, il est très probable
00:00:58qu'il n'y aurait pas eu d'accusation.
00:01:00On parle de tout ça, on en parlera évidemment avec nos débatteurs.
00:01:03Mais avant, il y a bien sûr le zapping.
00:01:06Et puis, dans un instant, Félix Mathieu.
00:01:08Le zapping avec vous, Gilles, comment ça va ?
00:01:10Très bien, et vous ?
00:01:11Vous vous rendez compte, on est déjà jeudi.
00:01:13Mais oui, ça passe à une élure dingue.
00:01:15Je passe un tel bon moment avec vous que ça passe très très vite.
00:01:19Je vais vous parler de la Coupe du Monde, on n'en est plus très loin à trois semaines.
00:01:22Et hier, dans TBT9, sur W9, Gilles Verdez a révélé les deux sous économiques de la Coupe du Monde.
00:01:29Vous allez voir, les sommes sont astronomiques.
00:01:32Si Gilles le dit, c'est que c'est vrai.
00:01:34On pourra, vous parlez de Gilles Verdez.
00:01:36Gilles Verdez.
00:01:37Et on pourra rajouter que souvent les primes, ils en font cadeau.
00:01:41C'est vrai ?
00:01:42Oui, ils en font cadeau à des associations.
00:01:43Ah bon ? À 100% ?
00:01:45Je ne suis pas leur conseiller bancaire.
00:01:48Et puis, je vous parlerai également, ce week-end, c'est la fin du Festival de Cannes.
00:01:53On va connaître la Palme de Cannes.
00:01:54On pourra peut-être la remettre aux politiques qui ont fait impression sur le tapis rouge.
00:02:01Oui, parce qu'il y a du nouveau.
00:02:01On en a parlé un petit peu en début de semaine, mais il y a du nouveau.
00:02:04Il y a eu des réactions depuis.
00:02:04Absolument.
00:02:06Et puis, nous reviendrons également sur ces jeunes qui refusent le CDI, qui préfèrent être libres de leur mouvement.
00:02:15Et il y en a même qui sont en CDI et qui démissionnent pour retrouver leur liberté.
00:02:22Alors qu'à votre époque, le CDI...
00:02:24C'était le Graal.
00:02:27Bien sûr.
00:02:28Et puis, c'est plus simple pour avoir des prêts, acheter une maison.
00:02:31Et voilà, 0826-300-300 pour réagir sur l'argent des footballeurs, sur les politiques à Cannes.
00:02:38Et puis, évidemment, sur les jeunes qui ne veulent plus de CDI.
00:02:41Vous êtes attendu par Emmanuel Ostandard, qui est lui-même un passionné de la Coupe du Monde.
00:02:46Vous pourrez lui demander ses pronostics, discuter avec lui.
00:02:49Et j'en profite pour dire que c'est Jamel qui est aux manettes de cette émission.
00:02:53Et puis, c'est Juliette qui a préparé cette émission avec nous tout à l'heure.
00:02:57Donc, bref, on est parfaitement entouré.
00:02:59Alors, Félix Mathieu, comment ça va ?
00:03:00Eh bien, écoutez, ça va très bien.
00:03:01Bon, alors, je vais vous poser la question.
00:03:03C'est quoi le problème, aujourd'hui ?
00:03:04C'est quoi le problème ? C'est les voitures qui s'empalent.
00:03:05Bon, on parle...
00:03:06Je vous l'avais dit.
00:03:08On parle beaucoup de voitures.
00:03:09Et d'ailleurs, tout à l'heure, on sera avec le grand spécialiste de la voiture de Sud Radio.
00:03:13C'est Pierre Chasseret, que les auditeurs connaissent bien.
00:03:15Puisqu'on le retrouve tous les matins dans Sarou à 6h15.
00:03:18Et là, Félix, vous allez nous parler de ces zones piétonnes qui se multiplient en ville.
00:03:23Et parfois même des voitures qui s'empalent sur des bornes automatiques.
00:03:28Ça vous est peut-être arrivé, chers auditeurs, 0826 300 300.
00:03:32Si vous avez connu des mésaventures sur des passages piétons ou sur des zones piétonnes,
00:03:38vous n'hésitez pas à intervenir.
00:03:41Parce que Félix Mathieu va vous raconter que ça se répand dans les centres-villes.
00:03:46Et on a de plus en plus de problèmes.
00:03:47Oui, ça paraît improbable.
00:03:49Mais c'est vrai que des voitures embrochées sur une borne automatique,
00:03:52c'est devenu une scène suffisamment courante du côté de Bordeaux
00:03:55pour que le journal Sud-Ouest y ait consacré la une de son édition locale il y a quelques jours.
00:03:59Parce que, tenez-vous bien, il n'y a pas moins de 1839 accidents de ce type
00:04:04qui ont eu lieu l'année dernière du côté de Bordeaux.
00:04:071800 en anneau ?
00:04:09Oui, oui, oui, ça paraît incroyable.
00:04:10En fait, c'est assez emblématique du côté de Bordeaux.
00:04:12Le nombre de rues piétonnes a augmenté.
00:04:15En superficie, ça a augmenté d'un bon tiers sous la précédente mandature du maire écologiste Pierre Urmic.
00:04:21Désormais environ 2,70 hectares de zone piétonne, oui.
00:04:25Alors, pour les délimiter, effectivement, ces rues désormais piétonnes,
00:04:28il y a donc ces bornes qui se baissent pour faire passer, par exemple, les riverains
00:04:32lorsqu'ils approchent avec leur badge.
00:04:35Puis, elles se relèvent ensuite derrière ce riverain.
00:04:38Une fois qu'il est passé, sauf que le problème, c'est que la voiture derrière le riverain,
00:04:41elle ne connaît pas forcément par cœur le nouveau plan de circulation,
00:04:44surtout s'il a beaucoup changé récemment, comme c'est le cas à Bordeaux.
00:04:49Surtout si c'est au volant de la voiture qui est derrière quelqu'un de passage.
00:04:52Vous savez, ça peut être un professionnel, un livreur, un artisan.
00:04:54Donc, il va s'engouffrer derrière la voiture qui est passée devant lui
00:04:57en croyant que c'est une rue normale.
00:04:58Et là, paf, la borne, la borne qui se relève.
00:05:01Il n'y a pas un feu ?
00:05:02Alors, il y a des feux, mais ça arrive.
00:05:04Mais du coup, ça bug, puisqu'il y a une automobiliste qui s'est arrivée.
00:05:08Elle avait un orange, un rouge.
00:05:10C'est passé à l'orange clignotant.
00:05:11C'est resté à l'orange clignotant.
00:05:12Elle est passée, la borne est remontée sous la voiture.
00:05:15Et il y a beaucoup, comme ça, de voitures qui se sont fait empaler.
00:05:20Et alors, on pourrait avoir un système, vous savez, de bornes
00:05:25qui détecte automatiquement qu'une voiture passe.
00:05:27Le problème, c'est que dans d'autres centres-villes
00:05:29où il y avait des bornes, on va dire, plus tolérantes,
00:05:31eh bien, du coup, les voitures passaient en ville indienne
00:05:33et la borne ne pouvait jamais se relever.
00:05:35Sauf qu'avec ces bornes, on va dire, très intransigeantes,
00:05:38il y a beaucoup de casses dans les bas de caisse.
00:05:40Oui.
00:05:44Excellente, la chute.
00:05:45Il y a beaucoup de casses dans les bas de caisse.
00:05:47Il est bon, le Félix Mathieu.
00:05:49Ça pose la question de la...
00:05:51Moi, pendant que vous parlez, j'imagine la scène de la voiture
00:05:54qui se relève empalée par...
00:05:56Non, c'est pas drôle, il y en a certains à qui...
00:05:58Je sais pas.
00:05:58Après, en plus, il y a plein de questions qui se posent.
00:06:00On va demander...
00:06:01Je vois que Pierre Chasserey est déjà là,
00:06:03mais on lui posera plein de questions,
00:06:05parce que, exactement, qui rembourse, qui paye, etc.
00:06:08Bon, mais d'abord, ça pose la question de la chasse à la voiture
00:06:11dans les centres-villes, Félix.
00:06:12Avec des zones piétonnes difficilement accessibles aux professionnels
00:06:15ou aux personnes à mobilité réduite,
00:06:17dans ces zones piétonnes.
00:06:18Dans le même ordre d'idée, vous avez les vieilles voitures
00:06:20qui avaient été jugées polluantes
00:06:22et donc bannies avec les fameuses ZFE.
00:06:25Ces zones à faible émission, bon, finalement,
00:06:27supprimées par le projet de loi de simplification de la vie économique.
00:06:30Sauf qu'il y a un recours des députés du Bloc central
00:06:32qui espèrent bien que le Conseil constitutionnel
00:06:34retoque cette suppression des ZFE
00:06:37avec toujours cette grande question, cet écueil.
00:06:39Alors, on a récemment une étude qui nous dit
00:06:40que la qualité de l'air s'est améliorée en Europe,
00:06:43même s'il reste encore des efforts pour atteindre les objectifs fixés.
00:06:47Mais voilà, toutes ces mesures environnementales,
00:06:48quelque part, ça a eu aussi des effets sur la qualité de l'air.
00:06:51Pour autant, est-ce qu'une fois qu'on a dit ça,
00:06:52on peut bannir complètement les automobilistes
00:06:56des hypercentres,
00:06:56au risque, évidemment, de les désertifier
00:06:58au profit des zones périphériques commerciales ?
00:07:02C'est la limite, forcément, de l'exercice derrière tout ça.
00:07:05Oui.
00:07:06Voilà, vous avez posé toutes les questions du problème.
00:07:09Et alors, loin de nous l'idée de dire
00:07:11qu'il ne faut pas qu'il y ait de zones piétonnes.
00:07:13Ce n'est pas du tout le sujet.
00:07:14Le sujet, c'est qu'il y a des accidents.
00:07:171839 accidents de ce type en une année à Bordeaux.
00:07:20On est avec Pierre Chasseret,
00:07:22délégué général de 40 millions d'automobilistes, pardon.
00:07:26Et vous êtes à la tête également de cette rubrique
00:07:28« Ça roule » que j'ai eu le plaisir de lancer la semaine dernière.
00:07:32Pierre, bonjour.
00:07:34Bonjour.
00:07:35Alors, dites-nous tout.
00:07:37Quel est le problème ?
00:07:38Est-ce que c'est spécifique à Bordeaux ?
00:07:40Est-ce que ça a été très mal fichu
00:07:43et que c'est la raison pour laquelle il y a autant d'accidents ?
00:07:47Vous savez, le problème, c'est que...
00:07:49Alors, évidemment, ça fait sourire.
00:07:50On imagine tous l'automobiliste soulevé.
00:07:54On est dans un film de funès, là, franchement.
00:07:57Ouais, honnêtement, on est dans un film.
00:07:59Bon, alors, ça va certainement faire sourire
00:08:01tous ceux qui nous écoutent.
00:08:02Mais quand on est à 1 800 accidents sur une seule année,
00:08:06dans une seule ville, ça veut dire 5 par jour.
00:08:08Je ne sais pas si vous vous rendez compte.
00:08:095 voitures qui se soulèvent.
00:08:11Ça veut dire quoi ?
00:08:11Ça veut dire qu'il n'y a pas eu d'expérimentation.
00:08:14Déjà, c'est ça qui me gêne.
00:08:15Ce sont toutes ces mesures qui sont mises en place,
00:08:17mais celles-ci comme les autres,
00:08:19qui sont mises en place par les élus,
00:08:20avec une bonne intention, certes,
00:08:22mais qui ne sont pas expérimentées.
00:08:24Si on avait expérimenté,
00:08:25on aurait vu les carences de ce type de système,
00:08:29notamment sur Bordeaux.
00:08:31Parce que vous savez, moi, je vais vous citer une ville
00:08:32où il y a exactement la même borne.
00:08:34Elle est bien placée, elle est bien positionnée,
00:08:36et on ne voit jamais une voiture surélevée.
00:08:38C'est la ville de Sète, dans l'Hérault.
00:08:40Il y a deux de ces bornes, en tout cas,
00:08:42à ma connaissance, en ultra cœur de ville.
00:08:45Et pourtant, on a des touristes l'été.
00:08:47Et 7 multiplient par 4 ou 5 sa population l'été.
00:08:50Eh bien, on ne voit pas ces voitures surélevées,
00:08:52parce que les choses ont été faites correctement,
00:08:55parce qu'elles ont été faites progressivement.
00:08:58Là, il y a eu un empressement.
00:08:59Au final, on a 1500 voitures qui essayent
00:09:01de se transformer en avion,
00:09:03et comme vous le voyez, ça ne marche pas.
00:09:04Alors, on a été imprécis, on n'a pas fait les tests,
00:09:07on a bien compris,
00:09:07et par rapport à d'autres communes
00:09:09qui ont fait les tests, tout se passe bien.
00:09:11Est-ce que, techniquement,
00:09:12c'est la borne elle-même qui se lève trop vite
00:09:16ou qui se relève trop vite
00:09:18après le passage de la voiture ?
00:09:19Est-ce que c'est un problème de signalisation
00:09:21avec le rouge qui ne revient pas assez vite ?
00:09:23Ou c'est un problème d'information ?
00:09:25Quel est exactement le souci à Bordeaux ?
00:09:28Vous avez le tiercé dans l'ordre.
00:09:30C'est exactement tout ça.
00:09:32Sauf que je vais ajouter un point.
00:09:34En fait, à vouloir mettre un système
00:09:37qui est là pour éviter à tout prix
00:09:40le récalcitrant,
00:09:43l'infraction,
00:09:44on se retrouve avec un système
00:09:45qui est tellement intransigeant
00:09:47qu'il ne pardonne pas l'erreur.
00:09:49Or, on est tous automobilistes.
00:09:51On fait tous une...
00:09:52Pardonnez-moi l'expression.
00:09:53Ça arrive à tout le monde
00:09:54de faire une connerie.
00:09:55On ne le fait pas exprès.
00:09:57Tout le monde, tous les jours.
00:09:59Et celui qui me dit
00:10:00« Non, moi, jamais,
00:10:00je m'assois à côté de lui dans la voiture
00:10:02et puis je les compte. »
00:10:03Donc, on en fait tous.
00:10:04Ce type d'erreur, ça peut arriver
00:10:05parce qu'on peut être
00:10:07un petit peu inattentif à ce moment-là,
00:10:09ne pas voir.
00:10:10Et si la signalisation est nouvelle,
00:10:12notamment, notre cerveau est assez...
00:10:14Vous savez, notre cerveau, en fait,
00:10:15est assez bête.
00:10:16Et je vais vous citer un système.
00:10:18Vous avez vu,
00:10:18quand on crée un rond-point sur une route,
00:10:22vous avez,
00:10:23avant la mise en place du rond-point,
00:10:24tout un tas d'énormes panneaux
00:10:26qui vous expliquent
00:10:27la région finance,
00:10:29le département finance,
00:10:30qu'il va y avoir un rond-point.
00:10:32Quelquefois, pendant un an,
00:10:33vous avez cette signalétique.
00:10:35Ce n'est pas de la communication.
00:10:36On fait ça parce qu'on sait
00:10:38que le cerveau humain
00:10:39a besoin,
00:10:40sur un trajet récurrent,
00:10:42il a besoin de s'habituer
00:10:44à un changement prochain.
00:10:46Et donc,
00:10:47lorsque le rond-point intervient,
00:10:48votre cerveau est préparé.
00:10:50Lorsque vous arrivez dans une ville
00:10:51qui, du jour au lendemain,
00:10:53décide de créer une zone piétonne,
00:10:54et moi, je suis très favorable
00:10:55aux zones piétonnes,
00:10:56en ultra-cœur de ville,
00:10:58bien évidemment.
00:11:00Pourquoi vous êtes favorable
00:11:01à vous qui défendez les conducteurs ?
00:11:04En quoi c'est favorable ?
00:11:06Vous savez très bien
00:11:07qu'il y a beaucoup de magasins
00:11:09qui se plaignent
00:11:10parce que, justement...
00:11:13Vous ne m'avez pas écouté jusqu'au bout.
00:11:15J'ai dit qu'on ne s'est bien fait,
00:11:16en ultra-cœur de ville,
00:11:17avec du stationnement organisé.
00:11:19Je ne vous ai pas parlé
00:11:20d'une mesure politique
00:11:21où on chasse les automobilistes des villes.
00:11:23Ça, ça n'a pas de sens.
00:11:24Ce qu'il faut mettre en place...
00:11:26On va vous retrouver dans une seconde
00:11:27parce qu'on va marquer une petite pause.
00:11:28Il y a énormément de questions
00:11:30qui se posent
00:11:31parce que, du coup,
00:11:32moi, ce que j'aimerais savoir,
00:11:33c'est ensuite,
00:11:33quand on s'est fait détruire la voiture
00:11:36par une borne intempestive,
00:11:38qui paye ?
00:11:38Est-ce que la mairie paye ?
00:11:39On a des questions à poser.
00:11:41Et que disent les assurances ?
00:11:42Que disent les assurances ?
00:11:44C'est de la faute de qui ?
00:11:44Vous faites un constat avec qui ?
00:11:46Avec la borne ?
00:11:47Vous allez chercher le maire ?
00:11:48Il a autre chose à faire.
00:11:49Il n'est pas là.
00:11:50Bon, ça doit être un cauchemar.
00:11:51On parle de tout ça dans une seconde.
00:11:52A tout de suite.
00:11:5410h midi,
00:11:55mettez-vous d'accord.
00:11:57Sud Radio,
00:11:57le 10h midi,
00:11:59mettez-vous d'accord.
00:12:00Jacques Cardoge.
00:12:01Et le moins que l'on puisse dire,
00:12:02c'est que ça vous fait réagir.
00:12:03Le standard est en train d'exploser.
00:12:05Vous êtes nombreux à nous appeler
00:12:06parce que vous aussi,
00:12:07ça vous est arrivé.
00:12:08Votre voiture a été empalée
00:12:10sur une de ces bornes automatiques
00:12:12de ces zones piétonnes.
00:12:14C'est un fléau
00:12:14qui se répand un peu partout en France
00:12:16et on a un sérieux problème
00:12:17autour de Bordeaux.
00:12:18Gilles, vous posez une question.
00:12:190826 300 300.
00:12:20Absolument.
00:12:21Pierre, oui,
00:12:22je voulais vous faire réagir également
00:12:25à ces zones piétonnes.
00:12:26Est-ce qu'elles sont pour vous justifiées ?
00:12:29Vous avez vu que l'île de Ré
00:12:31et d'autres villes
00:12:31sont en train également,
00:12:33ça s'appelle des opérations
00:12:34vélo-pieds à terre
00:12:36et en plus de la voiture,
00:12:38les vélos vont être interdites
00:12:39alors qu'on aurait pu penser
00:12:41que ces zones piétonnes,
00:12:42c'était aussi pour libérer
00:12:45la mobilité avec le vélo.
00:12:47Vous avez vu cette information passer ?
00:12:48Pierre Chasseret.
00:12:50Oui, oui, j'ai vu ça, Gilles.
00:12:51Non, ça me paraît tout à fait...
00:12:53Alors moi, je suis un passionné
00:12:54de cyclisme.
00:12:55Mes vacances,
00:12:56c'est de monter l'école des Pyrénées.
00:12:57Donc, je vous laisse imaginer.
00:12:59Mais non, ça me paraît tout à fait normal
00:13:00que lorsque vous êtes à vélo,
00:13:03vous posiez pieds à terre
00:13:04dans des zones qui sont réservées
00:13:05aux piétons.
00:13:07Les zones piétonnes,
00:13:08c'est essentiel.
00:13:09N'oubliez pas qu'un automobiliste
00:13:10ou un cycliste,
00:13:11c'est juste quelqu'un
00:13:13qui n'est pas encore garé.
00:13:14On est tous piétons,
00:13:15on a tous besoin de marcher
00:13:16et c'est absolument essentiel.
00:13:19Je pense que sur certaines zones
00:13:20qui sont des zones petites,
00:13:23restreintes,
00:13:24là où il y a vraiment
00:13:24l'accès au commerce,
00:13:26mais tout ça se prépare.
00:13:27Vous ne pouvez pas mettre ça en place
00:13:28sans avoir pensé le stationnement,
00:13:30une politique de stationnement
00:13:31où vous ne matraquez pas
00:13:32les gens avec les prix.
00:13:34L'idée, c'est...
00:13:35En fait, en France,
00:13:36ce qu'il faut,
00:13:36c'est comprendre ce qu'on veut.
00:13:38Est-ce qu'on veut juste des villes
00:13:39où il n'y a personne
00:13:40qui vient de l'extérieur ?
00:13:42Ça, ce n'est pas mon kiff,
00:13:44entre guillemets.
00:13:45Où est-ce qu'on veut des villes
00:13:46où on arrive à poser la voiture,
00:13:48gratuit ou presque,
00:13:49pour pouvoir se promener,
00:13:51profiter de la ville
00:13:52et dynamiser le commerce ?
00:13:53Pour l'instant,
00:13:54on a un choix politique
00:13:56qui est fait
00:13:57et qui n'est pas celui-là.
00:13:58Le choix politique
00:14:00qui est fait,
00:14:00c'est celui d'exclure
00:14:01l'automobile purement
00:14:02et simplement
00:14:03pour créer des zones
00:14:05où on exclut la voiture.
00:14:07Ça n'a pas de sens.
00:14:07D'ailleurs, on le voit bien...
00:14:09Vous prenez les viqueurs de ville.
00:14:11Ça n'a pas de sens,
00:14:12surtout quand ça ne marche pas.
00:14:13Pierre, restez avec nous
00:14:15parce qu'on a de nombreux appels.
00:14:16Je voudrais les entendre.
00:14:17C'est Marc qui est à Carcassonne.
00:14:19Il s'est fait empaler
00:14:20par une borne
00:14:21et vous nous dites,
00:14:23Marc, bonjour,
00:14:24que comment ça s'est passé
00:14:25ensuite avec la dépanneuse ?
00:14:27Alors, ça remonte quand même
00:14:29à 2007.
00:14:30Donc, c'était bien avant
00:14:31les zones tétaines et tout.
00:14:32C'était un parking d'église.
00:14:35J'étais à l'enterrement de ma mère.
00:14:36Donc, je m'étais garé
00:14:37sur le parking de l'église.
00:14:38On nous avait baissé la borne
00:14:40pour qu'on puisse rentrer et tout.
00:14:41Et à la fin de la cérémonie,
00:14:42je sors.
00:14:43La borne se baisse à mon arrivée
00:14:45et elle s'est relevée brutalement.
00:14:47La voiture est immobilisée.
00:14:49Donc, je sais que c'était
00:14:50une grosse voiture quand même,
00:14:52immobilisée,
00:14:53mise en épave par l'assureur
00:14:55parce qu'elle était âgée,
00:14:56même si elle était magnifique.
00:14:57La dépanneuse est venue,
00:14:58s'est débrouillée pour la récupérer.
00:15:01Bon, après,
00:15:01pour quand même prouver...
00:15:03Parce qu'on m'a dit
00:15:04que j'avais forcé le passage, etc.
00:15:06pour prouver ma bonne foi.
00:15:07J'étais assuré à la Maïf.
00:15:08Donc, eux,
00:15:09ils ont déposé un recours.
00:15:10Trois ans après,
00:15:11j'ai reçu de la Maïf
00:15:14un courrier
00:15:14me disant que
00:15:16leur recours avait abouti
00:15:17et que la ville de Ridithheim,
00:15:19c'est un côté de Mulhouse,
00:15:20avait été condamnée
00:15:21et qu'ils m'avaient remboursé
00:15:23ma franchise.
00:15:24Bravo à l'assurance
00:15:25parce que j'ai eu peur
00:15:27quand vous racontiez l'histoire,
00:15:28je me suis dit
00:15:28ça va mal se terminer
00:15:29l'assurance.
00:15:31Ils ont quand même mis trois ans
00:15:32mais c'est une très bonne assurance.
00:15:34Je ne vais pas dupliciter
00:15:35à l'antenne.
00:15:35Comme vous y allez.
00:15:36Non mais, sincèrement,
00:15:39bravo à...
00:15:39Non mais quand même,
00:15:40bravo parce que
00:15:41se retourner contre une municipalité,
00:15:43ça ne doit pas être facile.
00:15:44On va poser la question
00:15:45à Pierre Chasseret
00:15:45dans une seconde.
00:15:46Merci Marc.
00:15:47Mais Xavier, lui,
00:15:47il est vraiment à Bordeaux
00:15:48et vous,
00:15:50vous avez une opinion
00:15:52forcément très prononcée
00:15:53sur ces bords automatiques
00:15:55parce que vous les voyez
00:15:56tous les jours, j'imagine.
00:15:58Ah bah oui,
00:15:58nous, on en a pas mal à Bordeaux.
00:16:00On en a une d'ailleurs
00:16:01qui a fait l'actualité
00:16:02il n'y a pas longtemps.
00:16:03C'est une automobiliste
00:16:05sur la place Péberlan,
00:16:06là c'est au cœur
00:16:07du centre-ville de Bordeaux
00:16:08qui s'est fait
00:16:09embroucher sa voiture
00:16:10par une borne
00:16:11et elle a déposé
00:16:12un recours
00:16:13au tribunal administratif
00:16:14et a priori,
00:16:15elle a obtenu gain de cause
00:16:16le 19 mai
00:16:17de 1926.
00:16:18Ça va coûter cher
00:16:19à la municipalité
00:16:20donc aux contribuables.
00:16:235 000 euros
00:16:24pour les réparations
00:16:25de la voiture
00:16:26plus les frais d'avocat
00:16:27oui, ça va coûter
00:16:287-8 000 euros
00:16:29le total.
00:16:31Mais globalement,
00:16:31après, c'est vrai que
00:16:32les politiques
00:16:33qui sont menées en France
00:16:34sur la voiture en ville
00:16:36elles ont pour ambition
00:16:37d'essayer
00:16:39de diminuer
00:16:41en fait
00:16:41la pollution atmosphérique
00:16:42dans les centres-villes
00:16:44et effectivement
00:16:45ce qui est difficile
00:16:46c'est de trouver
00:16:46le juste milieu
00:16:47Bien sûr,
00:16:48on le disait tout à l'heure
00:16:49il ne faut surtout pas
00:16:50opposer la voiture
00:16:51aux piétons,
00:16:51au vélo,
00:16:52à la trottinette
00:16:52à je ne sais pas quoi
00:16:53il ne s'agit pas
00:16:54de compartimenter les gens
00:16:55et de les monter
00:16:55les uns contre les autres
00:16:56mais il faut juste
00:16:57que ce soit viable
00:16:58pour tout le monde.
00:16:59Il faut que ce soit viable
00:17:00pour tout le monde
00:17:01j'ai un exemple
00:17:02moi j'habite à Bordeaux
00:17:03j'étais à Paris
00:17:04pour les vacances de Noël
00:17:07mais c'est affreux
00:17:08cette ville
00:17:09parce que je m'ai monté
00:17:09en voiture
00:17:10avec ma femme
00:17:10et mes enfants
00:17:11on a été hébergé
00:17:13dans le centre de Paris
00:17:14on a de la chance
00:17:14de la famille
00:17:15qui a mis sur place
00:17:16et puis je me suis garé
00:17:17je vais vous chercher
00:17:18à me garer
00:17:18avec ma voiture à Paris
00:17:19mais c'est délirant
00:17:21j'en avais pour 50 euros
00:17:22par jour
00:17:23Vous m'auriez appelé avant
00:17:24vous m'auriez appelé avant
00:17:26pardon
00:17:27je vous aurais dit
00:17:27non et mettez-la au parking
00:17:28à la limite presque
00:17:29en périphérie
00:17:30et ensuite vous circulez autrement
00:17:32non c'est
00:17:32Gilles a une question
00:17:33Alors ça c'est bien beau
00:17:35mais quand
00:17:35en théorie c'est peut-être possible
00:17:37mais quand vous avez
00:17:37des enfants en bas âge
00:17:38c'est infaisable
00:17:40et moi du coup
00:17:41pour en revenir à ça
00:17:42ce qui me gêne
00:17:43si vous voulez
00:17:43dans cette politique là
00:17:44même si je comprends
00:17:46que ce soit nécessaire
00:17:47de diminuer la pollution
00:17:48qu'on ne finisse pas tous
00:17:49avec un cancer des poumons
00:17:50c'est que ça exclut en fait
00:17:52les classes moyennes
00:17:54les personnes modestes
00:17:55tout à fait
00:17:55les classes populaires
00:17:57comment on fait pour se garer
00:17:58si c'est 50 euros par jour
00:18:00en gros il n'y a que les riches
00:18:01qui peuvent se garer quoi
00:18:02donc ça c'est un peu
00:18:03une exclusion par l'argent
00:18:05par l'argent
00:18:17c'est plus sympa
00:18:18c'est plus sympa
00:18:19les coeurs de ville
00:18:21moi j'avoue que
00:18:21quand on se balade en ville
00:18:23qu'on est en piéton
00:18:24avec ses gosses
00:18:25avec sa femme
00:18:26c'est quand même plus sympa
00:18:27les coeurs de ville
00:18:28où on peut marcher
00:18:29où on n'est pas
00:18:30stressé par les voitures
00:18:32donc vous en profitez quand même
00:18:35ouais ouais ouais
00:18:36on en profite
00:18:37on profite différemment
00:18:38de la ville
00:18:39quand les villes
00:18:39étaient composées uniquement
00:18:41de routes
00:18:42avec des bagnoles
00:18:43c'était différent
00:18:45là avec plus
00:18:45de rues piétonnes
00:18:46on en profite plus
00:18:48on s'approprie plus la ville
00:18:49et c'est moins dangereux
00:18:51quand on est en piéton
00:18:53ou en vélo
00:18:54avec des enfants
00:18:54voilà
00:18:55il y a ce sentiment
00:18:56de sécurité
00:18:57et une forme
00:18:59de réappropriation
00:18:59de la ville
00:19:00par les piétons
00:19:01merci
00:19:02merci beaucoup
00:19:02de votre témoignage
00:19:03Xavier
00:19:05Pierre Chasserey
00:19:06le problème
00:19:07c'est les conséquences
00:19:08sur les commerçants
00:19:09Gilles le disait
00:19:09tout à l'heure
00:19:10il faut trouver
00:19:11le juste milieu
00:19:12parce que
00:19:14encore une fois
00:19:15il ne s'agit pas
00:19:15de remettre en cause
00:19:16l'idée
00:19:16de ces zones piétonnes
00:19:18mais enfin
00:19:191800 accidents par an
00:19:21ils vont faire quoi
00:19:22la ville de Bordeaux
00:19:22ils vont tout repenser
00:19:23est-ce qu'ils travaillent
00:19:24sur un autre projet
00:19:25ou pas ?
00:19:27j'espère
00:19:28j'espère
00:19:29mais ce n'est pas gagné
00:19:30non mais
00:19:31Xavier a tout dit
00:19:32Xavier a tout dit
00:19:33dans son message
00:19:34voilà
00:19:35personne n'est opposé
00:19:36au fait
00:19:36qu'il faille absolument
00:19:37réserver plus d'espace
00:19:39pour les piétons
00:19:40personne n'est opposé
00:19:41au fait
00:19:41qu'il faut développer
00:19:42l'usage
00:19:44du vélo
00:19:44il n'y a pas de problème
00:19:45mais tout ça
00:19:46ne doit pas se faire
00:19:46dans l'opposition
00:19:47c'est ça qui me gêne
00:19:49dans la plupart des villes
00:19:49aujourd'hui
00:19:50c'est que
00:19:50les villes ont politisé
00:19:52le débat
00:19:53pour faire de la voiture
00:19:54un ennemi politique
00:19:55or c'est pas ça
00:19:56qu'il faut faire
00:19:56quand ça coûte
00:19:5750 euros par jour
00:19:58et il est gentil
00:19:59Xavier
00:19:59parce que ça peut même
00:20:00coûter plus cher
00:20:01de juste stationner
00:20:02son véhicule
00:20:03on rajoute à ça
00:20:04les taxes sur le carburant
00:20:05voilà
00:20:05je voulais glisser
00:20:06c'est fait
00:20:07bon on arrive
00:20:08à une facture
00:20:09qui est juste impossible
00:20:09et intenable
00:20:10pour les usagers
00:20:11concrètement
00:20:12maintenant pour revenir
00:20:12sur ce qui nous amène
00:20:13aujourd'hui
00:20:14notre sujet
00:20:14des plots
00:20:15qui remontent
00:20:16et qui nous transforment
00:20:17nos voitures en avion
00:20:19il faut avoir
00:20:19beaucoup de chance
00:20:20pour pouvoir
00:20:21derrière
00:20:22conduire une opération
00:20:23de recours
00:20:24contre une ville
00:20:25déjà
00:20:26vérifier
00:20:26vérifier vos contrats
00:20:27d'assurance
00:20:28alors il y a pour ça
00:20:30regardez si vous bénéficiez
00:20:31de la protection juridique
00:20:32on veut toujours
00:20:33en faire l'économie
00:20:34mais quand on a un pépin
00:20:35la protection juridique
00:20:36c'est exceptionnel
00:20:38alors quelquefois
00:20:38on l'a avec notre carte bleue
00:20:39vérifiez bien
00:20:40il faut que vous ayez
00:20:41cette assurance
00:20:42tous ceux qui m'écoutaient
00:20:43parce que si vous saviez
00:20:44à 40 millions d'autonomistes
00:20:45le nombre de dossiers
00:20:46qu'on a
00:20:46avec des gens
00:20:47qui n'ont malheureusement
00:20:49pas de protection juridique
00:20:51c'est effarant
00:20:52en cas
00:20:52avec la protection juridique
00:20:53vous allez pouvoir
00:20:54l'emporter contre une ville
00:20:55si vous justifiez
00:20:56de votre bonne foi
00:20:57et voilà aussi la raison
00:20:58pour laquelle
00:21:00beaucoup d'usagers
00:21:01en France
00:21:01de plus en plus
00:21:02s'équipent
00:21:03vous savez
00:21:03de petites caméras
00:21:04dans la voiture
00:21:04ce qu'on appelle
00:21:05les dash cam
00:21:06pourquoi ?
00:21:07parce que entre
00:21:08les probabilités
00:21:09d'accident
00:21:10avec des cyclistes
00:21:11qui ne respectent pas
00:21:12la plupart
00:21:13les feux tricolores
00:21:14entre les probabilités
00:21:16de délit de fuite
00:21:17d'automobilistes
00:21:18qui sont plus assurés
00:21:18qui n'ont plus de permis
00:21:19entre toutes ces probabilités
00:21:21là
00:21:21et entre
00:21:22la probabilité
00:21:23d'être victime
00:21:24d'une infrastructure routière
00:21:25mal pensée
00:21:26vous aurez besoin
00:21:27de preuves
00:21:27et c'est vrai
00:21:28que ce genre
00:21:28de petit outil
00:21:29c'est vrai
00:21:30que c'est contraignant
00:21:31mais ça peut sauver
00:21:32des dossiers
00:21:32vous faites bien
00:21:34de le dire
00:21:34Pierre
00:21:34dernière question
00:21:35parce qu'on est pris
00:21:36par le temps
00:21:37est-ce que vous avez
00:21:38des dossiers
00:21:39qui sont en souffrance
00:21:40est-ce que vous avez
00:21:42des chiffres
00:21:42sur malheureusement
00:21:44ces gens
00:21:44qui n'arrivent pas
00:21:45à se faire rembourser
00:21:47et qui sont au milieu
00:21:48d'une procédure
00:21:49j'imagine que
00:21:50si ça prend 3 ans
00:21:51pour notre auditeur
00:21:52tout à l'heure
00:21:53qui était à Carcassonne
00:21:53j'imagine que ça peut
00:21:55prendre aussi des années
00:21:55pour ceux qui se
00:21:56parce que 1800 dossiers
00:21:58à traiter chaque année
00:21:59pour Bordeaux
00:21:59enfin mais ça va coûter
00:22:00des millions
00:22:02c'est ça
00:22:02avec des voitures
00:22:03qui sont immobilisées
00:22:04des gens qui n'ont pas
00:22:05les moyens de la changer
00:22:06c'est des dossiers dramatiques
00:22:07mais vous savez
00:22:08le dossier
00:22:09aujourd'hui
00:22:10le plus dur
00:22:11pour les français
00:22:12c'est celui
00:22:12qui se traite aujourd'hui
00:22:13c'est le sujet
00:22:14des prix des carburants
00:22:15et ça c'est vraiment
00:22:16le dossier
00:22:16qui asphyxie les français
00:22:17dont une petite pensée
00:22:19à tous ceux
00:22:19qui nous écoutent
00:22:20qui souffrent
00:22:20ayez confiance
00:22:21on fait le boulot
00:22:22à 40 millions d'automabilistes
00:22:23et on va l'obtenir
00:22:24cette base d'état
00:22:25merci Pierre Chasserey
00:22:26évidemment on vous retrouve
00:22:27très souvent sur l'antenne
00:22:28de Sud Radio
00:22:28d'ailleurs Gilles
00:22:29il y a les annonces
00:22:30aujourd'hui du Premier ministre
00:22:31on verra si d'autres personnes
00:22:32sont concernées
00:22:33par les aides
00:22:34aux carburants
00:22:35mais enfin bon
00:22:36le constat est là
00:22:37il y a beaucoup de cases
00:22:38dans les bas de caisse
00:22:38oui exactement
00:22:39et à 6h10 sur Sud Radio
00:22:41et dans le Mont Ventoux
00:22:42cet été
00:22:43en danseuse
00:22:44si j'ai bien compris
00:22:45on veut les photos
00:22:45on veut les photos
00:22:46on veut les photos
00:22:47sur le site
00:22:48ah ce sera dans les Pyrénées
00:22:49vous allez monter des cols
00:22:50c'est Col d'Aspin
00:22:52Col de Tourmalet
00:22:53Valouron
00:22:54voilà Père Sourde
00:22:55et évidemment
00:22:55la montée vers Saint-Larry
00:22:57Pladadec
00:22:58et ma petite fétiche
00:22:59voilà
00:22:59bon on veut les photos
00:23:01et on veut le timing surtout
00:23:02on veut savoir
00:23:02combien de temps
00:23:03vous avez mis pour grimper
00:23:04dans un instant
00:23:05dans un instant
00:23:06on se retrouve
00:23:07avec notre ami Gilles
00:23:09parce que c'est l'heure
00:23:10du zapping
00:23:11on va parler des primes
00:23:12les primes
00:23:13des joueurs de foot
00:23:13durant la Coupe du Monde
00:23:14vous voulez savoir
00:23:15comment ils vont toucher
00:23:16et bien reste avec nous
00:23:25il y a une ambiance
00:23:26il y a une ambiance
00:23:27dans ce studio
00:23:28c'est incroyable
00:23:29on a des invités
00:23:30qui sont arrivés
00:23:30avec le sourire
00:23:32qui ont plein de choses
00:23:33à se dire
00:23:33qui se racontent des choses
00:23:34déjà
00:23:35dans un instant
00:23:35on va parler de Stellantis
00:23:37qui accueille Dong Feng
00:23:38ce sera après 11h
00:23:39et de l'agression
00:23:40de Théo à Lyon
00:23:41la maman de Théo
00:23:42a témoigné en exclusivité
00:23:43sur l'antenne de Sud Radio
00:23:45et on posera la question
00:23:46de la vidéosurveillance
00:23:47qui d'une certaine façon
00:23:48a un peu sauvé la justice
00:23:50et sauvé en tous les cas
00:23:51l'accusation
00:23:52allez autour de la table
00:23:53on est avec Julia Achat
00:23:55bonjour Julia
00:23:56comment allez-vous ?
00:23:57ça va bien
00:23:57vous êtes conseillère municipale
00:23:59à Kingersheim
00:23:59dans le Haut-Rhin
00:24:00responsable commerciale également
00:24:01oui c'est ça
00:24:02c'est à dire ?
00:24:03plusieurs vies
00:24:03plusieurs vies
00:24:04c'est bien ça
00:24:05on en parlera tout à l'heure
00:24:06parce que les jeunes
00:24:07ils ne veulent pas de CDI
00:24:08en revanche
00:24:08ils veulent avoir plusieurs vies
00:24:10moi je veux de la prestation informatique
00:24:12mais c'est surtout important
00:24:13à mon âge
00:24:14quand on a un engagement politique
00:24:15de ne pas dépendre que de ça
00:24:16c'est pointu
00:24:17à ma gauche
00:24:18Mathieu Batchelon
00:24:19vous êtes communicant
00:24:19président de M2B Conseil
00:24:21qu'est-ce qu'il y a en ce moment
00:24:23au menu de vos travaux ?
00:24:25au menu de mes travaux
00:24:25il y a plusieurs accompagnements
00:24:27clients
00:24:28mais il n'y a pas du tout de politique
00:24:29parce que je suis d'accord
00:24:30avec Julia
00:24:30non mais il ne faut pas mélanger
00:24:32quand on a un engagement politique
00:24:33il faut que ça reste sincère
00:24:34il ne faut pas dépendre financièrement
00:24:35de son engagement
00:24:36et puis Anthony Martin-Smith
00:24:38bonjour
00:24:39bonjour Valérie
00:24:39pardon
00:24:40c'est parce que je suis aveugle
00:24:42donc je ne vois rien
00:24:43non
00:24:44c'est pas la même voix
00:24:46j'adore la blague
00:24:48Valérie a une voix beaucoup plus grave
00:24:50les auditeurs de Sud
00:24:52ce sera répété
00:24:53si elle nous écoute
00:24:55on la salue
00:24:56surtout on lui dit
00:24:57profite bien de tes vacances
00:24:58parce que lundi matin
00:24:59elle est là
00:25:01vous êtes animateur
00:25:02de Faux que ça change
00:25:02sur Sud Radio
00:25:03tous les samedis
00:25:04à 20h30
00:25:05il faut que ça change
00:25:06effectivement
00:25:07on est un pays
00:25:07qui a besoin de changement
00:25:08et particulièrement
00:25:09sur les questions
00:25:10qu'on adresse
00:25:10c'est à dire
00:25:11les questions d'inclusion
00:25:12et de handicap
00:25:12chaque samedi
00:25:13à 20h30
00:25:14et on est la seule émission
00:25:15à le faire
00:25:15sur le paysage audiovisuel
00:25:16français en radio
00:25:17bravo
00:25:17bravo à vous
00:25:19on est à bord d'un train
00:25:20de la région Sud
00:25:22figurez-vous
00:25:23c'est un dispositif
00:25:23complètement inédit
00:25:24on regarde à quel point
00:25:25les nouveaux dispositifs
00:25:27lorsqu'on prend soin
00:25:28de ces trains
00:25:29et bien n'importe qui
00:25:30que l'on soit jeune
00:25:31un peu plus âgé
00:25:33empêché par la vie
00:25:34en fauteuil
00:25:35etc
00:25:35on peut prendre le train
00:25:36tout seul
00:25:37vous arrivez à la gare
00:25:38comment vous savez
00:25:38où elle a sorti ?
00:25:40moi j'ai l'avantage
00:25:41d'avoir un chien guide
00:25:42donc la sortie
00:25:43c'est assez simple
00:25:43dès qu'il a envie
00:25:44de faire les besoins
00:25:44il la trouve tout seul
00:25:47ça me rappelle
00:25:48un reportage
00:25:48parlons de parler de moi
00:25:49mais qui m'avait
00:25:50beaucoup marqué
00:25:51que j'avais fait à Londres
00:25:51il y a quelques années
00:25:52sur quelqu'un
00:25:54qui travaillait au consulat
00:25:56à Londres
00:25:56et qui était en fauteuil
00:25:58et qui nous expliquait
00:25:59à quel point
00:25:59à Londres
00:26:00les bus
00:26:01et le fait que
00:26:05les plateformes
00:26:05vous savez qu'ils baissent
00:26:07étaient beaucoup mieux
00:26:09pour les personnes
00:26:09en fauteuil
00:26:10beaucoup plus adaptées
00:26:11plus qu'en France
00:26:12la France a quand même
00:26:13fait de gros travaux
00:26:14là-dessus
00:26:14mais c'est pas fini
00:26:16en tous les cas
00:26:17il faut que ça change
00:26:18et ça tombe bien
00:26:19parce que justement
00:26:20à vos côtés
00:26:21Jacques Millard
00:26:21ancien maire
00:26:23de Maison Lafitte
00:26:23lui il veut que
00:26:24la France se déchaîne
00:26:25absolument
00:26:26j'ai oublié mon bouquin
00:26:27ce matin pour le montrer
00:26:28parce que j'étais
00:26:30stressé par le trafic
00:26:32qui croit
00:26:33et embellit
00:26:34dans cette bonne région
00:26:35parce que vous venez
00:26:35en voiture ?
00:26:36parce que venir en train
00:26:38c'est pas possible
00:26:39comment ?
00:26:40parce que c'est très compliqué
00:26:42moi je viens en train
00:26:43tous les matins
00:26:43ouais mais ça dépend
00:26:44d'où tu viens
00:26:45qu'est-ce que vous avez fait
00:26:46en tant que maire du coup ?
00:26:47en tant que maire
00:26:48j'étais 37 ans maire
00:26:49et je peux vous dire
00:26:50que le problème
00:26:51que vous soulevez
00:26:52celui de l'Handicap
00:26:53nous l'avons pris
00:26:53à bras du corps
00:26:54et nous dépensons
00:26:56chaque année
00:26:57300 000 euros
00:26:58pour mettre
00:26:59bien évidemment
00:26:59des normes
00:27:01qui permettent
00:27:01aux handicapés
00:27:03d'être le plus
00:27:04le mieux accueillis
00:27:05on va dire
00:27:06le mieux accueillis possible
00:27:07je vous le disais
00:27:08il y a une super ambiance
00:27:09dans le studio
00:27:10allez Gilles
00:27:11on commence par
00:27:12ceux qui sont censés
00:27:14nous faire rêver
00:27:14ils sont censés
00:27:15nous faire rêver
00:27:16c'est dans 3 semaines
00:27:17non mais ils ont un contrat
00:27:18les gars
00:27:18c'est qu'il faut la gagner
00:27:19cette coupe du monde
00:27:19il ne suffit pas
00:27:20d'aller aux Etats-Unis
00:27:21ça ne suffira pas
00:27:21vous connaissez la date
00:27:22du démarrage ?
00:27:23oui c'est le 11 juin
00:27:24le 11 juin
00:27:26on sera tous devant
00:27:26nos écrans
00:27:27je crois que le premier match
00:27:28c'est le 18 non ?
00:27:29pour l'équipe de France
00:27:30c'est possible
00:27:31l'équipe de France
00:27:32ça va y avoir plus tard
00:27:33la coupe du monde
00:27:34s'approche donc
00:27:35et hier
00:27:35dans une séquence forte
00:27:37sur W9
00:27:38dans TBT9
00:27:39Gilles Verdez
00:27:40a révélé
00:27:40les dessous économiques
00:27:42de la coupe du monde
00:27:42et les primes
00:27:43qui attendent
00:27:44nos joueurs
00:27:45et ce
00:27:45à chaque victoire
00:27:46vous verrez
00:27:47ça augmente
00:27:48et s'ils perdent
00:27:50ils remboursent
00:27:51il n'y a pas de malus
00:27:52il n'y a pas de malus
00:27:53dommage
00:27:54vous allez l'entendre
00:27:55ils vont pouvoir
00:27:56mettre un peu d'essence
00:27:57dans leur belle voiture
00:27:59le camp de basse
00:28:00plus l'hôtel privatisé
00:28:01pour 5 semaines
00:28:01c'est entre 2 et 2 millions
00:28:04800 000 euros
00:28:04vols internationaux
00:28:05et vols internes
00:28:06entre 600 000
00:28:07et 1 million d'euros
00:28:08et ce qui coûte très cher
00:28:10c'est la sécurité
00:28:11la logistique
00:28:11entre 500 000
00:28:13et 900 000 euros
00:28:15alors la restauration
00:28:17récupération matérielle
00:28:18400 000 à 700 000 euros
00:28:20et puis le staff
00:28:21les primes opérationnelles
00:28:22plus d'un million d'euros
00:28:23de 1 à 1,6 million d'euros
00:28:25alors évidemment
00:28:25les joueurs aussi
00:28:26attendent leurs primes
00:28:27s'ils vont loin
00:28:28s'ils sont éliminés
00:28:29au premier tour
00:28:30c'est 100 000 à 130 000 euros
00:28:32en 16ème de finale
00:28:33130 000 à 150 000
00:28:358ème 170 000
00:28:37quart de finale
00:28:38220 260
00:28:39Cyril
00:28:39demi-finale
00:28:40300 à 340 000 euros
00:28:43qualifié pour la finale
00:28:44mais perdant
00:28:45380 à 450 000
00:28:47et si on est champion du monde
00:28:48de 550 000 à 650 000 euros
00:28:50par joueur
00:28:51c'est énorme
00:28:52je vais le mettre au foot
00:28:53à noter
00:28:55évidemment
00:28:55que certains
00:28:57donnent leurs primes
00:28:57à des associations
00:28:58c'est ce qui a été précisé
00:29:00par Gilles Verdez
00:29:01à la fin
00:29:03plusieurs communiquent
00:29:04quand ils donnent
00:29:04mais après
00:29:05on n'est pas
00:29:06on n'est pas banquier
00:29:07on n'est pas à relever
00:29:08des comptes
00:29:08mais c'est normal aussi
00:29:09de motiver les joueurs
00:29:11mais dans la première partie
00:29:13vous avez vu que ça coûte
00:29:14très cher à la fédération
00:29:15d'emmener tout ce monde-là
00:29:17dans ces trois pays
00:29:17Julia vous êtes foot ?
00:29:19moi j'aime bien le foot
00:29:20ça vous choque ?
00:29:21les montants là
00:29:21qu'on annonce ?
00:29:22non parce que
00:29:23ça a été comme ça
00:29:24en tout temps
00:29:25à partir du moment
00:29:25où j'ai découvert le foot
00:29:26c'était comme ça
00:29:27est-ce que vous faites partie
00:29:28de ceux qui disent
00:29:30de toute façon
00:29:30c'est un secteur
00:29:31où il y a de l'argent
00:29:32donc chacun
00:29:34c'est normal
00:29:35que chacun
00:29:35ait envie
00:29:36d'en tirer profit ?
00:29:39ça reste un modèle
00:29:40économique
00:29:41à part entière
00:29:43les montants
00:29:44qui sont évoqués
00:29:44pour nous
00:29:45sont choquants
00:29:45et énormissimes
00:29:46mais en fait
00:29:47par rapport à ce qu'ils gagnent
00:29:48dans leur club respectif
00:29:50où ils sont de façon annuelle
00:29:51et où ils gagnent
00:29:51des ligues des champions
00:29:53etc
00:29:55ça me semble assez évident
00:29:56il faut replacer
00:29:58dans le contexte
00:29:59il faut replacer
00:29:59par rapport au sacrifice
00:30:00par rapport au fait
00:30:01qu'une vie de footballeur
00:30:02c'est court
00:30:03ça reste dérisoire
00:30:03oui mais il n'y a pas dérisoire
00:30:05je ne peux pas vous expliquer ça
00:30:06quand on compare maintenant
00:30:07à d'autres sports
00:30:08moi je vois les boxeurs
00:30:09parce que je fais de la boxe
00:30:10depuis que j'ai 6 ans
00:30:11c'est poser la question
00:30:12à un moment donné
00:30:12de devenir pro
00:30:13on ne vit pas de la boxe
00:30:16on ne vit pas de la boxe
00:30:17c'est-à-dire que vous gagnez
00:30:18500 euros de combat
00:30:19c'est pas les sponsors
00:30:20par rapport à la coupe du monde
00:30:21c'est là où il y a une problématique
00:30:22finalement quand même
00:30:23et qu'il y a une inégalité
00:30:24dans les pratiques
00:30:25alors que le foot apporte
00:30:26des bonnes choses
00:30:27d'un point de vue social
00:30:28et la boxe aussi
00:30:29Mathieu Bachelard
00:30:30puisque vous êtes communiquant
00:30:31est-ce que lorsqu'on est
00:30:32fan de foot surtout
00:30:32fan de foot très bien
00:30:33et lorsqu'on est footballeur
00:30:34est-ce qu'il faut obligatoirement dire
00:30:36compte tenu des montants
00:30:37ah ben je les donne
00:30:38à des associations
00:30:39même si c'est pas vrai
00:30:40chacun fait
00:30:40enfin je sais pas
00:30:41moi je trouve que c'est un peu
00:30:42de l'hypocrisie
00:30:42parce qu'en fait
00:30:43soit on critique le foot business
00:30:44dans ces cas-là
00:30:45on critique tout
00:30:46et on se dit que par principe
00:30:48il faut que tout le monde
00:30:48soit sur des contrats fédéraux
00:30:50et que tout le monde
00:30:51soit des amateurs
00:30:51c'est pas le cas
00:30:52et depuis
00:30:53on va pas refaire l'histoire
00:30:54mais depuis l'arrêt Bossman
00:30:55et puis ça fait environ
00:30:56plus de 30 ans
00:30:56que le foot a vraiment basculé
00:30:58dans un ultra business
00:30:58dès lors que c'est la règle
00:31:00pour tous
00:31:01si on veut une équipe de France
00:31:02qui gagne
00:31:03enfin je trouve ça un peu hypocrite
00:31:04d'aller
00:31:05mais vous trouvez qu'on a besoin
00:31:06d'une carotte
00:31:06c'est-à-dire qu'on participe
00:31:08à la coupe du monde
00:31:09leur métier
00:31:09c'est des joueurs de football
00:31:11est-ce qu'on doit avoir
00:31:12une carotte
00:31:13pour pouvoir mettre un but
00:31:14et se dire
00:31:15je vais toucher de l'argent
00:31:16si mon équipe gagne
00:31:17c'est pas besoin d'une carotte
00:31:18logiquement on devrait pas
00:31:19avoir besoin de carotte
00:31:19on est à la coupe du monde
00:31:20c'est prestigieux
00:31:21tu gagnes la coupe du monde
00:31:22t'as pas besoin en plus
00:31:23toutes les équipes nationales
00:31:24il n'y a pas que la France
00:31:25toutes les équipes nationales
00:31:26sont soumises
00:31:27à des volumes plus ou moins grands
00:31:29des pays émergents
00:31:30auront pas les mêmes volumes
00:31:31ce que Julia disait
00:31:33à juste titre
00:31:34c'est des joueurs
00:31:35qui ont des carrières assez courtes
00:31:36en réalité
00:31:37quand ils vont
00:31:38on peut dire
00:31:39c'est pour le prestige
00:31:39c'est pour l'équipe nationale
00:31:40il y a aussi des risques
00:31:42ils peuvent se blesser
00:31:42on a des joueurs
00:31:44qui ont déjà connu
00:31:44et leur carrière est terminée derrière
00:31:46donc
00:31:48c'est le cas aussi en club
00:31:49Jacques l'a vu
00:31:50puisqu'il a eu des responsabilités
00:31:51dans le club où il était
00:31:53il n'y avait pas trop
00:31:54de primes de victoire
00:31:55puisqu'il n'y a pas eu de trophée
00:31:56qui a été gagné
00:31:57beaucoup
00:31:58mais pas des primes de victoire
00:32:00je vois où est la blague
00:32:01les primes de victoire
00:32:02du bon final
00:32:03c'était plus tard
00:32:04ils sont tous supporteurs de l'OM
00:32:05ils sont peut-être tous supporteurs de l'OM
00:32:06mais moi ça ne me choque pas
00:32:08ou alors dans ce cas-là
00:32:09si ça choque
00:32:09il faut qu'on remette tout à plat
00:32:10c'est ce que je disais
00:32:11c'est-à-dire que c'est en rapport
00:32:12avec le milieu
00:32:13voilà
00:32:14chacun en tire profit
00:32:15je veux dire
00:32:16et même les cadres
00:32:17il ne faut pas raconter d'histoire
00:32:18les dirigeants
00:32:18ils ont des bons salaires
00:32:19parce qu'on est dans un milieu
00:32:20il y a beaucoup d'argent
00:32:21et puis il y a un environnement économique
00:32:23énorme autour de ça aussi
00:32:25moi j'ai l'impression
00:32:25chaque semaine
00:32:26qu'on revient sur le même sujet
00:32:27donc je vais faire sensiblement
00:32:29la même réponse
00:32:30mais non non non
00:32:30pas du tout
00:32:32moi je suis judoka de haut niveau
00:32:35donc parfois
00:32:36je suis sélectionné
00:32:37en équipe de France
00:32:38j'ai eu l'honneur
00:32:39de participer
00:32:40à deux championnats du monde
00:32:41dans ma vie
00:32:43et on a des primes
00:32:44en tant qu'athlète
00:32:46qui dépendent
00:32:47du ministère des sports
00:32:49qui sont fixées
00:32:50qui sont codifiées
00:32:51si la fédération française de football
00:32:53a les moyens
00:32:54de surabonder ses primes
00:32:56tant mieux pour elle
00:32:58il est le cas
00:32:59dans ma fédération
00:33:00que nous n'avons pas du tout
00:33:01les mêmes budgets
00:33:02que la fédération française de football
00:33:05le judo est un sport
00:33:06certes
00:33:07d'initier
00:33:08pour autant aussi
00:33:09un sport
00:33:11qui a été largement médiatisé
00:33:13que ce soit avec David Douillet
00:33:14avec Clarisse
00:33:15avec Teddy Riner
00:33:16etc
00:33:17pour autant
00:33:18on n'attire pas
00:33:19autant de sponsors
00:33:20donc on n'a pas
00:33:21le même business
00:33:22que le football
00:33:23et puis
00:33:23on est choqué en France
00:33:25mais ramenons-nous
00:33:26à ce qui se passe aux Etats-Unis
00:33:27globalement
00:33:28que tout le monde soit choqué
00:33:28non mais ramenons-nous
00:33:29quand même
00:33:30à ce qui se passe aux Etats-Unis
00:33:31le baseball
00:33:31le basketball
00:33:33le football américain
00:33:34le rugby
00:33:35à leur manière
00:33:37navré
00:33:37mais les chiffres
00:33:38sont davantage
00:33:39plus stratosphériques
00:33:40que nos joueurs
00:33:42de football français
00:33:42mais vous préférez avoir
00:33:44une médaille olympique
00:33:45ou une prime ?
00:33:46moi je préfère avoir
00:33:46une médaille tout court
00:33:47peu importe
00:33:48en tous les cas
00:33:49et c'est vrai que les jeunes
00:33:50qui vont principalement
00:33:51regarder cette coupe du monde
00:33:53eux ça les choque pas
00:33:54et de toute façon
00:33:56eux ils veulent pas de CDI
00:33:58on va en parler dans un instant
00:33:59et on parlera également
00:34:00de ces politiques
00:34:02sur le tapis rouge
00:34:03ça tombe bien
00:34:03Jacques Myard
00:34:04vous nous donnerez
00:34:04votre avis
00:34:05mais attendez
00:34:07parce qu'on a une petite pause
00:34:08mais juste après
00:34:08on parlera du tapis rouge
00:34:09de Cannes
00:34:10parce que ça a choqué
00:34:11pas mal de monde
00:34:11allez à tout de suite
00:34:19dans un instant
00:34:20on va parler de ces jeunes
00:34:21qui ne veulent pas de CDI
00:34:22moi lorsque j'ai commencé
00:34:23ma carrière
00:34:24tout le monde ne parlait
00:34:24que de CDI
00:34:25ça tombe bien autour de la table
00:34:26on a Julia
00:34:27qui est très jeune
00:34:28et qui va nous dire
00:34:29ce qu'elle en pense
00:34:31mais d'abord
00:34:31on va parler de ces politiques
00:34:32qui défilent sur le tapis rouge
00:34:35ça c'est choquant
00:34:36il y a beaucoup de réactions
00:34:37ce week-end
00:34:37ça sera la fin
00:34:38du festival de Cannes
00:34:39on connaîtra la palme du festival
00:34:42alors un Cannes assez houleux
00:34:44mis à part la polémique
00:34:45Canal Plus
00:34:46une autre polémique
00:34:48a fait du bruit
00:34:49les politiques sur le tapis rouge
00:34:51ont-ils leur place ?
00:34:53Anatomie d'une chute annoncée
00:34:55la semaine dernière
00:34:56vous êtes allée à Cannes
00:34:56au festival
00:34:57on vous a vu monter les marches
00:34:58en robe de soirée
00:34:59ça vous a eu beaucoup de critiques
00:35:01qu'est-ce que vous êtes allée faire là-bas ?
00:35:02est-ce que c'est la place d'une ministre
00:35:03comme certains vous l'ont reproché ?
00:35:05à partir du moment
00:35:06où je suis invitée
00:35:06par la présidente du festival de Cannes
00:35:08qui plus est
00:35:09pour voir un film
00:35:10qui était pour moi essentiel
00:35:11et affiché aussi
00:35:12le soutien du gouvernement
00:35:12c'était le film sur Samuel Paty
00:35:14qui s'appelle
00:35:14l'abandon sur Samuel Paty
00:35:16oui je considère
00:35:16que c'est aussi
00:35:17de ma responsabilité
00:35:18je comprends évidemment
00:35:20que parfois ça puisse
00:35:21générer du commentaire
00:35:22singulièrement
00:35:23quand c'est une femme d'ailleurs
00:35:24parce qu'on ne génère pas
00:35:25le même type de commentaire
00:35:27sur les réseaux sociaux
00:35:28vous êtes sûre de ça ?
00:35:28ah oui je suis sûre de ça
00:35:29vu le caractère des commentaires
00:35:31vu la vulgarité des commentaires
00:35:33j'ai à peu près aucun doute
00:35:34en effet
00:35:35qu'il y a aussi
00:35:35une caractérisation
00:35:36qui est de nature
00:35:37un petit peu différente
00:35:38quand ça peut concerner une femme
00:35:39moi je suis une femme politique
00:35:40je suis membre du gouvernement
00:35:41vous étiez à votre place là-bas ?
00:35:42j'étais invitée
00:35:43pour porter un certain nombre
00:35:45de convictions
00:35:45sur la diversité dans le cinéma
00:35:47sur le fait de ne pas renoncer
00:35:48à montrer à l'écran
00:35:48certains sujets
00:35:49quand d'autres pays y renoncent
00:35:50et pour venir soutenir
00:35:51un film qui paraît essentiel
00:35:53qui s'appelle
00:35:54l'abandon
00:35:54sur Samuel Paty
00:35:55et je crois que
00:35:56chacun
00:35:56chaque français
00:35:57devrait avoir
00:35:58donc vous étiez invitée
00:35:58ça n'a pas coûté de sous
00:35:59aux contribuables
00:35:59j'étais invitée
00:36:00par le festival de Cannes
00:36:01en effet
00:36:02ça ne coûte pas d'argent
00:36:04aux contribuables
00:36:04ça j'aimerais bien faire
00:36:06une contre-enquête
00:36:06là-dessus
00:36:07il y a beaucoup d'infos
00:36:10à remettre en place
00:36:12plusieurs choses
00:36:13le son que je devais vous diffuser
00:36:14était un sujet
00:36:15de M6
00:36:17que vous avez vu
00:36:18sur les critiques
00:36:19qui ont été faites
00:36:20un micro-toutoir
00:36:21sur le fait
00:36:22qu'il y avait
00:36:22Jean-François Copé
00:36:23qu'il y a eu
00:36:24également
00:36:25Najat Vallobel-Cassem
00:36:27et Aurore Berger
00:36:29donc ce son-là
00:36:30n'est pas parti
00:36:31le deuxième son
00:36:32qui était prévu
00:36:33et que vous avez entendu
00:36:34c'est la réaction
00:36:35d'Aurore Berger
00:36:36parce qu'elle était
00:36:36beaucoup critiquée
00:36:37qu'est-ce que
00:36:38la ministre faisait là-bas
00:36:40et donc elle
00:36:40elle a répondu
00:36:41à nos confrères
00:36:42de RTL
00:36:42et de Thomas Soto
00:36:43ce matin
00:36:44en disant
00:36:45qu'elle était invitée
00:36:46par le festival
00:36:46après une invitation
00:36:48ça se refuse
00:36:48donc est-ce que
00:36:49c'est le rôle
00:36:50des politiques
00:36:51d'être là-bas
00:36:51il y a plusieurs choses
00:36:52quand même
00:36:52je vois d'abord
00:36:53je vous laisse recentrer
00:36:55le débat
00:36:55parce qu'on a eu
00:36:56un petit problème technique
00:36:56oui oui
00:36:57non mais c'est pas
00:36:57c'est pas grave
00:36:58mais toutes les questions
00:36:59je pense sont là
00:37:00et sont posées sur la table
00:37:01on le disait tout à l'heure
00:37:02d'abord elle est ministre
00:37:03elle est ministre
00:37:04de l'égalité des chances
00:37:07moi je suis pas choqué
00:37:09par le fait
00:37:09que la ministre de la culture
00:37:11soit sur place
00:37:12est-ce que c'est le rôle
00:37:13de la ministre
00:37:14de l'égalité des chances
00:37:16Mathieu d'abord
00:37:16et Jacques Mier
00:37:17il y a toujours eu
00:37:18des personnalités politiques
00:37:19à Cannes
00:37:19après ça dépend du périmètre
00:37:20de leurs compétences
00:37:21et de leur champ d'intervention
00:37:22elle dit qu'elle vient
00:37:23défendre le film
00:37:23l'abandon
00:37:24qu'il y ait une ministre
00:37:24de la culture
00:37:26pour le coup
00:37:27qu'il soit à la commission
00:37:28de la culture
00:37:28ça me choque pas non plus
00:37:29parce qu'on peut se dire
00:37:30qu'a priori
00:37:30il travaille sur ce
00:37:32après on voit
00:37:33qu'Aurore Berger
00:37:34rame un peu quand même
00:37:35sur sa justification
00:37:38bon ça peut
00:37:39et encore si je puis dire
00:37:41heureusement
00:37:42qu'elle vient défendre
00:37:43un film comme l'abandon
00:37:44qui pour le coup
00:37:45ne se discute pas
00:37:46ça peut aussi être
00:37:48un peu de l'instrumentalisation
00:37:50c'est un peu pour ça
00:37:51que je dis ça
00:37:51l'instrumentalisation
00:37:52non mais vous pouvez venir
00:37:53sans faire la montée des marches
00:37:55vous pouvez venir parler
00:37:56aux médias
00:37:57vous pouvez venir
00:37:58à la télévision
00:37:59sans porter une grande robe
00:38:01et faire monter les marches
00:38:02vous pouvez être invité
00:38:03par les journaux
00:38:04vous n'avez pas forcément
00:38:05le contribuable reste
00:38:06à peu près
00:38:07même qu'elle monte les marches
00:38:08ou pas
00:38:08de toute façon
00:38:08ce qui coûte
00:38:09c'est le voyage
00:38:09on a un homme politique
00:38:10autour de la table
00:38:11je me pose la question
00:38:13comment vous écrivez
00:38:15Aurore Berger
00:38:16avec un H
00:38:16non
00:38:18ça pourrait l'être
00:38:19dans le nombre de cas
00:38:20il y a longtemps
00:38:21que je la connais
00:38:22il y a longtemps
00:38:22que j'ai une piètre opinion
00:38:25d'elle-même
00:38:25je ne comprends pas
00:38:26ce que vous voulez dire
00:38:27horreur
00:38:28l'horreur
00:38:29Berger
00:38:30ça c'est très personnel
00:38:33moi j'aimerais bien
00:38:34on n'a rien à y foutre
00:38:36dans ce cas là
00:38:36il ne faut pas
00:38:38quand vous êtes politique
00:38:39vous n'allez pas
00:38:40je dirais
00:38:41chercher la pipolisation
00:38:43comme l'a dit Martin
00:38:44c'est tout aussi simple
00:38:46que ça
00:38:46il ne faut pas aller
00:38:48je dirais
00:38:49sur des plates-bandes
00:38:50qui ne sont pas les nôtres
00:38:51en tant que tels
00:38:51car bien évidemment
00:38:54on donne le plan
00:38:55aux critiques
00:38:55et c'est justifié
00:38:56Julien
00:38:57qu'est-ce que vous en pensez ?
00:38:58là on a beaucoup parlé
00:38:59d'Aurore Berger
00:39:00mais pour le coup
00:39:00il y avait
00:39:01Jean-François Copé
00:39:02Najat Vallaud-Belkacem
00:39:03effectivement
00:39:03moi je me pose des questions
00:39:05sur la pertinence
00:39:05de leur présence
00:39:06au festival de Cannes
00:39:07maintenant
00:39:08s'il y a un projet
00:39:10politique
00:39:10et quand bien même
00:39:11il y a un projet politique
00:39:11je ne suis pas sûre
00:39:12que ce soit la place
00:39:13et le lieu pour le politique
00:39:14de s'afficher en tant que tel
00:39:16surtout dans le contexte
00:39:17qui est le nôtre
00:39:17on est quand même
00:39:17dans un contexte politique
00:39:19compliqué
00:39:19où on demande aux français
00:39:20de faire attention
00:39:21je pense que c'est ça
00:39:22qui a choqué
00:39:24pour replacer dans le contexte
00:39:25on est dans une pleine crise
00:39:26du carburant
00:39:27il y a une baisse
00:39:28de la consommation énorme
00:39:29sur les dix premiers jours
00:39:30du mois de mai
00:39:31je crois que c'est 20 ou 30%
00:39:33de consommation de carburant
00:39:34en moins
00:39:34ça veut dire que les gens
00:39:35sont en train de se priver
00:39:36c'est ce dont ils nous parlent
00:39:38tous les jours
00:39:38et donc si les hommes politiques
00:39:39ne comprennent pas ça
00:39:40et le contexte dans lequel on est
00:39:42il y a peut-être un grand boulot
00:39:43et en fait non
00:39:43mais la victimisation
00:39:44qui est associée
00:39:45en tant que politique
00:39:46ah oui non
00:39:46mais je suis venue pour ces raisons-là
00:39:48et puis je n'ai pas coûté
00:39:49d'argent contribuable
00:39:50oui mais attention
00:39:51il y a quand même eu
00:39:52des articles
00:39:53et notamment sur X
00:39:54qui ont démontré
00:39:55le coût de sa robe
00:39:56on est à plus de 700 euros
00:39:57pour une robe de soirée
00:39:58on peut se poser la question
00:39:59légitimement de
00:40:00elle est peut-être prêtée
00:40:03par un couturier
00:40:04elle est peut-être
00:40:05qu'elle se la finance elle-même
00:40:06enfin je veux dire
00:40:06évidemment
00:40:07mais dans le contexte
00:40:08on demande aux politiques
00:40:09d'être exemplaires
00:40:09donc c'est une question d'image
00:40:10pour vous c'est une question d'image
00:40:12voilà
00:40:12Anthony
00:40:13écoutez
00:40:14à Cannes
00:40:15il y a certains qui repartent
00:40:16avec une palme
00:40:17pour le talent
00:40:18et d'autres qui repartent
00:40:19avec des rames
00:40:19pour la médiocrité
00:40:21effectivement
00:40:21moi
00:40:22ces propos
00:40:23que Aurore Berger
00:40:25nous sort
00:40:26quand elle est invitée
00:40:28de Thomas Soto
00:40:29je ne les entends pas
00:40:30je ne les entends pas
00:40:31parce qu'elle n'avait
00:40:32rien à faire
00:40:33sur les marches
00:40:34du Festival de Cannes
00:40:35je crois que
00:40:35ces marches-là
00:40:36traditionnellement
00:40:37elles sont réservées
00:40:38à des artistes
00:40:39à des acteurs
00:40:40et
00:40:41qu'il y a
00:40:42suffisamment d'acteurs
00:40:43qui portent
00:40:44des messages
00:40:44forts
00:40:45qu'elle veuille
00:40:46s'y rendre
00:40:46à titre personnel
00:40:47ou même à titre politique
00:40:49en disant
00:40:49je soutiens ce film
00:40:50grand bien lui fasse
00:40:52et je dirais
00:40:53c'est normal
00:40:54tant que ça ne coûte pas
00:40:55un euro
00:40:55aux données publiques
00:40:56alors justement
00:40:57on est avec Olivier
00:40:58qui est dans le Gard
00:41:00si je ne me trompe pas
00:41:01bonjour Olivier
00:41:02comment allez-vous
00:41:03bonjour
00:41:04vous vouliez intervenir
00:41:05parce que ça vous choque
00:41:06a priori
00:41:07moi ça me choque
00:41:08ça me révolte
00:41:08alors ils sont acteurs
00:41:10les politiques
00:41:11mais acteurs économiques
00:41:12pas acteurs de cinéma
00:41:14donc ils n'ont rien à faire
00:41:15là-bas
00:41:16ils n'ont rien à faire
00:41:17mais comme le disait
00:41:18à l'époque
00:41:19Jean-Marie Le Pen
00:41:20le principal
00:41:21c'est de se faire voir
00:41:22et qu'on parle de nous
00:41:24donc je me souviens
00:41:26de Bertrand Lanoé
00:41:27qui était inconnu
00:41:29à Paris
00:41:29on le voyait
00:41:30dans toutes les interviews
00:41:32on voyait sa tête
00:41:33il s'est incrusté
00:41:34il s'obligeait
00:41:35il obligeait
00:41:36à ce qu'on le voit
00:41:37c'est quand même
00:41:37l'infini mère de Paris
00:41:39je pense que
00:41:40c'est une image politique
00:41:42le politique
00:41:43il faut qu'il se montre
00:41:44parce que sinon
00:41:45il tombe dans l'oubli
00:41:45donc le problème
00:41:47il ne doit pas se montrer partout
00:41:48on est bien d'accord
00:41:49il y a manière
00:41:50et manière
00:41:51et puis
00:41:54au bout du bout
00:41:55si je puis dire
00:41:56ce sont des électeurs
00:41:57et les électeurs le ressentent
00:41:58merci de votre témoignage
00:41:59Olivier
00:42:00Jean-François Copé
00:42:01a toujours un mot à dire
00:42:03parce qu'il est maire de mots
00:42:04parce qu'il est maire de mots
00:42:05et on se posait la question
00:42:06tout à l'heure
00:42:07de savoir qui payait
00:42:08alors
00:42:08bon là-dessus
00:42:10c'est la présidente
00:42:12qui paye la robe
00:42:12à 700 euros
00:42:13ce qu'il faut dire
00:42:14souvent ils se la font prêter
00:42:16c'est la présidence
00:42:17du festival de Cannes
00:42:18qui invite
00:42:18d'abord
00:42:19pour ce qui est des frais
00:42:19c'est la présidence
00:42:20du festival de Cannes
00:42:21qui invite
00:42:21après il faut regarder
00:42:22quels sont les financeurs
00:42:23du festival de Cannes
00:42:25je crois savoir
00:42:26qu'il y a quand même
00:42:26une partie de financement
00:42:28public quand même
00:42:29oui bien sûr
00:42:30vous avez la région
00:42:31vous avez le ministère
00:42:33de la culture
00:42:33vous avez même la ville
00:42:34oui
00:42:34donc
00:42:35voilà
00:42:36donc ça méritait
00:42:37d'être posé
00:42:38allez on passe
00:42:39à ce fameux
00:42:40ce fameux quoi
00:42:42ce fameux test
00:42:42génération Z
00:42:44qui est parfois
00:42:44surprenante
00:42:45Z comme 0 CDI
00:42:47en effet
00:42:48aujourd'hui
00:42:49les jeunes refusent
00:42:50le contrat
00:42:51à durée déterminée
00:42:52constat dans le 20h
00:42:53de France 2
00:42:54le graal d'une carrière
00:42:56pendant longtemps
00:42:56c'était le CDI
00:42:57une même entreprise
00:42:59toute sa vie
00:42:59un emploi
00:43:00à durée indéterminée
00:43:02c'est inespéré
00:43:04moi ça fait 30 ans
00:43:05que je suis ici
00:43:05mais aujourd'hui
00:43:07ils sont nombreux
00:43:08à ne plus rêver du CDI
00:43:09à le quitter
00:43:10le refuser
00:43:12pas pour moi
00:43:12pour eux le CDI
00:43:14c'est non merci
00:43:17certains refusent les CDI
00:43:18d'autres
00:43:19vont jusqu'à démissionner
00:43:21et le racontent même crânement
00:43:23sur les réseaux sociaux
00:43:24je démissionne tout simplement
00:43:26dans la vie
00:43:26il faut savoir s'écouter
00:43:27pourquoi j'ai quitté
00:43:28la gendarmerie
00:43:29Jordan Lelon
00:43:30a publié cette vidéo
00:43:32après sa démission
00:43:33on dit souvent que le CDI
00:43:34c'est la sécurité
00:43:34moi
00:43:35j'ai tout quitté
00:43:36nous l'avons retrouvée à Paris
00:43:39elle travaille dans la création
00:43:40de sites internet
00:43:41ça m'a libérée d'emplois
00:43:43aussi
00:43:44à 33 ans
00:43:46bonjour
00:43:46elle a déjà eu 3 CDI
00:43:48dans sa carrière
00:43:49le dernier
00:43:50elle l'a quitté
00:43:51il y a un an
00:43:51ce qui me saulait
00:43:52la routine
00:43:53parfois avoir l'impression
00:43:55d'être une fourmi
00:43:57et de ne pas avoir d'impact
00:43:58alors évidemment
00:44:00quand je fais un zapping
00:44:01je vous passe 30
00:44:02à 45 secondes
00:44:03d'un extrait
00:44:04il faut dire que
00:44:05ce sujet fait 4 minutes
00:44:06allez le voir sur
00:44:07France Télévisions
00:44:09et c'est un vrai conflit
00:44:10de génération
00:44:10c'est-à-dire que
00:44:11les parents de ces enfants
00:44:13ne comprennent absolument pas
00:44:14pourquoi
00:44:15lorsqu'ils ont obtenu
00:44:16un CDI
00:44:17leur enfant démissionne
00:44:18et quitte la sécurité
00:44:20de l'emploi
00:44:20surtout à notre époque
00:44:22mais sur TikTok
00:44:23il y a une vraie
00:44:25enfin pas un mouvement de foule
00:44:27mais il y a des vraies
00:44:28de vraies
00:44:29il y a beaucoup de personnes
00:44:30qui encouragent
00:44:32les autres jeunes
00:44:32à ne pas accepter
00:44:33des CDI
00:44:34sur ce sujet rapidement
00:44:35Julia
00:44:35ça ne vous étonne pas
00:44:36vous
00:44:37vous êtes au contact
00:44:37de cette génération
00:44:38bien sûr
00:44:39et c'est pour ça
00:44:39que je pense
00:44:40qu'il ne faut pas généraliser
00:44:41il y a une partie
00:44:42effectivement de fantasme
00:44:43autour justement
00:44:44des réseaux sociaux
00:44:45où on a l'habitude
00:44:46sur TikTok
00:44:46de voir des personnes
00:44:48qui parlent de leur vie
00:44:48où le matin
00:44:49ils se réveillent à 9h
00:44:49ils vont au sport
00:44:50et en fait
00:44:50tout ça parce qu'ils sont
00:44:51freelance ou influenceurs
00:44:52il y a un fantasme
00:44:53autour de tout ça
00:44:54moi ce que je constate
00:44:55quand même
00:44:56c'est qu'il reste
00:44:57une génération
00:44:58qui a envie de travailler
00:44:59ça n'enlève en rien
00:45:00le fait qu'il y a une crise
00:45:01de sens au travail
00:45:03et d'engagement
00:45:04mais il reste encore
00:45:05une génération
00:45:06en revanche c'est vrai
00:45:07que l'investissement
00:45:07n'est pas le même
00:45:09vous pensez que c'est une contrainte
00:45:10un CDI ?
00:45:11c'est pas un avantage
00:45:12ça dépend de l'un
00:45:13de la classe
00:45:14la question est là
00:45:15est-ce que le CDI
00:45:16est une contrainte
00:45:17vous savez quoi ?
00:45:18vous savez quoi ?
00:45:19on en parle juste après
00:45:20parce qu'on approche de l'heure
00:45:21à tout de suite
00:45:2210h midi
00:45:23mettez-vous d'accord
00:45:24Sud Radio
00:45:25le 10h midi
00:45:27mettez-vous d'accord
00:45:28Jacques Cardot
00:45:29soyez les bienvenus
00:45:30dans cette deuxième heure
00:45:310826 300 300
00:45:32dans un instant
00:45:33on aura les coups de gueule
00:45:34les focus
00:45:35les regards
00:45:36de nos invités
00:45:37avec Julia
00:45:38Mathieu
00:45:39Anthony
00:45:39et Jacques Millard
00:45:40qui sont autour de la table
00:45:41on va poursuivre la discussion
00:45:42autour du CDI
00:45:44que refusent
00:45:45nos amis
00:45:46de 35 ans
00:45:47Julia
00:45:48on vous a presque
00:45:49coupé la parole
00:45:50mais vous posiez
00:45:50très très bien le problème
00:45:51en fait
00:45:52est-ce que c'est un conflit
00:45:53de génération
00:45:54d'une certaine façon
00:45:55est-ce que
00:45:55pourquoi ça ne les attire pas
00:45:57ils ont le sentiment
00:45:58de ne pas être libres
00:45:58je pense qu'il y a
00:45:59plusieurs origines à ça
00:46:00et ça dépend des individus
00:46:01ce que je disais tout à l'heure
00:46:03c'est que je pense
00:46:03que ça dépend aussi
00:46:04de la classe sociale
00:46:04et de l'environnement
00:46:05dans lequel on a grandi
00:46:06moi je viens de la classe
00:46:07moyenne basse
00:46:07je peux vous dire
00:46:08que le CDI
00:46:09pour moi
00:46:09c'était ma garantie
00:46:11c'était un graal
00:46:12et c'était une façon
00:46:12de m'émanciper financièrement
00:46:14surtout en tant que femme
00:46:15c'est d'autant plus compliqué
00:46:17et que j'aurais beaucoup de mal
00:46:18à me lancer
00:46:19dans l'aventure entrepreneuriale
00:46:20Jacques Millard
00:46:20écoutez
00:46:21je crois qu'il ne faut pas
00:46:23focaliser sur quelques cas
00:46:24montés en épingle
00:46:26et je pense
00:46:27qu'effectivement
00:46:28un CDI
00:46:28pour multiples
00:46:30de nos concitoyens
00:46:32c'est le graal
00:46:33et donc
00:46:34il ne faut pas croire
00:46:35alors bien sûr
00:46:35il y a parfois
00:46:36aussi des gens
00:46:37qui cherchent mieux
00:46:38et donc
00:46:39qui démissionnent
00:46:40et qui cherchent ailleurs
00:46:41ça ça a toujours existé
00:46:43donc je crois
00:46:44qu'il faut
00:46:44élever le débat
00:46:45et ne pas
00:46:46se laisser focaliser
00:46:48par des exemples
00:46:49qui n'illustrent pas
00:46:51le fond du problème
00:46:52on va l'élever
00:46:52avec Anthony
00:46:53parce que c'était
00:46:54un sujet du 20h
00:46:55et que c'était
00:46:56un vrai phénomène
00:46:57c'est parce que c'était
00:46:57au 20h
00:46:57que c'est la vérité
00:46:58oui mais ça
00:47:00ça montre une tendance
00:47:00à 21h en général
00:47:02c'est un peu plus vrai
00:47:03et il se sentait
00:47:04il se sent prisonnier
00:47:07prisonnier de quoi ?
00:47:08prisonnier des horaires
00:47:09d'un patron
00:47:10prisonnier du travail
00:47:11peut-être
00:47:12mais à ce moment-là
00:47:12il faut faire le
00:47:13farniente
00:47:14oui mais bon
00:47:15c'est une réalité quand même
00:47:16on va
00:47:17prendre Julien
00:47:18qui est en ligne
00:47:19qui est à Chal-les-Eaux
00:47:20bien connu
00:47:21pour le basket féminin
00:47:22bonjour Julien
00:47:25le CDI
00:47:26vous le dites
00:47:27reste un Graal
00:47:29cependant
00:47:29vous êtes d'accord
00:47:31avec le fait
00:47:31que les mentalités
00:47:32ont changé vous ?
00:47:33oui tout à fait
00:47:33je pense que c'est
00:47:34un problème de génération
00:47:35que l'on voit
00:47:36de plus en plus
00:47:37depuis le Covid
00:47:38je vois pour moi
00:47:39le CDI
00:47:40c'est vraiment une assurance
00:47:41notamment pour pouvoir
00:47:43avoir des prêts
00:47:43auprès des banques
00:47:45mais je pense que
00:47:46maintenant
00:47:46les jeunes
00:47:47il faut que les choses
00:47:48aillent forcément
00:47:49plus vite
00:47:50et soient plus souples
00:47:51et cette tendance
00:47:52pourrait nous inciter
00:47:53peut-être à revoir
00:47:54notre code du travail
00:47:55qui est trop complexe
00:47:56et qui n'est pas forcément
00:47:57adapté aux enjeux
00:47:58d'aujourd'hui
00:47:59je pense que maintenant
00:48:00il faut peut-être
00:48:01essayer de trouver
00:48:02des moyens
00:48:02pour avoir à la fois
00:48:03une stabilité
00:48:05au niveau de l'emploi
00:48:05mais aussi une souplesse
00:48:06mais c'est un travail
00:48:08qui va prendre
00:48:08plusieurs mois
00:48:09voire plusieurs années
00:48:10mais je comprends
00:48:11ces jeunes qui ne veulent
00:48:11peut-être pas forcément
00:48:12avoir d'attache
00:48:12à un employeur
00:48:14pendant 15 ou 20 ans
00:48:15et je comprends aussi
00:48:16par contre
00:48:16les personnes
00:48:17qui ont besoin
00:48:17d'un vrai projet de vie
00:48:18et que lorsqu'on a 25 ans
00:48:20c'est pas pareil
00:48:20que l'on a 35 ou 40
00:48:21et qu'on est marié
00:48:22avec des enfants
00:48:23voilà
00:48:23si votre fils dit
00:48:25tiens papa
00:48:25on m'a proposé un CDI
00:48:27ben j'ai dit non
00:48:27vous en tant que père
00:48:29vous trouvez ça bien ?
00:48:30ah non non
00:48:31pas du tout
00:48:31ah d'accord
00:48:32moi je lui dirais
00:48:33qu'il pèse vraiment
00:48:34le pour et le contre
00:48:34et que le CDI
00:48:36c'est quand même
00:48:36la garantie
00:48:37d'une certaine
00:48:39facilité dans la vie
00:48:41pour simplement
00:48:42pouvoir se loger
00:48:42avoir un prêt
00:48:43enfin rien que ça quoi
00:48:45on a bien compris
00:48:45Mathieu Bachelon
00:48:47est-ce que vous pensez
00:48:48que ça traduit
00:48:50quand même
00:48:51la pensée aujourd'hui
00:48:53des jeunes
00:48:53qui veulent effectivement
00:48:54un peu plus de souplesse
00:48:56à minima
00:48:57et un rapport différent
00:48:58au travail
00:48:58et en fait
00:48:59c'est la contrainte
00:49:00qui ne leur plaît pas
00:49:01alors je ne veux pas
00:49:02non plus généraliser
00:49:02parce qu'effectivement
00:49:03mais en tous les cas
00:49:05il y a parmi les jeunes
00:49:06cette volonté là
00:49:07moi j'aimerais bien
00:49:08me faire l'avocat
00:49:09de la génération Z
00:49:10parce que
00:49:11n'en faisant pas partie
00:49:12donc vous êtes d'accord
00:49:13n'en faisant pas partie
00:49:16en fait en réalité
00:49:17je trouve que
00:49:18souvent cette génération
00:49:19on n'arrête pas
00:49:20de l'attaquer
00:49:21en disant
00:49:21mais comme ça a été le cas
00:49:22dans l'histoire
00:49:23de l'humanité
00:49:24la génération d'après
00:49:25est toujours
00:49:25une génération de branleurs
00:49:27de machin
00:49:27et tout bon
00:49:29cette génération
00:49:29en plus
00:49:30c'est très contradictoire
00:49:31la façon dont on l'attaque
00:49:33il y avait les critiques
00:49:34de dire
00:49:34de toute façon
00:49:35ils sont attachés
00:49:36au CDI
00:49:36parce qu'ils n'ont
00:49:37aucune ambition
00:49:37ils veulent leur petit boulot
00:49:39ils veulent être casés
00:49:40à 25 ans
00:49:40il n'y a pas de flexibilité
00:49:41et tout
00:49:42là c'est l'inverse
00:49:43maintenant
00:49:43mais c'est pas grave
00:49:44on critique quand même
00:49:45en disant
00:49:45bah oui mais vous voyez
00:49:46c'est parce qu'ils ne savent pas
00:49:47s'attacher à un boulot
00:49:48ils partent au bout
00:49:49de 5 secondes
00:49:50voilà
00:49:50moi je pense qu'il y a
00:49:52deux choses
00:49:52le premier sujet
00:49:55qui a été
00:49:55à juste titre
00:49:56évoqué par notre auditeur
00:49:58c'est que
00:49:58le CDI
00:49:59est en réalité
00:50:02glorifié
00:50:02pas forcément
00:50:02pour des bonnes raisons
00:50:03il a été glorifié
00:50:05pendant des années
00:50:05parce que c'est effectivement
00:50:06il l'a dit
00:50:07la seule façon
00:50:08d'avoir un prêt
00:50:09de pouvoir se loger
00:50:10et là c'est un vrai sujet
00:50:11on parlait des salariés
00:50:12on peut parler
00:50:13dans ce pays
00:50:14il n'y a pas que des salariés
00:50:15il y a beaucoup de personnes
00:50:16qui sont des indépendants
00:50:17des libéraux
00:50:18c'est un vrai sujet
00:50:19par exemple
00:50:19vous pouvez
00:50:20moi j'ai pas mal d'amis
00:50:20qui sont avocats
00:50:21de profession libérale
00:50:23qui sont à Paris
00:50:23qui réussissent très bien
00:50:25mais qui n'arrivent pas
00:50:26à avoir de prêt à la banque
00:50:27parce que la banque
00:50:28a une sorte de totem
00:50:29et de graal
00:50:30autour du CDI
00:50:30donc c'est aussi
00:50:31le rapport au travail
00:50:33et la façon
00:50:34autour du rapport
00:50:35il y a aussi
00:50:35les propriétaires
00:50:36et les propriétaires
00:50:37c'est exactement pareil
00:50:38je suis tout à fait
00:50:38à la corriger
00:50:39c'est exactement la même chose
00:50:40donc il y a une façon
00:50:42où en fait
00:50:42on a érigé le CDI
00:50:43comme un graal
00:50:44pour des mauvaises raisons
00:50:45la deuxième chose
00:50:46à mon avis
00:50:46c'est qu'il y a aussi
00:50:47je crois que c'est Julia
00:50:49qui l'a dit à juste titre
00:50:50il y a une question
00:50:50à un moment donné
00:50:51il faut se poser la question
00:50:53du sens du travail
00:50:54alors bien évidemment
00:50:57on ne peut pas non plus
00:50:59être naïf
00:50:59et se dire
00:51:00qu'on va quitter un boulot
00:51:01au bout de 5 secondes
00:51:02toujours
00:51:02il y a quand même aussi
00:51:05une question de sens
00:51:06de réalité
00:51:07la façon dont des gens
00:51:08qui ont fait souvent
00:51:09des études supérieures
00:51:10assez longues
00:51:11et qui voient
00:51:12que l'IA
00:51:14mal utilisée
00:51:15va balayer
00:51:16toutes leurs compétences
00:51:17ou qui voient aussi
00:51:18c'est un fait
00:51:19certaines fois
00:51:19qu'une génération
00:51:20qui est là
00:51:21avant ne veut pas
00:51:22laisser la place
00:51:24Anthony
00:51:24quel est votre regard
00:51:25là-dessus ?
00:51:26j'ai plus de 15 ans
00:51:27d'entrepreneuriat
00:51:28derrière moi
00:51:29j'ai créé
00:51:30beaucoup d'emplois
00:51:31j'en ai aussi
00:51:31malheureusement fermé
00:51:33c'est la vie
00:51:33de tout entrepreneur
00:51:35et je vous garantis
00:51:36qu'au bout d'un moment
00:51:37la charge est lourde
00:51:38et l'entrepreneuriat
00:51:40c'est très précieux
00:51:41quand on est créatif
00:51:42quand on a plein d'idées
00:51:43et c'est un formidable outil
00:51:45d'émancipation
00:51:46on a tous envie de créer
00:51:48sauf que la société
00:51:50orthonormée
00:51:51parfois nous contraint
00:51:52à faire en sorte
00:51:54que bien
00:51:55nos choix
00:51:56nos envies
00:51:57nos rêves
00:51:58sont avortés
00:52:00aujourd'hui
00:52:01moi je suis très content
00:52:02de pouvoir combiner
00:52:03entre un CDI
00:52:04et une vie entrepreneuriale
00:52:05à côté
00:52:05parce que ça m'apporte
00:52:06une certaine férénité
00:52:08une certaine garantie
00:52:09et à côté
00:52:10je peux continuer
00:52:11à entreprendre
00:52:11c'est juste des modus operandi
00:52:13des modalités
00:52:14à trouver avec son employeur
00:52:15j'ai envie d'une sécurité
00:52:17c'est bien normal
00:52:18surtout quand on a une famille
00:52:19mais en même temps
00:52:20j'ai envie de continuer
00:52:22de rêver
00:52:22et c'est pas interdit de rêver
00:52:23et je crois que la morosité
00:52:25ambiante
00:52:25de notre pays
00:52:27a besoin de rêver
00:52:28donc moi je n'accuserai pas
00:52:29cette génération Z
00:52:30Julia c'est quoi le rêve ?
00:52:31je pense que le rêve
00:52:32n'est plus comme sa pulette
00:52:34traditionnellement
00:52:34le pavillon
00:52:35la voiture
00:52:36les enfants
00:52:37le CDI
00:52:38je pense qu'il est vrai
00:52:39que dans notre génération
00:52:40on a envie de rêver
00:52:41un petit peu plus haut
00:52:41la culture du voyage
00:52:42a vraiment émergé aussi
00:52:44on a envie de gagner de l'argent
00:52:45on a l'impression
00:52:46que dans le salariat
00:52:47on n'en gagne pas
00:52:48et on en gagnerait plus
00:52:49en tant que freelance
00:52:49la vérité c'est que
00:52:50quand on est junior
00:52:51il est difficile de trouver
00:52:52des contrats
00:52:52c'est aussi une vérité
00:52:53et le deuxième point
00:52:54que j'aimerais évoquer
00:52:55je pense qu'il y a aussi
00:52:56une problématique
00:52:57autour de la culture
00:52:58de la performance
00:52:59on rentre aujourd'hui
00:53:00en entreprise
00:53:00ce qu'on attend d'un salarié
00:53:02c'est qu'il soit performant
00:53:03on va chercher l'excellence
00:53:04et le problème
00:53:05c'est que
00:53:06le système scolaire aussi
00:53:10n'accompagne plus
00:53:10les jeunes
00:53:11et les futures générations
00:53:12à aller chercher
00:53:13la performance
00:53:13et l'excellence
00:53:14et donc en fait
00:53:15finalement ça se traduit
00:53:16sur une culture
00:53:16et finalement une philosophie
00:53:18qui est ancrée
00:53:19et qui se traduit
00:53:20dans le monde du travail
00:53:20alors c'est bien rêvé
00:53:22mais la vie
00:53:23n'est pas un rêve
00:53:24premièrement
00:53:25deuxièmement
00:53:26je voudrais rebondir
00:53:27sur ce qu'a dit Mathieu
00:53:28qui me paraît
00:53:29frappé au coin du bon sens
00:53:30quand il dit
00:53:30chaque génération
00:53:31dit du mal
00:53:32de la précédente
00:53:33ça dure depuis 3000 ans
00:53:35on a retrouvé
00:53:36notamment en Mésopotamie
00:53:38des tablettes
00:53:39qui disaient
00:53:40les nouveaux
00:53:41ne valent pas un clou
00:53:42donc on est foutus
00:53:44on a ça
00:53:45dans Cicéron
00:53:46Platon
00:53:47c'est à chaque fois
00:53:48la même chose
00:53:49donc il y a un moment
00:53:50il faut je dirais
00:53:51prendre la réalité en compte
00:53:53et avancer
00:53:54et moi le rêve
00:53:55je n'y crois pas
00:53:56oui
00:53:56bon en tous les cas
00:53:57on va rester dans le monde
00:53:58du travail
00:53:58parce que je voulais
00:53:59qu'on aborde
00:54:00cette actualité
00:54:02automobile
00:54:03qui fait aussi partie
00:54:04de votre zapping
00:54:05qui est tellement beau
00:54:06aujourd'hui
00:54:07qu'il a dépassé
00:54:07la barre fatidique
00:54:09du 11h
00:54:09mon cher Gilles
00:54:10pourquoi ?
00:54:11parce que Dong Feng
00:54:12qui est partenaire
00:54:14de ex-peugeot
00:54:15aujourd'hui
00:54:16Stellantis
00:54:16va à nouveau
00:54:18aider Stellantis
00:54:19à travers
00:54:20différentes initiatives
00:54:21alors est-ce qu'on ne serait pas
00:54:22en train
00:54:23de mettre le verre
00:54:24dans la pomme
00:54:25et confiance
00:54:26Stellantis
00:54:27ils ont passé
00:54:29un accord
00:54:29on voit la culture
00:54:30cinématographique
00:54:30ils ont passé
00:54:32un accord
00:54:32pour que donc
00:54:33sur les chaînes françaises
00:54:35soient construites
00:54:37les voitures chinoises
00:54:38de Dong Feng
00:54:39fabriquer leurs voitures
00:54:41sur les chaînes françaises
00:54:42de Stellantis
00:54:42alors c'est a priori
00:54:44un accord win-win
00:54:45pourquoi ?
00:54:46un je fais tourner
00:54:47une chaîne au ralenti
00:54:48qui n'avait pas
00:54:49beaucoup de voitures
00:54:50à fabriquer
00:54:51et de l'autre côté
00:54:52Dong Feng
00:54:52évite les droits
00:54:54de droit
00:54:54de douane
00:54:55européenne
00:54:56ils sont des constructeurs
00:54:58qui sont en France
00:54:59et donc ils évitent
00:55:00tout ce qui est
00:55:01taxe la Chine
00:55:03qui est le gagnant
00:55:04à la fin
00:55:05un reportage
00:55:06ces salariés
00:55:07de Stellantis
00:55:08viennent de l'apprendre
00:55:09leur usine de Rennes
00:55:11va produire
00:55:11des voitures chinoises
00:55:12dès 2028
00:55:13on va revenir
00:55:15à peut-être apporter
00:55:15du volume
00:55:16rembaucher du monde
00:55:17peut-être tourner
00:55:18en trois équipes
00:55:19comme ça a été le cas
00:55:20voilà
00:55:21il faut
00:55:21il faut nuancer
00:55:22les choses
00:55:23ce qui me fait peur
00:55:24moi
00:55:24c'est que
00:55:25dans l'avenir
00:55:27ils prendraient
00:55:27des
00:55:29leurs joueurs
00:55:29et leurs bras
00:55:30pour les mettre ici
00:55:31il faut voir ce que c'est
00:55:31qu'une voiture
00:55:32et au prix où elle sera
00:55:34voici les voitures
00:55:35du constructeur
00:55:36Tonfang
00:55:36qui seront produites
00:55:38des SUV électriques
00:55:39plutôt haut de gamme
00:55:40pas vraiment bon marché
00:55:42à partir de 50 000 euros
00:55:44pour ce modèle
00:55:44aujourd'hui
00:55:46un seul véhicule
00:55:47sort des lignes
00:55:47de production
00:55:48à Rennes
00:55:48la C5 Aircross
00:55:50une Citroën
00:55:51bien française
00:55:52mais l'usine
00:55:53ne tourne pas
00:55:54à plein régime
00:55:54et c'est bien pour cela
00:55:56que Stellantis
00:55:57a décidé de signer
00:55:58avec les Chinois
00:55:59Cette annonce
00:56:00pour nous
00:56:00c'est une bouée de sauvetage
00:56:01on n'a pas le choix
00:56:02on est pris à la gorge
00:56:03on a des problèmes
00:56:04en Europe
00:56:05pour remplir nos usines
00:56:06on tourne à mi-régime
00:56:07donc cette annonce
00:56:08oui elle est positive
00:56:09maintenant le contour
00:56:10il reste bien sûr
00:56:11à déterminer
00:56:13Et voilà
00:56:14je repose ma question
00:56:15à vos débatteurs
00:56:16Jacques
00:56:16est-ce que le verre
00:56:17est dans la pomme
00:56:18ou finalement
00:56:20et bien ça sauve
00:56:21nos emplois
00:56:23à Rennes
00:56:23et ça sauve
00:56:24Stellantis
00:56:24Anthony
00:56:25faut-il s'en réjouir
00:56:27qu'est-ce que
00:56:29de cet investissement chinois
00:56:31qui vient aider
00:56:32finalement
00:56:32les usines de production
00:56:34ici en France
00:56:35On peut s'effrayer
00:56:36de voir les Chinois
00:56:37qui envahissent
00:56:38notre marché automobile
00:56:39et regarder ça
00:56:40avec stupeur
00:56:41comme c'est le cas
00:56:42depuis quelques mois
00:56:43avec ces fabricants
00:56:45qui arrivent
00:56:46avec des véhicules
00:56:47bon marché
00:56:48mais avec full option
00:56:49de série
00:56:50de base
00:56:51et puis
00:56:52de l'autre côté
00:56:53se dire
00:56:54en fait
00:56:56soit j'affronte
00:56:57une concurrence
00:56:57totalement déloyale
00:56:59avec laquelle
00:56:59je ne peux pas rivaliser
00:57:00soit je prends
00:57:03cette opportunité
00:57:04et puis
00:57:04je crée de l'emploi
00:57:06ou je maintiens de l'emploi
00:57:07moi je salue
00:57:08des deux mains
00:57:08cette initiative
00:57:10parce que ça me rappelle
00:57:11figurez-vous
00:57:12quelque chose
00:57:12vous savez en économie
00:57:13c'est assez simple
00:57:14On rappelle juste une chose
00:57:15je ne sais pas si ça a été dit
00:57:15mais pour les 2000 salariés
00:57:18à Rennes
00:57:19on commençait à avoir
00:57:20du chômage partiel
00:57:21c'est-à-dire qu'en fait
00:57:21il n'y aurait pas eu
00:57:22cette initiative
00:57:23c'était terminé
00:57:24et puis c'est l'été
00:57:25les 2000 personnes
00:57:26qu'on foutait dehors
00:57:26en économie
00:57:28on aura gagné
00:57:29beaucoup d'argent
00:57:30et construira
00:57:30sa propre usine
00:57:31et quittera Stellantis
00:57:32on aura fabriqué
00:57:34un champion
00:57:34des ventes
00:57:35et c'est la question
00:57:36qui peut se poser
00:57:37et l'autre question
00:57:38qui peut se poser
00:57:38c'est de savoir
00:57:39si on ne va pas remplacer
00:57:41ces salariés
00:57:42éventuellement
00:57:42par des salariés chinois
00:57:43parce que
00:57:44c'est l'une des inquiétudes
00:57:45de ces ouvriers
00:57:46on en parle
00:57:47juste après ça
00:57:58j'ai coupé la chic
00:58:00à Anthony Martins
00:58:01parce qu'on avait la pub
00:58:01et vous allez le payer cher
00:58:02je vais le payer cher
00:58:04il y a une ambiance
00:58:04dans ce sujet
00:58:05vous vous appelez Valérie
00:58:06maintenant
00:58:07parce que la question
00:58:08qu'on pose
00:58:09est de savoir
00:58:10si c'est une bonne
00:58:11ou une mauvaise chose
00:58:12s'il faut s'en réjouir
00:58:13ou pas
00:58:14la question est la suivante
00:58:15faut-il se réjouir
00:58:17des investissements
00:58:18du groupe chinois
00:58:19Dongfeng
00:58:19dans Stellantis
00:58:21et Gilles me faisait remarquer
00:58:22tout à l'heure
00:58:22qu'il y a aussi
00:58:23une autre marque chinoise
00:58:25qui s'appelle BYD
00:58:26que les auditeurs
00:58:28connaissent bien
00:58:29parce que c'est celle
00:58:30qu'on voit le plus
00:58:30la marque BYD
00:58:31en France
00:58:32qui va elle ouvrir
00:58:34une usine en France
00:58:36alors Anthony
00:58:38c'est normal
00:58:40vous n'y voyez pas
00:58:41de problème finalement
00:58:42à cette investissement
00:58:43écoutez
00:58:43à chaque fois
00:58:44qu'on a une innovation
00:58:45industrielle
00:58:46une innovation
00:58:47commerciale
00:58:48marketing
00:58:48économique
00:58:49on y voit
00:58:49le danger
00:58:50c'est pareil
00:58:51pour l'intelligence artificielle
00:58:52pensons à l'emploi
00:58:53d'abord
00:58:54oui mais l'intelligence
00:58:55artificielle
00:58:55par exemple
00:58:55ce n'est qu'un marteau
00:58:56et il faut savoir
00:58:57l'utiliser
00:58:58et plus vous apprenez
00:58:59à maîtriser
00:59:00votre environnement
00:59:01mieux
00:59:02vous vous en sortez
00:59:03qu'aujourd'hui
00:59:04les groupes chinois
00:59:06se disent
00:59:06de toute façon
00:59:07la seule façon
00:59:08de pénétrer durablement
00:59:09le marché européen
00:59:10c'est d'aller faire fabriquer
00:59:11mes véhicules
00:59:12en Europe
00:59:13moi je trouve
00:59:14que c'est un bon jeu
00:59:15on aurait perdu
00:59:16on l'a dit juste avant la pub
00:59:172000 emplois
00:59:18le chômage partiel
00:59:19commençait à arriver
00:59:20sur cette usine
00:59:21finalement
00:59:22il n'y en aura
00:59:22peut-être pas
00:59:23ou il y en aura
00:59:24un tout petit peu
00:59:25mais la casse
00:59:27sera limitée
00:59:27normalement
00:59:28il devrait
00:59:28sur cette chaîne
00:59:29de production
00:59:30à Rennes
00:59:31construire une nouvelle voiture
00:59:32alors on ne sait pas encore
00:59:33quel est le modèle
00:59:34mais il y a deux modèles
00:59:35qui sont intitulés
00:59:36Peugeot 3
00:59:37ou Peugeot 5
00:59:37je ne sais plus
00:59:38qui devrait être fabriqué
00:59:40là-bas
00:59:40on a toujours tendance
00:59:41à dire que les Chinois
00:59:42sont des profiteurs
00:59:44de guerre
00:59:44marketing
00:59:45et commercial
00:59:46ils s'éveillent
00:59:46c'est tout
00:59:47ça fait 25 ans
00:59:48qu'ils s'éveillent
00:59:48mais c'est bien
00:59:49que nous aussi
00:59:49nous le fassions
00:59:50que nous soyons
00:59:51ces profiteurs
00:59:52de guerre commerciale
00:59:53puisqu'on a des lois
00:59:54protectionnistes
00:59:55en Europe
00:59:55où on taxe
00:59:56les véhicules chinois
00:59:57et on les surtaxe
00:59:58et bien
00:59:59dans ce cas
01:00:00qu'est-ce que font
01:00:01les Chinois
01:00:01ils disent
01:00:01ok je vais venir
01:00:03travailler dans vos usines
01:00:04au moins ils créent
01:00:04de l'emploi
01:00:05ou en tout cas
01:00:06ils en perdent pas
01:00:08mais par contre
01:00:09moi ça me rappelle
01:00:09juste quelque chose
01:00:10économiquement parlant
01:00:11Toyota à l'époque
01:00:13on s'en inquiétait aussi
01:00:14parce que c'était
01:00:14des véhicules japonais
01:00:16qui n'étaient pas
01:00:17du tout français
01:00:18et qui allaient créer
01:00:20justement du chômage
01:00:21résultat des comptes
01:00:22non c'est même
01:00:23le premier fabricant
01:00:24Jacques Myard
01:00:24vous avez travaillé
01:00:25avec les Chinois
01:00:26je rappelle une chose
01:00:27il y a un problème
01:00:29c'est qu'on peut voir
01:00:30les choses à court terme
01:00:31mais à long terme
01:00:32et je peux vous dire
01:00:33que les Chinois
01:00:34ce sont des cyniques
01:00:36donc il faut bien comprendre
01:00:38qu'ils vont jouer
01:00:39leur carte
01:00:40et pas dans le cadre
01:00:40ça veut dire quoi
01:00:41ça sont des cyniques
01:00:42on ne peut pas considérer
01:00:44qu'ils ont juste
01:00:44envie d'investir
01:00:45ce sont des gens
01:00:45j'ai négocié par exemple
01:00:47avec Trichet
01:00:48chef de délégation
01:00:49un accord de production
01:00:50et de promotion
01:00:52industrielle
01:00:53il y a un moment
01:00:54ils ont accepté
01:00:56la clause CIRDI
01:00:57vous connaissez
01:00:57la clause CIRDI
01:00:58c'est lorsqu'un privé
01:00:59va mettre un état
01:01:01à l'arbitrage
01:01:02parce qu'il est
01:01:03maltraité
01:01:04traité de Washington
01:01:05et ils l'ont accepté
01:01:0720 ans après
01:01:08quand je reviens
01:01:09je demande à mes collègues
01:01:11de l'ambassade
01:01:11est-ce qu'ils ont accepté
01:01:13ils ont pris
01:01:14les français
01:01:14mais vous feriez quoi
01:01:16Jacques Millard
01:01:16parce que j'ai envie de dire
01:01:17c'est trop tard
01:01:18la mondialisation
01:01:21vous devez avoir
01:01:22une politique industrielle
01:01:23c'est ce qui manque
01:01:24aujourd'hui
01:01:24à la France
01:01:25et à l'Europe
01:01:26je rappelle que
01:01:26Dong Feng a déjà
01:01:27sauvé Stellantis
01:01:28il y a deux ans
01:01:28non non non
01:01:29mais c'est pas aussi simple
01:01:30que ça
01:01:30il faut voir un peu
01:01:31à long terme
01:01:32c'est ça qu'il faut faire
01:01:33vous pouvez pas stigmatiser
01:01:34en disant
01:01:34les chinois sont des cyniques
01:01:35ce sont des cyniques
01:01:37et je peux vous dire
01:01:38vous serez le cocu de l'affaire
01:01:40c'est évident
01:01:41ça vous appartient Jacques Millard
01:01:42non seulement ça m'appartient
01:01:44mais je le défends
01:01:44mais on n'est pas obligé
01:01:45d'essentialiser non plus
01:01:46alors sans essentialiser
01:01:47je suis quand même assez d'accord
01:01:49avec ce qu'a dit Jacques
01:01:50sur le côté
01:01:51ne soyons pas naïfs
01:01:53et en fait
01:01:53le résultat
01:01:54de ce qui se passe aujourd'hui
01:01:56c'est 30 ans de naïveté
01:01:57notamment
01:01:58de la part de la France
01:01:59et de l'Union Européenne
01:02:00d'un point de vue politique
01:02:01industriel
01:02:02alors
01:02:03effectivement
01:02:04à court terme
01:02:04on peut se réjouir
01:02:05on peut toujours se réjouir
01:02:06quand un bassin d'emploi
01:02:07est sauvé
01:02:082000 emplois
01:02:09qui sont sauvés
01:02:10voilà
01:02:11le seul sujet
01:02:12c'est quand même
01:02:12de voir d'où on est parti
01:02:13où on est arrivé
01:02:14le site de la Jeannet
01:02:15qui est le site Citroën
01:02:16qui est inauguré en 1961
01:02:18par le général de Gaulle
01:02:19ça devait être le fleuron
01:02:20c'est là qu'était produit
01:02:20la DS
01:02:21fleuron de l'industrie
01:02:22automobile française
01:02:23qui au début des années 80
01:02:25employait encore
01:02:25je crois 140 000
01:02:27ou 150 000
01:02:28ouvriers
01:02:28il y a eu jusqu'à 140 000
01:02:29c'est énorme
01:02:31aujourd'hui
01:02:31on est passé de ça
01:02:32à 2000
01:02:33donc il y a déjà
01:02:34et on se rend compte
01:02:35qu'en réalité
01:02:36qu'est-ce qu'on a fait
01:02:38pour garantir
01:02:39à un groupe
01:02:39qui était PSA
01:02:40qui est devenu Stellantis
01:02:41qui est devenu une sorte
01:02:42de conglomérat
01:02:43mais vous dites quoi alors
01:02:43il faut s'en réjouir ou pas ?
01:02:45il faut s'en réjouir
01:02:45à court terme
01:02:46pour les ouvriers
01:02:46parce qu'on ne va pas faire
01:02:47les fines bouches
01:02:48et qu'évidemment
01:02:49il y a des situations
01:02:49on n'a pas de choix
01:02:50mais c'est quand même
01:02:51assez dramatique
01:02:54qu'on arrive à se réjouir
01:02:55de ça
01:02:55ça en dit long
01:02:56sur ce qu'on est devenu
01:02:57et moi ce que je trouve paradoxal
01:02:58c'est qu'à l'heure
01:02:59où l'Union Européenne
01:03:00impose des normes
01:03:01de plus en plus drastiques
01:03:02auprès des constructeurs
01:03:04des normes environnementales
01:03:05de plus en plus drastiques
01:03:06on arrive avec
01:03:07à produire
01:03:09et arriver à inonder
01:03:10le marché français
01:03:10avec des automobiles
01:03:13des automobiles chinoises
01:03:14dont le coût environnemental
01:03:16je ne parle même pas
01:03:16du coût social
01:03:17est quand même
01:03:18ça leur permet
01:03:19de continuer
01:03:20très rapidement
01:03:21sur ce point
01:03:22Anthony Martin
01:03:23très rapidement
01:03:23et ensuite
01:03:24le coup de coeur de Julia
01:03:25Sanofi en 2021 n'était pas fichu
01:03:26de trouver un vaccin
01:03:26contre le Covid
01:03:27qu'est-ce qu'ils font ?
01:03:28Ils font un accord
01:03:29avec Pfizer et BioNTech
01:03:30pour fabriquer
01:03:31leurs vaccins
01:03:32sur le territoire
01:03:34pardon mais là
01:03:35ce ne sont pas des Chinois
01:03:36ce sont des Américains
01:03:36et visiblement
01:03:37ça n'a pas desservi
01:03:39les Américains
01:03:39ne valent pas mieux
01:03:41je ne t'en dis pas
01:03:44tous en même temps
01:03:45s'il vous plaît
01:03:45le vrai sujet
01:03:46c'est en fait
01:03:46de ne pas avoir été capable
01:03:49de prévoir
01:03:50parce qu'une politique industrielle
01:03:51on ne met pas des rustines
01:03:52on prévoit
01:03:53sur un plan
01:03:54à 30 à 40 ans
01:03:55ce qui n'a clairement
01:03:56pas été fait
01:03:56c'est de se dire
01:03:57qu'il faut investir
01:03:59il aurait fallu
01:04:00il faut le faire
01:04:01du moins aujourd'hui
01:04:01investir à fond
01:04:02dans la recherche
01:04:03et le développement
01:04:03il y a un baromètre
01:04:04qui est tombé ce matin
01:04:05la France demeure le pays
01:04:06le plus attractif d'Europe
01:04:07mais jusqu'à quand ?
01:04:08et il y a combien
01:04:08d'exportations de capitaux ?
01:04:10nous dit l'AFP
01:04:11parce que c'est vrai
01:04:12ça c'est les entrées
01:04:12qu'elle sortit
01:04:15ça vous ne savez pas
01:04:16c'est bizarre
01:04:17on a fait une étude
01:04:18que j'ai toujours gardée
01:04:20en réalité
01:04:21la France exporte
01:04:22plus de capitaux
01:04:23qu'elle ne rentre
01:04:24le taux de chômage
01:04:25est en hausse
01:04:26ça c'est une réalité
01:04:28et on a perdu
01:04:28de notes superbes
01:04:29et voilà
01:04:30on dégringole quand même
01:04:31petit à petit
01:04:33mais c'est vrai
01:04:34que la France
01:04:35quand même
01:04:35demeure le pays
01:04:36le plus attractif
01:04:37sous réserve
01:04:38de les sorties de capitaux
01:04:39bon écoutez
01:04:41voilà
01:04:42en tous les cas
01:04:42c'est une réalité
01:04:45alors c'est vrai
01:04:46que les entreprises
01:04:46américaines et allemandes
01:04:47par exemple
01:04:48ont freiné leurs investissements
01:04:51notamment en Europe
01:04:52juste après la pause
01:04:54on passera
01:04:54vos coups de coeur
01:04:55vos coups de gueule
01:04:55notamment Julia
01:04:56qui nous parle
01:04:56des bouteilles plastiques
01:04:58qui nous font perdre
01:04:58paraît-il combien ?
01:04:591,5 milliard
01:05:00mais c'est fou ça
01:05:02en tout cas
01:05:02on paye une amende
01:05:03de 1,5 milliard
01:05:03à l'Europe
01:05:04bah oui
01:05:05bon
01:05:05et Mathieu
01:05:06qui veut vivre
01:05:07jusqu'à 120 ans
01:05:08non justement
01:05:09ah bon
01:05:10bon bah très bien
01:05:11bah écoutez
01:05:11à tout de suite
01:05:1110h midi
01:05:13mettez-vous d'accord
01:05:14Sud Radio
01:05:17parlons vrai
01:05:18Sud Radio
01:05:19le 10h midi
01:05:21mettez-vous d'accord
01:05:22Jacques Cardoz
01:05:23et n'hésitez pas
01:05:24n'hésitez pas
01:05:24à nous appeler
01:05:25au 0826 300 300
01:05:27dans quelques instants
01:05:29on va ouvrir
01:05:30un nouveau débat
01:05:31autour de l'agression
01:05:33de Théo à Lyon
01:05:34car l'ensemble
01:05:35des jeunes prévenus
01:05:36a été reconnu coupable
01:05:38ils étaient 6
01:05:396 suspects
01:05:40des agressions
01:05:41et ce que l'on apprend
01:05:42à travers l'audience
01:05:43qui a eu lieu
01:05:44ces dernières heures
01:05:45et ces derniers jours
01:05:47et bien c'est que
01:05:47sans la vidéosurveillance
01:05:49il est très très probable
01:05:50que l'accusation
01:05:51n'aurait pas pu
01:05:52les considérer
01:05:54comme coupables
01:05:54alors c'est un système
01:05:55pour les mineurs
01:05:56qui est un petit peu particulier
01:05:58ils sont d'abord
01:05:58reconnus coupables
01:05:59et les peines seront
01:06:00fixées un petit peu plus tard
01:06:01en décembre prochain
01:06:02on va ouvrir ce débat
01:06:03dans quelques instants
01:06:04j'avais envie d'abord
01:06:05d'entendre Julia
01:06:06parce que Julia
01:06:08vous avez voulu
01:06:09nous raconter
01:06:10et moi ça m'avait
01:06:11totalement échappé
01:06:12que les bouteilles plastiques
01:06:14nous feraient perdre
01:06:141,5 milliard d'euros
01:06:16par an
01:06:17j'imagine que c'est parce
01:06:18qu'on nous inflige
01:06:19une amende
01:06:20c'est votre regard
01:06:21sur l'actu
01:06:22expliquez-nous tout
01:06:23oui effectivement
01:06:24donc c'est 1,5 milliard
01:06:25d'amende qu'on paye
01:06:26à l'Union Européenne
01:06:27puisque on a signé
01:06:28un accord
01:06:29avec l'Union Européenne
01:06:31visant à atteindre
01:06:32un objectif
01:06:33de recyclage
01:06:35des bouteilles
01:06:35à 90%
01:06:38donc c'est l'objectif
01:06:39or aujourd'hui
01:06:40nous ne sommes qu'à 60%
01:06:41donc l'objectif
01:06:42de 90%
01:06:43est à atteindre
01:06:44d'ici 2029
01:06:45mais enfin
01:06:45on est loin aujourd'hui
01:06:46et les estimations
01:06:47démontrent qu'on n'est pas
01:06:48prêts d'y arriver
01:06:49c'est Emmanuel Macron
01:06:50qui a pris la parole
01:06:51ces derniers jours
01:06:52à ce sujet-là
01:06:53invitant et incitant
01:06:55vivement le gouvernement
01:06:56à prendre
01:06:56ou en tout cas
01:06:57à ouvrir les échanges
01:06:58avec les différents partenaires
01:06:59pour atteindre cet objectif-là
01:07:00parce que
01:07:01pour donner une ordre d'idée
01:07:02quand même
01:07:031,5 milliard
01:07:04c'est quasiment
01:07:04un peu moins
01:07:05d'un pour cent
01:07:05du budget
01:07:06la France
01:07:07ce qui est quand même conséquent
01:07:08et ce qui permettrait
01:07:09d'investir ailleurs
01:07:10dans l'éducation
01:07:10la santé
01:07:11si j'ai bien compris
01:07:11lui ce qu'il veut
01:07:12c'est qu'on relance
01:07:13la consigne
01:07:13en fait
01:07:14qu'on utilise
01:07:15beaucoup plus le verre
01:07:15et moins le plastique
01:07:16alors effectivement
01:07:17l'Union Européenne
01:07:18ce qu'elle dit
01:07:18c'est qu'il faut atteindre
01:07:19un objectif de 90%
01:07:21de bouteilles plastiques
01:07:22consignées
01:07:23qu'on ait réussi
01:07:24à récupérer
01:07:25les moyens
01:07:26ça c'est au pays
01:07:27de décider
01:07:28de choisir les moyens
01:07:29donc c'est soit
01:07:29le recyclage plastique
01:07:30mais dans ce cas-là
01:07:31il faut élever
01:07:31notre niveau de jeu
01:07:33si je puis dire
01:07:34soit on utilise
01:07:36le verre
01:07:37alors moi
01:07:38non mais
01:07:39merci pour ce coup de coeur
01:07:40parce que je trouve ça
01:07:40très intéressant
01:07:41mais
01:07:43j'ai toujours été frappé
01:07:44sur la question
01:07:45de savoir
01:07:46pourquoi on n'y arrive pas
01:07:47en matière de recyclage
01:07:48parce qu'il y a des plastiques
01:07:50qui sont véritablement
01:07:51difficiles à recycler
01:07:52le sujet n'est pas tant
01:07:54sur le type de plastique
01:07:55le sujet est sur récupérer
01:07:56les consignes
01:07:57c'est qu'il y a une politique
01:07:58et une culture en France
01:07:59c'est toute la chaîne
01:08:00on a peur aujourd'hui
01:08:01de demander aux français
01:08:03de consigner les bouteilles
01:08:03séparément
01:08:04et les collectivités
01:08:06sur la collecte
01:08:07on ne va pas jusqu'au bout
01:08:08c'est-à-dire qu'il y a une partie
01:08:10qui est collectée
01:08:11si si si
01:08:12non
01:08:12la problématique aujourd'hui
01:08:14c'est qu'il y a une partie
01:08:14des bouteilles plastiques
01:08:15qui sont collectées
01:08:16dans le bac jaune
01:08:16qui sont gérées aujourd'hui
01:08:18par les collectivités territoriales
01:08:20la plupart du temps
01:08:21c'est les intercommunalités
01:08:22les agréments
01:08:22je rappelle que vous êtes conseillère municipale
01:08:23donc c'est géré par les communes
01:08:25et le blocage aujourd'hui
01:08:27il est plutôt de ce côté-là
01:08:29parce qu'en fait
01:08:29toutes les bouteilles plastiques
01:08:31qui sont récupérées
01:08:31par les collectivités
01:08:32en fait sont revendues
01:08:33ça veut dire quoi ?
01:08:34ça veut dire que les industriels
01:08:35ne prennent pas le relais derrière
01:08:37on n'a pas réussi à...
01:08:38il y a un problème de recyclage
01:08:40des plastiques en eux-mêmes
01:08:42deuxièmement
01:08:42moi j'ai trois poubelles
01:08:43le verre
01:08:45les déchets ménagers
01:08:46et les plastiques
01:08:47comme tout le monde
01:08:48voilà
01:08:48comme tout le monde
01:08:49le problème c'est qu'il faut bien trier
01:08:51oui
01:08:51voilà
01:08:52pas seulement ça
01:08:53il faut bien trier
01:08:54mais il faut aussi derrière
01:08:55que la chaîne
01:08:56il faut que l'industrie derrière
01:08:58alors on a fait des progrès
01:08:59notamment dans le tri
01:09:00bien sûr
01:09:01on croyait qu'on n'y arrivait pas
01:09:02que c'était fait à la main
01:09:03moi j'ai connu des triages
01:09:05qu'il y a des gars qui triaient
01:09:07lorsque ça passait devant eux
01:09:09maintenant c'est terminé
01:09:10c'est fait de manière très industrielle
01:09:12donc on y arrive
01:09:13donc c'est une question de volonté
01:09:15et de discipline
01:09:16il y a effectivement une question
01:09:17de volonté et de discipline
01:09:18en fait ce qui se passe aujourd'hui
01:09:19aussi avec le bac jaune
01:09:20c'est qu'en fait les bouteilles plastiques
01:09:21sont mélangées
01:09:23parmi tout ce qu'on retrouve
01:09:25dans le bac jaune
01:09:25c'est-à-dire le carton
01:09:26le papier etc
01:09:27donc ce qui rend compliqué
01:09:28finalement le recyclage
01:09:29à proprement parler
01:09:30on n'enlèverait pas de l'esprit
01:09:32que je ne suis pas sûr
01:09:33que tout soit fait
01:09:34en matière de recyclage
01:09:35justement
01:09:36je parle juste
01:09:37d'un point de vue industriel
01:09:38de ceux qui après
01:09:40récupèrent la matière
01:09:41pour pouvoir
01:09:42la recycler
01:09:43et en faire du business
01:09:44et j'ai en souvenir
01:09:45un reportage
01:09:46qu'on avait fait aux Etats-Unis
01:09:47sur quelqu'un
01:09:48qui était devenu
01:09:50multimillionnaire
01:09:50rien qu'en faisant
01:09:52du recyclage
01:09:54pour moi c'est une énigme
01:09:55pourquoi on n'y arrive pas
01:09:56en France
01:09:56Anthony là-dessus
01:09:57on devrait demander
01:09:58à votre génération Z
01:10:00de davantage
01:10:00entreprendre sur cette question
01:10:02et puis ils ne veulent pas
01:10:03de CDI
01:10:03non mais ça
01:10:04ça fonctionne très bien
01:10:05et vous l'avez dit
01:10:06aux Etats-Unis
01:10:07non non la première partie
01:10:07oui
01:10:08aux Etats-Unis
01:10:08ça fonctionne très bien
01:10:09en Californie
01:10:10on est quasiment
01:10:11les champions du monde
01:10:12du recyclage
01:10:13et je connais très bien
01:10:15puisque je suis aussi
01:10:17américain
01:10:17donc je connais très bien
01:10:18cette question là
01:10:19maintenant
01:10:19en France
01:10:20effectivement
01:10:21je crois
01:10:21comme Jacques
01:10:22qu'on ne va pas au bout
01:10:23bah oui
01:10:24c'est tout le problème
01:10:25en tous les cas
01:10:27on va maintenant
01:10:28passer à un tout autre sujet
01:10:31j'en parlais tout à l'heure
01:10:32c'est l'agression de Théo
01:10:33vous êtes nombreux
01:10:34apparemment
01:10:34à nous appeler
01:10:35au standard
01:10:36et vous pouvez continuer
01:10:37de le faire
01:10:37au 0 826 300 300
01:10:40alors quelles sont
01:10:42les grandes lignes
01:10:43du débat
01:10:44et bien
01:10:45c'est que
01:10:46la vidéosurveillance
01:10:47d'une certaine façon
01:10:48a sauvé
01:10:49l'accusation
01:10:50la maman
01:10:51de Théo
01:10:52vous vous souvenez
01:10:53Théo
01:10:53c'est ce jeune
01:10:54agressé
01:10:55dans son hall
01:10:55d'immeuble
01:10:56à Lyon
01:10:57image absolument
01:10:58terrible
01:10:59et
01:11:01les auteurs
01:11:02des faits
01:11:03sont des jeunes
01:11:03de 14 ans
01:11:05un petit groupe
01:11:06de 6 personnes
01:11:07qui apparemment
01:11:08semait la terreur
01:11:09pas que
01:11:10contre Théo
01:11:11et pas seulement
01:11:12au moment
01:11:13où il y a eu
01:11:13ces images
01:11:14c'est-à-dire
01:11:14qu'on a appris
01:11:15après qu'il y avait
01:11:16eu d'autres agressions
01:11:17contre d'autres
01:11:18et puis que Théo
01:11:20il avait subi
01:11:21les assauts
01:11:22de ces jeunes
01:11:23à plusieurs reprises
01:11:24alors je voudrais
01:11:25d'abord qu'on écoute
01:11:26au micro de Patrick Roger
01:11:27c'était ce matin
01:11:28en exclusivité
01:11:29sur Sud Radio
01:11:30c'est la maman
01:11:31de Théo
01:11:32Florence
01:11:32qui s'exprime
01:11:33vous allez voir
01:11:34elle nous dit tout
01:11:35quelle est la problématique
01:11:37aujourd'hui
01:11:38écoutez-la
01:11:38alors une victoire
01:11:40pour les 11 victimes
01:11:42oui
01:11:43heureusement
01:11:43on a une procureure
01:11:45excusez-nous
01:11:46qui n'a pas écouté
01:11:47ces jeunes
01:11:47parce que ces jeunes
01:11:48ont dit non
01:11:49ont dit qu'ils n'étaient pas là
01:11:50ils ont oublié
01:11:51qu'ils étaient là
01:11:52pour les 10 autres victimes
01:11:53et ils ont avoué
01:11:55pour mon fils
01:11:56parce qu'il y a eu
01:11:57les vidéos
01:11:57et heureusement
01:11:58que les vidéos
01:11:58de mon fils sont là
01:11:59les jeunes de 14 ans
01:12:01d'aujourd'hui
01:12:01ne sont plus les jeunes
01:12:02d'il y a déjà 6 ans
01:12:03la réponse judiciaire
01:12:05est suffisante
01:12:06face à la gravité
01:12:08de certains faits
01:12:09alors non
01:12:10non non
01:12:10la réponse n'est jamais
01:12:11assez forte
01:12:12aujourd'hui on a une procureure
01:12:14qui leur a quand même dit
01:12:15si c'était moi
01:12:16aujourd'hui
01:12:17j'aurais demandé 10 ans
01:12:19vous êtes mineur
01:12:20vous auriez eu 5 ans
01:12:21n'oubliez pas
01:12:22soyez face à ce que vous avez fait
01:12:24réfléchissez
01:12:25vous avez du temps
01:12:26pour réfléchir
01:12:27et quand vous retrouverez
01:12:28les victimes
01:12:30soyez un petit peu plus digne
01:12:31et reconnaissez ce que vous avez fait
01:12:33et on avancera
01:12:34voilà c'était Florence
01:12:35au micro de Patrick Roger
01:12:36ce matin en exclusivité
01:12:37sur Sud Radio Florence
01:12:38la maman de Théo
01:12:39cette fois-ci
01:12:40à travers ce qu'elle dit
01:12:41on comprend une chose
01:12:42on ne peut pas en vouloir
01:12:43à la justice
01:12:43il voulait aller plus loin
01:12:44mais il faut des éléments
01:12:45pour pouvoir aller plus loin
01:12:47Jacques Millard
01:12:48cette fois-ci
01:12:48c'est la vidéosurveillance
01:12:50qui d'une certaine façon
01:12:51a sauvé l'accusation
01:12:52on ne peut pas
01:12:53ce n'est pas véritablement
01:12:54une surprise
01:12:55et on a de plus en plus
01:12:57de vidéosurveillance
01:12:59qui veille
01:13:00mais là où c'est possible
01:13:02mais cela étant
01:13:03dans le concert politique
01:13:04on entend parfois
01:13:05un certain nombre de gens
01:13:05dire
01:13:06ce n'est pas la peine
01:13:07de mettre des moyens
01:13:07dans la vidéosurveillance
01:13:08c'est donc des imbéciles
01:13:10peut-être
01:13:10voilà
01:13:11il faut bien sûr
01:13:13et nous avons
01:13:13je sais à Maison Lafitte
01:13:15que j'ai dirigé
01:13:16pendant 37 ans
01:13:17plus de 160 caméras
01:13:18mais c'est vrai
01:13:20qu'il y a encore
01:13:21des endroits
01:13:21en raison des arbres
01:13:23où c'est très difficile
01:13:24d'avoir les images
01:13:26mais ce qui est certain
01:13:27c'est qu'il faut aussi
01:13:29avoir une politique
01:13:30de répression adaptée
01:13:32bien sûr là
01:13:33il y a eu meurtre
01:13:34et donc assassinat
01:13:35donc là c'est la justice
01:13:37stricto certitude
01:13:38je pense que vous confondez
01:13:39il n'y a pas été assassinat
01:13:40non non non
01:13:41il n'y a pas été
01:13:42vous confondez
01:13:42Dieu merci
01:13:43non non vous confondez
01:13:45probablement avec une autre affaire
01:13:46non Théo
01:13:46non non il n'a pas été assassinat
01:13:47tant mieux
01:13:48mais ce qui est certain
01:13:49c'est qu'il faut prendre
01:13:49ces gamins
01:13:50et les mettre ailleurs
01:13:51c'est-à-dire qu'il faut
01:13:52les mettre dans des unités
01:13:54où ils seraient hors
01:13:56de leur environnement quotidien
01:13:58pour pouvoir être redressé
01:14:01entre guillemets
01:14:01on va être avec Olivier
01:14:03qui est à Melun
01:14:06qui justement lui
01:14:07nous dit
01:14:08on ne pose pas suffisamment
01:14:11de barrières finalement
01:14:12aux jeunes
01:14:13bonjour
01:14:14bien sûr
01:14:15bonjour
01:14:16allez-y
01:14:16alors en fait
01:14:17ça fait 60 000 ans
01:14:18que les mêmes causes
01:14:19produisent les mêmes effets
01:14:20savez-vous pourquoi
01:14:21un enfant de 2 mois
01:14:23peut hurler pendant 5 heures
01:14:24sans fatiguer
01:14:25alors que vous
01:14:26si vous faisiez la même chose
01:14:27en 3 minutes
01:14:27vous seriez sur les genoux
01:14:28parce qu'il commence à tester
01:14:30non
01:14:31alors parce qu'il commence à tester
01:14:32et surtout parce que
01:14:34biologiquement parlant
01:14:34ce que nous disent les généticiens
01:14:35notre code génétique
01:14:36a à peu près 60 000 ans
01:14:37d'après ce qu'ils disent
01:14:38il demande 100
01:14:39parce qu'il a peut-être
01:14:41une chance d'avoir
01:14:411 ou 2%
01:14:42de ce qu'il a demandé
01:14:43et il ne sait pas non plus
01:14:44quand il l'aura
01:14:45donc la programmation neurologique
01:14:47d'un enfant
01:14:47et d'un être humain au départ
01:14:48c'est d'être toujours à fond
01:14:50de demander le plus possible
01:14:51parce que naturellement
01:14:53la nature n'a jamais fourni 100
01:14:54il est à la sujet
01:14:57non pas du tout
01:14:57là je parle de la nature
01:14:58il y a 40 000 ans
01:15:00maintenant
01:15:01ce qui se produit
01:15:02c'est que du coup
01:15:02ce mécanisme est toujours
01:15:03à l'oeuvre
01:15:03chez tous les humains
01:15:05si vous mettez
01:15:05et notre rôle en tant qu'adulte
01:15:07c'est de mettre des barrières
01:15:08pour lui expliquer
01:15:08que non on ne peut pas tout avoir
01:15:09mais dans notre côté
01:15:10si tu demandes ce qu'il faut
01:15:11tu l'auras
01:15:11pas la peine de demander 100
01:15:13mais si vous ne menez pas de barrière
01:15:14le gamin reste à demander 100
01:15:15tout le temps
01:15:15et une des manifestations
01:15:16de cette demande
01:15:17c'est la capacité à être violent
01:15:19je teste ma capacité
01:15:20de m'imprimer
01:15:21de
01:15:23je peux modeler le monde
01:15:25à ma façon ou pas
01:15:25donc si le monde en face
01:15:27ne répond pas
01:15:28je vais de plus en plus loin
01:15:29et là on a à la fois
01:15:31un problème sociologique
01:15:32d'éducation des enfants
01:15:34moi je pense que
01:15:34toutes les familles
01:15:35devraient être auditées
01:15:36par l'état
01:15:37pour que là où
01:15:38on est défaillante
01:15:39on puisse prendre le relais
01:15:40ce qui se passait avant
01:15:41quand Jean Jaurès
01:15:41va chercher les gamins
01:15:42dans les campagnes
01:15:43avec les gendarmes
01:15:43parce que les parents
01:15:44ne veulent pas les laisser
01:15:45il les met dans une école
01:15:46où ils ne bronchent pas
01:15:47et où ils finissent
01:15:48par être lettrés
01:15:49et savoir des choses
01:15:50deuxièmement
01:15:52la politique sécuritaire
01:15:54d'un pays
01:15:54un gamin
01:15:55qui rentre dans un magasin
01:15:57parce qu'il a fait le casseur
01:15:58qui ressort
01:15:59qui passe devant un juge
01:15:59et qui rentre chez lui
01:16:00je suis désolé
01:16:01il ne peut pas s'arrêter
01:16:02parce que naturellement
01:16:04il n'est pas programmé
01:16:04pour s'arrêter
01:16:05il faut que nous
01:16:06on le cadre
01:16:07absolument
01:16:09Julia Achin
01:16:11conseillère municipale
01:16:11à Kingersheim
01:16:12vous entendez cet auditeur
01:16:13qui dit
01:16:14il faudrait que l'état
01:16:15on sache plus
01:16:17c'est carrément fliqué
01:16:18toute la France
01:16:18il faudrait pouvoir
01:16:19rentrer dans les foyers
01:16:20de tout le monde
01:16:21pour savoir
01:16:22ce qui s'y passe
01:16:24on en est là
01:16:25c'est évidemment excessif
01:16:26mais est-ce que vous comprenez
01:16:29la volonté
01:16:29finalement
01:16:30de cet auditeur
01:16:32je comprends
01:16:32et en même temps
01:16:33je ne veux pas tomber
01:16:35dans l'extrême
01:16:37effectivement
01:16:38dans ce cas
01:16:38il y a un vrai sujet
01:16:39d'éducation
01:16:39mais je pense que
01:16:40parfois
01:16:40l'effet de groupe
01:16:41et ça n'a pas été évoqué
01:16:43dépasse parfois
01:16:44l'éducation
01:16:44et le cadre
01:16:45qui est mis aussi
01:16:45par les parents
01:16:46il faut savoir
01:16:47qu'ils sont si jeunes
01:16:47s'ils avaient été seuls
01:16:48face à lui
01:16:49ils n'auraient rien fait
01:16:49ça c'est aussi un constat
01:16:51qu'il y a un effet de groupe
01:16:52qui est conséquent
01:16:53là où je pense
01:16:54qu'il faut travailler
01:16:54c'est sur l'effet dissuasif
01:16:57et je pense que
01:16:57ces jeunes gens
01:16:58seront aidés
01:16:59si effectivement
01:17:00il y a une conséquence
01:17:01à leurs actes
01:17:02qui soit à la hauteur
01:17:03à la fois de leur âge
01:17:04et des actes commis
01:17:06pour leur permettre
01:17:06de comprendre
01:17:07le plus rapidement possible
01:17:08que ce qu'ils ont fait
01:17:08n'est pas acceptable
01:17:09par la société
01:17:09et leur permettre
01:17:10d'éviter de tomber
01:17:11dans un schéma
01:17:12répétitif
01:17:13qui est dangereux
01:17:13à la fois pour eux
01:17:14et pour la société
01:17:14la dissuasion
01:17:15c'est bien
01:17:17c'est pas simplement
01:17:18la dissuasion
01:17:18c'est prendre des moyens
01:17:20adaptés
01:17:21Braque de la Perrière
01:17:22avait mis en place
01:17:23il y a déjà longtemps
01:17:24des unités
01:17:26dans lesquelles
01:17:26les gamins
01:17:26étaient sortis
01:17:27de leur milieu
01:17:28et mis dans des unités
01:17:29spécialisées
01:17:30de façon quasi militaire
01:17:32on en a fait
01:17:33des citoyens
01:17:34à part entière
01:17:34mais malheureusement
01:17:35ça a été abandonné
01:17:37allez on poursuit
01:17:38ce débat
01:17:38dans un instant
01:17:39vous êtes nombreux
01:17:40en tous les cas
01:17:41à nous appeler
01:17:42on sera avec Cédric
01:17:43qui est à Narbonne
01:17:44et qui a beaucoup
01:17:46de choses à dire
01:17:46sur dit-il
01:17:47toutes ces zones
01:17:48de non-droit
01:17:49en France
01:17:50il sera dans un instant
01:17:51sur l'antenne
01:17:52de Sud Radio
01:17:52à tout de suite
01:17:53Sud Radio
01:17:56parlons vrai
01:17:56Sud Radio
01:17:58le 10h midi
01:17:59mettez-vous d'accord
01:18:00Jacques Cardoz
01:18:01et vous êtes nombreux
01:18:02à nous appeler
01:18:03au 0 826 300 300
01:18:05continuez de nous appeler
01:18:06on sera dans un instant
01:18:07avec Cédric
01:18:08qui est à Narbonne
01:18:09on parle de cette agression
01:18:11de Théo
01:18:12et de ce premier jugement
01:18:13dans un processus
01:18:15qui se déroule
01:18:15en plusieurs étapes
01:18:16puisque les 6 jeunes
01:18:18qui ont participé
01:18:19à cette agression
01:18:20collective
01:18:21ont été reconnus
01:18:22coupables mardi
01:18:23et leurs peines
01:18:24seront fixées
01:18:25en décembre prochain
01:18:25je précise que
01:18:28Théo
01:18:28Dieu merci
01:18:29est en vie
01:18:30par rapport à ce que
01:18:31vous disiez tout à l'heure
01:18:32Jacques
01:18:33je me dois de rectifier
01:18:34il est âgé
01:18:35d'une vingtaine d'années
01:18:36mais c'est intéressant
01:18:37de prendre des nouvelles
01:18:37de son état de santé
01:18:38parce que
01:18:39souvent on oublie
01:18:40cet aspect-là
01:18:41des choses aussi
01:18:42donc on rappelle
01:18:43qu'il a subi
01:18:43un traumatisme psychologique
01:18:45majeur
01:18:45que sa mère
01:18:46Florence
01:18:46qui était sur l'antenne
01:18:48de Sud Radio
01:18:48que vous avez entendu
01:18:49tout à l'heure
01:18:49nous dit qu'il va
01:18:50assez mal
01:18:51qu'il est sous médicaments
01:18:54et qu'il a même
01:18:55exprimé par le passé
01:18:56des idées suicidaires
01:18:57et qu'il se sentait
01:18:59totalement abandonné
01:19:00par l'État
01:19:00peut-être que cette étape
01:19:02judiciaire
01:19:03va lui faire du bien
01:19:05Anthony
01:19:05vous vouliez réagir
01:19:07c'est quoi la solution
01:19:08parce que
01:19:09le dispositif
01:19:10il est là
01:19:11la justice
01:19:12elle est là
01:19:13elle essaye de faire
01:19:14ce qu'elle peut
01:19:14mais honnêtement
01:19:15aujourd'hui en France
01:19:16on a le sentiment
01:19:17qu'on est quand même
01:19:17dépassé par les événements
01:19:19alors je ne suis pas
01:19:19pourvoyeur de bonnes
01:19:21ou de mauvaises solutions
01:19:22maintenant je me permets
01:19:24juste de remettre
01:19:25le débat
01:19:25là où vous l'avez fixé
01:19:26sur l'importance
01:19:28de la vidéoprotection
01:19:30dissuasion
01:19:30résolution
01:19:31ce que vous voulez
01:19:32absolument
01:19:32dans une affaire judiciaire
01:19:34en l'occurrence
01:19:35ici
01:19:35elle s'est avérée utile
01:19:37donc
01:19:37message
01:19:38à tous ceux
01:19:39qui de façon dogmatique
01:19:40disent la vidéoprotection
01:19:41c'est une intrusion
01:19:42dans la vie privée
01:19:43et bien je pense
01:19:44que la famille de Théo
01:19:45aujourd'hui
01:19:46elle est soulagée
01:19:46que grâce à cette vidéoprotection
01:19:48on puisse porter
01:19:49un jugement
01:19:50quel que soit
01:19:51le jugement posé
01:19:52d'autant que
01:19:53c'est un point
01:19:54très important
01:19:55on apprend à travers
01:19:56l'audience
01:19:57qu'ils ont commencé
01:19:58par dire non
01:19:59à nier
01:20:00et puis à un moment donné
01:20:02durant l'audience
01:20:04le procureur a décidé
01:20:05de diffuser les images
01:20:06et à partir de ce moment là
01:20:08il y a eu
01:20:08changement complet
01:20:09dans la défense
01:20:10la vidéo
01:20:11la vidéo
01:20:12a réussi à prouver
01:20:13qu'un aspect des choses
01:20:15de l'agression
01:20:16parce qu'il y a eu
01:20:16d'autres agressions
01:20:17alentour
01:20:18qui elles
01:20:19ne seront peut-être pas
01:20:20judiciarisées
01:20:21de la même façon
01:20:21la vidéo c'est un témoin
01:20:23qui malheureusement
01:20:24reste très objectif
01:20:26un témoin qui est
01:20:27pourquoi malheureusement
01:20:28parce que
01:20:29il y a des témoins
01:20:30dans les affaires
01:20:31parce que
01:20:33c'est un plan
01:20:33qui est fixe
01:20:34quelqu'un qui témoigne
01:20:35sur un événement
01:20:37auquel il assiste
01:20:38il est subjectif
01:20:40donc évidemment
01:20:40on doit faire attention
01:20:42à ce que la personne déclare
01:20:43mais elle est davantage
01:20:44plus focus
01:20:45sur ce qu'il se passe
01:20:46qu'une vidéo
01:20:47si vous êtes dans un angle mort
01:20:48ça ne prend pas
01:20:49et puis vous avez aussi
01:20:50la vandalisation
01:20:51juste pour rebondir
01:20:52rapidement sur la vidéo
01:20:53effectivement la vidéo
01:20:54on comprend les arguments
01:20:55de ceux qui disent
01:20:56la vidéo ne va pas
01:20:57sauver quelqu'un
01:20:57et évidemment
01:20:58la vidéo est un élément
01:21:00qui fait partie
01:21:01d'un dispositif sécuritaire
01:21:02il ne se suffit pas
01:21:04à lui-même
01:21:04en revanche
01:21:04on voit là qu'il est utile
01:21:06il ne va effectivement
01:21:07pas aller sauver
01:21:07la personne dans la rue
01:21:08il faut pour ça
01:21:09une police de proximité
01:21:11il ne faut pas confondre
01:21:12l'usage avant
01:21:13et après
01:21:13c'est-à-dire que ça ne va pas
01:21:15empêcher un cambrioleur
01:21:16de rentrer chez vous
01:21:17parce qu'il s'en fiche
01:21:19c'est moins sûr
01:21:20sur ce point précis
01:21:21grâce à la vidéo
01:21:23la vidéosurveillance
01:21:24on a fait des flagrants délits
01:21:25et on en fait
01:21:26de plus en plus
01:21:27donc c'est très utile
01:21:29donc il ne faut pas croire
01:21:30et ensuite
01:21:31vous gardez les images
01:21:33pendant un mois
01:21:35et vous pouvez avoir
01:21:36réquisition
01:21:37et donc on peut
01:21:38monter le dossier
01:21:39justement
01:21:39allez on va prendre
01:21:40Cédric
01:21:41qui est en ligne
01:21:42et qui fait partie
01:21:43de ceux qui nous appellent
01:21:44ils sont nombreux
01:21:44au 0826 300 300
01:21:46vous vouliez revenir
01:21:47sur la phrase
01:21:47de Laurent Nouniez
01:21:48sur les zones de non-droit
01:21:50bonjour à vous tous
01:21:52bonjour
01:21:53merci de me laisser la parole
01:21:54effectivement
01:21:55quand j'ai écouté ça
01:21:57je suis tombé
01:21:58de mon canapé
01:21:59parce que
01:22:00aujourd'hui
01:22:02on a
01:22:03dans notre pays
01:22:04une concentration
01:22:05de pauvreté
01:22:07un échec scolaire
01:22:08une immigration
01:22:09non assimilée
01:22:10du communautarisme
01:22:11de l'économie
01:22:12souterraine
01:22:12du trafic de drogue
01:22:14qui arrive à rentrer
01:22:15maintenant dans le PIB
01:22:16mais ça c'est la petite parenthèse
01:22:17parce qu'il nous met
01:22:18dans le PIB
01:22:18maintenant de la France
01:22:19on arrive à un endroit
01:22:21où quand j'entends ça
01:22:23de la part de monsieur Nouniez
01:22:24j'ai juste envie de lui dire
01:22:25venez avec votre costume
01:22:27sans escorte
01:22:28sans rien du tout
01:22:28allez vous balader
01:22:29dans les quartiers nord
01:22:30de Marseille
01:22:30ou à Sevran
01:22:31ou alors également
01:22:33à la part d'yeux
01:22:34à partir de 23h
01:22:35et vous verrez que
01:22:35le ressenti sera
01:22:36vraiment énorme
01:22:37aujourd'hui
01:22:38on est dans une situation
01:22:40où on a des hommes
01:22:41politiques
01:22:41qui ont juste
01:22:43un déni
01:22:44de cette propagation
01:22:47de zones de non-droit
01:22:49mais pour pas faire de vagues
01:22:50c'est toujours la même phrase
01:22:52le pas de vagues
01:22:52et bien
01:22:53on fait un déni complet
01:22:55et on veut éviter
01:22:57de stigmatiser
01:22:58on veut éviter
01:22:59de faire ces vagues
01:23:01pour soi-disant
01:23:02rassurer les quartiers
01:23:04et rassurer
01:23:05une opinion politique
01:23:06alors qu'en fait
01:23:08on sait pertinemment
01:23:09que ça
01:23:10c'est juste
01:23:11simplement
01:23:11une preuve
01:23:12un bilan
01:23:12pour éviter
01:23:13de reconnaître
01:23:14leur échec total
01:23:14merci
01:23:15merci Cédric
01:23:16on est avec Nejma
01:23:17Nejma nous appelle
01:23:18d'Aveyron
01:23:19bonjour Nejma
01:23:20et là je crois
01:23:21d'après le résumé
01:23:22qui m'en est fait
01:23:23que c'est un témoignage
01:23:24assez fort
01:23:25vous-même
01:23:26Nejma
01:23:27vous dites que
01:23:28votre fille
01:23:29était une vraie délinquante
01:23:31racontez-nous
01:23:33oui bonjour
01:23:33bonjour à vous
01:23:34merci de m'avoir donné
01:23:35la parole
01:23:37oui
01:23:37ma propre fille
01:23:38qui était
01:23:40scolarisée
01:23:40dans une
01:23:41à Toursin
01:23:41je vais dire
01:23:42le collège
01:23:44parce qu'eux
01:23:45aussi m'ont abandonné
01:23:46c'est là qu'elle a
01:23:47prêt à fumer le cannabis
01:23:48et tout ça
01:23:49et à devenir une délinquante
01:23:50et le jour où j'ai agi
01:23:52on m'a mis en garde à vue
01:23:54on m'a mis en garde à vue
01:23:56c'est le commissariat
01:23:57du 15ème arrondissement
01:23:58que ce soit disant
01:24:00le fait que je suis d'origine
01:24:02cabille
01:24:02et croit que les cabilles
01:24:03sont violentes
01:24:04non on n'est pas violents
01:24:05voilà
01:24:06donc moi c'est juste
01:24:07dans notre communauté
01:24:09il n'y a pas de délinquance
01:24:10ça n'existe pas
01:24:11on est des travailleurs
01:24:13enfin voilà
01:24:13le fait que j'ai dit
01:24:14le jour
01:24:15je ne parle pas
01:24:16au tribunal
01:24:16de Marseille
01:24:19à chaque fois
01:24:20qu'elle faisait
01:24:21une connerie
01:24:22une bêtise
01:24:22et qu'elle se mettait
01:24:23en garde à vue
01:24:25on m'appelle
01:24:26venez chercher votre fille
01:24:27j'allais la chercher
01:24:28pardon de vous dire
01:24:29déjà
Commentaires