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  • il y a 4 heures
Avec Florence, maman de Théo, agressé à Lyon en janvier dernier

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##C_EST_A_LA_UNE-2026-05-21##

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Transcription
00:01Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Patrick Roger.
00:06Il est 7h12, c'est à la une, le témoignage de Florence, la maman de Théo, agressée à Lyon en
00:13janvier dernier.
00:14J'imagine que vous en souvenez, et je vais vous remémorer un petit peu les faits.
00:18C'est le passage à tabac ultra-violent de cet enfant, filmé par des caméras de vidéosurveillance.
00:25Ça avait ému toute la France, 4 mois après, et bien ces 6 agresseurs ont été face au magistrat lyonnais
00:33en ce début de semaine,
00:34des agresseurs mineurs qui ont été reconnus coupables.
00:37Bonjour Florence.
00:40Bonjour.
00:41Merci d'être avec nous ce matin pour témoigner.
00:45Je le disais, ces agresseurs ont été reconnus coupables.
00:49On ne connaît pas encore la peine exacte, ce sera prononcé je crois, dans quelques mois.
00:53Est-ce que vous considérez ça déjà comme une première victoire ?
00:59Alors une victoire pour la justice, oui.
01:02Oui, oui, pour les 11 victimes, oui.
01:05Heureusement, on a une magistrate, une procureure, excusez-nous, qui n'a pas écouté ces jeunes,
01:13parce que ces jeunes ont dit non, ont dit qu'ils n'étaient pas là.
01:16Ils ont oublié, ils ont oublié qu'ils étaient là pour les 10 autres victimes.
01:20Et ils ont avoué pour mon fils, parce qu'il y a eu les vidéos, parce qu'elle les a
01:25fait sortir,
01:26parce qu'ils se comportaient mal.
01:27Elle leur a dit, vous sortez, vous réfléchissez, et vous revenez avec vos avocats dans 20 minutes,
01:32votre comportement ne va pas, il faut arrêter de mentir, soyez face à la réalité.
01:36Ils sont sortis, ils sont revenus, ils ont avoué pour mon fils, mais pour le reste, ils ont oublié.
01:42Et heureusement que les vidéos de mon fils sont là, heureusement que les victimes ont été là pour dire leurs
01:48ressentis,
01:48pour dire tout ce qui se passait, qu'elles les ont reconnus.
01:51Heureusement qu'il y avait tout ça, et ils sont coupables pour les 11 victimes de mardi.
01:56Voilà, c'est ça qu'il faut retenir.
01:57Ils sont 11 qui étaient là, 11 personnes qui étaient malheureuses, qui vont mal,
02:02et grâce aujourd'hui à la justice, enfin, ils ont été reconnus victimes.
02:07Pour le reste, on attend.
02:10Florence, vous avez lancé aussi une association d'aide aux victimes d'agressions comme ça.
02:15Pourquoi ? Parce que vous ressentez le besoin de combattre ce que certains appellent un phénomène de société des jeunes,
02:21et qui aujourd'hui, en plus, est très visible sur les réseaux sociaux.
02:26Et ça va au-delà de votre cas personnel.
02:30Parce que j'ai reçu tellement de messages de gens qui ont subi la même chose,
02:35et qu'ils n'ont pas eu de soutien de leur famille, ils n'ont pas eu de soutien de
02:38leurs amis,
02:38ils n'ont pas eu de soutien, ils sont abandonnés, ces gens.
02:41Là où on en est aujourd'hui, c'est ça.
02:42Même moi, quand j'ai commencé à parler, on me disait,
02:44chut, tais-toi, tu vas avoir des problèmes, tu vas avoir des représailles.
02:47Mais arrêtons d'avoir peur.
02:49Ce sont des enfants, pourquoi avoir peur ?
02:52Il faut que la France se réveille.
02:54Oui, ce sont des enfants, des mineurs, effectivement, qui ont commis ces agressions.
03:00Vous l'avez dit, pas seulement sur votre fils Théo.
03:03Alors, eux, ils démentent, puisqu'ils ne reconnaissent pas, c'est ça, les autres accusés.
03:09Et comme vous l'avez dit, lors du procès, ils n'ont pas voulu les reconnaître,
03:16malgré les preuves.
03:20Alors, les preuves, en tout cas, ce que la justice a voulu démontrer comme preuve.
03:26Est-ce qu'on peut parler, en fait, de ces enfants ?
03:29Est-ce qu'eux-mêmes sont représentés aussi par leurs parents ?
03:31Est-ce qu'ils sont laissés à l'abandon ?
03:33Puisque vous travaillez maintenant sur ce sujet, Florence.
03:36Eh bien, écoutez, il y a ces enfants-là,
03:38c'est des enfants qui ont eu vraiment un parcours particulier.
03:42C'est des enfants, il y a des enfants qui allaient bien jusqu'à encore un an.
03:46Mais en fait, c'est des enfants qui sont embrigadés.
03:49C'est un phénomène de bande.
03:50Et aujourd'hui, c'est ça aussi.
03:51Et une fois que la procureure les a reçus un par un,
03:54le comportement change aussi.
03:56Ils ont fait les malins au début,
03:57parce qu'ils étaient tous à côté les uns des autres.
03:59Ils regardaient les victimes, d'un l'air de dire,
04:01allez, c'est bon, voilà, un petit peu de provocation.
04:04Mais à un moment donné, quand ils sont sortis,
04:06que leurs parents leur ont réexpliqué un petit peu la vie,
04:09ça a réagi.
04:10Je pense qu'on a de l'abandon des parents,
04:12mais il y a aussi la difficulté.
04:14Les jeunes de 14 ans d'aujourd'hui ne sont plus les jeunes
04:17qu'il y a déjà 6 ans.
04:19Mon fils n'était pas comme ça.
04:21Oui.
04:21Est-ce que, selon vous, Florence,
04:23alors on verra quelles seront les peines,
04:25mais est-ce que la justice, la réponse judiciaire,
04:28est suffisante face à la gravité de certains faits
04:32parfois commis contre d'autres enfants,
04:35par des mineurs eux-mêmes aussi ?
04:36Alors non, non, non.
04:38La réponse n'est jamais assez forte.
04:40Aujourd'hui, on a une procureure qui nous a entendues,
04:42une procureure qui leur a quand même dit
04:45« Si c'était moi, aujourd'hui, j'aurais demandé 10 ans.
04:49Vous êtes mineur, vous auriez eu 5 ans.
04:51N'oubliez pas.
04:52Soyez face à ce que vous avez fait.
04:54Réfléchissez.
04:55Vous avez du temps pour réfléchir.
04:57Et quand vous retrouverez les victimes,
05:00soyez un petit peu plus dignes.
05:01Et reconnaissez ce que vous avez fait.
05:03Et on avancera. »
05:04Et aujourd'hui, je pense que c'était très fort dans ce sens-là.
05:06Et qu'ils ont une chance inouïe,
05:09c'est qu'on leur donne 8 mois avec des possibilités d'évoluer,
05:12de grandir, d'être suivis.
05:14Les parents pareils.
05:15Et dans 8 mois, on espère qu'ils aient compris,
05:17qu'ils aient arrêté tout ça.
05:20Et que ça évolue.
05:21Alors Florence, on parle des agresseurs.
05:24La 6, en l'occurrence, je crois.
05:27Votre fils, Théo, comment va-t-il, lui ?
05:29Il a refusé de se rendre au tribunal.
05:32Parce que c'est vrai qu'on parle là des agresseurs,
05:34mais moins des victimes.
05:36Et votre fils, alors ?
05:38Écoutez, mon fils, moi, ça ne va pas du tout.
05:40C'est compliqué.
05:41Après, aujourd'hui, il peut se dire qu'il est victime.
05:44Il est reconnu sur un papier.
05:46Il est bien victime.
05:48Mais ça ne va pas dans le sens où c'est compliqué.
05:50Ça fait quand même déjà 4 mois.
05:52Il a encore une rééducation.
05:54Parce qu'au niveau des cervicales, il a des séquelles.
05:56Il a encore des vertiges pour le trauma crânien.
05:58On a encore un parcours qui est difficile.
06:00Psychologiquement, il est sous traitement.
06:02Aujourd'hui, il s'est dit, j'ai 8 mois.
06:04J'espère que dans 8 mois, je vais pouvoir y aller.
06:07Aujourd'hui, c'est son but.
06:08Dans 8 mois, de pouvoir y aller et croiser leur regard
06:10pour pouvoir tourner la page.
06:13Ah oui, il se sent fort.
06:15Il veut se sentir fort à ce point-là.
06:17C'est-à-dire de croiser leur regard.
06:20Oui, parce qu'il veut remercier.
06:24Il veut pouvoir être avec les dix autres victimes.
06:25Leur tenir la main et leur dire
06:26« Les gars, vous avez fait le boulot.
06:28Et maintenant, c'est à moi. »
06:30Voilà, parce qu'il n'était pas capable.
06:31Il était au fond.
06:32Et maintenant, il m'a dit
06:33« Maman, il faut que j'arrive à me remettre.
06:35Et moi, je veux aller avec les autres.
06:36Et moi, je veux faire le boulot. »
06:38Et les regarder et leur montrer qu'on est là, en fait.
06:40Oui.
06:41Est-ce que, d'un mot encore,
06:42parce que Théo avait été ciblé plusieurs fois
06:44par la même bande de jeunes.
06:47Pourquoi ?
06:47Est-ce qu'ils ont pu dire
06:50pourquoi ils ciblaient Théo, Florence ?
06:54Ils ciblaient Théo
06:54parce que Théo ne s'est pas laissé faire.
06:56En fait, c'est des enfants qui ont été frustrés.
06:58Ils sont tombés sur une victime.
06:59Première fois, ils l'ont fait tomber.
07:01Ils l'ont abîmé la hanche.
07:02Il a eu cinq jours d'ITT pour lui voler un casque.
07:04Ils ont réussi à voler le casque.
07:05Et lui, il a réussi à s'enfuir.
07:07Première fois.
07:08Deuxième fois, ils l'ont menacé.
07:09Ils l'ont dit de descendre, lui, de sa trottinette.
07:11Sinon, ils avaient le tué.
07:12Et lui, il a réussi à s'enfuir.
07:14Et en fait, ça faisait deux fois des enfants qui étaient frustrés.
07:16Qui ont décidé que ce jeune-là avait un petit peu d'argent.
07:19Donc, on va leur voler leurs affaires.
07:21Et aujourd'hui, mon fils leur a dit
07:23non, vous n'allez pas m'avoir.
07:25Et du coup, ils l'ont retrouvé pour le tuer
07:27comme ils lui avaient promis.
07:28Voilà, c'est juste ça.
07:29Des jeunes, en fait, qui n'aiment pas la frustration.
07:31Et ça, c'est un phénomène de société.
07:32Il va falloir qu'on se réveille par rapport à ça aussi.
07:34Que les politiques nous entendent.
07:36En fait, il y a un travail.
07:37Les parents doivent nous entendre.
07:39Mais la société, le gouvernement, les parlementaires
07:41doivent nous entendre.
07:42C'est très important.
07:42Merci.
07:43Et c'est pour ça que vous prenez la parole
07:45et que vous osez, évidemment, parler.
07:47Parce que, vous l'avez dit,
07:49il y a eu des intimidations.
07:51À un certain moment donné,
07:52on vous a demandé de vous taire,
07:54d'être plutôt discrète sur le sujet.
07:56Merci, Florence.
07:58Évidemment.
07:58Et on prendra des nouvelles de vous, bien sûr.
08:01De ce procès, de cette affaire.
08:03Et puis, de Théo,
08:04à qui on passe, évidemment, le bonjour.
08:06Et on lui souhaite un bon rétablissement.
08:08Merci d'avoir témoigné ce matin sur Sud Radio.
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