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  • il y a 7 heures
Regardez RTL Midi avec Amandine Bégot du 20 mai 2026.

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00:04RTL Midi, les auditeurs ont la parole, Amandine Bégaud
00:09Bonjour à tous et bienvenue dans RTL Midi, les auditeurs ont la parole, nous sommes ensemble jusqu'à 14h, 1h30
00:15d'infos, de décryptage et de témoignages car cette émission, vous le savez, c'est d'abord la vôtre, c
00:20'est vous qui la faites, comme chaque jour, vous avez la parole, vous réagissez, on vous attend dès à présent
00:26au 3210 mais aussi par SMS,
00:28vous envoyez votre message au 74 900, commençant par le mot Midi et puis bien sûr l'application RTL, vous
00:35cliquez sur l'onglet à laisser un message.
00:37A la une aujourd'hui ce drame à Toulon, une mère se suicide avec trois de ses enfants se jetant
00:42du 13ème étage de son immeuble, nous irons sur place dans un instant.
00:46A l'Assemblée Nationale, séance tendue autour de la nomination du futur gouverneur de la Banque de France, le candidat
00:52proposé par Emmanuel Macron était auditionné ce matin,
00:54il est loin de faire l'unanimité, ça vous fait d'ailleurs réagir au 3210, Gilles De Reims par exemple,
01:00vient de nous laisser ce message.
01:02Ah ben elle est belle la République macroniste, c'est la République des copains, des coquins et surtout des incompétents.
01:08Parce que je ne sais pas si Emmanuel Moulard, quel cursus professionnel il a, mais j'ai l'impression que
01:13c'est un vole pas haut qui va essayer de gérer
01:15et surtout de miner le terrain aux successeurs à Macron. Je suis dégoûté de ce qui se passe.
01:20Dans ce journal également, les pistes du gouvernement face à la hausse des prix du carburant, la crise de l
01:25'hôpital,
01:25nouvelle illustration aux urgences de Perpignan où il faut parfois actuellement patienter 20h, 20h pour voir un médecin.
01:33Et puis avis aux amateurs de deux chevaux, elle pourrait bien faire son grand retour, mais en version électrique.
01:38La météo avec vous Peggy Broch, bonjour Peggy.
01:41Bonjour Amandine, bonjour à tous.
01:42Et comme promis, ça y est, l'été arrive.
01:44Oui, alors progressivement, parce que c'est vrai qu'il reste encore pas mal de nuages sur le nord du
01:48pays avec quelques averses cet après-midi.
01:50Mais sur la moitié sud, on a de très belles éclaircies et surtout des températures en hausse.
01:54On revient enfin à des valeurs de saison.
01:56Et justement, va Peggy partir tout de suite pour Nice parce que c'est par là, vous le disiez à
02:01l'instant, qu'arrive l'été.
02:03Enfin, j'ai envie de dire.
02:05Marie Bonnetblanc vous retrouve sur place.
02:06Ça y est, les Niçois ont retrouvé un grand et beau ciel bleu et le sourire.
02:10Oui, Amandine, alors ici ce matin, on a troqué les blousons contre les t-shirts et les lunettes de soleil.
02:15Le beau temps est bel et bien de retour pour le plus grand plaisir de ces Niçois.
02:19Il fait beau, donc on en profite.
02:21Côté short et petit haut, léger.
02:24Ailleurs, c'est la pluie, mais à Nice, on a de la chance.
02:26On est en robe, ça remonte le moral.
02:28On pète de chaud.
02:29Je vais commencer à me déshabiller.
02:30Un bonheur aussi du côté des commerçants.
02:32Samé Marichère et avec le soleil, elle voit clairement la différence.
02:36Ses clients reviennent et son état le retrouve désert d'été.
02:39Les gens ressortent, ils sont très contents de retrouver le printemps.
02:42C'est sympa aussi la façon de manger.
02:43Donc on laisse les soupes, on passe au tomate.
02:45Le sourire est là, de retour aussi.
02:47On les sent détendus par rapport à l'hiver où ils sont pressés, ils ont froid, il pleut, il vente.
02:52Donc c'est vrai qu'on les sent mieux quand même, ça fait plaisir.
02:55Une météo qui donne envie de flâner à nouveau et de profiter des produits de saison.
02:59J'ai vu qu'il y a beaucoup de fruits nouveaux, abricots, cerises, ça donne envie.
03:03Les fruits de saison, il y a de très belles cerises, les petits pois, on est content.
03:07Comme vous le voyez, les pêches, les abricots, ça ne peut plus dire.
03:10À Nice, la chaleur va encore monter ces prochains jours avec jusqu'à 27 degrés attendus ce week-end.
03:16Marie Bonnetblanc à Nice pour RTL.
03:18Peggy, vous nous le confirmez, demain ce sera pour tout le monde.
03:20Soleil pour tout le monde et chaleur pour tout le monde.
03:22Météo complète à la fin du journée.
03:24Vous écoutez RTL midi, les auditeurs ont la parole.
03:29On en vient à ce drama à Toulon.
03:31Une mère de famille de 38 ans et trois de ses enfants en bas âge retrouvés morts au pied de
03:35leur immeuble.
03:36Un suicide, visiblement, d'après le procureur de la République, Étienne Baudu.
03:41Cette maman se serait jetée d'elle-même avec ses trois derniers enfants de 3, 4 et 6 ans du
03:4513e et dernier étage.
03:47Dans l'appartement, les quatre autres enfants plus âgés, eux, sont sains et saufs.
03:51Issus de deux unions, les enfants étaient scolarisés dans le quartier.
03:54La cité Poncaral est évidemment sous le choc.
03:57Ce matin, Yacine habite au premier étage de l'immeuble.
03:59C'est lui qui, le premier, a appelé les pompiers peu après 5h30.
04:02Une partie de ses enfants sont avec mes enfants en maternelle.
04:05Donc voilà, ça m'a choqué de voir les corps comme ça devant moi.
04:08Mais juste le bruit et tout, ça m'a traumatisé un peu.
04:11Ça m'a fait beaucoup de peine, surtout pour les enfants.
04:14Apparemment, on devait le retirer des enfants.
04:15Mais après, est-ce que c'était la totalité ou juste les trois derniers ?
04:18Dans tous les cas, c'est un acte qui ne devait pas avoir lieu.
04:21En tout cas, pas au niveau des gosses.
04:23C'est incompréhensible, ça.
04:25Alors de son côté, le procureur explique qu'aucun signalement
04:27concernant d'éventuelles difficultés sociales ou familiales
04:30n'était remonté jusqu'à présent.
04:32La maman aurait présenté récemment des symptômes psychiatriques et dépressifs.
04:37Luna, elle aussi maman de trois enfants, ne comprend pas ce geste.
04:40C'est une zone prioritaire et tout.
04:42C'est sûrement la pauvreté, les problèmes conjugaux,
04:46les accumulations de problèmes.
04:48Normalement, une maman, elle aime ses enfants.
04:50Elle ne peut pas réagir ainsi.
04:51Les enfants, ils restent neuf mois dans le sang-ventre et tout ça.
04:54C'est inexplicable.
04:57Loubna, qui se rendait, lorsque je l'ai croisé,
04:59à la cellule psychologique mise en place pour les habitants dans le centre social.
05:03En effet, cette affaire, elle fait froid dans le dos.
05:06On sent très bien, on entend très bien avec vous,
05:08Étienne Baudu, le choc, l'émotion dans ce quartier de Toulon.
05:12Merci à vous.
05:13A l'Assemblée nationale, débat tendu autour de la nomination du futur gouverneur de la Banque de France.
05:18Un poste clé, il faut le rappeler.
05:20Emmanuel Macron a proposé le nom de l'ancien secrétaire général de l'Elysée.
05:24Emmanuel Moulin auditionné ce matin.
05:27Et ce choix, il est loin de faire l'unanimité, Pauline Théveniot.
05:30Et non, c'est toujours la même question qui revient encore et encore.
05:34Sera-t-il vraiment indépendant vis-à-vis d'Emmanuel Macron,
05:37ancien directeur du Trésor, bras droit du président jusqu'au mois dernier ?
05:41Emmanuel Moulin fait ce serment d'entrée de jeu.
05:44Je me tiens donc devant vous en homme libre, en homme du service public,
05:47qui sert l'État depuis 30 ans,
05:48et qui s'engage à exercer ses fonctions en toute indépendance et toute impartialité,
05:54tant à l'égard du pouvoir exécutif que des intérêts privés.
05:57Mais ses opposants ne sont pas convaincus.
05:58Sa nomination est vue comme une nouvelle tentative de recasage
06:01de proche d'Emmanuel Macron.
06:03Éric Coquerel, président LFI de la Commission des Finances.
06:06Je suis opposé à votre nomination à la tête de la Banque de France,
06:09pas parce que vous êtes issu de ce qu'on appelle les cercles macronistes,
06:12mais bien parce que vous y avez exercé les plots de fonction
06:15et que vous venez de quitter vos fonctions à l'Elysée il y a moins d'un mois.
06:18Je l'ai déjà dit, je le répète,
06:19comme pour la Cour des comptes et le Conseil constitutionnel,
06:22je considère que c'est un cadenassage des institutions
06:25auxquelles nous devons, nous parlementaires, nous opposer.
06:29Alors les parlementaires votent à bulletin secret sur cette nomination.
06:32Il faut une majorité des 3 cinquièmes pour la rejeter.
06:35A priori, cela doit passer tout juste,
06:37notamment grâce à un accord de l'Elysée avec la droite sénatoriale.
06:40Mais l'incertitude plane jusqu'au bout.
06:42Pauline Théveniot à l'Assemblée nationale pour RTL.
06:45Et vous, qu'en pensez-vous ?
06:46Est-ce que ça vous choque qu'Emmanuel Macron place comme ça
06:48ses proches à des postes clés ?
06:50Ou est-ce que vous trouvez ça au contraire tout à fait normal ?
06:53Vous nous appelez 3210 pour réagir.
06:55On en débat dès 13h.
06:57Emmanuel Macron qui présidait ce matin le Conseil des ministres.
07:00Un conseil largement consacré à la flambée des prix du carburant.
07:04À la veille, bien sûr, de la conférence de presse
07:06et des annonces de Sébastien Lecornu.
07:08Écoutez, Maud Bréjon, à la sortie de ce Conseil des ministres,
07:10elle est la porte-parole du gouvernement.
07:12Être aux côtés des secteurs les plus en difficulté
07:15parce que derrière, ce sont des emplois
07:17et donc ce sont les salaires des Français.
07:18Et d'autre part, être aux côtés des Français les plus en difficulté,
07:22des Français les plus précaires qui roulent beaucoup.
07:24Nous avons ensuite fait le choix d'adapter mois après mois les dispositifs.
07:29Et donc demain, nous aurons l'occasion d'annoncer les dispositifs
07:33pour les semaines à venir à l'heure où, malheureusement, chacun le voit,
07:36le conflit s'enlise et les conséquences du conflit
07:40seront de toute évidence amenées à durer.
07:43Bonjour Julien Fautrin.
07:44Bonjour à tous.
07:45Le service politique de RTL révélait dès hier soir les premières pistes.
07:49Concrètement, à quoi faut-il s'attendre ?
07:50Eh bien, il y en a deux des pistes.
07:52Le gouvernement réfléchit d'abord à allonger la liste des professions,
07:56des secteurs d'activité qui peuvent bénéficier d'un coup de pouce.
07:59On va combler les trous dans la raquette, confie un conseiller.
08:03Deuxième piste, encourager le versement d'une prévention.
08:06Une prime style prime Macron.
08:08En gros, une prime exonérée de charges qui s'adresserait aux salariés les plus précaires
08:12et obligés de prendre le volant pour aller travailler.
08:14L'idée, ce serait alors de faire participer les entreprises à cet effort.
08:19Toutes ces pistes, elles seront tranchées demain après-midi.
08:22Une dernière réunion est prévue avec Sébastien Lecornu
08:25et autour de lui les ministres concernés avant la conférence de presse de demain soir.
08:29Julien Fautrin du service politique de RTL.
08:32Édouard Philippe, lui, se dit prêt à répondre à toutes les questions de la justice
08:37après l'ouverture d'une information judiciaire le concernant un soupçon de détournement de fonds publics.
08:42Bonjour Sophie Nemeier.
08:43Bonjour.
08:44Cette affaire, elle n'est pas nouvelle.
08:45Elle remonte au mois de septembre 2023.
08:47Oui, c'est une hôte fonctionnaire qui signale l'effet au parquet national financier.
08:52Il y a trois ans, elle vient alors de passer plusieurs années en tant que directrice générale adjointe à la
08:56communauté urbaine du Havre
08:58et pour elle, le conflit d'intérêts semble évident dans la gestion de la cité numérique de la Porte Océane.
09:04Cette femme préfère garder l'anonymat.
09:06Elle dit avoir été écartée et harcelée après son signalement au PNF.
09:10Ce que l'on sait, c'est qu'elle est née en Allemagne.
09:12Elle arrive en France à 22 ans pour ses études.
09:14La Sorbonne, puis l'ENA.
09:17Dans la même promotion qu'Emmanuel Macron, la promo sangore, naturalisée française.
09:22Elle passe notamment cinq ans à la communauté de l'agglomération urbaine de Pau en tant que cadre
09:27avant donc de rejoindre le Havre puis d'être évincée.
09:30Aujourd'hui, elle occupe toujours un poste de haut fonctionnaire à Paris.
09:33Le défenseur des droits lui a reconnu début 2025 le statut protégé de lanceuse d'alerte.
09:38Un statut contesté par Édouard Philippe.
09:40Le candidat à la présidentielle conteste d'ailleurs tout favoritisme ou détournement de fonds publics.
09:44Et dans cette affaire, juste d'un mot, on rappelle que pour l'instant, il y a eu des perquisitions
09:48mais aucune audition, pas de garde à vue ni rien.
09:50Pas pour le moment.
09:51Merci beaucoup Sophie Neumeyer.
09:53Le maire de Paris lui appelle Patrick Bruel à mettre entre parenthèses sa carrière
09:57le temps de laisser agir la justice.
10:00Interrogé sur une éventuelle demande d'interdiction de son concert prévue au Zénith à Paris
10:04comme ça a été le cas pour trois dates annulées à Québec.
10:07Emmanuel Grégoire assure que cela ne relève pas de sa compétence, qu'il ne formulera
10:11aucune demande au préfet.
10:13Je pense qu'il doit les annuler lui-même.
10:18Fin de citation.
10:19On vous en parlait dès ce matin sur RTL.
10:21Les députés pointent du doigt des lacunes de l'État et des industriels dans l'affaire
10:25des laits infantiles contaminés.
10:27C'est la conclusion d'un rapport parlementaire qui a été présenté hier soir.
10:31Bonjour Agathe Landais.
10:32Bonjour à tous.
10:32Qu'en disent les familles des victimes ? J'imagine qu'elles sont satisfaites.
10:36Oui car ce rapport non seulement conclut que les industriels Nestlé, Lactalis ou Bledina
10:40n'ont pas respecté le principe de précaution, qu'ils ont trop tardé avant d'informer
10:45les autorités du risque sanitaire.
10:47Mais en plus, une grande partie de ce rapport pointe des errements dans la communication
10:51de l'État avec des informations qui arrivent au compte-gouttes, des rappels de différents
10:56lots qui tombent tous les jours et résultat beaucoup d'anxiété du côté des familles.
11:00Maître Nathalie Goutaland est l'avocate du collectif Intoxalim qui représente une
11:05cinquantaine de familles de victimes.
11:07Ce qui ressort du rapport et qui est très positif, c'est qu'on reconnaît la lenteur
11:11de la gestion des alertes.
11:13Il y a une forme de reconnaissance du vécu des familles du fait du manque d'informations.
11:16Pour eux, c'est une très bonne chose.
11:18On reconnaît aussi et on emploie pour la première fois le terme de crise sanitaire.
11:22Et puis, on a beaucoup d'éléments qui montrent que la surveillance qui a été mise en
11:25place par les industriels, elle est critiquée.
11:27Ce rapport parlementaire apporte donc des arguments supplémentaires à ce collectif
11:31qui a déposé une plainte pénale auprès du parquet de Paris pour mise en danger de
11:35la vie d'autrui.
11:36L'enquête préliminaire est toujours en cours.
11:38Cette avocate réclame qu'un juge d'instruction soit nommé, ce qui permettrait d'aller encore
11:43plus loin dans les investigations.
11:44Agathe Landais, spécialiste santé ici à RTL.
11:47Merci à vous Agathe de Santé.
11:48On va continuer à en parler dans un tout petit instant avec cette crise qui secoue
11:52l'hôpital.
11:53On vous en parle souvent.
11:54On ira à Perpignan où il faut actuellement attendre parfois jusqu'à 20 heures aux urgences
11:58pour voir un médecin.
11:59Et puis, on recevra le journaliste Nicolas Béraud.
12:01Il publie une enquête passionnante.
12:03Urgence vitale selon lui.
12:05L'hôpital n'est pas loin d'être en phase terminale.
12:08A tout de suite.
12:11Vous souhaitez nous contacter ? Appelez-nous au 3210.
12:1450 centimes la minute.
12:17Amandine Bégaud.
12:18RTL midi.
12:19Les auditeurs ont la parole.
12:21Il est 12h45 sur RTL.
12:22On part pour Perpignan où le plan hôpital en tension a été déclenché depuis près
12:27d'un mois maintenant.
12:28C'est la première étape du plan blanc pour faire face à un afflux de patients
12:31inhabituel qui est lié là-bas à la grève de deux cliniques privées.
12:35Rémi Vallès, vous vous êtes rendu sur place aux urgences.
12:38où il faut parfois attendre jusqu'à 20h actuellement pour voir un médecin.
12:42Dans la salle d'attente, plusieurs dizaines de personnes patientent pour être prises
12:46en charge.
12:46Brigitte, 64 ans, elle, sort tout juste des urgences après près de 20h d'attente.
12:51Ils arrivent le matin, ils passent le lendemain.
12:54Je n'ai jamais vu ça.
12:55Ça ressemble beaucoup à Dr.
12:56House.
12:56Dr.
12:57House, c'est très anatomique.
12:58C'est très long et ils s'en foutent, ils rigolent entre eux.
13:01Ce n'est pas sérieux.
13:02Une scène malheureusement banale dans ce CHU de Millie.
13:05Aujourd'hui, on est au point de rupture.
13:06François Sanchez est secrétaire de force ouvrière au CHU de Perpignan qui a déclenché
13:10le plan hôpital en tension, le premier niveau du plan blanc.
13:13Le directeur d'établissement est obligé de rappeler les agents qui sont payés en
13:16heures supplémentaires.
13:17On arrive aux limites structurelles de l'hôpital.
13:20On commence à avoir les souffrances de l'activité d'été mais on est à peine au printemps.
13:25Aujourd'hui, il y a autant de temps la nuit que le jour.
13:27Donc, il n'y a pas de temps de repos.
13:29Ça met tout le monde en difficulté.
13:30Donc, il y a de grosses pertes de chances pour les patients.
13:32Et sur le tableau de service des urgences de Perpignan, on compte 25 médecins actifs
13:37contre les 45 urgentistes prévus en théorie.
13:40À Perpignan, le reportage pour RTL de Rémy Vallès.
13:43Bonjour Nicolas Béraud.
13:44Bonjour.
13:44Et merci beaucoup d'être l'invité d'RTL Midi.
13:46Vous êtes journaliste au Parisien, chef de service adjoint en charge notamment des
13:49questions de santé.
13:50Et vous publiez ce livre, Urgence Vitale, une grande enquête sur l'hôpital.
13:55Ça sort aujourd'hui, c'est publié chez Flammarion.
13:58Des histoires comme celle de Perpignan qu'on vient d'entendre, il y en a plein
14:02ventre libre.
14:02Et vous évoquez notamment, et c'est ce qui m'a frappé, un système à bout de souffle
14:06quasi même en phase terminale.
14:08Oui, c'est pour ça qu'il est urgent de venir à bout de l'hôpital public.
14:11Moi, ce qui m'a beaucoup frappé, c'est d'avoir découvert, d'avoir constaté
14:15à force d'échanger avec des gens très divers et d'aller dans des hôpitaux, à quel
14:19point en fait, l'inacceptable était devenu banal, était devenu la norme, était
14:23devenu accepté, intériorisé par tous.
14:25Les médecins, les soignants sont tous dévoués à l'hôpital public, mais ils
14:28travaillent dans des conditions vraiment extrêmement dégradées, mais ils en parlent
14:32comme si c'était devenu normal quelque part.
14:34Et je trouve que c'est extrêmement frappant.
14:35Là, on parlait des urgences qui sont surchargées, notamment parce qu'il y a des soucis avec
14:41les cliniques privées, mais moi, ce que j'ai découvert, c'est aussi que les urgences
14:43sont le réceptacle de plein de patients qui n'auraient rien à y faire là.
14:47Des patients SDF, des patients alcoolisés, ce qu'on appelle des bêtes bloqueurs, parce
14:50qu'ils bloquent des lits, j'en ai vu dans des services d'urgence.
14:53Donc, en fait, c'est l'hôpital, la crise de l'hôpital n'est qu'un maillon de
14:56celles plus larges du système de santé, mais c'est l'hôpital qui est en bout de
14:59chaîne, comme c'est un petit peu un bien commun, c'est la porte d'entrée la plus
15:02facile, comme disent les médecins, c'est la seule lumière à allumer la nuit pour
15:07les gens qui n'ont rien, exactement.
15:08Donc, les gens vont là quand ils n'ont pas d'autres endroits où aller et c'est
15:11l'hôpital qui en paye les pots cassés.
15:13Il y a un mot qui revient régulièrement dans votre livre, c'est le mot de maltraitance.
15:16Hôpital qui maltraite ses soignants, avec de vrais risques, bien sûr, pour les patients.
15:21Je pense notamment à ce neurochirurgien de Rennes, en charge d'une patiente victime d'un
15:26AVC massif.
15:27Oui, il a raconté qu'il était tellement épuisé, parce qu'il avait des journées
15:30d'enfer, des semaines d'enfer, qu'il n'a pas pris en charge cette patiente comme il
15:34fallait et ça a pu conduire à un drame.
15:35Il y a un mot qui revient beaucoup, en tout cas que j'ai tâché de décrire dans mon
15:39enquête, c'est le mot, l'expression EIG ou EIGS, événements indésirables graves.
15:45Ce sont des événements indésirables qui surviennent à l'hôpital.
15:48Officiellement, on en décompte 5 000, mais dans la réalité, il y en aurait entre 160
15:53000 et plus de 300 000.
15:54Ce sont des événements graves qui mettent en jeu le pronostic vital des patients, qui
16:00ne sont pas forcément dues aux conditions de travail des soignants, ça peut être une
16:03erreur personnelle, mais les conditions de travail dégradées accentuent le risque
16:07d'événements indésirables graves, et avec des conséquences parfois dramatiques pour
16:10des malades.
16:11Il y a des gens aujourd'hui qui meurent à l'hôpital qui ne devraient pas mourir ?
16:14Il y a des... tout à fait, il y a de nombreux soignants disent ça, notamment aux urgences.
16:18Il y a une étude, ça a été documenté, qui montrait que quand on passe une nuit sur
16:21un pancart aux urgences, qui est quand même relativement fréquent, et surtout c'est plus
16:25fréquent qu'à une période, il y a un risque accru de mortalité chez des personnes
16:28âgées, et les patients, s'ils restent aux urgences, c'est notamment parce qu'il n'y a pas
16:31assez de place dans les hôpitaux, dans les services conventionnels pour les prendre
16:35en charge, ça m'a été décrit par de nombreux médecins, donc il peut y avoir la tentation
16:39de faire sortir plus rapidement des gens pour libérer des lits, mais peut-être qu'on
16:42les fait sortir trop vite, donc ils vont revenir après, c'est un cercle vicieux qui s'enclenche.
16:46Et on comprend aussi très bien dans votre livre la détresse de certains patients, je
16:49pense au témoignage d'Adèle, jeune spécialiste en médecine interne, qui un matin sur son vélo
16:54se dit, si je tombe et je me casse la jambe, j'aurai six semaines d'arrêt, ce serait
16:57génial.
16:58On en est là ?
16:59Oui, parfois, les soignants, les médecins sont tellement à bout qu'ils en viennent
17:03à, comme ça, elle, qui est une jeune interne, qui est hyper brillante, qui a vraiment tout
17:09pour elle, elle reste dans le public parce qu'elle est attachée au service public, mais
17:13elle me dit, si je refais un burn-out, je claque la porte et je pars dans le privé
17:17ou je pars faire autre chose.
17:17Il y a beaucoup de soignants de médecins qui partent dans le privé, certains restent
17:22dans le public parce qu'ils sont toujours attachés à l'esprit d'équipe, etc., mais
17:25il y a une, depuis le Covid notamment, ça a été accéléré, il y a de plus en plus
17:28de départs et il faut absolument redonner envie aux gens de venir bosser à l'hôpital
17:32parce que sinon, la crise qu'on a aujourd'hui, elle risque de s'accentuer.
17:36Et chez les infirmiers hospitaliers formés entre 2005 et 2009, vous vous rappelez qu'un
17:41sur deux a quitté l'hôpital ou changé de métier après dix ans de carrière.
17:45On comprend bien l'urgence, vous le rappelez, ce sera l'un des enjeux de la présidentielle
17:49sans aucun autre, en tout cas, ça fait vraiment partie des priorités des électeurs.
17:54Concrètement, au-delà de revaloriser les salaires, attirer des professionnels, comment
18:00peut-on soigner notre hôpital ?
18:02Soigner l'hôpital, ça passe aussi par soigner le système de santé parce que l'hôpital
18:06n'est qu'un maillon du système de santé.
18:08Pourquoi, par exemple, concrètement, il y a autant de patients qui vont aux urgences ?
18:11C'est notamment dans les territoires ruraux parce que c'est des patients qui n'ont
18:14plus accès facilement à des maisons de santé, à des médecins généralistes, etc.
18:16Donc c'est travailler sur l'accès aux soins de façon plus large.
18:19Il y a un gros travail à faire sur la prévention également.
18:22La prévention, parce que la meilleure façon de ne pas avoir besoin d'aller à l'hôpital,
18:25c'est de ne pas tomber malade, évidemment.
18:27Et puis pour revenir à l'hôpital pur, je le disais, redonner envie aux gens de venir
18:31travailler à l'hôpital, c'est les salaires, mais c'est aussi les temps de travail, etc.
18:34Mettre fin à des pratiques, dont certaines que je décris aussi dans mon livre, parce
18:39qu'il y a des pratiques humiliantes, d'agression, de harcèlement, qui sont aujourd'hui
18:44beaucoup plus dénoncées qu'elles l'étaient à une époque, mais qui perdurent dans
18:47certains services.
18:49Il y a différents cas, entre guillemets, qu'on décrit dans le livre et ça entraîne
18:53des conditions de travail dégradées, une qualité de vie au travail dégradée.
18:56Ça ne donne pas envie aux gens de rester travailler dans ces services-là.
18:59Et souvent, et c'est ça le pire, c'est que les patients peuvent en payer les conséquences
19:03en bout de chaîne.
19:03Merci beaucoup Nicolas Béraud.
19:05Je rappelle le titre de ce livre, Urgence vitale, publié chez Flammarion.
19:09Ça sort aujourd'hui et vous allez rester avec nous parce que vous avez accepté d'échanger
19:14avec les auditeurs sur ce sujet qui leur tient, je sais, beaucoup à cœur.
19:20C'est un sujet qu'on évoque très régulièrement dans les auditeurs, on la parole.
19:24Si ces mots que vous avez entendus à l'instant vous parlent, un hôpital quasi en phase terminale,
19:29par exemple, que vous soyez médecin, infirmier ou patient, appelez-nous, 3210, racontez-nous
19:33comment au quotidien, vous, vous constatez cette crise de l'hôpital.
19:36On attend vos témoignages et on y revient bien sûr dès 13h.
19:40Toujours à propos de santé, une nouvelle conférence de presse ce matin de l'OMS sur le virus Ebola.
19:45L'Organisation Mondiale de la Santé évoque un risque épidémique élevé, mais pas au niveau mondial,
19:51Gauthier de Lombugard.
19:52Oui, l'épidémie ne répond pas aux critères d'une urgence pandémique, affirme l'OMS.
19:56Le risque est donc faible au niveau mondial.
19:58Il est en revanche élevé au niveau régional.
20:01L'organisation a fait un point ce matin sur le nombre de cas détectés.
20:0451 confirmés en République démocratique du Congo, 2 en Ouganda.
20:09Et puis, un médecin américain en mission humanitaire en RDC a été testé positif,
20:14puis transféré en Allemagne pour être soigné dans un hôpital de Berlin.
20:17Le directeur de l'OMS, Tedros Ghebreyesus, craint désormais une propagation majeure du virus Ebola
20:24dans cette région d'Afrique centrale.
20:27On recense près de 600 cas suspects, 139 décès suspects.
20:31On s'attend à ce que ces chiffres continuent d'augmenter, d'abord parce que le virus a circulé
20:36pendant plusieurs mois avant que l'épidémie ne soit détectée.
20:39Ensuite, l'épidémie s'étend dans des zones densément peuplées avec d'importants déplacements de population.
20:44La guerre a récemment obligé 100 000 personnes à fuir.
20:48Enfin, cette épidémie est causée par une souche du virus Ebola pour laquelle il n'existe aucun vaccin ni traitement
20:54approuvé.
20:56L'OMS a déployé ses équipes sur le terrain.
20:59Une priorité désormais, briser la chaîne de transmission avec le traçage des cas contacts,
21:03l'isolement et la prise en charge de tous les cas suspects est confirmé.
21:07Merci à vous, Gauthier Delon-Bugard.
21:11RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
21:13Petit rappel, si vous habitez dans les départements numérotés entre 1 et 19,
21:18les départements entre l'1 et la Corrèze, vous avez jusqu'à demain minuit pour remplir votre déclaration de revenu
21:24en ligne.
21:25Sachez par ailleurs que les experts comptables vous proposent de répondre gratuitement à toutes vos questions,
21:29de vous aider.
21:31Pour cela, un numéro vert a été mis en place.
21:33Il s'agit du 08000 65432 08000 65432
21:42Et puis, je vous le disais, Stellantis va ressusciter la célèbre 2 chevaux.
21:47Le constructeur devrait présenter demain une version électrique de cette voiture mythique.
21:51Ce n'est pas la première fois qu'un modèle historique est remis au goût du jour.
21:55Je pense notamment à la R5 ou encore à la Fiat 500.
21:58Bonjour Flora Granchette.
21:59Bonjour Amandine.
22:00Cette nouvelle est plutôt bienvenue, je crois, chez les fans de la Dodeche.
22:03Oui, dès qu'on évoque la Dodeche, ça fait tout de suite sourire ses phares qui louchent, sa carrosserie cabossée.
22:09Elle s'est même invitée au cinéma dans le gendarme à Saint-Tropez.
22:11Des gravillons, des gravillons !
22:16Vous disiez mon fils ?
22:18Je disais ma mère qu'il y avait des gravillons.
22:22Alors, désormais, la 2 chevaux fera beaucoup moins de bruit en passant à l'électrique.
22:25Mais pour Sébastien, ce n'est pas le plus important.
22:27Il faut surtout que le design de la voiture reste identique.
22:30La forme, les tractions, le siège arrière et tout, je ne sais pas.
22:33J'avais l'impression qu'on voyait la route différemment dans une 2 chevaux.
22:36On était un peu au-dessus de la route, en même temps, c'était un peu arrondi.
22:38Le quadragénaire est même prêt à passer son permis pour conduire cette nouvelle 2 chevaux.
22:42Mais attention !
22:43Il faut que ce soit un peu inconfortable, sinon ça ne marchera pas.
22:46Dès qu'il y avait un Dodec, on s'envolait un peu.
22:48Peut-être que c'était des voitures de l'époque.
22:50Aude est plus sceptique.
22:51La 2 chevaux, pour elle, c'est la route des vacances avec sa grand-mère à rebondir sur le siège
22:55passager.
22:55Une nouvelle version électrique qu'elle ne comprend pas trop l'intérêt.
22:58Moi, je trouve que c'est sympa de garder ce côté un peu authentique d'autrefois,
23:03qui ne va pas très vite, qu'on n'utilise pas non plus tous les jours.
23:06Donc, je ne pense pas forcément qu'on ait besoin d'avoir de l'électrique sur une 2 chevaux.
23:09Mais Aude le reconnaît, elle a quand même hâte de découvrir demain à quoi ressemblera cette future 2 chevaux.
23:14Merci beaucoup, Flora.
23:16Grandchette, et vous, qu'en pensez-vous ?
23:18Est-ce que vous seriez prêts à acheter une 2 chevaux électrique ?
23:20Appelez-nous 3210 pour réagir.
23:22Et puis plus largement, racontez-nous vos souvenirs en 2 chevaux.
23:25Pourquoi, d'après vous, cette voiture est-elle si mythique ?
23:28Là encore, j'attends vos témoignages au 3210.
23:31La météo avec vous, ma chère Peggy.
23:34Ça va être de mieux en mieux.
23:35Pour cet après-midi, ce n'est encore pas non plus l'été l'été.
23:39Exactement, c'est progressif, cette amélioration.
23:41C'est surtout dans le sud, qu'on a du beau soleil,
23:43notamment entre le sud de l'Aquitaine et la Méditerranée.
23:46Sur toute la moitié sud, on a de belles éclaircies.
23:49Et puis au nord, on a un peu plus de nuages, surtout au nord de la Seine,
23:52avec encore quelques averses possibles cet après-midi
23:56entre le Grand Est et l'Île-de-France.
23:58Et puis quelques averses sur les reliefs des Pyrénées et des Alpes.
24:00Et les températures sont en hausse.
24:02On retrouve enfin des valeurs de saison.
24:0417 à Cherbourg cet après-midi, 18 à Brest et Lille,
24:0719 à Metz, 21 à Paris comme à Strasbourg,
24:0923 à Limoges et Bastia,
24:1124 à Bordeaux, Lyon, Toulon et Biarritz,
24:1425 à Toulouse, 26 à Montpellier
24:16et 28 degrés maximales à Perpignan, Marseille et Nîmes.
24:20Pas mal quand même.
24:21Et demain, ce sera encore mieux.
24:23Ça, vous allez nous détailler dans un instant.
24:25Dans un instant également, vous avez la parole.
24:27Comme chaque jour sur RTL, on parle de l'hôpital, urgence vitale.
24:30C'est le titre du livre de Nicolas Béraud qui reste avec nous.
24:34Que vous soyez patient ou soignant, appelez-nous pour nous raconter votre quotidien à l'hôpital.
24:39On vous attend en 3210.
24:41A tout de suite.
24:46Bonne journée sur RTL.
24:54RTL, votre radio.
24:55RTL, votre radio.
24:56– Sous-titrage FR 2021
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