- il y a 3 heures
Sébastien Lecornu tenait une conférence de presse ce jeudi 21 mai, depuis l'hôtel de Matignon, pour faire des annonces concernant l’augmentation du prix des carburants depuis le début de la guerre en Iran.
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00:00:00Bonjour à toutes et à tous, merci à la presse de vous être rendu disponible pour un format, il est
00:00:06vrai, un peu inhabituel,
00:00:08mais on vient de tenir un comité de pilotage suivi de l'impact de cette guerre au Moyen-Orient sur
00:00:13notre économie, nos finances publiques,
00:00:15évidemment sur la vie des Françaises et des Français. Un certain nombre de décisions, évidemment, étaient à prendre, nous les
00:00:22avons prises,
00:00:23et nous tenions à vous en rendre compte sur la base aussi de ce que nous savons et de ce
00:00:27que nous ne savons pas sur le géopolitique,
00:00:28puisque la situation est plus que trouble, j'en dirai un mot dans un instant, et vous décliner, revenir aussi
00:00:36avec méthode sur la stratégie du gouvernement
00:00:39qui est la nôtre depuis le début pour traiter évidemment les différents effets de cette guerre sans oublier le reste
00:00:45des effets de la guerre également en Ukraine.
00:00:48Peut-être le premier élément pour bien traiter les effets d'une guerre, c'est de ne pas se tromper
00:00:53sur l'analyse de celle-ci.
00:00:55Au fond, nous n'avons jamais pensé, au regard des éléments de notre diplomatie, les éléments de notre renseignement militaire,
00:01:03les nombreux échanges que le président de la République pouvait avoir avec ces différents homologues,
00:01:07on n'a jamais considéré que cette guerre pouvait être courte.
00:01:09On a eu la guerre des 12 jours, et dès le début du conflit, au regard parfois peut-être de
00:01:16l'irrationalité de certains acteurs,
00:01:17des effets finaux recherchés, le fait aussi que la question nucléaire du programme iranien plus les enjeux de circulation maritime
00:01:25laissait entrevoir que de toutes les évidences, ça pouvait durer.
00:01:29C'est parce que ça pouvait durer qu'aussi les négociations telles qu'elles ont été menées depuis maintenant plusieurs
00:01:33semaines
00:01:34auraient pu aussi aboutir.
00:01:35Force est de constater que d'une manière ou d'une autre, cette guerre, sous une forme ou sous une
00:01:41autre,
00:01:42cette guerre va durer, soit de manière froide, comme on l'a actuellement, on peut le constater,
00:01:48soit malheureusement aussi avec une reprise des conflits et des frappes, ce qui est un scénario évidemment possible.
00:01:53Et au fond, on le voit aussi, le temps devient une arme en tant que telle des belligérants,
00:01:58et singulièrement des guerriers de la Révolution, puisqu'ils le savent, la pression exercée sur Hormuz
00:02:05est une pression sur l'ensemble de l'économie mondiale, y compris d'ailleurs en Asie.
00:02:09Et donc, si ce temps devient une arme, il faut également, pour nous, en tirer des conclusions.
00:02:14Alors, il est difficile de donner des scénarios auxquels nous pourrions nous raccrocher,
00:02:19sans effrayer personne et sans être trop optimiste.
00:02:23Au fond, le scénario désormais le plus optimiste, c'est pas forcément celui que je retiens d'ailleurs,
00:02:29c'est au fond une forme de retour à la normale entre l'été et l'automne.
00:02:35Donc on parle déjà de plusieurs semaines et plusieurs mois potentiels,
00:02:38sachant qu'une fois de plus, la guerre peut prendre différentes formes.
00:02:42Et vous avez des scénarios noirs qui nous feraient plonger dans d'autres gestions de crise,
00:02:49c'est-à-dire reprise non seulement des conflits, des frappes, destruction des sites de production d'hydrocarmure au Moyen
00:02:57-Orient,
00:02:58voire même non seulement la fermeture d'Hormuz, mais aussi la fermeture de Babel-Mandel.
00:03:03Ça, c'est pas non plus le scénario qu'on retient, de toute façon, nul ne le sait,
00:03:06mais entre un scénario très optimiste qui nous emmène quand même à plusieurs semaines, plusieurs mois,
00:03:11et les scénarios les plus noirs et catastrophistes,
00:03:14on voit bien qu'on change de dimension dans la manière de gérer cette guerre.
00:03:18Pour autant, une fois que je vous ai dit ça, en faisant une prospective peut-être malheureuse,
00:03:22j'espère être démenti, puisque par définition, si tout allait mieux bientôt,
00:03:25c'est un problème plus facile à gérer que si les choses s'aggravent.
00:03:28Pour autant, au moment où nous nous parlons, nous n'avons pas du tout les mêmes effets à gérer que
00:03:32la guerre en Ukraine.
00:03:33Je l'ai dit à de nombreuses reprises, mais c'est utile de le redire.
00:03:35La guerre en Ukraine nous avait tout de suite placés dans une guerre de...
00:03:39En tout cas, dans des effets de difficulté d'accessibilité à l'approvisionnement, notamment du gaz,
00:03:44parce qu'il venait de Russie, et avec, évidemment, une guerre qui, au fond, était assez lisible, assez rapide.
00:03:50Nous-mêmes, nos propres vulnérabilités étaient identifiées,
00:03:53notamment ce qu'on appelle les problèmes de corrosion sur nos centrales nucléaires
00:03:56qui faisaient que le parc nucléaire français était loin d'être à plein régime en 2022-2023.
00:04:01Donc on est, au moment où nous nous parlons, pas dans une crise des volumes, de pénuries,
00:04:06mais bel et bien une crise de prix, d'inflation à porter.
00:04:10Pour quelles raisons aussi ?
00:04:11Ce n'est pas toujours intuitif, mais il se trouve qu'assez historiquement,
00:04:15en tout cas depuis maintenant plusieurs moments,
00:04:17l'approvisionnement en hydrocarbures en France est un approvisionnement sur la façade atlantique,
00:04:24Afrique du Nord, Amérique du Nord, Amérique du Sud,
00:04:28et qui, au fond, ne crée pas, effectivement, d'entrave à la liberté de circulation pour ce qui nous concerne.
00:04:33Évidemment, le sujet, c'est la spéculation.
00:04:35Évidemment, le sujet, ce sont les marchés.
00:04:37Et évidemment, ce sont la répercussion.
00:04:39Pardon de le dire, mais si on se trompe, comme malheureusement, parfois,
00:04:42dans le débat politique français, si on se trompe sur le diagnostic de cette guerre,
00:04:46par définition, on finit par se tromper aussi sur les mesures qu'il faut prendre.
00:04:50Deuxième élément de la stratégie du gouvernement,
00:04:53que j'arbitrais dès le début, avec l'ensemble des collègues ici présents,
00:04:56c'est évidemment le soutien à l'activité et au travail.
00:04:59Alors, pour une raison simple, c'est qu'à la différence du Covid, pour le coup,
00:05:03le pays était à l'arrêt, il fallait le soutenir par des transferts financiers importants.
00:05:08Là, on a une économie qui fonctionne et qui tourne.
00:05:11Ce n'est pas pour autant qu'elle n'est pas impactée.
00:05:13Le ministre va y revenir.
00:05:14Et donc, au fond, notre obsession, pour ne pas dire plus d'ailleurs,
00:05:17depuis le début, c'est que le pays doit tourner.
00:05:19Et pour certains secteurs, mise de la pêche est ici,
00:05:22c'est assez référendaire et binaire.
00:05:24Soit il y a un intérêt à prendre la mer pour nos pêcheurs,
00:05:27et à sortir et à pêcher,
00:05:30et ça calcule le coût avantage,
00:05:32soit ça ne vaut pas le coup de sortir pêcher,
00:05:34par définition, les bateaux restent à quai.
00:05:36Ce raisonnement-là, c'est facile à expliquer pour la pêche.
00:05:39On a essayé de le déplier sur beaucoup de filières,
00:05:42sur lesquelles on va revenir dans un instant,
00:05:43et on va les compléter,
00:05:44parce qu'au fond, il y a des filières économiques
00:05:46qui tiennent notre croissance, qui tiennent notre activité,
00:05:49qui parfois ont des adhérences avec nos services publics,
00:05:51et sur lesquelles il faut évidemment
00:05:53qu'elles puissent tenir dans la durée sur cette crise.
00:05:55C'est vrai de filières économiques,
00:05:57agriculture, BTP, transporteurs,
00:05:59la mise à la santé, la mise au travail
00:06:01sont ici aussi au premier rang.
00:06:02C'est vrai aussi des particuliers travailleurs,
00:06:05parce que par définition,
00:06:07on connaît aussi l'organisation de notre pays,
00:06:09la voiture occupe une place importante,
00:06:10je suis moyen élu d'un département rural,
00:06:12et donc il est évident qu'il faut faire attention à ça.
00:06:14On ne va pas changer de stratégie.
00:06:16C'est un choix que nous faisons,
00:06:18qui est de garder un ciblage important
00:06:21sur celles et ceux qui travaillent,
00:06:23celles et ceux qui tiennent l'activité du pays,
00:06:24et d'ailleurs celles et ceux qui ne travaillent pas en profitent.
00:06:27Parce qu'en tenant l'activité du pays,
00:06:29par définition, on essaie de s'accrocher à notre croissance,
00:06:31on essaie de s'accrocher à la production de richesses,
00:06:34laquelle finance le modèle social et finance les retraites.
00:06:37Tout ça se tient, c'est aussi une réalité aussi simple,
00:06:40mais encore futile, le réexplique.
00:06:43Ensuite, si on ne change pas de philosophie,
00:06:46on va changer d'échelle.
00:06:47Et vous allez l'entendre dans un instant,
00:06:49soit dans ce que nous mettons sur la table,
00:06:52quantitativement, soit aussi,
00:06:54parce que nous étions plutôt partis pour annoncer des aides
00:06:56pour le mois de juin, mais ce n'est pas ce que nous allons faire.
00:06:58Je ne peux pas vous dire que sur le terrain géopolitique,
00:07:00les perspectives de voir le conflit durer sont en train de s'installer
00:07:04et vous expliquez qu'on va continuer d'avoir une stratégie mois par mois.
00:07:07C'était bon au début de gestion de crise.
00:07:09Là, désormais, il faut commencer à donner des perspectives
00:07:12à des pans entiers de l'économie,
00:07:14des perspectives aux Françaises et aux Français qui travaillent.
00:07:16Et donc, c'est non seulement une réflexion pour juin,
00:07:19pour juillet, pour août et pour certains secteurs jusqu'à l'automne.
00:07:23Je le dis parce que dans les cas les plus difficiles,
00:07:27il faudra continuer à être adaptable, à s'adapter, à être évolutif,
00:07:32à ne pas être têtu en quelque sorte, il n'y a pas de baguette magique.
00:07:35Enfin, il est clair que ça reste de la gestion de crise
00:07:37et donc, par définition, il faut être mobile, créatif en tout cas,
00:07:40et le plus à l'écoute possible.
00:07:43Le troisième élément de la stratégie,
00:07:45je l'assume même si parfois on me l'a reproché,
00:07:48c'est qu'il faut qu'on marche sur nos deux jambes
00:07:49entre le court terme et le long terme.
00:07:51Si j'étais un peu taquin, je dirais que c'est le moment d'être gaulliste.
00:07:54Alors, je trouve que le choc pétrolier de 1974,
00:07:56le gouvernement de Mesmer avait eu une réponse de long terme,
00:07:59le parc électronucléaire français.
00:08:01Autre temps, autre période, il n'y avait pas eu d'aide de court terme.
00:08:04Ce n'est pas ce que nous faisons, ce n'est pas ce que nous allons vous dire.
00:08:07Mais enfin, on voit bien qu'on n'a pas fini de subir.
00:08:11Et donc, à la fois, on va déployer des moyens
00:08:14pour le soutien de court terme,
00:08:16mais on n'a pas d'autre choix que d'accélérer l'électrification du pays.
00:08:21Les hydrocarbures, c'est une laisse.
00:08:23C'est une laisse.
00:08:24C'est une laisse étrangleuse.
00:08:26On ne peut pas dire autre chose.
00:08:28L'électrification, l'électricité, c'est notre liberté.
00:08:31Et ça, on le doit aux grands anciens.
00:08:33On le doit aussi aux décisions qu'on a prises récemment.
00:08:36Heureusement qu'on a signé ce décret
00:08:37sur la programmation pluriannuelle pour l'énergie,
00:08:39parce que c'est ce qui va venir rénover notre parc nucléaire français
00:08:41et donner des perspectives sur les énergies renouvelables.
00:08:44Mais ce n'est pas pour faire bien.
00:08:46Ce n'est pas parce que c'est bon pour la planète,
00:08:48même si c'est bon pour la planète.
00:08:49Ce n'est pas parce que c'est bon pour le climat,
00:08:50même si c'est bon pour le climat.
00:08:52Il y a une réalité, c'est qu'on vit désormais dans un modèle
00:08:54dans lequel nous sommes capables de produire
00:08:56beaucoup, beaucoup, beaucoup d'énergie chez nous
00:08:58de manière souveraine, décarbonée.
00:09:00Et au fond, ce n'est pas forcément cette consommation-là
00:09:03qui est le plus stimulée.
00:09:05Au fond, le plan Messmer, un peu nouvelle version,
00:09:07c'est aussi d'aller sur les différents usages d'électrification.
00:09:10On pourra y revenir.
00:09:12Et c'est aussi pour cela, sans esprit polémique,
00:09:14parce que ce n'est pas l'esprit ou l'état d'esprit du gouvernement,
00:09:17c'est pour cela que nous refusons toute baisse générale
00:09:21indiscriminée de la fiscalité sur le carburant.
00:09:24Parce que déjà, pardon, j'ai appartenu à un gouvernement
00:09:27qui l'a fait en 2022-2023,
00:09:30ça coûte très cher pour les finances publiques.
00:09:33On ne peut pas faire semblant de dire
00:09:34qu'il y a un déficit, d'où est-ce qu'il vient ?
00:09:36Il vient de là.
00:09:37Bouclier énergétique, en grande partie,
00:09:39il avait un impact très très lourd sur les finances publiques.
00:09:41On n'en finit pas de le rembourser.
00:09:44Et puis surtout, c'est un contresens.
00:09:47Baisser de la fiscalité sur de l'énergie produite en Algérie,
00:09:51aux États-Unis, au Brésil ou ailleurs,
00:09:53c'est franchement circuler sur l'autoroute à contresens.
00:09:55Là où, d'ailleurs,
00:09:57et les ministres ont reçu mandat d'y réfléchir,
00:09:59de travailler, de faire des propositions,
00:10:00si une fiscalité devait diminuer dans les temps à venir,
00:10:04y compris les années à venir,
00:10:06ce serait la fiscalité sur les énergies produites en France,
00:10:09électricité en tête.
00:10:11Donc prenons le sujet de la fiscalité par le bon sens.
00:10:13C'est une ouverture aussi que je fais, évidemment,
00:10:15sur la question de la fiscalité sur l'électricité,
00:10:18dans le respect aussi de nos déficits,
00:10:19nos finances publiques.
00:10:20Enfin, s'il faut raisonner fiscalité par les fiscalités,
00:10:22ne le faisons pas à contresens.
00:10:24Le dernier élément de la stratégie,
00:10:26et pour bien connaître aussi un peu la vie du pays,
00:10:29le caractère aussi des Françaises et des Français,
00:10:31c'est la transparence totale sur ce qui se passe.
00:10:35Les marges des distributeurs de carburant,
00:10:38ça a occupé pas mal la vie médiatique.
00:10:40Les ministres vont y revenir,
00:10:42transparence, résultat.
00:10:43Les fameuses cagnottes fiscales,
00:10:45vous promettez des milliards,
00:10:46le ministre Amiel va vous donner le dernier chiffre
00:10:49dans quelques instants,
00:10:50vous allez voir qu'on en est bien loin.
00:10:53La transparence sur l'approvisionnement,
00:10:55il y a eu des moments en se disant,
00:10:56mais est-ce qu'on aurait suffisamment de pétrole ?
00:10:57Là aussi, on va vous documenter ça avec beaucoup de précision.
00:11:00Quels sont les approches sur lesquelles on n'est absolument pas inquiets,
00:11:03et on n'est objectivement absolument pas inquiets,
00:11:05quels sont les quelques éléments sur lesquels on peut avoir de l'inquiétude ?
00:11:08Et puis le dernier élément de transparence,
00:11:10c'est évidemment sur l'économie de manière globale.
00:11:12Alors ça fait deux mois qu'on s'égosille avec les ministres à dire,
00:11:15attention, cette guerre va avoir un impact sur l'économie.
00:11:18T'es assez seul à le dire,
00:11:19et puis visiblement, depuis quelques jours,
00:11:21tout le monde découvre qu'il peut y avoir un impact sur l'économie.
00:11:23Et là, pour le coup, en prenant un virage complètement inverse,
00:11:26certains nous parlent de 3 ou 4% d'inflation,
00:11:28certains nous parlent de récession.
00:11:30Donc là aussi, on va faire ça très sérieusement,
00:11:32en vous disant très clairement quels sont les scénarios que nous redoutons,
00:11:36et quels sont les scénarios, au fond, que nous repoussons,
00:11:40parce que nous considérons que ça ne correspond pas à la situation économique
00:11:43que nous constatons,
00:11:44après que les ministres, d'ailleurs, aient eu des échanges importants
00:11:46avec la Commission européenne,
00:11:48FMI, enfin un travail très important,
00:11:49le G7, un travail très important a été fait en amont,
00:11:51et qui est autrement plus sérieux que certains faux experts
00:11:54qu'on peut voir ici ou là,
00:11:55en train de vouloir faire peur inutilement aux gens.
00:11:58Dernier point, se dire la vérité sur les finances publiques,
00:12:01avec la part d'incertitude, évidemment,
00:12:03qui est la nôtre au moment où nous nous trouvons.
00:12:05Nous n'abandonnerons personne, je l'ai dit,
00:12:08dans le soutien à l'activité.
00:12:10Tout ça va avoir un coût,
00:12:12on vous donnera les chiffres dans un instant.
00:12:14Il faudra donc évidemment gager tout ça,
00:12:16faire un certain nombre d'économies.
00:12:18Et je le dis aussi peut-être pour donner un peu de perspective
00:12:22et dire aussi comment le gouvernement travaille
00:12:24à la construction d'un budget pour 2027,
00:12:27d'un projet de loi de financement pour la sécurité sociale pour 2027,
00:12:31c'est que la position du gouvernement
00:12:33et que les textes que nous proposerons
00:12:34au Conseil des ministres de mi-octobre
00:12:36seront des textes dans lesquels il n'y aura pas de proposition
00:12:39d'augmentation d'impôts.
00:12:40Et donc je le dis parce que tous les choix aussi
00:12:43que nous faisons en ce moment,
00:12:44y compris en faisant attention à nos finances publiques,
00:12:47en faisant attention à la juste proportion des aides,
00:12:50on aimerait en faire plus pour beaucoup de gens,
00:12:52une dimension aussi humaine et empathique,
00:12:55il ne faut pas nier,
00:12:56je le vois bien chez moi à Vermont dans l'heure,
00:12:58mais en tout cas,
00:13:00des cadeaux bizarres au mois de mai
00:13:02qui se transforment en augmentation d'impôts à l'automne,
00:13:04ce n'est pas ce que le gouvernement propose.
00:13:06Et donc je donne aussi cette perspective,
00:13:08y compris au monde économique,
00:13:09puisque certaines annonces peuvent les concerner dans un instant.
00:13:12Pardon d'avoir été long,
00:13:12mais je voulais aussi refaire la mise en perspective
00:13:14de la stratégie du gouvernement,
00:13:16laquelle peut évoluer à n'importe quel moment,
00:13:17en fonction évidemment de la situation géopolitique.
00:13:19Ce n'est pas une crise domestique que l'on gère,
00:13:21c'est une crise mondiale,
00:13:22peut-être encore plus mondiale que la guerre en Ukraine,
00:13:24et pour cause,
00:13:25les interdépendances sont nombreuses avec le Golfe,
00:13:28les pays d'Asie souffrent énormément,
00:13:30parce qu'eux ont une dépendance énergétique très forte
00:13:32avec les approvisionnements et les productions dans la région.
00:13:36Et comme tout cela peut durer d'une manière ou d'une autre,
00:13:39sous une forme ou sous une autre,
00:13:40il faut désormais évidemment le traiter avec beaucoup de calme,
00:13:44le calme des vieilles troupes en quelque sorte,
00:13:46mais enfin il faut le faire en disant la vérité aux Françaises et aux Français,
00:13:49et ne rien leur cacher,
00:13:50y compris d'ailleurs,
00:13:51parce qu'une grande échéance démocratique va intervenir l'année prochaine,
00:13:56et que par définition,
00:13:57tous ces éléments aussi concernent l'ensemble des acteurs.
00:14:02Monsieur le ministre.
00:14:03Merci, merci monsieur le Premier ministre.
00:14:05Vous l'avez dit,
00:14:06le CNE dans lequel le conflit serait d'extrême courte durée,
00:14:09il est désormais derrière nous.
00:14:12Nous le savons,
00:14:12et nous adaptons nos propositions évidemment à cette situation.
00:14:16Les entreprises françaises le savent aussi.
00:14:19Elles regardent l'actualité internationale comme vous et comme nous,
00:14:22et donc elles sont conscientes,
00:14:23et c'est ce qui explique d'ailleurs le retournement du climat des affaires
00:14:26qu'on observe ici ou là dans les enquêtes,
00:14:28y compris une qui est sortie ce matin,
00:14:30qui montre que les industriels vont eux aussi
00:14:32adapter évidemment leur scénario à cette situation nouvelle.
00:14:38Ce scénario de conflit plus durable,
00:14:41c'est celui qui a été partagé à l'occasion du G7 Finance,
00:14:43que j'ai eu le plaisir et l'honneur de présider lundi et mardi.
00:14:47C'est le scénario sous-jacent aux prévisions des institutions internationales.
00:14:51Vous avez vu la Commission européenne qui prévoit 0,8% de croissance
00:14:53ce matin pour la France, très proche de la nôtre,
00:14:56et le FMI à 0,7%.
00:14:57On est évidemment dans des chiffres extrêmement proches les uns des autres.
00:15:02Pour autant, j'entends depuis plusieurs jours des prophètes de malheur se multiplier,
00:15:07y compris chez certains de vos plateaux,
00:15:09pour nous annoncer le pire à la fois en croissance et en inflation,
00:15:12la récession ici, l'hyperinflation là.
00:15:15Je veux être très clair, nous ne serons ni des prophètes de malheur,
00:15:18ni des marchands de bonheur.
00:15:18Nous, on va s'appuyer sur des faits.
00:15:21Aujourd'hui, il y a des facteurs d'inquiétude,
00:15:24il y a des facteurs de préoccupation, et on les connaît.
00:15:26La croissance, vous le savez, a marqué une pause au premier trimestre de cette année.
00:15:30Une partie de cette pause est liée à des facteurs exceptionnels.
00:15:33La clémence de l'hiver qui fait qu'on a moins consommé d'énergie.
00:15:37Les exportations d'Airbus un peu en dessous de la tendance habituelle.
00:15:40la construction un peu en retrait du fait du cycle électoral.
00:15:43La croissance était à l'arrêt.
00:15:45L'inflation, elle est en hausse indéniablement.
00:15:47On est à 2,2% d'inflation sur les derniers chiffres,
00:15:52essentiellement liée à une hausse des tarifs de l'énergie.
00:15:54On est bien en dessous de ce qu'on observe partout ailleurs en Europe et dans le monde.
00:15:58La zone euro est à 3%.
00:16:00L'Espagne, qui a baissé de manière importante à coups de milliards d'euros,
00:16:05le prix à la pompe est à 3,5% d'inflation.
00:16:09Une fois prises en compte ces mesures, on est aux alentours de 2, un peu au-dessus.
00:16:13Je rappelle, vous parliez, M. le Premier ministre, de la guerre en Ukraine.
00:16:16A l'époque, on avait dépensé 80 milliards d'euros.
00:16:19Et l'inflation, après, tout ça était à 5,5%.
00:16:23Donc on est dans une phase où, évidemment, la croissance ralentit.
00:16:26Une phase où l'inflation augmente un peu, un peu au-dessus de 2.
00:16:30Mais on n'est évidemment pas dans un scénario tel que nous les présentent
00:16:33les prophètes de malheur qui font florez ces derniers jours.
00:16:36On a surtout, je tiens à insister là-dessus, des facteurs un peu spécifiques à la France
00:16:41qui font qu'on est plus résilient.
00:16:43Donc on a des facteurs d'inquiétude.
00:16:45La hausse de l'inflation, le marché du travail, vous l'avez vu,
00:16:48qui marque un peu le pas en début d'année.
00:16:49On est un peu au-dessus du 8%.
00:16:51On était pas loin de 7% il y a maintenant 5 trimestres.
00:16:54Vous savez qu'une partie de cette hausse est liée à des aléas statistiques.
00:16:57Mais quand même, le marché de l'emploi se dégrade un peu.
00:17:02Mais, un, nous avons des stabilisateurs liés au modèle social dont il faut être fier et qui fonctionnent.
00:17:08La hausse de l'inflation, ça veut dire une hausse mécanique du SMIC.
00:17:11Le ministre du Travail est l'occasion de l'annoncer.
00:17:13La prime d'activité qui a été votée dans le budget, elle entre en vigueur dans les jours qui viennent.
00:17:18Le chèque énergie qu'on a élargi.
00:17:20Tous ces facteurs qui sont des facteurs inhérents à la France font qu'on a des facteurs de résilience,
00:17:24de court terme, notamment du côté de la consommation.
00:17:27Le mix énergétique qui fait qu'on est bien mieux protégé, moins exposé au choc énergétique.
00:17:33C'est un impact sur l'inflation évidemment moins important.
00:17:35C'est surtout, la ministre reviendra, aucun enjeu d'approvisionnement.
00:17:38Et puis, c'est sorti ce matin, la France reste le pays le plus attractif d'Europe.
00:17:42On a des investisseurs internationaux qui s'intéressent à la France et qui souhaitent y investir.
00:17:47Toutes ces raisons nous mettent face à une situation dans laquelle on a des facteurs d'inquiétude,
00:17:52vous l'avez dit, monsieur le Premier ministre, qu'on va suivre de très près.
00:17:54Mais des facteurs de résilience qu'on a souvent tendance à oublier
00:17:57et qu'il faut évidemment tous ensemble garder à l'esprit.
00:18:01David.
00:18:06Merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous.
00:18:09Effectivement, ça a été rappelé à l'instant par le Premier ministre
00:18:12et par le ministre de l'Économie et des Finances.
00:18:15On vit désormais dans un monde où les chocs extérieurs,
00:18:18les guerres en l'occurrence comme celle qui a été déclenchée dans le détroit d'Hormuz,
00:18:21interviennent à intervalles de plus en plus réguliers.
00:18:24On avait eu l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022-2023
00:18:28dans un contexte économique, énergétique et financier différent de celui d'aujourd'hui.
00:18:33Il y a d'ailleurs un an, nous avions eu une offensive commerciale internationale aussi
00:18:38qui avait frappé le monde entier.
00:18:40C'était d'ailleurs à peu près à la même époque au début de l'année 2025.
00:18:42Et nous avons, depuis la fin du mois de février, cette guerre qui a été déclenchée dans le détroit d
00:18:48'Hormuz.
00:18:48Et donc notre devoir dans cette situation, c'est de permettre à la France d'être préparée à tout.
00:18:54Préparée à tout sur le plan militaire, et c'est la raison pour laquelle on a engagé
00:18:57les investissements nécessaires pour la loi de programmation militaire et pour son actualisation.
00:19:01Préparée à tout sur le plan énergétique, et il vient d'y être fait référence,
00:19:05et préparée à tout sur le plan des finances publiques.
00:19:09Pour que, quels que soient les scénarios qui se matérialisent dans les prochains mois,
00:19:14et il a été évoqué par le Premier ministre, les différentes possibilités,
00:19:18que nos finances publiques nous permettent toujours de faire l'essentiel,
00:19:22c'est-à-dire de pouvoir protéger les Français des classes populaires,
00:19:26les Français des classes moyennes, les entreprises les plus vulnérables,
00:19:30et donc notre tissu économique.
00:19:32Et c'est la raison pour laquelle, depuis le début de cette guerre,
00:19:36le gouvernement a édicté un principe cardinal.
00:19:40Les aides doivent être ciblées vers les travailleurs et vers les entreprises
00:19:44qui en ont le plus besoin.
00:19:45Elles doivent être temporaires, et elles doivent être financées.
00:19:49J'insiste sur ce point, parce que, contrairement à ce qui a pu être dit ici ou là,
00:19:55la guerre ne crée aucun surplus pour l'État.
00:19:59Quand on regarde ce qui s'est passé depuis le déclenchement de la guerre,
00:20:02on a deux mouvements inverses, du point de vue des finances publiques.
00:20:06On a évidemment une augmentation des prix.
00:20:08Et donc, ça crée, notamment pour la TVA, des augmentations de recettes de TVA.
00:20:13Mais de l'autre, on a une baisse de la consommation de carburant.
00:20:17Et donc, ça fait baisser à la fois la TVA elle-même, sur les recettes de carburant,
00:20:21et ça fait baisser aussi l'excise, qui est l'autre impôt perçu sur les recettes de carburant,
00:20:26et qui, elle, ne dépend que des volumes, et donc qui ne fait que baisser,
00:20:29puisque la hausse des prix n'augmente pas les recettes de l'excise.
00:20:32Alors, où est-ce qu'on en est quand on prend tout cela ensemble ?
00:20:35On fait le point, vous le savez, tous les dix jours, depuis le début de cette guerre,
00:20:40parce que, on ne peut pas laisser prospérer, ça et là, de fausses idées ou de mauvaises rumeurs.
00:20:46Aujourd'hui, quand on compare entre 1er mars et le 20 mai, c'est-à-dire les dernières remontées
00:20:52dont nous disposons en 2026 par rapport à la même période sur l'année 2025,
00:20:57on a une augmentation de 10 millions d'euros des recettes liées au carburant.
00:21:0310 millions d'euros.
00:21:05Et cela varie de semaine en semaine, parce que, le message essentiel,
00:21:09c'est que l'effet d'augmentation sur les prix est compensé par la baisse des volumes.
00:21:13Et vous savez, on a entendu des propositions, parfois, qui venaient nous dire
00:21:17« Il y a une manne cachée, il faut la restituer aux Français ».
00:21:22C'est ça, la réponse à la crise.
00:21:24Ben, heureusement, heureusement qu'on s'est organisé autrement.
00:21:27Parce que si on avait compté dessus pour pouvoir financer les aides d'ores et déjà
00:21:32engagées aux Français, comme beaucoup dans l'opposition nous y appelaient,
00:21:35il n'y aurait pas grand-chose, aujourd'hui, qu'on pourrait faire pour aider les entreprises
00:21:38et les travailleurs des classes populaires et des classes moyennes,
00:21:40puisque d'ores et déjà, et sans préjuger des annonces qui seront faites dans un instant,
00:21:44mais d'ores et déjà, les aides qui ont déjà été apportées s'élèvent à 470 millions d'euros.
00:21:50Et depuis le début, le gouvernement s'est organisé pour pouvoir les financer.
00:21:55Donc, vous le voyez, nous avons des recettes de carburant qui se comptent en quelques millions d'euros,
00:22:02là où nous avons un coût de la guerre qui se compte en milliards.
00:22:05Pourquoi en milliards ? Parce qu'il y a évidemment le coût des aides et des soutiens supplémentaires
00:22:10pour, je disais, les travailleurs des classes populaires et des classes moyennes,
00:22:13c'est l'indemnité aux grands rouleurs.
00:22:14Et les aides pour les entreprises, c'est l'ensemble des aides qui sont apportées
00:22:18aux secteurs les plus exposés.
00:22:21Les ministres auront l'occasion de revenir sur le détail des dispositifs,
00:22:24mais pour fixer les grands chiffres, nous allons aujourd'hui apporter un soutien
00:22:29à hauteur d'un milliard 200 millions d'euros pour les travailleurs et les entreprises
00:22:35qui en ont le plus besoin, 470 millions d'euros d'aides qui ont d'ores et déjà été annoncées
00:22:41et 710 millions d'euros d'aides nouvelles qui seront à l'instant détaillées par les ministres.
00:22:46À tout cela s'ajoutera évidemment le coût de la guerre pour nos finances publiques,
00:22:50l'impact sur l'économie, Roland Lescure a évoqué l'impact sur la croissance,
00:22:55l'impact sur l'inflation, l'impact aussi sur les taux d'intérêt qui n'est pas propre à la
00:22:59France.
00:23:00J'insiste dessus parce qu'on a une hausse des taux d'intérêt qu'on observe dans l'ensemble du
00:23:04monde.
00:23:04On l'observe d'ailleurs aux États-Unis, on l'observe au Royaume-Uni, on l'observe en Allemagne,
00:23:08on l'observe dans l'ensemble des pays européens.
00:23:10Évidemment, tout cela a un effet sur notre charge de la dette dans un contexte
00:23:13où l'argent public est non seulement rare, mais il est cher.
00:23:17Et c'est la raison pour laquelle nous avons cette approche d'aide ciblée, d'aide financée
00:23:23pour ne pas nous retrouver un jour dépourvus de marge de manœuvre.
00:23:28Parce que certes ceux qui aujourd'hui appellent à déverser des milliards et des milliards d'euros,
00:23:32à faire des chèques sans provision pour alimenter telle ou telle campagne électorale,
00:23:38mettraient notre pays en grand danger dans cet environnement aussi incertain.
00:23:42On avait eu l'occasion de faire la transparence également sur l'impact macroéconomique au mois d'avril dernier,
00:23:49chiffrant déjà le coût de cette guerre à hauteur de 6 milliards d'euros pour les finances publiques,
00:23:55dans un contexte où, je le rappelle, à l'époque, beaucoup disaient que le gouvernement exagérait l'impact de la
00:24:02guerre
00:24:02et qu'il y avait cette fameuse cagnotte, selon les différents scénarios,
00:24:08le coût de la guerre sera évidemment supérieur à ces 6 milliards d'euros,
00:24:12puisque le Premier ministre a eu l'occasion de le dire.
00:24:15On voit l'évolution de la situation dans le détroit d'Hormuz.
00:24:18Et donc nous continuerons à adopter cette même méthode,
00:24:20faite de transparence à chaque étape avec le Parlement, avec les partenaires sociaux,
00:24:25avec les organisations professionnelles, évidemment avec l'ensemble des Français.
00:24:27Et nous aurons d'ici la fin du mois de juin un nouveau comité pour des finances publiques
00:24:33pour actualiser nos prévisions macroéconomiques, la croissance, l'inflation,
00:24:37et évidemment l'impact sur les finances publiques,
00:24:41et prendre les mesures qui s'imposeront en matière de dépenses pour conserver ce cap
00:24:45qui est de permettre à notre pays d'être préparé en tout état de cause.
00:24:50Je vous remercie.
00:24:51Je donne la parole à Maud Bréle.
00:24:57Merci, M. le Premier ministre.
00:24:58Chers collègues, Mesdames et Messieurs, un point sur les approvisionnements
00:25:00avec un message principal qu'il faut retenir.
00:25:04Il y a des tensions, elles sont réelles, mais elles sont maîtrisées.
00:25:08Les raffineries, vous le savez, ont augmenté leur production.
00:25:10C'est vrai en France, c'est vrai à l'échelle de l'Union européenne,
00:25:13c'est vrai aux États-Unis, notamment sur les produits raffinés
00:25:16sur lesquels il y avait le plus de tensions.
00:25:18Je pense au gazoal, je pense aux carburéacteurs.
00:25:21Et le bon exemple, c'est la raffinerie totale en Normandie
00:25:25qui a notamment augmenté sa production de carburéacteurs de 10%.
00:25:29Et donc, ça permet, comme chacun le comprend, de détendre la tension
00:25:33qui reste réelle, mais qui, malgré tout, est moins importante sur les volumes.
00:25:39Ça se voit dans les stations-service, et nos Français le constatent tous les jours.
00:25:45Il y a une augmentation durant les longs week-ends sur certaines zones de tension,
00:25:53mais dans l'ensemble, on est à la quasi-normalité.
00:25:55En sortie du week-end dernier, 5% des stations connaissaient au moins une difficulté
00:25:59sur un carburant.
00:26:01C'est la situation quasi normale, et j'ajoute que l'ensemble des dérogations
00:26:06sont données aux transporteurs pour que les ravitaillements puissent se faire,
00:26:10y compris les dimanches, y compris les jours fériés,
00:26:12pour parlier à toute difficulté logistique.
00:26:16Un point sur les carburéacteurs.
00:26:17On a entendu beaucoup de choses.
00:26:19Il y a eu beaucoup de questionnements qui ont été relayés,
00:26:21et on le comprend tout à fait.
00:26:23Là encore, la situation, elle est sous contrôle.
00:26:25Les questionnements sont légitimes.
00:26:28La France importe près de 40% de sa consommation,
00:26:31et les marchés mondiaux sont par nature en déficit.
00:26:35Mais les inquiétudes sont mesurées pour les semaines qui arrivent,
00:26:41étant donné les marges d'augmentation dans les raffineries,
00:26:44j'en ai parlé tout à l'heure,
00:26:46et étant donné le fait que des dérogations ont été attribuées,
00:26:49des autorisations ont été attribuées notamment par la Commission européenne
00:26:52pour permettre en France et en Europe d'utiliser du jet A1,
00:26:57donc du carburéacteur utilisé aux Etats-Unis.
00:26:59Ce n'est pas encore le cas à l'heure où on se parle,
00:27:02parce que le besoin ne se fait pas ressentir.
00:27:05Mais là encore, c'est des éléments qui permettent
00:27:07de détendre les tensions qu'on pourrait observer ici ou là.
00:27:12Un point enfin sur les prix.
00:27:14Là encore, vous l'avez vu, et les Français le constatent tous les jours,
00:27:18on a d'abord une légère baisse sur le gazole,
00:27:20qui se stabilise depuis plusieurs jours à une moyenne
00:27:23qui se situe autour de 2,15€, 2,16€ le litre,
00:27:27alors que cette moyenne avait atteint 2,40€ le litre
00:27:31lors du pic début avril.
00:27:33C'est notamment dû au fait qu'on ait augmenté nos capacités de raffinage.
00:27:37On observe en revanche une légère augmentation sur l'essence,
00:27:41qui s'explique là encore par une priorisation de la production dans les raffineries,
00:27:45et par le fait que la saison estivale ait commencé aux Etats-Unis,
00:27:48et que donc leur propre consommation est largement augmentée.
00:27:52On suit ça évidemment avec la plus grande vigilance,
00:27:56et je le redis, les tensions que l'on peut connaître aujourd'hui sont sous contrôle.
00:28:00Je vais laisser la parole à Serge Papin pour un point sur les marges,
00:28:03et notamment les marges des distributeurs,
00:28:05sujet qui l'ont encore à fait beaucoup parler.
00:28:08Monsieur le Premier ministre, mes chers collègues, mesdames, messieurs,
00:28:13s'agissant des marges brutes sur le carburant,
00:28:15comme nous l'avions annoncé, nous publions désormais chaque semaine
00:28:19l'évolution de la marge brute de transport-distribution,
00:28:22donc sur le site prix-carburant.gouv.fr,
00:28:27qui est très consulté toujours.
00:28:29Pour l'heure, nos études montrent qu'au global,
00:28:31malgré des variations selon le type de réseau de distribution,
00:28:35que ce soit les majors, GMS ou indépendants,
00:28:37le niveau de marge brute depuis le 1er mars
00:28:41est inférieur à celui observé avant crise
00:28:44sur une période de référence, donc qui va du 1er janvier au 28 février.
00:28:48On a constaté une marge brute de 28,1
00:28:51sur le gazole du 1er janvier au 28 février,
00:28:54et 27 centimes à partir du 1er mars au 17 mai
00:28:57et de 29 centimes sur les 100,6 précisément
00:29:01du 1er janvier au 28 février et 1er mars,
00:29:04du 1er mars au 17 mai, 27,5 centimes,
00:29:07ce qui prouve bien, M. le Premier ministre,
00:29:09que notre méthode de transparence
00:29:12et de suivi et de surveillance
00:29:15a donc bien fonctionné de ce point de vue-là.
00:29:17S'agissant des coûts des matériaux, maintenant,
00:29:20qui est un sujet aussi,
00:29:21on va mettre en place un dispositif de surveillance
00:29:24avec trois volets.
00:29:25D'abord, le médiateur des entreprises
00:29:27qui réunit d'ores et déjà tous les acteurs
00:29:29de la filière tous les 15 jours.
00:29:32On met en place une adresse mail unique
00:29:34sur la DGCCRF permettant de signaler
00:29:37les anomalies dans la formation des prix.
00:29:40Ces signalements pourront donner lieu à une enquête
00:29:43si l'abus est caractérisé.
00:29:44Ça avait été le cas en 2022.
00:29:47Et Bercy engage des travaux
00:29:49pour analyser la décomposition
00:29:51des coûts des matériaux
00:29:53afin de mieux comprendre le marché
00:29:55et les évolutions de prix
00:29:56répercutées sur les matières premières
00:29:59en fonction des critères de composition
00:30:01dans ces matériaux.
00:30:03S'agissant maintenant des négociations commerciales,
00:30:06on a réuni l'ensemble des parties prenantes
00:30:09agriculteurs, fournisseurs, distributeurs
00:30:11la semaine dernière
00:30:12avec ma collègue Annie Gennevard
00:30:13afin d'échanger sur les hausses
00:30:16de certains coûts, GNR, engrais, logistique.
00:30:19Pour l'heure, nous n'appelons pas
00:30:21à rouvrir les négociations commerciales,
00:30:24mais à ce qu'un dialogue constructif
00:30:26puisse s'établir entre la filière
00:30:29pour procéder aux ajustements nécessaires
00:30:31pour prendre en considération
00:30:33la hausse de certains coûts.
00:30:35Il y a d'ailleurs dans les contrats
00:30:37ce qu'on appelle des clauses de revoyure
00:30:39qui suffisent actuellement
00:30:41et on fera le point formel
00:30:44avant la fin juin.
00:30:46On a déjà pris date
00:30:47et on s'assure évidemment
00:30:49que personne ne profite de la crise.
00:30:53Voilà, M. le Premier ministre.
00:30:54Merci à vous.
00:30:57Vous êtes demandé aux ministres des transports.
00:31:06Pas de problème, chers collègues.
00:31:07M. le Premier ministre,
00:31:08chers collègues, mesdames et messieurs.
00:31:10S'agissant du secteur des transports
00:31:14et notamment du transport routier,
00:31:17je voudrais tout d'abord rappeler,
00:31:19comme vous le savez,
00:31:20que c'est un secteur particulièrement important
00:31:22et à marche très faible.
00:31:23Et je vous annonce aujourd'hui,
00:31:25en accord bien sûr avec le Premier ministre
00:31:27et les membres du gouvernement,
00:31:29la reconduction du dispositif
00:31:31d'aide forfaitaire
00:31:32pour trois mois supplémentaires.
00:31:35Je rappelle que ce guichet
00:31:37est désormais ouvert depuis le 12 mai.
00:31:40Je rappelle également que nous sommes à date
00:31:42à 2000 demandes d'aides déposées,
00:31:46des aides qui seront versées
00:31:47tout au début du mois de juin.
00:31:49Et puis nous travaillons
00:31:50avec les organisations du secteur
00:31:52sur des ajustements
00:31:54pour simplifier encore l'accès
00:31:56pour le mois de mai.
00:31:58Par ailleurs, nous avons décidé
00:31:59de mettre en place
00:32:00le même mécanisme d'aide
00:32:02pour un autre secteur,
00:32:04le secteur du transport fluvial,
00:32:06avec une aide forfaitaire,
00:32:08également en fonction du type de barge.
00:32:11Concernant la question des taxis,
00:32:14M. le Premier ministre,
00:32:14vous m'aviez confié
00:32:15une mission de consultation
00:32:17le 21 avril dernier.
00:32:19J'ai annoncé la semaine dernière
00:32:21une première mesure supplémentaire
00:32:23demandée par les organisations du secteur
00:32:26pour soulager leur trésorerie.
00:32:28Je pense au remboursement anticipé
00:32:31dès ce mois de juin
00:32:32de la TICPE,
00:32:33qui était une attente
00:32:36à plus long terme.
00:32:37Et bien sûr,
00:32:38dans l'idée de réduire
00:32:39la vulnérabilité du secteur
00:32:41au hausse du prix des carburants,
00:32:44notamment pour réduire
00:32:45la dépendance aux énergies fossiles
00:32:47et donc augmenter
00:32:48le nombre de taxis électriques
00:32:51en circulation,
00:32:52nous allons mettre en place,
00:32:53et cela pour la première fois,
00:32:56un bonus écologique
00:32:59spécifiquement dédié
00:33:00aux chauffeurs de taxi,
00:33:02adaptés à leurs besoins spécifiques
00:33:04et notamment en matière
00:33:06de taille de véhicule.
00:33:07À partir du 1er octobre prochain
00:33:10et pour une durée
00:33:10d'au moins trois mois,
00:33:11ils pourront bénéficier
00:33:13d'une aide à l'achat
00:33:14allant jusqu'à 5 500 euros
00:33:17pour un véhicule électrique
00:33:18s'il est assemblé
00:33:20au sein de l'espace économique européen
00:33:23et dont la batterie,
00:33:25bien sûr,
00:33:25serait fabriquée
00:33:26dans un de ces pays.
00:33:28Le prix d'achat
00:33:29des véhicules éligibles
00:33:30pourra aller désormais
00:33:32jusqu'à 65 000 euros.
00:33:34L'objectif est notamment,
00:33:36vous l'imaginez,
00:33:37d'équiper les chauffeurs de taxi
00:33:39en zone rurale
00:33:40pour lequel le parc
00:33:43de véhicules électriques
00:33:45n'est que de 4 %
00:33:46et où il y a une véritable attente
00:33:49des représentants
00:33:50de la profession.
00:33:52Enfin,
00:33:53et je le dis
00:33:55de manière assez insistante,
00:33:58j'invite les plateformes
00:33:59de VTC
00:34:00à faire un geste,
00:34:02et je dirais un geste significatif,
00:34:05pour une meilleure prise en compte
00:34:07de la hausse actuelle
00:34:08des prix du carburant
00:34:09dans le prix des courses
00:34:10qu'elles fixent
00:34:11à leurs chauffeurs.
00:34:13Voilà, mesdames et messieurs,
00:34:14les mesures
00:34:16que je vous propose
00:34:17sur le secteur
00:34:18des transports.
00:34:20Et je passe la parole
00:34:22à M. Roland Lescure.
00:34:24J'ai créé l'interversion, pardon.
00:34:26Je vais passer la parole
00:34:28à Maud Bréjean,
00:34:29avec plaisir.
00:34:32— Merci beaucoup,
00:34:33chers collègues.
00:34:33Vous l'avez compris,
00:34:34on est rentrés
00:34:35dans le détail
00:34:36de tout ce que nous avons fait
00:34:38et tout ce que nous allons
00:34:39continuer à faire
00:34:39en matière d'aide sectorielle,
00:34:41avec une logique
00:34:42qui, au fond,
00:34:43M. le Premier ministre,
00:34:44reste inchangée,
00:34:45être aux côtés
00:34:46des activités,
00:34:47des secteurs d'activités
00:34:48les plus exposés
00:34:49et donc, derrière eux,
00:34:51les Français qui travaillent.
00:34:52J'embraye donc
00:34:53avec la question cruciale
00:34:55des pêcheurs
00:34:56et des agriculteurs.
00:34:57Je salue Mme la ministre
00:34:58de la Pêche
00:34:59et j'excuse Mme la ministre
00:35:00de l'Agriculture
00:35:01qui est en ce moment même
00:35:02à l'Assemblée nationale
00:35:04pour le projet
00:35:05de loi d'urgence agricole.
00:35:06Vous dire d'abord
00:35:07que pour un pêcheur,
00:35:08le carburant,
00:35:09ça représente jusqu'à 40%
00:35:10des coûts d'exploitation
00:35:11d'un navire.
00:35:13Et donc,
00:35:13quand le prix du gazole pêche
00:35:15double,
00:35:15comme ça a été le cas,
00:35:17certaines sorties en mer
00:35:18ne sont tout simplement
00:35:19plus soutenables
00:35:20sur le plan économique.
00:35:21Le Premier ministre
00:35:21en a parlé tout à l'heure.
00:35:22Et lorsque les navires
00:35:24restent à quai,
00:35:25c'est des équipages
00:35:26qui perdent leurs revenus
00:35:27et c'est toute une économie
00:35:28littorale
00:35:29qui est touchée.
00:35:29C'est en ça
00:35:30où on explique bien
00:35:32que quand on aide
00:35:32les secteurs d'activité,
00:35:34on n'aide pas
00:35:36l'économie
00:35:37de façon gazeuse.
00:35:38On aide derrière
00:35:39extrêmement concrètement
00:35:41des Français
00:35:41qui touchent
00:35:43leur salaire
00:35:44et qui peuvent
00:35:44aller travailler.
00:35:45Et donc,
00:35:46c'est pour ça
00:35:47que nous avons choisi
00:35:48pour les fêcheurs
00:35:49de reconduire
00:35:50le soutien
00:35:51déjà mis en place,
00:35:52soutien de 30 à 35 centimes
00:35:54par litre de gazole
00:35:55qui sera donc
00:35:56reconduit.
00:35:57Je dis 30 à 35 centimes
00:35:59puisque c'est en fonction
00:35:59du cadre défini
00:36:01par la Commission européenne
00:36:03et ce,
00:36:04pour une durée
00:36:05de 3 mois.
00:36:06C'est un dispositif
00:36:07qui a largement
00:36:08fait ses preuves
00:36:09ces dernières semaines
00:36:10puisque là encore,
00:36:11c'est un secteur
00:36:11qui a pu continuer
00:36:13à fonctionner
00:36:15normalement.
00:36:16J'en viens ensuite
00:36:16aux agriculteurs.
00:36:18La situation,
00:36:19on le sait,
00:36:19est tout aussi sensible
00:36:20et la ministre
00:36:21de l'Agriculture
00:36:22est évidemment
00:36:22en lien direct
00:36:24et étroit
00:36:24avec l'ensemble
00:36:25de cette profession.
00:36:26Le carburant,
00:36:27donc le GNR,
00:36:28est indispensable
00:36:29pour les tracteurs,
00:36:30les moissonneuses,
00:36:30l'irrigation,
00:36:31le transport,
00:36:32les récoltes
00:36:33et à cela s'ajoute,
00:36:34on en parlera tout à l'heure,
00:36:35l'augmentation du prix
00:36:36des engrais
00:36:37et de l'alimentation animale.
00:36:39Là encore,
00:36:40on reste dans cette même logique.
00:36:41Le soutien
00:36:41de 15 centimes par litre
00:36:43de GNR
00:36:43pour les agriculteurs
00:36:44sera pérennisé
00:36:45pour les 3 prochains mois.
00:36:49C'est là encore
00:36:50un dispositif
00:36:50qui est nécessaire,
00:36:52qui est demandé
00:36:53par la filière
00:36:54et donc pêcheurs
00:36:54comme agriculteurs,
00:36:55on restera naturellement
00:36:57pour les 3 mois à venir,
00:36:59mais je pense pouvoir le dire
00:37:00autant qu'il le faudra
00:37:01à leur côté
00:37:02et je vais céder la parole
00:37:03à Serge Papin.
00:37:08Merci,
00:37:10merci Maud.
00:37:11moi je vais vous parler
00:37:12maintenant
00:37:12des aides
00:37:13au secteur
00:37:14du BTP.
00:37:16Premier point,
00:37:18nous reconduisons
00:37:19les aides
00:37:20GNR
00:37:21BTP
00:37:21donc pour 3 mois,
00:37:22M. le Premier ministre.
00:37:243 mois supplémentaires
00:37:25et le montant
00:37:27reste toujours
00:37:28fixé
00:37:28à 20 centimes
00:37:29par litre
00:37:30du GNR
00:37:30donc c'est une aide
00:37:31directe,
00:37:32lisible,
00:37:33efficace.
00:37:34Deuxième point,
00:37:35et là c'était une grosse attente
00:37:36des acteurs du BTP
00:37:38et je pense particulièrement
00:37:39aux travaux publics,
00:37:42on élargit
00:37:43le dispositif
00:37:44aux entreprises
00:37:45de moins
00:37:46de 50 salariés.
00:37:48Jusqu'à maintenant
00:37:49c'était 20 salariés
00:37:50et là on ouvre
00:37:51à 50 salariés.
00:37:53Cette extension
00:37:53donc sera valable
00:37:54pour la consommation
00:37:56à partir du mois de juin
00:37:57et pour 3 mois
00:37:59et donc
00:38:00pour l'aide GNR
00:38:01du mois de mai
00:38:01elle sera disponible
00:38:02par le même guichet
00:38:03opérationnel
00:38:04le 8 juin
00:38:05sur le site
00:38:06de la DGFIP
00:38:08ça concerne
00:38:0930 000 entreprises
00:38:11même par rien.
00:38:12Voilà.
00:38:12Et donc
00:38:13je passe la parole
00:38:14à M. le BTP.
00:38:17Merci.
00:38:18Deux secteurs
00:38:19évidemment extrêmement importants
00:38:20pour l'industrie française
00:38:21les engrais
00:38:22et la chimie.
00:38:23Les engrais d'abord
00:38:24ça a été dit
00:38:25par la ministre
00:38:26de l'énergie
00:38:27c'est un enjeu crucial
00:38:28pour nos agriculteurs
00:38:29d'abord.
00:38:30Vous savez que les prix
00:38:31des engrais ont augmenté
00:38:32vous savez aussi
00:38:33qu'ils avaient été prévoyants
00:38:34et donc que les stocks
00:38:35d'engrais étaient importants
00:38:36mais maintenant
00:38:37que la fertilisation
00:38:39est lancée
00:38:40il va falloir reconstituer
00:38:41des stocks
00:38:41et donc nous souhaitons
00:38:42les aider
00:38:43sur les achats d'engrais.
00:38:45La ministre
00:38:45est absente au banc
00:38:46elle a été très présente
00:38:47notamment à la commission européenne
00:38:49pour obtenir
00:38:50de l'Europe
00:38:51une aide
00:38:51qui va permettre
00:38:53d'alléger la facture
00:38:54si je puis dire
00:38:55d'achat d'engrais
00:38:56par les agriculteurs
00:38:57elle aura l'occasion
00:38:58d'échanger évidemment
00:38:59avec les filières
00:39:00pour en présenter le détail
00:39:01et de s'assurer
00:39:02que le dispositif
00:39:03est bien affiné.
00:39:04Ce que je peux vous dire
00:39:05c'est qu'on a insisté aussi
00:39:07pour que quand vous achetez
00:39:08des engrais
00:39:09faits en France
00:39:10faits en Europe
00:39:10vous êtes un peu plus aidé
00:39:12que quand vous les achetez
00:39:13au bout du monde
00:39:13il faut j'allais dire
00:39:15profiter de cette crise
00:39:16pour renforcer
00:39:17l'industrialisation française.
00:39:18Et c'est ce qu'on fait
00:39:19notamment dans les engrais
00:39:20avec un appui
00:39:21à court terme
00:39:22et on va le faire aussi
00:39:23pour la chimie
00:39:24on va utiliser
00:39:25ce qu'on appelle
00:39:25la compensation carbone
00:39:27c'est très technique
00:39:28peu importe
00:39:28qui va permettre
00:39:29de les aider
00:39:30à passer les surcoûts
00:39:32de court terme
00:39:32qui sont évidemment
00:39:33très présents
00:39:34dans la chimie
00:39:34du fait de la plasturgie
00:39:36et dans l'industrie
00:39:36des engrais
00:39:37du fait de la hausse du prix
00:39:38de l'ammoniaque
00:39:39notamment.
00:39:40On va aussi s'assurer
00:39:41qu'on fasse
00:39:44tous les efforts
00:39:44disponibles à Bruxelles
00:39:46pour s'assurer
00:39:47qu'un certain nombre
00:39:47de mesures qui étaient
00:39:48en place
00:39:49et qui allaient se traduire
00:39:50directement par des coûts
00:39:51importants pour la chimie
00:39:52et les engrais
00:39:53soient repoussées.
00:39:54Ça fait partie
00:39:55des représentations
00:39:55que Sébastien Martin
00:39:56fera évidemment
00:39:57à Bruxelles.
00:39:58Donc on est à la fois
00:39:59dans le moyen terme
00:40:00s'assurer que l'Europe
00:40:01puisse continuer
00:40:02à accompagner
00:40:03ces secteurs
00:40:04on va continuer
00:40:05à décarboner
00:40:06l'industrie des engrais
00:40:07on va continuer
00:40:08à décarboner
00:40:08l'industrie de la chimie
00:40:09mais à court terme
00:40:10évidemment
00:40:10à la fois du côté
00:40:12de la demande
00:40:12des agriculteurs
00:40:13et du côté de l'offre
00:40:14la production
00:40:14on va aider
00:40:15ces secteurs essentiels.
00:40:17Stéphanie
00:40:18la ministre de la Santé
00:40:19pour un nouveau secteur
00:40:22accompagné
00:40:23attendu
00:40:24par beaucoup de personnes.
00:40:25Merci monsieur le Président
00:40:26je vais vous parler
00:40:27de plus de 600 000
00:40:29professionnels
00:40:29dans notre pays
00:40:32que sont
00:40:32les aides à domicile
00:40:33ces aides à domicile
00:40:35sont majoritairement
00:40:36des femmes
00:40:37elles travaillent
00:40:38à temps partiel
00:40:40subi
00:40:40le plus souvent
00:40:41avec un salaire
00:40:42moyen
00:40:43à 700 euros
00:40:44par mois
00:40:44la dépense
00:40:45de carburant
00:40:46habituellement
00:40:46est de 20%
00:40:47de leur revenu
00:40:49avec l'augmentation
00:40:50du prix du carburant
00:40:51c'est une charge
00:40:52considérable
00:40:53pour ces professionnels
00:40:55qui sont des professionnels
00:40:57indispensables
00:40:58et qui permettent
00:40:59aux personnes
00:41:00les plus vulnérables
00:41:01de rester
00:41:02de pouvoir
00:41:03être pris en charge
00:41:04chez elles
00:41:05en plus de l'aide
00:41:06aux grands rouleurs
00:41:07aux grands rouleurs
00:41:08qui avaient été
00:41:08qui est mis en place
00:41:10nous allons
00:41:11leur proposer
00:41:13deux dispositifs
00:41:14le premier
00:41:15c'est une
00:41:15revalorisation
00:41:17pérenne
00:41:18des indemnités
00:41:19kilométriques
00:41:20pour ces aides
00:41:21à domicile
00:41:22qui représentent
00:41:23environ 20 centimes
00:41:24par litre
00:41:25d'essence
00:41:25concrètement
00:41:26pour une aide
00:41:27à domicile
00:41:28qui ferait
00:41:2810 000 kilomètres
00:41:30par an
00:41:30et c'est très fréquent
00:41:32dans nos campagnes
00:41:33cela représente
00:41:35un gain annuel
00:41:36de à peu près
00:41:37200 euros
00:41:38par an
00:41:38pour les plus modestes
00:41:40en fait
00:41:40ça double
00:41:40l'aide
00:41:42gros rouleurs
00:41:42dans toutes nos familles
00:41:44nous les connaissons
00:41:46ces professionnels
00:41:47s'occupent
00:41:48de nos parents
00:41:48de nos enfants
00:41:49qui sont fragiles
00:41:51et c'est pourquoi
00:41:51nous créons
00:41:52deuxième disposition
00:41:54deuxième dispositif
00:41:55qui est une création
00:41:56d'un programme
00:41:57de leasing
00:41:58automobile
00:41:59social
00:42:00qui sera dédié
00:42:01aux aides à domicile
00:42:02l'idée
00:42:03est d'accéder
00:42:04pour ces professionnels
00:42:06aux voitures électriques
00:42:07pour être
00:42:08très concrète
00:42:09pour un coût
00:42:10mensuel
00:42:11entre 50 euros
00:42:13pour l'équivalent
00:42:14d'une voiture
00:42:15type
00:42:15zoé
00:42:16à 100 euros
00:42:18par mois
00:42:19l'équivalent
00:42:20d'une peugeot 208
00:42:22d'une fiat 500
00:42:24par exemple
00:42:25et sans apport
00:42:26ces aides à domicile
00:42:28pourront
00:42:28accéder
00:42:30à la voiture
00:42:31électrique
00:42:32et notre objectif
00:42:33c'est de créer
00:42:34une flotte
00:42:35de 30 000
00:42:36véhicules
00:42:37au-delà
00:42:37de ces aides
00:42:38que je viens
00:42:40de vous décrire
00:42:41nous procéderons
00:42:42aussi
00:42:43à une hausse
00:42:44des rémunérations
00:42:45minimales
00:42:45enfin
00:42:46je voudrais
00:42:47conclure
00:42:48et mentionner
00:42:49les transporteurs
00:42:50sanitaires
00:42:51donc on sait
00:42:51que c'est des acteurs
00:42:52indispensables
00:42:53à l'accès aux soins
00:42:54et notamment
00:42:55dans les territoires
00:42:57ruraux
00:42:57ils ont aujourd'hui
00:42:59droit aux aides
00:43:00grand rouleur
00:43:00de 70 euros
00:43:01par véhicule
00:43:03et nous procéderons
00:43:04à une réévaluation
00:43:06du guichet
00:43:07dans les semaines
00:43:07qui viennent
00:43:12merci beaucoup
00:43:13en ce qui concerne
00:43:16les agents publics
00:43:17bien évidemment
00:43:18les travailleurs
00:43:19du service public
00:43:20les agents publics
00:43:21sont éligibles
00:43:22aux dispositifs
00:43:23en faveur
00:43:24des grands rouleurs
00:43:25comme l'ensemble
00:43:26des travailleurs
00:43:27qui respectent
00:43:28les conditions
00:43:28à la fois
00:43:29de distance
00:43:30et de niveau
00:43:31de revenu
00:43:32donc ça concerne
00:43:33tous les agents
00:43:33publics
00:43:34qui utilisent
00:43:34leurs voitures
00:43:35pour aller travailler
00:43:36et qui sont
00:43:37en dessous
00:43:37des seuils
00:43:38de revenus
00:43:38précisés
00:43:39ce portail
00:43:40pour les grands rouleurs
00:43:41vous le savez
00:43:41ouvrira le 27 mai
00:43:43j'en profite d'ailleurs
00:43:44pour remercier
00:43:44les agents
00:43:45de la direction générale
00:43:46des finances publiques
00:43:47qui ont établi
00:43:48cette plateforme
00:43:50avec une vitesse record
00:43:51par rapport à ce qu'on avait
00:43:52connu notamment
00:43:53en 2022
00:43:54et surtout avec un niveau
00:43:55de cybersécurité
00:43:57renforcé
00:43:57parce qu'il était crucial
00:43:59dans la période
00:43:59de pouvoir nous assurer
00:44:01que les données personnelles
00:44:02des français
00:44:03qui seront amenées
00:44:03à solliciter
00:44:04cette aide
00:44:05qui mettront à la fois
00:44:06leur niveau de revenu
00:44:08leur numéro fiscal
00:44:09leur carte grise
00:44:10évidemment que tout ça
00:44:11soit au plus haut niveau
00:44:12de sécurité
00:44:13dans un contexte
00:44:14où on le voit
00:44:15les cyber menaces
00:44:16on a vu
00:44:17toute la mobilisation
00:44:18qui a été d'ailleurs déployée
00:44:19ces dernières semaines
00:44:20autour de l'ENSI
00:44:21mais enfin
00:44:21à quel point
00:44:22tout cela est devenu
00:44:23une préoccupation
00:44:24éminente pour le gouvernement
00:44:25et c'est la raison
00:44:25pour laquelle cette date
00:44:26du 27 mai
00:44:27a été retenue
00:44:29mais au-delà de cela
00:44:30il y a aussi
00:44:31tous les travailleurs
00:44:34du service public
00:44:35qui utilisent
00:44:35leur véhicule personnel
00:44:37dans le cadre même
00:44:38de leur service
00:44:39pas seulement
00:44:40pour se rendre
00:44:40sur leur lieu de travail
00:44:41je pense aux enseignants
00:44:43remplaçants
00:44:43je pense aux AESH
00:44:46aux accompagnants
00:44:48et en réalité surtout
00:44:49aux accompagnatrices
00:44:49d'élèves en situation
00:44:50de handicap
00:44:51qui peuvent être amenés
00:44:52à intervenir
00:44:52dans plusieurs établissements
00:44:54je pense aux agents hospitaliers
00:44:56qui sont amenés
00:44:56à se déplacer
00:44:57dans le cadre
00:44:58de leur mission
00:44:58bref je pense à l'ensemble
00:44:59de ces agents publics
00:45:01dont les fonctions
00:45:02supposent des déplacements
00:45:03réguliers sur le terrain
00:45:05pour des tournées
00:45:05pour des contrôles
00:45:06pour des aides
00:45:07pour des inspections
00:45:09qu'elles réalisent
00:45:10avec leur véhicule personnel
00:45:13et donc nous allons
00:45:14augmenter les frais
00:45:15de déplacement
00:45:16à ce titre
00:45:16entre le 1er juin
00:45:18et le 31 décembre
00:45:19avec une majoration
00:45:20qui représentera
00:45:21l'équivalent
00:45:22d'environ 20 centimes
00:45:23par litre
00:45:24de carburant
00:45:25la mise en oeuvre
00:45:26sera simple
00:45:27il n'y aura pas
00:45:27de dossier supplémentaire
00:45:29à déposer
00:45:29les agents publics
00:45:31n'auront qu'à continuer
00:45:31à déclarer
00:45:33dans les circuits
00:45:33habituels
00:45:34avec des nouveaux montants
00:45:35qui seront appliqués
00:45:36automatiquement
00:45:37aux déplacements
00:45:38éligibles
00:45:38réalisés à compter
00:45:40du 1er juin
00:45:412026
00:45:42je donne maintenant
00:45:43la parole
00:45:44à Serge Pepin
00:45:47merci
00:45:48alors dans la même veine
00:45:50il s'agit là
00:45:51de la prime carburant
00:45:53on a souhaité
00:45:55donner la liberté
00:45:56aux entreprises
00:45:58de soutenir
00:45:59leurs salariés
00:46:00et c'est pourquoi
00:46:01nous renforçons
00:46:02la prime carburant
00:46:04et nous la simplifions
00:46:06concrètement
00:46:08donc le plafond
00:46:09va passer
00:46:09de 300 euros
00:46:11à 600 euros
00:46:12les critères
00:46:13d'attribution
00:46:14seront supprimés
00:46:16par exemple
00:46:16il n'est plus question
00:46:17de contraintes
00:46:18sur le cumul
00:46:19avec les autres primes
00:46:20ou de contraintes
00:46:21sur le lieu de résidence
00:46:23ni de fournir
00:46:24des justificatifs
00:46:25nous faisons confiance
00:46:26aux entreprises
00:46:27volontaires
00:46:28pour savoir
00:46:29qui parmi leurs salariés
00:46:30a besoin
00:46:31de ce coup de pouce
00:46:33cette prime
00:46:34reste défiscalisée
00:46:35et désocialisée
00:46:37pour les salariés
00:46:38donc c'est une prime
00:46:39de liberté
00:46:40et de soutien
00:46:41aux salariés
00:46:42grands rouleurs
00:46:43donc pour venir
00:46:44au travail
00:46:46et je passe
00:46:47la parole
00:46:47de nouveau
00:46:49à mon
00:46:50merci
00:46:54et je poursuis
00:46:55sur ma part
00:46:55sur l'évolution
00:46:57de l'aide
00:46:57grand rouleur
00:46:58vous le savez
00:46:59il y a un mois
00:46:59le premier ministre
00:47:00a annoncé
00:47:00la mise en place
00:47:01d'une aide
00:47:02pour les français
00:47:03qui travaillent
00:47:04qui sont dans
00:47:06une situation
00:47:06particulièrement modeste
00:47:08et qui roulent
00:47:09beaucoup
00:47:09c'est des milliers
00:47:10de français
00:47:11qui n'ont
00:47:11d'autre choix
00:47:12que de prendre
00:47:12leur voiture
00:47:13chaque jour
00:47:14ça concernait
00:47:15vous en rappelez
00:47:153 millions
00:47:16de français
00:47:17le choix
00:47:18que nous faisons
00:47:18aujourd'hui
00:47:19c'est de prolonger
00:47:20cette aide
00:47:20de 3 mois
00:47:21et cela donc
00:47:22représente
00:47:23un doublement
00:47:24de l'aide
00:47:24cette aide
00:47:25passera
00:47:26de 50
00:47:26à 100 euros
00:47:28c'est une aide
00:47:29qui continuera
00:47:30à cibler
00:47:313 millions
00:47:32de français
00:47:32et qui représente
00:47:34un soutien
00:47:34en moyenne
00:47:35de 20 centimes
00:47:36par litre
00:47:37le public
00:47:39si je puis dire
00:47:39ciblé
00:47:40reste donc
00:47:40inchangé
00:47:41celles et ceux
00:47:42qui exercent
00:47:43une activité
00:47:44professionnelle
00:47:45pardon
00:47:46qui gagnent
00:47:47jusqu'à
00:47:481500 euros
00:47:49net par mois
00:47:50pour une personne
00:47:51seule
00:47:51donc dit en langage
00:47:52très techno
00:47:53des déciles
00:47:541 à 5
00:47:54et qui effectue
00:47:56un trajet
00:47:57quotidien
00:47:57domicile
00:47:58travail
00:47:58supérieur
00:47:59à 30 kilomètres
00:48:00c'est donc
00:48:00la même population
00:48:01que les 3 millions
00:48:02de personnes
00:48:02qui étaient déjà
00:48:04bénéficiaires
00:48:05de cette aide
00:48:05et cette aide
00:48:06étant prolongée
00:48:07de 3 mois
00:48:07elle passera
00:48:08donc de 50
00:48:09à 100 euros
00:48:10le guichet
00:48:11ouvrira
00:48:11le 27 mai
00:48:13prochain
00:48:14donc dans
00:48:14quelques jours
00:48:15et les versements
00:48:17interviendront
00:48:17dans la foulée
00:48:18quelques jours
00:48:19plus tard
00:48:21voilà
00:48:22et monsieur le premier ministre
00:48:23je vous passe la parole
00:48:25pardon pour
00:48:26l'exercice
00:48:27qui est un peu
00:48:27un peu fastidieux
00:48:28enfin c'est dense
00:48:29nous souhaitions
00:48:31que ce soit sérieux
00:48:31par ailleurs
00:48:32à titre personnel
00:48:33je souhaitais aussi
00:48:33que les ministres
00:48:34puissent parler
00:48:34parce que c'est un travail
00:48:35d'équipe
00:48:35je pense que vous comprenez
00:48:37bien ce que je vous disais
00:48:38en propos introductif
00:48:39à la fois
00:48:39on change d'échelle
00:48:40parce qu'on commence
00:48:41à donner des perspectives
00:48:41aussi pour des raisons
00:48:43de vie
00:48:45normales
00:48:45du pays
00:48:46les français se posent
00:48:47des questions aussi
00:48:48pour leurs vacances
00:48:49on ne change pas de stratégie
00:48:50sur le soutien à l'activité
00:48:51le soutien aux travailleuses
00:48:53et aux travailleurs
00:48:54on va répondre évidemment
00:48:55à vos questions
00:48:56dans un instant
00:48:57j'imagine aussi des questions
00:48:58sur le coût de tout cela
00:48:59cela va sans dire
00:48:59on ne l'a pas
00:49:00on ne l'a pas mentionné
00:49:01mais on va faire la transparence
00:49:02de tout cela
00:49:04et surtout
00:49:05on cherche à donner
00:49:06des perspectives
00:49:07en marchant toujours
00:49:08sur nos deux jambes
00:49:09et je crois que ce qui a été
00:49:10annoncé par la ministre
00:49:10de la santé
00:49:11est pour moi
00:49:12très central
00:49:13pour les ailes à domicile
00:49:16solution d'urgence
00:49:16de court terme
00:49:17on n'abandonne personne
00:49:18et en même temps
00:49:20c'est un public
00:49:21travailleur
00:49:22remarquable
00:49:22admirable
00:49:23aux quatre coins du pays
00:49:25souvent en milieu urbain
00:49:26ou rural
00:49:27mais avec évidemment
00:49:27le facteur voiture
00:49:28en milieu rural
00:49:29qui intensifie la pression
00:49:31sur ces métiers
00:49:32qui sont importants
00:49:34bon bah
00:49:34il est évident
00:49:35que si on a une stratégie
00:49:36d'électrification
00:49:36si on a des quotas
00:49:37de réservation
00:49:38de voitures électriques
00:49:38c'est pour ces métiers
00:49:40qu'il faut l'avoir
00:49:40il faut le faire vite
00:49:41et ça pour le coup
00:49:42ce sont aussi des annonces
00:49:43qui sont à la
00:49:45à l'aune
00:49:45et en tout cas
00:49:46à la mesure du temps
00:49:47qui est devant nous
00:49:47c'est à dire
00:49:48les prochaines semaines
00:49:49et les prochains mois
00:49:50dernier point aussi
00:49:51dans la philosophie
00:49:51ça a été dit par Serge Papin
00:49:53notamment sur la prime carburant
00:49:56il faut que ça aille vite
00:49:57donc on passe aussi
00:49:58par des tuyauteries
00:49:58qui existent déjà
00:49:59mais surtout
00:50:00on fait confiance
00:50:01et on libéralise
00:50:02et la prime carburant
00:50:05c'est un outil
00:50:06que les patrons connaissent bien
00:50:07que les organisations patronales
00:50:08connaissent bien
00:50:09que les organisations salariales
00:50:11connaissent bien
00:50:11que les DRH des entreprises
00:50:13connaissent bien
00:50:13quelle que soit la taille
00:50:14des entreprises
00:50:14et au fond
00:50:15en faisant
00:50:17en enlevant
00:50:18et en faisant sauter
00:50:19tous les critères
00:50:20toutes les rigidités
00:50:21des fiscalisations
00:50:22des socialisations
00:50:23ça permet aussi
00:50:24pour les entreprises
00:50:25qui le peuvent
00:50:26qui le souhaitent
00:50:26d'avoir un outil
00:50:27à leur main
00:50:28à différencier
00:50:29en fonction aussi
00:50:30évidemment des travailleurs
00:50:31et des travailleurs
00:50:32et qui peut en plus s'étaler
00:50:33soit sur la paie du mois de juin
00:50:34soit sur la paie du mois de juillet
00:50:35soit sur la paie du mois d'août
00:50:36soit sur la paie du mois de septembre
00:50:37enfin en tout cas
00:50:37quelque chose
00:50:38qui soit le plus libre possible
00:50:39parce qu'on comprend bien
00:50:41et on considère bien aussi
00:50:42que faire confiance
00:50:44et ne pas mettre trop de contraintes
00:50:45dans l'ensemble de ces aides
00:50:46est quelque chose de clé
00:50:48pareil pour indemnité
00:50:48grand rouleur
00:50:49nous sommes avec les collègues
00:50:51à votre disposition
00:50:52pour répondre à vos questions
00:50:57Bonjour monsieur le Premier ministre
00:50:58Loïc Besson
00:50:59BFM TV
00:50:59on a bien compris le message
00:51:01la crise va durer
00:51:02quelle que soit
00:51:03la situation géopolitique
00:51:06vous dites
00:51:06on n'oubliera personne
00:51:08et vous parlez
00:51:09aux travailleurs
00:51:10que répondez-vous du coup
00:51:11à ceux qui ne travaillent pas
00:51:12soit parce qu'ils sont
00:51:13en recherche d'emploi
00:51:14ou parce qu'ils sont
00:51:15à la retraite
00:51:16et qu'ils ne sont pas
00:51:17concernés par ces mesures
00:51:18et qui disent
00:51:19et nous
00:51:19notre pouvoir d'achat aussi
00:51:21il est en baisse
00:51:21Oui je l'entends
00:51:23très clairement
00:51:23y compris
00:51:24je vous l'ai dit tout à l'heure
00:51:25chez moi à Vernon
00:51:26au regard de nos difficultés
00:51:27je pense qu'il faut
00:51:28qu'on fasse bien
00:51:29la gestion de crise
00:51:30en deux temps
00:51:31tant que nous sommes
00:51:31sur une crise
00:51:33d'importation
00:51:34d'inflation importée
00:51:35sur les prix
00:51:36avec des scénarios
00:51:37qui peuvent être très diverses
00:51:38l'urgence
00:51:39c'est que l'activité économique
00:51:41tienne
00:51:41et c'est un message aussi
00:51:42de solidarité
00:51:42que je fais passer
00:51:44il y a des crises
00:51:45dans le passé
00:51:46dans lesquelles
00:51:46on a géré les choses
00:51:47de manière indifférenciée
00:51:50et pour cause
00:51:51le Covid
00:51:52enfin derrière
00:51:53on a eu beaucoup de gens
00:51:53qui ont dit
00:51:54bah d'accord
00:51:54mais enfin
00:51:54cette gestion de crise
00:51:55elle s'est quand même
00:51:56fait beaucoup
00:51:56détriment de ceux
00:51:57qui travaillaient
00:51:58des gens plus jeunes
00:51:59voilà
00:52:00on tire aussi des conclusions
00:52:01de ce qui s'est passé
00:52:02et je l'ai dit tout à l'heure
00:52:03pour que le système redistributif
00:52:05pour que la solidarité
00:52:06fonctionne dans le pays
00:52:07y compris notre sécurité sociale
00:52:08il faut qu'on garde quand même
00:52:09une assiette d'activité économique
00:52:11suffisamment importante
00:52:11pour avoir un système
00:52:12de redistribution
00:52:13c'est une urgence
00:52:15ensuite
00:52:16et on n'est pas là
00:52:17pour documenter
00:52:17tous les scénarios
00:52:18on aura bien l'occasion
00:52:19de revenir devant vous
00:52:19si nous devions basculer
00:52:21dans une autre intensité de crise
00:52:22soit sur les prix
00:52:23voire pire
00:52:24sur une crise de volume
00:52:25le milieu du travail
00:52:26et la solidarité est ici
00:52:27Jean-Pierre Farandou
00:52:28d'autres collègues sont ici
00:52:29il est évident
00:52:30que d'autres mesures
00:52:31seraient à prendre
00:52:31mais une fois de plus
00:52:32il faut les phaser
00:52:33et il faut évidemment
00:52:35qu'elles correspondent
00:52:36à la situation géopolitique
00:52:37après
00:52:37je ne suis pas déconnecté
00:52:39c'est très dur
00:52:39mais je veux dire
00:52:41c'est aussi
00:52:43parce que c'est très dur
00:52:44qu'on a souhaité aussi
00:52:45accélérer sur l'électrification
00:52:47parce qu'on n'a pas fini
00:52:49d'avoir cette dépendance
00:52:51on la paye cash en ce moment
00:52:52ça fait des années qu'on le sait
00:52:54on a déjà fait des choses
00:52:55mais de toutes les évidences
00:52:56pas suffisamment vite
00:52:58et pas à l'échelle
00:52:59et ça veut dire aussi
00:53:00qu'en revanche
00:53:01des annonces seront encore à venir
00:53:02sur le plan d'électrification
00:53:04le mal à la racine
00:53:05parce qu'il est clair
00:53:06que les populations
00:53:07de concitoyens et de concitoyens
00:53:09les plus fragiles
00:53:10celles et ceux qui sont
00:53:11les plus vulnérables
00:53:12vont devoir aussi
00:53:13passer en quelque sorte
00:53:15en priorité
00:53:16sur le plan d'électrification
00:53:17il faut qu'on arrive
00:53:18à marcher évidemment
00:53:19sur ces deux gens
00:53:19puis la dernière raison
00:53:20qui ne nous empêche pas
00:53:21de ne rien faire
00:53:22je pense que la longueur
00:53:23de la conférence de presse
00:53:24le témoigne
00:53:24on fait très attention aussi
00:53:26évidemment aux finances publiques
00:53:28parce que les mesures générales
00:53:31on les a prises déjà
00:53:32dans le passé
00:53:33c'est ce qui fait aussi
00:53:34qu'aujourd'hui
00:53:34il y a un déficit public important
00:53:36et comme il ne s'agit pas
00:53:37d'augmenter la pression fiscale
00:53:38et de casser le moteur
00:53:39de croissance
00:53:40qui est le nôtre
00:53:41il nous faut évidemment
00:53:42avancer prudemment
00:53:43une fois de plus
00:53:43nous mesurons
00:53:44je mesure
00:53:45la grande fatigue
00:53:47la pression que cela
00:53:48exerce sur
00:53:49nos concitoyens
00:53:50et nos concitoyens
00:53:51mais nous faisons
00:53:52évidemment du mieux
00:53:53que nous pouvons
00:53:53pour gérer cela
00:53:54aussi dans la défense
00:53:55de l'intérêt général
00:53:55et ne pas non plus
00:53:56repousser la contrainte
00:53:57sur les générations futures
00:54:01Bonjour Monsieur le Premier Ministre
00:54:02Martin Bommère
00:54:03pour France Télévisions
00:54:04on comprend à travers vos propos
00:54:06que vous refusez toujours
00:54:08les aides généralisées
00:54:10on comprend que
00:54:11ces aides généralisées
00:54:13il n'y en aura pas
00:54:14notamment avec des baisses
00:54:16qui pourraient être
00:54:16des baisses
00:54:17de prix à la pompe
00:54:20on comprend aussi
00:54:21à travers vos propos
00:54:22que c'est un choix
00:54:23qui est plutôt
00:54:23un choix subi
00:54:24autrement dit
00:54:24parce que les caisses
00:54:25de l'Etat sont vides
00:54:27ou seraient vides
00:54:28pourtant vous parlez
00:54:29de cette prime carburant
00:54:32prime carburant
00:54:32qui passerait
00:54:33de 300 à 600 euros
00:54:34qui pourrait concerner
00:54:36une majorité
00:54:36une grande majorité
00:54:37de salariés
00:54:38n'est-ce pas de fait
00:54:38le retour
00:54:39d'une aide généralisée
00:54:41et surtout
00:54:41n'êtes-vous pas
00:54:42en train de faire peser
00:54:43l'effort sur des entreprises
00:54:45qui n'auraient pas forcément
00:54:46les moyens de cet effort
00:54:47Merci beaucoup
00:54:49il faut qu'on soit précis
00:54:49parce que aide généralisée
00:54:50ça veut dire quoi
00:54:51est-ce que la prime carburant
00:54:53que nous annonçons
00:54:54est une aide généralisée
00:54:55la réponse est oui
00:54:56elle est universelle
00:54:57mieux que ça
00:54:58désocialisée
00:54:59défiscalisée
00:55:00les critères levés
00:55:01et pas de catégorie
00:55:03d'entreprise
00:55:04dans laquelle on dirait
00:55:05vous vous avez le droit
00:55:06vous n'avez pas le droit
00:55:06c'est une aide générale
00:55:08si votre question
00:55:09plus précise
00:55:10c'est une baisse
00:55:11de la fiscalité
00:55:12à l'aveugle
00:55:13générale
00:55:13massive sur le carburant
00:55:15j'ai appartenu
00:55:16à un gouvernement
00:55:17qui l'a déjà fait
00:55:19c'est parfois
00:55:20la spécialité
00:55:21de la classe politique française
00:55:22de faire deux fois
00:55:23la même connerie
00:55:24ce ne serait pas
00:55:24la première fois
00:55:25dans notre histoire
00:55:25que ça arrive
00:55:26mais enfin
00:55:29nous continuons
00:55:30de tirer ce fardeau
00:55:31en matière de déficit
00:55:32pardon je ne veux pas
00:55:34polémiquer
00:55:35mais bien souvent
00:55:36en plus
00:55:36l'effet à la pompe
00:55:38reste
00:55:39pas toujours si évident
00:55:40que ça
00:55:41puisque au milieu
00:55:42de la chaîne
00:55:42de partage de la valeur
00:55:43certains en profitent
00:55:44pour récupérer
00:55:45une baisse
00:55:45de la fiscalité
00:55:47c'est ce qui s'est passé
00:55:47très clairement
00:55:48sur la baisse de la TVA
00:55:49en Pologne
00:55:49ou dans lequel
00:55:51entre le moment
00:55:52où l'annonce s'est faite
00:55:53et le moment
00:55:53où ça s'est vu
00:55:54à la pompe
00:55:54il ne s'est pas vu grand chose
00:55:55et c'est bien pour ça
00:55:56que le gouvernement polonais
00:55:57dans son temps
00:55:57a dû revenir à l'aveugle
00:55:58donc j'ai envie de vous dire
00:55:59on a plutôt une longueur d'avance
00:56:01sur ce sujet
00:56:01parce qu'on l'a déjà fait
00:56:02je vous le dis en plus
00:56:03que je suis solidaire
00:56:04du gouvernement
00:56:05auquel j'ai appartenu
00:56:05qu'il l'a fait
00:56:07voilà
00:56:07donc je pense que maintenant
00:56:08on est dans un moment de vérité
00:56:09ça va durer
00:56:11et je vais vous dire quelque chose
00:56:12sans créer d'incidents diplomatiques
00:56:13les pays qui nous entourent
00:56:15qui vont procéder
00:56:15à des mesures générales
00:56:17de baisse de fiscalité
00:56:18si ça dure
00:56:19elles vont avoir
00:56:19un sacré dilemme
00:56:20sur l'endurance
00:56:22de ce genre de mesures
00:56:23donc nous
00:56:23il faut qu'on joue
00:56:24sur notre atout
00:56:25une fois de plus
00:56:26on a un peu le droit
00:56:26d'être gaulliste
00:56:27et de penser aussi
00:56:27à l'intérêt général
00:56:28et de faire un aller-retour
00:56:29entre le temps court
00:56:31et le temps long
00:56:32on a de l'électricité
00:56:33et on va bientôt
00:56:34en avoir de plus en plus
00:56:35à faisant
00:56:36c'est la stratégie
00:56:37qu'on a retenue
00:56:38produire
00:56:39produire
00:56:40produire
00:56:40soit par les ENR
00:56:41soit par
00:56:42et donc aussi
00:56:43notre hydroélectricité
00:56:44parce qu'on est
00:56:45un pays de barrage
00:56:45soit évidemment
00:56:46pour notre nucléaire
00:56:47on va arrêter quand même
00:56:49de baser notre stratégie
00:56:50de consommation
00:56:50sur un truc
00:56:51qu'on ne produit pas
00:56:52qui en plus parfois
00:56:53est produit dans des pays
00:56:54dans lesquels
00:56:54il y a quand même
00:56:55des sujets politiques
00:56:56et géopolitiques
00:56:56de toutes les évidences
00:56:57alors que nous-mêmes
00:56:58on a un atout historique
00:56:59que nos voisins européens
00:57:00n'ont pas du reste
00:57:01donc là
00:57:02il y a un moment de vérité
00:57:03soit on émiope
00:57:04et on continue la fuite en avant
00:57:05soit on investit sur l'avenir
00:57:07moi je vous le redis
00:57:08ce gouvernement
00:57:09il n'a pas d'agenda politique
00:57:10au sens électoral du terme
00:57:12ça rend au fond assez libre
00:57:14ça ne veut pas dire
00:57:14qu'il faut faire des choses
00:57:15unpopulaires
00:57:16pour qu'elles soient unpopulaires
00:57:17ça ne veut pas dire
00:57:17qu'il faut être sourd
00:57:18ça ne veut pas dire que
00:57:19c'est pas ça que je dis
00:57:20jusqu'à un moment donné
00:57:21il y a quand même
00:57:21une prime fiée à la vérité
00:57:25cette dépendance
00:57:25aux hydrocarbures
00:57:26est une laisse étrangleuse
00:57:28et c'est un enjeu
00:57:29de souveraineté
00:57:30ce qui pendant longtemps
00:57:31a été un enjeu de climat
00:57:33devient des enjeux
00:57:34un enjeu de souveraineté
00:57:35c'est pas la peine
00:57:36de mettre autant d'argent
00:57:37dans notre défense
00:57:38pour qu'on ait
00:57:38notre propre autonomie stratégique
00:57:40c'est pas la peine
00:57:40d'avoir notre propre
00:57:41dissuasion nucléaire
00:57:42qu'on est capable
00:57:42de mettre en oeuvre
00:57:43de A à Z
00:57:43si on est à ce point
00:57:45dépendant des hydrocarbures
00:57:46et je vais vous dire
00:57:47au travers de la crise aussi
00:57:48c'est un bon sujet
00:57:49pour le débat électoral
00:57:51de l'année prochaine
00:57:52est-ce qu'on veut encore
00:57:53être un grand pays ou pas
00:57:54et peser dans le monde
00:57:56il n'y aura pas de grands pays
00:57:57qui seront dépendants
00:57:58d'hydrocarbures
00:57:58qui viennent de loin
00:57:59et certaines grandes puissances
00:58:01asiatiques sont en train
00:58:02de s'en rendre compte
00:58:02en ce moment
00:58:03et vous le verrez
00:58:04dans la compétition mondiale
00:58:06l'électrification
00:58:07à marche forcée
00:58:08va se faire
00:58:09est-ce qu'on commence
00:58:10trop tard
00:58:11non
00:58:12on a déjà commencé
00:58:13heureusement
00:58:13est-ce qu'il faut accélérer
00:58:15on le fait déjà
00:58:16est-ce qu'on a encore
00:58:17une année pour accélérer
00:58:18davantage
00:58:18j'en suis absolument persuadé
00:58:20et je le disais
00:58:22moi
00:58:23j'étais ségueniste
00:58:24donc c'est une fibre sociale
00:58:26et en plus
00:58:26il faut démarrer
00:58:27par les plus fragiles
00:58:28et je pense que c'est ça
00:58:29qu'il faut qu'on réussisse
00:58:30dans les temps qui viendront
00:58:30les personnes
00:58:31les concitoyennes
00:58:32et les concitoyens
00:58:33les plus fragiles
00:58:34les plus exposés
00:58:35qui ont le plus de difficultés
00:58:36doivent être les premières
00:58:37désormais
00:58:38à bénéficier de ça
00:58:38et je termine
00:58:39mon dernier point
00:58:40n'attendons pas
00:58:41de constater
00:58:42que des filières de production
00:58:43de voitures électriques
00:58:43qui sont actuellement
00:58:44produites en France
00:58:45partent à l'étranger
00:58:46au moment où au contraire
00:58:47il faut les fixer
00:58:48sur le territoire durablement
00:58:49et donc par définition
00:58:50il faut que ces voitures
00:58:51trouvent aussi
00:58:52un marché
00:58:53et donc un aboutissement
00:58:54je pense vraiment
00:58:55là il faut qu'on soit capable
00:58:55de raisonner
00:58:57court terme
00:58:57long terme
00:58:57c'est le seul moyen
00:58:58de défendre l'intérêt général
00:58:59mais aussi de protéger
00:59:00les françaises et les français
00:59:06bonjour monsieur le premier ministre
00:59:08Anne Renaud
00:59:08de l'AFP
00:59:10vous avez déjà prévu
00:59:126 milliards de gel
00:59:13sur le budget
00:59:152026
00:59:15et vous pensez donc
00:59:17les revoir
00:59:19qu'est-ce que ça signifie
00:59:20parce que cette guerre
00:59:21vous l'avez dit tout de suite
00:59:22a un coût
00:59:23le FMI trouve
00:59:24que le redressement
00:59:25va pas assez vite
00:59:26du pays
00:59:26donc qu'est-ce que vous pensez
00:59:28faire dans ce domaine
00:59:29comment vous
00:59:30où vont aller les économies
00:59:32et de quel montant
00:59:32et d'autre part
00:59:33vous incitez les français
00:59:35à prendre davantage
00:59:36leurs voitures
00:59:38donc consommer davantage
00:59:39de pétrole
00:59:40à ce stade
00:59:41majoritairement
00:59:41est-ce que vous songez
00:59:43à des mesures
00:59:43de sobriété
00:59:44ou de télétravail
00:59:46pour moins consommer
00:59:48de carburant
00:59:48merci beaucoup
00:59:49je pense pas
00:59:51qu'on incite les français
00:59:52à rouler plus
00:59:54en revanche
00:59:54je vais être très direct
00:59:55j'assume depuis le début
00:59:58et les ministres le savent
00:59:59on va pas faire la leçon
01:00:00en français
01:00:01et leur expliquer
01:00:01comment il faut vivre
01:00:03voilà
01:00:04je peux pas être plus direct
01:00:05et d'ailleurs
01:00:06le volume
01:00:06le carburant
01:00:07globalement diminue
01:00:08parce que tout simplement
01:00:10les gens s'organisent
01:00:12et la perspective
01:00:13que le gouvernement
01:00:14ou la classe politique
01:00:15aille faire des plans
01:00:16de sobriété
01:00:17en expliquant
01:00:18comment il faudrait rouler
01:00:19etc
01:00:19à titre personnel
01:00:20ça m'insupporte
01:00:21et je le dis
01:00:23il faut arrêter
01:00:23d'emmerder les français
01:00:24parce que comme disait
01:00:25Georges Pompidou
01:00:25parce qu'au fond
01:00:26je fais bien des mesures
01:00:27qui sont parvenues au début
01:00:28en disant
01:00:29on va baisser la vitesse
01:00:30sur l'autoroute
01:00:32mais les gens le font
01:00:33de même s'ils veulent le faire
01:00:35des gens sont venus me voir
01:00:36en disant
01:00:36il faut interdire
01:00:37les courses de côte
01:00:38ou les rassemblements
01:00:39sportifs automobiles
01:00:41parce que ça envoie
01:00:41un signal
01:00:42qui n'est pas un signal
01:00:43de sobriété
01:00:44mais si les gens
01:00:45se servent à la ceinture
01:00:45tout le mois
01:00:46et que c'est leur plaisir
01:00:47d'aller voir une course de côte
01:00:48ou d'y participer
01:00:48pourquoi le gouvernement
01:00:49les en empêcherait
01:00:50donc c'est aussi
01:00:51un rapport aussi au pays
01:00:52c'est que je crois
01:00:54à la responsabilité
01:00:55individuelle aussi
01:00:56je crois donc
01:00:56à la liberté
01:00:57et je pense que c'est bien
01:00:58de ne pas emmerder
01:00:59les français aussi
01:01:00dans un moment
01:01:00comme celui-ci
01:01:01il faut qu'on soit là
01:01:02à leur portée
01:01:02il faut les aider
01:01:05mais je pense qu'il faut
01:01:06faire attention à ça
01:01:07deux
01:01:07je présiderai moi-même
01:01:09un comité d'alerte
01:01:10des finances publiques
01:01:10avec les ministres
01:01:11au mois de juin
01:01:12le sujet
01:01:13il ne faut pas
01:01:13le je vois bien
01:01:14le sujet des similards
01:01:15prend une tournure
01:01:16un peu médiatique
01:01:17c'est assez compliqué
01:01:18parce qu'il y a des sujets
01:01:19de non-recettes éventuelles
01:01:21il y a des sujets
01:01:21de dépenses vraiment imprévues
01:01:23d'ailleurs pardon
01:01:23mais l'activité de nos forces
01:01:25je le redis
01:01:25l'activité des forces armées
01:01:27au Moyen-Orient
01:01:28produit un surcoût
01:01:29qui est très important
01:01:30que nous assumons complètement
01:01:31mais qui était par définition
01:01:32pas possible de connaître
01:01:34ou de savoir
01:01:34au moment où nous avons voté
01:01:35le budget
01:01:37par ailleurs
01:01:37on a évidemment
01:01:38les mesures
01:01:39que nous venons d'annoncer
01:01:41mais laisser la parole
01:01:42au ministre peut-être
01:01:42pour qu'il puisse
01:01:43en dire un mot
01:01:44et je ne partage peut-être
01:01:45pas complètement
01:01:46votre retour sur le FMI
01:01:47et donc je vais laisser
01:01:48le ministre de l'économie
01:01:48et des finances
01:01:49qui a travaillé
01:01:50patiemment avec l'ensemble
01:01:51des équipes
01:01:51pour peut-être vous dire
01:01:52exactement ce qu'il en est
01:01:53en grande transparence
01:01:55messieurs les ministres
01:01:56non mais rapidement
01:01:57sur le FMI
01:01:57effectivement
01:01:58je bouillais de vous répondre
01:01:59merci le premier ministre
01:02:00de me donner la parole
01:02:02le FMI dit trois choses
01:02:04aujourd'hui
01:02:04il dit
01:02:05on révise
01:02:06à la baisse
01:02:06la croissance
01:02:070,7
01:02:07je le disais tout à l'heure
01:02:080,7
01:02:080,8
01:02:090,9
01:02:09c'est aujourd'hui
01:02:10l'ordre de grandeur
01:02:13des prévisions
01:02:13des grandes organisations internationales
01:02:14et des économistes privés
01:02:16il dit une deuxième chose
01:02:17c'est que la stratégie
01:02:18d'aide ciblée
01:02:19temporaire
01:02:19et qui se concentre
01:02:21sur les plus vulnérables
01:02:22c'est exactement
01:02:23ce qu'il faut faire
01:02:25je parlais avec un ancien ministre
01:02:26de l'économie et des finances
01:02:27récemment
01:02:28c'est pas tous les jours
01:02:29que le FMI
01:02:29donne des satisfaits
01:02:30à la France
01:02:31sur la manière
01:02:32dédiée à l'économie
01:02:33de manière efficace
01:02:34et le troisième point
01:02:35qu'il dit
01:02:36sur les finances publiques
01:02:37c'est qu'on peut arriver
01:02:38en dessous de 3%
01:02:40avec des prévisions de croissance
01:02:41très proches des nôtres
01:02:42à condition de faire
01:02:42un certain nombre d'efforts
01:02:43et ça ça fait partie
01:02:44des défis auxquels on sait
01:02:46qu'on est exposé
01:02:48que le FMI nous rappelle
01:02:49je veux dire
01:02:50c'est un rappel
01:02:50bienvenu
01:02:51et on y travaille
01:02:56Monsieur le Premier ministre
01:02:57pardon
01:02:59non simplement
01:02:59pour compléter
01:03:01ce qui vient d'être dit
01:03:01par le ministre de l'économie
01:03:02et des finances
01:03:02concernant la situation
01:03:03des finances publiques
01:03:05effectivement
01:03:05le FMI
01:03:06mais comme
01:03:07très nombreux observateurs
01:03:08remarquent
01:03:09que la meilleure manière
01:03:10de tenir nos finances publiques
01:03:11dans la période
01:03:12c'est d'abord d'avoir
01:03:13des aides ciblées
01:03:14ça a été beaucoup évoqué
01:03:15et des aides financées
01:03:17et donc oui
01:03:17ça veut dire que
01:03:18par définition
01:03:19à chaque fois qu'il y a
01:03:20des aides
01:03:20qui sont enclenchées
01:03:21il y a des dépenses
01:03:23qui doivent être
01:03:23stoppées
01:03:24reprogrammées
01:03:25repriorisées
01:03:26c'est le travail
01:03:27qui est en cours
01:03:28qui mobilise
01:03:29l'ensemble des ministères
01:03:31on aura l'occasion
01:03:32lors du comité d'alerte
01:03:34que le Premier ministre
01:03:35présidera
01:03:35à la fin du mois de juin
01:03:36de continuer
01:03:36à déployer cela
01:03:39première salve
01:03:40de dépenses
01:03:41seront stoppées
01:03:41très prochainement
01:03:42et c'est très important
01:03:43parce que nous sommes
01:03:45dans un contexte
01:03:47de guerre
01:03:48déclenchée
01:03:49à nouveau
01:03:49dans le détroit
01:03:50dans Mouski
01:03:50par nature
01:03:52n'était pas prévu
01:03:53au moment
01:03:53de la construction
01:03:54budgétaire
01:03:55n'était pas présent
01:03:56dans les débats
01:03:57parlementaires
01:03:58et pour cause
01:03:59et si on veut
01:04:00être capable
01:04:00d'aider
01:04:02les français
01:04:02qui en ont besoin
01:04:03les entreprises
01:04:04qui en ont besoin
01:04:05sans
01:04:06parce que ce serait
01:04:07évidemment la facilité
01:04:07de laisser
01:04:09exploser la dette publique
01:04:10le Premier ministre
01:04:10l'a rappelé
01:04:11il y a une élection
01:04:11présidentielle
01:04:12l'année prochaine
01:04:13sans doute
01:04:14ensuite
01:04:15un nouveau parlement
01:04:16ce serait facile
01:04:16pour le gouvernement
01:04:18de mettre la poussière
01:04:19sous le tabi
01:04:19et de laisser
01:04:20la facture
01:04:21à nos successeurs
01:04:22et quand on dit facture
01:04:23ça veut dire
01:04:24dette et impôts
01:04:26ce serait facile
01:04:27mais ce serait contraire
01:04:27à notre devoir
01:04:28et donc c'est la raison
01:04:29pour laquelle
01:04:30particulièrement
01:04:31dans un monde
01:04:31où je le dis
01:04:32on a des chocs internationaux
01:04:33qui arrivent désormais
01:04:34à intervalles très réguliers
01:04:35et moi je ne sais pas vous dire
01:04:37ce qui arrivera
01:04:38dans le monde
01:04:38en 2027
01:04:40ce qui pourrait arriver
01:04:41en 2028
01:04:42et donc il faut
01:04:43qu'en tout état de cause
01:04:44la France puisse toujours
01:04:45être capable
01:04:46d'apporter les réponses
01:04:47qui sont nécessaires
01:04:48et c'est la raison
01:04:48pour laquelle
01:04:49ces aides doivent être
01:04:50non seulement ciblées
01:04:51mais elles doivent être
01:04:52financées
01:04:53c'est la raison aussi
01:04:54pour laquelle
01:04:54il fallait un budget
01:04:55parce que si nous étions
01:04:56en loi spéciale
01:04:57on aurait un déficit
01:04:58qui dériverait encore plus
01:04:59on n'aurait pas de pilotage
01:05:00et tout ce qu'on vient
01:05:01de vous raconter
01:05:01cet après-midi
01:05:02n'aurait pas été possible
01:05:02je le dis aussi
01:05:03pour l'avenir
01:05:04je vous en prie
01:05:05donc monsieur le premier ministre
01:05:07madame et messieurs les ministres
01:05:08Alison Tassin
01:05:09pour le Parisien
01:05:09aujourd'hui en France
01:05:10pour compléter
01:05:11la question de ma consoeur
01:05:13vous avez évoqué
01:05:14donc un coût de la guerre
01:05:15qui sera supérieur
01:05:16aux 6 milliards annoncés
01:05:17est-ce que vous avez déjà
01:05:18un ordre de grandeur
01:05:198 milliards
01:05:2010 milliards
01:05:20et est-ce que
01:05:22au-delà des annonces
01:05:24que vous ferez certainement
01:05:24en juin
01:05:25est-ce que vous avez déjà
01:05:25des pistes
01:05:26vous aviez annoncé
01:05:27certaines annonces
01:05:28qui pourraient avoir lieu
01:05:30au mois de la mi-mai
01:05:32on y est
01:05:32est-ce que vous pouvez déjà
01:05:34nous donner quelques billes
01:05:35là-dessus
01:05:36et est-ce que
01:05:36les parlementaires
01:05:37seront associés
01:05:38à ces économies
01:05:39que vous allez annoncer
01:05:40plus tard
01:05:43merci
01:05:44d'abord c'est le propre même
01:05:46précisément
01:05:47des comités d'alerte
01:05:48que de pouvoir associer
01:05:50très largement
01:05:51associer
01:05:51les parlementaires
01:05:52qui sont représentés
01:05:53parlementaires
01:05:54de tous les groupes politiques
01:05:55de l'Assemblée nationale
01:05:57comme du Sénat
01:05:58et les organisations syndicales
01:06:00les organisations professionnelles
01:06:01les représentants
01:06:02des élus locaux
01:06:03font aussi partie
01:06:04de ces comités d'alerte
01:06:06des finances publiques
01:06:07et depuis le début
01:06:08on procède avec la plus grande
01:06:09transparence
01:06:10d'ailleurs lors du dernier
01:06:11comité d'alerte
01:06:12pour établir nos prévisions
01:06:13de croissance
01:06:14et d'inflation
01:06:15on a sollicité
01:06:16les institutions indépendantes
01:06:18en l'occurrence
01:06:19le Haut Conseil
01:06:20aux finances publiques
01:06:20rien ne nous y obligeait
01:06:21dans la loi
01:06:22mais il était très important
01:06:23précisément
01:06:23pour pouvoir être
01:06:24totalement transparent
01:06:24que prévision économique
01:06:26que l'on transmettait
01:06:27à cette occasion
01:06:28aux parlementaires
01:06:29aux élus locaux
01:06:29aux forces syndicales
01:06:31et professionnelles
01:06:32puissent avoir été
01:06:33en quelque sorte
01:06:34contre-expertisé
01:06:34par des experts indépendants
01:06:36ça a été le cas
01:06:37par le Haut Conseil
01:06:38des finances publiques
01:06:38qui d'ailleurs a lui-même
01:06:39été ensuite auditionné
01:06:40à l'Assemblée nationale
01:06:42pour que toutes les données
01:06:43soient sur la table
01:06:44donc bien sûr
01:06:45à chaque étape
01:06:46on fait la plus grande
01:06:48la plus grande transparence
01:06:49et c'est la raison
01:06:49pour laquelle
01:06:50au vu de l'évolution
01:06:52du conflit
01:06:53Premier ministre
01:06:54a évoqué
01:06:55le comité d'alerte
01:06:57qu'il présidera
01:06:57lui-même
01:06:58d'ici la fin du mois de juin
01:07:00ce sera bien sûr
01:07:00en présence
01:07:01des parlementaires
01:07:03qui y sont représentés
01:07:04J'ajouterais un point
01:07:06il ne faut pas non plus
01:07:07confondre vitesse
01:07:07et précipitation
01:07:08on peut être très rigoureux
01:07:09dans la gestion
01:07:09de l'argent public
01:07:11sans faire n'importe quoi
01:07:12déjà le budget
01:07:13a été voté très tard
01:07:14je n'y reviens pas
01:07:16fin février
01:07:17publié au journal officiel
01:07:18on est fin mai
01:07:20certes tous les facteurs
01:07:20qu'on indique
01:07:21sont en train de perturber
01:07:22la copie
01:07:23la réalité c'est
01:07:24contrairement à ce que
01:07:25beaucoup de personnes
01:07:25ont bien voulu raconter
01:07:26et toutes ces essais
01:07:27qui l'ont relayé
01:07:28le PLF de cette année
01:07:29est un PLF
01:07:30qui fait déjà
01:07:30beaucoup d'économies
01:07:31si on est honnête
01:07:32beaucoup d'économies
01:07:33sur l'état
01:07:35moins sur la sphère sociale
01:07:37moins sur les collectivités locales
01:07:38ça c'est l'ensemble
01:07:39des agrégats
01:07:40je ne veux pas non plus
01:07:41qu'on fasse du rabot
01:07:42à l'aveugle
01:07:43on ne gouverne pas non plus
01:07:44le pays
01:07:45par un rabot à l'aveugle
01:07:46ou alors
01:07:46il n'y a pas besoin
01:07:47de ministres
01:07:48il n'y a pas besoin
01:07:48de parlement
01:07:49pas besoin de s'en parler
01:07:50pendant des heures
01:07:51on fait ça à l'aveugle
01:07:52donc c'est aussi pour ça
01:07:54que je veux
01:07:54un tout petit peu de temps
01:07:56parce que figurez-vous
01:07:57qu'on va essayer
01:07:57d'être cohérent
01:07:58c'est mieux quand même
01:07:59c'est que les décisions
01:08:01qu'on va prendre
01:08:01entre maintenant et mi-juin
01:08:03de nouvelles économies
01:08:05pour 2026
01:08:07doivent évidemment
01:08:07être en cohérence
01:08:08avec la copie
01:08:09qu'on va mettre
01:08:09sur la table
01:08:09pour 2027
01:08:11on ne peut pas avoir
01:08:12du stop and go
01:08:12vous ne pouvez pas dire
01:08:13je ne sais pas moi
01:08:14je ralentis tel ou tel type
01:08:15d'investissement
01:08:16pour je ne sais pas moi
01:08:17les commissariats en 26
01:08:18puis expliquer
01:08:19tiens on va faire un budget
01:08:20dans lequel on va augmenter
01:08:21pour les commissariats
01:08:21l'année prochaine
01:08:22dans la vraie vie
01:08:23ça ne se passe pas comme ça
01:08:24et donc aussi
01:08:25ce qu'on va essayer de faire
01:08:26parce que je pense
01:08:27que c'est notre devoir
01:08:28comme ça a été dit
01:08:28c'est de présenter aussi
01:08:30une trajectoire
01:08:31non seulement de finances publiques
01:08:32de déficit etc
01:08:34mais enfin aussi
01:08:35qui montre bien
01:08:36quelles sont les politiques
01:08:37publiques du pays
01:08:37les services publics
01:08:38les investissements
01:08:39pour l'avenir
01:08:40qu'est-ce qu'on va protéger
01:08:41le mieux que l'on peut
01:08:42jusqu'à la fin potentielle
01:08:43de nos fonctions
01:08:44sachant que nous sommes
01:08:45évidemment
01:08:46toujours à la merci
01:08:47d'une motion de censure
01:08:48au Parlement
01:08:49mais en tout cas
01:08:49de dire jusqu'à la fin
01:08:51du quinquennat
01:08:51du président de la République
01:08:52comment la trajectoire
01:08:53se bâtit
01:08:54pour qu'on ait aussi
01:08:55quelque chose
01:08:56d'intelligent
01:08:57et je pense que ça
01:08:58c'est important
01:08:58parce que beaucoup d'acteurs
01:08:59aussi attendent de la visibilité
01:09:00donc on ne va pas non plus
01:09:02confondre vitesse et précipitation
01:09:03après à la question
01:09:05est-ce que tout ce qu'on annonce
01:09:06par définition
01:09:07soit gagé
01:09:08la réponse est oui
01:09:09on l'a dit depuis le début
01:09:10on ne fera pas n'importe quoi
01:09:15Monsieur le Premier ministre
01:09:16bonjour
01:09:16Mathieu Desmoulins
01:09:17pour TF1
01:09:18LCI
01:09:18pour être très précis
01:09:20vous avez chiffré
01:09:20les annonces à venir
01:09:21pour le trimestre
01:09:22qui s'ouvre
01:09:23à environ 700 millions d'euros
01:09:25soyons très précis
01:09:26comment est-ce que
01:09:27ces 700 millions d'euros
01:09:29sont financés
01:09:29puisque vous n'avez
01:09:30que la rigueur budgétaire
01:09:31à la bouche
01:09:32et puis vous avez
01:09:34pour donner de la visibilité
01:09:35aux acteurs économiques
01:09:36promis ces aides
01:09:37sur le trimestre qui vient
01:09:38pas seulement sur un mois
01:09:39mais vous savez comme nous
01:09:40que la volatilité des prix
01:09:42est très forte
01:09:43et que l'incertitude
01:09:43est très forte
01:09:44si le prix venait encore
01:09:45à augmenter
01:09:46est-ce qu'on a atteint
01:09:47le plafond
01:09:48de ce qui est dépensable
01:09:50ou est-ce qu'on peut
01:09:50encore aller plus loin
01:09:51merci beaucoup
01:09:52sur le premier aspect
01:09:53de la question
01:09:53je pensais y avoir
01:09:54largement répondu
01:09:56et d'ailleurs
01:09:57il serait bien
01:09:58qu'on se pose à chaque fois
01:09:58la question
01:09:59lorsqu'il y a des dépenses nouvelles
01:10:00je vois bien
01:10:00il y a un tropisme
01:10:02médiatique et politique
01:10:02à s'intéresser
01:10:03à comment on finance
01:10:04ces 700 millions d'euros
01:10:05je pense que
01:10:06si ces 20 dernières années
01:10:07on s'était à chaque fois
01:10:08passionné de comment
01:10:08les annonces étaient financées
01:10:10on serait sans doute pas là
01:10:10ça c'est un commentaire
01:10:11plus politique
01:10:12peut-être laisser
01:10:13le ministre de l'économie
01:10:14et finances quand même
01:10:15remettre les mots précis
01:10:16sur ce que vous appelez
01:10:17volatilité des prix
01:10:19parce que je vois bien
01:10:19que s'installe un débat
01:10:20ou en tout cas un mauvais débat
01:10:22sur l'inflation
01:10:22et j'aimerais quand même
01:10:23qu'on y revienne
01:10:24sur qu'est-ce que nous constatons
01:10:26exactement en matière
01:10:27d'inflation
01:10:27et qu'est-ce que nous constatons pas
01:10:29on l'a dit tout à l'heure
01:10:29mais je pense que c'est
01:10:30très très important
01:10:31parce que les françaises
01:10:32et les françaises
01:10:32qui nous écoutent
01:10:33ça pour le coup
01:10:38très direct sur ce qui nous inquiète
01:10:39et aussi assez direct
01:10:41à ce stade
01:10:43ce qui nous inquiète moins
01:10:45non mais le premier ministre
01:10:46a été très clair
01:10:47sur les trois scénarios
01:10:48auxquels on pouvait faire face
01:10:49il y a je dirais
01:10:50jusqu'à il y a un mois
01:10:51un scénario dans lequel
01:10:53le conflit était de quelques jours
01:10:55quelques semaines
01:10:55le prix du pétrole
01:10:56qui redescendait à 70-80 dollars
01:10:58et du coup le prix de l'essence
01:10:59qui retrouvait les prix
01:11:00qu'il avait avant la guerre
01:11:01ça c'est terminé
01:11:02ce scénario n'interviendra pas
01:11:04on se place aujourd'hui
01:11:06dans un scénario
01:11:07dans lequel
01:11:07jusqu'à la fin de l'été
01:11:08on va se retrouver
01:11:09au minimum
01:11:10avec des prix du pétrole
01:11:12aux alentours
01:11:12de là où ils sont aujourd'hui
01:11:13entre 100 et 100 dollars
01:11:14le baril
01:11:15donc des prix de l'essence
01:11:16qui seront sans doute
01:11:16très proches
01:11:17de ce qu'ils sont aujourd'hui
01:11:18ça va changer
01:11:19semaine après semaine
01:11:20on va s'assurer
01:11:21qu'il n'y a pas d'excès
01:11:21sur les marges
01:11:22mais globalement
01:11:23des niveaux de prix
01:11:23semblables à ceux
01:11:24qui sont aujourd'hui
01:11:25c'est la raison pour laquelle
01:11:26on a calibré les aides
01:11:28dans cette perspective là
01:11:31avec une inflation
01:11:31qui est aujourd'hui
01:11:32à 2,2%
01:11:33qui conduira peut-être
01:11:34du coup à augmenter
01:11:35un peu
01:11:36du fait des faits
01:11:37sur d'autres secteurs
01:11:38que sur le secteur
01:11:39de l'énergie
01:11:39mais sur une inflation
01:11:41qui reste relativement contenue
01:11:42je le rappelle
01:11:43aujourd'hui
01:11:44c'est 3,5 en Espagne
01:11:45c'était 5,5 au moment
01:11:46de la crise en Ukraine
01:11:47on n'est pas du tout
01:11:47sur les mêmes chiffres
01:11:48si on entre dans
01:11:49un troisième scénario
01:11:50le Premier ministre
01:11:51a été très clair également
01:11:51où là c'est plutôt
01:11:53les volumes
01:11:53qui commencent à nous inquiéter
01:11:55on changera de monde
01:11:56et on se reverra
01:11:56mais aujourd'hui
01:11:58on est dans une logique
01:11:59où l'inflation en France
01:12:00elle monte
01:12:01on s'y attendait
01:12:02elle reste contenue
01:12:03par rapport à d'autres pays
01:12:04on a des facteurs
01:12:05de résilience macro
01:12:07qui font qu'on se concentre
01:12:08sur les plus vulnérables
01:12:09pour le reste
01:12:10on reste dans un scénario
01:12:11il n'est pas fantastique
01:12:13on ralentit
01:12:14on fait face à des ventes face
01:12:15mais dans lequel quand même
01:12:17face à des prophètes
01:12:17de malheur
01:12:18qui ont tendance
01:12:19à se multiplier
01:12:19je le répète
01:12:20on a une économie française
01:12:21qui tient
01:12:22et en grande partie
01:12:23parce qu'on a un modèle
01:12:24qui nous permet de tenir
01:12:25et en partie
01:12:26parce que je pense
01:12:26qu'on annonce aujourd'hui
01:12:27l'essentiel
01:12:28pour les plus vulnérables
01:12:32Juste monsieur le Premier ministre
01:12:33si vous permettez
01:12:34sur ce point
01:12:35pour l'alimentation
01:12:36voilà
01:12:37qui est un sujet important
01:12:39pour l'instant
01:12:40il n'y a pas d'inflation
01:12:42sur l'alimentation
01:12:43si des choses
01:12:44comme j'ai dit tout à l'heure
01:12:46devaient s'avérer
01:12:47avec des clauses de revoyure
01:12:48on ferait le point
01:12:50au mois de juin
01:12:50mais il n'y a pas
01:12:52de perspective
01:12:53puisque ça concerne
01:12:54la logistique
01:12:55ça concerne
01:12:56les emballages
01:12:57et donc
01:12:58a priori
01:12:59ce n'est pas des choses
01:13:00qui vont générer
01:13:01de l'inflation
01:13:01comme on a pu connaître
01:13:02en 2022
01:13:03donc cet aspect là
01:13:04de la consommation
01:13:06il tient plutôt bien
01:13:07moi les échos
01:13:08que j'ai de la consommation
01:13:09de la grande consommation
01:13:11sont plutôt satisfaisants
01:13:13pour l'instant à date
01:13:16Monsieur le Premier ministre
01:13:17bonjour
01:13:17Julien Nenni
01:13:17pour France Inter
01:13:18vous l'avez dit
01:13:19d'entrée de jeu
01:13:19la crise va durer
01:13:21pourtant vous constaterez
01:13:22comme nous
01:13:22que sur le terrain
01:13:23depuis plusieurs semaines
01:13:24plusieurs mois
01:13:24on ne constate pas
01:13:25de manifestations
01:13:26de mouvements
01:13:27de colère
01:13:28de la part de l'opinion
01:13:30alors
01:13:31la première question
01:13:32est très simple
01:13:32comment vous expliquez
01:13:33cet état de l'opinion
01:13:35j'allais dire en ce moment
01:13:35malgré la crise
01:13:36des carburants
01:13:37qui touchent de plein fouet
01:13:39les français
01:13:39en particulier
01:13:40les plus fragiles
01:13:40et puis la question
01:13:41qui va avec
01:13:41est-ce que vous craignez
01:13:42que dans les prochaines semaines
01:13:43l'opinion finisse
01:13:44par se radicaliser
01:13:45qu'on entre dans une période
01:13:46qu'on pourrait comparer
01:13:47à ce qu'on a connu
01:13:48il y a 7 ans
01:13:48avec les gilets jaunes
01:13:51il peut y avoir autant
01:13:52de réponses
01:13:53qu'il y a d'analystes
01:13:54ou d'avis
01:13:54je vais vous parler
01:13:56de ce que je ressens moi
01:13:58non seulement
01:13:58dans mon département
01:13:59de l'heure
01:14:00mais aussi parce que
01:14:02catégorie populaire
01:14:03au milieu rural
01:14:04ayant besoin de la voiture
01:14:05globalement
01:14:06ça ressemble à ma famille
01:14:07c'est de là où je viens
01:14:09déjà moi
01:14:10je fais partie de ceux
01:14:11qui
01:14:11j'avais d'ailleurs
01:14:12déjà dit à d'autres périodes
01:14:14les français
01:14:14c'est un grand peuple politique
01:14:17les gens sont très intelligents
01:14:18ils sont plein de bon sens
01:14:19il y a une guerre
01:14:20les gens voient bien
01:14:21le facteur extérieur
01:14:23de tout cela
01:14:24angoissant de tout cela
01:14:26là on parle du carburant
01:14:27je vous rappelle
01:14:27qu'en peu de temps
01:14:28on a dû malheureusement
01:14:29enterrer plusieurs de nos soldats
01:14:31bon
01:14:32tout ça est grave
01:14:33quand même
01:14:33donc il faut plus
01:14:34les françaises et les français
01:14:35ils voient bien tout ça
01:14:37ils le comprennent
01:14:38c'est pas un problème domestique
01:14:39c'est bien un problème
01:14:40de géopolitique
01:14:41ça fait 3-4 ans
01:14:42que sur tous les plateaux
01:14:43de télévision
01:14:44ou sur France Inter
01:14:45on traite de plus en plus
01:14:46la géopolitique
01:14:47on essaie d'expliquer
01:14:48ce qui se passe en Ukraine
01:14:49ou Venezuela
01:14:50ce qui peut se passer
01:14:51entre la Chine
01:14:53au bout d'un moment
01:14:54quand je dis que la géopolitique
01:14:55est rentrée dans le réservoir
01:14:57des français
01:14:58c'est une réalité
01:14:59moi-même comme ministre des armées
01:15:00j'avais écrit un livre
01:15:01qui s'appelait
01:15:01vers la guerre
01:15:02pour l'interrogation
01:15:02dans lequel j'évoquais ces sujets
01:15:04on y est
01:15:05on n'y est déjà plus un bout de temps
01:15:06mais on y est vraiment
01:15:08la deuxième des choses
01:15:10de bonne foi
01:15:11je pense que
01:15:11j'espère
01:15:12on fait tout ce qu'on peut
01:15:14je pense qu'en revanche
01:15:15il faut être complètement transparent
01:15:16et toujours dire la vérité
01:15:18c'est pour ça que j'ai pas beaucoup aimé
01:15:19les trucs sur les cagnottes etc
01:15:21enfin je veux dire
01:15:22si l'État a vraiment
01:15:23ramassé beaucoup de fiscalité
01:15:24vous pensez bien
01:15:25qu'on en redistrirait encore plus
01:15:27pas là pour être
01:15:28bon
01:15:29donc en fait
01:15:30il faut rien cacher
01:15:31et il faut dire la vérité
01:15:33il faut être transparent en tout
01:15:34le truc des marges
01:15:35pour les réseaux de distributeurs
01:15:38ça a monté
01:15:39transparence
01:15:39on met la pression de transparence
01:15:41il y aurait une cagnotte fiscale
01:15:43transparence
01:15:43sans doute d'ailleurs
01:15:45faudra-t-il qu'on structure tout ça
01:15:46pour l'avenir
01:15:47sur d'autres sujets
01:15:49non pour le budget
01:15:50à l'avenir
01:15:51je pense qu'expliquer comment ça fonctionne
01:15:53c'est quoi les vrais
01:15:53enfin je pense que là maintenant
01:15:54il va falloir que nous aussi
01:15:55on mouille davantage la chemise
01:15:56et les politiques
01:15:57pour aussi expliquer comment vraiment
01:15:59et pas
01:15:59après les français
01:16:00ce qu'ont leur opinion
01:16:01mais je pense qu'il faut
01:16:02il faut effectivement
01:16:03être complètement transparent
01:16:04je pense que ça aide beaucoup
01:16:05là où beaucoup parfois
01:16:06de responsables politiques
01:16:07justement
01:16:07jouent de cette ambiguïté
01:16:08de cette opacité
01:16:09parce que ça leur permet
01:16:10de vendre leurs idées
01:16:12ou leurs programmes électaux
01:16:14puis le troisième point
01:16:15c'est ce que je disais tout à l'heure
01:16:17il ne faut pas les emmerder
01:16:18les français
01:16:19voilà
01:16:19c'est très grave
01:16:20ce qui se passe
01:16:21ça peut durer
01:16:22on n'est pas là pour leur faire la leçon
01:16:23on n'est pas là pour expliquer
01:16:24comment ils doivent vivre
01:16:26et c'est un grand peuple
01:16:28on en a vu d'autres
01:16:29des moments difficiles
01:16:30et donc je pense que c'est
01:16:32l'alchimie de tout ça
01:16:34en tout cas
01:16:36créer quelque chose
01:16:37qui peut faire en sorte
01:16:38qu'il n'y ait pas
01:16:39d'énervement
01:16:41social
01:16:41après une fois que j'ai dit ça
01:16:42moi je vous le dis
01:16:43je vois d'où vient
01:16:44il y a beaucoup de fatigue
01:16:46tout ça fatigue
01:16:48parce qu'en fait les gens
01:16:49dans la vie
01:16:50on a envie d'espérer
01:16:52sympa
01:16:52quand il n'y a pas la guerre
01:16:52en Ukraine
01:16:53il y a la guerre
01:16:53en Moyen-Orient
01:16:54enfin bon puis
01:16:55c'est pas comme si
01:16:56les risques terroristes
01:16:56avaient complètement disparu
01:16:57c'est pas
01:16:58c'est pas comme si on n'avait pas
01:17:00je vais y revenir
01:17:01la semaine prochaine
01:17:01et les jours suivants
01:17:02c'est pas comme si on avait
01:17:03un enjeu narcotrafic
01:17:04qui continuait quand même
01:17:05de nous gangréner
01:17:06même si on fait beaucoup de choses
01:17:07on voit bien que l'adversaire
01:17:09il est au milieu de nous
01:17:09il est là
01:17:11c'est sûr que c'est
01:17:12c'est pas facile
01:17:13plus la crise politique
01:17:14dont on a mouillé le maillot
01:17:16pour faire en sorte
01:17:17qu'il soit plutôt derrière nous
01:17:18et remettre du calme
01:17:18dans la vie au Parlement
01:17:20de vraiment faire travailler
01:17:21l'Assemblée nationale
01:17:22pour faire en sorte
01:17:23que des textes puissent sortir
01:17:24j'essaie de faire ça
01:17:25avec les collègues ministres
01:17:27mais oui je mesure
01:17:28à quel point évidemment
01:17:28tout ça est très fatigant
01:17:30je mesure sincèrement
01:17:32du fond du cœur même
01:17:38Monsieur le Premier ministre
01:17:39bonjour
01:17:39Sonia Gobry pour RMC
01:17:40le ministre Serge Papin
01:17:42l'a dit
01:17:43le gouvernement
01:17:44ne souhaite pas
01:17:45n'appelle pas pour l'heure
01:17:46pardon
01:17:46à rouvrir les négociations
01:17:48commerciales
01:17:49entre distributeurs
01:17:50et industriels
01:17:51mais est-ce qu'il faut
01:17:52préparer les français
01:17:53à une hausse
01:17:54des prix alimentaires
01:17:55d'autant plus que
01:17:56Michel-Edouard Leclerc
01:17:56dénonce je cite
01:17:57les faiseurs d'inflation
01:17:58et vous l'aviez aussi évoqué
01:18:00ils visent notamment
01:18:01les fournisseurs d'emballages
01:18:03est-ce qu'il y a
01:18:03des profiteurs de crise
01:18:07Oui j'ai écouté
01:18:09ce qu'a dit Michel-Edouard
01:18:10qui d'un côté d'ailleurs
01:18:12parle d'une hypothétique inflation
01:18:14quand de l'autre côté
01:18:15il dit il faut serrer les boulons
01:18:17il faut surtout pas bouger
01:18:19par ouvrir les négo
01:18:20et il encourage même
01:18:22toute la filière
01:18:23à négocier pied à pied
01:18:24le prix des emballages
01:18:26et tout
01:18:26pour que les prix
01:18:27ne bougent pas
01:18:28donc je sais pas
01:18:29comment il peut
01:18:30raccorder
01:18:31vers ce grand écart
01:18:32entre l'inflation
01:18:33qui va venir
01:18:33et du coup
01:18:36d'être
01:18:37dans son métier
01:18:38de discounter
01:18:39donc moi j'ai
01:18:41consulté
01:18:42avec ma collègue
01:18:43Annie Gennevard
01:18:44pour l'instant
01:18:45et jusqu'au moins
01:18:47à l'été
01:18:50les demandes
01:18:51qui pourraient être faites
01:18:52sont de l'ordre
01:18:54de moins d'un pour cent
01:18:55voilà
01:18:56à partir du 1er juillet
01:18:57compte tenu
01:18:58des ingrédients
01:19:01dont vous avez parlé
01:19:02les emballages
01:19:03la logistique
01:19:04voilà
01:19:04donc ça
01:19:05c'est dans la composition
01:19:06du prix
01:19:07ça pourrait jouer
01:19:07de cet ordre là
01:19:08vous voyez qu'on
01:19:09on est loin
01:19:09des 4 ou 5%
01:19:12je sais pas
01:19:12où il les a pris
01:19:14Michel Edouard
01:19:14pour l'instant
01:19:15moi je vous parle
01:19:16de fait
01:19:16aujourd'hui
01:19:17l'inflation
01:19:18dans les produits alimentaires
01:19:19il y en a pas
01:19:20et après
01:19:22d'ailleurs
01:19:22la plupart des fournisseurs
01:19:24je vais vous dire
01:19:24ils souhaitent pas
01:19:25augmenter les prix
01:19:26donc ça
01:19:27parce qu'ils voient bien
01:19:27que ça peut peser
01:19:28aussi sur leur propre croissance
01:19:30donc il y a aussi
01:19:32des nuances à avoir
01:19:33dans tout ça
01:19:33de l'équilibre à trouver
01:19:35et voilà
01:19:36il y a des choses
01:19:37on verra
01:19:37comment elles se vivent
01:19:39on fera un point
01:19:41très formel
01:19:42à la fin juin
01:19:45Dernière question
01:19:49Nathalie Sogon
01:19:50pour Le Monde
01:19:52le SMIC va augmenter
01:19:53le 1er juin
01:19:55le patronat
01:19:56réclame
01:19:56des allègements
01:19:57de charges
01:19:57pour un montant
01:19:58de 2 milliards d'euros
01:20:00Bercy
01:20:00n'en veut pas
01:20:01dans quel sens
01:20:02avez-vous
01:20:03où allez-vous
01:20:03arbitrer
01:20:06Monsieur le ministre
01:20:07des comptes publics
01:20:07Monsieur le ministre
01:20:08du travail
01:20:10Merci
01:20:10effectivement
01:20:11je pense que c'est
01:20:11très important
01:20:12de préciser les choses
01:20:13dans ce débat
01:20:14parce que là aussi
01:20:15il y a un peu
01:20:15de confusion
01:20:17l'enveloppe budgétaire
01:20:19qui a été
01:20:20tranchée
01:20:21par le budget
01:20:22concernant
01:20:23les allègements généraux
01:20:24ne baissera pas
01:20:25les 74 milliards d'euros
01:20:26qui étaient prévus
01:20:28dans le cadre
01:20:29du projet de loi
01:20:30de finance
01:20:30du projet de financement
01:20:31de la sécurité sociale
01:20:32au titre
01:20:33des allègements généraux
01:20:34ne baisseront pas
01:20:35se pose ensuite
01:20:36la question
01:20:36de savoir
01:20:37comment
01:20:37on aide
01:20:39notre économie
01:20:40nos entreprises
01:20:41dans cette situation
01:20:43qui est à la fois
01:20:43imprévue
01:20:44et qui pour beaucoup
01:20:45de secteurs
01:20:45ça a été rappelé
01:20:46par mes collègues
01:20:47à l'instant
01:20:47est évidemment
01:20:48très difficile
01:20:50on a effectivement
01:20:51des organisations
01:20:52professionnelles
01:20:53qui demandent
01:20:53une augmentation
01:20:54de l'enveloppe
01:20:56des allègements généraux
01:20:57à hauteur
01:20:58vous l'avez rappelé
01:20:59vous-même
01:20:59de 2 milliards d'euros
01:21:00si on faisait ça
01:21:03pour comprendre
01:21:04les raisons
01:21:04qui poussent
01:21:05à le demander
01:21:05mais ça toucherait
01:21:06à la fois
01:21:06des entreprises
01:21:07qui vont mal
01:21:08et des entreprises
01:21:09qui vont bien
01:21:09des entreprises
01:21:11qui augmentent
01:21:12leur salaire
01:21:13et d'autres
01:21:14qui ne le font pas
01:21:15des entreprises
01:21:15qui sont en première ligne
01:21:16de la crise
01:21:20liée au détroit
01:21:21d'Hormuz
01:21:22et d'autres
01:21:23qui sont
01:21:23beaucoup moins
01:21:24affectées
01:21:25vous l'avez compris
01:21:26les aides
01:21:27dont nous avons besoin
01:21:28aujourd'hui
01:21:28elles sont ciblées
01:21:29et financées
01:21:30et on aura
01:21:30l'occasion
01:21:31très rapidement
01:21:32de pouvoir
01:21:32préciser
01:21:33la manière
01:21:34dont le gouvernement
01:21:35entend répondre
01:21:36aux organisations
01:21:36professionnelles
01:21:37en matière
01:21:37d'allègements généraux
01:21:39bien
01:21:40pardon
01:21:40nous avons été long
01:21:41merci infiniment
01:21:42en tout cas
01:21:42bonne soirée
01:21:42à toutes et à tous
01:21:43merci beaucoup
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