- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 19 janvier 2026.
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00:0012h30, 14h, RTL midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et elle a eu ce dramatique accident hier en Espagne, au moins 39 morts, un train qui avait pourtant été révisé la semaine dernière a déraillé puis percuté un autre train qui circulait en sens inverse.
00:21Les faits se sont déroulés en Andalousie à 200 km à peu près au nord de Malaga.
00:2749.3 ordonnances, on devrait savoir d'ici ce soir comment le gouvernement compte faire pour faire adopter son budget.
00:34Conseil des ministres cet après-midi, ce qui est sûr c'est que les entreprises vont une nouvelle fois être mises à contribution dans un débat avec vous dans un instant.
00:43Emmanuel Macron qui présidera donc un conseil des ministres cet après-midi, en ce moment c'est un conseil de défense qui se tient à l'Elysée,
00:52autour notamment de la question de Groenland et de ses menaces de Donald Trump.
00:58On n'a appris qu'un sommet extraordinaire des dirigeants de l'Union Européenne aurait lieu jeudi soir à Bruxelles.
01:06La météo avec vous Louis Baudin, on l'a dit, 5 départements encore en alerte aux crues et une situation toujours bien agitée dans le sud.
01:15Est-ce que ça va se calmer demain ?
01:17Oui ça va se calmer demain mais ça sera seulement demain, cet après-midi ça va continuer, une partie de la nuit.
01:22Et c'est vrai que demain on voit tout de même que petit à petit les pluies devraient non pas s'arrêter totalement mais au moins s'atténuer.
01:28Il restera encore un peu de pluie voire quelques flocons sur les Pyrénées-Orientales, c'est là où l'activité sera encore présente.
01:34Dans les autres régions, on retrouvera toujours un peu plus de nuages dans la moitié ouest mais avec peut-être quelques éclaircies l'après-midi et peu d'averses.
01:41Et puis dans l'est toujours la même chose avec de l'air relativement froid, des brumes, des brouillards le matin et l'espoir d'avoir quelques trouées en cours d'après-midi.
01:48Ça ira mieux également sur la côte d'Azur ou encore du côté de la Corse avec un vent d'est un petit peu moins fort.
01:53Les températures comme aujourd'hui, plutôt froides dans les régions du nord-est, plus douces ailleurs.
01:58Et puis à partir de mercredi, c'est plutôt l'air océanique qui va l'emporter.
02:01Et donc ça veut dire les nuages, des perturbations qui vont revenir.
02:07Mercredi d'abord dans l'ouest, puis jeudi, hop, elle ira un peu plus loin vers l'aise, chassant l'air froid.
02:11Ça donnera de la neige en montagne.
02:13Puis pour la fin de semaine, c'est une vraie dépression qui va venir s'installer sur le nord de la France.
02:17Vous avez compris les conséquences des nuages, de la pluie, de la neige en montagne et beaucoup de vent, notamment sur le littoral.
02:22On n'en a pas fini avec ce temps agité.
02:24Pas du tout, du tout.
02:25Merci beaucoup Louis, il est 13h04.
02:27Quel que soit l'humain.
02:29Jusqu'à 14h.
02:30Les auditeurs ont la parole.
02:33Amandine Bégaud sur RTL
02:34Et je vous le disais, on a choisi de donner la parole aujourd'hui au patron, chef d'entreprise,
02:42alors qu'on connaît les grandes lignes du budget, ce qui les attend, ces patrons,
02:49qui seront donc mis une nouvelle fois à contribution.
02:51Sébastien Lecornu leur a envoyé une lettre hier soir.
02:55La surtaxe sur les très grandes entreprises est maintenue, renouvelée.
03:01Et puis les petites entreprises, elles ne sont pas épergnées non plus, puisque la CVAE,
03:06la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, est maintenue, alors même qu'elle devait dans un premier temps baisser, puis disparaître.
03:15Les patrons, une nouvelle fois mis à contribution, est-ce que ça vous choque ou pas ?
03:20On va en parler avec vous, Olivier, bonjour.
03:22Bonjour Amandine.
03:23Vous nous appelez d'où, Olivier ?
03:25Moi, je suis en Bourgogne, département de Lyon.
03:27Et vous êtes artisan ?
03:28Oui, je suis dans le bâtiment, beaucoup d'aménagement d'intérieur.
03:31Moi, la voilure, on va dire que je l'ai réduite depuis, on va dire, 4 ans.
03:354 ans maintenant que je travaille tout seul, et puis j'ai beaucoup de confrères qui font la même chose.
03:38Parce qu'il y en a marre, tout simplement.
03:40Alors, les charges, c'est une chose, mais il y a tous les à-côtés qui font l'administratif, qui est super lourd, il y a énormément de choses.
03:49Donc, maintenant, je préfère, j'ai revu un peu mes objectifs professionnels.
03:55Je travaille que pour moi, je ne travaille que pour une personne, et puis ça me suffit très bien, et ça me convient très bien.
04:01Olivier, vous aviez des salariés par le passé ?
04:03J'ai eu jusqu'à une petite dizaine de salariés, il y a encore, je veux dire, il y a encore 7 ans, oui, 7 ans.
04:11Oui, non, et puis non, non, mais ça devenait juste impossible en termes de, ne serait-ce que l'URSSAF, enfin tous les à-côtés.
04:19Parce que, bon, si vous avez des salariés qui sont quand même corrects et professionnels, vous ne pouvez pas les payer au SMIC.
04:24Et puis, c'est tout à fait normal de les rémunérer à leur juste valeur.
04:27Donc, forcément, le mois d'après ou le trimestre d'après, vous payez plein pot, tout simplement.
04:32Donc, à un moment, Olivier, vous avez fait votre calcul, et vous vous êtes dit, bon, ben, finalement...
04:39Ben oui, parce que le calcul, il est vite fait, de toute façon, même, même, même, je veux dire, même par rapport aux charges, globalement, l'artisan, le commerçant, on fait...
04:46Quel est notre métier premier ? C'est malheureux à dire, mais c'est le banquier, quoi.
04:50C'est souvent ça, c'est souvent ça, c'est une grosse problématique, mais c'est souvent ça.
04:53Vous jouez, vous avez des rentrées, vous avez des sorties.
04:58Quand vous avez un peu de possibilité d'avoir un compte en crédit, comme par hasard, vous ne savez pas pourquoi, mais vous avez un rappel de quelque chose qui vous tombe dessus.
05:07Donc, vous demandez des explications, mais ah, ben, on ne sait pas trop vous aiguiller, on ne sait pas trop vous dire, mais enfin, il faut toujours payer ce fameux rappel.
05:14Donc, voilà.
05:15Donc, plus de salariés, plus d'apprentis non plus ?
05:17Ah, ben, les apprentis, ça faisait belle lurette, parce que les apprentis, c'était déjà, depuis, j'aurais tendance à dire, ça fait déjà une bonne quinzaine d'années, parce que, ben, c'est pareil.
05:26On met en avant le triptyque artisan, famille, enseignant, mais c'est loin d'être le cas, tout ça, mais bon, voilà, quoi.
05:35Alors, après, je ne vous parle pas aussi...
05:35Et donc, à l'arrivée, Olivier, aujourd'hui, vous...
05:39Donc, bien sûr, votre entreprise, j'imagine, fait beaucoup moins de chiffres d'affaires.
05:42Ah, ben, bien sûr, pour une seule personne, oui.
05:44Ça, c'est une évidence, mais finalement, vous vous en sortez pareil, vous, à titre personnel, ou... ?
05:49Ben non, moi, j'ai, je veux dire, j'ai revu pas mal de choses, mais en termes de soucis, on va dire, proprement dit, vous avez moins de...
06:00C'est vous qui travaillez, donc c'est vous qui, éventuellement, prenez les coups d'engueulade, c'est vous qui...
06:04Voilà, vous avez beaucoup moins de... Vous gérez votre emploi du temps, comme vous l'entendez, et puis voilà.
06:09Donc, vous faites, par contre, vous faites des bonnes journées, des bonnes semaines, mais bon, ben, après...
06:14Mais financièrement, à l'arrivée, finalement...
06:18Ben, financièrement, quand vous travaillez pour vous, vous avez... Je vais pas dire que vous roulez sur l'or, mais oui, il y a quand même un petit...
06:25Quelque chose, mais bon, ramener au taux horaire, je peux vous garantir qu'il faut...
06:30Oui, il faut y aller, quoi. Voilà, tout simplement.
06:32Mais même, mais même, vous voyez, je vais vous prendre un cas un peu bizarroïde, on est tellement dans une belle société que quand vous avez besoin d'un cabinet comptable,
06:42ce qui est tout à fait normal pour un artisan, moi, j'avais le cas de figure où mon cabinet, mon propre cabinet comptable, déléguait tout ce qui était social à un autre cabinet comptable
06:50parce que le premier n'avait pas la possibilité de faire tout ce qui était figé de paye.
06:54Donc, vous voyez, il y a quand même tellement ça bouge, les lois changent d'un mois sur l'autre, donc il y a des cabinets comptables qui sont spécialisés pour tout ce qui est social.
07:02Donc, vous voyez, on est quand même dans une belle usine à gaz, quoi.
07:06Olivier, restez avec nous, on va accueillir Jeanne. Bonjour, Jeanne.
07:09Bonjour, Amandine, bonjour à tous.
07:11Vous nous appelez d'où, Jeanne ?
07:13De Saint-Julien, en Côte d'Or.
07:15Et vous, donc, vous avez repris une supérette, c'est ça ?
07:19Voilà, j'ai repris un magasin, j'avais deux petits magasins de proximité sur Dijon que j'ai vendus pour une question de sécurité et un ras-le-bol des agressions.
07:29Donc, j'ai repris un magasin à Saint-Julien, toujours dans le même grand groupe, on est franchisé.
07:35C'est un magasin qui fait un petit peu plus de mètres carrés, mais qui reste un magasin de proximité.
07:39Et en fait, je suis en train de me poser la question si j'ai bien fait de rester chef d'entreprise.
07:44Ah oui ?
07:44Ça devient infernal, en fait.
07:47Je vais devoir payer encore un petit peu plus, j'ai 17 employés.
07:5017 employés ?
07:51J'aimerais bien vous parler, oui.
07:52Pour que je comprenne, parce que moi, j'ai découvert cette CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises,
08:00donc que payent toutes les entreprises, qui font plus de 500 000 euros de chiffre d'affaires, c'est ça ?
08:06Oui.
08:06Vous, une entreprise comme la vôtre, elle rentre dedans ?
08:11Oui, elle rentre dedans.
08:11Oui, vous payez cette taxe.
08:12Elle rentre dedans.
08:13Enfin, cette cotisation.
08:14On paye cette taxe, voilà.
08:15Donc, on s'était dit qu'on allait peut-être pouvoir souffler un petit peu, même si on restait à la payer.
08:21Bon, voilà, ils ne veulent pas l'enlever.
08:22Mais en fait, je suis en train de me dire que c'est encore nous qui allons payer encore un peu plus.
08:28Et j'aimerais bien, je vous disais, pouvoir augmenter mes salariés et les rémunérer à juste valeur,
08:35parce que ce sont des bosseurs.
08:36Et en fait, si je vais rémunérer un peu plus, je vais payer encore un petit peu plus de charges.
08:42Et à la fin du compte, je me demande comment je vais finir par faire payer tout ce que j'ai à payer, en fait.
08:48Parce que, tiens, on va faire un peu de pédagogie aussi, Jeanne et Olivier.
08:53Aujourd'hui, si vous payez quelqu'un au SMIC, par exemple, combien ça vous coûte à vous, employeur ?
09:00Vous doublez un peu plus.
09:01C'est fois deux.
09:02Oui, c'est fois deux.
09:03Mais le SMIC, tout le monde veut payer au SMIC.
09:06Mais écoutez, je ne sais pas, vous avez un métier dans les mains, quelle que soit la corporation,
09:10vous ne pouvez pas payer une personne au SMIC, mais c'est honteux.
09:12C'est honteux, il faut quand même rémunérer les gens.
09:14Non, c'était pour prendre l'exemple, mais vous dites oui, il faut aller au-dessus.
09:17Mais c'était pour avoir une idée.
09:19Non, mais il ne faut pas que la ligne conductrice, pardon, il faut arrêter de...
09:25Le SMIC, le SMIC, parce que vous ne vivez pas avec le SMIC.
09:28Donc, 2000 euros, par exemple, prenons, disons, si vous voulez payer, alors là, vous allez peut-être me dire que c'est trop,
09:36mais si vous voulez payer votre salarié 2000 euros, Jeanne, ça vous coûte 4000 euros, c'est ça ?
09:40C'est ça, c'est ça.
09:41Oui, c'est quoi, oui ?
09:41Oui, c'est exactement ça.
09:43À la fin du compte, on fait comment, nous, pour tout payer ?
09:48En fait, on en donne de l'argent à l'État.
09:50On en donne, on en donne, on a un déficit colossal.
09:53Je voudrais savoir où est parti l'argent, quand même.
09:55Parce que là, on va redonner un petit peu plus, mais ça, au bout du compte, où va l'argent ?
10:01Et vous pensez que Sébastien Lecornu a eu tort de céder sur ces points-là, céder à la gauche, notamment ?
10:08Mais bien sûr, ces gens-là veulent garder leur place.
10:10Je suis désolée, mais les élus, moi, je parle, je suis élu dans la petite ville où j'habite.
10:16Je suis adjointe, donc je sais à peu près, voilà, comment ça fonctionne.
10:20Mais ces gens-là veulent garder leur place.
10:21La gauche, au dernier présidentiel, a fait 3%.
10:23Il faut arrêter de faire des compromis.
10:27Leur place, à la rigueur, je vous dirais, je m'en fiche.
10:29Réduisons les députés.
10:31Est-ce qu'on a besoin de 577 députés ?
10:34Qui commencent déjà par faire des économies sur notre pays pour pouvoir rembourser cette dette colossale.
10:39Mais arrêtez de nous taper dessus.
10:40Parce que les entreprises vont fermer.
10:43Mais moi, si ça ne fonctionne pas, je vais mettre 17 personnes au chômage.
10:47Est-ce que je n'aurais pas dû aller ouvrir mon magasin ailleurs, en fait ?
10:50Restez avec nous, Jeanne et Olivier.
10:53On va continuer à évoquer ce sujet.
10:55Parler aussi du fonctionnement de l'État.
10:58Du coût du confonctionnement de l'État.
11:00Philippe a des choses à dire sur ce sujet.
11:02A tout de suite.
11:04Envoyez-nous vos messages sur l'application RTL.
11:07Ou appelez-nous au 3210.
11:0850 centimes la minute.
11:12Amandine Bégaud.
11:13RTL midi.
11:14Les auditeurs ont la parole.
11:15Et on continue à évoquer ces chefs d'entreprise qui s'inquiètent de voir ce budget adopté dans les prochains jours.
11:26Car les entreprises, je vous le rappelle, vont être mises à contribution une nouvelle fois.
11:30On a beaucoup de messages sur les réseaux sociaux.
11:31Victor, bonjour.
11:32Bonjour Amandine, bonjour à tous.
11:33Beaucoup de messages sur l'application RTL ainsi que sur notre page Facebook.
11:37L'incompréhension et l'énervement de Nathalie.
11:39Je travaille dans une petite entreprise.
11:41Les taxes en tout genre que nous devons payer, c'est hallucinant.
11:44Pour quel résultat au final ?
11:46Elisabeth, toujours cette même politique qui a amené la France à la ruine.
11:49Taxée encore et encore sans jamais prendre de recul.
11:53Et puis même réflexion pour Thierry.
11:54A force de tirer sur les entreprises, ne nous étonnons pas qu'elles quittent la France.
11:58Ici, la seule réponse, c'est la taxe.
12:00Et toujours la taxe.
12:01Oui, Jeanne et Olivier sont toujours avec nous.
12:03Merci Victor.
12:04Et on va accueillir Philippe.
12:05Bonjour Philippe.
12:06Bonjour Amandine.
12:07Vous nous appelez d'où Philippe ?
12:09Du Berry, Bourges.
12:10Et vous êtes vous aussi chef d'entreprise ?
12:12Oui, une toute petite entreprise.
12:13Qui fait quoi ? Dans quel secteur ?
12:15L'industrie du bois.
12:17D'accord.
12:18Très bien.
12:18Vous avez des salariés ?
12:19Alors, il y a des salariés, effectivement.
12:23Mais on est comme tout le monde.
12:25On s'aperçoit que c'est toujours la même cible.
12:28Il faut toujours désigner quelqu'un pour rassembler le bon peuple derrière.
12:33L'électorat ou l'assemblée, etc.
12:35On désigne le patron ou le chef d'entreprise.
12:37On se croirait revenu dans les années 60-70.
12:40Où on avait un parti communiste qui désignait du doigt le patron qui était un mauvais.
12:45Mais à l'époque, on le traitait de mauvais payeur.
12:47Et de mauvais employeur.
12:49Bon, aujourd'hui, apparemment, c'est la vache à lait.
12:52Sauf que la vache à lait, aujourd'hui, elle n'a plus de lait.
12:54C'est la problématique.
12:56Alors, il y a quelques très grosses entreprises dans les services.
12:59Je dis bien dans les services.
13:00C'est-à-dire des entreprises qui sont des quasi-préleveurs d'impôts.
13:03Je ne citerai pas de nom.
13:05Mais on sait qui.
13:06Il suffit de regarder ses factures tous les mois ou tous les deux mois dans sa boîte à lettres.
13:11On parle d'énergie, notamment.
13:13C'est ça ?
13:13L'énergie, l'eau, etc.
13:16Ce par quoi c'est incontournable.
13:18Toutes ces entreprises où c'est incontournable, tout ce qui fonctionne par abonnement, etc.
13:22Celles-ci, elles répercutent automatiquement les prix.
13:25Donc, je me fais beaucoup moins de soucis pour elles.
13:27Ce n'est pas pour autant qu'il faille les taxer en supplément.
13:31Parce que c'est facile de dire, oui, c'est des très grosses entreprises.
13:33On va les taxer en supplément.
13:34Comment elles font pour réinvestir ?
13:35Comment on fait pour avancer technologiquement ?
13:37Comment on fait pour ne pas être dépassé ?
13:39Et c'est là qu'on constate qu'en dix ans, on a perdu, je ne sais plus combien de pourcentage de production industrielle dans le PIB.
13:48C'est même impressionnant.
13:50Alors, les réactions, c'est quoi ?
13:52Et donc, par exemple, juste, Philippe, que je comprenne bien, vous parlez des énergéticiens, par exemple,
13:57mais qu'une entreprise, je ne sais pas, comme FVMH, soit surtaxée, ça vous pose aussi problème ?
14:02Complètement.
14:03Oui ?
14:03C'est complètement ridicule.
14:04C'est quelqu'un qui emploie des centaines de milliers de personnes à travers le monde.
14:08Un bon paquet en France, qui produit avec des savoir-faire, donc il doit mettre des salaires,
14:15parce que les savoir-faire, ça demande des compétences, avec des salaires quand même décents
14:19pour que les gens puissent vivre derrière et surtout rester.
14:22Sinon, ceux qui peuvent se le permettre, ils s'en iront voir ailleurs, hors de France.
14:27Donc, c'est ça le risque.
14:28C'est le démantèlement par le harcèlement fiscal du gouvernement de toute notre industrie franco-française.
14:37Harcèlement fiscal, le mot, il est fort, Philippe ?
14:40Ben, attendez, non, il n'est pas fort du tout, parce qu'on est beaucoup plus soviétisé que les soviétiques ne l'étaient à l'époque.
14:45On paye plus d'impôts quasiment que sous l'État communiste soviétique.
14:49Alors, il ne faut quand même pas exagérer, quoi.
14:50On est plus taxé.
14:51Aujourd'hui, un chef d'entreprise, il travaille pour lui, à la limite, à peine le dernier mois de l'année.
14:56Il ne faut pas qu'il n'y ait pas entre-temps.
14:59Non, non, tout le monde connaît la solution.
15:02Il y en a un qui l'avait donnée, c'était M. Fillon à l'époque.
15:05Il avait dit, on me donne un État en faillite, il faut redresser.
15:07Il avait donné une solution, c'était de faire le nettoyage.
15:10Quand on ouvre les comptes de la nation, c'est comme quand on regarde les comptes d'une entreprise qui ne va pas bien.
15:17Qu'est-ce qu'on regarde ? Les charges.
15:18Et il se trouve que nous, les comptes de la nation, ils ont une particularité, ils ont une masse salariale exorbitante.
15:25Il faut supprimer des fonctionnaires, c'est ce que vous dites.
15:27Alors, on ne parle pas forcément de supprimer des fonctionnaires.
15:31On parle de redresser la pyramide, la remettre à l'endroit, c'est-à-dire des subordonnés, un chef, et non un subordonné, six ou sept chefs, en moyenne.
15:40Et puis, donc, des gens qui seront face aux citoyens pour rendre les services publics, chose que l'on n'a plus aujourd'hui.
15:48C'est taper 12, taper 15, et puis aller voir sur le site.
15:51Et puis, au bout d'un mois, vous n'avez toujours pas de réponse.
15:53Alors qu'avant, on faisait tout par papier carbone.
15:55Aller-retour, 48 heures ou 72 heures.
15:58Et ça marchait très bien.
16:01Remettre effectivement la pyramide à l'endroit.
16:04Faire au mérite, évidemment, l'ascension.
16:06Mais Philippe, il y a deux choses que j'ai envie de vous dire en vous écoutant.
16:10Si on se compare avec les pays étrangers, France, 8 millions de fonctionnaires, dont 1 million de contractuels pour faire le boulot,
16:18parce qu'effectivement, ils sont tous montés automatiquement, les autres, alors que les contractuels, on les fait stagner.
16:238 millions de fonctionnaires, Allemagne, 3.
16:24Angleterre, 2,7 millions.
16:26Mais Philippe, Philippe...
16:27Pardon, je vous interromps, mais vous dites François Fillon avait très nettement posé le diagnostic.
16:36C'est vrai, il y a un certain nombre d'autres élus de Premier ministre, même, qu'on a eu ces derniers mois ou ces dernières années,
16:43qui ont posé ce diagnostic.
16:44Pour autant, rien ne change.
16:46Et la question, en fait, que j'avais envie de vous poser, on est à l'approche de 2027, de l'élection présidentielle.
16:51Si demain, quelqu'un se présente en disant, moi, je vais réorganiser tout ça, supprimer X postes de fonctionnaires,
16:58sincèrement, Philippe, vous pensez qu'il serait élu ?
17:01Eh bien non, rappelez-vous quand même ce qui est arrivé à François Fillon.
17:03On a inventé une histoire à barca de brantex, de costumes et de...
17:06Il a été condamné, on ne l'a pas inventé, l'histoire.
17:08Il a été... Non, pas quand je dis inventé.
17:09Oui, oui, on s'est bien arrangé.
17:13Les faits existent.
17:13Les journaux, à peu près...
17:14C'est le timing qui peut vous interroger.
17:16La plupart des journalistes qui avaient creusé la question avaient dit, il n'était pas le seul dans la même configuration,
17:20etc., etc.
17:22La justice, en tout cas, est passée, il a été condamné.
17:24La justice s'est passée, on aurait dû en condamner au moins 250, si j'ai bonne mémoire,
17:28au niveau de l'Assemblée, enfin au niveau du Parlement, en règle générale,
17:31qui était un peu dans la même configuration.
17:33Donc quelque part, non, on l'a éliminé.
17:35Et la haute fonction publique s'est bien débrouillée pour le flinguer à bout portant.
17:39Mais aujourd'hui, on a des dirigeants, des gouvernants,
17:42ils sortent tous du serrail de la fonction publique.
17:44Donc ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied, ils ne vont pas s'auto-éliminer.
17:47Et au contraire, quand ils se présentent, ils savent maintenant...
17:49C'est une stratégie de conserver un nombre important,
17:51enfin moi je le vois comme ça désormais,
17:53de conserver un nombre important de potentiels électeurs.
17:58Philippe !
17:59La haute fonction publique se protège.
18:01Un ministre, il y a des ministres qui l'ont dit,
18:03dont Arnaud Montebourg, si j'ai bonne mémoire,
18:06un ministre qui commande son ministère, ça se saurait.
18:09Non, c'est les hauts fonctionnaires du ministère qui commandent.
18:11Philippe, vous voulez vous faire dialoguer avec les auditeurs ?
18:15Pierre, bonjour Pierre.
18:17Bonjour.
18:17Vous nous appelez d'où, Pierre ?
18:19Bonjour, bonjour.
18:21J'appelle Cognac.
18:22Meilleur rue d'abord, à tout le monde.
18:24Très belle année à vous aussi.
18:25Alors vous êtes soit un peu près de votre téléphone,
18:27je ne sais pas s'il y a du vent, on ne vous entend pas super bien, Pierre.
18:30Oui, il y a un peu de vent.
18:32C'est mieux là ?
18:32C'est mieux là ?
18:34Oui, on va essayer comme ça.
18:36Oui, oui.
18:36Bon.
18:36Oui, oui, j'ai écouté, je suis d'accord avec les auditeurs précédents.
18:43Moi-même, je suis fils de fonctionnaire, donc je sais comment les fonctionnaires montent en grade.
18:48Vous savez comment ?
18:49Non.
18:50Alors il y a trois solutions.
18:52Vous avez l'ancienneté, vous avez la promotion planatée et le continent.
18:57Oui, alors là, vous abusez peut-être un peu, Pierre, quand même.
18:59Non, non, non.
19:00Là, on travaillait maman à l'hôpital de Laval.
19:03J'ai dit, bien, à l'hôpital de Laval, c'est comme ça que ça se faisait.
19:05Mais c'était il y a combien de temps, ça, Pierre ?
19:07Oui, voilà, les années 80, c'était il y a 40 ans, enfin.
19:11Oui, je sais bien, mais vous imaginez, si vous prenez ce type de fonctionnement au sein d'un département,
19:18au sein d'une région, au sein d'un État, les catastrophes que ça peut produire.
19:21Pierre, je suis désolé, la liaison est trop mauvaise.
19:23On entend plein d'échos.
19:25On va essayer de rétablir la liaison et on vous reprendra.
19:29Je voudrais qu'on accueille Franck.
19:33Bonjour, Franck.
19:34Bonjour, Amandine.
19:35Vous appelez de Mayenne, c'est ça ?
19:37Oui, tout à fait.
19:37Et vous êtes chef d'entreprise ?
19:39Non, je ne suis pas chef d'entreprise et à l'heure actuelle, je ne compte pas y être.
19:43Bon, vous travaillez dans le bâtiment, c'est ça ?
19:45Oui, je travaille dans le bâtiment et quand je vois l'état du fonctionnement du bâtiment
19:50et quand je vois l'état de tout ce qui se passe à l'heure actuelle,
19:53c'est ce que je parlais avec Victor tout à l'heure au téléphone.
19:56Je lui disais que ma prime rénov', il n'y en a plus, on va dire,
20:00parce qu'elle a été enlevée par le gouvernement.
20:03Bon, pareil, c'est tout le monde, qui ont enlevé ça.
20:06Ça veut dire qu'il ne faut pas oublier, c'est que les petites entreprises avaient des aides,
20:10ça permettait aux propriétaires de pouvoir faire des rénovations.
20:15Oui.
20:15Et ça, ça aidait beaucoup des entreprises, maintenant ça va être terminé.
20:18Et en plus, par ce marché, on va cogner sur les petites entreprises.
20:22Les petites entreprises ont déjà du mal, déjà du mal,
20:25parce qu'à donner à des ouvriers comme moi, dans ma qualification sujet, d'avoir un bon salaire,
20:33maintenant, vous resterez dans le même niveau.
20:36Vous n'aurez plus les primes comme il y avait dans le temps que j'ai connu.
20:38C'est terminé, les petites entreprises ne peuvent plus.
20:41Et c'est pour ça que vous ne souhaitez pas avoir votre entreprise, Franck ?
20:44Je vous demandais si vous étiez chef d'entreprise, mais...
20:46Non, non, non, je ne souhaite pas, mais j'ai du courage comme Olivier.
20:48J'ai entendu tout à l'heure Olivier qui est dans le bâtiment.
20:50Oui, il est toujours là.
20:51Il est toujours là, Olivier, mais c'est du courage.
20:53Je suis même ouvrier, même les patrons.
20:55Moi, j'ai mon cousin qui est patron d'un bâtiment, qui est peintre d'un bâtiment.
20:59C'est le même système.
21:01Il préférait, il m'a toujours dit, je préférais rester tout seul.
21:04Parce que ce n'est pas possible.
21:05Vous avez des charges qui sont sensationnelles.
21:08On est un des pays d'Europe les plus taxés.
21:10Mais à l'enfant, on n'a plus d'argent.
21:12Il faut trouver de l'argent.
21:13Où est-ce qu'on peut le trouver, d'après vous ?
21:16Pour moi, déjà, il y a certains, comme il disait tout à l'heure, qui disaient, certains fonctionnaires, il va falloir arrêter.
21:23Parce qu'il y a des fonctionnaires, il y a un chef par un chef, par un autre chef, par un autre chef.
21:28Et à un moment, il faut peut-être taper du poing sur la table et peut-être dire stop.
21:31Les députés, on en a, mais au paro à l'Assemblée, il y en a, mais qui dorment à moitié, on ne les voit pas du tout à l'Assemblée.
21:39Bon, après, ils font leur travail.
21:40Je ne dis pas qu'ils sont tous là-bas.
21:41Oui, et puis, si on divisait le nombre de députés, je ne suis pas sûre que c'est ça qu'il suffirait à faire des économies.
21:47Voilà, mais il y a certains des économies qu'il faut faire.
21:50Je ne comprends pas où va l'argent.
21:52Les entreprises, s'il n'y a plus de grosses entreprises, on a l'air d'oublier,
21:55mais si vous taxez des grosses entreprises,
21:57eh bien, les grosses entreprises, comme j'ai entendu tout à l'heure,
21:59eh bien, ils partiront.
22:00Ils iront à l'étranger parce qu'ils ont un marre de se faire taxer en France.
22:04On paye des charges et des charges.
22:07Et là, on ne sait pas où elle va.
22:09Franck, restez avec nous.
22:09On va poursuivre le débat dans un tout petit instant.
22:12Avant cela, je donne la parole à Jean-Alphonse Richard.
22:14Bonjour Jean-Alphonse.
22:14Bonjour Amandine.
22:15L'heure du crime, comme chaque jour, à 14h, tout à l'heure.
22:18Et aujourd'hui, l'affaire Bonfanti, un crime avoué, mais qui ne sera jamais jugé.
22:23Ah oui, et cet homme qui ne sera jamais jugé, c'est Yves Chatin.
22:26Il a aujourd'hui 61 ans.
22:27Il est libre.
22:28En mai 2022, il a pourtant avoué le meurtre de Marie-Thérèse Bonfanti,
22:32une mère de famille, 25 ans, des aveux 36 ans après les faits.
22:36Et c'est un cold case, donc on pensait que cette affaire, elle était impossible à résoudre.
22:40Alors, il y a des aveux.
22:41Les restes d'un corps retrouvé, mais pas de procès, vous l'avez dit, pour Chatin.
22:45Pas de condamnation.
22:46Depuis vendredi, on parle beaucoup de cette affaire.
22:48Parce que la cour de cassation a tranché.
22:49L'affaire est prescrite.
22:51Voilà, on ne va pas rentrer dans les détails, mais on peut se poser des questions.
22:54Et on peut d'ailleurs, comme il disait notre auditeur,
22:56on peut taper sur la table avec cette affaire Bonfanti.
22:59Parce qu'effectivement, il suffirait aujourd'hui de garder le silence.
23:03Oui, de ne rien dire pendant des années et des années.
23:05Et hop, vous êtes blanchés.
23:05De dissimuler un corps.
23:07Et puis, prescription oblige, de ne jamais être jugé.
23:11À quoi sert donc le poil des cold case dans ce cas-là ?
23:14Vous voyez, toutes ces questions, on va les poser dans l'heure du crime.
23:16Et sans langue de bois, je peux vous le dire tout de suite.
23:19Parce qu'il y a une famille, celle de Marie-Thérèse Bonfanti,
23:22qui s'interroge toujours.
23:23Marie-Thérèse Bonfanti, le procès interdit.
23:2614h, à tout à l'heure.
23:27À tout à l'heure, Jean-Alphonse.
23:29On évoque la question des entreprises.
23:32Les petits patrons, les grands patrons,
23:33Mia, à contribution.
23:34Est-ce que ça vous choque ou pas ?
23:35On en débat dans un instant.
23:36À tout de suite.
23:38Passez une belle journée sur RTL.
23:45RTL, votre radio.
23:5012h30, 14h.
23:51RTL midi, les auditeurs ont la parole.
23:53Avec Amandine Bégaud.
23:55Et ce sont les chefs d'entreprise, pour la plupart d'ailleurs,
23:58qui ont la parole aujourd'hui sur RTL.
24:00Vous réagissez à ces annonces de Sébastien Lecornu.
24:04Les entreprises, une nouvelle fois, mises à contribution pour le prochain budget.
24:09On va accueillir Geoffrey.
24:10Bonjour Geoffrey.
24:11Bonjour Amandine.
24:12Tous mes voeux à vous, ainsi qu'à tous les auditeurs.
24:15Très belle année aussi.
24:16A vous, vous nous appelez d'où Geoffrey ?
24:18À côté de Boulogne-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais.
24:20Et vous êtes chef d'entreprise, vous aussi ?
24:22Oui, tout à fait.
24:23Une petite PME.
24:24Dans quel secteur ?
24:26Alors, on est dans le secteur des collectivités territoriales.
24:30D'accord, c'est-à-dire ?
24:31On travaille exclusivement pour les collectivités territoriales.
24:34On installe en fait des monuments cinéraires dans les cimetières de France.
24:39Et ce sont des biens qui sont achetés par les collectivités territoriales.
24:42Donc, votre client, vos clients, ce sont les collectivités territoriales.
24:46Exactement.
24:47Vous avez plusieurs salariés ?
24:49Oui.
24:49Combien, juste pour avoir une idée ?
24:51Quatre.
24:51Combien ?
24:52Quatre.
24:53Quatre, d'accord.
24:54Et donc, j'imagine, qui plus est, quand vous avez les collectivités territoriales comme client,
24:59vous êtes aujourd'hui directement impacté par le budget ?
25:02Oui, tout à fait.
25:04Aujourd'hui, il y a un très, très, très, très gros frein qui a été posé.
25:08Bon, on est dans des périodes, de toute façon, budgétaires.
25:10Donc, c'est vrai que quoi qu'il en soit, on a toujours une perte de frein sur le premier trimestre.
25:15Mais c'est vrai que cette année, on doit avouer qu'on se demande si ça ne va pas durer un petit peu plus longtemps.
25:21Parce que, un, budget d'État.
25:22Deux, budget des communes, puisqu'il y a eu aussi les élections.
25:25Donc, forcément, ça impacte.
25:26Ça veut dire que tout est gelé, là, en attendant les élections municipales ?
25:30Tout à fait.
25:30Vous avez beaucoup de communes qui ont la possibilité, cette année, en fait, en période d'élection,
25:34de dire que nos budgets, on les reporte à fin avril, vous voyez,
25:37de manière à laisser passer des élections avant tout.
25:38Donc, on sait que ce sont des périodes qui sont déjà quelque peu compliquées
25:43lorsqu'on travaille essentiellement avec les collectivités territoriales.
25:46Mais, en plus, c'est vrai que les budgets d'État, aujourd'hui,
25:50et les freins qui sont mis de part et d'autre,
25:54rajoutent, en fait, un problème au problème, si vous voulez.
25:57Donc, et plus, effectivement, lorsqu'on entend qu'on va retaxer un petit peu à les TPE, les PME.
26:05La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, là, la CVAE, vous la payez, vous ?
26:10Oui, oui, oui, tout à fait.
26:11Donc, vous allez continuer à la payer ?
26:13Je vais continuer à la payer.
26:15Alors, après, voilà, moi, j'aurais tendance à dire, on a un beau pays.
26:18Le problème, c'est qu'aujourd'hui, on a tendance à beaucoup entendre dire,
26:22voilà, il faut réduire les budgets d'État.
26:24Mais moi, je trouve que le problème majeur, aujourd'hui,
26:28vous savez, dans une entreprise, on a besoin d'avoir un cap,
26:30une vision à court, moyen, long terme de ce qu'on veut faire
26:34et comment on veut amener notre entreprise.
26:37Et aujourd'hui, eh bien, il n'y a aucun de nos dirigeants
26:40qui est capable de nous fixer véritablement un cap à court, moyen ou long terme.
26:44Et lorsqu'ils posent des bases lors de leur campagne,
26:49en disant, par exemple, nous, on va prôner la souveraineté nationale,
26:54eh bien, en fait, les actes ne suivent pas le discours, si vous voulez.
26:58Et donc, aujourd'hui, on se retrouve face à, effectivement,
27:01des partis politiques qui proposent des choses,
27:03mais derrière, les actes ne suivent pas.
27:05Et encore, quand je dis proposer des choses, comme je vous ai dit,
27:08le problème, c'est la vision, le cap.
27:10Oui, c'est le manque de paquet.
27:11Et vous pensez que c'est dû à quoi ?
27:13La suppression du septennat, par exemple,
27:15et au passage avec le quinquennat,
27:17est-ce que ça réduit le cap, justement ?
27:19Alors, je dois avouer que vous mettez quelque chose sur un point
27:23où, effectivement, moi-même, je me pose la question.
27:25Je pense qu'effectivement, le quinquennat n'est pas bon.
27:28Je pense qu'un président doit, à minima,
27:31rester, effectivement, sur un septennat,
27:33parce que ça va lui permettre, véritablement, de pouvoir se projeter.
27:37Et aujourd'hui, je pense qu'effectivement,
27:40c'est compliqué de se projeter sur cinq années,
27:43sachant qu'en plus, on sait comment ça se passe.
27:45Je veux dire, un projet va sortir de l'eau le mois de janvier.
27:49Il va véritablement être décrété des mois et des mois et des mois après.
27:56Donc, forcément, les mois rallongés, à cinq ans,
27:59on ne fait pas grand-chose, quoi.
28:01Geoffrey, restez avec nous.
28:02On va accueillir Alexandre.
28:03Bonjour, Alexandre.
28:05Oui, bonjour.
28:06Donc, Alexandre, je suis artisan électricien à Saragno-Rola, à côté du Chiffre.
28:10Vous entendez ce que dit Geoffrey ?
28:11C'est un manque de cap.
28:14Allô ?
28:15Oui ?
28:16Désolé, je n'entendais pas.
28:17Non, non, pardon.
28:17Vous êtes artisan électricien, c'est ça ?
28:19Oui, c'est ça.
28:20Vous avez des salariés ?
28:21Oui, bien sûr.
28:22J'ai sept salariés.
28:24Je disais, vous entendez ce que dit Geoffrey ?
28:26Geoffrey, il dit, certes, il y a la question,
28:27qu'est-ce qu'on fait de notre argent ?
28:29Mais tout ça, c'est aussi parce qu'il n'y a plus de cap.
28:34Moi, je ne suis pas trop d'accord avec ça.
28:36Mais moi, en fait, aujourd'hui, je pense qu'en France, je vais être très direct,
28:40mais je pense qu'on est beaucoup trop axé social, en fait.
28:44Il y a un moment donné, il faut arrêter de prendre les gens par la main,
28:47de les aider pour aller faire ci ou ça.
28:50Aujourd'hui, dans les entreprises, la partie la plus complexe, c'est le recrutement.
28:54On met des annonces quasiment à l'année.
28:56On n'a pas de postulant.
28:58On n'a rien, on n'a personne pour travailler.
29:00On ne nous aide pas, on nous laisse un peu comme on est.
29:02On est taxé toujours et encore de plus en plus.
29:07On diminuerait un petit peu les aides sociales.
29:09Je pense que les fainéants sortiraient de chez eux et diraient travailler, en fait.
29:12À un moment donné, il faut dire les choses.
29:14À un moment donné, il faut dire les choses, quoi.
29:16Mais ça veut dire quoi ? Supprimer ?
29:17Il y a de plus en plus de gens au chômage.
29:19Il y a de plus en plus de gens au RSA.
29:20Ce n'est pas vrai, le chômage, il a baissé ces dernières années.
29:23Oui, mais non, parce qu'en fait, les chiffres du chômage sont complètement faussés.
29:28Puisqu'aujourd'hui, on ne prend pas en compte les intérims et tout ça.
29:30Mais pour moi, quelqu'un qui est en intérim, ce n'est pas quelqu'un qui travaille.
29:32C'est quelqu'un qui est précaire.
29:35Moi, je vous parle de quelqu'un qui a un travail sur le long terme.
29:38Donc, toutes ces choses-là font qu'aujourd'hui, il y a un ras-le-bol.
29:41Il y a un ras-le-bol de ça.
29:42Il y a un ras-le-bol de payer toujours et encore plus.
29:44Moi, cette année, effectivement, je vais payer cette nouvelle taxe-là.
29:47Donc, c'est la première année.
29:48La cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
29:51Exactement.
29:51Donc là, on a fait un chiffre d'affaires qui a augmenté cette année.
29:54Donc, on va rentrer dans cette situation-là.
29:57Et vous l'avez anticipé, ça, Alexandre ?
30:00Non, pas spécialement.
30:01Pas spécialement.
30:02Mais de toute façon, anticipé ou pas, on n'a pas le choix.
30:05En fait, à un moment donné, on en est là.
30:06On ne fait que de nous faire payer des choses.
30:09Par exemple, est-ce que c'est logique aujourd'hui qu'une entreprise paye la cotisation foncière des entreprises
30:14et que derrière, on nous demande de payer également une taxe foncière sur nos bâtiments ?
30:18En fait, on paye deux fois la même taxe.
30:20À un moment donné, il faut que ça s'arrête, tout ça.
30:23Donc moi, je suis un peu direct, je suis un peu dur.
30:26Mais aujourd'hui, pour moi, c'est...
30:27On sent un profond ras-le-bol quand on vous entend, Alexandre.
30:30Bah ouais, parce qu'en fait, j'ai 38 ans.
30:32Il ne me reste encore... Je ne suis qu'à la moitié de ma carrière.
30:34On nous demande de créer de l'emploi, de créer du business.
30:38C'est ce qu'on fait tous les jours.
30:39On se bat tous les jours pour ça.
30:42Et derrière, on nous met des bâtons dans les roues tous les jours.
30:44Tous les jours.
30:44Alain est avec nous aussi.
30:46Bonjour Alain.
30:47Vous nous appelez Saint-Nazaire.
30:48Vous êtes traiteur.
30:49Vous êtes d'accord avec ce que dit Alexandre ?
30:51Complètement.
30:54Vous gagnez...
30:54Vous gagnez 10 euros.
30:58Vous en donnez 7 à l'État.
30:59Pour qui ? Pourquoi ?
31:00Moi, je travaille comme un taré.
31:02Je n'ai pas d'employé.
31:03Sur 10 euros...
31:03Attendez, c'est intéressant ça.
31:0510 euros que vous gagnez, vous, comme traiteur.
31:07Vous en donnez 7 à l'État.
31:09Ben oui.
31:09Parce que ce mois-ci, plus je travaille, plus je paye.
31:12Plus je paye, plus...
31:13Vous savez, quand vous êtes traiteur...
31:14Ben, je ne parle pas du bâtiment parce que je ne connais pas.
31:16Mais quand vous êtes traiteur, vous allez faire vos courses,
31:19que ce soit à promo cash ou ailleurs.
31:20C'est hors-taxe.
31:21Et vous payez encore une taxe sur ce que vous achetez.
31:24Vous passez votre vie qu'à payer.
31:25Moi, des fois, je ne me tire pas de salaire.
31:27Je vous dis, en faisant 33 heures de cuisine non-stop,
31:29comme j'ai fait l'autre jour,
31:30quand au bout du bout, j'ai tout qui est payé,
31:33ben, vous ne reste presque plus rien, madame.
31:36C'est une honte.
31:37Et puis moi, j'ai un slogan, vous savez,
31:39qui ne sera peut-être pas au plaisir.
31:40Mettre un ancien banquier au gouvernement,
31:42c'est comme mettre un alcoolique dans une cave.
31:44Ça n'avance pas.
31:45Pardon, mais Alain, il a été élu.
31:47Oui, mais pas...
31:48Oui, oui, oui.
31:49Oui, j'ai été élu.
31:51J'entends, effectivement.
31:53Je comprends votre ras-le-bol à tous.
31:58Bien sûr qu'on comprend.
32:00Mais c'est ce que je disais tout à l'heure.
32:01Je ne sais plus à qui je disais ça.
32:04Ils sont élus.
32:05Et demain, quiconque viendrait en disant
32:08on va faire ça, ça, ça.
32:09Est-ce que vous pensez qu'il serait élu ?
32:12À partir du moment où c'est des choses concrètes
32:14et qui durent dans le temps.
32:16Vous savez, il y a des lois qui sont fondues.
32:19Puis après, on attend, comme dit le monsieur,
32:20le temps que ça mette le temps,
32:22qu'ils réfléchissent, qu'ils prennent des petits week-ends,
32:24tout ça, ça traîne.
32:25Nous, les artisans, on ne traîne pas, nous.
32:27Nous, on a besoin de savoir.
32:28On a besoin de savoir où on va.
32:30Moi, j'ai 66 ans bientôt.
32:32Je bosse comme un taré,
32:33parce que j'ai une entreprise, tant mieux, qui travaille.
32:35Mais elle travaille pour qui ?
32:37Pour les routes en France.
32:37Elles sont pourries pour les impôts.
32:39Pour qui ?
32:40Pour les chambres d'hôpitaux.
32:41On n'a plus personne qui veut travailler en France.
32:42Ils se barrent tous, les médecins et tout ça.
32:44On n'a plus personne.
32:45C'est pour qui ?
32:46Comme dit monsieur, il a raison.
32:47Trop d'aides sociales.
32:48Trop d'assistés.
32:50Vous descendez du bateau.
32:51Vous ne parlez pas français.
32:52Vous avez un appartement.
32:53Vous avez la cave.
32:54Vous avez tout.
32:55Et nous, on bosse comme des cons pour ça ?
32:56Non, moi, je vais arrêter de toute façon.
32:57Qui, d'après vous, pourrait changer les choses, Alain ?
33:00Je pense que...
33:02Alors, ça va pour faire plaisir, forcément.
33:04Moi, je n'ai jamais voté de ma vie.
33:06J'écoute beaucoup RTL.
33:07Oui, alors, vous n'avez jamais voté et vous dites qu'on a mis un banquier à la présidence de la République.
33:14Bien sûr, parce que de toute façon, madame...
33:16Non, non, mais attendez, je vais voter.
33:18La prochaine fois, je vais voter, je vous jure.
33:19Parce que moi, quand on voit que ça a été en dépit, justement, quand il est passé, ce monsieur, c'était en dépit.
33:28Les gens ont voté parce qu'ils ne voulaient pas que ce soit le Front National qui passe.
33:34Mais là, en attendant, on va où ?
33:36Ils ne s'occupent de plus rien.
33:38Est-ce qu'ils maîtrisent encore les rênes du cheval ?
33:40Non, ils ne maîtrisent plus rien.
33:41Ils s'en vont à l'étranger.
33:42Qu'est-ce qu'ils maîtrisent ?
33:43Il y a deux, trois petits trucs à gérer à l'étranger, quand même, si je peux me permettre, Alain.
33:47Oui, deux, trois petits trucs.
33:48Mais bon, qu'on gère déjà un peu notre France aussi, quelque part.
33:51Parce que moi, j'en ai marre de bouffer des patates en bossant comme intérêt.
33:53Vous allez voter pour qui, alors, Alain, qu'on sache ?
33:55Le RN.
33:56Oui, alors que vous n'avez jamais voté.
33:58Alexandre...
33:58Non, mais je vais voter pour le RN.
34:00Alexandre, vous, vous savez déjà pour qui vous pourriez voter ?
34:03Qui pourrait, d'après vous, changer les choses ?
34:05Moi, alors, je vais vous dire clairement, depuis que je suis petit, moi, j'ai 38 ans.
34:10Depuis que je suis petit, on alterne à chaque élection présidentielle.
34:14J'ai toujours vu, on alterne entre la gauche, la droite, la gauche, la droite.
34:17Et en fait, c'est tout le temps la même rengaine, c'est tout le temps pareil.
34:20Donc, je me dis, dans d'autres pays, on va prendre l'exemple de l'Italie,
34:23on va prendre l'exemple peut-être du Portugal bientôt, puisque là, c'est en bonne voie.
34:27J'ai envie de tenter le RN pour voir qu'on leur laisse leur chance, en fait,
34:32parce qu'on a laissé la chance à tout le monde et il n'y en a pas un qui a été capable de faire quoi que ce soit.
34:35Et vous, Geoffrey, comme ça se finit mon tour de table ?
34:38Oui, alors, moi, habituellement, je vote à droite, bien évidemment, voilà, c'est évident.
34:45Je dois avouer que je pensais au RN, mais il m'est arrivé quelque chose,
34:50il n'y a pas si longtemps que ça, qui m'a fait ma chine arrière là-dessus.
34:53Je m'explique, on répond à des appels d'offres sur le granit.
34:56Le chef du RN, à Éna Beaumont, décide de passer un appel d'offres pour acheter des monuments cinéraires dans son cimetière.
35:03Nous avons le plus beau granit rose en Bretagne du monde.
35:09Et l'appel d'offres dans le fief du RN, en septembre, a été fait sur du granit de Chine.
35:16Oh là, donc ça veut dire qu'ils ne font pas ce qu'ils disent ?
35:19Alors, où est donc la souveraineté nationale ?
35:22Moi, j'aurais quelque chose à dire à ce sujet-là, mais j'ai peur que ce soit vulgaire, donc je vais m'abstenir.
35:27Mais vous voyez bien qu'il y a le discours et l'action.
35:31À un moment donné, moi, quand j'ai vu ça, je peux vous dire, mais alors, je me suis dit, mais non, mais c'est pas possible, qu'est-ce que c'est décevant ?
35:37Et il est là aussi le problème, la parole des élus, la parole à un moment donné, ça c'est pas possible, vous imaginez ?
35:44On prône le RN, prône dans le rappel d'offres, ils posent en même temps un effet environnemental, parce qu'ils sont obligés sur le rappel d'offres.
35:52Je veux dire, entre la Bretagne et la Chine, au niveau environnemental, la Chine, c'est égal à zéro.
35:56Bon, on va aller vérifier quand même cette histoire, même si je vous crois, Geoffrey, mais effectivement, c'est une illustration assez flagrante.
36:05Merci beaucoup à tous, on reviendra bien sûr sur ce sujet, parce que je pense que nous n'avons pas fini d'en parler.
36:10Dans un instant, tout autre chose, Parcoursup, si vous ne connaissez pas, sachez-le, c'est l'enfer pour les familles comme pour les élèves de Terminal.
36:18A tout de suite.
36:19Contactez-nous gratuitement via l'appli RTL ou au 30 de 10.
36:2350 centimes la minute.
36:24Ne visite.
36:2513h47 sur RTL, on vous parle de Parcoursup.
36:34Pourquoi ? Parce qu'à partir d'aujourd'hui et jusqu'au 12 mars, les élèves de Terminal peuvent formuler leurs vœux pour l'an prochain.
36:42Quand on dit Parcoursup, on évoque souvent stress.
36:45Hortense Crépin est là avec moi et Hortense, vous nous le disiez, c'est souvent une épreuve et pour les enfants et pour leurs parents, les familles.
36:55Dans lequel ça devient le sujet de prédédiction pendant plusieurs mois.
36:59On va en parler avec vous, Céline. Bonjour, Céline.
37:02Bonjour, bonjour à tous.
37:03Vous nous appelez d'où, Céline ?
37:05Alors, je vous appelle de la région parisienne dans le Val d'Oise.
37:07Et vous, vous avez trois enfants et ça s'est toujours bien passé Parcoursup ?
37:11Alors, vous êtes le contre-exemple.
37:12Je n'ai pas la panique chaque année.
37:15Donc, j'ai trois enfants, j'en ai deux qui ont passé le bac.
37:17Un l'année dernière et un il y a trois ans.
37:18J'ai 49 ans, donc moi, je suis de la génération dossier papier, petite fiche Bristol au CIO.
37:27Et j'ai trouvé ça génial.
37:31Déjà, il ne faut pas l'aborder avec une angoisse parce que quoi que ce soit, ça devient plus angoissant que ce que c'est réellement.
37:38J'ai trouvé, par exemple, que sur cette plateforme, vous tapez n'importe quel mot-clé pour un enfant qui a juste une petite idée de ce qu'il veut faire mais qui ne connaît pas les filières.
37:47Vous avez toutes les écoles, les formations, toutes les options qui s'ouvrent à vous.
37:54Vous pouvez cliquer sur la formation, regarder toutes les statistiques, quels sont les parcours des étudiants qui ont précédemment réussi le concours, qu'est-ce qu'ils ont fait comme option, quel est le programme et tout.
38:05J'ai trouvé que c'était une mine d'or.
38:07Bon, et alors, pour être concret, Céline, il voulait faire quoi, vos enfants, par exemple ?
38:10Alors, moi, j'en ai un qui voulait faire des sciences politiques ou des sciences sociales et de l'histoire.
38:15Donc, voilà, on l'a trouvé par ce biais-là et j'ai trouvé ça génial.
38:19Par contre, ce que je voudrais dire, c'est que ça demande un petit peu de proactivité.
38:24D'une part, moi, mes enfants, ils sont à l'école publique, lycée, public, classique, comme il y a en France.
38:29Je veux dire, je n'ai pas fait appel à un coach, un machin, un peu.
38:31Mais par contre, ce sont les réunions qui étaient organisées par le lycée.
38:33Oui, toutes les réunions par le lycée.
38:35Et j'ai trouvé qu'il y avait peu de personnes qui étaient là.
38:38Par contre, les gens, ils râlent, ils ne comprennent pas comment ça marche.
38:41Mais ils ne viennent pas aux réunions, ils ne posent pas de questions.
38:43Ils ne tapent pas deux lignes d'informations sur Internet pour aller prendre deux, trois infos aussi.
38:48Ça demande quand même un petit peu d'investissement.
38:52Il faut aussi mettre.
38:54Bien sûr.
38:55Et est-ce qu'ils ont eu leur choix ?
38:56Parce que j'explique pour les gens qui ne connaîtraient pas.
38:59On formule un certain nombre de vœux.
39:01Jusqu'à dix vœux.
39:02Donc par exemple, je dis n'importe quoi, je veux faire médecine, je sélectionne dix facs de médecine, c'est ça ?
39:09Voilà, vous pouvez faire dix formations.
39:11Après, on recommande justement aussi, et c'est le premier vrai conseil qu'on peut donner,
39:15c'est de ne pas mettre tous ces œufs dans le même panier, de ne pas mettre que des formations qui sont ultra sélectives.
39:20Mais si je veux être médecin, je veux être médecin.
39:21Absolument.
39:22Mais en tout cas, vous mettez tous vos vœux.
39:23Il n'y a pas d'ordre de préférence à mettre, contrairement à l'ancien régime qui s'appelait APB, admission post-bac.
39:29Ça, c'est quand même bien.
39:30Vous n'avez pas d'ordre, vous pouvez évoluer dans votre réflexion.
39:34Et puis ensuite, vous allez attendre jusqu'à début juin, et on va vous donner votre réponse.
39:39Est-ce que votre vœu est pris en compte ou pas ?
39:41Est-ce que vous êtes accepté ?
39:43Soit vous êtes accepté, soit vous êtes refusé, soit vous pouvez être en attente.
39:46Pardon, j'ai compris, il n'y a pas d'ordre.
39:48Il n'y a pas d'ordre, c'est-à-dire que vous avez 10 vœux.
39:50On est obligé de remplir ces 10.
39:52Vous n'êtes pas obligé de remplir les 10.
39:53On ne peut en mettre que 3.
39:54Voilà, exactement.
39:55Mais on vous recommande quand même, s'il y a plusieurs formations qui vous intéressent, de multiplier vos chances pour avoir quelque chose à faire.
40:01Céline, c'est souvent là que ça coince, les enfants n'ont pas forcément ce qu'ils auraient voulu avoir.
40:06Alors, il faut aussi aborder les choses.
40:08Moi, je n'avais pas des enfants qui étaient surdoués, qui avaient 20 partout.
40:11Donc, vous mettez d'abord les choix, vraiment les choses que vous avez vraiment envie de faire.
40:15Vous mettez aussi des formations qui peuvent éventuellement vous apporter une équivalence
40:20ou sur lequel vous avez peut-être une moindre appétence, mais qui vont pouvoir vous accompagner.
40:26Par exemple, moi, mon fils, il veut faire une école de journalisme.
40:29Cette école de journalisme, elle est accessible par, on va dire, une voie royale et aussi par des équivalents de licences.
40:34Donc, on a choisi des licences qui pouvaient ensuite être valorisées dans ce parcours, etc.
40:40Donc, il faut avoir une vision un peu plus globale et une vision intelligente, on va dire, comme un parcours.
40:46Vous avez la voie directe et puis après, il y a peut-être la nationale avec deux, trois arrêts.
40:50C'est comme ça qu'il faut l'aborder, en fait.
40:52Bon, Céline, restez avec nous parce que vous avez l'air d'avoir plein de conseils à donner.
40:55On va être avec Gaël.
40:56Lui, sa fille, doit s'inscrire sur Parcoursup.
40:59Et on parle de Parcoursup.
41:16La plateforme ouvre aujourd'hui.
41:18Les élèves de Terminal ont jusqu'au 12 mars pour y déposer leurs voeux.
41:22On a des messages, Victor, sur Facebook.
41:25Exactement, comme Françoise qui nous dit, Parcoursup est un véritable parcours du combattant qui amène beaucoup de stress aux lycéens.
41:31Et Nathalie, on nous avait vendu la révolution Parcoursup par rapport à APB.
41:36Honnêtement, je n'ai pas vu la différence.
41:38On a toujours un gros problème d'orientation chez nos jeunes.
41:40APB, c'était l'ancien système.
41:42Hortense Crépin, quelle différence avec aujourd'hui ?
41:44APB, vous obligez à faire un ordre de préférence de vos voeux et vous ne pouviez pas le changer.
41:50Là, vous avez la possibilité de faire 10 voeux.
41:53Si votre voeux numéro 9, finalement, c'est celui qui vous intéresse le plus, vous le prenez.
41:57Avant, APB, c'était forcément le numéro 1.
42:00Si vous l'aviez, vous y alliez forcément.
42:02Donc, peu de place pour faire évoluer votre réflexion d'ici le verdict des voeux.
42:08Bonjour Gaël.
42:10Oui, bonjour.
42:10Vous nous appelez d'où Gaël ?
42:12Bretagne.
42:13De Bretagne. Alors, vous, vous avez une fille de 17 ans ?
42:16C'est ça, oui.
42:16Bon, qui doit s'inscrire à Parcoursup ou qui s'est inscrite, peut-être, d'ailleurs, déjà ?
42:21Elle doit, elle doit.
42:21Elle doit.
42:22Mais comme je disais à votre collaborateur, alors je ne dois pas jeter le bébé avec Claude Dubin,
42:26Parcoursup, pour moi, le problème, c'est que je découvre 35 ans après être passé par l'orientation,
42:31que, pour moi, finalement, j'ai l'impression qu'on a numérisé ce qui se faisait avant.
42:36Mais que malgré l'ère de l'informatique, on n'a pas franchement évolué.
42:39Mais ce que je veux dire par là, c'est que, contrairement à la madame qui est intervenue avant,
42:43moi, ma fille, elle s'orientait vers Sciences Po.
42:45J'ai la chance qu'à l'école, c'est une bête de course.
42:48Donc, la problématique, ce n'était pas trop la candidature au niveau dossier, c'est plus le financement.
42:53D'une part, parce que ça coûte relativement cher, donc il faut que les familles puissent suivre.
42:58Et seconde, elle aimerait bien les trois premières années de Sciences Po, c'est du général.
43:02Et après, on se spécialise.
43:04Et elle, elle aimerait bien aller assez vite, quoi.
43:07Donc, on a commencé à regarder, elle a commencé à s'enseigner sur les licences de sciences politiques.
43:11Cependant, via Parcoursup, on n'a pas trop de problématiques, si vous voulez.
43:17Au niveau professionnel, elle sait ce qu'elle veut faire.
43:19C'est des filières assez particulières, l'antiterrorisme, la DGSE, le renseignement.
43:23Quand vous allez sur les sites, on vous dit qu'on recrute sur concours ou bien sur dossier.
43:29Mais on ne vous explique pas exactement le type de parcours qu'il faut, si vous voulez.
43:33Et quand on va sur Parcoursup, ce n'est pas compliqué d'aller choisir des écoles.
43:38Mais est-ce que je choisis la bonne école ?
43:39Mais est-ce que vous avez fait comme Céline ?
43:41Est-ce que vous avez mis le mot-clé DGSE, par exemple ?
43:45Moi, je n'ai pas fait.
43:46Elle, elle l'a peut-être fait, je lui demanderai ce soir.
43:48Céline, vous êtes toujours avec nous.
43:50Vous disiez que c'était assez magique parce que DGSE, ce n'est pas un métier.
43:56Et puis, ce n'est pas une orientation non plus.
43:58Je pense qu'il faut aussi, et c'est ce que j'allais dire, faire des recherches en amont
44:02pour avoir des informations sur les cursus qui mènent à un métier.
44:06Parce que Parcoursup, ce n'est pas le métier de l'orientation.
44:11Non, non, mais on n'est pas trop bête, vous savez.
44:13C'est ce qu'on a fait, madame.
44:14Après, la problématique, c'est l'orientation, ce que je disais aux collaborateurs en général.
44:17Quand vous vous prenez rendez-vous avec le conseiller d'orientation,
44:23que vous expliquiez ce que je viens de vous dire,
44:28on lui répond, non, de toute façon, tu as une très bonne éloquence, fais du droit.
44:31Elle dit, mais je ne veux pas faire de droit, je veux bosser dans le renseignement.
44:34Je sais bien qu'on ne va pas marquer DGSE.
44:36J'ai regardé officier traitant renseignement, des choses comme ça.
44:39Donc, je n'ai pas été sur Parcoursup, peut-être que je fais erreur,
44:42mais je pense que c'est bien quand on ne sait pas trop ce qu'on veut faire.
44:44Donc, c'est un truc général, je veux faire prof de sport,
44:47je me doute que je n'ai pas besoin d'aller sur Parcoursup pour faire stats.
44:50Savoir qu'il faut faire stats, donc je peux mettre 10 fois de stats.
44:52Benoît est avec nous aussi, je voudrais juste lui donner la parole.
44:55Benoît, bonjour.
44:56Bonjour, Amandine, très bonne année à vous.
44:57Vous êtes prof de maths au lycée, on vous a régulièrement au téléphone.
45:01C'est une angoisse pour vos élèves, ça, Parcoursup ?
45:03Oui, c'est une angoisse, mais cette angoisse, elle dure depuis 40 ans,
45:06depuis le système Ravel, qui est ensuite devenu APB, qui est ensuite devenu Parcoursup.
45:10Ravel, c'était sur Minitel, moi, j'avais ça.
45:12Exactement, 36-14, comme Ravel, pour trier les parisiens.
45:151987, j'ai trouvé.
45:17Si j'ai un conseil à donner rapidement, parce que je crois qu'on est en fin d'émission,
45:21arrêtez de faire de votre motivation par l'intelligence artificielle,
45:24parce que dès qu'il y a une expression libre, là, c'est 10 fautes à la ligne.
45:27Et ça se reconnaît tout de suite, la différence entre ce qui a été écrit personnellement
45:31et ce qui a été pompé d'Internet.
45:33Donc ça, c'est...
45:34On lit ce genre de dossier en BTS, puisqu'on a des BTS dans notre établissement,
45:37donc moi, je vois ce qui se passe derrière.
45:39Je peux vous garantir que c'est rédhibitoire.
45:40Celui-là, on met sous le paquet.
45:42Bon, eh bien, merci pour le conseil, Benoît.
45:45Et c'est jusqu'au 12 mars, Hortense, on aura l'occasion d'y revenir.
45:48Absolument.
45:49Donnez quelques conseils.
45:50Gaëlle, continuez à regarder et puis vous nous tenez au courant
45:53si vous avez réussi à trouver la solution et la filière.
45:57Tiens, peut-être que Jean-Alphonse Richard aurait la réponse.
46:00Tiens, pour intégrer la DGSE, Jean-Alphonse, qu'est-ce qu'il faut faire ?
46:03En général, ce sont des études supérieures.
46:05Et puis, il y a des concours ouverts.
46:07Et puis, la DGSE est en recherche constante de talent.
46:11Et donc, ils vont dans les universités, etc.
46:13Ça, on le sait moins, mais ça se passe aussi.
46:15C'est très présent sur des salons des études.
46:16Exactement.
46:17Si on les voit régulièrement.
46:18Exactement.
46:18Gaëlle, envoyez votre fils.
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