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  • il y a 7 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 20 avril 2026.

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00:0212h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:08Et à la une aujourd'hui le RN à la table du MEDEF, Jordan Bardella déjeune en ce moment même
00:13avec les représentants du syndicat des patrons.
00:16C'est une première pour un dirigeant du Rassemblement National. Est-ce que ça vous choque à moins d'un
00:21an de la présidentielle ou est-ce que vous trouvez ça tout à fait normal, logique ?
00:25On va en débattre avec vous dans un instant. Si vous souhaitez réagir, vous nous appelez au 3210.
00:31Dans l'actualité également, ces espères de paix qui s'éloignent au Moyen-Orient.
00:35Les Etats-Unis ont intercepté un bateau iranien qui tentait de forcer le blocus dans le détroit d'Hormuz.
00:43Résultat, le prix du barol de pétrole repart à la hausse.
00:46Les bourses européennes, elles, ont ouvert et commencé la journée et la semaine d'ailleurs dans le rouge.
00:53Les espoirs de reprise des pourparlers entre Etats-Unis et Iran sont pour l'instant quasi nuls.
01:00L'Iran en doute d'ailleurs, en fait savoir les médias iraniens.
01:06Dans l'actualité également, cette info RTL, la campagne de prélèvement ADN menée dans l'enquête sur la mort du
01:12petit Émile est terminée.
01:14102 habitants ou personnes qui se trouvaient là au moment de la disparition du petit garçon en 2023 se sont
01:22vus prélever.
01:24Donc des traces ADN, tout ça en deux mois.
01:28Des traces qu'il faut désormais analyser.
01:31Comparé à celles qui avaient été retrouvées sur les vêtements et les ossements du petit garçon, ça pourrait prendre plusieurs
01:36jours ou plusieurs semaines, nous disait tout à l'heure l'ancien patron de l'Institut de recherche de la
01:43Gendarmerie nationale.
01:45La météo, Louis.
01:46Bon, belle journée aujourd'hui, ça y est, vous vous redressez, ça va continuer ?
01:50Oui, parce qu'il y a une belle semaine, donc je suis content quand même.
01:52Oui, il y a une chemise bleu ciel, si vous nous regardez sur RTL.fr ou sur l'application RTL,
01:56c'est la couleur du ciel.
01:58Exactement, et ça sera la couleur tout au long de la semaine.
02:00Alors c'est vrai, on l'a dit, avec un petit voile nuageux ici ou là, mais sans grandes conséquences,
02:04sauf en montagne, où on aura donc quelques orages possibles en fin de journée.
02:08Demain, c'est exactement la même chose, avec un ciel parfois un peu voilé, mais surtout du soleil, pas de
02:12précipitation, sauf sur les Pyrénées, où en fin de journée, il y aura ce risque d'averse.
02:15Ces températures, même chose qu'aujourd'hui, avec un écart important entre le nord et le sud, le nord où
02:20on restera autour des 17, 18, 19 degrés, donc c'est à peine de saison, jusqu'à 25 degrés dans
02:25le sud.
02:26Mercredi, toujours ce risque d'averse en fin de journée dans le sud-ouest, peut-être également sur le sud
02:31du massif central, ailleurs du temps sec et en soleil.
02:34Les températures grimperont également dans la moitié nord, puisqu'on franchira les 20 degrés.
02:37Et puis ensuite, jeudi, vendredi, samedi, dimanche, c'est 4 journées où le soleil s'imposera très facilement, et avec
02:44en plus des températures en hausse dans la moitié nord, puisqu'on aura 24 à 26 degrés de moyenne l
02:49'après-midi.
02:50Ah oui, il va faire chaud, donc ça à partir de jeudi et au moins jusqu'à dimanche.
02:54Bon, c'est une bonne nouvelle, d'autant qu'il y a encore 2 zones en vacances, les zones B
03:00et C, je crois.
03:01B et C, exactement.
03:01Donc voilà, pour tous ceux qui sont en vacances, profitez-en bien. En tout cas, ça vous donne le sourire.
03:06Ah bah oui, j'ai un peu.
03:06Oui, mais il y a de quoi, mais...
03:08Ça fait plaisir d'annoncer de bonnes nouvelles.
03:10De bonnes nouvelles pour nos auditeurs.
03:11Merci beaucoup, il est bientôt 13h04.
03:14Renovacy.
03:15Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
03:19Amandine Bégaud sur RTL.
03:22Je vois vraiment pas ce qu'il peut y avoir de choquant, parce que le MEDEF rencontre un représentant du
03:29Rassemblement national.
03:31C'est une force politique légitime.
03:34Je suis adhérent au Rassemblement national, mais le MEDEF rencontrerait LFI.
03:39Je trouverais ça tout à fait normal aussi.
03:41Le message de Jean-Louis au 3210 qui réagissait à ce déjeuner qui a lieu en ce moment même,
03:46entre Jordan Bardella, le patron du Rassemblement national, et les représentants du MEDEF.
03:53Faites-vous comme Jean-Louis ?
03:55Tout à fait, est-ce que vous trouvez ça normal ?
03:57Ou au contraire, êtes-vous choqué ?
03:58On va en débattre dans un instant.
04:01Pourquoi on pose le débat ?
04:02Parce qu'il y en a un certain nombre, et on l'entendait très bien dans le journal,
04:05qui sont contre ce déjeuner, notamment ce représentant tout à l'heure qu'on entendait de la CFDT.
04:10Bonjour Denis.
04:11Oui, bonjour Amandine.
04:13Vous nous appelez d'où Denis ?
04:15J'appelle de Chartres.
04:16Bon, vous en pensez quoi ? Vous êtes plutôt d'accord avec Jean-Louis, je crois ?
04:20Oui, je suis d'accord, parce que c'est même très bien.
04:24Ils sont prévoyants, ils s'y prennent à l'avance.
04:27Et puis, là, ça prend bonne tournure, parce qu'on ne peut pas prévoir ça au dernier moment.
04:36De toute façon, ce n'est pas un syndicat.
04:39Le MEDEF, il n'abélise pas le M. Bardella.
04:47Le recevoir ne veut pas dire le cautionner, c'est ce que vous voulez dire.
04:50Voilà, c'est ça, tout à fait.
04:52Et donc, c'est une bonne chose, parce que, enfin, quelqu'un, M. Bardella, a compris que,
04:59ben oui, nous, les patrons, on est contents que, voilà, ils comprennent ce qui ne va pas
05:06et qu'ils essaient de pouvoir, comment, résoudre le problème de nous voir payer des charges
05:13et de travailler de plus en plus et qu'il nous en reste de moins en moins.
05:18C'est du préventif, hein, la réunion.
05:20C'est ce que vous dites, qu'est-ce que vous avez dit, Denis ? C'est quoi, la réunion
05:24?
05:24C'est du préventif, c'est pour discuter.
05:27Mais qui consulte qui, à votre avis ?
05:30Je vais dire que, alors, je vais faire simple.
05:33Pour moi, c'est une conversation de bon enfant, mais on parle de choses sérieuses.
05:37Et c'est une rencontre et ce n'est pas forcément une demande d'un parti ou la demande du
05:43MEDEF.
05:44Ils se sont rencontrés parce qu'il y avait besoin, peut-être pour avoir des explications,
05:48peut-être pour des choses comme ça, et il ne va y avoir rien d'acté.
05:55Si demain, on mange ensemble, on va parler de choses et d'autres,
05:58et on ne va rien d'acté et on va comprendre certaines choses.
06:02Parce que vous m'expliquez des choses, je vais vous expliquer des choses.
06:05Et là, tout se passe bien tout de suite.
06:08Les gens, ils prennent ça pour argent comptant.
06:11Pourquoi ? Ça ne sert à rien.
06:13Ce n'est pas parce qu'on se rend compte qu'on va se marier.
06:16Oui, on est bien d'accord, Denis.
06:17C'est d'une très belle image.
06:19Non, mais vous avez raison, c'est d'une belle image.
06:22Non, mais quand je vois...
06:24Non, mais vous avez complètement raison, en fait.
06:26En une phrase, vous avez résumé votre pensée.
06:29C'est ça.
06:31Donc, laissons faire.
06:32Denis, restez avec nous.
06:33Valérie est là également.
06:35Bonjour, Valérie.
06:36Bonjour, Amandine.
06:37Vous êtes d'accord avec Denis, vous ?
06:39Écoutez, oui, je vais rejoindre Denis
06:41et puis la personne qui a laissé un message sur votre répondu.
06:45Voilà.
06:47Moi, je ne suis ni sympathisante ni adhérente,
06:49mais je suis pour la pluralité.
06:54Est-ce que c'est un parti illégal ?
06:55Non, c'est un parti qui est arrivé jusqu'à la présidentielle.
06:59Il y a maintenant des élus locaux.
07:02Donc, c'est normal de discuter avec chaque représentant de parti.
07:07Et puis, alors, d'entendre à chaque fois...
07:09Là, par contre, ce qui me met un peu en pétard,
07:11d'entendre à chaque fois les syndicats ou autres crier au loup
07:15avant que le débat n'ait eu lieu,
07:19on est en démocratie.
07:20Moi aussi, je suis pour que, par exemple, l'extrême-gauche...
07:25Si l'extrême-gauche veut rencontrer le MEDEF,
07:27eh bien, qu'il aille rencontrer le MEDEF.
07:28Oui, ça ne vous choquerait pas que le MEDEF reçoive les filles pour déjeuner.
07:31Mais justement, à la limite, qu'ils écoutent leurs propositions,
07:35qu'ils voient un petit peu leurs projets,
07:38qu'est-ce qu'ils veulent faire pour les entreprises.
07:42Après, après, ils pourront combattre, justement, leurs idées.
07:46Ils pourront montrer peut-être que cela ne tient pas la route,
07:48que c'est un programme qui n'a ni queue ni tête.
07:51Mais pourquoi à chaque fois commencer par crier et critiquer
07:55et dire non, non, non, il ne faut pas...
07:58Alors, sans parler du fascisme, ça, on en entend parler à chaque fois.
08:04Non, allez sur le débat des idées et après, vous pourrez sortir éventuellement le carton rouge.
08:11Mais il n'y a rien de choquant là-dedans.
08:14Eh bien, au contraire, moi, je trouve qu'on se focalise beaucoup pour un petit point comme ça.
08:20Alors, un petit point comme ça, on en parle parce que c'est la première fois, Valérie,
08:25c'est la première fois que le MEDEF reçoit un dirigeant du RN.
08:28Et qu'on est à moins d'un an de cette élection présidentielle.
08:32Donc, on s'interroge.
08:35Je trouve ça très bien, justement, parce que peut-être que ça va permettre aux gens,
08:38après, dans les urnes, de faire un choix peut-être plus éclairé.
08:43Voilà.
08:43Bon, Valérie, on va écouter Philippe.
08:45Bonjour, Philippe.
08:47Bonjour, ça va bien ?
08:48Ça va et vous ?
08:49Ben, ça va.
08:50Routier, vous êtes où, là, en ce moment ?
08:52Là, je suis en route pour l'Espagne.
08:54Bon, vous en pensez quoi, vous ?
08:56Ça vous choque, vous n'êtes pas d'accord avec Valérie et Denis ?
08:59Ben non, en fait, juste, je ne sais pas, il y a vraiment tout le monde tapé sur le Front
09:02National,
09:03enfin, le Rassemblement National, même si ça reste le Front National.
09:07Comme quoi, leur programme économique ne valait rien.
09:10Et aujourd'hui, le MEDEF les reçoit.
09:13Alors, juste aussi, ça montre un petit peu la position libérale du Rassemblement National.
09:20Eux qui veulent faire croire aux petites gens qui sont du côté du peuple.
09:23Eh ben non, il ne faut pas oublier que c'est la partie droite, même d'ultra-droite,
09:27qui est pour le, comment dire, pour le libéralisme.
09:31Donc, ils ne sont pas pour les petites gens, ils sont juste pour les patrons.
09:34Alors, la ligne économique du Rennes, ça dépend si c'est celle de Jordan Mardella ou celle de Marine Le
09:38Pen.
09:39Mais alors, c'est ça ou c'est marrant quand même.
09:40Alors, on en est où quand même ?
09:42Parce que, je ne sais pas, la candidate officielle pour l'instant,
09:47tant qu'elle n'a pas eu sa condamnation, c'est bien Marine Le Pen.
09:50Pourquoi c'est Jordan Mardella qui va là-bas ?
09:52Il est président du Rennes, après, je ne sais pas comment c'est fait ou pas l'invitation.
09:58Sauf que c'est elle qui est hypothétiquement candidate,
09:59donc c'est elle qui devrait s'occuper de ça, non ?
10:02Est-ce que comme Valérie, par exemple, ou je ne sais plus si c'est à Denis ou à Valérie
10:05que j'ai posé la question,
10:06vous seriez tout aussi surpris si le MEDEF recevait la France Insoumise, Philippe ?
10:13Mais, ce n'est pas...
10:14Écoutez, la France Insoumise, je pense que Mélenchon, il a déjà fait des réunions avec des patrons dernièrement,
10:20en plus, il me semble, donc voilà.
10:23Sauf qu'en fait, la ligne politique n'est pas du tout la même,
10:26les demandes, les attentes et le programme économique n'est pas du tout le même.
10:31Donc, au bout d'un moment, je suis désolé, ça montre bien,
10:35enfin voilà, ça reprouve aux gens, au-delà des votes que le Rassemblement National peut avoir au Parlement
10:40qui va contre le peuple, ça montre bien au peuple que le Rassemblement National est pour le libéralisme.
10:49Donc vous, ça montre qu'ils adhèrent aux idées du MEDEF, c'est ça ?
10:53C'est ce que vous dites ?
10:53Bien sûr, bien sûr.
10:55Mais de toute façon, entre M. Rotaillot, Rassemblement National, machin,
11:00il n'y a plus de ligne.
11:01Ils peuvent tous faire un seul parti politique,
11:04ils s'entendront tous très bien.
11:05Et ils sont tous sur la même ligne.
11:07Pour l'instant, ils ne sont pas trop partis sur ça,
11:09ils ne sont plus partis à tout cet candidat.
11:12Mais je vous entends, Philippe, j'entends ce que vous dites.
11:15Alain, bonjour.
11:17Bonjour, bonjour, bonjour les auditeurs.
11:19Vous venez d'entendre ce que Philippe dit, qu'est-ce que vous lui répondez ?
11:23Philippe dit que c'est son opinion.
11:25Philippe dit que le programme économique du Rassemblement National,
11:28dont je ne suis pas électeur, moi, est mauvais.
11:33Je vais juste rappeler à Philippe que pendant les deux dernières élections présidentielles,
11:36tout le monde a dit que le programme économique que présentait M. Macron était bon.
11:40Et puis le programme économique de M. Macron nous fait qu'on se retrouve dans la situation où on est
11:44actuellement.
11:463 400 milliards d'euros de dettes, et puis des entreprises qui ferment,
11:49des gens qui se retrouvent à ne plus pouvoir se nourrir et tout ça.
11:52Et pourtant, on a dit que son programme était bon.
11:54Moi, ce débat, il ne me choque pas.
11:56Ça ne me choque pas que Jordan Bradella soit reçu par le MEDEF,
12:00comme ça ne me choquerait pas non plus que M. Mélenchon y soit,
12:02mais je ne pense pas que le ton serait le même.
12:05Je veux juste rappeler que ça fait des années et des années,
12:07on nous dit qu'on vante la France dans le monde entier,
12:10comme quoi c'est une des plus belles démocraties du monde,
12:12et je prie pour que ça le reste.
12:15Vu que c'est la plus belle démocratie du monde,
12:17le Rassemblement National, si on remet parti par parti,
12:21le Rassemblement National, c'est le parti qui a le plus de députés à l'Assemblée Nationale.
12:24Oui, c'est ce que rappelait ce matin le président de la CPME sur RTL.
12:27Il disait, ce n'est pas nous qui avons mis le Rassemblement National à l'Assemblée,
12:31tous sont les Français.
12:32Alors, respectons la majorité des Français
12:35qui ont fait pour que le Rassemblement National soit le premier parti de France,
12:39que ça plaise ou que ça déplaise.
12:41Là, en disant ça, je ne vous délivre pas mon opinion politique,
12:44parce que savoir mon opinion politique ne ferait pas avancer plus le pays
12:49pour le sortir de l'ornière dans laquelle il est.
12:50mais il faut respecter les électeurs majoritaires
12:54qui ont mis le Rassemblement National à place où il est.
12:57Et puis, laissons faire le Rassemblement National ses propositions.
13:00Il faut écouter les propositions de tout le monde,
13:03prendre les meilleures,
13:04mais ce coup-ci, prendre vraiment les meilleures.
13:06C'est-à-dire pas écouter un beau parleur de banquier
13:08qui nous a mis dans la banqueroute,
13:10prendre vraiment les meilleures propositions
13:13qui puissent aider les entreprises,
13:15aider les salariés, aider les gens qui sont dans la misère.
13:17Et puis là, on pourra voir le bout du tunnel.
13:19Mais pour ça, il faut écouter les propositions
13:21d'un bout de l'hémicycle à l'autre bout de l'hémicycle,
13:24parce que ce serait ça plaisant, non ?
13:25Tous les partis qui sont dans l'hémicycle,
13:27au jour d'aujourd'hui,
13:28font partie de l'arc républicain.
13:30Même si on fait des pseudo-pactes républicains,
13:33ce qui me met hors de moi,
13:34c'est quand, aux dernières législatives,
13:37entre les deux tours,
13:38on entend parler d'un pacte républicain
13:40anti-Rassemblement National.
13:42Ça veut dire qu'on a craché sur le bulletin de vote
13:44de millions et de millions d'électeurs
13:46qui ont voté pour le Rassemblement National,
13:49pour le remettre majoritaire à l'Assemblée Nationale
13:52en tant que parti,
13:53pas en tant que groupe.
13:54Mais si on remet en parti,
13:56il y a nettement moins d'électeurs
13:57que le Rassemblement National.
13:58Mais en nombre de voix, vous voulez dire.
14:00Voilà.
14:00Les républicains, on n'en parle pas, et tout ça.
14:02Merci.
14:03Donc, faisons jouer de la démocratie,
14:04soyons un peu intelligents,
14:06et puis ne nous choquons pas
14:08pour un dîner qui a lieu,
14:10et puis il y en aura d'autres, je pense.
14:11Merci beaucoup Alain.
14:12Et je refroidis à la phrase de Denis,
14:14ce n'est pas parce qu'on déjeune ensemble
14:16qu'on se marie.
14:17C'était un très bon résumé.
14:19Dans un instant, on va changer de sujet.
14:22On va parler bien sûr de cette flambée
14:23des prix des carburants.
14:25L'Union européenne pourrait demander
14:27aux États membres
14:29un jour de télétravail supplémentaire,
14:32justement, pour aider les salariés.
14:34Bonne idée ou pas ?
14:35Eh bien, on en débat dans un instant.
14:38Envoyez-nous vos messages
14:39sur l'application RTL
14:40ou appelez-nous au 30 de 10.
14:4250 centimes la minute.
14:44Amandine Bégaud.
14:45RTL Midi.
14:46Les auditeurs ont la parole.
14:48Bonjour.
14:49Alors, le télétravail,
14:50une journée obligatoire,
14:52je trouve que c'est une très bonne idée.
14:54Par contre, il faudrait éventuellement
14:56penser aux gens qui sont sur le terrain
14:58et qui ne peuvent pas faire de télétravail.
15:00Par exemple, moi, je suis factrice.
15:02Je ne peux pas faire de télétravail.
15:04C'est impossible.
15:05Et je prends ma voiture
15:06pour aller travailler
15:08six jours sur sept.
15:10Une journée de télétravail
15:13supplémentaire obligatoire
15:14pour lutter contre la flambée
15:15des prix des carburants.
15:16C'est ce à quoi réfléchit
15:17la Commission européenne.
15:19Est-ce que vous trouvez
15:20que c'est une bonne idée ?
15:21On vient d'entendre le témoignage
15:23et la réaction d'Élodie.
15:24Appelez-nous vous aussi
15:25au 30 de 10.
15:27Et on va commencer avec Philippe.
15:29Bonjour Philippe.
15:30Bonjour Amandine.
15:31Bonjour à tout le monde.
15:32Vous êtes plutôt contre
15:34cette proposition.
15:35Oui, tout à fait.
15:36Parce que je connais
15:38beaucoup de personnes
15:38qui font du télétravail.
15:40Et on savait que c'est relativement
15:42facile, cool.
15:44Ce sont ce que je disais
15:45dans le message vocal.
15:46Ce sont toujours les mêmes personnes
15:47qui font du télétravail,
15:48qui font les ponts,
15:50qui partent en vacances.
15:51J'ai travaillé 20 ans
15:52en tant que directeur de magasin
15:54en grande surface.
15:55Et les caissiers,
15:56les caissières,
15:57les manutentionnaires
15:58ou même ma compagne
15:58qui est aide-soignante
16:00et infirmière à domicile
16:01ne peuvent pas faire
16:02de télétravail.
16:03Donc, je trouve ça...
16:05Et ils utilisent également
16:06beaucoup de leur essence.
16:07Donc, c'est toujours
16:08la même catégorie
16:09socio-professionnelle
16:10qui sont privilégiées.
16:12Et ça, ça m'insupporte.
16:14C'est comme les jours fériés,
16:16les choses comme ça.
16:16Donc, ce n'est pas très joyeux
16:19pour les personnes
16:20qui ont fait 1300 euros
16:22et qui feront des allers-retours
16:23tous les matins
16:24pour travailler dans les magasins,
16:26dans les commerces, etc.
16:29Pendant que j'y suis,
16:30Philippe,
16:30vous évoquez effectivement
16:32ces femmes de ménage,
16:33ces caissières,
16:34des infirmières.
16:35On pourrait citer
16:36tout un tas de professions.
16:39Est-ce que vous souhaitez
16:40qu'il y ait une aide
16:42mise en place
16:42pour ces gens-là
16:44qui ont des petits salaires
16:45et qui, malgré tout,
16:46ont besoin de leur voiture
16:47pour travailler ?
16:48Ah oui, tout à fait.
16:49Oui, il y a un moment
16:50parce que moi,
16:50je me rappelle à l'époque
16:51que la flambée de l'essence
16:53n'était pas ce qu'elle est maintenant.
16:55Et j'avais des employés
16:56qui travaillaient relativement loin
16:58de leur domicile.
17:00Et j'avais fait,
17:02non pas du télétravail
17:03puisque ça n'existait pas,
17:04j'avais aménagé leurs horaires
17:06pour éviter qu'ils aient
17:08des coupures,
17:09de faire des allers-retours
17:09chez eux.
17:10Et donc, c'est vrai
17:11que c'était relativement facile
17:12à mettre en place.
17:14Et voilà.
17:16Mais c'est vrai
17:17qu'une aide
17:17pour les personnes
17:20à faible revenu,
17:22à mon avis,
17:22oui, j'entendais tout à l'heure
17:23quelqu'un qui disait
17:24qu'elle gagnait
17:25en une journée de télétravail
17:2610 euros par semaine.
17:29Bon, je ne veux rien dire,
17:30mais 10 euros par semaine,
17:32c'est peanuts.
17:33Oui, mais ça fait 40 euros
17:34à la fin du mois
17:35et pour certains,
17:37pour certains,
17:38ce n'est pas anodin
17:3940 euros.
17:40Tout à fait,
17:40mais à mon avis,
17:43c'est toujours pareil.
17:44Ça ne suffit pas, quoi ?
17:45Non, non, non.
17:46Et c'est toujours
17:47pour les mêmes catégories
17:49de personnes.
17:49J'ai vu de ma famille,
17:50j'ai mon fils,
17:51sa copine,
17:52des neveux
17:53qui sont en télétravail
17:55et je peux m'assurer
17:56que c'est plus télé
17:58que travail.
17:59C'est ça qui m'insupporte
18:02un petit peu,
18:02c'est toujours les mêmes.
18:03Bon, maintenant,
18:03je suis rentré,
18:04donc moi, peu importe,
18:05mais je pense à mes collègues
18:06qui travaillent encore
18:07et que je vois de temps en temps
18:09et qui disent,
18:10bah oui, effectivement,
18:10nous, ils font 60 kilomètres
18:12par jour
18:13pour aller travailler
18:14et bah là,
18:15ils payent tout plein pot, quoi.
18:18Philippe, restez avec nous,
18:19on va accueillir Catherine.
18:20Bonjour Catherine.
18:21Oui, bonjour Amandine.
18:23Je vais excuser
18:24une petite extension de voix.
18:26Oh, mais c'est pas grave,
18:27on vous entend très bien.
18:28D'accord, mais c'est gentil.
18:29Vous êtes plutôt d'accord
18:30avec Philippe ?
18:31Ah, alors oui, tout à fait.
18:33Parce qu'alors,
18:34le télétravail,
18:35là, ça commence
18:35à faire beaucoup.
18:38Il n'y en a que
18:39pour le télétravail,
18:40maintenant.
18:41Les gens veulent travailler,
18:43mais ils veulent rester chez eux.
18:44Donc, moi, je pense
18:47toutes ces personnes
18:48qui sont obligées
18:49de se déplacer
18:51nos caissières
18:52la voyage à un artisan
18:54à la maison,
18:54ben, il ne peut pas
18:55faire autrement.
18:56Il est obligé
18:57de venir chez vous, oui.
18:59Les infirmières,
19:00les personnes
19:01qui font le ménage,
19:02ce ne sont pas des revenus
19:05mirobolants, en plus.
19:06Parce que qui est concerné
19:07par le télétravail ?
19:09Ben, des administratifs,
19:11des personnes qui...
19:12Des cadres.
19:14Des cadres,
19:16des juristes,
19:17des huissiers,
19:17pas des huissiers,
19:19des places.
19:19Mais bon,
19:21voilà, moi,
19:21ça me révolte un peu.
19:23Pourtant, moi,
19:24j'ai travaillé,
19:25je suis à la retraite,
19:25comme Philippe.
19:27Mais moi,
19:29j'étais dans des bureaux,
19:31dans un bureau.
19:32Mais je pense
19:34à toutes ces personnes
19:35qui sont obligées
19:37de prendre leur voiture
19:38pour venir bosser.
19:40Donc,
19:41où on leur donne...
19:43Moi, je dis,
19:44un jour,
19:44toutes ces personnes-là,
19:45ben,
19:46elles ne se déplacent pas.
19:47elles font du télétravail aussi.
19:50Et on verra
19:51comment ça se passera.
19:52Parce que là,
19:53tout sera bloqué.
19:54Bon, Catherine,
19:55je vais vous faire découvrir
19:56et rencontrer Cédric.
19:58Bonjour, Cédric.
20:00Oui, bonjour.
20:01Alors, vous,
20:01vous êtes plutôt
20:02très pro-télétravail.
20:04Ah ben, oui.
20:05Ben, bien sûr.
20:06Bien sûr.
20:07J'entends bien
20:07ce que les auditeurs
20:09précédents ont dit.
20:10Mais bon,
20:11le télétravail,
20:13c'est aussi un progrès.
20:14Voilà.
20:14Il faut toujours
20:16aller en avant
20:16dans la vie.
20:17Et le télétravail,
20:18c'est un progrès.
20:19Quand on voit
20:20le coût de l'essence
20:21actuellement,
20:22la pollution
20:23que ça engendre,
20:25les bouchons.
20:27Voilà.
20:27Moi, je travaille
20:28à Luxembourg.
20:29Il y a 110 000 Français
20:30qui se déplacent
20:31à Luxembourg
20:32tous les jours.
20:32Et donc,
20:33ça provoque
20:34d'énormes bouchons.
20:35Si on vient
20:37à mettre du télétravail,
20:39ben, forcément,
20:40ça va désengorger
20:41les routes.
20:42Les gens vont faire
20:42des économies.
20:43Il y aura moins
20:44de pollution.
20:45Ça s'appelle
20:46le progrès, ça.
20:47C'est tout.
20:47Et effectivement,
20:48je comprends
20:49les auditeurs précédents,
20:50un ouvrier,
20:51une infirmière
20:52ne peut pas
20:52faire télétravail.
20:53Mais c'est des professions
20:55qui ne sont pas
20:56amenées à faire
20:57du télétravail.
20:58C'est comme ça.
20:59Et vous, Cédric,
21:00vous faites quoi,
21:01précisément ?
21:02Moi, je travaille
21:03dans les ressources humaines
21:04à Luxembourg.
21:06Donc, effectivement,
21:07j'ai un job
21:10administratif.
21:10mais contrairement
21:11à l'auditeur précédent
21:13qui a dit
21:13que c'est plus télé
21:14que travail,
21:15ce n'est pas vrai.
21:17Moi, je suis en télétravail,
21:18je suis dans mon bureau
21:19à la maison
21:20et je sors de mon bureau
21:22que pour aller manger.
21:23Et je suis connecté.
21:24Oui, vous bossez autant.
21:25Vous avez ce...
21:26Je pense que je travaille plus.
21:28Je travaille plus encore
21:29que parce que,
21:30finalement,
21:31mes collègues ne sont pas là.
21:32Et donc,
21:32je suis là,
21:34je suis focus.
21:35On m'appelle
21:35avec des clients,
21:37mes collègues m'appellent.
21:39entre guillemets,
21:40je ne suis pas distrait
21:40pour aller discuter
21:42un petit peu
21:42avec mes collègues
21:43à la cuisine ou quoi
21:44comme ça peut arriver
21:46quand on va au bureau
21:47avec nos collègues
21:47physiquement.
21:49Et alors,
21:50dans votre entreprise,
21:50vous avez combien
21:51de jours de télétravail ?
21:53Alors,
21:54on a la particularité
21:55étant donné que je suis
21:58frontalier.
21:59On est,
22:00entre guillemets,
22:01limité à 34 jours
22:03par an
22:05par an
22:06à Luxembourg,
22:07fiscalement,
22:08mais on peut dépasser.
22:09Mais ça engendre
22:10un coût
22:10pour les sociétés.
22:12Et donc,
22:13c'est pour ça
22:13que, idéalement,
22:14je pense que
22:15faire deux jours semaine,
22:17ça serait vraiment l'idéal.
22:18Après,
22:19si on passe
22:19à plus que deux jours semaine,
22:21je pense que
22:22ce n'est pas très bien
22:23parce qu'on perd
22:23le lien social aussi.
22:25Oui,
22:26justement,
22:27Arnaud,
22:27restez avec nous,
22:28Cédric.
22:28Arnaud,
22:28bonjour.
22:29Oui,
22:30bonjour,
22:30Amandine.
22:32Effectivement,
22:33moi,
22:33je trouve que c'est
22:33une fausse bonne idée.
22:35Je ne suis pas contre
22:36le télétravail,
22:36mais je pense qu'aujourd'hui,
22:38quand vous regardez
22:38un petit peu
22:38toutes les grandes entreprises,
22:39elles sont plutôt en train
22:40d'essayer de diminuer
22:42le nombre de jours
22:44de télétravail par semaine.
22:45Moi,
22:45je ne vais pas citer
22:46mon entreprise,
22:47mais dans mon entreprise,
22:48on travaille deux jours
22:48par semaine.
22:49Avec,
22:50on a modifié un petit peu
22:51les acteurs...
22:51Télétravailler deux jours
22:52par semaine.
22:54Télétravailler
22:54pendant deux jours par semaine
22:55avec des contraintes
22:56qu'on a mis en place,
22:58c'est-à-dire d'avoir au moins,
22:58d'être présent au moins
22:59deux vendredis par mois,
23:01etc.
23:01Oui,
23:04Alors,
23:05le télétravail,
23:06oui,
23:07mais le problème,
23:08comme le disait
23:08votre auditeur précédent,
23:09c'est que si on augmente
23:12le télétravail,
23:13on perd du lien social
23:13dans l'entreprise.
23:14Une entreprise,
23:15elle vit aussi
23:16par rapport
23:17à son appartenance.
23:18Et c'est important
23:19que tous les salariés
23:20puissent se rencontrer,
23:21puissent se connaître.
23:22Parce que quand un auditeur
23:24précédent disait,
23:25oui,
23:25on va dans le sens de l'histoire,
23:26il faut le télétravail,
23:27c'est une avancée,
23:28oui,
23:28c'est une avancée,
23:29mais à un moment donné,
23:29on ne va quand même pas avancer
23:31vers un télétravail
23:32qui va faire qu'on ne va plus
23:33se connaître,
23:34on ne va plus se voir,
23:35on ne va plus faire
23:35que du télétravail.
23:36Non,
23:36ce n'est pas ça.
23:37Le lien humain,
23:38il est important.
23:39Et une entreprise,
23:39elle vit par son lien humain.
23:41Elle est forte
23:42par son lien humain.
23:43Donc,
23:44le télétravail,
23:44oui,
23:45mais pas obliger les gens
23:46à en faire de trop.
23:48Cédric,
23:49vous qui travaillez
23:50justement dans les ressources humaines,
23:51vous reconnaissez
23:52que c'est quand même important
23:53que les salariés
23:53aient des contacts entre eux ?
23:55Bien sûr,
23:55bien sûr.
23:56C'est pour ça que je dis
23:57qu'il faut limiter,
23:58je pense,
23:58à deux jours semaine.
23:59Deux jours semaine.
24:00Voilà,
24:01mon entreprise,
24:02elle est aussi implantée
24:04en Belgique.
24:05Et en Belgique,
24:07il y a des problèmes
24:09parce qu'en Belgique,
24:10ils sont parfois
24:11quatre jours semaine.
24:12Et donc là,
24:13qu'est-ce qu'on constate ?
24:15C'est que là,
24:16en fait,
24:16on est freelance.
24:17C'est comme si on était
24:18tous les jours.
24:19On est chez soi
24:20et donc,
24:21en fait,
24:21on ne connaît pas ses collègues.
24:22Donc,
24:23c'est pour ça que je dis
24:24qu'il faut limiter.
24:25Il faut limiter
24:25à deux jours semaine.
24:27Et effectivement,
24:28je peux vous dire
24:29que dans la société
24:29dans laquelle je travaille,
24:31le vendredi,
24:32il est prisé.
24:33Le lundi,
24:34il est prisé.
24:34Mais pour des questions
24:37de facilité,
24:38on est en week-end
24:39trois jours avant.
24:40Quand on dit en week-end,
24:42c'est-à-dire qu'on...
24:42Moi,
24:42je croyais que vous travailliez
24:43beaucoup en télétravail,
24:44Cédric.
24:45Oui,
24:46oui,
24:46on travaille.
24:47On travaille.
24:48Parce que,
24:48par exemple,
24:48dans les entreprises,
24:50les gens,
24:50ils ont des tâches à faire.
24:52Ils ont un planning.
24:53Ils ont quelque chose.
24:55Ils doivent délivrer quelque chose.
24:56Donc,
24:57on ne peut pas se dire,
24:58le vendredi,
24:58je suis en télétravail
24:59et je ne fais rien.
25:00Je regarde la télé.
25:01C'est utopique de dire ça.
25:03Arnaud,
25:04vous vouliez ajouter quelque chose ?
25:05Oui,
25:05la problématique en plus,
25:06il faut bien que les auditeurs comprennent.
25:09Une grande entreprise
25:09qui fait du télétravail,
25:11à un moment donné,
25:12elle a peut-être un siège social à Paris
25:13avec 18 étages,
25:14par exemple.
25:16est-ce que c'est nécessaire
25:18d'avoir 18 étages
25:19si on fait du télétravail ?
25:20On ne va pas chauffer,
25:21parce qu'on parlait d'économie d'énergie,
25:23on ne va pas chauffer 18 étages
25:24s'il y a la moitié des salariés
25:25qui sont en télétravail.
25:27Comment on gère une cantine d'entreprise
25:29quand il y a du télétravail ?
25:31Est-ce qu'il y aura suffisamment de nourriture
25:33pour nourrir les salariés qui sont là
25:34ou est-ce qu'il y en aura trop ?
25:35Donc,
25:36ça pose énormément de problèmes.
25:37Ce n'est pas si simple que ça,
25:38le télétravail.
25:38C'est une gestion de l'entreprise
25:42qui est vraiment très compliquée.
25:43Bon,
25:43on va continuer à parler de tout ça
25:45dans un tout petit instant.
25:46Cédric Arnaud,
25:47vous restez avec nous
25:48comme Philippe et Catherine
25:50et puis on retrouvera Rosa et Tony
25:52dans un instant.
25:52On retrouvera aussi Jean-Alphonse.
25:54Bonjour Jean-Alphonse.
25:55Bonjour Amandine.
25:55Jean-Alphonse Richard
25:56pour l'heure du crime
25:57tous les jours à 14h sur RTL.
25:59Le programme,
26:00c'est dans un instant.
26:00A tout de suite.
26:01A tout de suite.
26:20Et vous entendiez à l'instant
26:22la voix de Philippe Croison
26:23qui parle de ce film
26:25qui retrace sa vie.
26:26Il sera avec nous demain
26:27justement dans
26:28Les auditeurs ont la parole
26:29pour nous en parler,
26:30pour évoquer aussi
26:31la question du handicap.
26:33Alors,
26:33si vous souhaitez échanger
26:34avec lui,
26:35témoigner,
26:36vous nous appelez
26:37au 3210,
26:37vous pouvez appeler
26:38j'allais dire dès maintenant.
26:40Oui, bon.
26:40Et on mettra vos numéros
26:41de côté, Victor ?
26:42Oui, ou alors
26:43vous nous envoyez
26:43un petit message
26:44sur l'application RTL
26:45avec vos coordonnées
26:46et on vous rappellera.
26:46Voilà, on fait comme ça.
26:48Autre rendez-vous.
26:4914h, ça c'est l'heure du crime.
26:51Avec vous Jean-Alphonse
26:52et Jean-Alphonse,
26:53vous revenez aujourd'hui
26:54sur une affaire
26:55toujours bien mystérieuse
26:57des années après.
26:59La mort étrange
27:00de Marie-France Pizier.
27:02Oui, l'actrice
27:02Marie-France Pizier
27:03deux fois oscarisée.
27:04Elle avait 66 ans.
27:06C'était le dimanche
27:0724 avril 2011.
27:08à l'aube,
27:09on la retrouve,
27:10c'est son mari
27:10qui la retrouve morte
27:11dans la piscine
27:12de leur maison,
27:13dans le Var.
27:14Elle est encastrée
27:15dans un fauteuil de jardin
27:16comme si elle était
27:16dans une cage en métal.
27:18L'autopsie n'est pas
27:19du tout concluante.
27:20Impossible de savoir
27:21comment et de quoi
27:23est morte
27:24cette femme.
27:25On n'a pas d'explication.
27:27Il n'y a pas de coups
27:28suspects sur elle.
27:29C'est peut-être
27:30une noyade.
27:30Je dis bien peut-être.
27:31Les gendarmes vont aligner
27:33les points d'interrogation.
27:35Marie-France Pizier
27:36souffrait du dos.
27:37Mais comment est-ce qu'elle
27:38aurait pu transporter
27:39cette très lourde chaise
27:40de jardin ?
27:41Pourquoi le chien
27:42de la maison
27:42n'a jamais aboyé ?
27:44Était-elle vraiment
27:45suicidaire ?
27:46Ou pas ?
27:46Toutes ces questions,
27:47on les pose dans
27:48l'heure du crime
27:48avec, espérons,
27:50également des réponses.
27:51Marie-France Pizier,
27:53le scénario introuvable.
27:5414h.
27:55A tout à l'heure.
27:56A tout à l'heure Jean-Alphonse.
27:58Puisqu'on parlait
27:59à l'instant de cinéma
28:00avec Marie-France Pizier,
28:01si vous souhaitez
28:02rendre hommage aussi
28:02à Nathalie Baye,
28:03vous pouvez nous appeler
28:04au 3210.
28:06Jusqu'à 14h.
28:08Les auditeurs ont la parole.
28:10Amandine Bégaud sur RTL.
28:13Je trouve que l'idée,
28:14elle est là,
28:15elle existe,
28:16elle est très bien.
28:17Mais elle prend en compte
28:17qu'une minorité
28:18vraiment de personnes
28:20qui parfois en plus
28:21n'ont pas forcément
28:21de difficultés.
28:22Les gens qui ont plus besoin
28:23sont souvent dans des métiers
28:25où malheureusement
28:25le déplacement est obligatoire.
28:27Personnellement,
28:27je travaille dans le commerce.
28:29On n'est plus que deux
28:29au vu de certaines
28:30circonstances financières.
28:32Ce qui fait que,
28:32nous on fait 6 jours sur 7
28:34avec aucun aménagement possible.
28:36Voilà le message
28:37de Véronique au 3210.
28:38Vous êtes très nombreux
28:38à réagir à cette proposition
28:42de la Commission européenne
28:43qui envisage de demander
28:44aux Etats membres
28:45d'instaurer un jour
28:47de télétravail obligatoire
28:48en plus par semaine
28:50pour faire face justement
28:51à la flambée des prix
28:51du carburant.
28:53Victor, ça fait beaucoup réagir
28:54aussi sur la page Facebook
28:55de l'émission
28:56et sur l'application.
28:57Exactement.
28:57Paul nous écrit
28:58le télétravail,
28:59c'est l'avenir.
28:59Il faut juste que les règles
29:00fiscales et sociales s'adaptent.
29:02Jean-Luc tient à rappeler
29:03que ceux qu'on applaudissait
29:05pendant le Covid,
29:05les auxiliaires de vie,
29:07les infirmières,
29:07les caissiers,
29:08eux ne profiteront jamais
29:10du télétravail.
29:11Et puis,
29:11Annie, un petit peu
29:11sur la même longueur d'onde,
29:13en termes d'équité
29:14de traitement,
29:15c'est vraiment ce qu'on peut
29:16faire de pire.
29:17Ça va amplifier
29:17les inégalités sociales.
29:19Merci beaucoup, Victor.
29:20Et vous continuez
29:21à réagir,
29:22soit via l'application RTL,
29:24soit via le 3210.
29:26Bonjour, Tony.
29:28Bonjour.
29:29Vous habitez, vous,
29:30à La Réunion ?
29:32Exactement.
29:33Ça vous fait rire.
29:35Vous êtes heureux
29:36de vivre à La Réunion ?
29:38Oui, écoutez,
29:39on pourrait être plus mal.
29:41Je suis bien d'accord avec vous.
29:43Qu'est-ce que vous faites,
29:44d'ailleurs,
29:44à La Réunion ?
29:46Alors, professionnellement,
29:47vous en parlez.
29:48Oui, oui, professionnellement.
29:49Je suis fonctionnaire.
29:50Je suis fonctionnaire.
29:51Et vous avez droit
29:52à du télétravail ?
29:53Oui, trois jours par semaine.
29:55Trois jours par semaine
29:56que vous avez depuis longtemps ?
29:58J'ai demandé ça
29:59il y a quelques mois.
30:00Ça m'était accordé
30:02et je trouve que c'est
30:03vraiment une avancée.
30:05Aussi bien en tant que
30:07de la productivité de travail,
30:08pour moi,
30:09je trouve que je suis
30:09plus productif qu'au bureau.
30:12Moi, je ne suis pas
30:13tout à fait d'accord
30:14avec la personne d'avant
30:15qui disait
30:16oui, le lien social,
30:16le lien social.
30:17Moi, j'ai des amis
30:18en dehors du travail.
30:19Donc, je n'ai pas besoin
30:19d'être au bureau
30:20pour me faire des amis
30:20ou avoir un lien social.
30:22Non, alors on parlait
30:22d'une entreprise
30:23et là, pour le coup,
30:26dans la fonction publique,
30:27c'est peut-être différent.
30:28Mais, parce que vous travaillez
30:30en mairie, c'est ça ?
30:31Oui, tout à fait.
30:33Ce qu'on disait,
30:33c'est que pour une entreprise,
30:35parfois, c'est important
30:36de construire l'esprit
30:37d'entreprise.
30:39Voilà, donc je ne suis pas
30:40tout à fait.
30:41Non, mais il y a des entreprises
30:42pour qui c'est important,
30:43pour le coup.
30:44Oui.
30:45Dans tous les cas,
30:45pour moi,
30:46le fait de travailler
30:47à la maison,
30:48c'est des économies,
30:49des bouffons en moins.
30:50Est-ce que vous l'avez
30:51chiffré, justement ?
30:52D'abord,
30:53est-ce que le carburant
30:54de mémoire,
30:55et on en avait parlé
30:56avec vous, je crois,
30:57Tony,
30:58les prix sont encadrés
31:00à La Réunion ?
31:01Tout à fait.
31:03Malgré tout,
31:04ça a augmenté ?
31:05Alors, ça a augmenté
31:07parce qu'en fait,
31:07c'est comme en métropole.
31:08Les prix ont flambé.
31:10Alors, je ne vous raconte pas
31:11la colère de la population,
31:13c'est compliqué,
31:16mais à côté de ça,
31:17les prix ont vraiment
31:18augmenté.
31:18Donc, moi,
31:18j'ai des collègues
31:19qui me disent
31:19que je vais me mettre
31:20en télétravail
31:21parce qu'elles ne voulaient
31:21pas se mettre
31:22en télétravail
31:22et elles vont s'y mettre
31:24en lien avec
31:25l'augmentation
31:26spectaculaire de l'essence.
31:26Vous avez calculé, justement,
31:28l'économie que ça vous fait
31:29trois jours de télétravail ?
31:32Alors, moi,
31:32je suis dans la voiture électrique,
31:34donc ça me va,
31:35mais c'est surtout
31:35les bouchons.
31:36C'est surtout les bouchons,
31:38le temps qu'on perd,
31:39parce que moi,
31:39je me lève quand même
31:40très très longtemps avant,
31:41je me lève une bonne heure
31:41et demie avant de partir,
31:43je me prépare.
31:44Pour revenir,
31:45c'est pareil,
31:45on a des bouchons
31:46pour repartir.
31:46Donc, si vous voulez,
31:47au niveau du confort,
31:47c'est quand même mieux
31:48de se réveiller
31:48une petite demi-heure
31:50avant seulement,
31:50prendre son petit café
31:51dans son bureau
31:52et puis travailler
31:53et faire son travail
31:55tranquillement
31:55et en effet,
31:56moins dérangé
31:56parce qu'on n'a pas
31:57les collègues à côté
31:58pour voir le café.
31:59Donc, du coup,
32:00je trouve vraiment
32:01que c'est une avancée,
32:02sincèrement, vraiment.
32:03Bon, merci pour votre témoignage,
32:06Tony.
32:06Restez avec nous,
32:07on va accueillir Rosa.
32:07Bonjour, Rosa.
32:09Oui, bonjour, Mandy.
32:11Vous, vous êtes femme de ménage,
32:13c'est ça ?
32:14Oui.
32:14Bon, bien évidemment,
32:16vous, vous ne pouvez pas
32:16faire de télétravail.
32:18Ben non, malheureusement, non.
32:21C'est compliqué.
32:23Ah oui, c'est impossible.
32:25C'est pour tout le monde.
32:27Mais les femmes de ménage,
32:28nous, on ne gagne pas
32:29une fortune.
32:30Il faut se déplacer
32:31avec son véhicule.
32:33Voilà, c'est juste
32:34comme coup de gueule.
32:35Aujourd'hui,
32:36c'est toujours le même
32:37qu'on profite.
32:39Vous auriez,
32:40vous voudriez, vous,
32:41une aide pour des gens
32:42comme vous
32:43qui ont besoin
32:43de leur voiture
32:44pour se déplacer ?
32:45Oui, au moins
32:46une réduction des impôts
32:47ou une aide,
32:49une aide, quoi,
32:50parce qu'on se trouve
32:52avec le double presque
32:54de l'essence
32:54par semaine, quoi.
32:57Le double, quasiment ?
32:59Oui.
32:59Ben oui,
33:00quand vous n'êtes pas
33:01tout le temps
33:02au même endroit,
33:02que vous prenez la voiture
33:03quatre heures là,
33:04trois heures là,
33:05deux heures là,
33:06c'est compliqué.
33:07À la fin du mois,
33:08c'est dur
33:09de ne pas pouvoir...
33:12Voilà,
33:13les gens,
33:14on sait bien,
33:14ils sont allés au travail.
33:16Voilà,
33:16mais nous,
33:17on fait comment ?
33:17On allume notre ordinateur,
33:19on dit à la dame
33:20qu'on doit aller
33:21faire quatre heures.
33:22Allez-y,
33:22parce que l'aspirateur-là,
33:24on peut aller vite,
33:24on ne peut pas.
33:25Les maçons,
33:26les enfermières,
33:27les caissières,
33:28tout le monde
33:28qui gagne le mois.
33:30Mais votre mari est maçon,
33:31je crois.
33:32Oui, c'est ça.
33:33C'est ça.
33:34Et Rosa,
33:36est-ce qu'avec ces prix
33:37de l'essence
33:38qui ont beaucoup augmenté,
33:39vous avez dû
33:41vous passer
33:42de certaines choses
33:43pour faire des économies ?
33:47Je fais mes courses
33:48qu'une fois par mois
33:49au lieu d'aller
33:50tous les samedis.
33:50Oui.
33:51Pour réduire
33:52la consommation
33:52de l'essence ?
33:53Bien sûr.
33:55Oui.
33:57Je fais mes courses
33:58qu'une fois par mois
33:59pour réduire.
34:00Le week-end,
34:01je ne prends pas
34:02ma voiture,
34:03c'est rare.
34:05Voilà,
34:05c'est juste ça
34:06parce qu'il faut
34:06faire des économies.
34:09On n'a pas d'aide.
34:10On n'a pas d'aide,
34:11on ne peut pas faire
34:11de télétravail.
34:12Les gens,
34:13ils ne veulent pas
34:13augmenter le prix
34:15deux heures
34:15parce que c'est difficile
34:18pour eux aussi.
34:19Mais nous,
34:20on fait comment ?
34:21Je trouve qu'on devait
34:22le faire pour tout le monde
34:23pour que les gens
34:26puissent un peu...
34:28Voilà.
34:29Que tout le monde
34:29puisse en profiter.
34:31Oui.
34:31Tout le monde
34:32puisse en profiter.
34:33Véronique est également
34:34avec nous.
34:35Bonjour Véronique.
34:36Oui,
34:36bonjour.
34:37Bonjour à tous.
34:37Vous,
34:38comme Rosa,
34:39vous ne pouvez pas
34:39télétravailler ?
34:41Non.
34:41Non,
34:42je travaille
34:42dans une boutique,
34:44dans un magasin.
34:45dans une galerie commerciale.
34:46Et malheureusement,
34:48il faut y aller
34:49tout le temps.
34:49Et avec la situation
34:50actuelle,
34:51parce qu'on parle beaucoup,
34:52les gens achètent
34:53beaucoup moins.
34:54Il y a beaucoup moins
34:56de chiffre d'affaires,
34:57etc.
34:58Vous êtes dans une zone
34:59commerciale,
34:59c'est ça ?
35:00Dans quelle région ?
35:02En Bourgogne.
35:03En Bourgogne.
35:03Et vous constatez
35:04qu'il y a moins de clients
35:05dans votre zone commerciale ?
35:07Oui,
35:07il y a beaucoup moins
35:08de clients depuis
35:10déjà quelques temps,
35:11etc.
35:11avec certaines difficultés
35:13plus ou moins locales.
35:14on est là depuis
35:14la flambée de l'essence.
35:17La dame l'a dit
35:18juste avant,
35:18Rosa je crois,
35:19elle fait ses courses
35:20une fois par mois.
35:21Donc en fait,
35:21mine de rien,
35:22on perd tout ce flux
35:24de clientèle
35:24qui venait régulièrement,
35:26qui potentiellement
35:26pouvait s'arrêter,
35:27etc.
35:28Tout ce flux de clients,
35:29on le perd.
35:30Vous l'avez chiffré,
35:31ça Véronique,
35:31ou vous ne sauriez pas
35:32me dire si c'est
35:33moins 10,
35:34moins 20,
35:34moins 30 % ?
35:36En termes de flux
35:38de clientèle,
35:39on va dire qu'on serait
35:40sur du moins 15,
35:43à peu près.
35:45Et le chiffre d'affaires,
35:46on peut atteindre
35:47du moins 20.
35:48Parce qu'en fait,
35:48même quand ils viennent,
35:50il y a un frein supplémentaire
35:52de toute façon
35:52au coût de la vie,
35:54au coût de l'essence.
35:55Et on réfléchit
35:55un petit peu plus
35:56à certains achats
35:57qui paraissent moins indispensables.
35:59Vous vendez quoi,
36:00vous Véronique ?
36:01Des chaussures.
36:02Des chaussures.
36:03Oui.
36:03Oui, effectivement.
36:05Voilà.
36:05De toute façon,
36:06le marché a des difficultés.
36:07Oui, en plus.
36:09Donc ça l'amplissait.
36:11Ça enchaîne,
36:12pour l'essence,
36:13pour nous en plus,
36:13ça enchaîne des choses.
36:14Donc en fait,
36:15on a le problème des gens
36:17et le problème
36:17qui nous affecte nous
36:19par la suite.
36:20Et vous,
36:20à titre personnel,
36:21vous habitez loin
36:21de votre lieu de travail ?
36:23Oui, j'habite à 30 km.
36:24À 30 km.
36:25Donc ça fait 60 km par jour.
36:26C'est ça.
36:29Donc voilà,
36:30ça reste des coûts supplémentaires.
36:32Pour un salaire
36:33qui, j'imagine,
36:34n'est pas mirobolant non plus ?
36:35Non, non,
36:35c'est pas mirobolant.
36:36Et puis,
36:37je ne suis pas la pire
36:38parce que moi,
36:39j'ai la personne
36:39qui travaille avec moi.
36:41C'est une petite jeune
36:42qui n'est même pas à temps plein
36:43parce qu'on ne peut même pas
36:43avoir un temps plein pour elle.
36:46Et elle,
36:46c'est pire que moi
36:47parce que moi,
36:48à la rigueur,
36:48j'ai un temps complet.
36:49Enfin,
36:49je m'en sors un petit peu mieux.
36:51Mais voilà,
36:52je vois bien
36:53un temps partiel
36:54pour venir au travail.
36:55On a un 6 jours sur 7.
36:56ça devient très dur.
36:58Ça devient très très dur.
37:00Voilà,
37:00je n'en veux pas
37:01aux gens qui font du travail.
37:03Au contraire,
37:04je trouve que c'est bien
37:05si des gens peuvent s'en sortir.
37:07Mais...
37:07Mais ce n'est pas la solution idéale.
37:09Non,
37:09ce n'est pas la solution unique.
37:11Merci beaucoup,
37:12Véronique,
37:12pour votre témoignage.
37:14On va continuer
37:15à évoquer ce sujet
37:16dans un instant
37:16avec Laurent
37:18qui est gérant justement
37:19d'une entreprise.
37:20A tout de suite.
37:22Contactez-nous gratuitement
37:23via l'appli RTL
37:24ou au 3210.
37:2550 centimes la minute.
37:2912h30,
37:2914h,
37:30RTL midi,
37:31les auditeurs ont la parole.
37:33Avec Amandine Bégaud.
37:34Et on continue avec vous
37:36à évoquer cette proposition
37:37de la Commission européenne
37:38qui envisage
37:39de demander
37:40aux Etats membres
37:41d'instaurer
37:41un jour de télétravail
37:43obligatoire
37:44pour faire face
37:45à la flambée
37:46des prix des carburants.
37:47Bonjour Laurent.
37:49Bonjour.
37:50Vous êtes vous gérant
37:51d'une entreprise ?
37:52Oui.
37:53C'est une petite entreprise
37:55mais ce que j'expliquais
37:56c'est que j'ai deux salariés.
38:00Moi, je voulais savoir
38:01s'il y avait une idée
38:03comme une autre.
38:04Pouvoir aider nos salariés
38:06à subvenir à cette augmentation
38:10des carburants
38:11et pouvoir leur octroyer
38:13une prime carburant,
38:15une prime qui ne soit pas soumise
38:16à des charges sociales
38:18ou charges patronales,
38:19etc.
38:20Parce qu'on n'a pas le droit
38:21nous en tant qu'entreprise
38:22pour nos salariés
38:23de leur donner
38:23une prime carburant.
38:25Si je leur donne
38:26une prime de 50 euros,
38:28100 euros,
38:28ça me coûte le double.
38:30Donc simplement,
38:32temporairement,
38:32est-ce qu'on ne pourrait
38:33pas simplement imaginer
38:34pour aider,
38:35je ne vais pas me faire
38:36que des amis,
38:36pour aider nos salariés
38:38de manière à ce qu'on puisse
38:39pour un mois,
38:40deux mois,
38:40trois mois
38:42compenser cette augmentation
38:43de l'essence
38:44et leur donner une prime
38:45qui ne soit pas soumise
38:46à charge
38:47et qui soit exonérée d'impôt.
38:49Mais une prime comme ça,
38:50ponctuelle,
38:51elle est soumise
38:51à charge patronale ?
38:53Tout à fait.
38:54Moi, mon comptable m'a dit
38:55qu'on ne peut pas.
38:56C'est un avantage en nature,
38:58donc on ne peut pas le faire.
39:01Et vos salariés,
39:02ils font beaucoup de kilomètres
39:04pour venir travailler ?
39:04Ils font à peu près
39:05aller autour,
39:0660 kilomètres par jour.
39:07Ah oui,
39:08comme Véronique tout à l'heure
39:09qui était avec nous.
39:11Donc ce n'est pas rien,
39:12effectivement.
39:13Et alors,
39:14la recommandation
39:15de télétravail,
39:16je ne sais pas
39:16quel type d'entreprise
39:18?
39:19Dans notre cas,
39:20en tous les cas,
39:21nous, commerçants,
39:22enfin commerce ou autre,
39:23on ne peut pas.
39:25Nous, c'est un garage,
39:26donc je vois mal
39:27comment un mécanicien
39:28pourrait faire du télétravail
39:29ou une secrétaire d'accueil
39:31ou autre.
39:32Mais donc,
39:33ça ne va pas concerner
39:34énormément de gens.
39:36Donc,
39:36si on veut toucher
39:37un petit peu plus
39:38de personnes
39:39et aider,
39:40puisque le gouvernement
39:41ne veut pas enlever
39:42des taxes
39:42sur le carburant,
39:44est-ce que ça ne serait pas
39:44aussi une solution
39:45d'imaginer
39:47qu'on puisse aider
39:48nos salariés ?
39:49Nous,
39:50ça nous ferait
39:50des petites charges
39:51supplémentaires,
39:52mais qui ne seraient pas
39:53soumises à tout
39:53ce qui va avec.
39:55Oui,
39:55et puis c'est un moyen
39:55aussi de fidéliser
39:56vos salariés.
39:58C'est quelque chose
39:59d'important.
39:59C'est un geste important.
40:00Donc,
40:01on pourrait compenser
40:01l'augmentation de l'essence
40:02qui est de 50,
40:03100 euros.
40:04Je l'ai fait le mois dernier,
40:05mais automatiquement,
40:07j'ai payé le double.
40:08Oui.
40:08Bon,
40:09l'idée est lancée,
40:10Laurent,
40:10en tout cas,
40:11c'est des politiques.
40:12qui nous écoutent...
40:16Ça leur arrive,
40:16Laurent.
40:17Ça leur arrive.
40:17Oui,
40:18mais bon,
40:19après,
40:20ils n'ont pas la même
40:20manière de penser
40:21que nous.
40:22Donc,
40:22eux,
40:22ce qu'ils voient,
40:23c'est ce qu'on peut...
40:25Ce qu'ils disent
40:25qu'ils gagnent moins,
40:26ils gagnent moins
40:27à cause de ça.
40:28Mais ils perdent de l'argent.
40:29Non,
40:29parce que la prime,
40:30si vous ne la donnez pas,
40:32ils ne gagnent pas non plus.
40:34Voilà,
40:34mais pour moi,
40:35ce serait une manière
40:36de compenser.
40:37Après,
40:37libre aux entreprises
40:39de le faire ou non.
40:39chacun fait ce qu'il veut.
40:40Mais pour moi,
40:41ça me paraît
40:42justifié.
40:43Ils roulent beaucoup.
40:44Ils sont obligés
40:44de venir travailler.
40:45Donc,
40:46je participe à ça.
40:47Et vous ne pourriez pas
40:48rembourser un plein d'essence
40:49par mois ?
40:50Peut-être que ça vous coûterait
40:51moins en frais.
40:51Je n'ai pas le droit.
40:52Ça,
40:52il faut poser la question
40:53à un expert comptable
40:54sur votre antenne.
40:55Mais je n'ai pas le droit
40:55de le faire.
40:56Ah bon ?
40:56Si un expert comptable
40:57qui nous écoute,
40:59s'ils le font passer en frais ?
41:01Non,
41:02parce que je crois
41:02que c'est autorisé
41:03que pour les commerciaux
41:07qui sont sur les routes.
41:08Bon,
41:08si jamais il y a un expert comptable
41:09qui nous écoute
41:10et qui a la réponse
41:11à notre interrogation,
41:12ça nous intéresse.
41:14Appelez-nous
41:1530210
41:15et on répondra
41:17à cette question.
41:18Merci beaucoup Laurent
41:19en tout cas
41:19pour votre témoignage.
41:21Sonia,
41:21bonjour.
41:23Allô ?
41:23Oui,
41:24Sonia.
41:24Oui,
41:25bonjour.
41:26Bonjour Amandine.
41:27Vous en pensez quoi
41:27de cette proposition,
41:28vous ?
41:29En fait,
41:30je trouve ça vraiment injuste
41:31comme beaucoup d'auditeurs
41:33tout à l'heure
41:34pour tous ceux
41:35qui ne peuvent pas faire
41:35de télétravail.
41:36Je trouve ça vraiment
41:37une injustice.
41:38Ils ne pensent vraiment
41:39pas plus loin que...
41:41Enfin voilà,
41:41c'est pour ça
41:42que j'étais un peu énervée.
41:43Vous faites quoi
41:43vous comme travail ?
41:45Moi,
41:46je suis archiviste
41:47itinérante.
41:48Oui,
41:49c'est-à-dire ?
41:50Je vais dans les mairies
41:53qui le demandent
41:54en fait
41:54pour classer
41:55les documents.
41:57Voilà.
41:58Oui,
41:58donc télétravail,
41:59c'est impossible ?
42:00Oui,
42:00c'est complètement impossible.
42:02Oui,
42:03Donc,
42:04c'est pour ça
42:04que j'ai envoyé
42:06mon message tout à l'heure.
42:07Et vous utilisez
42:08beaucoup votre voiture,
42:09Sonia ?
42:09Oui,
42:10parce que j'ai démission
42:11pas très loin,
42:12mais j'ai démission
42:13parfois il y a une heure
42:13de route.
42:14Ça dépend.
42:16Donc,
42:17forcément,
42:18ça plombe un peu
42:19votre budget.
42:20Oui,
42:21complètement.
42:21c'est pour ça.
42:24Merci beaucoup,
42:25Sonia,
42:26pour votre témoignage.
42:28Il est 13h51,
42:30on est ensemble
42:30jusqu'à 14h.
42:31Vous êtes plusieurs
42:32à vouloir rendre hommage
42:33à Nathalie Baye
42:35dont on a appris
42:36le décès
42:37ce week-end.
42:38Vous pouvez nous appeler
42:39et on va retrouver
42:40Max et Véronique
42:41dans un tout petit instant.
42:42A tout de suite.
42:47Merci d'écouter RTL.
42:49Qu'est-ce qu'il me restera ?
42:52Qu'est-ce qu'il me restera ?
42:56Jusqu'à 14h,
42:59les auditeurs ont la parole.
43:01Amandine Bégaud sur RTL.
43:03Et je vous le disais
43:05tout à l'heure
43:05dans le journal,
43:06on l'a appris ce matin,
43:08c'est vendredi
43:09qu'auront lieu
43:09les obsèques de Nathalie Baye.
43:11Ce sera vendredi matin
43:12à 10h
43:12en l'église Saint-Sulpice
43:13à Paris.
43:14Nathalie Baye
43:15emportée
43:16vendredi soir
43:17à l'âge de 77 ans
43:18par une maladie
43:20neurodégénérative,
43:21la maladie
43:21à Corde-Lévis.
43:22Vous êtes
43:23plusieurs auditeurs
43:24à nous avoir appelés
43:25pour lui rendre
43:26un dernier hommage.
43:27Bonjour Max.
43:29Oui,
43:29bonjour Amandine.
43:31Vous nous appelez
43:32d'où Max ?
43:33Je l'appelle
43:33de Bretagne,
43:34de Rennes.
43:37Et Nathalie Baye,
43:38c'est une actrice
43:39à laquelle vous étiez
43:39particulièrement attachée ?
43:41Oui,
43:42c'est une personne discrète,
43:43gentille
43:44et puis
43:45avec du talent.
43:47Elle a quand même
43:48obtenu plusieurs Césars
43:50sauf qu'il peut la vivre
43:51de Jean-Luc Godard
43:52sur le retour
43:53de Martin Guerre
43:54où il partageait
43:55ce n'avait que
43:56Gérard Depardieu.
43:58Ça vous a touché
43:59quand vous avez appris
44:00son décès ce matin ?
44:01Oui,
44:01j'ai dit
44:03tiens,
44:04ça m'a surpris.
44:05Je sais que depuis
44:06quelque temps
44:07je trouvais
44:07qu'elle avait
44:07une mauvaise mine
44:08donc je n'avais plus
44:10vu qu'elle était
44:10malade.
44:13Quel film
44:14vous vous gardez
44:15en mémoire ?
44:17Il y a celui
44:18qui sera rediffusé
44:19ce soir,
44:20Le Petit Lieutenant.
44:24Ça c'était
44:25un film
44:26qui vous a marqué ?
44:27Oui,
44:28je crois qu'il a obtenu
44:29l'Oscar du
44:30le César
44:31du second rôle
44:32qui sera diffusé
44:35ce soir
44:35j'étais en train
44:36de vérifier
44:36ce soir
44:37sur France 3
44:38Le Petit Lieutenant
44:38de Xavier Beauvoir.
44:39D'accord.
44:40Et sur Arte vous avez
44:41La Baule Lépin
44:42aussi.
44:43Ah d'accord.
44:43Dans lequel elle a
44:44joué.
44:44les gardiennes aussi
44:45jouer avec sa fille
44:46avec sa fille.
44:47Oui,
44:48avec Laura Smith.
44:48Xavier Beauvoir.
44:50Merci beaucoup Max
44:52pour votre hommage.
44:53Bonjour Véronique.
44:55Oui,
44:55bonjour.
44:56Vous aussi
44:57vous teniez
44:57à rendre hommage
44:58à Nathalie Baye.
45:00Oui,
45:00vraiment,
45:01j'ai beaucoup aimé.
45:02C'était,
45:03comment je vais dire,
45:03un peu
45:04la référence
45:05des années 80.
45:07C'était notre actrice.
45:09Il y a des films
45:10comme
45:10Les Indispensables,
45:12la Balance,
45:13Le Retour de Martin Guerre,
45:15enfin ces films-là
45:15qui ont été
45:16vraiment très importants.
45:18Et La Pépite,
45:19La Pépite que tout le monde
45:20a aimée,
45:21Vénus Beauté.
45:22Oui,
45:22dans laquelle elle était
45:23incroyable.
45:23Oui,
45:24elle était incroyable
45:25et puis des trucs
45:25un petit peu
45:26olé olé aussi.
45:29Des petites choses.
45:31Mais j'aimais
45:32cette comédie
45:33douce,
45:34amère,
45:35tout le monde appréciait.
45:36C'est vrai qu'elle avait
45:37une finesse,
45:37une brillance,
45:38quelque chose
45:39qui nous marque encore
45:40parce que
45:41ce nom-là,
45:42je veux dire,
45:43ça fait partie
45:43des plus grandes actrices
45:45des années 14.
45:45Tout en étant discrète
45:47parce que
45:47dans tous les hommages
45:48qu'on a lus
45:50de ses proches,
45:51ceux qui l'ont bien connu,
45:52tous disent
45:54qu'elle n'aimait pas
45:55le showbiz,
45:55enfin les paillettes,
45:56tout ça,
45:57ce n'était pas forcément
45:57son truc.
45:59Oui,
45:59en effet.
46:00Mais la petite liaison
46:01pornographique
46:02des années
46:03de 1995,
46:041999,
46:052000,
46:05je ne sais plus,
46:06c'était vraiment
46:06un film altiniste,
46:07très subtil.
46:08Et c'est vrai
46:09que cette relation secrète,
46:10elle savait bien la garder.
46:11Et c'est ça qui a fait
46:12tout son charme.
46:13Mais moi,
46:14je ne savais pas
46:14qu'elle était malade,
46:15vous voyez,
46:16comme quoi.
46:17Et là,
46:18cet hommage que vous rendez
46:19même sur RTL,
46:20j'ai trouvé ça très touchant.
46:21C'est pour ça que j'ai souhaité
46:23participer à ce petit commentaire
46:25sur les auditeurs
46:26pour la parole
46:27pour la faire renaître.
46:29C'est très gentil.
46:31Merci à vous,
46:33Véronique,
46:34pour cet hommage.
46:35Je disais qu'il y avait
46:36ce soir
46:36Le Petit Lieutenant
46:36sur France 3,
46:37Labo de l'Épin
46:38sur Arte,
46:39et puis mercredi,
46:40Paris 1ère
46:41programmera
46:42La Fleur du Mal
46:43de Claude Chabrol,
46:44l'occasion
46:45de revoir
46:46Nathalie Baye
46:47aussi au cinéma
46:49et puis ses obsèques
46:50qui auront lieu
46:52vendredi.
46:52Dans un registre
46:54plus souriant,
46:55je voulais juste faire
46:56un petit coucou
46:56à Christophe.
46:57Bonjour Christophe.
46:59Bonjour.
47:00Oui, alors vous,
47:01vous avez réagi
47:01au sujet que j'évoquais
47:03tout à l'heure
47:03dans le journal
47:04sur le karaoké
47:06et ces salons privés
47:07qui explosent
47:08un peu partout
47:08en France.
47:10Vous aimez le karaoké,
47:11vous ?
47:12Ah oui, j'adore.
47:13Et comme je le disais
47:14à vos collègues
47:16au Standard,
47:17en toute modestie,
47:19je suis un de ces garçons
47:21à l'origine du karaoké.
47:22C'était à l'heure
47:23où personne n'y croyait.
47:25Si vous voulez,
47:26j'étais plus jeune.
47:27Aujourd'hui,
47:27je suis à l'op de mes 60 ans,
47:29un heureux retraité
47:30qui continue de chanter.
47:32Mais alors que j'étais plus jeune,
47:33j'ai commencé,
47:33alors que le karaoké
47:34n'existait pas,
47:35à chanter avec des musiciens
47:36derrière moi,
47:37avec des orchestres classiques.
47:39Et puis après,
47:39petit à petit,
47:40est arrivée une machine
47:41à l'époque
47:42qui s'appelait le karaoké,
47:43mais on était loin
47:44du côté numérique
47:45d'aujourd'hui,
47:46bien évidemment.
47:47J'ai conservé d'ailleurs
47:48ces disques,
47:48on aurait dit des disques d'or,
47:49vous voyez,
47:52avec un petit podium,
47:53j'ai fait tous les campings
47:55ou une bonne partie
47:56des campings
47:56à l'époque
47:56de la côte sud-ouest.
47:59Quelle est la pire chanson
48:01à chanter en karaoké ?
48:02Celle que vous déconseillez ?
48:05Alors,
48:06on ne peut pas déconseiller
48:07parce que,
48:08si vous voulez,
48:08le karaoké,
48:09il a évolué avec son temps.
48:10Moi, personnellement,
48:11j'ai beaucoup chanté
48:12du sardou
48:13et notamment
48:13cette fameuse,
48:15cette inoubliable,
48:16incontournable
48:16les lacs du Connemara.
48:19J'ai une petite pensée
48:20pour Nathalie Baye
48:21parce qu'il y a un lien
48:22avec Johnny Hallyday
48:23et qui n'a pas chanté
48:24en karaoké ?
48:25Qui ne chante pas
48:26du Johnny ?
48:27Mais aujourd'hui,
48:28je me rends compte
48:29que,
48:30et moi-même,
48:30je me suis mis un petit peu
48:31dans les derniers titres
48:33de Florent Pagny,
48:34des petites choses comme ça,
48:35parce que le karaoké,
48:36ça permet,
48:37si vous voulez,
48:38deux choses essentielles,
48:39à faire évoluer
48:40certaines chansons
48:42et à dépoussiérer
48:45certaines chansons anciennes.
48:46Et ce qui est magique,
48:47c'est que même
48:47les plus jeunes aujourd'hui,
48:49avec le karaoké,
48:50se mettent à chanter
48:51ou à rechanter
48:52des chansons.
48:53Des grands classiques
48:54de la chanson populaire.
48:55Merci beaucoup Christophe,
48:56je vous coupe
48:57parce qu'on arrive
48:57à la fin de l'émission.
48:58Moi, je suis une grande fan
48:58de karaoké,
48:59alors je suis sûre
48:59qu'on aura l'occasion
49:01d'en revenir.
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