Passer au playerPasser au contenu principal
Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
---
Abonnez-vous pour plus de contenus : http://ow.ly/7FZy50G1rry

———————————————————————

▶️ Suivez le direct : https://dai.ly/x8jqxru
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/

———————————————————————

🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴

▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
———————————————————————

☀️ Et pour plus de vidéos des Vraies Voix : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRB7z8JrbG9LyNtTmhxaU-a

##SEUL_CONTRE_TOUS-2026-05-21##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00On est ravis de vous accueillir aujourd'hui.
00:03Aujourd'hui, quel jour sommes-nous ?
00:04Nous sommes le 21 mai 2026.
00:06Nous sommes jeudi, surtout.
00:07Nous sommes jeudi, oui.
00:08C'est ce que je voulais vous demander, mais il faut toujours que c'est à côté.
00:12On va demander quel jour.
00:13Ça a une importance ?
00:15Ça a une importance ?
00:16Oui, c'est une importance.
00:18C'est pour mieux kiffer.
00:19Chaque jour, voilà, aujourd'hui, le 21 mai, jeudi, voilà, on ne le vivra qu'une seule fois.
00:26J'ai un week-end, surtout.
00:27J'analyse tous vos propos.
00:28C'est un moment où je prends des pilules qui me...
00:30Qui t'ouvrent l'esprit.
00:31C'est vrai, en plus.
00:32C'est ma femme qui m'a fait ça.
00:35Je ne sais pas si ça rend plus intelligent, je ne crois pas.
00:37Mais ça me permet d'avoir un peu plus de discernement dans les propos d'Éric Revelle.
00:41Elle est jalouse, votre femme, ou pas ?
00:42Non, pas vraiment.
00:43Je ne veux pas vous décevoir, mais je vois vos pilules.
00:46Les pilules bleues, ce n'est pas pour augmenter l'esprit.
00:48Votre femme vous a raconté des craques.
00:50C'est pour augmenter, mais pas l'esprit.
00:55C'est le tour de l'émission.
00:56C'est un moment d'arco-trafic, mais il est un surco-dégal.
01:00Et ce n'est pas le ton THO, Edmund.
01:03Éric Revelle est avec nous, journaliste et auteur de ce livre.
01:07C'est Mozart quand il a s'assassé nos éditions Ellipse.
01:09J'adore quand il fait oui !
01:11Il est content.
01:13Oui, oui.
01:15Je l'ai vendu, oui.
01:177000, 6000 ?
01:18Non, moi, je suis à 3000.
01:20C'est pas mal.
01:20C'est bien.
01:22Vous savez combien il y a de titres qui sortent ?
01:25Oui, Royal, elle en a fait un, il y a cinq exemplaires.
01:27Elle était à 220, je crois.
01:29Oh, arrêtez.
01:30Mais quelle méchanceté.
01:31Non, non, c'est une femme.
01:35C'est vrai, si vous prenez 5-0, vous n'allez pas dire que vous avez fait un bon résultat.
01:38Il y a les envois presse, il y a ce qui est en librairie, il y a ce qui revient
01:41à l'éditeur.
01:413-5000, c'est pas mal, mais toi.
01:43Oui, c'est bien, 3-5000, c'est bien.
01:44Sur un livre politique, c'est même très bien.
01:45On dirait des gamins à l'école.
01:46Oui, t'as eu combien ? J'ai fait un C.
01:48Oui, mais l'autre, il a eu des nananères.
01:50Donc, voilà, on dirait des gamins.
01:52Bruno Pommard est avec nous, premier gamin de cette émission.
01:55Ancien membre du RAID et mon âge affariant, cofondatrice de cette association femme.
02:00Azadi, pardon, qu'est-ce que j'ai dit ?
02:02Azadi, non, Azadi.
02:04Absolument.
02:04Seul contre tous, c'est maintenant.
02:06Les vrais voix Sud Radio.
02:08Seul contre tous.
02:09Et on va commencer par Éric Revelle.
02:11Il vous dit qu'il n'y aura pas d'un seul candidat à droite, ni au centre, comme l
02:15'affirme Gérard Larcher.
02:16Oui, le président du Sénat, deuxième personnage de l'État, était interviewé sur un média ce matin.
02:22Et donc, il a eu cette formule.
02:23Il a dit, non mais de toute façon, au bout du bout, en suivant les sondages,
02:27il n'y aura qu'un candidat à droite et au centre.
02:31Alors, pour l'instant, si je fais mes petits calculs, vous avez donc Édouard Philippe.
02:35Vous avez Gabriel Attal.
02:37Alors, les deux ont déjà potentiellement trouvé un accord en fonction de celui qui serait le mieux placé.
02:41L'autre s'effacerait.
02:42Bon, ça, c'est à voir.
02:43Parce que ça, c'est toujours sur le papier.
02:44C'est toujours un peu plus compliqué après.
02:46Bruno Retailleau.
02:46Surtout s'il y a deux points entre les deux, si vous voulez, ça va être compliqué.
02:50Bruno Retailleau, David Disnard, etc.
02:52Alors, je vais vous dire pourquoi je ne crois pas du tout...
02:54Xavier Bertrand.
02:55Xavier Bertrand, s'il y va.
02:57Pourquoi je n'y crois pas du tout ?
02:58Parce qu'en réalité, un parti politique qui ne présente pas un candidat à l'élection présidentielle disparaît.
03:05Donc, deux choses l'une.
03:07Gérard Larcher, qui est tout sauf un lapin de six semaines.
03:10Il connaît la politique depuis longtemps.
03:11Ou c'est un gros lièvre.
03:12Et c'est un cas signe des LR.
03:16Alors, ou bien il y a déjà un accord.
03:18Oui.
03:18Bon, c'est-à-dire que, je ne veux pas croire, mais je dis, c'est une hypothèse.
03:23Il y a déjà un accord potentiel.
03:25David Disnard, je crois qu'il ira jusqu'au bout.
03:27Mais admettons, il y a un accord, il n'y a pas une primaire, mais en fonction des sondages, du
03:33climat, de la campagne.
03:34On dit, c'est M. Machin qui représente la droite et le centre.
03:39Ou alors, en fait, s'il n'y avait qu'un candidat, ça voudrait dire que, sans doute, les LR
03:46disparaissent.
03:47Et si les LR disparaissent, alors ça veut dire une chose très simple.
03:50Ça veut dire qu'une partie des LR rejoindrait le centre, en même temps qu'Edouard Philippe soit le candidat,
03:56et l'autre partie rejoindrait l'UDR d'Éric Ciotti, qui est la passerelle entre une partie des LR déjà,
04:02j'allais dire éditorialement, et l'ERN.
04:05Mais imaginez qu'il y aura un seul candidat, sauf s'ils ont déjà tout dealé.
04:10Mais alors, s'ils ont déjà tout dealé, c'est une sacrée trahison pour le peuple de droite républicaine.
04:16Si déjà il y a des deals, alors là, c'est effarant.
04:19Bon, donc je ne crois pas du tout à cette hypothèse-là.
04:22Voilà, donc ça veut dire que vous allez avoir plusieurs candidats à gauche, plusieurs candidats à droite,
04:28et que le second tour se fera peut-être à 15 ou 16%, et que là, bien malin, qui peut
04:36dire qui va se retrouver au second tour ?
04:38Alors, dans l'état actuel des choses, Bardella ou Marine Le Pen seraient largement en tête.
04:42Si on en croit les sondages, mais méfions-nous toujours, vous savez, on a vu des courbes se croiser 15
04:47jours avant une élection,
04:49on a vu des faits qui servaient un candidat plutôt qu'un autre, etc.
04:52Bon, voilà.
04:53Donc, en fait, cette présidentielle, ce qui est très angoissant, me semble, relativement très ouverte.
04:58Et quand vous voyez le monceau de problèmes que ce pays a, socialement, économiquement, financièrement,
05:05je me dis que, sans être ultra-pessimiste, on est quand même...
05:08Je ne sais pas si quelqu'un est opposé à mon sujet, M. Pommard, M. Madame.
05:14Moi, j'ai une double vue.
05:16Alors, il y a la vue politique.
05:17Vous louchez, alors.
05:20Elle est bonne, non, non, je l'avoue.
05:22Je l'avoue.
05:23Double vue.
05:24Ce que vous dites est vrai, un parti qui n'a pas de candidat à la présidentielle...
05:27La présidentielle veut présenter un candidat, un parti communiste.
05:29Bon, je raconte trois points, bien sûr.
05:31Il a fait deux, la dernière fois.
05:33Deux choses.
05:34Je crois que Retailleau ira, parce qu'il n'a pas le choix.
05:39En revanche, j'ai une certitude, c'est qu'il n'y aura qu'un seul candidat,
05:44dans ce qui est le grand centre.
05:46Pourquoi ?
05:47Parce que, rappelez-vous, 2002, quand Jean-Marie Le Pen se retrouve au second tour,
05:52avec 16,86% des voix, c'est-à-dire un score le plus bas pour atteindre un second tour.
05:57Tout le monde est tombé sur qui ?
05:59En l'accusant de l'avoir mis au deuxième tour,
06:02tout le monde est tombé à gauche sur Jean-Pierre Chevènement,
06:04en disant que si Chevènement avait passé 5%,
06:06non, non, Taubira était exompté de taux de critique.
06:10Alors que c'était Taubira et ses 3% qui ont empêché Jospin,
06:14qui était un demi pour antif.
06:15L'ancienne magistrate écolo, Evangeli, qui a pris aussi 4 ou je ne sais pas, bon.
06:21Non, mais par contre, tous les péchés étaient sur Chevènement.
06:23Je ne sais pas pourquoi, bon, passons.
06:24Et là, aujourd'hui, comme le RN, contrairement à 2002,
06:28a vraiment une chance d'arriver au pouvoir,
06:30celui qui permettrait au RN d'être au second tour,
06:33en plus contre Mélenchon éventuellement,
06:36serait considéré comme le fausse-foyeur de la République.
06:39Donc je pense que sous la pression qui va être, à mon avis, terrible,
06:44il y aura retrait.
06:47Moi, je pense qu'il n'y aura aucun candidat unique centre droit,
06:51parce que les électeurs LR accusent déjà maintenant les LR d'être macronistes
06:58et de le devenir et de ne plus défendre cette droite républicaine, etc.
07:03Donc je ne crois pas du tout au candidat unique.
07:05Je pense qu'il va y avoir même deux candidats à droite,
07:08parce que Lysnard ne va pas reculer et qu'il va se présenter.
07:10Donc il y aura forcément un deuxième candidat.
07:12Et c'est un bon candidat, moi, je trouve.
07:13Oui, je trouve aussi très très bon.
07:15Et en plus, c'est un grand soutien de notre cause,
07:17donc je tiens quand même à le souligner.
07:19Et qu'il y aura un candidat LR, peut-être même deux,
07:23en plus de Lysnard.
07:24Lui, il est plus LR, du coup.
07:25Lui, il a quitté, il a créé l'énergie.
07:29Je crois au candidat unique au centre.
07:31Je pense qu'ils vont réussir à se mettre d'accord,
07:33mais ça rend les choses très compliquées
07:34et j'ai de plus en plus l'impression
07:37qu'on risque fortement de se retrouver avec un LFI-RN,
07:39justement parce que les voix vont être tellement dispatchées
07:42que LFI peut...
07:43Parce qu'il y a beaucoup de primo-votants
07:45qui sont pro-LFI
07:46et on ne les voit pas arriver,
07:48mais tous ces jeunes qui...
07:49J'allais dire la propagande de LFI,
07:51mais en tout cas, les discours de LFI
07:54dans les universités, dans les lycées,
07:56sur les réseaux sociaux,
07:57eux, ils vont arriver en force
07:59pour voter aux prochaines élections.
08:01Ils font un travail commun.
08:02Moi, je crois que la droite traditionnelle,
08:04elle est morte, même LR est mort.
08:05J'en discutais il y a peut-être encore
08:07avec des amis sénateurs et députés LR
08:11qui, en plaisantant, comme je le fais souvent,
08:12déjà je leur dis à chaque fois,
08:13vous êtes mort ?
08:15Et tu vois, ils me regardent en disant
08:16ben oui, on est mort.
08:18Et je pense que c'est exactement ce qui va se passer.
08:20Quand on a vu la bataille qu'il y a eu
08:21entre Wauquiez et Retailleau, rien que ça,
08:24Wauquiez qui a une tête comme ça,
08:25qui se prend pour le plus intelligent du monde,
08:27et Retailleau, effectivement,
08:28qui était, à mon sens, le mieux placé,
08:30parce qu'il a fait son passage au ministère intérieur
08:32qui a marqué, mine de rien.
08:34Et bon, il est resté dans son couloir.
08:36Mais celui qui a complètement tout déstabilisé,
08:39c'est Ciotti.
08:39Et Ciotti fait un parcours
08:41quand même très intéressant avec l'UDR.
08:43On a vu il y a peu de temps
08:44une conseillère régionale de...
08:45Oui.
08:47Région Sud, mais non, pardon.
08:48Qui s'est barré chez lui, donc...
08:50Et qui va avoir l'investiture du RN au sénatorial
08:52à la place de Ravier.
08:53Oui, et Ciotti va se raccrocher au RN,
08:55donc la finale, ça sera RN LFI,
08:58je ne sais pas, il n'y a pas de doute là-dessus.
08:59Puisque vous avez la parole, Bruno Pommard,
09:01on ne veut plus de policiers,
09:03mais à aucun moment,
09:04on ne s'intéresse à la prévention.
09:05Ben oui, parce que c'est toujours le même sujet,
09:07de toute manière.
09:08On nous dit qu'il faut toujours plus de policiers,
09:10parce qu'il y a de l'insécurité dans le quartier,
09:12c'est parce qu'il n'y a pas assez de policiers,
09:13ou le policier municipaux d'ailleurs,
09:14parce qu'ils font un travail formidable aussi.
09:16Il y a du narco, c'est parce qu'il n'y a pas assez de policiers.
09:18Enfin bref, je veux dire,
09:19on ne réglera pas ces problèmes de société
09:21seulement avec de la présence policière.
09:24Et sur tous les plateaux de télé,
09:26les excellents chroniqueurs qu'on rencontre,
09:28même Éric Revelle le dit,
09:30sont des problèmes à dire...
09:30Je pensais qu'il était un excellent chroniqueur.
09:32Je pensais qu'il était dans la catégorie.
09:34J'aurais pu le dire, tu as raison.
09:36Effectivement, on nous parle toujours de
09:37plus de policiers, plus de sanctions,
09:39plus de justice, etc.
09:41Non, si on ne met pas plus de social,
09:43et c'est là l'élément essentiel, je pense.
09:45Et là, on se perd.
09:46Vous savez que j'en fais beaucoup
09:47avec mon association et mes 500 policiers bénévoles.
09:49Je trouve que c'est par là qu'il faut passer.
09:51J'étais hier à Besançon, je vous le disais,
09:52dans les quartiers,
09:53je discutais avec les gens de terrain,
09:55que ce sont les animateurs, les éducateurs, etc.
09:56Il n'y a plus personne sur le terrain.
09:57Il n'y a plus personne pour la vie de ces quartiers.
09:59Et on laisse la place à tout ce narcotrafic,
10:01à tout cet islamisme radical qui se met en place.
10:04Et eux prennent la place de la société
10:06qui devrait être là.
10:08Et ce qu'on fait, c'est du palliatif.
10:09On va mettre des compagnies de CRS qui interviennent.
10:12Il y en a trois semaines, la 82, 83, 84,
10:15les fameuses CRS d'intervention,
10:16elles arrivent, elles font le nettoyage,
10:17pas de problème.
10:18Oui, mais c'est du quotidien qu'il faut.
10:20Ils vont parresser toute l'année.
10:21Donc si on ne fait pas un travail de fonds sociétal,
10:23on n'arrivera pas à trouver de solution.
10:25Et les politiques s'en foutent complètement.
10:27La preuve, c'est que les budgets CIPDR,
10:29je suis un peu technique,
10:31le Comité Interministériel de Prévention de la Décadence,
10:33c'est la radicalisation,
10:34qui est rattaché au ministre de l'Intérieur.
10:36C'est Védrenne qui est la ministre de ce truc-là,
10:39Marie-Pierre Védrenne.
10:40C'est des budgets qui sont donnés effectivement aux préfets
10:42pour pouvoir intervenir avec des associations.
10:44D'ailleurs, moi, je suis financé par ça.
10:45On n'a pas assez d'argent.
10:47Quand on va voir les préfets, ils ont envie de le faire.
10:48Il n'y a pas de pognon pour aider les associations.
10:50Parce qu'on a besoin de soutenir financièrement
10:52des associations de proximité
10:53pour travailler, pour prendre la place de tous ces mecs.
10:57Oui, mais c'est occupé le terrain.
10:59Exactement, ma chère Cécile. Bravo.
11:02Eric ?
11:03Oui, la prévention, oui.
11:06Mais je me demande si vous voulez,
11:07maintenant, dans l'état actuel...
11:10En fait, ce qui s'est passé avec le code narcotrafic,
11:13c'est que, puisque la République a reculé,
11:15au-delà des leitmotivs politiciens
11:19prononcés par un ministre
11:21qui se déplace sur place
11:21dès qu'il y a un crime, un problème,
11:23la République ne reculera pas.
11:25En fait, elle a reculé.
11:25Et à la place, il y a une contre-société
11:28qui s'est construite,
11:29avec sa hiérarchie,
11:30avec ses ressources humaines.
11:33Quand vous commencez au bas de l'échelle,
11:34et puis vous montez.
11:36Absolument.
11:36Et puis, si vous rendez un service
11:38encore plus important,
11:39vous touchez plus d'argent.
11:40Ça va vite.
11:40Donc, en fait, vous avez une autre société
11:42qui s'est construite,
11:42à côté de la République.
11:44Cette société, elle a comme valeur
11:46le fric.
11:48Le mérite, entre guillemets.
11:49Oui, le mérite,
11:50celui qui remplit bien sa tâche,
11:52qui a bien rempli son rôle.
11:53Et vous pouvez progresser
11:54dans l'hierarchie.
11:55Bon, ben, moi,
11:56j'ai encore en tête
11:57certains magistrats de Marseille
11:58qui avaient témoigné
11:59devant une commission d'enquête
12:00au Sénat,
12:01où l'un d'entre eux,
12:03je crois que c'était
12:04l'actuel préfet,
12:06avait expliqué
12:07que peut-être
12:07que la France
12:08avait perdu la bataille.
12:10Et il s'était fait tirer
12:10les oreilles
12:11par Eric Durand.
12:16Besson,
12:17comment s'appelle
12:17le préfet de Marseille ?
12:20Besson.
12:22Il s'était fait tirer
12:22les oreilles
12:23par Dupont-Moretti,
12:24ministre de la Justice,
12:25qu'il a dit
12:25vous ne pouvez pas dire
12:26un truc pareil.
12:27On le voit tous les jours,
12:28si.
12:28Il y a des sociétés
12:30qui est appris
12:30ou qui est en train
12:31de prendre la place
12:32de la République française.
12:35Moi, j'ai plutôt
12:35une question pour vous.
12:36Est-ce que vous pensez
12:37qu'une des plus grandes erreurs
12:38qu'on ait faites
12:39durant ces dernières années,
12:40ça a été de supprimer
12:40la police de proximité
12:41qui arrivait à repérer
12:43les cas difficiles,
12:44à mieux connaître
12:45le voisinage
12:46qui avait de meilleurs rapports
12:47avec les familles ?
12:48Ou est-ce que vous pensez
12:49que finalement,
12:49c'est une bonne idée ?
12:50Il y a une double réponse.
12:52D'abord,
12:52ce n'est pas la finalité.
12:53La position proximité,
12:54elle avait du sens,
12:55à mon sens.
12:58Sarkozy est allé très vite,
12:59comme tous les politiques,
12:59ils vont vite,
13:00ça ne vaut rien, etc.
13:01Alors, même si les rapports
13:02des IPN,
13:03des directeurs interdés
13:04départementaux de la police
13:05et de la police de façon
13:07pas générale,
13:07mais quasi générale,
13:09disaient qu'il n'y avait pas
13:11eu un grand intérêt
13:11parce qu'on parle d'effectifs,
13:13on parle de présence
13:14sur le terrain, etc.
13:15Tout ça,
13:16on l'a mis complètement de côté
13:17et je pense que ça avait un sens.
13:18La seule façon
13:19qu'il aurait fallu faire,
13:19c'est de la remodeler
13:20plutôt que de dire
13:21« Allez, terminé,
13:22on arrête avec ça,
13:23on passe à autre chose ».
13:23Ça a été une vaste connerie.
13:25Donc, elle était nécessaire.
13:26Maintenant, c'est trop tard.
13:27La police de proximité,
13:28maintenant,
13:28elle est faite
13:28par nos policiers municipaux.
13:29C'est pour ça que vous avez
13:29des polices municipales
13:31de plus en plus importantes
13:31dans les villes.
13:33Marseille,
13:33enfin, les grandes villes,
13:34c'est exponentiel.
13:36Donc, eux ont véritablement
13:37ce rôle.
13:38Mais c'est vrai que c'est dommage
13:39qu'on ait perdu pied,
13:39oui, là-dessus.
13:40C'est le début.
13:41C'est la police de proximité
13:42qui a disparu,
13:43que tout le monde
13:43redemande maintenant.
13:44Bon, mais c'est la PM
13:45qui essaie de pallier à ça.
13:47Et encore une fois,
13:48derrière,
13:48pouvoir faire
13:49du suivi social
13:51de toutes ces...
13:53C'est pas toute la jeunesse
13:54encore dans les quartiers.
13:55Les narcotrafiquants,
13:56c'est pas les 30 000 personnes
13:57qui habitent un quartier
13:58qui font du narcotrafique
13:59ou qui vivent de ça.
14:00C'est une quantité infinitésimale.
14:03On dit en France
14:03qu'il y a 250 000 personnes
14:06qui vivent du narcotrafic
14:07et 25 000 CDI.
14:09C'est-à-dire des gens
14:09qui vivent...
14:10Non, mais on est quand même
14:11quelques millions en France.
14:12Dans les quartiers,
14:12on est des dizaines de millions.
14:14Donc, attention,
14:14faisons pas une généralité
14:15parce que le politique
14:16fait vite une généralité
14:17et les journalistes aussi
14:18nous disent
14:18« Ah, le narcotrafic,
14:19ça a noyé tout. »
14:21Non, il y a plein de choses
14:22encore dans ces quartiers
14:23qui existent aux autres.
14:23Le problème, Bruno,
14:24c'est que vous dites
14:24qu'il faut faire de la prévention
14:25mais la prévention,
14:26depuis 40 ans,
14:27on ne fait que ça
14:27avec le résultat
14:28que ça a donné.
14:29Vous avez vu la politique
14:30de la ville ?
14:30La politique de la ville,
14:32ça a coûté,
14:32pour faire du Macron,
14:33un pognon de dingue.
14:34On a mis des milliards
14:35et des milliards.
14:36Pourquoi ?
14:37Pour rien.
14:38Vous savez,
14:38quand j'ai été faire
14:39la tournée des buralistes,
14:40il y a deux mois et demi,
14:42les gens dans les campagnes,
14:43ils vous disent
14:44« Nous, on nous a supprimés
14:46les lignes de bus.
14:47On nous a supprimés l'école.
14:48On nous a supprimés la poste.
14:49On nous a supprimés le collège.
14:51Pourtant, nous,
14:51on n'a rien cassé.
14:52On n'a rien brûlé.
14:53Et on ne le dit pas.
14:54Et ils disent
14:55« Eux, ils cassent tout
14:56et on leur refait tout,
14:57flambe en oeuf
14:58pour que ça brûle
14:59trois mois plus tard. »
15:00Donc, moi, je veux bien.
15:01Mais alors,
15:01aux Etats-Unis,
15:02ils ont mis le DOJ
15:04de département
15:05de l'efficacité gouvernementale.
15:07Alors là,
15:07moi, j'aimerais bien avoir
15:08une commission d'enquête parlementaire
15:10sur l'efficacité
15:11de la politique de la ville
15:12et le pognon dépensé.
15:13Je peux vous dire
15:13que celle-là,
15:14je lirai le rapport
15:15de A à Z.
15:15Allez, merci beaucoup,
15:16mes amis.
15:17Dans un instant,
15:17on reviendra
15:18sur cette mobilisation
15:19de 250 dépanneurs.
15:21Aujourd'hui,
15:22ce jeudi,
15:22sur le périphérique parisien
15:25contre les prix du carburant,
15:28on va en parler
15:28dans un instant
15:29puisque Sébastien Lecornu
15:31doit faire des annonces.
15:32On revient
15:33et on fait une petite pause.
15:3517h20,
15:36les vraies voix sud radio.
Commentaires

Recommandations