- il y a 4 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 17 mars 2026.
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00:08Et elle a eu ce second tour des municipales, c'est dimanche bien sûr, mais les candidats qualifiés pour ce
00:14second tour,
00:15donc jusqu'à ce soir pour déposer leur liste en préfecture.
00:20Résultat, le jeu des alliances fonctionne à plein régime et ça fait grincer des dents à gauche.
00:26Notamment, je vous donne un exemple, la maire sortante socialiste de Nantes a décidé de fusionner sa liste avec la
00:34France insoumise.
00:35Résultat, son numéro 2, en colère, claque la porte, ça vous fait beaucoup réagir à Marseille et ça on l
00:43'a appris il y a quelques minutes seulement.
00:45Sébastien Delegue, le candidat à LFI, a décidé de se retirer le maire sortant.
00:50Le socialiste Benoît Payan lui avait fermé la porte à toute alliance dès hier.
00:54Est-ce que ça vous choque ces alliances ? Est-ce que vous, électeur de gauche, vous ne seriez pas
00:59prêt à voter pour une liste qui a fusionné avec LFI ?
01:03J'attends vos réactions et vos commentaires au 3210, que vous soyez de gauche d'ailleurs ou de droite.
01:10Tout s'entend bien sûr.
01:13Dans l'actualité aussi, cet autre chiffre qui devrait vous faire réagir, on en parle souvent,
01:17la difficulté de trouver un rendez-vous chez le médecin, et bien les choses s'aggravent.
01:2112 jours désormais pour être reçu par un généraliste en moyenne, c'est 3 fois plus qu'il y a
01:264 ans.
01:27C'était 4 jours, pardon, il y a 7 ans, je m'en mêle avec les chiffres, donc 3 fois
01:33plus qu'il y a 7 ans.
01:35Et puis chez les spécialistes, c'est aussi de plus en plus long.
01:39On peut citer quelques exemples.
01:4024 semaines pour un dermato en Normandie, 18 semaines pour un cardiologue dans le centre Val-de-Loire,
01:48ou encore 20 semaines dans les Hauts-de-France pour décrocher un rendez-vous en psychiatrie.
01:52Si vous avez du mal à trouver un médecin, si vous avez déjà renoncé à des soins à cause justement
01:58de ces délais,
01:59vous nous appelez au 3210.
02:01La météo avec vous, Peggy.
02:02Grande douceur donc.
02:04Le printemps, officiellement, c'est vendredi, mais il a pris un peu d'avance.
02:06Oui, et demain ça continue, alors on aura du soleil sur quasiment toutes les régions.
02:10Je dis quasiment parce que dans le sud-est, on aura un temps perturbé.
02:13Alors légèrement, le matin, ce sera bien couvert avec quelques faibles pluies entre la Corse et la région Paca avec
02:19du vent.
02:20Et ces pluies et ces nuages vont gagner au fil des heures le sud de la région Rhône-Alpes et
02:25également le Languedoc-Roussillon.
02:26Avec un peu de neige, des 1200 mètres en montagne, quelques faibles pluies également.
02:31Mais partout ailleurs, ce sera bien ensoleillé avec un petit vent d'est, du coup qui va limiter la hausse
02:35des températures.
02:36Même si ça restera très doux, le matin, on sera entre 0 et 3 degrés sur le nord-est, 4
02:41à 7 ailleurs jusqu'à 11 près de la Méditerranée.
02:44Et l'après-midi, 14 à Cherbourg comme à Lyon, 15 à Lille et Besançon, 16 à Paris, Montpellier et
02:49Nice, 17 à Rennes comme à Marseille, 18 au Havre et Toulouse,
02:5220 degrés à Limoges, Bordeaux et Tarbes et jusqu'à 22 à Biarritz.
02:56Merci beaucoup Peggy, les 13h03.
02:58Rénovation.
02:59Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
03:04Amandine Bégaud sur RTL.
03:25Le message de Jean-Louis, très remonté face à ces alliances qu'on découvre en vue du second tour dans
03:31un certain nombre de villes.
03:32Je vous citais, non, tout à l'heure, on peut citer aussi Toulouse, Brest ou encore Limoges, où socialistes, écologistes
03:38et insoumis ont décidé de s'allier.
03:42Est-ce que vous trouvez ça normal ? Est-ce que ça vous choque ? On en débat au 3210.
03:46Et on va commencer avec vous, Yann. Bonjour.
03:49Bonjour Amandine.
03:50Vous nous appelez d'où, Yann ?
03:51Alors, je vous appelle d'Argenteuil.
03:53Et alors, quelle est la situation politique à Argenteuil à l'issue du premier tour ? Je n'ai pas
03:58regardé, mais...
03:59Écoutez, en fait, le maire sortant est à 37,77% et suivi par deux listes, enfin trois listes, une
04:07liste de LFistes à 26,53%
04:11Et ensuite, deux listes de Gauche à 13 et 12,5% à peu près.
04:16Donc, effectivement, il y a de fortes chances qu'il y ait une alliance entre la ligne LFistes et les
04:23deux autres lignes qui sont de Gauche.
04:26Donc là, je trouve ça absolument scandaleux.
04:28Mais bon, c'est la politique de Gauche, apparemment.
04:31Mais vous, vous aviez voté pour l'un des candidats en question au premier tour ou pas ?
04:37Alors, moi, j'ai voté, bien sûr.
04:39Je n'ai voté pas pour le maire sortant.
04:40J'ai voté pour une autre personne qui est Franck Debeau, qui a fait 6,17%, qui est plutôt à
04:49droite.
04:50C'est parce qu'il met l'accent sur la sécurité, sur la propreté.
04:54C'est vrai qu'Argenteuil est très sale, je crois, comme à Paris.
04:58Moi, ça fait 3 ans que j'habite à Argenteuil et pendant 30 ans, j'étais dans les Seines à
05:01Agnières.
05:02Et je trouve que c'est une ville extrêmement sale.
05:07Je me permettez de vous poser la question pour savoir si vous aviez du coup le sentiment de voir votre
05:13vote trahi.
05:15Donc, ce n'est pas votre cas.
05:16Mais malgré tout, ça vous gêne ?
05:18Ce n'est pas mon cas, mais ça me gêne fortement.
05:20Parce que je vois qu'en fait, la politique, c'est des associations, je dirais, de malfaiteurs, si je puis
05:27dire.
05:28Parce que c'est vraiment s'associer avec Adafi, alors qu'ils ont toujours dit qu'ils ne voulaient pas
05:34s'associer avec eux.
05:34Et puis maintenant, pour des intérêts politiques, ils s'associent.
05:38Donc, en fait, ils n'ont pas d'honneur.
05:40C'est les gens qui n'ont pas d'honneur, c'est tout.
05:44Et effectivement, vous avez quoi ? Le sentiment qu'à l'issue, le vote aura moins de valeur ?
05:49Parce qu'au final...
05:52Oui, parce que finalement, bien que ce soit à la proportionnelle, pour les municipales,
05:57mais quelque part, je trouve que ce qui est fait aujourd'hui à Argenteuil, c'est très bien.
06:05Argenteuil renaît, si je puis dire.
06:06C'est une ville morte d'un point de vue de vie sociale.
06:11Il n'y a rien, il y a trois restaurants pour manger correctement.
06:14Après, il n'y a que de la mauvaise bouffe, de la malbouffe.
06:17Donc, après, on s'étonne qu'on dépense des centaines de milliards dans la santé.
06:20Et on ne fait rien, on laisse faire.
06:23Donc, voilà.
06:23Donc, à un moment donné, tous les gens qui sont à Argenteuil vont à Paris pour sortir ou en proche
06:28banlieue.
06:28Mais ils ne vont pas à Argenteuil.
06:30Donc, déjà, il y a un problème social.
06:32Et puis, franchement, alors que c'est la ville des impressionnistes.
06:37Argenteuil, c'est une ville qui est magnifique, avec une butte, avec deux buts même.
06:41On aménage le maire à aménager les bords de Seine.
06:44Ça commence.
06:45Il y a une promenade qui peut aller jusqu'à Saint-Denis.
06:48C'est agréable.
06:49Mais bon, il y a une éducation à faire dans cette ville pour que les gens respectent la nature, respectent
06:54les gens, respectent la police.
06:56Enfin, voilà.
06:57Il y a un problème en France, en général, c'est qu'on ne respecte plus rien, en fait.
07:00C'est ça, le problème.
07:00Et on monte les gens, les uns contre les autres.
07:03Et là, vous dites que c'est l'alliance de la honte.
07:05Ben, absolument, c'est totalement ça.
07:07C'est l'alliance de la honte.
07:08Je trouve ça, quand on voit ce que fait Mélenchon, qui a supporté Yacine Zegli, qui est le candidat à
07:17la fiste.
07:19Il est clairement antisémite.
07:21Il ment aux Français.
07:22Il ne veut pas être élu.
07:24Il veut juste, entre guillemets, créer le désordre et le chaos.
07:29C'est tout ce qu'il veut.
07:30Il n'est élu nulle part.
07:31Il ne veut pas être président.
07:32Il ne veut même pas se lever le matin pour venir chez RTL, interviewé par Thomas Soto.
07:36Moi, je suis un fidèle auditeur de RTL.
07:38Enfin, voilà.
07:39C'est quelqu'un qui l'air uniquement.
07:40C'est un agitateur public.
07:42Ah, vous pensez que son objectif n'est pas la présidentielle ?
07:47Bien sûr que non.
07:48Il en est incapable.
07:49Il ne veut pas.
07:50Il veut rester dans ses bouquins, dans sa belle maison, dans son confort.
07:54C'est un bon bourgeois.
07:55Il faut savoir que c'est un bon bourgeois.
07:58Et qu'il fait de la politique parce que ça lui plaît.
08:01Il adore parler, assembler les foules.
08:04Moi, je disais tout à l'heure à la personne qui m'a appelée que j'ai regardé une photo
08:10de Mélenchon
08:10et j'ai fait une comparaison avec une photo d'Hitler.
08:12C'est exactement le même comportement.
08:14Il parle de fascisme.
08:16Yann, vous y allez quand même un peu fort.
08:19Non, mais c'est un agitateur.
08:20C'est un fascisme.
08:22Pour moi, c'est un fascisme.
08:24Il prône le désordre et le chaos en France.
08:29Yann, restez avec nous.
08:30On va entendre Jean-Louis.
08:31Bonjour, Jean-Louis.
08:32Oui, bonjour.
08:33Oui, oui, j'écoute.
08:35Voilà.
08:36Dites-moi.
08:36On vous entendrait très remonter tout à l'heure dans votre message.
08:39Oui, tout à fait.
08:40Moi, je suis une commune, mais on vote pour la métropole de Léon.
08:45Et quand j'ai vu que tout c'est Grégory Dussain-Socièque et LFI, là, j'ai dit, bon, c
08:52'est tromper les électeurs.
08:53Le premier débat qu'il y a eu, il y a huit jours, avec Jean-Michel Aulas et tout, il
08:57y avait la candidate et les filles.
08:58Le journaliste lui dit, madame, qu'est-ce que vous faites avec la police municipale ?
09:03Je la désarme.
09:04Bien.
09:05Après, le journaliste lui redit, mais vous allez leur donner quoi ?
09:09Une matraque.
09:11Vérifiez.
09:12Jean-Michel Aulas, c'est bon, il vient de la société civile.
09:15Il n'a pas trop répondu.
09:16On disait que le débat, il était moyen-moyen.
09:18Non.
09:19Qu'est-ce que vous voulez répondre à des gens comme ça ?
09:21Moi, si je suis un électeur de Grégory Dussain, au deuxième tour, et qui prend et les filles, je ne
09:29vote pas pour lui.
09:30Mais vous aviez voté quoi, Jean-Louis, vous, au premier tour ?
09:34Non, non, non, moi, je suis dans une commune avoisinante.
09:36Mais la métropole, il y a eu un scrutin pour la métropole à Lyon ?
09:39Oui, moi, j'ai voté Jean-Michel Aulas.
09:43D'accord, donc pas à gauche.
09:44Un instant, je voulais finir.
09:47Simplement, Grégory Dussain, voilà, ça se chèque les filles.
09:51Voilà, mais c'est tromper ses électeurs, madame, madame Végaud.
09:56Parce qu'il vous a demandé notre avis ? Non.
10:00Ils font leur popote entre eux.
10:02Moi, si j'ai voté, si je votais Dussain, c'est Dussain.
10:05Je ne veux pas de LFI.
10:07Quand les listes sont faites au départ, quand il y a les associations, au départ, avant le vote, au premier
10:12tour, c'est clair, c'est net, l'électeur n'est pas trompé.
10:16Là, on lui vole sa voix, on se sert de sa voix, voilà.
10:20Et c'est du grand n'importe quoi.
10:22Et je souhaite que les électeurs de M. Dussain le sanctionnent avec ça.
10:26Et bien justement, Jean-Louis, je lance un appel, j'en profite.
10:29S'il y a des électeurs, justement, lyonnais, qui nous écoutent, qui avaient voté Grégory Dussain au premier tour,
10:34et qui là, soit hésitent, soit se disent, si on va quand même continuer à voter pour lui, ou on
10:40changeait d'avis,
10:41appelez-nous au 3210, et ça vaut pour d'autres communes.
10:44J'ai cité tout à l'heure Nantes, Brest, Limoges.
10:47Je vous laisse finir, Jean-Louis.
10:48Alors, je voulais finir.
10:50Simplement, Jean-Michel Ola, s'il y a eu un débat, il y avait un deuxième débat prévu, il ne
10:54veut pas y aller.
10:55Mais il a raison.
10:56Qu'est-ce que vous voulez discuter avec cette association ?
11:00Je ne vais pas dire ce que...
11:01C'est le terme que je voulais employer, et j'avais promis à Victor de ne pas le dire à
11:04votre collaborateur.
11:05Mais alors ne le dites pas.
11:07Non, non, il a été dit.
11:09C'est une association de guignols.
11:11On est à Lyon.
11:12C'est clair et net.
11:14Et que M. Ola ne fasse pas le débat, il a raison.
11:17Je le soutiens.
11:18Il n'a pas à débattre.
11:19C'est parler avec ces gens-là de philosophie, comme si vous parliez de philosophie à une pouette.
11:24Grosso modo.
11:26Deuxièmement, ce que je voulais dire, et après je laisserai la parole,
11:28il faut arrêter avec ces deux tours.
11:30Un tour.
11:31Pour moi, une élection, c'est un tour.
11:33Celui qui arrive en tête, il a gagné.
11:35On répartit les voies et terminé.
11:38C'est tout.
11:39Et ça permettrait, je pense qu'on aurait beaucoup plus d'électeurs, beaucoup plus,
11:43qui viendraient voter tout de suite s'il n'y a qu'un tour.
11:47Parce qu'ils se disent, il y a deux tours.
11:48Bon, allez, il fait bon, on va se promener.
11:50Et ça, on ferait beaucoup moins de gaspillage.
11:53On aurait beaucoup plus d'électeurs et ça serait net.
11:56Et il n'y aurait pas ces associations de guignols.
11:59Parce que quand on prend LFI, j'en finis deux secondes.
12:02Quand on prend LFI, ça fait comme quand il y a eu la dissolution.
12:05Mais vous vous rendez compte où on va ?
12:09Dans LFI, dans tous les partis, il y a des gens qui se sont raccrochés à LFI.
12:13C'est d'accord, on en avait effectivement parlé au moment des législatives.
12:17Vous avez raison.
12:19Jean-Louis, restez avec nous, on va continuer à en parler.
12:21Et restez bien avec nous, à tout de suite.
12:24Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL ou appelez-nous au 3210.
12:2850 centimes la minute.
12:32Amandine Bégaud.
12:33RTL Midi, les auditeurs ont la parole.
12:36Je suis assez scandalisée par l'alliance gauche et LFI.
12:40Ils se haïssent, ils se traitent de tout, ils se détestent, ils s'opposent.
12:44Et pour avoir le pouvoir, les élections, ils s'aiment, ils sont capables de s'entendre.
12:49Je voudrais saluer très fortement l'attitude de M. Payan à Marseille
12:54qui refuse catégoriquement l'alliance avec M. Delogu.
12:58Je n'aurai pas la même compétition pour M. Grégoire à Paris
13:02qui a contribué à creuser le déficit de Paris et le défigurer.
13:07Et on continue à évoquer ces alliances, ces fusions de listes en vue du second tour
13:13des municipales entre socialistes, écologistes et insoumis.
13:19Ça vous fait beaucoup réagir.
13:20Si vous approuvez d'ailleurs ces fusions de listes, ces accords,
13:24appelez-nous aussi.
13:25Pour l'instant, on entend la plupart d'entre vous qui sont contre,
13:28mais j'imagine qu'il y en a qui sont favorables.
13:31Vous nous appelez au 3210.
13:33Martine, bonjour.
13:34Oui, bonjour Amandine.
13:35On est toujours avec Jean-Louis qui est dans la banlieue de Lyon.
13:38C'est votre cas aussi ?
13:40Oui, tout à fait.
13:41Et moi, je suis du même avis que lui.
13:43Je ne comprends pas qu'on puisse faire des alliances.
13:47Et c'est pour l'ensemble du territoire, si vous voulez.
13:49Là, je viens d'écouter les infos à la télé
13:52et j'entends la mère de Nantes qui va faire alliance avec les filles
13:56alors qu'elle disait il y a quelque temps,
13:58il est hors de question de faire des alliances.
14:00Donc si vous voulez, c'est ça la politique.
14:01Et du coup, son numéro 2 à elle, claque la porte et s'en va ?
14:04Eh oui, il a raison.
14:05Au moins, quelqu'un qui a un honneur,
14:08qui réfléchit, qui se dit, moi je respecte nos engagements.
14:12Et c'est ça le problème, c'est qu'ils ne respectent plus rien,
14:16ils n'ont qu'un honneur, ils font tout.
14:17Après, on se retrouve au pied du mur, nous les électeurs.
14:20Donc je comprends que les gens n'aient plus envie de se déplacer pour aller voter.
14:24Moi, j'ai fait des procurations dans ma commune
14:26parce que je n'étais pas là ce dimanche.
14:27j'ai fait une procuration, mais je comprends qu'il y a des gens qui n'ont rien envie de
14:31faire
14:31parce qu'on n'est plus encadré.
14:34Enfin, je veux dire, et comment ils vont gérer dans les conseils municipaux ?
14:38Il y en a un qui veut armer la police, l'autre qui veut la désarmer.
14:40Enfin, comment on va avancer ?
14:42On va encore...
14:44On ne va pas avancer.
14:45Enfin, ça va être encore...
14:46Et vous dites que ça participe à l'abstention ?
14:49Oui, moi je pense que oui,
14:50parce qu'il y a des gens qui sont perdus,
14:53qui voient des alliances qu'on n'a pas envie,
14:55ils ne nous donnent pas le choix.
14:56Ils donnent des arguments.
14:59À un certain moment, ils en donnent d'autres.
15:01Et ils retournent la salade et hop, on est enveloppé.
15:04Si vous voulez, il y a un moment, il faut être droit dans ses bottes.
15:06On dit, je ne fais pas d'alliance.
15:07Je ne fais pas d'alliance.
15:08Je risque de perdre le poste.
15:10Eh bien voilà, ma foi, je n'ai pas...
15:11Si on ne m'a pas élue à la première élection à 50%,
15:16c'est qu'on ne voulait peut-être pas complètement de moi.
15:18Vous seriez d'accord, Martine, avec la proposition de Jean-Louis
15:21de faire finalement un scrutin à un seul tour et on prend le premier ?
15:24Ça évite le jeu d'alliance ?
15:26C'est ce que j'allais vous dire.
15:27Moi, je suis pour l'élection à un tour.
15:30Comme ça, c'est le premier.
15:31Quel meilleur score qui arrive ?
15:33Et on arrête toutes ces salades derrière
15:36qui font qu'on est perdus.
15:40Je pense qu'il y a des gens qui sont de gauche,
15:42qui vont avoir envie de voter,
15:45mais qui se disent, mais on n'a pas envie d'avoir les filles derrière.
15:49Bon, il y en a qui ont peut-être envie.
15:50Voilà, c'est la liberté de chacun, ce qu'on soit.
15:53Mais voilà, donc chacun fait ce qu'il veut dans le durnin.
15:56Chacun pour mettre un bulletin blanc aussi,
15:58pour dire d'avoir fait son acte de citoyen.
16:02Mais c'est vrai que je pense que ça amène
16:04à ce nombre très faible de votants
16:08au fur et à mesure des élections.
16:10Parce que ce soit après les présidentielles, les législatives,
16:13c'est pareil, parce que de toute façon,
16:14on sait qu'ils vont nous manger à la sauce qu'ils veulent
16:16et que derrière, ils s'en fichent.
16:18Enfin, voilà, c'est mon avis.
16:21Martine, restez avec nous.
16:23On va accueillir Didier.
16:24Bonjour Didier.
16:25Oui, bonjour Amandine.
16:26Bonjour à toutes et à tous.
16:27On entendait votre message tout à l'heure.
16:29Vous avez salué le fait que Benoît Payan, à Marseille,
16:31ne se soit pas allié avec Sébastien Delogu,
16:33le candidat et les filles,
16:34qui, je vous le rappelle d'ailleurs,
16:36ça a été annoncé il y a quelques minutes,
16:37a décidé de renoncer.
16:39Il ne sera pas candidat.
16:40Oui.
16:41Vous trouvez que le maire sortant de Marseille a eu raison ?
16:44Bien sûr.
16:46Bien sûr, parce que finalement, il est droit dans ses bottes.
16:48Il a dit depuis le départ qu'il ne serait pas d'alliance.
16:52Contrairement à tout ce que j'appelle les politiciens du PS
16:56qui ont dit la même chose, pas d'alliance, pas d'alliance,
16:59et qu'ils, au soir du premier tour,
17:01se sont précipités les uns vers les autres à force embrassade,
17:06oubliant tous les crachats qui avaient été balancés.
17:10Et je tiens à saluer, moi qui suis électeur de droite,
17:13je tiens à saluer tous ces candidats socialistes
17:17qui se retirent des listes parce qu'ils sont droits dans leurs bottes.
17:21Oui, comme c'est le cas à Nantes ou à Toulouse,
17:23on a vu quelques exemples.
17:24Mais comment vous expliquez...
17:27Parce qu'en fait, le premier secrétaire du PS, Olivier Faure,
17:31a dit qu'il n'y aura pas d'accord national.
17:34Mais on voit qu'il y a des accords par endroits.
17:38Comment vous expliquez ces différents cas de figure ?
17:40Pourquoi à Marseille, finalement, il ne décide pas de faire d'alliance ?
17:44Vous avez une explication à ça, Didier ?
17:46Moi, je dirais que M. Faure n'est pas à la hauteur.
17:50Voilà.
17:52Un responsable de parti tape du point.
17:55Or, là, il fait des annonces, c'est de l'esbrouf,
17:58parce que finalement, par derrière,
18:01ce qu'il dit devant vous, journalistes ou devant les télévisions,
18:05il fait le contraire.
18:06Il dit, finalement, faites ce que vous voulez.
18:09Mais c'est quoi, un manque de sincérité ?
18:12Bien sûr, mais c'est d'une part un manque de sincérité.
18:16Je pense que c'est la course au poste,
18:19comme disaient mes prédécesseurs.
18:22Ils sont prêts à tout pour garder leur poste,
18:24quelle que soit la moralité.
18:26J'écoutais ce matin Mme Tondelier,
18:28mais finalement, c'est quelqu'un qui n'a aucune morale,
18:32alors que je croyais le contraire.
18:34Elle, elle dit, la gauche passe au-dessus.
18:37Voilà.
18:37Elle qui dit, on est à gauche, à gauche toute, rien que la gauche.
18:41Mais non, non, non, non, non.
18:43Non, là, c'est vraiment, c'est ce que j'appelle le politifien.
18:47Voilà, on leur jette un os, ils sautent dessus.
18:51Didier, restez avec nous,
18:52parce que depuis tout à l'heure, on entend plutôt des électeurs de droite
18:54avoir un avis sur cette question.
18:56Et c'est très bien, il n'y a pas de problème,
18:57mais je voulais aussi entendre quand même des électeurs de gauche.
19:00Bonjour Bernard.
19:02Bonjour.
19:03Vous nous appelez de Cholet, je crois.
19:05Tout à fait, oui.
19:06Bon, vous êtes un électeur socialiste, vous.
19:08Voilà.
19:09Depuis longtemps ?
19:10Et comme j'ai dit à votre interlocuteur tout à l'heure,
19:14de père en fils, en gros.
19:16Ah oui, donc vous avez toujours voté à gauche.
19:18Voilà.
19:19Et là, là, avec des amis, on se rend compte depuis hier.
19:23Et c'est unanime, c'est pas, on est, c'est tout vite,
19:27on est tous unanime pour dire, ils nous ont trompés.
19:30La gauche nous a trompés.
19:32Et comme je ne suis pas quelqu'un qui donne ma parole ou mon vote facilement,
19:38M. Feur, si vous m'entendez,
19:40vous avez perdu ma voix pour les présidentielles.
19:44Et au vu de ce que je viens d'entendre sur votre radio
19:47depuis une bonne demi-heure, trois quarts d'heure,
19:50il a de quoi s'inquiéter.
19:52Et revenez plus en arrière, c'est fini.
19:54Je ne vous ferai plus jamais socialiste.
19:57Vous comprenez, M. Feur ?
20:00Votre belle dame qui est la future mère ou l'ancienne mère de Nantes,
20:03elle nous a trompés.
20:05Elle était à côté de vous, elle nous a pris de l'autre.
20:07Pas pour le vote pour le FI.
20:09C'est un scandale.
20:10C'est inadmissible.
20:12Et voilà, ça va être court.
20:13Moi, ça va être très court.
20:13Et je remarque que depuis le début de l'émission,
20:16il y a quand même eu pas mal de gens
20:18qui sont un peu de mon avis
20:20et ça me rassure pour l'avenir.
20:22Voilà, madame.
20:22Vous avez le sentiment d'être trompé.
20:24Vous l'avez répété à plusieurs reprises, Bernard.
20:26Plus que ça, plus que ça.
20:28C'est volé.
20:29C'est incroyable.
20:30C'est les gens qui...
20:32Je suis veuf.
20:33Pas célibataire, pardon.
20:35Je suis veuf.
20:35Et j'écoute la radio jusque tard la nuit
20:38et la télévision, dis-moi.
20:39Je vais regarder les débats.
20:40Mais quand vous voyez ces gens,
20:42les journalistes télévisuels
20:44sont un peu fautifs quand même.
20:46Ils nous montrent un peu ce qu'ils veulent
20:47et ils nous cachent un peu le débat
20:50de la vraie actualité, quoi.
20:52Il ne faut pas donner à manger à ces gens-là.
20:56On leur fait la part bave.
20:57Ils ont le micro devant eux.
20:58Ils bavent, ils bavent, ils bavent.
21:00Et puis le lendemain, ils font le contraire.
21:02On a été votés parce qu'on les a entendus.
21:05C'est pas mal, peut-être.
21:06Et puis, voilà.
21:08Moi, je suis scandalisé
21:09de l'attitude du Parti Socialiste.
21:12Et M. Feuert, je vous le répète,
21:14s'il a un membre qui fait ce monsieur-là,
21:16vous lui donnez mes coordonnées,
21:17il n'y a aucun problème.
21:18Il s'il prête à lui parler à ce monsieur-là.
21:20Mais non, mais ça serait intéressant
21:21de vous mettre face à lui.
21:23Sincèrement, si jamais
21:24quelqu'un nous écoute au Parti Socialiste
21:26et si Olivier Faure veut répondre,
21:28il est bienvenu.
21:29Ah ben bien sûr, il peut m'appeler.
21:30Vous lui donneriez mes coordonnées.
21:32Il n'y a aucun problème.
21:33Il n'y a aucun problème.
21:35Si vous ne voterez plus socialiste,
21:37Bernard, vous dites,
21:38bon, peu importe que ce soit
21:39Olivier Faure ou quelqu'un d'autre,
21:40ce sera pas pour lui.
21:42On va ajouter le LFI.
21:44Oui, ça j'ai compris.
21:45Donc ce sera, pour la présidentielle,
21:47ce ne sera peut-être pas Olivier Faure le candidat,
21:49ça, on n'en sait rien pour l'instant.
21:50J'ai bien compris, pas de socialiste.
21:52Mais alors vous, vous tournez vers qui, Bernard ?
21:54Eh ben malheureusement, ce FIREF, quoi.
21:56Mais c'est quoi ?
21:57Le Front National, je n'ai pas honte de le dire.
21:59Ah, vous allez voter Rassemblement National,
22:01vous, l'électeur socialiste ?
22:02De l'autre côté, c'est pareil.
22:03Je le dirai, malheureusement.
22:05Ça sera peut-être la première fois.
22:08Non, pas là,
22:08parce que dans notre ville de Cholet,
22:10je remercie quand même la ville de Cholet,
22:12M. Bandelec, ça fait du bon travail.
22:13Et là, on a une dame
22:15qui est en face de pensée.
22:18Bon, elle a fait aussi du bon travail.
22:20Et la dénigrée,
22:21comme elle a été dénigrée ces jours-ci,
22:22ce n'est pas très sympa quand même.
22:24Mais voilà.
22:26Mais alors, pour la présidentielle, Bernard,
22:27vous me dites Rassemblement National ?
22:29Je ne sais pas si je fais ça.
22:31Vous n'iriez pas vers quelqu'un
22:32comme Raphaël Glucksmann,
22:34qui justement...
22:34Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non.
22:37Pourquoi ?
22:38Parce que je me suis fait avoir une fois,
22:41je me suis fait avoir deux fois.
22:42Il critique ses alliances avec la gauche ?
22:45Ah bah oui, non, non, non, non, non, non.
22:46Et en plus, je suis d'accord avec un de vos auditeurs.
22:49C'est-à-dire que les municipaux,
22:50ils sont là pour faire un tour.
22:51Hop, vous ne pouvez pas...
22:54Une personne, elle est élue, elle est élue, point barre.
22:56Bon, Bernard, restez avec nous,
22:58parce qu'on va poursuivre le débat
23:00et on va donner la parole à un autre électeur de gauche
23:02pas tout à fait d'accord avec vous.
23:05Dans un tout petit instant,
23:06vous restez avec nous
23:07et on se retrouve dans quelques secondes.
23:1014h, comme chaque jour, sur RTL.
23:12Vous le savez, vous avez rendez-vous avec l'heure du crime.
23:13Bonjour Jean-Alphonse Richard.
23:15Bonjour Amandine.
23:16Et l'affaire aujourd'hui, Jean Bastouille.
23:18Oui, mais pourquoi Jean Bastouille ?
23:20Il a 84 ans, c'est un viticulteur très connu à Rivesalte.
23:23Pourquoi il a abattu de 4 balles,
23:25dont une dans la tête ?
23:26Pour l'achever, son ex-gendre,
23:27le docteur Jean-Charles Messmer.
23:30Eh bien, pour un deuil dont il ne s'est jamais remis,
23:32c'est la mort de sa fille.
23:33Anne-Marie, elle était donc l'épouse du docteur.
23:35Et que déclare Jean Bastouille au policier ?
23:38Puisqu'il se rend tout de suite,
23:39après son coup d'éclat,
23:40que le médecin a tué sa fille.
23:43Il lui a fait une injection volontaire de poison
23:45pour l'assassiner.
23:46C'était il y a deux ans,
23:48juste avant ce drame,
23:49avant la fusillade.
23:50Eh bien, la justice va ouvrir une enquête
23:52sur ce cas suspect,
23:53même si le docteur Messmer,
23:55effectivement, n'est plus là pour témoigner.
23:57Il est mort.
23:57Alors, est-ce que le médecin
23:59était-il aussi en meurtrier ?
24:01C'est l'histoire dans l'histoire.
24:03C'est l'affaire dans l'affaire.
24:04Et en cela, cette histoire,
24:05Jean Bastouille,
24:06elle est absolument saisissante
24:08et incroyable.
24:09Jean Bastouille,
24:10à la mémoire de ma fille,
24:12l'heure du crime, 14h.
24:13Et vous avez la réponse ou pas ?
24:14Oui, j'ai la réponse.
24:15Bon, ce sera donc tout à l'heure à 14h.
24:17Merci beaucoup.
24:17On vous donne la réponse dans l'heure du crime.
24:19Jean-Alphonse, à tout à l'heure.
24:20Nous, on continue nos échanges animés,
24:22on va dire,
24:23autour de ces alliances
24:25entre socialistes, écologistes et insoumis.
24:27Ça vous fait beaucoup réagir.
24:28A tout de suite.
24:44Je suis moi-même très content
24:48que les filles et la gauche,
24:50en général,
24:52s'allient devant la montée
24:53du bloc de droite
24:56qui, effectivement,
24:57pose un problème.
25:00Et voilà,
25:00un message qui est favorable
25:02à ces alliances
25:03dont on parle depuis tout à l'heure.
25:05Alliances entre socialistes, écologistes
25:07et LFI
25:08qui font grincer des dents,
25:09pardon,
25:09y compris à gauche.
25:11Et on l'entendait très bien
25:11avec Bernard
25:12qui nous a appelés
25:14et qui est toujours en ligne avec nous.
25:15Électeur socialiste
25:16depuis des années et des années
25:17qui nous dit
25:18je ne voterai plus jamais
25:20pour le parti socialiste
25:22après ces accords.
25:24Bonjour Victor.
25:25Bonjour Amandine.
25:25Bonjour à tous.
25:26Il faut bien reconnaître
25:27que depuis le début de l'émission,
25:28on a plutôt eu des gens
25:29contre ces accords.
25:30Oui, et puis sur l'application RTL,
25:31les voix sont similaires
25:32à ce qu'on entend
25:33depuis le début de l'émission.
25:34Néanmoins,
25:34on a Franck qui nous écrit
25:36c'est comme ça à chaque élection.
25:37Donc ça ne me choque pas.
25:38Et puis après tout,
25:39les lecteurs restent libres
25:40dans l'isoloir.
25:40Et justement,
25:41on a Driss qui pense
25:42plus ou moins la même chose
25:43qui a fait le 3210.
25:44On l'accueille.
25:44Bonjour Driss.
25:46Bonjour.
25:46Vous nous appelez d'où ?
25:48De Caen.
25:48De Caen.
25:49Vous aussi,
25:50vous êtes électeur de gauche.
25:52À la base,
25:53j'étais modem
25:54en 2017.
25:55Et après,
25:57j'étais déçu,
25:57bien entendu,
25:58de ce qui a été fait.
26:00Après,
26:00je n'avais plus de parti politique.
26:01Donc j'ai voté
26:01l'accord
26:02pour une liste
26:04de calviniques
26:05qui était à la gauche.
26:06On ne peut pas
26:07où te la situer.
26:08Donc voilà.
26:09Je suis un électeur
26:11plutôt de gauche,
26:11bien entendu.
26:12Et donc,
26:13vous,
26:14ça ne vous choque pas
26:14ces accords ?
26:15Alors,
26:16d'abord,
26:17ce qui me choque,
26:18c'est ce que disent
26:19Hollande,
26:20Blussmann
26:20et tous les hommes.
26:22Il faut quand même savoir
26:23et se rappeler
26:24que c'est eux
26:24qui ont mis
26:25les lois
26:27contre le travail.
26:28C'est eux
26:28qui ont permis
26:29de supprimer
26:30tous les avantages sociaux.
26:32Et eux,
26:33ils donnent des morales
26:33à nous
26:34de ne pas voter
26:36pour notre protection.
26:38Il faut quand même savoir
26:39qu'elles et les filles,
26:40je ne suis pas
26:40et les filles,
26:42donc je les écoute
26:43souvent.
26:45Ce qu'ils disent
26:45est cohérent,
26:47bien sûr,
26:47avec force,
26:48quelquefois violence,
26:49mais ils vont dans
26:50l'intérêt du peuple,
26:51ceux qui n'ont rien,
26:53comme dit Macron,
26:54ceux qui n'ont rien.
26:55Les socialistes,
26:56ceux qui sont restés
26:57et qui n'ont pas suivi
26:58Macron,
26:59parce qu'il y en a une partie
26:59qui sont partis à Macron
27:00et qui ont été premiers ministres,
27:01qui ont été élus après,
27:03donc comme avire,
27:04grâce à LFI,
27:06ça,
27:06ils oublient.
27:07Pourquoi ils oublient ?
27:08C'est leur raison personnelle.
27:09Mais il faut quand même savoir
27:10une chose,
27:12que sans LFI
27:13ou sans le parti socialiste,
27:14on ne peut pas gagner.
27:15C'est impossible.
27:16Ou les verts.
27:17C'est impossible.
27:19Donc on n'arrête pas
27:19de critiquer
27:20l'alliance qui a LFI
27:21et autres.
27:22Qu'est-ce qu'ils veulent ?
27:23Ils ne vont rien faire
27:23les LFI.
27:24Ils n'auront pas le pouvoir
27:25dans les municipalités.
27:27Ils auront bien sûr
27:27leur mot à dire.
27:29Donc les gens
27:30n'ont pas à avoir peur
27:30de LFI.
27:31LFI,
27:32ce n'est pas des gens racistes.
27:33Mais vous seriez prêt,
27:34voudriez sans problème
27:35à voter pour une liste ?
27:38Ce que j'espère, moi,
27:40pour montrer à Hollande
27:41et à Glussmann,
27:42il y a tous les gens de droite,
27:44que dans toutes les grandes villes,
27:46partout où il y a un vote,
27:48où est LFI dedans,
27:49c'est que tout le monde
27:50aille en masse voter
27:51pour montrer que LFI
27:52est utile pour la France.
27:54Pas comme ils disent.
27:55Ils disent que utile,
27:56c'est le diable.
27:58Mais non.
27:58Qui va défendre le peuple
27:59qui n'ont rien ?
28:00Qui va défendre les RSA
28:02dans les grandes villes ?
28:03Ce n'est pas la droite.
28:04La droite,
28:04elle supprime progressivement.
28:05Driss, je voudrais vous faire dialoguer
28:07si vous l'acceptez
28:08avec Bernard.
28:10Je les ai entendus.
28:11Mais avec Bernard,
28:11qui est lecteur socialiste.
28:13Oui.
28:14Bernard, vous entendez
28:15ce que dit Driss ?
28:16Oui, tout à fait.
28:17Il a en partie raison.
28:19Mais on voit quand même,
28:21suite au résultat,
28:23en Seine-Saint-Denis,
28:24dans la salle de la mairie,
28:26avez-vous vu le foutoir ?
28:28Avez-vous vu que nous...
28:30Comment ?
28:30Mais je suis d'accord.
28:31Mais il ne faut pas s'arrêter
28:32à ce que vous n'avez pas.
28:34Non, non, non.
28:34Vous voulez...
28:35Écoutez,
28:36je commence à parler,
28:38s'il vous plaît.
28:38Allez-y, Bernard.
28:40Comment voulez-vous
28:40qu'on fasse confiance
28:41à ces gens-là
28:43qui disent
28:43« Gaza, on est chez nous »
28:45et puis tout ça ?
28:45Moi, je ne sais pas ça
28:47que je veux.
28:48Alors, quand on dit
28:48que je suis socialiste,
28:49je suis moins motivé
28:51qu'il y a 10 ou 20 ans,
28:54mais j'ai quand même
28:55des convictions.
28:56Et moi, ce que je veux,
28:57ce que je n'accepte pas,
28:59et ce que je n'accepterai
29:00plus jamais,
29:01vous m'entendez, monsieur,
29:01c'est quand vous dites
29:02« Oui, il faut faire confiance
29:04avec les filles. »
29:05Non, non, non.
29:05Je ne ferai jamais confiance
29:06avec les filles.
29:07Et autrement,
29:08je veux, je veux
29:10qu'on puisse
29:12être libre
29:13de nos votes
29:13et surtout que nos votes
29:14soient bien utilisés.
29:16Je ne veux pas
29:17l'entendre parler
29:18comme Mme Pondelier,
29:19par exemple,
29:20qui dit
29:20« Oui,
29:21si la droite passe,
29:23il n'y aura pas de... »
29:24Je ne suis pas de la droite.
29:25Je ne serai pas de droite.
29:26Tout à l'heure,
29:27j'ai dit ça exprès.
29:28« Si la droite passe,
29:30il n'y aura plus de cantine. »
29:32Non, non, non.
29:32Ça, c'est du pipeau.
29:33C'est du pipeau.
29:35Et de l'autre côté,
29:36la gauche,
29:37elle se sert de ça.
29:38Et comme on est des hypocrites,
29:40on voit que les filles,
29:42je ne sais pas quoi maintenant.
29:44Et entre parenthèses,
29:45il y a beaucoup,
29:46beaucoup trop de parties.
29:47Si on prend les...
29:48De l'autre côté,
29:49il faut arrêter.
29:51Il faut...
29:51Allez, droite, gauche,
29:52centre, extrême droite
29:53et puis extrême gauche.
29:54Moins bas.
29:56Driss, allez-y.
29:57Oui, bien sûr.
29:58J'ai une question après pour vous aussi.
30:00Il a le droit de penser comme ça.
30:01Bien sûr.
30:02Heureusement qu'il y a des gens
30:03qui ne sont pas d'accord avec moi,
30:04autrement,
30:04on serait monocote.
30:05On est d'accord.
30:06Et ce que j'aime,
30:07c'est que vous échangez
30:09et débattez
30:10en vous respectant
30:11les uns et les autres.
30:11Je vais répondre sur deux points
30:13lorsqu'il parle.
30:15Mais il ne faut pas même savoir,
30:16vous parlez de cantine,
30:17il faut savoir qu'il y a des gens
30:18qui n'arrivent pas à manger,
30:19qu'il y a des cantines
30:20et des gamins qui sont enlevés
30:21parce que les parents
30:22ne peuvent pas payer.
30:23Bien sûr.
30:24Et ça, c'est la droite.
30:26Alors, on ne pouvait pas dire
30:26que tous les maires de droite
30:28ont enlevé la cantine,
30:28ce que ce n'est pas vrai non plus.
30:29Non, non, mais allez-y.
30:30Regardez bien, madame.
30:31Regardez bien,
30:32parce que je suis issu
30:34d'associations dans les quartiers.
30:35Je connais bien.
30:36Je connais bien la vie.
30:37Je connais bien les femmes
30:38qui n'ont rien à manger.
30:39Les femmes qui vont dans
30:40les ministres à l'huile,
30:41qui vont partout
30:41chercher à manger.
30:42Donc, si déjà,
30:43actuellement,
30:44avec la droite,
30:46si en plus la gauche
30:46ne peut pas changer tout cela
30:48par il est fini,
30:49par le parti socialiste,
30:50qui est un grand parti,
30:50il ne faut pas l'oublier.
30:52Mais c'est là
30:53l'intelligence d'un grand parti.
30:54C'est de prendre
30:55toutes les forces
30:56pour aller dans un but commun,
30:58le bien-être des autres.
30:59Il ne faut pas décrire les gens.
31:00Driss, j'ai une question.
31:04Les récents propos polémiques
31:06de Jean-Luc Mélenchon
31:07ne vous ont-ils pas fait
31:08changer d'avis
31:08ou au moins douter,
31:10tout comme les accusations
31:11d'antisémitisme
31:12qu'on entend régulièrement
31:14contre la France insoumise ?
31:15Alors, je vais répondre,
31:16c'est simple.
31:17Mélenchon, ce qu'il dit,
31:18la façon dont il l'a dit,
31:19pour moi,
31:19il n'est pas normal.
31:21Mais tout le monde le sait,
31:22vous-même,
31:23même toutes les radios
31:24savent qu'il n'est pas raciste.
31:25D'abord, c'est un homme
31:26qui vient du Maroc,
31:27c'est un pied-noir,
31:28donc c'est quelqu'un
31:29qui a vu autre chose,
31:30il n'est pas raciste.
31:31Même Eléphine
31:32n'est pas raciste
31:32par elle-même.
31:34Ça, par contre,
31:35après,
31:35on a besoin de ça,
31:36peut-être pourquoi d'abord ?
31:37Pourquoi ?
31:38C'est comme,
31:39rappelez-vous,
31:40CNews et autres
31:40qui ont mis en place
31:43l'homme d'extrême droite
31:45qui ne serait pas son nom.
31:47Non, non, il faut...
31:48Mélenchon n'est pas raciste.
31:49C'est un homme brut,
31:52ça, c'est une réalité,
31:53mais il est cohérent.
31:55Moi, je n'ai pas voté pour lui.
31:58D'accord ?
31:59Mais demain,
32:00voter pour lui
32:00ne me pose aucun problème.
32:01Ça ne vous poserait aucun problème.
32:02Ah ben, bien sûr,
32:03même pour Eléphine.
32:04Et les filles,
32:04mais je ne veux pas
32:05que pour Eléphine, là.
32:06Là, je voterai éventuellement
32:07pour Eléphine socialiste
32:08et les verts.
32:09Bon, et Bernard,
32:11les propos de Jean-Luc Mélenchon,
32:13ils vous ont choqué, vous, ceux-là ?
32:14Ah ben oui, oui.
32:15C'est un homme qui m'intéresse quand.
32:17On voit très bien
32:18dans son phrasé
32:19qu'il y a quand même
32:20une violence qui sort,
32:21qu'il veut le pouvoir.
32:24Pas n'importe quel moyen.
32:25Il y aura peut-être un jour...
32:27J'espère que je serai mort
32:28parce que je n'ai pas envie
32:29de voir cet homme-là au pouvoir.
32:31Et je voudrais revenir
32:32au niveau de Mme Tondelier
32:34qui arrête
32:34ou pas mal des gens de la gauche.
32:36Oui, s'il a droit,
32:37tout ça,
32:38il n'y aura plus de cantine.
32:39Moi, j'habite chelaine,
32:40une petite commune.
32:42C'est une grande commune,
32:44pardon,
32:44il ne faut pas de la baisser.
32:45Oui.
32:46J'irai par la droite.
32:48Il est de droite, le maire.
32:49Il y a toute une cantine.
32:50Et puis,
32:50plein de villes en France,
32:52il y a des cantines.
32:54Et c'est un argument
32:55qu'il utilise pour faire peur aux gens.
32:58Ils vont dans les cités,
32:59là-bas,
33:00où il n'y a que des immeubles
33:01les uns sur les autres.
33:02Et puis, il dit,
33:03voilà,
33:03s'il y a droit de poste,
33:04s'il y a...
33:05Eh bien, il n'y aura plus de cantine,
33:06il n'y aura plus rien.
33:07Et les gens ont peur.
33:08Et c'est pour ça
33:09qu'on voit aujourd'hui
33:10le parti LFI
33:12monté en puissance.
33:14C'est pour les gens,
33:15ils savent,
33:16excusez-moi de dire,
33:17mais c'est pour les améliorer
33:18à peu de lire et écrire,
33:19mais par contre,
33:20ils savent entendre.
33:21Et à partir de là,
33:22il dit...
33:23Là, par contre...
33:23Oui, Driss,
33:24allez-y.
33:25Quand j'entends ça,
33:26c'est quand même très grave.
33:27Ça veut dire que ça donne
33:28un état d'esprit.
33:29Bon, je ne veux pas vous juger
33:30puisque je ne vous connais pas.
33:31Je viens d'entendre vos propos.
33:33Simplement,
33:33ne parlez pas de quartier,
33:34vous ne savez pas ce que c'est.
33:36Il faut avoir grandi dedans,
33:37il faut avoir grandi
33:38avec des bons d'achat
33:39pour acheter de la viande
33:40où on nous humilie.
33:42Ça, on peut comprendre
33:43ce que c'est que la misère.
33:44Vous ne pouvez pas
33:44comprendre la misère.
33:46Même Valls,
33:46vous vous rendez compte
33:47que Valls,
33:48lorsque sur un marché,
33:49il a dit
33:49qu'il faudrait un peu plus de blancs.
33:52Hollande,
33:52qui a mis toutes ses lois
33:54pour détruire
33:55tous les acquis sociaux
33:56que ma mère a fait.
33:58Elle est mère 28,
33:58ma mère,
33:59elle est décédée.
33:59Elle s'est battue,
34:00elle a fait des grèves.
34:01Les congés payés, etc.
34:02Ils ont tout détruit.
34:04Vous voulez qu'on continue
34:04à détruire ?
34:05Bon, Gris-Bemmard !
34:07Et dans les communes,
34:08attendez,
34:08dans les communes.
34:11Et qui pensent
34:12que l'autre a besoin de nous.
34:14Un homme politique
34:14est là pour servir.
34:16On n'est pas là
34:16pour le servir.
34:18Merci, en tout cas.
34:19Bien sûr qu'il y a
34:19des hommes de gauche
34:20qui sont difficiles,
34:23qui ont des caractères,
34:24mais l'alliance,
34:25pour moi,
34:25est indispensable.
34:26On l'a prouvé
34:27aux législatives,
34:28aux hausses.
34:29Donc, entre LFI,
34:31la gauche,
34:32les communistes,
34:33rappelez-vous,
34:34Et on a compris,
34:35Driss, pardon,
34:36je suis obligé de vous couper,
34:37mais que ça ne vous choquez pas
34:39et au contraire
34:39que vous encouragez même
34:41ces alliances.
34:42On a entendu
34:43tous les points de vue,
34:44comme c'est souvent le cas
34:45aujourd'hui sur RTL.
34:48Merci à tous.
34:48Merci à vous,
34:49Driss.
34:49Merci à vous,
34:50Bernard,
34:51Didier et Jean-Louis
34:52de nous avoir appelés
34:53dans un tout petit instant.
34:54On change de sujet.
34:55On va parler
34:56des délais d'attente
34:57pour avoir un rendez-vous
34:59chez le généraliste.
35:01La situation s'aggrave.
35:02C'est 12 jours désormais
35:03en moyenne.
35:04C'était 4 jours
35:05il y a 7 ans.
35:06à tout de suite.
35:07Contactez-nous gratuitement
35:08via l'appli RTL
35:09ou au 30 de 10.
35:1050 centimes la minute.
35:15Merci d'écouter RTL.
35:17Et regardez-moi le ventre.
35:23RTL, votre radio.
35:26Pour refaire mon aménagement.
35:29Jusqu'à 14 heures.
35:31Les auditeurs ont la parole.
35:33Amandine Bégaud sur RTL.
35:36Vous voyez,
35:36aujourd'hui,
35:37on est le 17 mars.
35:38Mon prochain rendez-vous
35:39que je viens de prendre
35:39aujourd'hui
35:40avec mon médecin traitant
35:41qui est possible d'avoir,
35:42c'est le 28 avril
35:43de cette année.
35:44C'est déjà pas mal.
35:45J'ai l'impression
35:45que nos politiques
35:46n'ont rien à faire de nous
35:47de ce problème-là.
35:48Ils s'en fichent complètement
35:49parce que quand ils éternuent,
35:51ils ont 3 médecins autour d'eux.
35:52Je suis sûr
35:52qu'ils ont 3 médecins autour d'eux
35:54et qu'eux,
35:55pour avoir un rendez-vous,
35:56je veux dire,
35:56c'est tout de suite que...
35:57Le message de Christian
35:59au 30 de 10
36:00contre ces délais
36:00de rendez-vous
36:01des médecins
36:03qui s'allongent.
36:04Christian,
36:04qu'on va retrouver
36:05dans un instant.
36:06Je voulais juste avant
36:06vous donner les chiffres.
36:08Aujourd'hui,
36:08c'est le baromètre publié
36:10par la Fédération hospitalière
36:12de France.
36:1312 jours aujourd'hui
36:14d'attente
36:15pour obtenir un rendez-vous
36:17chez un médecin généraliste.
36:19C'était 4 jours
36:20en 2019.
36:22Autre exemple
36:22pour les spécialistes.
36:24Un ORL,
36:24par exemple,
36:25il faut attendre
36:252 mois et 10 jours aujourd'hui
36:27contre 1 mois et 1 semaine
36:28en 2019.
36:293 mois et 2 jours
36:30pour un rendez-vous
36:31chez le cardiologue.
36:32C'était 1 mois et 3 semaines
36:33en 2019
36:34chez le Dermato.
36:354 mois et 2 semaines
36:36aujourd'hui
36:36contre 2 mois et 2 jours
36:38en 2019.
36:39Il ne s'agit là
36:40que de moyenne.
36:42Le seul secteur,
36:43la seule spécialité
36:44pour qui les choses
36:45s'améliorent,
36:45ce sont les ophtalmos.
36:47Christian,
36:47bonjour.
36:49Bonjour, Amanda.
36:50Bonjour à tous.
36:50On a entendu
36:51votre message
36:52il y a quelques instants.
36:53Vous nous appelez
36:54d'où d'abord, Christian ?
36:55Je vous appelle
36:56de l'assuse
36:56sur Sarthe
36:57à côté du Mans.
36:58Très bien.
36:59Et alors vous,
36:59votre rendez-vous
37:00chez votre médecin traitant,
37:02j'imagine que ce n'est pas
37:03un rendez-vous urgent.
37:05Ben,
37:06non,
37:06vaut mieux pas.
37:08Non,
37:08vaut mieux pas.
37:09Non,
37:09non,
37:09mais c'est un rendez-vous.
37:12C'est un rendez-vous
37:12parce que je travaille
37:14et puis j'ai mal aux genoux
37:15parce que je suis conducteur de car.
37:16Oui.
37:16Je voulais un rendez-vous
37:17avec elle.
37:18C'est dans un mois et demi.
37:19Après,
37:20on m'a proposé
37:20les remplaçants.
37:21Oui.
37:21Mais j'aime bien
37:23la voir au moins
37:23une fois par an
37:24parce que je ne l'ai pas vue
37:24depuis très longtemps.
37:25Mon médecin traitant,
37:27elle a des remplaçants
37:27qui sont super aussi.
37:28Ce n'est pas le problème.
37:29Même elle,
37:30elle est géniale.
37:30C'est sûrement pour ça
37:31que les délais
37:33sont si longs.
37:34Et puis,
37:34du coup,
37:35je n'ai pas avant
37:36le 28 avril.
37:38Oui,
37:38donc un mois et demi
37:39d'attente.
37:40Un mois et demi,
37:40oui,
37:41pour l'avoir.
37:42Et je vais être content
37:42quand je vais l'avoir.
37:43Oui.
37:44Et le remplaçant,
37:45vous proposez un rendez-vous
37:46beaucoup plus tôt ou pas ?
37:47Il faut compter
37:48une quinzaine de jours.
37:49Une quinzaine de jours
37:50malgré tout
37:50pour le remplaçant.
37:52Par contre,
37:53si c'est urgent,
37:54quand même,
37:54si c'est urgent,
37:55ils vous prennent.
37:56Ils arrivent toujours
37:57à trouver une petite place
37:58entre deux
37:59ou même à midi
37:59parce qu'ils font quand même
38:00un boulot.
38:01Il faut vraiment les respecter
38:02et c'est vraiment génial.
38:03Bien sûr.
38:03Et j'évoquais,
38:05Christian,
38:05les chiffres de 2019
38:07pour faire une comparaison
38:08au niveau national.
38:10Est-ce que vous,
38:11dans votre région,
38:13vous avez l'impression
38:13que les choses
38:14se sont dégradées ?
38:15Ah non.
38:15Ah bah oui,
38:16ça se dégrade.
38:17De plus en plus.
38:18Aux urgences,
38:19quand on va aux urgences,
38:19à l'hôpital,
38:20il y a beaucoup plus d'attentes.
38:23C'est complètement dégradé.
38:25De pire en pire,
38:26j'ai l'impression.
38:26Vous pouvez demander
38:26à n'importe qui
38:27et ils diront la même chose.
38:28Mais il y a quelques années,
38:30pour avoir votre rendez-vous
38:31chez votre médecin traitant ?
38:34Deux, trois jours.
38:35Ah oui ?
38:35Deux, trois jours.
38:35Ah oui, oui.
38:37Il y a peut-être
38:38moins de médecins,
38:39sûrement.
38:39Peut-être que les jeunes
38:40y vont moins.
38:40En même temps,
38:41c'est tellement dur
38:41comme métier, j'avoue.
38:44Voilà, quoi.
38:44Et vous l'avez expérimenté
38:46pour d'autres,
38:48pour des spécialités
38:49chez un spécialiste
38:50ou non ?
38:51Non, les spécialistes,
38:52c'est un peu pareil.
38:53Comme vous disiez,
38:54dans votre énoncé,
38:54il faut bien deux,
38:55trois mois
38:56pour avoir des rendez-vous.
38:58Pour un ophtalmo,
38:59c'est pareil.
38:59C'est une moitié de temps,
39:00moi.
39:00Pardon ?
39:01Oui, oui.
39:02Ben oui.
39:03Restez avec nous,
39:04Christian Vacuille.
39:05Jean-Marie,
39:05bonjour, Jean-Marie.
39:06Oui, bonjour.
39:07Vous nous appelez
39:08de Vierzon, je crois.
39:10Ah, je suis à proximité
39:11de Vierzon,
39:12dans le Cher,
39:12une grande ville.
39:13Bon.
39:14Vous aussi,
39:15vous galérez pour...
39:16Vous dites ça
39:16avec le sourire.
39:18Oui, oui, oui.
39:19C'est le centre-val de Loire,
39:21si vous voulez que je vous dise.
39:22C'est le centre de la France
39:23pour être collé.
39:24Oui, mais Vierzon,
39:25c'est quand même une...
39:26Ah, c'est une grande ville.
39:27C'est une grande ville, lui.
39:27Oui, oui, oui.
39:28On ne va pas se têter
39:28sur le sujet,
39:29mais bon, c'est bien.
39:29Allez-y, dites-moi.
39:30Bon, vous aussi,
39:31vous avez cherché
39:32à avoir rendez-vous
39:32avec votre médecin traitant.
39:34Ah oui, mon médecin traitant,
39:35oui, oui, oui.
39:36Qui est très gentil, d'ailleurs,
39:37qui me suit depuis 25 ans
39:38à peu près dans ces eaux-là.
39:39Ben écoutez,
39:40il y a 3-4 mois,
39:41j'ai pris...
39:42Enfin, j'avais un rendez-vous
39:45pour renouvellement de...
39:46Enfin, bref,
39:47de pas mal de choses.
39:49Ben là, j'ai rendez-vous...
39:51Mon futur rendez-vous,
39:52c'est le jeudi 3 septembre
39:55à 10h30.
39:563 septembre dans 6 mois ?
39:58Ben même s'il pleut,
39:59oui, oui, oui.
39:59C'est 3 septembre 26, là,
40:02à 10h30, là,
40:03chez mon médecin traitant.
40:05Voilà.
40:05Mais c'est pour un renouvellement,
40:07vous n'en aurez pas besoin
40:08d'ici, là, a priori.
40:09Ah ben, heureusement.
40:11Heureusement.
40:11Non, parce que, bon,
40:13voilà, c'est...
40:14On en est arrivé, là,
40:15dans le secteur.
40:16C'est formidable.
40:17Si on n'a besoin de rien,
40:18il faut demander.
40:19Ben sinon,
40:20pendant que je vous ai, là,
40:21parce que j'ai aussi...
40:22J'ai aussi un autre scoop,
40:23dites-donc.
40:24C'est que...
40:25Parce que, bon,
40:26à l'âge que j'ai,
40:27j'ai des problèmes...
40:28J'ai 67 ans.
40:30J'ai des problèmes de dents,
40:32enfin, de dentisterie,
40:33je ne sais plus comment on appelle ça.
40:34Dentiste, oui.
40:34Et j'avais une dentiste
40:36qui est à proximité de chez nous,
40:37à Foisy,
40:38pour ne pas dire
40:39un petit village sympathique,
40:40et elle est partie en retraite,
40:41cette dame.
40:41C'est normal, hein.
40:42Moi aussi, je suis en retraite.
40:44Et le problème,
40:44c'est qu'on n'était pas au courant du tout
40:45qu'elle était partie en retraite.
40:46Et elle était partie en retraite
40:47il y a peut-être un ou deux ans.
40:50Et depuis un ou deux ans,
40:53je galère,
40:53j'ai téléphoné partout,
40:54partout pour avoir rendez-vous,
40:55parce que, vous savez,
40:59ce qui se passe,
41:00c'est que ça ne s'arrange pas
41:01en vieillissant.
41:03Et alors,
41:04à proximité,
41:05me insurièvre,
41:07tout ça.
41:08Et on me disait,
41:09ben non, non,
41:10on ne prend pas les nouveaux...
41:12Les nouveaux...
41:13Pas clients,
41:13mais les nouveaux...
41:14Patients.
41:15Vous avez trouvé, finalement ?
41:16Ah, oui, oui, oui.
41:17J'ai trouvé,
41:18j'ai trouvé super.
41:19J'ai fini par...
41:20Je ne sais pas comment,
41:21parce que, bon,
41:22je connais un petit peu de monde
41:23et heureusement que, voilà.
41:24Figurez-vous que j'ai rendez-vous
41:26à Vierzon,
41:27vous voyez,
41:27comme quoi,
41:29le jeudi 16 juillet.
41:32Ah.
41:33Ah oui.
41:33À 10h30,
41:34juillet, hein.
41:35Et ça fait deux mois
41:36que j'ai pris rendez-vous, hein.
41:37Oui.
41:38Oui, non, mais...
41:39Donc, ça fait...
41:40Là encore,
41:40ça fait six mois
41:41pour obtenir un rendez-vous
41:42chez le médecin.
41:43Ah, oui, oui, oui.
41:44Dentiste, en l'occurrence.
41:45Oui, voilà.
41:45Donc, vous voyez,
41:46on arrive à un stade
41:47où tous nos politiques disent
41:49on va faire ça,
41:50on va faire ça.
41:50Bon,
41:52mais quand on en arrive là,
41:53franchement,
41:55c'est...
41:55Voilà,
41:56c'est une honte.
41:57Et moi,
41:57pendant ce temps-là,
41:59eh bien,
41:59il faut que je me débrouille
42:00parce qu'entre mon épouse
42:01et moi-même,
42:03on a des problèmes
42:04parce qu'on fait partie
42:05du baby-boom, hein.
42:06Et ça,
42:07c'est étonnant
42:07parce qu'ils n'ont pas prévu,
42:08ça, les politiques,
42:09avant,
42:09il y a 20-30 ans.
42:10quand même.
42:11Un manque d'anticipation
42:13qui allait avoir
42:14autant de besoins.
42:16Bien sûr.
42:16Jean-Marie,
42:17restez avec nous,
42:17on poursuit les échanges
42:18dans un instant.
42:20Jusqu'à 14h,
42:21RTL midi,
42:22les auditeurs ont la parole.
42:24Avec Amandine Bégaud.
42:28Amandine Bégaud.
42:29RTL midi,
42:30les auditeurs ont la parole.
42:32Je ne peux pas avoir
42:34de dermatos,
42:35tout simplement,
42:36parce que
42:37un délai d'attente
42:38de 12 mois
42:39pour avoir dermatos.
42:40Et seulement,
42:41si je suis inscrit
42:42chez un dermatos,
42:43je n'en ai pas de dermatos
42:44à moi.
42:45Donc, du coup,
42:46j'ai laissé tomber
42:47parce que
42:47tous les dermatos
42:48on ne prend pas
42:49de nouveaux clients.
42:50Le message de Mickaël
42:51au 3210
42:52est comme lui,
42:5459%.
42:54Je trouve que ce chiffre
42:55est énorme.
42:5659% des Français
42:58ont renoncé
42:59à se soigner
43:00à cause,
43:01justement,
43:02des délais
43:03qui s'allongent.
43:04Je vous redonne les chiffres.
43:0512 jours désormais
43:06pour avoir un rendez-vous
43:07chez un généraliste.
43:08C'était 4 jours
43:10en 2017
43:11et c'est encore plus long
43:13pour les spécialistes,
43:14notamment les dermatos,
43:16comme le disait
43:16à l'instant Mickaël.
43:18Bonjour Sandrine.
43:20Sandrine,
43:21bonjour.
43:22Bonjour.
43:22Vous nous appelez d'où ?
43:25Je habite à côté d'Evreux.
43:27Et alors vous,
43:28vous cherchez un rendez-vous
43:29pour votre fille ?
43:30Voilà.
43:31Rendez-vous
43:32chez un allergologue.
43:34Oui.
43:35Donc,
43:36délai
43:36sur le CHU
43:38de Rouen
43:39de 12 mois.
43:4012 mois ?
43:4212 mois,
43:43donc avec
43:43des allergies alimentaires
43:45très graves.
43:45donc elle fait
43:47des oedèmes,
43:47donc c'est...
43:49Oui,
43:50il y a des vrais risques.
43:52Voilà.
43:53Et j'ai essayé
43:54donc de prendre rendez-vous
43:56dans une autre région.
43:58Et là,
44:00on m'a répondu
44:01que les rendez-vous
44:04étaient réservés
44:05aux habitants
44:05du département
44:06ou au département
44:07limitrophe.
44:08Ah oui ?
44:10Et là,
44:11je trouve ça
44:11très très très choquant.
44:12Vous auriez presque
44:13pu mentir,
44:14Sandrine ?
44:14Pour moi,
44:14c'est un revu.
44:15Pardon ?
44:16Vous auriez pu mentir
44:17en disant
44:17que vous habitiez
44:17la région
44:18et puis après,
44:19vous allez au rendez-vous
44:20et puis bon,
44:20c'est trop tard, quoi.
44:21Alors,
44:21ils nous demandent
44:22quand même
44:22parce qu'il faut
44:23un courrier du médecin.
44:24D'accord.
44:25le courrier du médecin
44:26est quand même
44:28d'un médecin de Rouen.
44:30Donc,
44:31je peux,
44:32on peut encore mentir,
44:33il n'y a pas de souci,
44:34mais c'est juste
44:35la réponse
44:35qui est choquante.
44:40Je ne comprends pas du tout
44:41qu'on en arrive là.
44:42Je n'ai jamais connu
44:43ce genre de choses, quoi.
44:44Et qu'est-ce que vous dit
44:45votre médecin traitant ?
44:47Ah ben moi,
44:48je n'ai plus de médecin traitant.
44:49Et alors,
44:49le médecin qui suit votre fille,
44:51non plus ?
44:51Ma fille, oui.
44:53Elle n'a pas encore eu l'info
44:55parce que cette info-là
44:56date de la semaine dernière,
44:57donc elle n'a pas encore eu l'info
44:58de la réponse
44:59d'une autre région.
45:00C'est elle-même
45:01qui nous a conseillé.
45:02Elle nous a dit
45:02d'essayer une autre région
45:03parce qu'elle n'avait pas
45:05de réponse du CHU de Rouen
45:06qui est effectivement
45:07à un délai très grand,
45:08mais je pense que
45:09c'est partout pareil.
45:10Par contre,
45:13la réponse de refus de soins,
45:15parce qu'on n'est pas
45:16du départ de soins,
45:17ça, je ne comprends pas.
45:19Oui, mais vous posez
45:20la question du médecin
45:21parce que peut-être
45:22que le médecin peut vous aider
45:23dans vos démarches.
45:26Elle nous a aidé.
45:27C'est elle qui a fait un courrier.
45:28Oui, oui.
45:29Non, mais peut-être qu'elle peut...
45:31Non, non, elle n'a pas
45:32le pouvoir de intervenir
45:34auprès du CHU.
45:35C'est elle-même
45:36qui a envoyé le dossier
45:36au niveau du CHU,
45:37donc on ne peut pas
45:38faire beaucoup plus.
45:39Oui, donc vous vous retrouvez
45:39coincée, Sandrine.
45:41Complètement.
45:42Je voudrais qu'on entende
45:43Nathalie.
45:44Bonjour, Nathalie.
45:45Bonjour.
45:45Vous êtes-vous infirmière ?
45:48Alors, je suis infirmière
45:49en pratique avancée.
45:50Alors, expliquez-nous.
45:51On a très peu de temps
45:52encore d'émission,
45:52mais allez-y.
45:54Alors, au départ,
45:54je suis infirmière libérale
45:56et donc j'ai suivi
45:57un cursus en master
45:59à l'université de deux ans
46:00pour augmenter mes compétences.
46:02Donc, en gros,
46:03je travaille dans une maison
46:04de santé pluridisciplinaire
46:06et je renouvelle
46:06les ordonnances des patients
46:07en accord avec le médecin
46:09traitant du patient.
46:10Et ça permet donc
46:10de libérer des rendez-vous
46:12du médecin.
46:12Complètement.
46:13Je lui donne du temps médical.
46:15Nous avons des entretiens
46:17de 30 minutes à une heure
46:19en fonction des pathologies.
46:20On refait le point
46:21sur le parcours de soins
46:22du patient,
46:23la prévention,
46:24les vaccins,
46:26et on laisse du temps
46:27aux patients
46:27pour parler aussi
46:28un petit peu.
46:29C'est une des pistes
46:30qu'il faudrait développer,
46:31Nathalie,
46:31on est d'accord ?
46:32Complètement.
46:33Tous les ans,
46:34il y a,
46:35dans presque toutes les universités,
46:37des cursus d'IPA.
46:39Le problème,
46:40c'est un petit peu
46:41le frein,
46:41c'est quoi ?
46:42C'est les médecins
46:43qui ne souhaitent pas
46:44non plus travailler
46:45et changer un petit peu
46:46leur méthode de travail.
46:47C'est-à-dire que nous,
46:48on prend en charge
46:49des pathologies chroniques
46:50stabilisées,
46:51tout ce qui est diabète,
46:52maladies cardiovasculaires,
46:53mais on renouvelle
46:54ces endonnances
46:55et on fait du suivi.
46:56Suivi à domicile,
46:57suivi...
46:58Enfin, je veux dire,
46:59l'impact,
46:59il est énorme.
47:00Mais bien sûr,
47:01j'imagine que ça changerait
47:02leur quotidien.
47:02Ce sont des patients qui demandent...
47:02Voilà,
47:03ils prennent beaucoup de temps
47:04chez le médecin.
47:04Un quart d'heure,
47:05c'est absolument insuffisant
47:06pour faire des matières
47:07à domicile
47:08qui ne se passent pas bien,
47:09demander des aides à domicile
47:11et surtout,
47:11effectivement,
47:13les traitements.
47:15Merci beaucoup Nathalie
47:16pour votre témoignage
47:18et effectivement,
47:19ça fait partie
47:19d'une des pistes
47:20pour résoudre
47:21ces problèmes
47:21de délai d'attente.
47:22Je m'excuse
47:22auprès de Christian
47:23et de Solange
47:23qu'on n'a pas eu
47:24le temps de prendre,
47:25mais c'est sans aucun doute
47:26un sujet sur lequel
47:27on reviendra
47:28dans un instant
47:29sur RTL.
47:30L'heure du crime
47:31avec vous,
47:32Jean-Alphonse Rich.
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