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  • il y a 16 heures
Ce jeudi 21 mai, dans sa chronique, Annalisa Cappellini est revenue sur une attaque de drones non identifiés à Vilnius en Lituanie. Cette chronique est à voir ou écouter du lundi au vendredi dans Good Morning Business, présentée par Laure Closier sur BFM Business.

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Transcription
00:00Pellini, une alerte aérienne a retentit hier à Vilnius, c'est en Lituanie.
00:03Ça a obligé les habitants à se réfugier dans des abris.
00:06La cause, un drone non identifié.
00:08La Russie est repartie apparemment dans une stratégie d'intimidation.
00:12Oui, c'est tout à fait la preuve que la Russie nous teste encore.
00:14Elle teste la cohésion européenne et elle le fait en s'attaquant au flanc est.
00:18D'ailleurs, le choix de la Lituanie n'est pas du tout anodin
00:21puisque le pays est dans une position hautement stratégique.
00:24Il partage à l'est une frontière avec le Belarus, grand allié de la Russie,
00:28et à l'ouest, une frontière avec Kaliningrad, l'enclave russe.
00:32La Lituanie n'est pas la seule cible ces dernières semaines des drones envoyés par la Russie.
00:37Les attaques se multiplient.
00:39Deux ont explosé sur un site de stockage de pétrole en Lettonie.
00:42Un autre a été abattu par des F-16 roumains en Estonie.
00:45Le problème, c'est que ces drones, oui, ces attaques viennent de la Russie,
00:48mais en réalité, les drones sont ukrainiens.
00:50Pourquoi ? Parce que ce sont des drones ukrainiens qui visent des cibles en Russie
00:53et que la Russie arrive à détourner à travers le brouillage électronique.
00:57et donc aller faire s'écraser en Europe.
01:00Dans ce cas, non plus, le régime du drone n'a pas été confirmé,
01:02mais pour la présidente de la Commission européenne, von der Leyen, c'est assez clair.
01:06Ce sont bien les Russes et la Biélorussie qui portent la responsabilité directe de ces incidents,
01:12même si les drones sont ukrainiens.
01:14Des incidents, évidemment, qui visent à rappeler aux Européens que la guerre est encore là
01:17et qu'elle risque de déborder à tout moment sur le sol européen.
01:20On avait pourtant l'impression, ces derniers jours, que Vladimir Poutine était plus ouvert au dialogue.
01:25Oui, il avait même affirmé auprès de Xi Jinping qu'il pourrait regretter son opération militaire en Ukraine.
01:31C'était ses mots.
01:32C'est tout le paradoxe de ce moment pour la Russie.
01:35Et en même temps, c'est parfaitement compréhensible quand on sait que sa stratégie,
01:39c'est la stratégie de pression asymétrique.
01:41C'est-à-dire que le Kremlin ouvre la porte à la négociation
01:43et en même temps, il garde la pression pour essayer d'être en position de force
01:47en vue d'éventuelles négociations de paix.
01:50Surtout, Vladimir Poutine semblait prêt à rouvrir un canal diplomatique avec les Européens.
01:54Alors, les Européens et les Russes ne se parlent plus officiellement depuis l'invasion de l'Ukraine
01:58puisqu'ils ont rompu les canaux de communication officiels.
02:01Et en même temps, maintenant, si Poutine est prêt à parler,
02:03il faut bien trouver quelqu'un pour discuter avec lui.
02:05Donc, côté européen, on commence à s'activer en coulisses
02:08pour trouver le meilleur candidat pour discuter avec lui.
02:11Il y a plusieurs noms qui circulent, notamment celui d'Angela Merkel,
02:14l'ancienne chancelière, qui, elle, a l'avantage de très bien le connaître,
02:18Vladimir Poutine, de l'avoir beaucoup pratiqué.
02:19On parle de Mario Draghi, l'ancien président du Conseil italien,
02:22dont la neutralité est le plus gros atout.
02:25Et puis, on parle d'Alexander Stoub, qui est le président finlindais,
02:29président en poste, lui, qui aurait sans doute une marge de manœuvre politique un peu plus réduite.
02:34Alors, comme d'habitude, ce n'est pas évident,
02:36ce n'est jamais facile pour les Européens d'arriver à s'entendre sur un nom.
02:39On pourrait en savoir plus la semaine prochaine.
02:41Parce que les ministres des Affaires étrangères se retrouvent à Chypre
02:44et ils ont bien ce sujet sur leur table.
02:46Les Russes, ils ont mis leur veto sur certains noms ?
02:48Oui, sur Kajakalas, notamment, qui était pourtant une des candidates naturelles,
02:52c'est la chef de la diplomatie européenne.
02:54Elle, elle disait penser être à la hauteur de déjouer les pièges russes, je la cite.
02:59Pour les Russes, c'est un refus catégorique parce qu'elle est trop anti-Moscou.
03:03Le Kremlin aurait préféré Gerhard Schröder, l'ancien chancelier allemand,
03:06qui est très proche, lui, des cercles de pouvoir russes.
03:08Évidemment, candidature rejetée par les Européens.
03:12Surtout, il ne faut pas perdre de vue, en réalité, que plus important que le qui,
03:16c'est le quoi et ce que nous voulons demander à la Russie.
03:18Ce sont les mots de la porte-parole de la Commission européenne, Paola Pignot.
03:21Finalement, c'est peut-être ça le vrai défi des Européens,
03:24savoir quelles sont nos lignes rouges, qu'est-ce qu'on est prêt à céder.
03:27Et surtout, c'est une décision à prendre pendant que notre flanc Est
03:30est à nouveau la cible des attaques de Moscou.
03:32Merci beaucoup, Annalisa Capény.
03:34Votre podcast qui sort aujourd'hui, de quoi on parle ?
03:36C'est l'Ordre du Monde aujourd'hui avec Margot Foudéré.
03:38On va parler de l'Iran, de la nouvelle stratégie de l'Iran.
03:41Il y a toujours deux piliers.
03:42Il faut survivre et en même temps intimider.
03:44Et l'Iran a deux nouvelles armes.
03:46Ce sont les câbles sous-marins et les cryptos.
03:49L'Ordre du Monde à retrouver sur toutes les plateformes de podcast.
03:51Sous-titrage Société Radio-Canada
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