- il y a 2 heures
Les Marchal, Hélène, 73 ans, amoureuse de la nature, et Simon, son fils, 35 ans, inventeur de génie aux 135.000 abonnés sur YouTube. Un peu fantasques peut-être dans leur campagne de Seine-et-Marne mais inoffensifs. Leurs noms vont pourtant surgir derrière trois morts ultraviolentes, dont celle d'un enfant de cinq ans.
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00:0114h15, c'est l'heure du crime sur RTL.
00:04Quand je suis arrivé, j'ai vu la voiture en feu,
00:07et j'ai vu que Michel était le corps à moitié sorti de la voiture,
00:11mais brûlé complètement.
00:13Et puis son petit-fils, il s'est resté attaché derrière, c'est terrible.
00:16Ça ne s'effraçera jamais.
00:19Bonjour, les Marshall, Hélène, 73 ans, amoureuse de la nature,
00:24et Simon, son fils, 35 ans,
00:26inventeurs de génie aux 135 000 abonnés sur YouTube,
00:31un peu fantasques, peut-être,
00:33dans leur campagne de Seine-et-Marne, mais inoffensifs.
00:36Leurs noms vont pourtant surgir derrière trois morts ultra-violentes,
00:40dont celle d'un enfant de 5 ans.
00:41Pourquoi ?
00:42L'affaire Marshall, soupçons au village, l'heure du crime.
00:46La seule émission radio 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
00:57Mardi 7 mars 2017, autour de 16h05,
01:01une brutale déflagration déchire la quiétude du hameau de Courton-le-Bas,
01:06rattaché à la commune de Saint-Loup-de-Neau, en Seine-et-Marne.
01:10À l'heure de la sortie de l'école, une voiture a explosé.
01:13La Peugeot 107 s'est embrasée à moins de 100 mètres de l'établissement.
01:17Au volant, Michel Charbonnier, 64 ans, retraité, conseiller municipal.
01:23À l'arrière, resté ceinturé sur son siège, le petit Mathieu, 5 ans.
01:29Le grand-père et son petit-fils sont morts tous les deux.
01:32L'explosion a désintégré le véhicule.
01:35Le pare-brise a été projeté dans un jardin voisin.
01:38La portière arrière-gauche a volé jusque dans l'entrée de la mairie.
01:42Les pompiers, la police judiciaire de Melun et les experts sont sur place.
01:47Les images de vidéosurveillance sont visionnées, mais les caméras n'ont pas filmé l'explosion.
01:54Des premiers témoins sont entendus.
01:56Ils décrivent une boule de feu après le bruit de la déflagration.
02:01Une femme a vu Michel Charbonnier, portière conducteur ouverte, tomber sur le sol après l'explosion.
02:07La procureure de Melun, Béatrice Angélély, ne privilégie aucune hypothèse, même si la piste terroriste est exclue.
02:17Ce mardi, Michel Charbonnier s'était dépêché de venir chercher Mathieu, car on fêtait ses 5 ans un gâteau d
02:24'anniversaire, l'attendait à la maison.
02:30Dans les jours qui suivent, les experts se penchent sur la carcasse de la Peugeot 107.
02:34Aucune défaillance mécanique ou électrique n'est notée.
02:38Pas de défaut du côté du réservoir.
02:40La voiture, entretenue, était en très bon état.
02:42C'est derrière le siège conducteur que la déflagration s'est produite.
02:47De l'explosif, une centaine de grammes y étaient déposés.
02:50Impossible d'en déterminer la nature exacte, les lances en incendie des pompiers ont tout lessivé.
02:56Du nitrate d'ammonium est toutefois retrouvé dans les débris projetés à 60 mètres à la ronde,
03:03des quantités 4 à 15 fois supérieures à la moyenne.
03:07Les corps des deux victimes sont criblés de projectiles, des fragments métalliques
03:11qui enveloppaient l'engin, pas de dispositif de mise à feu retrouvé.
03:15Le produit a peut-être explosé à cause d'un choc ou d'une manipulation.
03:19Les enquêteurs perquisitionnent chez Michel Charbonnier, au numéro 8 de la rue Serge Vaud,
03:25à Saint-Loup-de-Nos.
03:27Le retraité vivait ici avec son épouse Bernadette, leur fille Bettina et le fils de celle-ci, le petit Mathieu.
03:33Aucun élément intéressant découvert dans la maison.
03:36Le matin du drame, le retraité et son épouse ont déposé Mathieu à l'école.
03:40Michel Charbonnier a passé la journée à bricoler dans son atelier.
03:44L'hypothèse d'un accident circule.
03:47Michel Charbonnier, passionné de la guerre 14-18, vêtu de l'uniforme des poilus,
03:52lors des cérémonies du 11 novembre, aurait-il pu transporter une relique militaire dans sa voiture,
03:57du genre obus, munitions ou grenades.
04:01Il lui arrivait aussi de tirer des feux d'artifice.
04:03Je me demande s'il n'avait pas acheté des produits explosifs.
04:07Crois savoir la voisine directe, Hélène Marchal.
04:10Hypothèse écartée, aucune trace de poudre noire ou de munitions n'est retrouvée dans l'auto.
04:19Vendredi 31 mars, trois semaines après le drame, les obsèques de Michel Charbonnier et de son petit-fils Mathieu sont
04:24célébrés à l'église de Saint-Loup de Nau.
04:26À ce stade, la thèse accidentelle est écartée par les enquêteurs.
04:31Le retraité était visé, mais il n'avait aucun ennemi déclaré dans la commune.
04:36Tout le monde, au contraire, salue sa bienveillance, sa disponibilité.
04:40La juge de Melun va multiplier les demandes d'expertise, les auditions de témoins en vain.
04:45L'explosion reste un mystère.
04:47Après sept ans d'enquête, la justice prononce un non-lieu à faire classer.
04:54Non-lieu à faire classer, un vrai mystère.
04:57Il va falloir attendre quelques mois plus tard seulement d'ailleurs
05:00pour qu'une autre explosion secoue le paisible village de Saint-Loup de Nau
05:05et puis explosion également meurtrière.
05:07Un mort, un blessé grave.
05:09Cette fois, c'est l'ancienne maison de Michel Charbonnier qui a volé un éclat.
05:14Alors, toutes les coïncidences sont possibles, évidemment, en matière criminelle,
05:17mais celle-ci, elle dépasse un peu l'entendement.
05:19Donc, évidemment, l'enquête, là, d'un seul coup, va s'accélérer.
05:22On va changer de rythme, mais ça, on va en parler dans la suite de l'heure du crime.
05:26Il faut revenir au premier acte de cette histoire dans ce village,
05:29cette explosion terrifiante à deux pas de l'école publique.
05:33Bonjour, Maître Jean-Christophe Coubris.
05:35Bonjour.
05:35Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans l'heure du crime.
05:38Vous êtes avocat de la famille Charbonnier.
05:42Effectivement, Michel Charbonnier, c'est une des victimes.
05:44C'est même la première victime avec son petit-fils dans cette affaire.
05:48Maître Coubris, évidemment, c'est tout à fait stupéfiant,
05:53parce qu'on pourrait croire à un attentat presque terroriste avec cette voiture qui explose.
05:56Ce n'est évidemment pas le cas.
05:58Ce n'est pas non plus un accident.
05:59Reste donc une hypothèse.
06:02C'est qu'on a voulu tout au moins tuer Michel Charbonnier.
06:06Dans un premier temps, en effet, l'enquête ira vers une réflexion d'assassinat.
06:11Mais malheureusement, et au vu des différents rapports d'expertise,
06:16rien ne permettra de mettre en évidence un acte volontaire.
06:21On va identifier un produit qui serait éventuellement dans une boîte,
06:25logé sous la place de Mathieu.
06:29Mais, et ce, malgré tous les efforts de la justice,
06:32on ne va avoir aucune réponse scientifique.
06:36Alors, avec mon associé, Anne-Laure Tiffen,
06:39qui est en charge avec moi de la défense des intérêts de cette famille,
06:42on a vraiment tout mis en œuvre pour tenter d'obtenir des réponses.
06:48Et la justice a répondu.
06:50Il a fallu un peu forcer, mais la justice a répondu.
06:53Et malheureusement, aucune hypothèse n'a permis de retenir un tiers responsable,
06:59seulement des négligences.
07:00C'est une présomption de négligence à l'encontre du grand-père.
07:05Pourquoi, Maître Coubris, j'étais très étonné en regardant ce qu'il y a dans le dossier,
07:09mais pourquoi c'est si compliqué d'avoir une réponse technique à ce qui a pu se passer ?
07:15Parce que j'ai lu que les pompiers avaient arrosé avec beaucoup de puissance la carcasse de la voiture.
07:23Ça fait partie, en effet, des paramètres à prendre en considération.
07:27C'est une scène de crime qui a été, on va dire, vraiment considérablement abîmée dès les premiers instants.
07:35Vous avez rappelé l'importance de l'explosion.
07:37On a des objets de la voiture qui vont se retrouver à plus de 66 mètres.
07:41C'est une explosion considérablement élevée, forte.
07:44C'est des tonnes d'eau.
07:47C'est peut-être pas suffisamment de précautions aussi au départ,
07:51puisque nous savons que des enquêteurs de Peugeot,
07:57qui bien évidemment se sont tout de suite inquiétés d'un dysfonctionnement du véhicule,
08:00des experts de Peugeot sont venus et ont pu prélever des éléments de la scène du crime
08:07sans pour autant qu'on les retrouve, nous, dans l'enquête.
08:11C'est un petit peu fait dans l'urgence, j'ai envie de dire.
08:13Alors, c'est fait sûrement dans l'urgence et probablement aussi, on n'est pas dans une réflexion,
08:17qu'on soit bien clair, d'un crime.
08:20On est dans la conviction d'un dysfonctionnement.
08:22On va y avoir plusieurs hypothèses, vous les avez rappelées,
08:24mais on va s'éloigner très vite d'une hypothèse d'un crime.
08:28On ne peut pas imaginer, effectivement, que quelqu'un dépose une bombe dans une voiture
08:32où il y a un grand-père et son petit-fils.
08:34C'est tout à fait inimaginable, ce n'est pas concevable.
08:37Il n'y a pas une menace telle que ce n'est pas concevable.
08:40Bonjour Gilbert Dalpan.
08:42Bonjour.
08:43Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui dans l'heure du crime.
08:46Vous êtes l'ancien maire du village de Saint-Loup-de-Nos, en Seine-et-Marne.
08:50Évidemment, cette histoire, elle vous a marqué.
08:52Vous la connaissiez bien, vous étiez aux premières loges
08:54lorsqu'il y a eu cette explosion qui a choqué énormément toute la population,
09:00à peu près 800 habitants dans ce village.
09:02Ce n'est pas beaucoup, tout le monde se connaît.
09:04Gilbert Dalpan, deux morts, dont un petit garçon, on ne peut pas l'oublier,
09:08un petit garçon de 5 ans, deux morts.
09:11Mais l'explosion avec cette école qui est toute proche.
09:14Sur les photos, on voit la voiture qui s'est désintégrée
09:17à une centaine de mètres maximum de l'établissement.
09:21Cette explosion, elle aurait pu causer bien plus des dégâts
09:23si la voiture avait explosé auparavant.
09:26Tout à fait.
09:27C'était l'anniversaire du petit Mathieu.
09:29Donc, il s'est dépêché de sortir de l'école pour rejoindre son grand-père
09:33puisqu'il savait qu'il y avait un gâteau pour son anniversaire qui l'attendait.
09:37Et bon, ils sont partis tout de suite.
09:39Mais à deux minutes près, on aurait pu avoir un véritable car-marge.
09:43La voiture avait explosé dans tous les enfants
09:46et les parents qui attendaient les enfants à la sortie de l'école.
09:49Quelles étaient les réactions à l'époque au village ?
09:53Je pense que tous vos administrés sont venus vous parler, vous voir.
09:58Tout le monde a été concerné.
10:00Et puis, on se posait beaucoup de questions de savoir ce qui s'était passé.
10:04Sur le coup, tout le monde pensait que c'était un attentat.
10:07Donc, ça a été vraiment compliqué.
10:10Le village a été traumatisé pendant longtemps.
10:12Qu'est-ce qu'ils pensaient les habitants ?
10:14Une explosion d'origine criminelle ?
10:16Un accident ?
10:17Le grand-père qui aurait peut-être transporté des explosifs ?
10:19Qui sait ?
10:21Tout le monde le pensait un petit peu.
10:23Bon, après, on savait que ce n'était pas quelqu'un
10:24qui transportait des choses dangereuses.
10:27Surtout que là, en plus, il avait son petit-fils avec lui.
10:30C'était son dieu, l'un pour l'autre.
10:34Donc, non, ce n'était pas lui qui...
10:36On ne pensait pas que ce soit lui qui ait pris des risques
10:38de transporter quelque chose au point de faire un accident.
10:41On n'y croit pas trop, effectivement, à cette hypothèse.
10:44Maître Jean-Christophe Coubris, encore une question.
10:47Évidemment, les enquêteurs, ils entendent beaucoup de monde à l'époque.
10:50Il y a beaucoup de gens du coin, etc.
10:52Encore une fois, la famille Charbonnier, elle est connue.
10:55Et on entend une femme qui s'appelle Hélène Marchal.
10:57Ce sont les voisins très directs des Charbonniers.
11:00Et elle va dire qu'effectivement, M. Charbonnier,
11:03elle va charger un peu M. Charbonnier.
11:05Elle va dire qu'il avait le goût des explosifs.
11:07Et il pouvait même en transporter, parfois.
11:10Oui, alors, en effet, dans les multiples auditions qui ont eu lieu,
11:16on peut s'intéresser à celle de la voisine qui est extrêmement proche
11:20puisqu'ils sont avec de mitoyens.
11:22Ils sont mitoyens et même avec un droit de passage
11:25qui, à mon sens, pose de réelles difficultés.
11:29Et très vite, cette personne, d'ailleurs, s'est manifestée
11:35spontanément auprès de la gendarmerie
11:38pour rappeler aux gendarmes le passé d'artificier de M. Charbonnier,
11:44ce qui n'était absolument pas le cas
11:45puisqu'en tout cas, cela faisait plus de 15 ans
11:47qu'il n'avait pas touché à quoi que ce soit.
11:50Sa passion pour les objets de la guerre 14-18
11:54et potentiellement des armes,
11:56le fait qu'il fumait dans la voiture.
11:58Enfin, elle a fait une liste d'éventuelles hypothèses
12:01qui pourraient expliquer comment ce véhicule a fini par exploser.
12:06Une deuxième explosion, un deuxième drame.
12:08Cette fois, deux habitants attirent l'attention.
12:11L'affaire Marshall soupçon au village.
12:13Une scène de guerre.
12:15La bombe était posée au cœur de la maison.
12:16L'équivalent de 50 kilos de TNT.
12:19L'enquête de l'heure du crime.
12:21On se retrouve dans un instant sur RTL.
12:2314h-15h, Joël Fons-Richard sur RTL.
12:27L'heure du crime.
12:29L'heure du crime consacrée aujourd'hui à l'affaire Marshall.
12:32Une mère et son fils vont peu à peu se retrouver soupçonnés
12:35d'être derrière l'explosion meurtrière d'une voiture
12:37dans un village en Seine-et-Marne en 2017.
12:40Deux morts, 7 ans et demi plus tard.
12:43Nouvelle déflagration tragique.
12:45Et dans le même village.
12:50Mercredi 27 novembre 2024, 4h17 du matin.
12:55Un fracas réveille tout le quartier de la rue Sergevaux
12:57dans le village de Saint-Loup de Nau.
13:00En quelques minutes, des riverains en pyjama et robes de chambre
13:03se retrouvent face au numéro 8 dont il ne reste rien.
13:07Un profond cratère est visible au milieu des ruines.
13:09Des partitions de musique, des cours de mathématiques, des journaux et des photos sont au sol.
13:15La maison mitoyenne qui n'est plus habitée est intacte.
13:18Les pompiers arrivent rapidement.
13:20Ils extraient des gravats.
13:22Un homme très grièvement blessé.
13:23Il a la mâchoire fracturée.
13:25Des doigts en partie sectionnés.
13:27Son pronostic vital est engagé.
13:29Transféré en urgence à l'hôpital Pompidou à Paris.
13:32Il sera sauvé par les médecins.
13:34Malheureusement, il n'y a plus rien à faire pour sa compagne.
13:37La jeune femme gît dans les décombres.
13:39Elle a été écrasée par la chute d'un mur.
13:42Florian, 34 ans, informaticien, et sa compagne Camille, 31 ans, juriste en entreprise,
13:48étaient paxées depuis quelques mois.
13:50Ils avaient acheté en 2019 cette ancienne longère.
13:53La maison était celle de Michel Charbonnier.
13:56Tué 7 ans et demi auparavant avec son petit-fils, personne ne croit au hasard.
14:01Le rapprochement est tout de suite fait entre deux explosions qui se ressemblent étrangement.
14:11Les démineurs et les artificiers se demandent si un obus qui aurait pu être oublié par l'ancien propriétaire,
14:17féru d'armes anciennes, n'aurait pas causé ce désastre.
14:20Recherche négative.
14:22En revanche, des traces de matières explosives, nitrates d'ammonium, nitrométhane,
14:27peintrites sont retrouvées dans les gravats.
14:29Une scène de guerre. La bombe était posée au cœur de la maison,
14:33l'équivalent de 50 kilos de TNT, commente un enquêteur.
14:37Une information judiciaire est ouverte pour assassinat et tentative d'assassinat.
14:41L'attention des policiers est attirée sur les propriétaires de la maison mitoyenne,
14:46épargnée par la déflagration.
14:48Hélène Marchal, 73 ans, et son fils Simon, 35 ans, ont déménagé depuis plusieurs mois
14:53à Sourdun, un village du coin.
14:56À Saint-Loup-de-Nos, ils sont décrits comme spéciaux, vivant à l'écart,
15:01ne recevant guère de visite.
15:03La mère s'occupe de son jardin, de ses canards, de ses poules.
15:06Son fils, qui sort souvent la nuit, passe son temps à bricoler.
15:10Il s'est forgé une petite célébrité sur YouTube,
15:13sous le pseudonyme iodure métallique.
15:16Sa chaîne compte 135 000 abonnés.
15:19Inventeur de génie, très doué pour l'électronique et l'électricité,
15:23il présente ses astuces, ses inventions en tout genre,
15:26de la bétonnière fabriquée à partir d'un vieux cumulus d'eau
15:29jusqu'à une station électrique solaire à moindre prix.
15:33Les Marshall, mère et fils, ont longtemps été en guerre
15:36contre leurs voisins de l'époque, les Charbonniers.
15:39Les querelles, en raison d'un droit de passage pour accéder à la maison, étaient fréquentes.
15:43Le fils avait même planté un figuier, dont les branches gênaient le passage d'une voiture.
15:48Michel Charbonnier était intervenu à plusieurs reprises lors de ces conflits.
15:52Quand les Charbonniers ont mis leur maison en vente,
15:55les Marshall, mère et fils, auraient tout fait pour décourager d'éventuels acheteurs.
16:01Le jeune couple, Florian et Camille, avaient fini par acquérir la longère.
16:06Auraient-ils eu maille à partir avec leurs voisins ?
16:12Lundi 16 décembre 2024, un peu plus d'un mois après l'explosion de la maison,
16:17Hélène Marshall et son fils Simon sont placés en garde à vue.
16:20Tous deux démentent leur implication.
16:22Des perquisitions sont conduites à leur domicile.
16:24Saint-Loup et Sourdain.
16:26Un ami de Simon Marshall ne le voit absolument pas en poseur de bombes.
16:30« Jamais il n'aurait voulu écorner son image de youtubeur à succès et de géotrouve-tout », déclare-t
16:38-il.
16:38Une proche d'Hélène Marshall est sur la même longueur d'onde.
16:41Elle décrit une femme qui avait, comme tout le monde, mal vécu la mort de Michel Charbonnier
16:46et de son petit-fils, au point de ne plus endormir la nuit.
16:50Les enquêteurs estiment que le fils, qui s'intéresse au circuit électronique,
16:54aurait pu fabriquer une bombe à déclenchement programmée.
16:57Après 24 heures de garde à vue, la maire et le fils sont libérés.
17:02Aucune charge retenue contre eux.
17:06Les Marshall, maire et fils, suspects, ils n'en ont pas fini avec la justice
17:12parce que les enquêteurs vont faire une découverte importante
17:14qui va faire basculer les investigations.
17:17On va voir quelle va être cette découverte
17:19et on va voir si cela va suffire à élucider les explosions meurtrières
17:22dans ce village de Seine-et-Marne.
17:25Alors il y a cette deuxième déflagration, 7 ans et demi après les morts de Michel Charbonnier
17:30et de son petit-fils, deux jeunes victimes,
17:33Florian, Camille, Maître Jean-Christophe Coubris,
17:37vous êtes avec nous dans cette heure du crime, avocat de la famille Charbonnier
17:41et vous nous aidez à mieux comprendre ce dossier.
17:44Florian, Camille, je le disais, c'est les occupants de cette maison qui a volé un éclat.
17:49Il faisait de l'ombre à personne, ces deux jeunes gens.
17:52Il ne faut pas dire qu'ils étaient commis dans le quartier ou dans le village pour faire des scandales.
17:59Ah non, ça pour faire des scandales, ils ne l'en faisaient aucun.
18:01Mais je crains qu'ils aient, en prenant possession de cette maison,
18:06hérité des difficultés que les Charbonniers rencontraient auparavant
18:09puisque, vous l'avez souligné, il y a ce droit de passage et ce figuier.
18:15Ce figuier qui a été à l'origine de querelles avec M. Charbonnier et M. Marshall
18:20a malheureusement entraîné des conflits de voisinage assez importants.
18:27De là à s'entretuer, c'est une autre question.
18:30Mais il y a incontestablement un conflit très fort entre Marshall et cette pauvre famille
18:36qui va finir par cette explosion tout aussi impressionnante que celle du véhicule.
18:44Et c'est ainsi qu'à notre grande surprise, puisque nous avions un classement sans suite
18:49et nous étions bien en peine parce que nous ne pouvions pas donner de réponse
18:52à toutes les questions qui restaient en suspens pour notre famille de victimes,
18:58eh bien il y avait donc cette réouverture de l'instruction
19:01et nous apprenions par la presse qu'une nouvelle enquête était ouverte
19:07et qu'il y avait eu, en effet, des produits explosifs
19:14identifiés sur le lieu du crime qui avaient été retrouvés dans la maison des Marshalls.
19:20Effectivement, et ça c'est important, parce que là, l'enquête, elle progresse.
19:25J'ai envie de vous dire à grands pas, maître Coubris,
19:29encore une question sur cette difficulté de voisinage,
19:31parce que là on hallucine un petit peu, il faut bien le dire.
19:34Effectivement, il y a ce figuier qui a été planté, je crois, par Simon Marshall, le fils de la famille.
19:39Il plante ce figuier, il a la bonne idée de le planter quasiment au milieu du passage,
19:43donc c'est un peu compliqué pour tout le monde.
19:46Mais enfin, pardon, mais de là à vouloir fabriquer des bombes,
19:52il y a un pas qui est difficile à expliquer.
19:54Personne n'y croit, cette histoire, au début.
19:57Je serais bien du mal à vous l'expliquer,
19:59et pour autant je suis profondément convaincu aujourd'hui
20:03qu'il s'agit bien d'un figuier qui est à l'origine de ces trois meurtres,
20:08ce qui peut paraître totalement aberrant.
20:13Alors il faut se resituer un tout petit peu tout de même,
20:15le passage est étroit,
20:18et en fait c'est les charbonniers qui vendent au Marshall cette maison.
20:25Et au départ, l'arbre certes n'est pas au milieu du passage,
20:29mais au bord du passage, et va, comme tout figuier, grandir assez vite.
20:33Et donc ça va nécessiter des conflits permanents
20:36pour que cet arbre soit entretenu.
20:40Le voisin, il va trouver une solution beaucoup plus simple.
20:44Il va couper l'arbre, ça passe.
20:47Quelques semaines avant l'explosion de sa maison.
20:51Les Marshall n'habitent plus là.
20:52C'est le voisin, alors que le fameux voisin,
20:55qui a été blessé grèvement dans sa maison,
20:58dans l'explosion, qui a coupé l'arbre.
20:59Qui a définitivement mis un terme à la problématique du figuier.
21:02Mais je crains, on comprend mieux.
21:04Enfin, on comprend mieux.
21:06Sous réserve qu'on puisse admettre que l'on puisse en effet poser une bombe
21:09chez son voisin au motif qu'il vous a coupé un arbre,
21:13ça pourrait ressembler à la raison du massacre
21:18que la famille Marshall a organisé.
21:20Gilbert Dalpan, vous êtes l'ancien maire du village de Saint-Loup-de-Nos.
21:24Simon et Hélène Marshall, ils sont suspectés ?
21:27Vous les connaissiez ?
21:29Un petit peu, parce que c'est des gens qu'on ne voyait pas trop non plus.
21:32On ne voyait pas du tout, même à part le fils qui se promenait la nuit.
21:36Si on voulait le voir, il fallait se promener la nuit.
21:39C'était un oiseau de nuit.
21:41Dans le village, pratiquement tout le temps,
21:43il était en train de se balader.
21:45Madame, non, sa mère, on ne connaissait pas trop.
21:47Je sais qu'elle travaillait un petit peu.
21:49J'ai des bijoux, je crois, chez elle et tout ça.
21:52Mais pas agréable du tout avec personne.
21:54Des gens qui ne sont pas recommandables, qui n'étaient pas sociables.
21:57Pas sociables, effectivement.
21:58Gilbert Dalpan, encore une question.
22:00A Saint-Loup-de-Nos, les charbonniers, on vient de l'en parler avec Maître Coubris.
22:04Les charbonniers et les marshals, ils partageaient finalement cette même maison mitoyenne, source de conflit.
22:10Tout à fait, c'était un corps de bâtiment, c'était une longère.
22:13Donc ça faisait deux appartements.
22:14Lui, il habitait dans la partie où c'était ses parents qui habitaient déjà.
22:18Et après, les marshals, ils habitaient juste avant.
22:23Une deuxième garde à vue, beaucoup plus incisive.
22:26L'affaire Marshall, soupçon au village.
22:29Dans tous les cas, la bombe a été actionnée à distance.
22:31L'enquête de l'heure du crime, le youtubeur, inventeur, a-t-il laissé sa signature après l'explosion de
22:36la maison ?
22:37A suivre dans un court instant sur RTL.
22:41Le matin, le midi, le soir, c'est RTL.
22:50Présenté par Jean-Alphonse Richard sur RTL.
22:53Ça fait plus de 10 ans que je le connais, on a largement bien discuté ensemble.
22:56Il n'a pas montré de traces, de signes, on va dire, de méchanceté, ni de choses comme ça.
23:02Sauter à 4h30 du matin, une maison, il faut être assez tordu.
23:06Je ne vois pas Simon faire ça.
23:09Au programme de l'heure du crime, l'affaire Hélène et Simon Marshall.
23:12Fin 2024, cette mère et son fils soupçonnés d'avoir fait exploser une maison en Seine-et-Marne.
23:17Un mort, un blessé grave.
23:18Soupçonnés aussi d'avoir plastiqué une voiture 7 ans et demi plus tôt.
23:22Deux morts.
23:23Un indice va précipiter l'enquête.
23:29Jeudi 20 février 2025, 4 mois après l'explosion de la maison de la rue Serge Vaud,
23:34les expertises sur les perquisitions menées chez la mère et le fils Marshall sont communiquées au procureur.
23:41Une trace de pain trite, de même qualité que le produit détecté dans la maison détruite,
23:46a été retrouvée chez Hélène et Simon Marshall à Sourdun.
23:50Trace prélevée sur la porte de leur réfrigérateur.
23:54Des vérifications discrètes se poursuivent pendant trois semaines jusqu'au mardi 4 mars au matin.
23:59Hélène et Simon Marshall sont à nouveau interpellés, placés en garde à vue dans les locaux de la PJ de
24:04Versailles.
24:05Mère et fils contestent à nouveau leur implication.
24:08A propos de la trace de pain trite, Simon Marshall, cheveux frisés, petite moustache,
24:13affirme qu'il s'agit d'une contamination.
24:16Après l'explosion de la maison, des voisins, il s'est rendu sur les lieux comme d'autres curieux.
24:20Il a pu transporter des poussières d'explosifs qui se trouvaient dans les gravats.
24:24Les experts contestent cette explication.
24:27Selon eux, la trace de pain trite retrouvée sur le réfrigérateur est bien trop importante pour une simple contamination.
24:39Vendredi 7 mars 2025, Hélène et Simon Marshall sont mis en examen pour trois assassinats
24:44et une tentative d'assassinat dans les deux explosions criminelles de Saint-Loup-de-Nos.
24:49Ils lient, ils nient les faits, mais sont tous deux écroués.
24:53Selon les experts, ce sont 20 kilos d'explosifs, notamment de l'engrais azoté,
24:58qui auraient servi à confectionner le dernier engin.
25:01Le tout était déposé dans le salon de la maison.
25:04Le déclenchement de l'explosion aurait été effectué à distance ou bien programmé.
25:09Dans tous les cas, la bombe n'a pu être actionnée que par une intervention humaine,
25:13indique un enquêteur au journal Le Parisien.
25:18Presque huit ans après la première explosion, cette fois, les experts ont des indices.
25:21Ils savent de quoi est faite la bombe dans la maison.
25:25Maître Jean-Christophe Coubris, vous nous accompagnez dans cette heure du crime,
25:28avocat de la famille Charbonnier.
25:30Je rappelle que Michel Charbonnier a été tué dans la première explosion de sa voiture
25:35avec son petit-fils qui était seulement âgé de cinq ans.
25:38Un véritable drame dans ce village de Seine-et-Marne.
25:41Alors, ils ont des indices, les enquêteurs.
25:44Le fait est, c'est que c'est finalement un engin assez sophistiqué
25:49qui a été tout au moins déposé dans la maison.
25:51Il a fallu l'actionner à distance.
25:54Ça suppose une certaine technicité ?
25:57C'est une technicité d'autant plus importante qu'on se rappelle
26:00que pour ce qui est de la bombe qui aurait été placée dans le véhicule des Charbonniers,
26:06avec les experts au nombre de six,
26:09et malgré leur travail remarquable, rien n'a été identifié.
26:15C'est-à-dire que l'individu, au-delà du fait de savoir fabriquer une bombe,
26:21sait incontestablement enlever toutes les traces de son méfait.
26:25On avait même fait une recherche génétique sur les quelques éléments retrouvés.
26:32Rien n'a permis de mettre en évidence autre chose que l'empreinte du petit-fils Mathieu.
26:38On est face à un individu qui a des compétences certaines.
26:43Alors vous avez parlé de génie, je crois qu'on peut en effet évoquer la notion de génie,
26:47mais je me permettrais d'y rajouter noir,
26:49parce que c'est vraiment un génie noir qui se trouve en cette personne,
26:53avec finalement, moi ce qui me fait frémir dans cette tragique histoire,
27:01c'est qu'il était tout près d'atteindre son but et d'être dans un schéma de crime parfait.
27:08Parce que je vous le rappelle, classement sans suite,
27:10si on n'a pas l'explosion de la maison d'à côté, l'affaire est définitivement enterrée.
27:15Oui, alors c'est la goutte d'eau qui fait sans doute déborder le vase,
27:18même si les personnes dont on parle aujourd'hui, il faut bien le préciser,
27:20sont présumées innocentes, c'est important, l'enquête est toujours en cours,
27:24il n'y a pas encore eu de procès, donc il est quand même important de dire
27:26qu'elles ont droit à la présomption d'innocence, évidemment,
27:28on est bien conscients dans cette émission des propos que nous tenons.
27:33Effectivement, alors il y a ce mécanisme de déclenchement à distance,
27:37il y a aussi la trace de peintrite qui est retrouvée,
27:39on fait le lien avec la peintrite de la maison,
27:41et puis celle qui est retrouvée sur le réfrigérateur de cette mère et de ce fils,
27:46il va dire, lui, Simon Marshall, il va dire,
27:50non, non, ce n'est pas moi, c'est une contamination,
27:52après tout, pourquoi pas, il a pu entrer dans cette maison,
27:55les enquêteurs sont allés sur place,
27:57ils ont peut-être eu de la peintrite sous leurs chaussures,
27:59sur leurs doigts, qui sait ?
28:00En tout cas, il a une force de caractère tout à fait remarquable,
28:08malheureusement aucun aveu, bien évidemment,
28:12un refus d'envisager tout propos
28:16qui permettrait enfin d'avoir ces réponses
28:18auxquelles nous sommes tant attachés.
28:21Il y a, vous le comprendrez, vous l'avez rappelé,
28:25le secret de l'instruction s'impose,
28:27et il y a, à mon sens, des éléments qui existent au dossier pénal
28:33qui permettent de renforcer le lien qui a été établi
28:39entre les deux explosions et cet individu.
28:44La jonction, elle est faite entre les deux affaires,
28:46ce n'est pas un secret, effectivement,
28:48on voit bien que, d'ailleurs, les incriminations,
28:51les mises en examen, elles portent bien sur les deux affaires,
28:54donc effectivement, cette jonction, elle est faite,
28:56évidemment, il y a des détails que vous ne pouvez pas donner,
28:58mais vous nous confirmez, Maître Coupbris,
29:00que l'essentiel, le cœur de cette histoire,
29:04c'est cette espèce de guerre entre voisins
29:07qui aurait déclenché tout ça,
29:09c'est d'après vous, c'est le mobile,
29:10il ne faut pas aller le chercher beaucoup plus loin.
29:12Aussi aberrant que ça puisse paraître, oui,
29:15mais de guerre, j'aurais envie de vous dire
29:17que c'est quand même sur tous les marchals
29:18qu'ils faisaient la guerre à tout leur voisinage,
29:21ils n'étaient pas non plus harcelés par quiconque.
29:25Alors certes, ils ont le sentiment d'être détestés
29:29par la Terre entière, ça c'est fort probable,
29:34mais la problématique de notre affaire aujourd'hui,
29:38elle repose essentiellement sur la perception de notre société,
29:44de la vie en général, de deux personnes
29:46qui ont fait le choix d'une vie, pour le moins, atypique.
29:51Gilbert Dalpan, vous êtes également avec nous dans cette heure du crime,
29:53et je vous remercie encore, ancien maire du village de Saint-Loup,
29:56de nous, on est en Seine-et-Marne,
29:58vous avez suivi toute cette affaire à l'époque,
30:00vous connaissiez tous les intervenants, les protagonistes,
30:03est-ce que vous connaissiez les nouveaux occupants de la maison
30:07qui ont payé très cher l'achat de cette maison ?
30:09Finalement, ils l'ont payé pour la compagne de sa vie,
30:13et puis pour le compagnon, des blessures extrêmement graves,
30:17il a failli effectivement mourir après cet attentat,
30:20est-ce que vous les connaissiez ?
30:21Oui, oui, je les connaissais un petit peu,
30:23bon, il n'y avait pas très très longtemps qu'ils étaient là,
30:25il y avait peut-être 3-4 ans, oui, tout juste,
30:28bon, c'était un couple sans histoire,
30:30mais justement, moi, je les avais paxés un an auparavant, quoi.
30:35Dans les deux cas, des mobiles qui seraient donc très ressemblants.
30:40L'affaire Marshall, soupçon au village,
30:42je n'ai ni confiance dans les experts, ni dans les policiers.
30:45L'enquête de l'heure du crime, on se retrouve dans un instant sur RTL.
30:51Merci d'écouter RTL.
30:55RTL, votre radio.
30:57Présenté par Jean-Alphonse Richard sur RTL.
31:02Retour dans l'heure du crime.
31:03Sur l'affaire Marshall, une mère et son fils misent un examen en 2025
31:06pour trois assassinats et une tentative,
31:09deux explosions meurtrières dans un village de Seine-et-Marne
31:11à 7 ans et demi d'intervalle.
31:14Ils nient.
31:15Quelles auraient été leurs motivations ?
31:21Les enquêteurs sont persuadés que pour les deux explosions meurtrières 2017-2024,
31:26les mobiles sont identiques, à savoir une querelle endémique de voisinage.
31:31Les Marshall ne supportaient plus de devoir partager un chemin d'accès entre voisins.
31:35Une servitude qui se serait transformée en guerre ouverte.
31:38Florian, 34 ans, compagnon de Camille, décédé dans l'explosion de leur maison,
31:44est entendu par les policiers.
31:46L'informaticien précise qu'il ne conservait aucun produit dangereux dans l'habitation
31:50et certainement pas la moindre substance explosive.
31:54Les portes étaient fermées, seul lui et sa compagne avaient les clés.
31:58Florian confirme l'existence d'un différent avec les voisins, les Marshall.
32:03C'était au cours de l'été 2024, à propos du droit de passage.
32:07Le procureur de Melun, Jean-Michel Bourlès,
32:10confirme dans Le Parisien l'existence d'un conflit de voisinage.
32:14L'enquête recense une longue série de mésententes diverses
32:18entre les Marshall et leurs voisins immédiats,
32:20la famille Charbonnier, puis le jeune couple.
32:23Hélène Marshall aurait ainsi accusé les Charbonniers
32:26de leur avoir envoyé les services sociaux.
32:28A l'époque, une fille handicapée d'Hélène Marshall vivait dans la maison.
32:33Après la visite d'une assistante sociale,
32:35cette fille aurait été placée dans un établissement spécialisé.
32:43Hélène et Simon Marshall, placés sous mandat de dépôt,
32:46continuent de clamer leur innocence.
32:48Le fils persiste dans ses explications
32:50à propos du dépôt de peintrites retrouvés chez lui.
32:53Il dit n'avoir confiance ni dans les experts, ni dans les policiers.
32:56La mère assure n'avoir rien à voir dans tout cela
32:59et écarte la responsabilité de son fils Simon.
33:05Et dans cette heure du crime, on retrouve l'un de nos invités,
33:07c'est Gilbert Dalpan, ancien maire du village de Saint-Loup-de-Nos,
33:11en Seine-et-Marne, là où tout s'est passé,
33:12où ces deux explosions très meurtrières et très étranges
33:16se sont produites à Gilbert Dalpan.
33:18Les Marshall, on l'a dit dans cette émission déjà,
33:21et notamment avec notre autre invité, Maître Coubris,
33:23on l'a dit, les Marshall ont longtemps été en guerre
33:26contre les Charbonniers, mais le fait est,
33:28c'est qu'on recense, les enquêteurs recensent,
33:30de très nombreux litiges.
33:32Oui, il y avait des litiges qui existaient,
33:35notamment pour le passage en commun,
33:38donc que les Marshall ne supportaient pas
33:40que des gens passent devant leurs portes,
33:42et puis bon, surtout qu'il y a eu des litiges
33:44avec qu'ils avaient une fille qui était handicapée,
33:48beaucoup handicapée,
33:49et malheureusement, il y avait un peu de maltraitance
33:52puisqu'ils l'enfermaient dans la cave
33:54et toutes ces choses-là,
33:55et donc Mme Charbonnier m'a prévenu,
33:57et moi j'ai prévenu les services sociaux,
34:00et là les services sociaux ont fait une enquête,
34:03ils sont venus sur place,
34:05et ils lui ont enlevé sa fille
34:06parce qu'elle était maltraitée.
34:08Alors ça c'est très intéressant,
34:09ce que vous racontez Gilbert Dalpan,
34:11M. Jean-Christophe Coubris,
34:12évidemment il y a cette histoire aussi,
34:14on en parlait du figuier,
34:15qui était quasiment au milieu de ce passage,
34:18on a parlé des invectives
34:20que pouvaient s'échanger les uns les autres,
34:22il y a cette histoire aussi,
34:23donc de filles qui étaient handicapées,
34:25qui étaient avec Hélène Marshall,
34:27la fille d'Hélène Marshall,
34:29on lui a enlevé,
34:29enfin les services sociaux lui ont enlevé
34:30parce qu'ils estimaient qu'elle était en danger,
34:34ils ont accusé finalement les Charbonniers
34:37de les avoir dénoncées en quelque sorte.
34:40Ça peut faire partie des raisons qui pousseraient...
34:44Oui, ça peut être un déclic.
34:45Ça peut être aussi un déclic qui peut paraître plus cohérent,
34:50si on peut supposer de la notion de cohérence dans ce genre de déclic,
34:55qu'un arbre,
34:56mais je reste convaincu,
35:02à travers la lecture de tous les éléments que nous avons au dossier,
35:08que le figuier a un rôle principal.
35:10On a compris, vous avez une fixation à la dessus,
35:13mais vous connaissez bien le dossier, donc effectivement...
35:15Un peu moins que les Marshalls l'ont faisaient sur le figuier,
35:18mais je reste convaincu en effet que
35:22leur fille, ça a été un vrai souci,
35:24mais il y avait eu plusieurs personnes dans le voisinage
35:28qui auraient pu être à l'origine
35:30de ce qui a été décidé
35:32et de leur retirer la garde de leur fille
35:34qui était en effet a priori maltraitée,
35:36en tout cas on peut le supposer
35:37puisqu'elle restait 24 heures sur 24 dans la cave.
35:40Je crois aussi qu'il y avait un petit souci,
35:42Maître Coubris,
35:43entre le fils, Simon Marshall,
35:47qui avait des vues sur la fille de la famille Charbonnier,
35:51là ça aurait donné aussi lieu
35:53à certaines explications entre voisins.
35:55Il semblerait en effet,
35:58les auditions l'évoquent,
36:00qu'il y a eu un tirage d'oreille par le grand-père
36:03qui estimait que
36:06M. Marshall était un peu trop
36:09entreprenant à l'égard de sa fille.
36:12Là encore, ça reste hypothétique
36:16et ça reste tout de même,
36:18somme toute, assez fragile
36:20pour prendre la décision
36:22de tuer
36:25qui que ce soit d'ailleurs
36:26pour de pareils motifs.
36:29Gilbert Dalpin,
36:31on entend ce que dit Jean-Christophe Coubris.
36:33Un mot avec vous sur Hélène Marshall,
36:37la mère effectivement de Simon Marshall,
36:40qui sont soupçonnés tous les deux
36:42d'avoir posé ces bombes.
36:43C'est vrai que c'était étonnant au début de l'affaire,
36:45on en avait dit en mots,
36:46mais elle avait suggéré aux enquêteurs
36:49que Michel Charbonnier
36:51transportait des explosifs
36:52dans sa voiture.
36:53Elle l'a dit et elle l'a redit.
36:55Est-ce que c'est vrai,
36:56cette histoire, Gilbert Dalpin ?
36:58Oui, c'est véridique.
37:00Mais bon,
37:01c'est pousser la malice au bout, quoi.
37:03Disons que...
37:04Quand on sait un petit peu le truc-là,
37:07parce que moi,
37:07je me rappelle pas longtemps après
37:09qu'elle m'avait appelé aussi,
37:10la mairie,
37:11pour me dire qu'elle essayait
37:13de contacter Charbonnier
37:14pour savoir avoir des nouvelles
37:16de sa femme,
37:17de Michel,
37:18des enfants et tout ça,
37:19pour savoir ce qui s'était passé.
37:21C'était cynique, quoi, disons.
37:22Voilà.
37:25Maître Jean-Christophe Coubris,
37:26effectivement,
37:27il y a cette mère
37:28et son fils,
37:29Hélène Marchal et Simon,
37:31ils vivent ensemble
37:32depuis des années.
37:33Ils sortent pas
37:34ou ne serait-ce qu'un petit peu la nuit,
37:35on les connaît pas.
37:37Est-ce qu'il n'y a pas quand même
37:38un petit peu un syndrome ?
37:39On ne sait pas,
37:40encore une fois,
37:40ils sont présumés innocents,
37:42la mère et ce fils,
37:43mais est-ce qu'il n'y a pas
37:43un petit peu un syndrome
37:45d'enfermement,
37:46de huis clos,
37:48où chacun parle toujours
37:50un peu des mêmes histoires ?
37:51Je pense qu'il y a,
37:52en effet,
37:53un huis clos
37:55et il y a un côté
37:57très fusionnel également,
37:58avec des sentiments
37:59d'une force absolument incroyable.
38:02Parfois, on a l'impression
38:02qu'il y a une seule entité
38:04et qui va se défendre
38:06avec une énergie considérable.
38:12je pense qu'à la lecture
38:16de rapports d'experts psy,
38:19on pourra mieux comprendre
38:22comment on a pu en arriver là.
38:23Rapports qui sont,
38:24je suppose,
38:25au dossier,
38:25mais bon,
38:26évidemment,
38:26vous ne pouvez pas en parler,
38:27ça,
38:27ça fait partie du secret
38:30de l'instruction.
38:30Encore une question,
38:31c'est étonnant,
38:33Simon Marshall,
38:34parce que là,
38:34vous dites,
38:35il a une face sombre,
38:37etc.,
38:37il est soupçonné
38:38des pires crimes qui soient,
38:40et de l'autre côté,
38:41c'est un youtubeur à succès,
38:44il apparaît là,
38:44sur ses vidéos,
38:45quand on le voit,
38:46il est joyeux,
38:47il est sympa,
38:48il est souriant,
38:49mais comment pouvoir imaginer
38:50que cet homme
38:51aurait fabriqué
38:51des bombes meurtrières ?
38:53Alors,
38:53c'est vrai que j'ai évidemment
38:56visionné ces vidéos,
38:59on a un homme jovial,
39:00un homme qui est ingénieux,
39:03qui est particulièrement intéressant
39:06à suivre,
39:07en effet,
39:07et sa chaîne d'ailleurs
39:08a un vrai succès.
39:09En revanche,
39:10au vu des auditions
39:12de toutes les personnes
39:14entendues par la police,
39:16dans la vraie vie,
39:17c'est un homme
39:18qui ne parle pas,
39:19ou très peu,
39:20qui,
39:20vous l'avez dit,
39:21ne sort pas de jour,
39:23mais la nuit,
39:24et incontestablement,
39:25on a deux personnages,
39:27celui devant sa caméra,
39:28qui peut presque
39:29paraître sympathique,
39:30et celui qui est,
39:33dans la vie de tous les jours,
39:35beaucoup plus renfermé,
39:37et beaucoup plus isolé.
39:38Des familles
39:39qui souhaitent un procès.
39:42L'affaire Marshall,
39:43soupçon au village,
39:45je m'étais fait à l'idée
39:46qu'on ne saurait jamais,
39:47désormais,
39:47on est peut-être proche
39:48de la vérité.
39:49L'enquête de l'heure du crime,
39:50je vous retrouve tout de suite
39:51sur RTL.
39:53Cette émission vous intéresse ?
39:55Vous en voulez plus ?
39:56Retrouvez toutes les archives
39:57en podcast
39:58sur l'appli RTL.
40:00Dans l'heure du crime,
40:01aujourd'hui,
40:01l'affaire Marshall,
40:02une mère et son fils
40:03soupçonnés de deux explosions
40:04mortelles en 2017
40:05puis 2024
40:06dans un même village
40:08près de Provins.
40:09au total trois morts
40:10et un blessé grave.
40:11Les deux suspects
40:12nient les faits.
40:13Enquête qui n'est pas terminée.
40:18Michael Charbonnier,
40:20le fils de Michel
40:20et oncle du petit Mathieu,
40:2250 ou de tués
40:23dans l'explosion
40:24de leur voiture,
40:25a aujourd'hui espoir
40:26de connaître
40:27le véritable scénario
40:28de cette histoire.
40:29Michael avait été
40:30l'un des premiers
40:31à émettre des doutes
40:32sur Hélène Marshall
40:33et son fils youtubeur.
40:35Simon,
40:36je m'étais fait à l'idée
40:37qu'on ne saurait jamais.
40:39J'ai passé
40:40beaucoup de nuits blanches
40:41à réfléchir
40:42à ce qui s'est passé.
40:44Désormais,
40:44on est peut-être
40:45proche de la vérité.
40:50L'avocate d'Hélène
40:52et Simon Marshall,
40:53maître Laure Godivo,
40:54parlent de charges
40:55très faibles
40:56visant leurs clients
40:57sollicités par l'heure du crime.
40:58L'avocate insiste
41:00sur la présomption
41:01d'innocence
41:01et ne souhaite pas
41:02s'exprimer
41:03sur une affaire en cours
41:04couverte par le secret
41:05de l'instruction.
41:07Je me dis,
41:08enfin,
41:09j'avais la certitude
41:10qu'ils ont été
41:11pour quelque chose
41:12et là,
41:12j'ai un soulagement.
41:14Ils crient apparemment
41:15haut et fort
41:16qu'il est innocent.
41:17J'en doute.
41:18Moi, je pense
41:19qu'ils sont tous les deux
41:19complices.
41:20J'attends le procès.
41:21Il faut qu'il y ait le procès.
41:23La voix de Michael Charbonnier,
41:25fils de Michel Charbonnier,
41:27c'était
41:27dans Enquête criminelle
41:29sur W9.
41:31Maître Jean-Christophe
41:32Coubris,
41:33vous êtes avec nous
41:33dans cette heure du crime,
41:34avocat de la famille Charbonnier.
41:37Vous êtes donc du côté
41:38de la partie civile.
41:40Cette enquête,
41:41un mot là-dessus,
41:42elle n'est pas terminée
41:42pour l'instant ?
41:43Non, elle est loin
41:44d'être terminée.
41:46Ils sont en détention
41:47provisoire.
41:48C'est de suspect.
41:50Il y a beaucoup d'attentes
41:52de par la famille Charbonnier.
41:56Beaucoup d'espoir
41:57d'enfin espérer une justice
41:59puisque je vous rappelle
42:01que déjà,
42:03la situation est dramatique.
42:04Naturellement,
42:05vous perdez votre époux,
42:07votre père,
42:08votre petit-fils,
42:10votre fils.
42:11et en plus,
42:13on accuse
42:14depuis le début
42:15le grand-père
42:16d'avoir fait preuve
42:16de négligence.
42:18Et on l'a rappelé,
42:20tous les scénarios
42:21vont être envisagés.
42:22Et au final,
42:24quand on a
42:25cette première clôture
42:26de l'instruction
42:27et qui aboutit
42:28à un classement sans suite,
42:30tout ce qui reste,
42:31c'est une présomption
42:32de négligence
42:32de la part du grand-père.
42:36Michael a appris
42:37avec un certain soulagement,
42:39évidemment,
42:39le fils de M. Charbonnier.
42:43Il l'a appris
42:43avec un réel soulagement,
42:45mais aussi
42:45tous les membres
42:46de sa famille,
42:47parce que,
42:48enfin,
42:50nous devrions avoir
42:51la vérité
42:52sur ce qui s'est passé
42:53ce 7 mars 2017.
42:55Ça fait bientôt 10 ans.
42:57Ça fait bientôt 10 ans
42:58et ça fait 10 ans
42:58qu'il y a une famille
42:59qui attend.
43:00Vous les connaissez bien,
43:01évidemment,
43:01ce sont vos clients,
43:03les Charbonniers.
43:04Vous avez dit,
43:05il y a beaucoup d'espoir,
43:06d'attente.
43:06Ils sont extrêmement meurtris
43:09et traumatisés
43:10encore aujourd'hui
43:11par cette affaire.
43:12Parce qu'il y a eu
43:13le petit-fils,
43:14c'est mort aussi.
43:14On parle de...
43:15Évidemment,
43:15il y a Michel Charbonnier,
43:16le grand-père,
43:17le petit-fils.
43:18C'est son anniversaire.
43:20C'est terrifiant.
43:21Le drame est terrifiant.
43:22Totalement,
43:23avec des circonstances
43:25terrifiantes,
43:26comme vous l'avez rappelé,
43:27une explosion gigantesque.
43:29Si vous imaginez bien
43:29ce que cela peut avoir
43:30comme conséquence
43:31sur les corps
43:32qui ont été retrouvés,
43:34on est dans l'horreur.
43:36Il y a eu ce soulagement
43:38en sachant que l'enquête
43:39était réouverte.
43:40Maintenant,
43:41il y a une forme
43:41d'acceptation
43:43qui n'est pas si simple
43:44de dire que c'est un acte
43:46probablement volontaire
43:47et qu'il y a eu crime.
43:50et là,
43:51il sera indispensable
43:53en effet
43:53que la justice passe
43:55et qu'ils aient
43:57un sentiment
43:57de soulagement,
43:58du moins je l'espère,
44:00à l'issue
44:01de l'audience
44:02qui, j'espère,
44:03ne tardera pas de trop.
44:04Oui, parce que la question
44:04qui se pose,
44:05c'est pourquoi ?
44:06Pourquoi aller jusque-là ?
44:07Pourquoi tu es quelqu'un ?
44:09Pourquoi tu es deux personnes
44:10de la même famille ?
44:11Le grand-père
44:12et puis son petit-fils.
44:14Ça suppose,
44:16maître Jean-Christophe Coubris,
44:18un scénario
44:20particulièrement machiavélique.
44:21Il y a le côté technique,
44:22évidemment,
44:23la fabrication
44:23de l'engin explosif,
44:25si tout cela est avéré.
44:26Mais il y a aussi le fait
44:27qu'on a déposé
44:30subrepticement
44:30cet engin,
44:31peut-être sans doute
44:32la nuit,
44:33dans cette voiture.
44:34Et l'engin était
44:36assez bien caché,
44:37d'ailleurs,
44:37dans le véhicule.
44:38Extrêmement bien caché,
44:39sous le fauteuil
44:42de Mathieu.
44:45Je ne peux pas m'empêcher
44:46de penser aussi
44:47si cette explosion
44:47avait eu lieu
44:48quelques secondes auparavant.
44:50Ce n'est pas des minutes,
44:51c'est réellement des secondes.
44:52C'était à la sortie
44:55de l'école.
44:56Il était 16 heures.
44:59C'est un drame,
45:00bien sûr,
45:00aujourd'hui,
45:01avec tous ces morts.
45:02Mais ça aurait pu être
45:02une totale
45:06massacre
45:06de je ne sais combien
45:07de personnes
45:08qui auraient été
45:09blessées ou tuées
45:10par cette explosion.
45:12Et tout ça
45:15fait avec une forme
45:16de professionnalisme
45:18qui, moi,
45:18me sidère toujours autant.
45:21J'espère
45:22que le travail
45:24des enquêteurs
45:24nous permettra
45:25de comprendre
45:26comment un individu
45:27a pu fabriquer,
45:30créer une bombe,
45:31la placer.
45:32En effet,
45:33il a dû rentrer
45:33dans le véhicule
45:34et surtout,
45:35faire de sorte
45:36à ce qu'il ne laisse
45:36strictement aucune trace.
45:38Je ne suis pas certain
45:41qu'on ait souvent
45:41l'occasion
45:42de pouvoir l'évoquer,
45:43mais on était vraiment
45:43dans le scénario
45:44d'un crime parfait.
45:45En l'occurrence,
45:46la parole des experts
45:47dans ce dossier
45:47est très importante.
45:48Vous confirmez,
45:49effectivement.
45:50C'est une certitude.
45:51Voilà.
45:51Au procès,
45:52évidemment.
45:52S'il y a procès,
45:53d'ailleurs,
45:55ce sera quelque chose
45:55qui sera évoqué.
45:56Les experts ont
45:57vraiment beaucoup
45:58de responsabilité
46:00dans cette histoire.
46:00Encore une question,
46:02Jean-Christophe Coubris.
46:04Lors de la première enquête,
46:05c'est-à-dire la voiture
46:06qui explose
46:06avec le grand-père
46:07et le petit-fils,
46:09pourquoi on n'a pas évoqué
46:11ces voisins dérangeants,
46:13etc.
46:13Pourquoi les enquêteurs,
46:14ils n'ont pas suivi,
46:15finalement,
46:16cette piste ?
46:17Ça paraissait trop fantaisiste ?
46:18Vous avez un grand-père
46:20qui était aimé
46:20par tout son village,
46:22qui était un ancien pompier,
46:23qui rendait service
46:24dès qu'il y avait
46:25un problème
46:25de nid de guêpe,
46:26de chat perché
46:27sur un arbre.
46:28C'est lui qu'on appelait.
46:29On n'a vu
46:30strictement aucun ennemi
46:32pour cette famille.
46:34On n'a pas perçu
46:34que ça pouvait être
46:35un crime.
46:37Et pourtant,
46:38il avait été évoqué
46:39à travers l'audition
46:40de certaines personnes
46:41le fait qu'il y avait
46:42tout de même
46:43ces voisins
46:44assez étranges
46:44par plusieurs individus.
46:46Donc,
46:47on peut,
46:48avec la lecture d'aujourd'hui,
46:49en tout cas,
46:50on peut y voir,
46:51et c'est bien plus simple.
46:51C'est plus simple, évidemment.
46:52On peut y voir déjà
46:53un début de conflit.
46:54Et puis, je vous rappelle,
46:55le figuier
46:56était déjà évoqué.
46:57Oui, c'est ça.
46:58Donc, il y avait ce clignotant
46:59qui était allumé,
47:00mais finalement,
47:01on ne l'a pas vu.
47:02Est-ce que vous estimez
47:04qu'il y aura un jour
47:04un procès ?
47:05Est-ce qu'on est prêt,
47:06effectivement,
47:08vous avez dit
47:08l'enquête est encore longue,
47:09mais de boucler l'affaire ?
47:11Est-ce que l'essentiel
47:11est fait, déjà ?
47:12Ou est-ce qu'il y a encore
47:13des actes à faire
47:14qui sont très importants ?
47:15Malheureusement,
47:15la justice est toujours longue
47:16dans ce genre de circonstances,
47:18mais pour cause,
47:19parce qu'il y avait,
47:20en effet,
47:20beaucoup de démarches
47:21à faire
47:22pour mettre en évidence
47:24les preuves nécessaires
47:25pour obtenir la condamnation
47:26de telle ou telle personne.
47:27J'ai espoir que d'ici quelques mois,
47:29nous puissions avoir
47:30une audience,
47:31mais je reste prudent.
47:32En revanche,
47:32je ne vois pas comment
47:33il n'y aurait pas un procès.
47:36Évidemment,
47:36on va suivre cette histoire.
47:37Gilbert Dalpan,
47:38dernière question pour vous,
47:40ancien maire du village
47:40de Saint-Loup-de-Nos,
47:41là où tout s'est passé,
47:42les habitants attendent
47:44ce procès
47:45dont parle
47:45Jean-Christophe Cougris.
47:47Ils attendent
47:48avec impatience ?
47:49Quand on a su
47:51qu'ils avaient trouvé
47:51vraiment l'auteur
47:52de ces choses-là,
47:53puis qu'ils étaient
47:54incarcérés,
47:55là,
47:55les gens poussaient
47:56un ouf de soulagement.
47:58Et là,
47:59maintenant,
47:59tout le monde attend
48:00un peu le verdict
48:02en espérant
48:02qu'ils soient vraiment
48:03condamnés
48:04pour longtemps
48:05et qu'ils ne reviennent
48:06pas dans le village.
48:06je crois.
48:09Merci Gilbert Dalpan,
48:11merci Maître Jean-Christophe
48:12Cougris d'avoir été
48:13aujourd'hui les invités
48:14de l'Origue Crime.
48:14Merci à l'équipe
48:15de l'émission,
48:16rédactrice en chef
48:17Justine Vigneault,
48:18préparation Romain Divares,
48:19Valentin Bardet,
48:20réalisation en direct
48:21Jonathan Griveaux.
48:22Puis,
48:22moi,
48:22je vous retrouve ce soir
48:23pour une soirée crime inédite,
48:2520h-22h,
48:26en direct sur RTL.
48:27Sommes-nous tous
48:28des criminels ?
48:29Ah,
48:29c'est une belle question
48:30qu'on va poser ce soir
48:31avec nos invités,
48:33dont Christophe Ondelat.
48:34Demain,
48:35dans l'heure du crime,
48:36c'est l'affaire
48:37Philippe Rivet,
48:38ce fils de bonne famille,
48:39accusé d'avoir tué un homme
48:41en déposant une bombe
48:42dans une administration
48:44à la bol,
48:45il visait un élu local.
48:46Lui,
48:46encore une affaire de bombe,
48:47c'est l'affaire
48:48Philippe Rivet,
48:49une haine explosive,
48:50demain à 14h,
48:51en direct sur RTL.
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