- il y a 6 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 20 mars 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et elle a eu la disparition d'une figure chère, des grosses têtes, on a appris il y a quelques
00:15minutes la disparition d'Isabelle Mergaud, décédée ce matin à Neuilly,
00:20à des suites d'un cancer contre lequel elle se battait courageusement depuis plusieurs mois, c'est ce qu'annonce
00:24sa famille et ses proches.
00:27Isabelle Mergaud, actrice, réalisatrice, humoriste aussi, on connaît tous sa voix, vous pouvez bien sûr lui rendre hommage en nous
00:37appelant au 30 de 10,
00:38on va lui consacrer une large part des auditeurs ont la parole, et puis je vous signale d'ores et
00:42déjà une émission spéciale des grosses têtes,
00:45lundi entre 15h30 et 18h, toute l'équipe des grosses têtes qui sera là pour lui rendre un dernier hommage,
00:51Isabelle Mergaud avait 67 ans,
00:53dans l'actualité également, bien sûr, toujours le Moyen-Orient, 21ème jour de frappe en Iran, et Israël continue d
01:00'éliminer les têtes du régime,
01:01un dernier en date, le porte-parole des gardiens de la révolution qui a été tué ce matin.
01:06Et puis dernières heures de campagne avant le second tour des municipales, c'est dimanche, je vous le rappelle, les
01:10candidats ont jusqu'à ce soir,
01:1218h pour convaincre, après ce sera Silence Radio.
01:16La météo avec vous Valérie, très belle journée aujourd'hui, doux, ensoleillé, dites-nous que ça va continuer ce week
01:23-end.
01:23Alors ça continue, mais pas forcément pour tout le monde, déjà demain après-midi, ça va commencer à tourner à
01:27l'orage en montagne,
01:28dans les Vosges, dans les Alpes, vers le Massif Central ou encore la montagne Corse, alors sous la forme de
01:33quelques averses,
01:34et puis on aura un soleil peut-être un petit peu moins éclatant qu'aujourd'hui au nord de la
01:37Seine,
01:38mais enfin c'est vraiment encore une fois du chipotage, ça reste une très belle journée, d'autant qu'il
01:41fera encore très très doux.
01:42Dimanche, l'instabilité orageuse va se confirmer dans le sud-est, alors là pour le coup ce sera franchement assez
01:47chargé,
01:47depuis le Jura jusqu'aux portes de la Méditerranée, ça va déborder un petit peu à l'arrière forcément,
01:52en remontant jusqu'aux portes de la Bourgogne, ça restera pas mal, des Hauts-de-France, au bassin parisien,
01:57et sur toute la façade ouest, encore une fois on aura un mélange de gris bleu, mais l'impression générale
02:01sera bonne,
02:01d'autant qu'il fera encore très très doux, des températures qui vont amorcer la descente au milieu de la
02:06semaine prochaine.
02:07Vous pouvez encore miser sur lundi et mardi, ça se gâte vraiment mercredi.
02:10Voilà, on n'en a pas fini avec le froid, c'est ce que vous me disiez, toute l'heure
02:12en antenne,
02:13on va de nouveau ressortir les doudounes d'ici quelques jours.
02:17Ne les rangez pas ce week-end, faites pas de ménage de printemps, c'est pas un peu trop tôt.
02:21Merci beaucoup Valérie.
02:22Rénouvez-vous.
02:24Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:28Amandine Bégaud sur RTL.
02:30Bonjour RTL, vos auditeurs.
02:32Notre président engage la France pour sécuriser le détroit d'Hormouz.
02:37Il faut bien admettre que dans tous les domaines, notre président s'est contredit.
02:41Mais au fait, quel moyen maritime aurait la France pour sécuriser le détroit d'Hormouz ?
02:46Quel bâtiment de guerre ?
02:48Porte l'avion Charles de Gaulle ?
02:49Fregate ?
02:50On évoque, vous l'aurez compris, la question de la sécurisation du détroit d'Hormouz.
02:56Un détroit ô combien stratégique ?
02:58Est-ce qu'on le redécouvre, j'ai presque envie de dire, depuis le début de cette guerre au Moyen
03:04-Orient ?
03:05Et on en parle avec le vice-amiral Michel Olagaraï qui est resté avec nous.
03:09Merci beaucoup d'être resté avec nous.
03:11Vous allez échanger avec les auditeurs.
03:13Juste, je reviens sur le répondeur qu'on vient d'entendre, vice-amiral.
03:15La France ne s'engage pas dans la sécurisation de ce détroit.
03:20Elle se dit prête ?
03:21Elle se dit prête et la sécurisation, ce sera après que les combats chauds seront achevés
03:27et qu'il y aura donc vraisemblablement un accord entre les bits divers belligérants.
03:31Donc, pour l'instant, il n'est question que d'une espèce d'engagement à long terme, un peu politique.
03:37Il faut bien l'avouer, puisque quand même, les Européens avaient un peu écarté,
03:42pas négligemment, mais après mûre réflexion, la demande du président Trump tout à fait surprenante
03:47de venir l'aider dans ces combats.
03:49Donc, en fait, ils lui disent oui, mais une fois que ce sera terminé.
03:51Mais politiquement, c'est important.
03:53C'est important.
03:54Donc, le geste important, politique, est peut-être le plus important.
03:57Bonjour Olivier.
03:58Oui, bonjour Amandine.
04:00Bonjour vice-amiral.
04:01Oui, moi je dis que, de toute façon, maintenant, il y a la moitié du travail de fait pour nous,
04:06puisqu'on a déjà le porteur Charles de Gaulle et puis la flotte qui est en Méditerranée.
04:10Donc, je pense que notre président n'a peut-être pas fait descendre tout ce beau monde
04:15dans la Méditerranée pour rien.
04:16Donc, il serait quand même pas mal d'aller au bout de la chose.
04:20Surtout que le problème numéro un, ça va devenir économiquement au niveau pétrole-gaz.
04:25Mais c'est tout qui va s'en suivre.
04:28Tous les prix vont en prendre un coup.
04:32Et puis, là où ça fait peur, c'est quand j'entends un vice-amiral qui nous dit
04:35que ça risque de demander des mois, mais ça risque d'être sérieusement problématique.
04:40C'est ça, moi, qui me fais un peu peur.
04:42D'ailleurs, j'aurais une question.
04:43Allez-y, parce que, et moi, j'ai plein de questions suite à ce que vous venez de dire.
04:46Mais allez-y.
04:47Voilà, oui, justement, bon, peut-être qu'il est, c'est pas peut-être dans ses petits papiers,
04:51mais est-ce qu'il ne pense pas qu'il y a un moment, il va falloir quand même, sur
04:55le terrain,
04:57franchement, avoir se déployer physiquement pour aller justement constater
05:01par rapport au problème d'uranium ?
05:04Parce que, quelque part, ça, c'est un point de départ.
05:06Et on n'en entend plus trop parler.
05:08Donc là, c'est pas sur le Détroit.
05:10En fait, vous dites, est-ce qu'il faut des petits possibles ?
05:11Oui, enfin, le Détroit, j'aurais tendance à dire, il y a le Détroit.
05:14Et puis après, il y a vraiment la problématique aussi de l'uranium.
05:18Parce que, quelque part, tout ça, ça a été déclenché, pas que pour ça,
05:22mais il y avait quand même aussi cette problématique d'uranium.
05:25Donc, savoir s'il y a un moment, il ne va pas falloir non plus,
05:28je ne vais pas être un vat en guerre, mais obligé d'y aller physiquement,
05:31parce que les bombardements, c'est une chose,
05:34mais après, il faut aller constater, j'aurais tendance à dire, les résultats.
05:36Alors, Olivier, il y a plein de questions.
05:38On va essayer d'être et pédagogique, et simple et rapide aussi,
05:42parce que vous êtes nombreux à vouloir poser des questions au vice-amiral.
05:46D'abord, vice-amiral, sur une intervention terrestre,
05:49donc qui serait américaine ou israélienne, si je comprends ce que veut dire Olivier,
05:54ça c'est envisageable, on l'entend dans la presse américaine régulièrement ces dernières semaines, mais...
05:59Oui, on entend beaucoup de bruits de bottes, mais des bruits un peu étouffés.
06:03Parce que le président Trump, bien sûr, a des bottes,
06:08il les manie de temps en temps, il avance, il recule, et on ne sait pas très bien,
06:11je ne voudrais pas être un militaire américain actuellement,
06:14pour obéir aux ordres erratiques de ce président-là.
06:16C'est quand même sa guerre, avant tout, et en répondant à vous, monsieur l'auditeur,
06:23c'est que c'est la guerre des Etats-Unis, ce sont eux qui l'ont déclenché avec Israël,
06:28ils n'ont absolument pas consulté les alliés que nous sommes,
06:32et puis, à un certain moment, ils nous appellent au secours, ils nous appellent à l'aide.
06:35Donc, il faut bien voir que la prudence des Européens,
06:39qui ne s'engageront certainement pas tant que la guerre sera chaude,
06:42parce que nous n'avons pas les moyens,
06:44mais surtout, parce que nous ne savons pas comment dealer, si vous voulez,
06:49avec ce président un peu instable et erratique.
06:52Moi, j'ai deux petites questions par rapport à ce que disait Olivier.
06:56D'abord, le Charles de Gaulle, effectivement, qui est déployé sur Zod, en tout cas en Méditerranée,
07:01est-ce qu'il peut, à un moment ou à un autre, plus tard, on l'a bien compris,
07:05servir à ça ou pas du tout ?
07:07Alors, un porte-avions, un groupe porte-avions,
07:10c'est à la fois un instrument de guerre,
07:12mais c'est aussi un instrument de grand geste politique.
07:15Pour l'instant, il est déployé en Méditerranée orientale,
07:18en soutien de tout ce qui se passe autour d'Israël et du Liban.
07:21Nous avons une attention, la France peut toujours porter une attention particulière au Liban,
07:25pour des raisons historiques que nous connaissons, bien sûr.
07:28Et donc, ce groupe-là est stationné dans cette zone,
07:32parce que ça ne l'engage pas non plus dans l'océan indien,
07:36en soutien ou en spectateur de ces combats-là.
07:40C'est politiquement, il n'a pas franchi le canal de Suez,
07:43et à ma connaissance, il n'en est pas question.
07:45Et d'un point de vue opérationnel, il pourrait participer à l'opération de sécurisation
07:49si un jour elle a lieu du Détroit d'Hormuz, ou ça ne fait pas partie de ces...
07:55Il pourrait.
07:55Oui, il pourrait.
07:56Il pourrait, un groupe aéronaval a été déployé dans cette zone il y a de nombreuses années,
08:00donc il pourrait le faire, mais certainement pas pour agresser, pour frapper l'Iran.
08:04Certainement pas.
08:05Mais en revanche, pour protéger encore mieux les pays avec lesquels nous avons des accords de défense,
08:09et tout particulièrement les Émirats arabes unis,
08:11là, oui, parce que nous avons un outil, nous avons des accords de défense,
08:15et la France met en application ces accords de défense par des gestes véritables et des gestes opérationnels.
08:21Ce qui n'est pas le cas de tout le monde.
08:22Nous respectons notre parole, il n'est pas certain que les Etats-Unis respectent toutes leurs paroles
08:26et protègent efficacement leurs affidés.
08:28Merci beaucoup Olivier pour votre appel, on va accueillir.
08:31Philippe, bonjour Philippe.
08:32Bonjour, bonjour Amiral.
08:34Vous nous appelez d'où Philippe ?
08:36Du centre de la France, Bourges.
08:37Qu'est-ce que vous vouliez dire, éventuellement poser une question, je ne sais pas, dites-moi.
08:42Ou bien, je pense qu'il faut garder le débat assez élevé, on parle quand même de la France,
08:47on parle de la voie de la France.
08:49Cela est fondé sur une histoire, la mise en place d'une doctrine,
08:54des principes dont celui de souveraineté, celui de défense de nos intérêts,
08:59et puis le principe aussi de respect de nos accords, de nos liens,
09:03qui selon les cas, on est lié quand même avec pas mal de pays, surtout dans cette région.
09:07Ce sont des contrats, des conventions, des accords de défense,
09:10l'amiral l'a évoqué tout à l'heure, des traités.
09:15Il ne faut pas oublier quand même que l'énergie, le pétrole, le gaz,
09:18ça concerne tous les pays du monde.
09:19Donc ce n'est pas une posture politique locale, non, non.
09:23C'est une action conjointe en vue de la défense de nos intérêts.
09:29C'est donc une coalition qui opère dans une action défensive,
09:33en attendant l'obtention du cessez-le-feu et du retour de la paix,
09:38puisque le président de la République, chef des armées, rappelons-le,
09:43c'est tout à fait dans un contexte hors de la politique intérieure.
09:45C'est la voie de la France dont on parle, le président de la République,
09:48en gage, a fait déplacer une flotte.
09:53C'est parce qu'il y a des choses graves qui se passent.
09:56On n'a pas forcément tous les tenants et aboutissants.
09:59Il répond à des accords et des traités.
10:02Et nous avons notre flotte qui est en mesure 2.
10:06Voilà, tout simplement.
10:07Et effectivement, si nous avons des paquebots chargés de pétrole et de gaz
10:11qui doivent passer, la France est présente.
10:14Donc vous approuvez cette démarche, ça vous semble assez logique ?
10:19Mais on penserait quoi de l'inverse ?
10:22Philippe, restez avec nous, je voudrais qu'on accueille Bénédicte.
10:24Bonjour Bénédicte.
10:25Bonjour, bonjour Amiel.
10:27Bon, vous êtes plutôt favorable, effectivement, à une mission de sécurisation,
10:33si elle doit avoir lieu à un moment ou à un autre, dans laquelle la France participerait ?
10:37Oui, mais de façon européenne.
10:39Avec une armée européenne, pour une fois, puisque j'habite en Allemagne,
10:43donc ils en parlent de la même façon.
10:45J'ai écouté l'auditeur qui disait, oui, il y a eu un revirement du jour au lendemain.
10:48On a eu la même chose exactement ici.
10:50Avec ce que disait exactement l'amiral, à savoir, politiquement, c'est très important de dire,
10:55on est prêt sous condition par rapport au président Trump,
10:58qui change beaucoup d'avis et qui est plutôt quelqu'un qui fait des deals,
11:02tu me donnes ça, je te donne ça.
11:03Et j'espère que ça pourra enfin faire une armée ou une défense européenne
11:07qui, à mon sens, est la seule chose qui va vraiment nous protéger,
11:10et pas en individualiste.
11:13Pascal est également avec nous. Bonjour Pascal.
11:16Oui, bonjour.
11:17Vous vous dites que c'est impossible qu'on intervienne ?
11:19Si vous voulez, moi, c'est plutôt géographiquement parlant.
11:22La France tout seul, je rejoins ce que tu as dit avant, ça va être compliqué.
11:27Après, avec une alliance avec les Européens, pourquoi pas ?
11:32Mais quand vous voyez géographiquement le détroit d'Hormuz, comment c'est fait,
11:36sans s'impliquer dans un conflit, je ne vois pas comment,
11:39si on amène une marine de guerre sur place,
11:42bon, de toute façon, la France sera collerge des côtes d'Omane, je pense.
11:46Mais après, s'infiltrer dans le détroit, ça risque d'être compliqué
11:49pour sécuriser les centaines de bateaux qui doivent passer chaque jour.
11:52Oui, c'est pour ça que ce que nous rappelait l'amiral,
11:55c'est que ça ne peut se faire qu'une fois qu'il y aura un vrai cesser le feu.
12:00Tout à fait, parce que sinon, ça veut dire qu'on entre dans une sorte de conflit.
12:04Et là, on ne parle plus du tout de la même chose.
12:06Et quand on voit comment ça se passe, au niveau des côtes de l'Iran,
12:10qui sont tout le long, déployer une flotte sur place,
12:14c'est prendre énormément de risques pour les bateaux et pour les personnels sur place.
12:18Et là, ça peut être fait que dans un cadre, je pense que ça sera européen,
12:22parce qu'on voit que les Américains, maintenant, commencent à être frileux pour s'infiltrer.
12:25Mais bon, voilà, c'est autre chose.
12:29Donc, pour moi, géographiquement parlant, ça va être compliqué.
12:31Vice-amiral Olagaraï, je disais tout à l'heure,
12:36j'avais l'impression d'employer un mot maladroit et en même temps, non, finalement.
12:39Je disais, on redécouvre à quel point ce détroit d'Ormuz est stratégique.
12:45Je disais, on redécouvre, nous, pas vous,
12:47mais nous qui n'y connaissons pas forcément grand-chose.
12:51Moi, ça fait trois semaines que tous les jours, avec les auditeurs,
12:54on parle carburant, des conséquences économiques de ce conflit, etc.
12:58Et quand on voit ce qui se passe, quand on regarde la géographie,
13:01l'économie de cette région, on se dit tous,
13:04et je pense que les auditeurs se le disent,
13:06comment imaginer que les Américains n'aient pas un instant
13:10anticipé ce qui est en train de se passer aujourd'hui ?
13:12Vous êtes devenue, madame, une véritable experte.
13:16Mais non, j'allais dire, c'est du bon sens, là, pour le coup.
13:18Et il est important que vous le soyez, parce que vous faites de la pédagogie,
13:22vous faites comprendre, bon, à la population française
13:26qui ne s'y intéressait pas forcément, l'intérêt capital de ce détroit.
13:31En revanche, les pays, eux, le savaient depuis longtemps.
13:34Ils le savaient depuis longtemps, et certains appréhendaient,
13:38si vous voulez, ce qui s'est passé là, avec différentes options.
13:42L'Iran, bien sûr, réfléchit à cette guerre depuis très longtemps,
13:46Israël aussi, les Américains aussi, mais d'une façon plus erratique.
13:50On n'est pas très certains de leur planification qui a été diverse,
13:53puisque même lorsqu'il a pris ses fonctions,
13:55le Président a un peu purgé l'armée américaine.
13:58Donc, ce ne sont pas les mêmes états-majors,
14:00ce sont des gens qui sont maintenant nommés par Trump,
14:02donc c'est un peu étrange.
14:04Donc, si vous voulez, il y a une véritable connaissance de ce géographique,
14:08comme ça a été souligné tout à l'heure,
14:09parce que nous y avons travaillé.
14:11Et connaître la géographie, connaître vraiment tous les tenants et aboutissants,
14:16c'est quelque chose d'extraordement important.
14:17Mais, de la part des Etats-Unis, c'est quoi ?
14:18De la naïveté, un excès de confiance ?
14:20Ils ne pensaient pas que l'Iran pourrait répliquer de cette manière-là ?
14:23On ne peut pas dire qu'ils ne le savaient pas.
14:25Oui, bien sûr.
14:27Mais, vous savez, même les plus grands,
14:30les adjoints de sécurité et de renseignement les plus importants du Président Trump
14:34le contredisent de temps en temps sur le nucléaire.
14:37Il n'y a pas longtemps, Tutsigabar a dit,
14:38mais oui, il ne pouvait plus rien faire du point de vue nucléaire.
14:40Donc, entre ce que dit Trump et les informations qui lui parviennent,
14:45il y a une espèce de distorsion.
14:47Les pays, tous les pays, savent parfaitement que c'est une grande problématique.
14:52Israël l'a bien sûr envisagé, mais Israël a déjà pénétré, infiltré à peu près tout l'Iran
14:58pour pouvoir décapiter régulièrement toutes ses organisations et toute l'État pensante ou dirigeante de l'Iran.
15:03L'Iran lui-même sait très bien, connaît ses atouts et surtout ses grandes faiblesses, c'est sûr.
15:08Il n'a plus la maîtrise du ciel ni rien,
15:10mais il a la maîtrise du détroit d'Ormourse.
15:12Et de temps en temps, il joue une carte qui est quelquefois très finement jouée.
15:16Puisque maintenant, on entend parler de laisser passer quelques bâtiments
15:20qui seraient favorables à l'Iran, des choses comme ça.
15:22Oui, c'est devenu une arme, ce détroit.
15:25Les Occidentaux ne frapperont jamais un bâtiment, même un pétrolier chargé de pétrole pour la Chine ou pour l'Inde.
15:32Merci beaucoup, vice-amiral Ola Garay, d'être venu ici en studio faire un peu de pédagogie.
15:37On en a besoin aussi d'expliquer pourquoi cette guerre et les enjeux d'un côté et d'autre.
15:42Et à quoi servent les budgets de la France ?
15:44C'est-à-dire à défendre, comme l'a souligné un spectateur, à défendre les intérêts de la France.
15:49Car nous avons des intérêts, tous les pays ont des intérêts,
15:51et certains les défendent avec plus ou moins de brutalité.
15:54Merci beaucoup, merci également à Philippe, Bénédicte et Pascal qui nous ont appelés sur ce sujet.
15:58Dans un instant, vous avez toujours la parole, bien sûr,
16:02et vous êtes très très nombreux à vouloir rendre hommage à Isabelle Mergaud,
16:05dont on a appris la disparition il y a quelques minutes.
16:09Isabelle Mergaud est cédée à l'âge de 67 ans ce matin après un combat contre le cancer.
16:15A tout de suite.
16:16Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 3210.
16:2150 centimes la minute.
16:23Amandine Bégaud, RTL midi, les auditeurs ont la parole.
16:28Bonjour, j'étais un train de manger quand Mme Bégaud a dit qu'Isabelle Mergaud s'est décédée.
16:33Cela m'a fait un choc, parce que je l'ai écoutée tout le temps, aux grosses têtes,
16:37et c'est vrai que depuis quelques temps, il n'était pas là.
16:40Je suis bien triste.
16:41Merci à vous tous.
16:43Première citation pour...
16:44Sacha Guitry !
16:47Non, aujourd'hui, il n'y aura pas de Sacha Guitry, je préfère prévenir...
16:50Pas bien, mal ce monde, celle-là.
16:52On va manger, pendant ce temps-là, les autres, les chouquettes.
16:57Mais le pire, c'est que c'est vrai.
16:59À Chochon, Pomme !
17:00Oui, à Chochon !
17:01C'est un Chochon !
17:03Elle ne pouvait pas prendre le croissant, non, elle a pris le Chochon !
17:07Il y aura une religieuse, après !
17:09Et de la bûche !
17:12Mais tu n'as jamais essayé de te faire rééduquer ?
17:16Fais-toi un shampoing, toi, déjà, là.
17:19Mais qu'est-ce qu'elle nous a fait rire !
17:22Qu'est-ce que ça fait du bien, aussi, de réentendre cette voix reconnaissable entre toutes,
17:27avec ce cheveu sur la langue.
17:30On a appris, je vous le disais, il y a un peu plus d'une heure, maintenant,
17:33à la disparition d'Isabelle Mergaud, à l'âge de 67 ans,
17:38des suites d'un cancer, contre lequel elle se battait courageusement depuis plusieurs mois.
17:43C'est ce qu'indique sa famille, ses proches.
17:44Dans un communiqué, Isabelle Mergaud figure des grosses têtes, bien entendu, comédienne, réalisatrice.
17:50Et comme Christine, qui nous a appelées de rhodes et qui disait
17:53« J'ai été sous le choc en entendant ça, j'étais en train de déjeuner »,
17:57vous êtes très, très nombreux à vouloir rendre hommage à Isabelle Mergaud.
18:01Et on va commencer avec vous, Thierry. Bonjour, Thierry.
18:03Oui, bonjour, Nandine. Bonjour aux auditeurs.
18:06Un peu comme l'auditrice qui a laissé un message sur le répondeur,
18:09moi, je ne l'ai pas entendu, je l'ai vu sur votre site internet et je n'y croyais
18:14pas.
18:14Je me suis dit « Qu'est-ce que c'est cette histoire ? »
18:17C'est un véritable choc.
18:19Je n'ai pas assimilé encore le décès d'Isabelle,
18:22parce que pour moi, elle est présente.
18:24C'est tellement une figure incontournable des grosses têtes.
18:26Et puis, je pense énormément aussi à Laurent Ruquier qui doit être dévasté.
18:31On a bien sûr une pensée pour Laurent et pour toutes les grosses têtes, d'ailleurs.
18:34Et bien sûr pour la famille.
18:35Certains d'entre eux seront avec nous dans un instant.
18:36Et pour la famille d'Isabelle, bien entendu.
18:38Non, pour moi, je ne sais pas comment vous dire.
18:42Il y a des informations que vous n'arrivez pas à assimiler.
18:44Vous n'arrivez pas à y croire.
18:44On disait « Non, non, ça va être démenti. » Ce n'est pas vrai.
18:47Elle fait tellement partie de la vie des grosses têtes.
18:50Et puis, elle est tellement régulière.
18:51Isabelle, l'autodérision, sa façon de ne pas accepter les nouveaux sociétaires qui arrivent.
18:57Et vous l'appelez Isabelle, Thierry.
18:59Comme si elle faisait partie de la famille.
19:01Vous savez, j'ai 55 ans, Amandine.
19:05Et donc, je suis un peu de l'époque des profs et tout ça.
19:08Vous voyez les films.
19:09Et oui, Isabelle, elle fait partie comme toute une génération d'acteurs de ma vie.
19:13Ils ont traversé...
19:15J'ai fait ma vie avec eux, en fait.
19:18Et Isabelle, oui, Isabelle, oui.
19:19Vous avez raison.
19:20Je l'appelle Isabelle parce que je pense que si je l'avais croisée,
19:23je lui aurais dit « Bonjour, Isabelle ».
19:23Je ne lui aurais pas dit « Bonjour, Madame Mergaux ».
19:25Vous voyez ce que je veux dire ?
19:26Et vous lui auriez dit « Tu vas bien, d'ailleurs ».
19:28Peut-être pas.
19:29Non, peut-être pas.
19:31Qu'est-ce que vous retenez, vous, d'elle ?
19:33Vous parliez de prof, par exemple.
19:34Sacha Guitry.
19:36Sacha Guitry.
19:39Son autodérision sur sa prononciation.
19:42Sur les difficultés de prononciation.
19:44où Laurent se faisait mal un plaisir de lui faire dire des textes
19:47où il y avait des S, des F, des CHEU.
19:51Et non, mais franchement, je ne crois pas à son départ.
19:55Alors malheureusement, il va falloir y croire à un moment.
19:58Mais je ne sais pas.
20:00Et même la famille Ertel, en général, je pense qu'elle devrait être très touchée quand même.
20:03Bien sûr.
20:04Et vous lui rendez hommage d'une très jolie façon.
20:07Merci beaucoup à Thierry.
20:09Vous disiez, je pense, à ses proches, bien sûr, à sa famille, à Laurent Ruquier et à toutes les grosses
20:15têtes.
20:15Bonjour Christophe Beaugrand.
20:17Bonjour Amandine.
20:18Bonjour à tous.
20:19Merci de nous accorder quelques minutes.
20:21Parce que je sais que vous êtes tous, toutes les grosses têtes sont bouleversées aujourd'hui.
20:26Oui, je vous confirme.
20:28Je vous confirme, c'est très dur, en fait.
20:31Il y a quelques instants, on vient d'entendre un extrait des grosses têtes avec Isabelle
20:36où on rit énormément.
20:40Et ça fait chier parce qu'elle m'a toujours énormément fait rire.
20:44C'est quelqu'un que j'aimais profondément.
20:46Pardon, mais je suis vraiment bouleversé, en fait.
20:50Et on comprend.
20:51J'ai eu la chance de la rencontrer à divers moments, pour des tournages,
20:58même quand j'étais journaliste pour 50 minutes inside et de l'interviewer.
21:01Elle a toujours été absolument adorable.
21:03Et ensuite, j'ai eu la chance de pouvoir la côtoyer aux grosses têtes.
21:05Elle a fait 38 ans de grosses têtes, on faisait les calculs.
21:08Je l'ai écouté quand j'étais gamin.
21:11Et comment elle vous a accueilli, vous Christophe ?
21:13Parce que vous faites partie des toutous récents, mais quand même de ceux qui...
21:18Relativement, oui, je vous confirme.
21:20Non, mais au début, quelqu'un qu'elle ne connaissait pas,
21:26généralement, elle le détestait d'avance.
21:27Et c'est ça qui était très...
21:28C'était un jeu, évidemment.
21:29C'était pour rire.
21:32Mais c'est quelqu'un avec qui j'avais un contact proche.
21:36On se voyait des messages régulièrement, on s'envoyait des textos.
21:39On se parlait régulièrement.
21:40Je suis allé la voir plusieurs fois au théâtre.
21:42Une fois, elle m'avait très gentiment invité au théâtre avec ma maman.
21:45On était allés dîner tous ensemble après le spectacle.
21:48Et c'était quelqu'un d'une simplicité, d'une gentillesse, d'une drôlerie, d'une autodérision absolument incroyable.
21:54Et il ne faut pas oublier qu'au-delà de l'humoriste, de la comédienne et de la grosse tête
22:00incroyable qu'elle était,
22:01c'était une grande dame du cinéma.
22:03Et je sais qu'elle souffrait parfois de ce...
22:07Elle avait peur, en tout cas, de ce manque de reconnaissance.
22:10Et elle a fait ce film, je vous trouve très beau, absolument magnifique, avec Michel Blanc,
22:14pour lequel elle a vu un César.
22:17Il a vu le film en fin de l'oeuvre après.
22:17Le meilleur premier film, ce qui était quand même une sacrée reconnaissance.
22:20Ah ben, ça a été une reconnaissance.
22:21C'est quelque chose dont elle avait besoin.
22:23Et voilà, c'est quelqu'un, je pense, qui va rester dans le cœur de beaucoup, beaucoup de gens.
22:29Vous avez une anecdote, Christophe, avec Isabelle Masson ?
22:33J'en aurais tellement avec elle.
22:35On a eu tellement de fous rires.
22:38Je n'arriverai pas à choisir.
22:41L'effort qu'on va devoir tous faire, que ce soit la famille des grosses têtes,
22:45ses amis, les gens de sa famille, les auditeurs,
22:50c'est qu'on va devoir continuer, on va réapprendre à rire avec Isabelle.
22:54On va continuer à rire avec Isabelle.
22:55Ça va être difficile aujourd'hui.
22:56Ça va être difficile peut-être dans les jours qui viennent.
22:58Je pense qu'il va y avoir des émissions hommages avec ses meilleurs moments aux grosses têtes.
23:03Mais elle va continuer à nous faire rire, c'est le principal.
23:06Il y aura une émission spéciale dès lundi, Christophe,
23:09à partir de 15h30 avec toute l'équipe, bien sûr, des grosses têtes.
23:14Christophe, restez avec nous.
23:15On est avec une autre grosse tête.
23:16Chantal, là-dessous.
23:16Bonjour, Chantal.
23:17Oh, ma Chantal.
23:19Bonjour, Christophe.
23:19Ça va ?
23:20Bisous, ma Chantal.
23:21Ça fait chier.
23:23Ça fait vraiment chier, oui.
23:24C'est tellement...
23:25C'est vraiment chier.
23:26Je l'ai encore eu la semaine dernière au téléphone.
23:28Elle avait une petite voix.
23:29Elle m'a dit, je suis un peu fatiguée.
23:30Elle m'a dit, je suis tellement contente qu'on joue ensemble.
23:33Et c'est vrai que c'est très, très brutal.
23:36C'est une complice.
23:41Déjà, elle me faisait rire dans le bouvard quand je ne la connaissais pas.
23:44Et elle était tellement drôle.
23:48Elle est tellement drôle parce qu'elle va nous habiter tout le temps.
23:51Cette voix, d'ailleurs, je l'imite même dans mon spectacle à un moment donné.
23:54Donc, j'en parle.
23:56Mais on avait un projet ensemble.
23:59Et c'est terrible, quoi.
24:01Parce que c'était une femme étonnante, singulière, en fait.
24:05C'est une amie étonnante.
24:06Parce que quelquefois, elle pouvait être de très mauvaise humeur.
24:08Mais ça se voyait.
24:10C'était pas la peine de l'emmerder.
24:12Mais on a fait des choses.
24:14On s'est beaucoup, beaucoup amusés.
24:15On a fait un an de tournée, revenir à Paris, un an de tournée, revenir à Paris.
24:21Donc, on a vécu ensemble.
24:23On se connaît très, très bien.
24:25Et elle sait qui suit.
24:27Elle m'écrivait des trucs sur mesure.
24:29Elle m'a ramené des trucs.
24:31Puis, elle m'engueulait, vraiment.
24:32Je ne sais pas si tu es d'accord.
24:33Mais c'est vraiment...
24:35Les auditeurs le savent, je pense.
24:37Ils font partie de cette famille-là.
24:38Mais les Grosses Têtes, c'est une vraie famille.
24:40On est tous ensemble.
24:41On se voit régulièrement à l'extérieur.
24:43On s'aime profondément, beaucoup, vraiment.
24:45Et c'est pour ça que c'est très, très difficile.
24:47On n'est pas des collègues de travail.
24:49On est des collègues de travail.
24:49Et vous êtes aussi des amis.
24:50Chantal et Christophe, je vous coupe un tout petit instant.
24:53Parce qu'on doit marquer une toute petite pause.
24:54Si vous pouvez rester avec nous, on entend bien sûr votre émotion.
24:56Et l'émotion aussi est très forte des auditeurs.
24:58Je pense que ça leur fait du bien aussi vous entendre parler d'Isabelle.
25:02On se retrouve dans un instant.
25:03A tout de suite.
25:16Je viens d'apprendre le décès d'Isabelle Mergaud.
25:19Je suis vraiment très, très émue parce que cette femme était une femme extraordinaire, joyeuse, drôle, percutante, avec tellement de
25:27réparties.
25:28C'était un modèle.
25:28Toutes mes condoléances à sa famille, ses amis.
25:32Et aux grossesses, bien sûr.
25:33Et comme cette auditrice, vous êtes très, très nombreux à vouloir rendre hommage à Isabelle Mergaud dont on a appris
25:40la disparition il y a un peu moins d'une heure.
25:43Maintenant, Isabelle Mergaud est décédée ce matin à l'âge de 67 ans.
25:47On est toujours avec Christophe Beaugrand et Chantal Latsou.
25:49Très émue, eux aussi.
25:51Juste avant de vous retrouver, Christophe et Chantal, je voulais donner la parole à Catherine.
25:54Bonjour Catherine.
25:56Bonjour Anandine.
25:57Bonjour Chantal.
25:58Bonjour Christophe.
26:00Oui.
26:00Quelle tristessez.
26:01Bonjour.
26:03Quelle tristessez.
26:05J'ai son âge et...
26:07Bon, moi je vais bien, mais je pense très fort à elle.
26:12Elle nous fait rire tout le temps.
26:14J'ai eu des difficultés dans la ville.
26:17Et grâce à elle et à vous, les grosses têtes, dans ma voiture, j'arrive à rigoler.
26:24Même quand j'ai envie de pleurer.
26:26Et un Pouscat qui écoute quand ça ne va pas.
26:30Et vraiment, RTL, vous êtes une grande famille pour les auditeurs, je pense.
26:36Et les grosses têtes sont une grande famille.
26:39Christophe Beaugrand, vous le disiez juste avant qu'on marque une toute petite pause.
26:43C'est sincère, cette amitié, ces liens entre vous tous.
26:48Je pense que les auditeurs s'en rendent compte.
26:52Et j'ai l'impression...
26:54C'est Catherine, c'est ça qui est au téléphone.
26:56J'ai l'impression que Catherine va nous le confirmer.
26:58Elle a le sentiment de faire partie de cette bande avec nous.
27:00En fait, il y a quelque chose de vraie proximité.
27:04Et on va dire, cette affection qu'on a entre nous, cette envie de se faire rire, de nous faire
27:08rire ensemble.
27:09C'est un point commun qu'on a avec les auditeurs.
27:13Et c'est une histoire qu'on vit tous ensemble.
27:15Donc oui, quand il y a un des membres de la famille qui part, tout le monde est triste, je
27:21pense.
27:21Oui, complètement.
27:23C'est vrai.
27:24On se sent très proche, en fait.
27:26On est tous dans le même bateau.
27:29Et on est tous ensemble pour faire rire les gens.
27:32C'est bon.
27:33Isabelle était très, très, très drôle.
27:35C'est vraiment...
27:36Elle était toujours efficace, toujours très, très drôle.
27:40Chantal, la trouvez-vous disiez, c'était...
27:41On est heureux de se retrouver à chaque fois sur les enregistrements.
27:43On est tellement heureux de se retrouver.
27:44Mais ça s'entend.
27:44C'est une bande de potes qui se retrouvent à chaque fois.
27:47Et on est content de se voir avant.
27:48On se fait la bise.
27:50Même quand on ne s'est pas vu pendant trois semaines, un mois, trois mois,
27:52en fonction des tournages des uns ou des autres.
27:55Chantal qui tourne des films et qui revient.
27:57C'est comme si c'était hier à chaque fois.
27:58Moi, j'ai l'impression que la dernière fois que j'ai fait les grossesses avec Isabelle,
28:02c'était il y a quinze jours.
28:02On me dit que ça fait plusieurs mois qu'elle n'était pas venue.
28:04Je ne m'étais pas rendu compte que ça faisait si longtemps, en fait.
28:07Et voilà.
28:08Chantal, là-dessous, vous disiez, c'est une amie.
28:10C'est une amie.
28:12En parlant d'Isabelle Mergaux tout à l'heure.
28:15Bien sûr, vous dites qu'elle était extrêmement drôle.
28:17Elle était sans filtre aussi.
28:18En tout cas, c'est le sentiment qu'on avait, nous.
28:20On voyait tout de suite quand il y a quelque chose qui n'allait pas, en fait.
28:24Elle faisait la gueule.
28:26Et ça se voyait tout de suite.
28:28Elle sortait de scène.
28:29Elle claquait la porte de sa loge.
28:30Mais ça ne durait pas longtemps.
28:32Et on se sautait dans les bras tout de suite.
28:34Elle était cash.
28:35Elle était très franche.
28:37Et c'est ça que j'aimais aussi.
28:38Mais c'est vrai qu'on avait des grandes conversations toutes les deux.
28:41On riait.
28:41On se pouvait s'appeler pendant deux heures.
28:44Et c'était vraiment une amie, en fait.
28:47Et une complice.
28:48Une complice de théâtre avec qui j'ai adoré jouer.
28:52Adoré jouer parce qu'elle avait le sens du rythme.
28:55Elle avait le sens de la vanne.
28:57Elle avait le sens de l'écriture.
28:58Le sens du dialogue.
29:00Et donc, mais ces pièces resteront.
29:02Moi, j'en jouerai sûrement une.
29:03Je penserai à elle beaucoup comme ça.
29:05Merci beaucoup, Chantal Latsou et Christophe Beaugrand, d'avoir été avec nous.
29:11Et on embrasse bien fort, bien sûr, toute la grande famille des Grosses Têtes.
29:16On va continuer avec les auditeurs à rendre hommage à Isabelle Mergaud.
29:19Ils sont très nombreux à nous appeler.
29:20Vous êtes très nombreux à nous appeler.
29:22Anthony Martin, sur la femme de théâtre.
29:23Oui, mais ce qui touche tout le monde, et on l'entend, y compris ses amis, mais aussi le public,
29:28c'est qu'Isabelle Mergaud, finalement, n'a jamais cessé d'être un personnage.
29:31C'est ça qui est formidable.
29:32C'est qu'elle était totalement dévouée.
29:35Et même en dehors des micros ou des plateaux, quand il y avait une dizaine de personnes,
29:41il fallait qu'elle se tienne dans un rôle.
29:42Et elle faisait de toutes les composantes de sa personnalité, finalement, un rôle.
29:50Son chiantement était un pilier de sa constitution, qui a été moqué pendant des années aux Grosses Têtes.
29:57Et peut-être le seul endroit où elle était elle-même, et c'est pour ça que Christophe Beaugrand le
30:01signalait,
30:01que ça lui tenait tellement à cœur, c'est sa casquette de réalisatrice.
30:04Quand elle était derrière les films.
30:06Elle en a fait quatre, quand même, dans sa carrière de 2005 à 2023.
30:10Bonjour Franck.
30:12Bonjour.
30:13Vous nous appelez d'où, Franck ?
30:15De Ponce-en-Paxens.
30:16Et vous aussi, vous vouliez rendre hommage à Isabelle Mergaud ?
30:19Oui, parce qu'elle a traversé toutes mes dizaines, de mes 10 ans jusqu'à mes 50 ans.
30:26Parce que je l'ai découverte dans les Grosses Têtes, où elle était, dans les années 80,
30:32une des seules femmes à être acceptée par les Grosses Têtes.
30:35Sachant qu'à l'époque, ce n'était pas comme aujourd'hui.
30:38Elle avait intégré la bande en 88.
30:40Elle avait intégré.
30:41Elle avait intégré la bande en étant une femme au milieu d'hommes qui n'étaient quand même pas tendres
30:46avec elle.
30:47Et en fait, moi, je pense que ce qu'elle montre le mieux, c'était dans le film prof,
30:54où elle montre toutes les humeurs qu'elle peut avoir en fonction de ce que Patrick Boyle lui disait dans
31:00le film,
31:00où elle pouvait être aussi bien harassante parce qu'il lui avait fait de mauvaises remarques,
31:05où il lui avait dit qu'elle était jolie.
31:07Donc après, elle avait cette facilité de passer de la colère à l'humour.
31:17Moi, elle a marqué toutes mes années de Grosses Têtes, réellement.
31:21Et j'ai vraiment été sous le choc quand je l'ai entendu ce midi annoncer qu'elle était décédée.
31:28Et un peu comme Christophe ou Chantal, j'avais pas l'impression que ça faisait tant que ça qu'elle
31:35avait pas fait les Grosses Têtes.
31:36Merci beaucoup, Franck, pour votre témoignage.
31:39On va retrouver Cathy, notamment, et Renato dans un instant.
31:44Sachez par ailleurs qu'une base d'hommage à Isabelle Mergaux est d'ores et déjà ouverte en ligne sur
31:50le site d'internet d'RTL, rtl.fr.
31:53On se retrouve dans un instant. A tout de suite.
31:55Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
31:5950 centimes la minute.
32:02Jusqu'à 14 heures.
32:04Les auditeurs ont la parole.
32:08Je suis une grande fidèle de RTL et particulièrement des Grosses Têtes.
32:13J'aimais beaucoup quand elle était un petit peu attaquée gentiment par l'un ou l'une ou l'autre
32:19des participants des Grosses Têtes
32:23et qu'elle n'avait pas de réponse immédiate.
32:25Elle disait « Donne-moi une heure et je te répondrai du tac au tac.
32:30Bon voyage, madame Mergaux. »
32:32Comment vous faisiez pour vous débarrasser d'un homme dont vraiment vous n'avez pas envie qu'il reste pour
32:36le petit-déjeuner, Isabelle ?
32:38Eh ben, vous savez, quand moi je commence à me démaquiller, à me mettre en pilou-pilou, le mec il
32:42a compris.
32:43Et je lui dis « Attends, je t'appelle le taxi ».
32:44Ben il a peur, il se barre.
32:46C'est lui qui appelle le taxi.
32:49Non, mais le mieux c'est quand même d'aller chez l'autre.
32:51Comme ça, ben oui.
32:52Vous avez raison.
32:53Comme ça, vous partez quand vous voulez, quoi.
32:55Moi, je rends service.
32:56Je me déplace.
33:00Vous êtes la pizza trente du sexe.
33:02Absolument.
33:04Sans les champignons, merci.
33:10Et vous êtes très, très nombreux à être émus par la disparition d'Isabelle Mergaux, décédée ce matin à l
33:16'âge de 67 ans.
33:19Nombreux à être émus, nombreux aussi à vouloir lui rendre hommage.
33:22Victor, on a beaucoup de messages sur la page Facebook de l'émission et sur l'application.
33:25Oui, une avalanche de messages.
33:26Josiane, Michel, Alain, Frédéric, Marie ou encore Dany nous écrivent « Quelle tristesse, je ne m'y attendais vraiment pas.
33:32Reposé en paix. »
33:34Laurence, j'ai eu un coup au cœur en apprenant cette triste nouvelle.
33:37Ou encore Séverine, j'aimais son zozotement, son grain de folie, son talent.
33:41Dites bonjour à Sacha Guitry pour nous.
33:43C'est une jolie formule.
33:45Merci beaucoup, Victor.
33:46Bonjour, Cathy.
33:48Cathy, bonjour.
33:50Oui, bonjour.
33:51Vous aussi, vous vouliez…
33:52Oui, allô.
33:53Oui, je vous entends, Cathy.
33:54Bonjour.
33:55Vous vouliez rendre hommage aussi à Isabelle Mergaux.
34:00Oui, moi aussi, j'ai une triste, triste, triste.
34:05Condoléens à sa famille, à la famille d'Arkéel.
34:09Elle va nous manquer.
34:10Elle va vous manquer.
34:11Qu'est-ce qu'elle représentait pour vous ?
34:14J'aimais son humour.
34:18Elle était belle physiquement et mentalement.
34:24On vous sent très touchée, Cathy.
34:27Oui, oui, oui.
34:28Pourquoi ? Je ne sais pas.
34:31Non, j'adorais Isabelle Mergaux.
34:34Les autres aussi, ne vous vexez pas.
34:36Mais elle a vu son piquant.
34:41Non, c'était quelqu'un de bien.
34:45Merci beaucoup, Cathy, pour votre témoignage.
34:47Bonjour, Christian.
34:48Oui, bonjour, Amandine.
34:50Vous aussi, vous avez été très ému par l'annonce de sa disparition.
34:55Oui, un petit peu comme l'a dit, très bien dit Christophe, Chantal et puis tous les auditeurs.
35:00C'est la même chose.
35:01Moi, j'ai 55 ans, donc elle m'a accompagnée, on n'a pas beaucoup parlé tout à l'heure,
35:05mais le petit théâtre de Beauvoir avec Michel Bernier, si vous vous souvenez.
35:10Et puis, c'était un peu, ça devait être sur la 2, si je ne dis pas de bêtises.
35:13C'était une sorte un peu de religion, c'était le bébé de chaud de l'époque, on va dire.
35:17Donc forcément, ça a accompagné tous les gens, tous les auditeurs.
35:20Donc forcément, ça nous touche parce que ça nous rappelle qu'on n'est pas éternel et que tout peut
35:24s'arrêter.
35:25Et forcément, les grosses têtes, c'est une grosse page aussi, ils faisaient tous rire.
35:30Tout à l'heure, Christophe l'a très, très bien dit.
35:33Je pense que ça ne va pas être facile, les émissions enregistrées la semaine prochaine, parce qu'il va falloir
35:36continuer à faire rire.
35:37Et ça va être difficile.
35:41Et puis, même nous, en tant qu'auditeurs, parce qu'on aura envie de rire, puis en même temps, on
35:45va dire, pas de pleurer, mais en tout cas, d'être un peu triste.
35:49Et puis Laurent, il n'est pas à l'antenne, mais je pense que Laurent, il doit être très, très,
35:53très affecté, forcément.
35:53Et on pense, bien sûr, très fort à lui.
35:56Il y aura une émission spéciale lundi des grosses têtes pour rendre hommage à Isabelle Merco.
36:01Merci beaucoup, Christian.
36:02Renato, bonjour.
36:04Oui, bonjour.
36:05Écoutez, j'appelle parce que je venais juste d'allumer la radio.
36:08Allô ?
36:09Oui, je vous entends, Renato.
36:10Juste d'allumer la radio, et puis j'ai entendu.
36:13Je lui ai dit, franchement, je me suis défendré, parce que je ne croyais pas du tout.
36:18Vous êtes très ému.
36:21Alors, je vais vous laisser récupérer vos esprits, Renato, et on va vous reprendre.
36:26On est en ligne avec Bernard Mabille.
36:29Bonjour, Bernard.
36:31Bonjour.
36:32Vous entendez l'émotion des auditeurs, qui sont très nombreux à nous appeler depuis tout à l'heure.
36:38Je comprends.
36:40J'imagine que vous aussi, vous êtes très ému.
36:43Oui, je comprends l'émotion, parce qu'elle faisait partie de la famille.
36:46Vous savez, les grosses têtes, c'est une grande famille.
36:50On va chez tout le monde depuis des années.
36:53Tout le monde nous connaît.
36:55Oui, je suis ému, oui, bien sûr, parce que c'est une bonne copine.
36:58Vous l'avez vu arriver, vous, quand elle a débarqué aux grosses têtes en 1988, vous y étiez déjà ?
37:04Non, c'est elle qui m'a vu arriver, parce que c'est la première personne que j'ai rencontrée
37:10quand je suis arrivé faire mes premières grosses têtes, Philippe Bouvard.
37:14On a attendu que les autres sociétaires, pensionnaires arrivent.
37:21Elle m'a détendu.
37:22J'ai dit, s'ils sont tous aussi sympas qu'elle, ça va aller tout seul.
37:25Mais on se voyait beaucoup.
37:28Oui, on était vraiment amis.
37:31Moi, je suis allé la voir sur scène.
37:34Et mes pouces soufflaient, elle avait une écriture qui me pouces soufflaient.
37:37Je suis très fier de l'avoir rencontrée,
37:40très fier d'avoir eu ce bien d'amitié avec elle.
37:44Je pense surtout à ses deux petites filles.
37:47Voilà.
37:48Merci beaucoup.
37:49Je ne sais pas quoi vous dire, vous savez, c'est une sale semaine pour le rire.
37:55Bien sûr.
37:56Entre Vénus, Salomon.
37:58Oui, oui, oui, oui.
38:00Merci beaucoup, Bernard Mabille, de nous avoir accordé quelques minutes.
38:04Renato, vous vouliez ajouter quelque chose ?
38:08Oui.
38:09Je présente toutes mes condoléances à ses enfants et à sa famille.
38:13Mais j'étais extrêmement surpris, surtout quand j'ai entendu la voix de Chantal tout à l'heure,
38:19à me souvenir des chamailleries entre elle et Martiella.
38:25Et bon, donc, c'était des chamailleries rigolotes plutôt.
38:29C'était une femme formidable.
38:31C'était une femme extraite.
38:32Je n'en revenais pas.
38:34Si vous voulez, je vous l'appelle de l'hôpital parce que moi aussi, moi j'étais victime de l
38:39'infarctus il y a deux semaines.
38:42Et là, ça m'a vraiment fait un choc d'entendre.
38:45Je ne la voyais pas depuis quelques jours, mais je ne savais pas qu'elle était malade à ce point
38:50-là.
38:51Merci beaucoup Renato pour vos mots, pour cet hommage.
38:54Et prenez bien soin de vous.
38:57Il le faut aussi, c'est important.
38:59On se retrouve dans un tout petit instant.
39:00A tout de suite sur RTL.
39:03Jusqu'à 14h, Amandine Bégaud vous donne la parole sur RTL.
39:12Amandine Bégaud.
39:13RTL midi, les auditeurs ont la parole.
39:16Je touche profondément et je sens beaucoup de personnes, tous les auditeurs,
39:19surtout que vous puissiez rediffuser sa voix.
39:23Elle nous manquait terriblement.
39:25C'était une super personne qui nous faisait rire.
39:28Je viens d'apprendre le décès d'Isabelle.
39:30Je suis effondrée car cette dame avait un courage phénoménal de continuer à nous faire rire alors qu'elle était
39:35très malade.
39:36Je suis très très triste.
39:39J'adorais cette femme, elle nous a tellement fait rire.
39:42Je pense très fort à sa famille, je pense très fort aux grosses têtes.
39:45Je vous embrasse tous, la famille RTL.
39:49Elle était très solaire.
39:51Elle a apporté énormément d'humour, de bonheur.
39:53Et j'ai une pensée pour elle et pour sa famille.
39:57Vous êtes très très nombreux à vouloir rendre hommage à Isabelle Mergaud dont on a appris la disparition tout à
40:04l'heure.
40:05Isabelle Mergaud décédée à l'âge de 67 ans d'un cancer.
40:09Figure bien sûr des grosses têtes.
40:11Très très appréciée des auditeurs et on l'entend avec vous.
40:14Bonjour Nadine.
40:16Vous êtes vous aussi très très émue.
40:17Vous êtes nombreux à appeler très émue comme si vous aviez perdu un membre de votre famille.
40:22Un ami, oui c'est exactement, je ne sais pas, je suis vraiment très émue.
40:28Bon je n'écoute pas les grosses têtes tous les jours mais très souvent malgré tout, surtout depuis que je
40:32suis à la retraite.
40:34Et je trouvais que cette femme était pétillante, qu'elle était très jolie.
40:40Et j'étais étonnée ces derniers temps qu'elle ne soit plus aux grosses têtes et je ne savais pas
40:47du tout qu'elle était malade.
40:49Donc voilà, je voulais vous dire que j'étais très très triste, que je présentais toutes mes condoléances à sa
40:57famille.
40:58Et puis bien sûr à RTL et particulièrement la famille des grosses têtes.
41:03Merci beaucoup Nadine pour ces mots. Bonjour Alexis.
41:08Oui, bonjour.
41:09Vous souhaitiez vous aussi rendre hommage à Isabelle Mergaux.
41:12Vous êtes tout jeune vous, vous avez une trentaine d'années, 30 ans.
41:15Oui, tout à fait.
41:16Tout à fait, j'ai découvert les grosses têtes grâce à mon papa qui à l'époque les a enregistré
41:20sur cassette.
41:21Et donc j'écoutais les grosses têtes très petits puisque mon papa aimait bien, même quand les grosses têtes se
41:27sont arrêtées, remettre les cassettes.
41:30Et donc depuis tout petit j'entends la voix d'Isabelle Mergaux en fait.
41:33Elle est un symbole de mon lien que j'avais avec mon papa.
41:40Mais elle est aussi plus que ça parce qu'en fait, depuis tout à l'heure, on entend parler de
41:45sa carrière d'humoriste, de comédienne, de réalisatrice.
41:50Mais on oublie qu'elle a écrit aussi de très beaux livres et notamment un roman, un escargot tout chaud.
41:56Un roman dans lequel peut-être on pouvait voir, je suis très nul pour pitcher les romans, mais dans lequel
42:01peut-être on pouvait voir son côté peut-être un peu sombre et un peu résigné sur l'existence.
42:06Et oui, Isabelle Mergaux, vraiment, c'est un symbole des grosses têtes qui s'en va aujourd'hui.
42:11Alors elle rejoint maintenant Pierre Benichoux, Jean-Pierre Coffre et tous les autres qui nous ont déjà quittés.
42:17Mais oui, c'est dur.
42:19J'étais en train de conduire quand j'ai entendu qu'Isabelle Mergaux nous avait quittés.
42:23J'ai pris le parti de me garer parce que c'était lourd à entendre.
42:29Merci beaucoup Alexis pour votre témoignage.
42:32Bonjour Marie-Christine.
42:34Oui, bonjour.
42:36Alors vous, vous êtes une amie d'enfance d'Isabelle Mergaux.
42:39Oui, enfin une amie d'adolescence plus exactement, puisqu'on s'est retrouvée toutes les deux quand on avait 16
42:44ou 17 ans avec nos rêves.
42:45Dans une boîte à bac, elle voulait être comédienne, moi pianiste.
42:49Et on s'est toujours épaulés parce que c'était pas évident.
42:53C'est le bac quand on n'a pas masséché avant.
42:56On a fait une révision ensemble avec une autre copine dans sa maison de l'Oise.
43:01Et vous avez rire déjà ?
43:03Comment ?
43:04Elle vous faisait rire déjà à l'époque ?
43:07Pour moi, si vous voulez, quand je l'ai retrouvée sur scène, je retrouvais la copine de l'année du
43:14bac.
43:15Parce que dans cette boîte à bac, on avait 5 heures de philo d'affilé.
43:19C'était le jeudi soir.
43:21Il y en avait, si vous voulez, soit moi, on allait chercher l'os à moelle, on le décortiquait avec
43:24notre prof de philo.
43:25Et elle avait toujours le bon mot.
43:27Elle avait toujours le sens de la répartie.
43:29Elle faisait marrer tout le monde, enfin surtout moi.
43:31Parce que j'étais très très bon public vis-à-vis d'elle en plus.
43:34Et c'est marrant parce qu'elle avait toujours ses cheveux sur la langue.
43:38Elle était avec son crayon presque toute la journée pour essayer de faire passer ça.
43:41Et tout le monde se riait quand elle disait qu'elle serait comédienne.
43:44Et moi, je n'ai jamais eu un doute.
43:45Et tu étais persuadée qu'elle réussirait.
43:48Et si je prends la parole, là, c'est simplement, je ne sais pas si elle m'entend.
43:51C'est pour le dire, tu vois, ma vieille, je suis contente que tu réussis.
43:53Tu réussis tous tes rêves.
43:55Ce n'était pas gagné, mais chapeau.
43:57Chapeau, ma grande.
43:57C'est sympa comme message, autant que vous étiez perdu de vue, pardon,
44:01parce que vous êtes partie, ce que vous expliquiez tout à l'heure au Standard Party Habité en Allemagne.
44:04Merci beaucoup, Marie-Christine, pour ce témoignage.
44:07Anthony Martin, merci beaucoup de nous avoir accompagnés tout au long de cette émission.
44:12Sachez, il y a un auditeur tout à l'heure qui disait,
44:13et on veut réentendre Isabelle Mergaux.
44:15Sachez qu'il y a une page Internet qui lui est consacrée,
44:18sur le site Internet d'RTL, RTL.fr,
44:21avec justement un hommage, vous pouvez la réentendre, la revoir.
44:24Il y aura cette émission spéciale lundi des Grosses Têtes à 15h30, bien sûr,
44:28et puis on va y revenir très largement tout au long de cette journée sur RTL.
44:32Dans un instant, c'est l'heure du crime.
44:34Bonjour Jean-Alphonse Richard.
44:35Bonjour Amandine.
44:36Et on va aujourd'hui à Sojon, entre Saint et Royan.
44:39Voilà, c'est ça, avec un double meurtre.
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