- il y a 5 heures
Regardez Les auditeurs ont la parole avec Amandine Bégot du 05 mars 2026.
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00:0312h30, 14h, RTL Midi, les auditeurs ont la parole, avec Amandine Bégaud.
00:09Et à la une, bien sûr, cette guerre au Moyen-Orient, ces frappes qui se poursuivent à la fois sur
00:15l'Iran mais aussi sur le Liban.
00:18Frappes qui ont fait 8 morts, dont 6 membres de 2 familles au Liban d'après un média d'État.
00:22Dans le même temps, l'Iran a frappé à plusieurs reprises, notamment Doha avec des sirènes qui ont retenti.
00:32Sirènes déclenchées également à l'instant à Jérusalem, c'est ce qu'indiquent des journalistes de l'agence France Presse.
00:39Les conséquences de cette guerre ici en France, on en parle aussi, avec 52 navires français qui sont coincés dans
00:48la région,
00:48avec à leur bord des marchandises à destination de France, c'est ce que nous disait tout à l'heure
00:52le ministre des Transports, Philippe Tabarro.
00:56Philippe Tabarro plutôt rassurant, le gouvernement essaye de contenir, dit-il, la hausse des prix des carburants que vous avez
01:03tous constatés.
01:04On va bien sûr en reparler dans un instant.
01:07Dans l'actualité également, ce rebondissement, 2 ans et demi après la mort de Naël, cet adolescent de 17 ans
01:12tué lors d'un délit de fuite à Nanterre.
01:14Le policier auteur des tirs ne sera finalement pas jugé pour meurtre, mais pour violence ayant entraîné la mort sans
01:20intention de la donner.
01:21Et puis à La Rochelle, garde à vue prolongée pour cet adolescent qui a poignardé hier l'un de ses
01:26camarades de classe.
01:27Ça s'est passé en plein milieu d'un cours de physique chimie.
01:32La météo avec vous, Peggy, ça se gâte un peu côté ciel en tout cas.
01:38C'est moins lumineux que les jours précédents.
01:41Ça va être comme ça jusqu'à la fin de la semaine ?
01:43En tout cas, demain, oui. On a le même type de temps.
01:45On va conserver un ciel chargé sur tout l'ouest du pays et le sud avec quelques faibles averses.
01:50Ce sera plus vieux le matin entre la Bretagne et le Cotentin.
01:53Comme sur le Roussillon, où ça va durer toute la journée, où les pluies seront soutenues.
01:56Elles vont s'étendre l'après-midi jusqu'aux Pyrénées.
01:59Et c'est un ciel bien voilé toute la journée entre la frontière belge, l'île de France, le Lyonnais,
02:04en allant jusqu'au sud des Alpes.
02:05C'est plus lumineux sur un petit quart nord-est, avec des températures qui seront comprises entre 10 à Brest,
02:11à 20 à Lyon, 15 à Toulouse, 18 à Nîmes et 19 à Paris.
02:15Et ce week-end, en deux mots, ce sera instable entre nuages, éclaircies, quelques averses, voire localement orageuses sur l
02:20'ouest du pays.
02:21Et plus vieux près de la Méditerranée, mais on va garder du beau temps sur le nord et l'est,
02:26avec toujours une belle douceur.
02:27Merci beaucoup Peggy, il est 13h03.
02:31Jusqu'à 14h, les auditeurs ont la parole.
02:35Amandine Bégaud sur RTL.
02:37Je pousse un coup de gueule, parce que lundi, je fais le plein décembre, heureusement, il était à 1,64
02:44,9.
02:44Mardi, il était à 1,68,9.
02:47Aujourd'hui, il est à 1,73,9.
02:50Je trouve ça inadmissible de la part des grands distributeurs et des stations-services
02:53de profiter de ce qui se passe aujourd'hui dans le monde et au Moyen-Orient
02:57pour faire du profit sur le dos de leurs clients.
03:00Le coup de gueule de Michel au 3210.
03:02Et vous êtes très, très nombreux, je vous le répète, depuis lundi à nous signaler.
03:07Ces hausses des prix du carburant, vous l'avez entendu, le gouvernement essaye d'être rassurant
03:12par la voix de Philippe Tabarro, le ministre des Transports, qui était notre invité il y a quelques instants.
03:16On va essayer de comprendre et de décrypter aussi ces mécanismes.
03:19Pourquoi cette hausse aussi brutale ?
03:22À qui la faute ? Et que peut faire le gouvernement ?
03:25On va évoquer tout ça dans un instant.
03:28Mais avant de parler des prix de l'essence, je voudrais revenir sur le fuel domestique.
03:32Bonjour Romuald.
03:34Bonjour Amandine.
03:35Bonjour les auditeurs.
03:35Et bienvenue sur RTL.
03:37Vous nous appelez d'où ?
03:38De Chartres.
03:38De Chartres, vous avez réagi en entendant le reportage de Samuel Goldschmidt, qui était
03:43près de Nancy, avec un distributeur, un livreur, pardon, de fuel domestique, qui croulait
03:48sous les demandes.
03:49Vous êtes vous-même livreur, c'est ça ?
03:51Oui, c'est ça, oui, oui.
03:52Et racontez-nous, qu'est-ce qui se passe depuis lundi ?
03:55Eh bien, il se passe que depuis samedi, en fait, ça a augmenté en 4 jours de 350 euros.
04:003 litres ?
04:00Pour 1000 litres, ça a augmenté de 350 euros.
04:03350 euros pour 1000 litres ?
04:05Oui, parce qu'en fait, c'est facturé au mètre cube, et donc samedi, dans la nuit
04:09samedi et dimanche, le mètre cube, donc 1000 litres, a pris 175 euros d'un coup.
04:15Et lundi, il a repris 80 euros, et hier, il a repris 40 euros.
04:19Donc ça, vous n'avez pas le choix ?
04:22Non, mais on n'a pas le choix, mais en fait, on se demande pourquoi c'est aussi cher,
04:25en fait, parce que ce qu'on livre aujourd'hui, ça n'a pas été acheté hier, je veux dire.
04:31Ça a été acheté il y a quelques mois déjà.
04:32Oui, et c'est dans les cuves depuis un certain temps.
04:35En fait, moi, je pense que c'est l'État surtout qui se gave sur ça, parce qu'il
04:38profite justement de la situation, parce qu'en fait, elle a augmenté les tarifs comme
04:43ça.
04:43C'est pareil à la pompe.
04:45Mais ce n'est pas l'État, Romuald.
04:46Là, ce sont ceux qui vous fournissent la matière première.
04:49Ceux qui fournissent, mais c'est quand même l'État qui contrôle les prix.
04:54Oui, et alors vous avez beaucoup de clients aussi qui passent commande ou pas ?
04:57Oui, on a des clients qui passent commande, justement, parce qu'ils n'ont pas le choix.
05:01Mais quand ils nous disent, mais vous vous rendez compte combien que ça coûte, tout
05:05ça, vous voyez, par exemple, pour vous donner un exemple, on a un produit, un carburant
05:08propre, il est facturé aujourd'hui à 1,84€ le litre.
05:12Oui.
05:13Et là, et le fioul domestique, donc le normal, il est facturé à 1,70€.
05:18Alors que la semaine dernière, on le vendait à 1,10€, 1,17€.
05:22Donc après, ça dépend, en fait, quand le client appelle pour la commande.
05:25Et en fait, il lui facturera la commande.
05:27Mais après, si ça augmente ou si ça baisse, bon, après, s'il a payé 1,50€, par exemple,
05:31le litre, il paiera 1,50€ le jour où on le livre.
05:33Mais il y en a certains qui faisaient que s'il était à 1,70€ ou 1,80€ le jour
05:36de la
05:37livraison, il facturera 1,80€.
05:39Et du coup, vous avez quoi ? Deux fois plus, trois fois plus d'appels qu'en temps normal ?
05:44On a beaucoup de quantités, oui, oui.
05:45Et puis, on a des quantités.
05:46Et puis, les gens veulent tous faire le plein.
05:47Ils veulent tous faire le plein parce qu'il faut s'attendre encore à ce que ça augmente.
05:51Et puis, ça ne va pas s'arrêter dès demain, quoi.
05:53Là, ça a vraiment augmenté encore.
05:55Donc, c'est pour ça.
05:56Moi, je comprends les gens.
05:57Les pots, ils ont déjà du mal en temps normal.
06:00Donc là, quand on voit le prix du litre, c'est impressionnant.
06:03Même nous, qui sommes livreurs, c'est impressionnant.
06:05Quand on voit les factures qu'on donne aux gens, on dit, mais ce n'est pas possible.
06:07C'est pourquoi il est aussi cher, quoi.
06:10Romuald, restez avec nous.
06:11Et je le disais, on va essayer de faire aussi un peu de pédagogie aujourd'hui,
06:14tout en vous donnant, bien sûr, la parole.
06:16On va retrouver Stéphanie Villers.
06:18Bonjour.
06:18Bonjour.
06:19Merci beaucoup d'être avec nous.
06:21Vous êtes économiste.
06:22Et on va essayer de comprendre tous ces mécanismes avec vous.
06:25Sur le fioul domestique, d'abord.
06:27On entendait à l'instant Romuald nous dire, c'est l'État qui se gave.
06:31Ce n'est pas l'État, on est d'accord, Stéphanie Villers, qui fixe les prix du fioul domestique.
06:35Non, les prix ne sont pas fixés par l'État.
06:38C'est les cours mondiaux, en fait, qui fluctuent.
06:41Et en fonction de ça, le prix du fioul s'ajuste.
06:45L'État n'a pas la mainmise sur les cours mondiaux.
06:47Il a peut-être la mainmise sur les taxes.
06:49Mais je vous rappelle que pour augmenter ou baisser une taxe, il faut l'accord de l'Assemblée.
06:54Et pour l'instant, il n'y a absolument pas de majorité.
06:58Donc, ce n'est pas un sujet.
06:59Donc, ça ne peut être que les cours mondiaux qui sont en train de fluctuer et qui se répercutent sur
07:04le prix final.
07:05Et alors là, Romuald, il est livreur.
07:07Donc, ce n'est pas lui qui fixe le prix.
07:10Qui est responsable de cette hausse soudaine ?
07:14Comme l'actualité géopolitique, on nous montre bien que la guerre en Iran est en train de bloquer un détroit.
07:23Enfin, le détroit d'Ormond, ce qui est essentiel, en fait, pour la circulation des matières premières type pétrole et
07:28gaz.
07:29Et à partir du moment où il y a un problème d'approvisionnement, mécaniquement, les prix mondiaux sont en train
07:35d'augmenter.
07:36Oui, mais pour l'instant, les cuves sont pleines.
07:38Le fioul que livre Romuald en ce moment, c'est le même fioul que celui de la semaine dernière quand
07:43il n'y avait pas de guerre encore.
07:45Donc, ils anticipent, en fait.
07:46Oui, mais c'est au-delà de ça.
07:48C'est-à-dire que là, c'est la demande qui fait la pression sur le prix.
07:53Comme on a entendu, en fait, il y a beaucoup de personnes qui veulent remplir leur cuve de fioul au
07:58maximum en se disant que les prix vont être plus élevés.
08:01Eh bien, en fait, c'est cette action, le fait de collectivement vouloir profiter d'un prix supposant que le
08:08prix va encore augmenter.
08:09Eh bien, c'est une mécanique, c'est la demande qui augmente et qui fait pression sur l'offre.
08:14Et ça, ça fait mécaniquement augmenter les prix.
08:16Il y a aussi, en fait, le fait d'agir de cette façon-là.
08:21C'est-à-dire que s'il y a une peur panique et tout le monde se met à vouloir
08:25faire son plein d'essence,
08:26eh bien, la station essence va se dire, moi, je n'ai pas assez.
08:29Donc, pour pouvoir répondre à la demande, je vais faire augmenter mes prix.
08:35C'est comme ça que ça fonctionne, en fait.
08:36C'est l'offre et la demande.
08:37Et on a donc, nous, consommateurs, une part de responsabilité dans tout ça.
08:41On s'agit à la hausse, c'est sûr.
08:44Stéphanie Villers, économiste, conseillère économique chez PwC France.
08:47Vous restez avec nous.
08:49Merci beaucoup, Romuald, pour votre témoignage.
08:52On va accueillir Michel.
08:53Bonjour, Michel.
08:56Michel ?
08:57Alors, Michel, on va le retrouver dans un tout petit instant.
09:00Sylvie, en attendant.
09:01Bonjour, Sylvie.
09:01Oui, bonjour, Amandine.
09:03Vous nous appelez d'où, Sylvie ?
09:04De Dunkerque.
09:05Bon, bienvenue, c'est la première fois que vous nous appelez, je crois.
09:07Oui, oui, oui, c'est la première fois que je vous appelle.
09:10Alors, racontez-nous ce que vous avez constaté, vous, à Dunkerque.
09:14Eh bien, à Dunkerque, j'ai constaté, je vais à la station qui n'est pas très loin de chez
09:19moi,
09:19dans un hypermarché, Carrefour, pour faciliter.
09:22Eh bien, mardi, le diesel était à 1,68.
09:27Je suis allée faire le plein hier, en fin d'après-midi.
09:31Il était à 1,88.
09:33Il avait pris 20 centimes en 24 heures.
09:36Il a pris 20 centimes, oui.
09:39Ça vous met en colère ?
09:41Ah ben, bien sûr.
09:43Je me dis que ça ne va pas s'arrêter.
09:46On va payer combien ?
09:48J'ai des amis qui sont prêts de caler.
09:51Le carburant est déjà presque à 1,95 euros.
09:56On avait un auditeur qui nous a laissé un message tout à l'heure
09:58où ça avait dépassé les 2 euros, même.
10:01Ah oui, ben voilà.
10:02Donc, bon, moi, je pense que, aussi bien les grandes surfaces que les distributeurs,
10:07ils profitent de la situation.
10:09Et ça ne va pas s'arrêter, malgré ce que nous dit le ministre.
10:12Et on va revenir, justement, sur ce qui s'est dit à cette réunion
10:17autour du ministre de l'Économie.
10:18Juste un mot, Stéphanie Villers.
10:20Quand vous entendez Sylvie qui dit que les distributeurs en profitent,
10:24sont les distributeurs ?
10:26Ou c'est encore plus loin ?
10:27C'est Total qui vend l'essence aux distributeurs ?
10:30Non, ce qui est sûr, c'est qu'au départ,
10:32c'est le cours du pétrole qui a augmenté.
10:36Il est passé à peu près de 65 dollars, le baril, à 80, à plus de 80.
10:40Donc, c'est une hausse de 25 %.
10:42Et ce qui se répercute sur le prix à la pompe.
10:45Là, on voit si le prix augmente, comme a dit.
10:50Oui, mais l'essence que j'ai dans ma pompe aujourd'hui,
10:52que je prends aujourd'hui, il est arrivé en France avant...
10:56Mais ce n'est pas comme ça que ça marche.
10:57Oui, mais d'accord.
10:58Mais c'est pour ça qu'on a du mal à comprendre.
11:00Après-demain, après-demain.
11:01Vous n'arrêtez pas.
11:02Ce n'est pas une fois pour toutes.
11:04C'est-à-dire qu'en prévision de cette forte demande,
11:08en fait, en réalité, les commandes de pétrole et de gaz
11:12sont figées en fonction d'une consommation moyenne.
11:16Et là, la consommation, pour des raisons erratiques,
11:18est en train d'augmenter fortement
11:20parce que les gens craignent une hausse des prix.
11:22Vous comprenez ?
11:23C'est cette mécanique aussi qui pousse les prix à la hausse.
11:25Si du jour, on en a...
11:26Et on est dans une phase quand même de chance,
11:29notamment pour le gaz,
11:30parce que là, on va sortir de la période d'hiver, de chauffe.
11:34Donc, on va moins devoir se chauffer.
11:36Heureusement, en fait, ça va faire que les prix...
11:38La demande de gaz ne va pas...
11:42Même si les prix augmentent au niveau mondial,
11:45les cours augmentent.
11:46Dans les immeubles, vous allez voir,
11:48vous aurez l'arrêt du chauffage qui est mécanique.
11:52Effectivement, en fait, ne va pas faire pression sur la demande.
11:54Donc, ça, c'est plutôt un bon signe.
11:56Mais si c'était en plein hiver et en pleine vague de froid,
12:00par exemple, si la semaine prochaine, il y a une vague de froid,
12:02là, c'est dangereux pour le prix du gaz.
12:04Stéphanie Villers, merci.
12:05Vous restez avec nous.
12:06Sylvie, restez aussi avec nous.
12:07On a retrouvé Michel, qu'on va retrouver dans un tout petit instant.
12:10A tout de suite.
12:23Je suis chef d'entreprise d'une PME dans le BTP.
12:28On nous annonce aujourd'hui, au niveau du GNR,
12:31des augmentations plus qu'impressionnantes,
12:34que ce n'est pas normal.
12:35J'ai fait le plein de diesel, là, du jour, à 1,79 chez Total.
12:41Hier, 1,99.
12:44En Alsace, le gasoil était, lundi, à moins d'un euro, 70.
12:48Ce matin, dans la même station, il est à 1,89, 9.
12:51Mon plein, la semaine dernière, à 1,66.
12:54Et là, je viens de passer devant la station de service,
12:56il est à 1,99 pour le gasoil.
12:59Et vous êtes nombreux à nous signaler au 3210
13:03ces augmentations de tarifs des carburants.
13:07Ça varie à peu près plus de 20 centimes en moyenne.
13:11En tout cas, si j'en crois vos témoignages,
13:12en l'espace de 48 heures, on a retrouvé Michel.
13:16Bonjour, Anne-Michel.
13:17Oui, bonjour.
13:18Et bienvenue sur RTL.
13:19Première fois que vous nous appelez.
13:21Vous aussi, vous nous appelez d'où ?
13:23Je vous appelle de, on va dire, Seine-Maritime,
13:26une petite commune.
13:28Vous aussi, vous l'avez constaté,
13:29cette augmentation des tarifs de carburants ?
13:32Complètement, oui.
13:341,62 fin de semaine dernière.
13:37Mardi, 1,75.
13:40Et là, j'ai mis à jour mes connaissances
13:42en regardant l'application qui permet de voir
13:44le prix des carburants près de chez moi.
13:46Et la même grande surface, 1,99, 9.
13:501,99, donc presque 2 euros.
13:52Alors, quand j'entends 6 centimes à la radio, à la télé,
13:55qu'il ne faut pas se précipiter
13:56parce que ça ne va pas aller avant 15 jours,
13:58je souris quand même.
13:59Oui, ça vous fait même bondir.
14:01Complètement.
14:03Ma réaction sur votre antenne.
14:05Et vous ne pouvez pas vous passer de votre voiture, j'imagine ?
14:08Écoutez, j'ai la chance d'être, entre guillemets, retraité.
14:10Donc, beaucoup de retraités font la queue à la pompe ce matin.
14:13Je s'en regarde bien encore.
14:16Mais je pense à ceux qui travaillent.
14:18Actuellement, je suis en déplacement sur mon fils.
14:20Je fais des travaux.
14:21J'ai 45 kilomètres à faire.
14:23Même si je suis retraité, j'ai besoin de me déplacer.
14:26Voilà.
14:26Donc, c'est très, très cher dans le budget.
14:28Et d'après vous, qui est responsable ?
14:32D'après ce que j'ai entendu, c'est un système de fonctionnement.
14:35Quand ce n'est pas l'augmentation normale du baril du pétrole,
14:38c'est la loi de la concurrence.
14:40Enfin, pas de la concurrence, mais de l'offre et de la demande.
14:43Voilà.
14:44On est toujours là pour payer, en fait.
14:46Ceux qui bossent, en gros, qui supportent cette augmentation permanente.
14:50Merci beaucoup, Michel, pour votre témoignage.
14:53Bonjour, Fabrice.
14:55Oui, bonjour.
14:55Vous nous appelez, vous, de la région lyonnaise.
14:58Tout à fait, oui.
14:58Et alors, vous, qu'est-ce que vous avez constaté ?
15:01Moi, j'ai constaté, en 24 heures, quasiment 30 centimes.
15:0430 centimes, en 24 heures ?
15:05Oui, j'ai fait un plein mardi matin.
15:08Donc, j'ai fait un plein qui était à 1,669 euros le litre.
15:13Et j'ai refait un plein hier soir à 1,96 euros.
15:16Donc, on a 30 centimes, quasiment, oui.
15:18En 24 heures.
15:19Donc, moi, je fais 60 000 kilomètres par an,
15:21quasiment trois pleins par semaine.
15:23Et là, on a entre 15 et 20 euros de surcoût sur chaque plein.
15:26Et donc, ça va peser forcément sur le budget au bout d'un moment ?
15:31Bien entendu, moi, je pense à tous ceux qui travaillent.
15:33Je pense à toutes les entreprises.
15:34Moi, je suis dans le matériel de travaux publics
15:36qui prennent des chantiers à prix fixe en début d'année
15:39et puis qui voient des augmentations
15:40qui leur morcellent carrément leur trésorerie.
15:43Donc, moi, j'en veux aussi beaucoup à l'État
15:45parce que l'État est quand même responsable
15:47de 40 % du prix de notre essence par les taxes.
15:51Donc, il y a un moment, il va falloir qu'ils aident un peu
15:52ceux qui travaillent, ceux qui bossent
15:55et ceux qui payent pour tous les autres.
15:56Et puis, je voudrais juste dire à tous mes confrères retraités
16:00que s'ils n'ont pas trop besoin d'essence,
16:01surtout, ne vous pressez pas à y aller.
16:04Laissez passer ceux qui vous payent les retraites.
16:06Alors, je suis très content de les payer
16:07parce qu'un jour, j'en profiterai,
16:08mais au moins, un peu de retenue
16:10et surtout pas de jerrycan.
16:12Fabrice, restez avec nous
16:14parce qu'on va essayer justement de comprendre
16:16ce que peut faire l'État
16:18dans un instant avec Stéphanie Villers.
16:20Mais je voudrais qu'on retrouve d'abord Francis Pousse.
16:22Bonjour. Bonjour.
16:24Merci beaucoup d'être en direct avec nous sur RTL.
16:26Vous êtes le président national de la branche distributeur
16:29carburant et énergie nouvelle du syndicat Mobiliens.
16:32Vous étiez à la réunion tout à l'heure à Bercy.
16:35Avant d'évoquer avec vous ce qu'a pu dire le gouvernement,
16:39je voudrais juste qu'on essaye de répondre
16:41à beaucoup d'interrogations de nos auditeurs.
16:44Et je vais être très sincère,
16:46c'est le cas depuis lundi où tous s'interrogent.
16:48Pourquoi est-ce qu'on voit si vite les répercussions à la pompe ?
16:52Francis Pousse, quand Michel par exemple nous dit
16:54j'ai payé mon litre de carburant 1,62 euro vendredi,
16:59il était à 1,99,9 euro ce matin,
17:04à cause de qui fixe ce prix-là ?
17:07C'est la station service ou celui à qui on achète le carburant ?
17:11Alors déjà, nous on est dans le même bateau que le consommateur.
17:15On subit les hausses jour après jour en fonction des prix
17:19que vous avez annoncés, que vos auditeurs ont annoncés.
17:23On a à peu près aujourd'hui une augmentation moyenne sur le territoire
17:27d'environ 10 centimes sur le sans-plomb
17:29et de 20 centimes sur le gasoil.
17:32Les prix sont donc fixés par nos fournisseurs.
17:36Ensuite, dans les stations-services, vous avez deux types de contrats.
17:39Je vais essayer d'être très très rapide.
17:40Mais c'est important de faire de la pédagogie pour qu'on comprenne.
17:42Voilà, vous avez une majorité de contrats
17:46qui sont ce qu'on appelle des contrats de commissionnaires.
17:48Ça veut dire que le produit ne vous appartient pas.
17:51Vous signez au début d'une période de 3 ou 5 ans
17:55un contrat qui vous rémunère en moyenne 4 à 5 centimes par nitre.
18:00Et le prix est fixé par le pétrolier ou le distributeur.
18:04Ce n'est même pas votre problème, j'allais dire.
18:05L'autre type de contrat, c'est un contrat où l'exploitant fixe sa marge librement.
18:12Mais ce n'est pas parce qu'on est libre qu'on doit faire n'importe quoi.
18:16En France, 63% des carburants sont vendus par les grandes surfaces.
18:20Je rappelle que je représente les stations-services hors grandes surfaces.
18:23Donc on a une tension en termes de concurrence importante en France.
18:28Et c'est le seul pays européen où ça se passe comme ça.
18:29Donc on ne peut pas se permettre d'avoir des marges absolument délirantes.
18:34Oui, les grandes surfaces souvent font un prix coûtant
18:36pour attirer le consommateur dans leur magasin.
18:39Et donc vous, vous êtes face à cette concurrence-là
18:41donc vous ne pouvez pas faire n'importe quoi non plus.
18:44Donc en fait, si je comprends bien,
18:45c'est quand même le pétrolier là qui augmente ses prix.
18:49On est d'accord ?
18:51Pétrolier, grossiste, ça dépend.
18:53Vous avez différentes enseignes.
18:54Mais en tout cas, ce n'est pas chez nous.
18:56Mais ce qu'il faut comprendre,
18:57parce que moi aussi je veux comprendre,
18:59c'est qu'effectivement,
19:01à notre grande surprise à nous aussi,
19:03ça a augmenté d'une manière assez rapide.
19:05Mais c'est aussi parce que derrière,
19:07vous avez non seulement la cotation du baril de pétrole,
19:10que l'on connaît, dont on parle tous les jours,
19:11mais derrière, vous avez une cotation du produit fini.
19:14Ça se passe à Rotterdam, ça s'appelle le Platz.
19:16Et chacun, l'essence a sa cotation,
19:18le diesel a sa cotation.
19:20Et ça, ça réagit à la demande de marché,
19:22à la disponibilité de marché.
19:24Le diesel a plus augmenté, on vient d'en parler,
19:26et c'était déjà le cas avant la crise,
19:28que l'essence, puisque le diesel était déjà passé
19:30au-dessus de l'essence, ce qui n'est pas l'habitude.
19:32D'habitude, on a plutôt 7 à 8 centimes de moins
19:34sur le diesel que sur l'essence,
19:35parce qu'on a une tension sur l'approvisionnement en diesel.
19:40Et ces deux éléments-là, cumulés,
19:42font malheureusement ces hausses
19:43que l'on constate aujourd'hui.
19:44Ça va continuer à augmenter, d'après vous ?
19:47Tant que la guerre se poursuit ?
19:48C'est très compliqué de le dire.
19:50On voit qu'aujourd'hui, on est plutôt stagnant
19:52à 83 dollars, c'est-à-dire comme hier.
19:55Si on a, par exemple, la libération du détroit d'Ormuz,
19:59ça va avoir tendance à provoquer une détente sur les prix.
20:03Si, à l'inverse, on a une opération militaire majeure
20:06dans le coin là-bas qui fait craindre que,
20:08eh bien là, on risque d'avoir une augmentation
20:10beaucoup plus importante.
20:12Ça ne va rassurer personne, mais dans les crises
20:14qu'on a vécues les années d'avant,
20:16avec, par exemple, la guerre Iran-Irak
20:18ou alors avec les Twin Towers,
20:19on a eu des inflations du baril
20:21beaucoup plus importantes en quelques jours
20:23que ce que l'on a aujourd'hui.
20:24Et ça se répercutait aussi vite à la pompe ou pas ?
20:27Non ?
20:27Oui, ça se répercutait quand même aussi vite
20:30dans des grosses crises.
20:31Mais n'oublions pas que, depuis une dizaine d'années,
20:34la taxation sur l'essence a largement augmenté,
20:37à peu près 10 à 15 centimes.
20:39On a rajouté des certificats d'économie d'énergie
20:42qui, je le rappelle, sont vertueux
20:43parce qu'ils permettent de financer la rénovation énergétique.
20:47Mais en 10 ans, vous êtes passé de 3 centimes
20:51à 14 centimes à peu près sur le prix du litre.
20:54Il y a eu cette réunion à Bercy autour du ministre de l'économie
20:57à laquelle vous avez participé.
20:59Qu'est-ce qu'il en ressort, Francis Pousse ?
21:01C'était un point d'étape.
21:03L'ensemble des acteurs ont échangé sur les stocks.
21:07Je confirme, les stocks, on n'a pas de crainte à avoir.
21:09On a déjà des volumes importants disponibles.
21:13On nous a bien évidemment demandé de faire attention au prix.
21:17On le savait, le ministre l'avait déjà annoncé hier
21:20qu'il diligentrait des surveillances de la part de la DGCCRF.
21:24Ça ne sert à rien ces contrôles parce qu'il n'y a pas de sanctions,
21:26si j'ai bien compris.
21:28Il ne peut pas y avoir de sanctions, tout simplement,
21:29parce que le prix du litre de carburant,
21:31c'est comme le prix de la baguette.
21:32Oui, c'est libre.
21:33Exactement.
21:34Si vous voulez faire payer 15 euros le litre, vous pouvez.
21:37Exactement.
21:37On n'en vendra plus, évidemment.
21:38Non, mais je m'entends.
21:39Donc, voilà, la sanction n'est pas possible.
21:42Ce que je veux dire, c'est que quand ils annoncent les contrôles,
21:44ça ne sert à rien.
21:46Est-ce que, comme Fabrice le disait,
21:47on pourrait, je ne sais pas, faire baisser les taxes ?
21:50Est-ce que c'est quelque chose qui a été évoqué
21:52de la part du ministre ou pas du tout ?
21:55Non.
21:55À l'heure actuelle, il n'a été évoqué aucune action sur les prix.
22:01Il est vrai que pour l'instant,
22:02on n'a pas encore, sauf quelques stations épisodiques,
22:06dépassé les 2 euros.
22:08Mais il n'a rien été évoqué,
22:10que ce soit sur la TVA,
22:12que ce soit sur la TICPE
22:13ou sur une remise à la pompe,
22:14comme on a connu il y a quelques années.
22:17Et vous l'auriez sauté, vous, à votre niveau ?
22:20Il faudra, je pense, qu'on fasse quelque chose
22:23si les prix continuent à augmenter,
22:26de façon à ce que, pour le consommateur,
22:28la facture soit moins lourde.
22:31Mais ce n'est pas moi qui ai les cordons de la bourse.
22:33Rappelons qu'en 2022,
22:35la remise à la pompe
22:38qu'avait créé le gouvernement,
22:39c'était un budget de 8 milliards.
22:42Question, est-ce que le budget actuel
22:44peut absorber 8 milliards de recettes en moins ?
22:47Il y a la réponse presque dans votre question.
22:49Merci infiniment, Francis Pousse,
22:50d'avoir été en direct avec nous.
22:52Stéphanie Villers, avant de vous libérer,
22:54vous êtes économiste, conseillère économique
22:56chez WPC France, excusez-moi.
23:01Je voudrais juste, pour répondre aussi
23:03à la question de Fabrice,
23:03on évoquait à l'instant les taxes
23:05avec Francis Pousse.
23:06Éric Coquerel, le député LFI
23:08qui préside la Commission des Finances,
23:10lui, a demandé au gouvernement
23:11de bloquer les prix de l'essence.
23:13C'est possible, ça, ou pas ?
23:14Non, non, le gouvernement n'a pas
23:17la main mise sur les cours,
23:19comme je disais, sur les cours du pétrole
23:21et du gaz.
23:22Il peut juste essayer de baisser
23:24les taxes sur l'essence.
23:26Par exemple, c'est 70%, ce sont des taxes.
23:29Pour autant, on sait très bien
23:30que la marge de manœuvre est extrêmement faible
23:32puisqu'il n'y a pas de majorité à l'Assemblée,
23:34que ça, ça doit être voté
23:35et que ce n'est pas possible.
23:37Dans notre situation qu'on connaît,
23:39de dégradation de déficit public,
23:41on est à 5%.
23:42On est le pays qui a le plus
23:44de déficit public sur l'ensemble
23:46de la zone euro.
23:47On n'a absolument pas de marge de manœuvre
23:49pour essayer de faire baisser
23:52les prix du pétrole,
23:54du gaz et de l'essence,
23:56en tout cas à ce niveau-là.
23:59De toute manière, c'est un peu trop tôt
24:00pour essayer de voir ce qui va advenir
24:04sur la variation du cours du pétrole.
24:06Tout dépendra de la durée du conflit.
24:10La seule chose que le gouvernement peut faire,
24:12c'est essayer de limiter le mouvement de panique
24:15parce que si les culs sont pleines aujourd'hui,
24:17si tout le monde va chercher du gaz,
24:19du pétrole,
24:20ça va vider les culs
24:22et forcément, les prix vont augmenter.
24:24Voilà la seule chose que le gouvernement
24:25peut faire aujourd'hui.
24:26Merci beaucoup Stéphanie Villers
24:27d'avoir été avec nous.
24:29Merci de nous avoir éclairés.
24:30On va poursuivre bien sûr la discussion
24:31avec les auditeurs dans un instant.
24:33À 14h, l'heure du crime.
24:35Bonjour Jean-Alphonse Richard.
24:36Bonjour Amandine.
24:37Et aujourd'hui,
24:38l'affaire Éric Mosser,
24:40on prononce au moins le serre.
24:41Mosser.
24:42L'affaire Éric Mosser,
24:43chauffagiste.
24:44Il était en Alsace,
24:44à Ilfourte.
24:45Il va découvrir sa femme morte
24:47chez eux.
24:49Huit coups de couteau.
24:50On va penser à un cambriolage.
24:51Mais on va s'intéresser évidemment
24:53au mari
24:53parce qu'il raconte un peu
24:55d'importe quoi sur ses horaires.
24:57Et puis,
24:57il a une multitude de maîtresses.
24:59Donc, effectivement,
24:59ça attire l'attention.
25:00Est-il pour autant
25:02le meurtrier de sa femme ?
25:03Il nie.
25:05C'est à suivre.
25:06Et je vous raconte tout
25:06dans l'heure du crime.
25:07Que va trouver l'enquête
25:08Éric Mosser ?
25:09Le meurtre de la rue du Château.
25:1114h.
25:11À tout à l'heure,
25:13Jean-Alphonse,
25:13on poursuit nos discussions
25:14autour du prix du carburant
25:15et plus largement
25:16des conséquences de cette guerre
25:17dans un tout petit instant.
25:18À tout de suite sur RTL.
25:2012h30, 14h.
25:22Les auditeurs ont la parole.
25:24Avec Amandine Bégaud.
25:2912h30, 14h.
25:30RTL midi,
25:31les auditeurs ont la parole.
25:32Avec Amandine Bégaud.
25:34Aujourd'hui,
25:35deux pompes sur trois.
25:36Le gasoil est arrivé
25:37à 2,03 euros.
25:40Là, je pense qu'on se fout de nous
25:41alors que la semaine dernière,
25:43il était encore à 1,70.
25:46Nous, voilà ce que dit
25:48Mickaël
25:49au 3210
25:50autour de ses prix du carburant.
25:52Édith, bonjour.
25:55Édith, oui, bonjour.
25:57Vous nous appelez d'où, Édith ?
25:58Alors, moi, je vous appelle
25:59de Saint-Auban-de-Médoc,
26:01c'est-à-dire
26:02la riz gauche de Bordeaux.
26:04Je suis dans la communauté urbaine de Bordeaux
26:05où je fais mon plein systématiquement
26:08tous les 8-10 jours
26:09au Leclerc de Saint-Médard-en-Jal.
26:11C'est à 6 kilomètres.
26:13Le 26 février,
26:15je l'ai fait à 1,625,
26:181,625, on va dire.
26:20On donne tous les chiffres après la virgule.
26:22Et là, ce matin,
26:23je l'ai fait à 1,919,
26:25c'est-à-dire quasiment 30 centimes de plus.
26:27Exactement 29,4 centimes de plus
26:304 jours après le début,
26:31on va dire, entre guillemets,
26:32de la bagarre.
26:33Et M. Leclerc, moi,
26:35ce qui me contrarie personnellement,
26:37bon, je ne vais pas sombrer.
26:39Je pense aux travailleurs,
26:40je pense aux petits revenus,
26:41je pense, voilà, aux smithards.
26:43Et ça me révolte
26:44parce que M. Leclerc,
26:45qui est sur tous les plateaux de télé et radio
26:47depuis longtemps
26:48pour dire combien il fait d'efforts,
26:50on va bientôt le canoniser,
26:51eh bien, il se moque de nous.
26:52Voilà.
26:53C'est ce que je voulais dire ce matin.
26:54Mais alors, vous avez entendu, Edith,
26:55ce que nous disait Francis Pousse,
26:57qui nous a quand même bien expliqué
26:58les mécanismes.
27:00Ce ne sont pas les distributeurs
27:01qui, visiblement,
27:02qui sont responsables
27:04de cette hausse des tarifs,
27:06mais les pétroliers
27:07ou les grossistes,
27:07c'est-à-dire ceux qui leur vendent
27:09le carburant.
27:11Tout à fait.
27:12Mais pourquoi en 4 jours ?
27:13Ça y est, en 4 jours,
27:14ils ont pris...
27:15En fait, c'est ça.
27:16Visiblement, ils sont livrés
27:17tous les jours
27:18avec un tarif
27:19qui varie chaque jour.
27:22Je suis sceptique
27:23parce que, voilà,
27:24il ne me fera pas pleurer,
27:25ce monsieur.
27:26Je suis dans son magasin.
27:27Vous savez, je suis dans son magasin.
27:29Il est immense
27:29depuis 30 ans
27:30que j'habite ici.
27:32Non, ce n'est plus Leclerc,
27:33on va dire,
27:34pour faire court.
27:35Et je pense qu'il peut faire
27:36un effort pour les gens
27:37qui sont fidèles,
27:39qui sont dans ce secteur,
27:40qui n'est pas un secteur
27:41très aisé,
27:42et surtout,
27:42qu'ils pensent aux travailleurs,
27:44justement.
27:44Moi, je n'attends de plus.
27:45Et on a essayé de joindre
27:46Michel-Édouard Leclerc
27:47et les autres patrons
27:49de la grande distribution
27:50qu'on fera,
27:50sans aucun doute,
27:51réagir sur RTL
27:53ces prochains jours.
27:54Merci beaucoup, Edith.
27:55Merci à vous.
27:56Bonjour, Charles.
27:58Bonjour, Amandine.
28:00Vous nous appelez
28:00d'où, pardon ?
28:02Moi, je vous appelle
28:03de Morange,
28:04en Moselle.
28:05Et alors, vous,
28:06quel regard vous portez
28:07sur tout ça ?
28:08Vous êtes très agacé,
28:08je crois.
28:09Oui, c'est un vrai scandale.
28:11Je ne vais pas répéter
28:13ce que des millions
28:14de pigeons,
28:15enfin,
28:15d'automobilistes,
28:16pardon,
28:17ont déjà dit
28:18sur les centaines,
28:19à juste titre.
28:20Bon, chez moi,
28:20ça a pris 25 centimes
28:23en moins de 48 heures
28:26et, bon,
28:27j'habite,
28:27j'ai deux stations
28:31de carburant
28:32près de chez moi
28:32donc je sais
28:33quand est-ce qu'ils livrent,
28:34je vois les camions
28:35et il n'y a pas eu
28:36de livraison
28:37et pour moi,
28:38c'est un vrai scandale.
28:39C'est dommage,
28:40c'est dommage
28:41que Francis Pouce
28:42et Stéphanie
28:44ne soient plus
28:45à l'antenne
28:45parce que, moi,
28:46je...
28:46Je devais les libérer,
28:47oui, je suis désolée.
28:48Pourquoi ?
28:49Parce que j'avais déjà
28:50une remarque à faire
28:51à Stéphanie
28:52quand elle parlait
28:53du prix du gaz.
28:54Il faut savoir que,
28:55même si maintenant
28:56on va commencer
28:57à arrêter de chauffer,
28:58c'est tout à fait bien,
29:00mais il faut savoir
29:00que c'est en ce moment même
29:03que Engie,
29:04par exemple,
29:06reconstitue les stocks
29:08de toute la consommation
29:09d'hiver.
29:10Donc, quelque part,
29:11quand elle dit
29:11qu'il n'y aura pas
29:12de répercussions
29:13sur le gaz,
29:14moi, j'en doute
29:15parce que ce ne sont pas
29:16des philanthropes
29:18à un moment donné.
29:19Après, ce qu'elle disait,
29:19c'est qu'il y avait
29:20la loi de l'offre
29:21et la demande aussi
29:21qui rentrait en compte
29:22et qu'on n'était pas
29:24à un moment,
29:25en tout cas,
29:25de l'année,
29:25a priori,
29:26où il y avait
29:26une forte demande
29:28de gaz.
29:29Donc, ça n'allait pas
29:30alimenter encore plus
29:31cette hausse.
29:32Elle n'a pas dit
29:32que les prix
29:33n'allaient pas augmenter
29:34mais que ça ne doperait
29:35pas la hausse,
29:36en fait.
29:36Oui, tout à fait.
29:37Bon, peut-être.
29:38Et sur le fait
29:39que le gouvernement
29:40ne puisse rien faire,
29:42si ce n'est baisser les taxes,
29:43mais vu l'état
29:44de nos finances,
29:44ce n'est pas gagné ?
29:45L'État laisse faire,
29:47ça les arrange bien.
29:49Moi, je suis scandalisé
29:50parce qu'aujourd'hui,
29:52les répercussions à la hausse,
29:53c'est quasiment
29:54dans les 48 heures
29:55et à la baisse,
29:59c'est quasiment 10 jours.
30:01Et donc,
30:02quand en février 2022,
30:07il y a eu la guerre en Ukraine,
30:10la hausse ne s'est fait ressentir
30:11que dans les 4 jours.
30:14Je le vois,
30:15comme je vous disais,
30:16je suis en face d'une station,
30:17voilà,
30:17et la répercussion à la baisse
30:20s'est faite beaucoup
30:20plus rapidement là.
30:23La baisse,
30:24on va voir combien de temps
30:25elle va mettre
30:26pour se répercuter.
30:27Moi, j'avais une question
30:30à M. Pousse
30:31qui est la suivante.
30:37Je reviens au prix
30:38de l'année dernière.
30:41Le dollar était passé
30:42à 0,95 euros,
30:45c'est-à-dire qu'il avait
30:45fortement augmenté
30:47pour revenir à un plus haut
30:49à quasiment 1,19 euros
30:51en 2025.
30:53Parallèlement à ça,
30:56le Brent,
30:58donc le baril de pétrole,
30:59était descendu
31:00en dessous de 60 dollars
31:02le baril.
31:03Quand je parle du Brent,
31:04je parle aussi du WTI,
31:06mais parlons du Brent.
31:07Et pourtant,
31:09durant toute l'année 2025,
31:12le gazole,
31:14c'est mon carburant de référence,
31:16on va dire,
31:17est astagné
31:18aux alentours
31:18de 1,65.
31:19Oui, ce que vous voulez dire,
31:20c'est que quand le cours
31:21du baril progresse,
31:22on le voit très vite
31:23à la pompe,
31:23quand ça baisse,
31:24ça ne suit pas la même tendance,
31:25pas aussi vite en tout cas.
31:27Non, non, pas tout à fait.
31:28C'est-à-dire,
31:29moi, ce que je veux dire,
31:30c'est que si on prend
31:32la parité euro-dollar,
31:34puisqu'on paye notre pétrole
31:35en dollars,
31:36et le cours du pétrole,
31:39normalement,
31:40le prix au lit
31:41aurait dû être
31:42aux alentours
31:43de 1,40,
31:431,45.
31:44Oui, c'est ça,
31:45ça n'a pas autant baissé.
31:46Déjà, on était déjà
31:48vraiment très haut,
31:49et malgré la hausse
31:52de la fiscalité
31:53de 3, 4 centimes
31:54qui a eu lieu
31:55en janvier,
31:58voilà quoi.
31:58Et puis, juste pour rire,
32:01je disais à Ima
32:03tout à l'heure
32:03qu'à côté de RTL,
32:05de votre station,
32:07il y a une station SO,
32:08vous pouvez aller voir.
32:10SO, qui est très, très chère.
32:11Voilà, à 2,32 euros ce matin.
32:14Elle était à 2,32 euros ce matin.
32:15Ah oui, mais comment vous savez ?
32:16Vous avez regardé sur Internet ?
32:18Oui, il y a des applications.
32:19Alors, je me disais,
32:20tiens, je vais regarder
32:21où est-ce que Amandine fait le plein.
32:23Non, je ne fais pas le plein là,
32:25et pour être très franche,
32:26je pense que c'est l'une
32:27des plus chères stations
32:27de service de France.
32:29Et celles qui sont,
32:30alors, elle,
32:30elle est vraiment à la limite
32:31entre Paris et Neuilly
32:33où sont installés
32:34les studios d'RTL,
32:34mais c'est vrai que
32:35toutes les stations maintenant
32:36qui sont dans Paris intramureux,
32:37il n'y en a plus beaucoup.
32:39Effectivement,
32:39le litre d'essence
32:40y est très, très cher.
32:41Merci beaucoup Charles
32:42et merci aussi pour ce sourire
32:44qui nous fait du bien.
32:45Dans un instant,
32:46on va parler de ceux
32:46qui sont bloqués
32:48à cause de ce conflit.
32:51On retrouvera notamment
32:53Arnaud, belge,
32:54qui est bloqué à Dubaï.
32:55A tout de suite.
32:57Contactez-nous gratuitement
32:58via l'appli RTL
33:00ou au 30 de 10.
33:0150 centimes la minute.
33:04Amandine Bégaud,
33:05RTL Midi,
33:06les auditeurs ont la parole.
33:08Et on continue, bien sûr,
33:10à évoquer ce conflit
33:11au Moyen-Orient
33:13et ses conséquences
33:14avec un certain nombre
33:15de ressortissants français
33:16qui restent toujours bloqués.
33:19Bonjour Arnaud.
33:21Bonjour.
33:21Alors, vous, vous êtes belge.
33:23Vous êtes à Dubaï,
33:25bloqué.
33:26On s'était eu au téléphone
33:28lundi, je crois.
33:29Oui.
33:31Où est-ce que vous en êtes ?
33:32Est-ce que vous cherchez
33:32à rentrer en Belgique ?
33:33Expliquez-moi.
33:35Oui.
33:35Donc, tout à fait.
33:36On essaie par plusieurs moyens
33:37de pouvoir rentrer.
33:39Il se fait que...
33:40Voilà, j'avais essayé
33:41par des vols commerciaux
33:42en réservant des vols
33:43qui étaient annoncés
33:44comme actifs
33:46sur l'Emirates.
33:47Mais il se fait que
33:48dès qu'on en réserve un
33:49dans les 24 heures,
33:50il est annulé.
33:51En fait, on reçoit des infos
33:52comme quoi l'Emirates
33:52n'opérera aucun vol
33:53commerciaux jusqu'au moins
33:55le 7, c'est-à-dire ce week-end.
33:57Donc, on n'a pas vraiment
33:58d'options.
33:59Les vols à ce niveau-là,
34:00les vols qui sont effectifs
34:01sont des vols d'évacuation
34:03qui sont gérés par l'Emirates
34:04eux-mêmes.
34:05On n'a aucun moyen
34:06de pouvoir s'inscrire dessus.
34:07Apparemment, c'est eux
34:07qui contactent les gens
34:09par ordre de priorité.
34:10Mais on n'a aucune info.
34:11Donc, cette option-là
34:12n'est pas viable.
34:14Du coup, la Belgique organise
34:15des vols de rapatriement
34:17avec des avions
34:17de la défense belge.
34:19Mais le processus pour évacuer
34:20est vraiment laborieux.
34:22En fait, il faudrait
34:24qu'on évacue Dubaï
34:25en bus à travers le désert
34:26pour aller jusqu'à Oman
34:27où la frontière est saturée.
34:29Ensuite, si on va rentrer
34:30en Oman,
34:31on doit aller jusqu'à Mascat
34:32et essayer de prendre
34:33un avion militaire belge
34:35qui nous évacuerait
34:35vers Urgada en Égypte.
34:37Et une fois arrivé en Égypte,
34:39là, on se retrouve
34:40livré à nous-mêmes
34:40entre guillemets
34:41dans le sens où
34:41on est hors de la zone de conflit.
34:43Et après, là,
34:44à nous de trouver un moyen
34:45de rejoindre l'Europe
34:47justement par nos propres moyens.
34:48Donc ça, c'est l'option
34:49qui est envisagée actuellement.
34:50Et donc, vous hésitez
34:52à vous embarquer,
34:53si j'ose dire,
34:54dans ces 48 heures
34:56de galère ?
34:57Oui.
34:57Ou oui ?
34:58Vous y réfléchissez ?
34:59Oui.
34:59Parce qu'actuellement,
35:01la situation
35:01semble s'améliorer.
35:02En tout cas,
35:03à Dubaï,
35:03la vie est à peu près
35:06la même que d'habitude.
35:07Il n'y a plus d'alerte ?
35:08Vous n'entendez plus ?
35:09Non, il n'y a plus d'alerte,
35:10plus de détonation.
35:11Donc, est-ce que ça vaut la peine
35:13de quitter une zone
35:14où, en fait,
35:15on est confortable
35:16dans un hôtel
35:17en attendant peut-être
35:18que les vols commerciaux
35:18reprennent d'ici
35:19peut-être 4, 5 jours
35:20ou une semaine ?
35:21Ou est-ce que ça vaut la peine
35:22de s'embarquer
35:23dans 48 à 72 heures
35:25de voyage au travers du désert
35:27en sachant qu'on peut affronter
35:28toute une série de problèmes
35:29là-bas à la frontière,
35:30ne pas trouver d'avion,
35:32ne pas devoir payer des fortunes
35:33pour quitter l'Égypte,
35:35rajouter le stress
35:36et plus la cohue
35:37d'avoir 800 belges
35:39en même temps
35:39avec des enfants, etc.
35:41Donc, voilà,
35:41c'est un peu l'hésitation
35:42pour le moment.
35:44Donc, ça, c'est...
35:45Pour les Belges,
35:46c'est l'armée qui gère ça ?
35:47Oui, tout à fait.
35:48C'est l'armée,
35:49c'est le ministère de la Défense
35:50et le ministère de la France étrangère
35:51conjointement.
35:52Parce que nous,
35:53pour le moment,
35:54les Français,
35:55ils ont été mis
35:55dans des vols commerciaux,
35:58en fait.
35:58Les Français qui ont été
36:00rapatriés,
36:00mais il y en a très peu.
36:01Il y a eu un vol
36:02qui est arrivé hier matin
36:04à Paris
36:04et un autre
36:05qui est arrivé hier soir,
36:07mais en provenant
36:07cette fois d'Israël.
36:08Merci beaucoup, Arnaud,
36:09pour votre témoignage
36:10et bon courage
36:11et puis donnez-nous
36:12des nouvelles.
36:13Dites-nous, finalement,
36:14ce que vous avez décidé de faire.
36:15Nadia, bonjour.
36:17Oui, bonjour.
36:18Vous aussi,
36:18on s'était eus lundi,
36:20je crois,
36:20vos filles étaient bloquées
36:21à Dubaï.
36:22Elles ont pu rentrer ?
36:23Oui, elles sont rentrées
36:25toutes les deux.
36:26Donc, j'ai eu la dernière Morgane.
36:27Elle est rentrée mardi,
36:29mais pas au matin.
36:30Elle est arrivée
36:30à Charles-de-Gaulle
36:31à une heure et demie.
36:33Ça s'est très bien passé,
36:34le voyage,
36:34à part qu'elle a eu
36:35quand même trois heures de plus
36:36parce qu'ils évitent
36:38les zones dangereuses.
36:39Et pour l'autre,
36:42elle est rentrée
36:42sur l'île Maurice,
36:44pareil,
36:44c'est un vol
36:45qui ne dure même pas trois heures.
36:46Elle l'a fait en cinq heures.
36:48Mais elles sont rentrées.
36:49Mais en se débrouillant
36:50eux-mêmes.
36:51Parce qu'il faut savoir
36:52que les compagnies,
36:53les vols étaient
36:54à 1 500,
36:552 000 euros,
36:56voire 3 000 euros.
36:57Et elles ont déboursé
36:57ces sommes-là ?
36:59Ah non, absolument pas.
37:01Ils se sont débrouillés
37:02pour être remboursés
37:04parce que le vol
37:05n'était pas parti
37:05du dimanche matin
37:06pour être remboursé
37:07pour pouvoir reprendre.
37:09Et ma fille,
37:10en rentrant sur Paris,
37:11elle a payé
37:11500 euros son billet.
37:13Voilà.
37:14Bon, vous êtes soulagée, Nadia ?
37:15C'est des voleurs.
37:16C'était des vols
37:17à 1 500, 2 000 euros.
37:18Ils abusent de la guerre.
37:20Et vous êtes soulagée ?
37:21C'est comme ils sont actuellement.
37:22Oui, vous êtes soulagée
37:23de les savoir rentrer ?
37:25Ah, ben largement.
37:26Mais maintenant,
37:26je me demande
37:27que le reste,
37:29tout le monde
37:29qui est resté à Dubaï,
37:30j'entendais le monsieur
37:31et tout ça,
37:32mais il faut insister
37:33parce qu'il faut savoir
37:34qu'il faut se débrouiller seul
37:35pour ne pas compter
37:36sur le fil d'Ariane.
37:37En tout cas,
37:38ils font ce qu'ils peuvent
37:39mais c'est compliqué
37:41pour l'instant.
37:41Il n'y a plus du tout.
37:42Ils font ce qu'ils peuvent.
37:43Ils sont d'abord occupés,
37:45Nadia,
37:45des ressortissants
37:46les plus fragiles.
37:47Donc, soit des personnes âgées,
37:48soit des enfants
37:49en très bas âge.
37:50Ah, je ne sais pas.
37:51Il n'y avait pas beaucoup de vols
37:52qui repartaient sur Paris.
37:53Oui,
37:54mais il y a eu deux vols.
37:55Il y a eu deux vols,
37:56effectivement,
37:56et avec à leur bord
37:57les personnes
37:59les plus fragiles.
38:00Merci en tout cas
38:01et puis soulagement,
38:02j'imagine,
38:03pour vos filles.
38:04Eva,
38:05bonjour.
38:06Oui,
38:07bonjour Amandine.
38:08Votre fils,
38:08vous,
38:08est bloqué au Japon.
38:10Oui,
38:10mon fils est bloqué au Japon.
38:12C'était le voyage,
38:13on va dire,
38:13de sa vie.
38:14Mon fils,
38:14il a 44 ans
38:16et il avait préparé ça
38:17parce qu'il est resté un mois
38:19et il devait rentrer
38:20le 1er mars.
38:21Eh bien,
38:23tout à fait
38:23pour qu'il ne puisse pas revenir.
38:25Parce qu'il était censé
38:26faire escale à Bouddhabi,
38:27c'est ça ?
38:28C'est ça.
38:30Il est parti de Bruxelles
38:31parce qu'il travaille
38:32en Belgique.
38:33et puis,
38:35on va dire,
38:36vers le 20 février,
38:38moi,
38:38je lui avais envoyé un message,
38:39on s'envoie des messages
38:40tous les jours
38:41et je lui avais dit,
38:42attention,
38:43je trouve que la situation
38:44commence à être inquiétante
38:45au Moyen-Orient.
38:47Mais bon,
38:47lui étant en vacances,
38:49voilà,
38:49il était insouciant,
38:50il m'a dit,
38:51non,
38:51tout se passe bien,
38:52le Japon,
38:53voilà,
38:53c'est vraiment
38:54un très beau pays,
38:55il faut encore profiter.
38:56Et puis,
38:57il devait rentrer
38:57le 1er mars
38:58et puis là,
38:59bon,
38:59ben voilà.
39:00Il n'y a pas de date
39:01qui lui a été donnée ?
39:02Son vol a été annulé,
39:04donc évidemment,
39:05moi,
39:06je regarde un petit peu
39:07partout aussi
39:07pour l'aider
39:08et puis,
39:09on se rend compte
39:10que c'est mieux
39:10de ne pas,
39:11donc,
39:12demander un remboursement
39:13puisque dans ce cas-là,
39:14le contrat
39:15entre sa compagnie
39:17et lui-même,
39:17parce que c'est
39:18Etia de Airways
39:20qui a assuré
39:21qui a assuré
39:21les vols
39:22à les retours,
39:22donc,
39:23il vaut mieux
39:24attendre
39:25que la compagnie
39:26trouve une solution.
39:27Alors,
39:28au départ,
39:28ils envoyaient
39:29des messages
39:30tous les jours,
39:31là,
39:31maintenant,
39:32il n'y en a plus,
39:32lui,
39:33il a essayé hier
39:34de joindre,
39:35on va dire,
39:36un agent,
39:37il est resté
39:38deux heures au téléphone
39:39et ça n'a pas abouti,
39:40deux heures d'attente
39:41avant d'avoir quelqu'un.
39:42Merci beaucoup,
39:44Eva Etteneo,
39:44au courant aussi,
39:45de savoir
39:46si la situation
39:47perdure ou pas.
39:49Vous restez avec nous
39:50dans un tout petit instant,
39:51on va partir
39:51pour Téhéran
39:52avec le témoignage
39:53d'un Français
39:54qui est sur place
39:55à Téhéran
39:56qui va nous raconter
39:57ce qui s'y passe
39:58en ce moment même.
39:59A tout de suite.
40:00Amandine Bégaud,
40:01RTL Midi,
40:02les auditeurs ont la parole.
40:04Envie de vous dire.
40:06Jusqu'à 14h,
40:08les auditeurs ont la parole.
40:10Amandine Bégaud sur RTL.
40:12Et voilà,
40:13bientôt une heure
40:14qu'on évoque
40:15les conséquences
40:16de cette guerre
40:18au Moyen-Orient
40:18sur votre quotidien.
40:20On a parlé
40:21carburant,
40:23fuel domestique,
40:24de ces Français
40:24qui sont aussi bloqués.
40:26Bonjour Henri.
40:29Bonjour.
40:30Vous êtes-vous
40:30à Téhéran
40:32en ce moment même.
40:32Merci beaucoup
40:33de nous accorder
40:34quelques minutes.
40:35J'explique aux auditeurs
40:37à quel point
40:38c'est compliqué
40:39de joindre
40:39tous ceux
40:40qui vivent
40:41à Téhéran.
40:43Racontez-nous
40:44à quoi ressemble
40:45aujourd'hui
40:45votre quotidien.
40:46Qu'est-ce qui a changé ?
40:48Expliquez-nous.
40:50Écoutez,
40:51depuis samedi dernier,
40:52le jour du commencement
40:53de la guerre,
40:54en fait,
40:55la première chose
40:56qui a affecté,
40:57c'était la coupure
40:58des voies de communication.
41:00C'est-à-dire,
41:00l'Internet
41:01a été coupé,
41:04les applications
41:05telles que WhatsApp
41:06ont été
41:08inutilisables
41:09et même
41:10les téléphones
41:11à l'étranger.
41:11C'est-à-dire que moi,
41:12pour rejoindre ma famille,
41:14pour rejoindre ma famille,
41:16pardon,
41:17je ne pouvais pas
41:18appeler directement
41:19et donc,
41:21il y a eu
41:21quelques jours,
41:22en fait,
41:24je dirais,
41:25de silence total.
41:26Là,
41:27je viens aujourd'hui même
41:28d'installer
41:28un VPN
41:29assez puissant
41:30qui me permet
41:31au moins
41:31d'avoir un WhatsApp
41:32qui fonctionne
41:33et de communiquer
41:33avec vous.
41:35Juste,
41:35on rappelle
41:36ce que c'est
41:36qu'un VPN,
41:37c'est un outil
41:39qui vous permet
41:40de contourner.
41:43Voilà,
41:43qui est utilisé
41:44en Iran
41:45parce que
41:45comme l'Internet
41:47est très souvent
41:47coupé
41:48ou en tout cas
41:49très faible
41:50et l'accès
41:51à beaucoup de sites
41:52sont interdits,
41:54en fait,
41:55beaucoup d'Iraniens
41:55utilisent le VPN
41:58qui leur permet
41:59en fait
41:59d'avoir
42:00une communication normale.
42:01Et alors,
42:02pour ce qui est
42:02des frappes,
42:03Henri,
42:03vous voyez des choses ?
42:06Oui,
42:07les deux premiers jours,
42:08Alors moi,
42:09j'habite dans un quartier
42:11résidentiel
42:11où il y a beaucoup
42:12de résidences diplomatiques
42:13et donc on est vraiment
42:14à l'abri.
42:15Ce qu'il faut rappeler
42:16que Téhéran,
42:17c'est très très étendu.
42:19Téhéran est presque
42:20une mégapole
42:21donc en fait,
42:23on n'est pas fortement,
42:24je dirais,
42:25au courant
42:26de ce qui se passe
42:27dans les autres extrémités.
42:28Moi,
42:28je suis plutôt
42:29dans le nord
42:30et en fait,
42:32il n'y a pas
42:33beaucoup,
42:34je dirais,
42:35de bases militaires
42:38en tout cas
42:38dans ces coins-là.
42:40Et même
42:41pendant la guerre
42:42des 12 jours
42:42en juin dernier,
42:44on a été épargnés
42:44donc c'est pour ça
42:45que je me sens
42:48relativement
42:48en sûreté
42:49et je ne panique pas
42:50du tout.
42:51Les premiers jours,
42:52c'est vrai que c'était
42:52assez fort,
42:53c'est-à-dire qu'on entendait
42:54quand même
42:56les détonations.
42:57Là,
42:58depuis hier,
42:59on n'entend presque plus rien
43:00même si je vois
43:01à travers les nouvelles
43:02parce que je cap
43:02quand même
43:03une chaîne
43:04d'information continue
43:07française
43:07et je vois
43:08qu'on indique
43:09que Téhéran
43:10est sous les bombes
43:10ou Téhéran
43:11est en train
43:12d'être frappé
43:12et pourtant,
43:13je n'entends rien,
43:14je ne vois rien.
43:15C'est pour vous dire
43:16en fait,
43:16parce que Téhéran
43:17est très étendu.
43:17Oui,
43:18je crois que c'est 40 kilomètres
43:19par 42 de mémoire.
43:21Oui,
43:21oui,
43:22par contre,
43:23on voit des fois
43:24de loin
43:24les fumées qui montent.
43:27Et alors,
43:28Henri,
43:28dans votre quartier
43:29où vous vivez,
43:31à quoi ressemble
43:31la vie quotidienne ?
43:32Les commerces sont ouverts ?
43:33Les gens vont dans la rue
43:34ou non ?
43:35Non,
43:36non,
43:36les commerces sont
43:37pratiquement tous fermés
43:39sauf les épiceries.
43:40Les épiceries sont ouvertes
43:42ce qui permet en fait
43:43d'avoir le minimum
43:44de ce qu'on a besoin.
43:46Par contre,
43:47tout est fermé.
43:48D'abord,
43:48parce que c'est aussi
43:49un peu le ramadan,
43:50mais surtout parce que
43:51le gouvernement a déclaré
43:53en fait,
43:55sept jours de deuil national.
43:57Il fait que même
43:58les endroits,
43:59les cafés ou restaurants
44:00qui étaient discrètement
44:01ouverts pendant le ramadan
44:03en général,
44:04sont fermés.
44:05Les magasins sont fermés.
44:08Et en fait,
44:09le gouvernement recommande
44:10vivement soit
44:11de ne pas sortir,
44:12soit aux Téhéranais
44:14de quitter Téhéran.
44:16Alors,
44:17il y a aussi
44:17un peu d'aspiration politique
44:22là-dedans
44:22parce qu'on ne veut pas
44:23non plus
44:23qu'à la situation
44:26de guerre
44:27s'ajoute
44:28une situation
44:28protestataire.
44:29Et justement,
44:30quel est l'état d'esprit
44:31des Iraniens
44:32que vous voyez ?
44:33Ils approuvent
44:34ces frappes ?
44:36Écoutez,
44:39avant la guerre,
44:40bon,
44:40oui,
44:40il y avait beaucoup
44:41qui attendaient
44:42les frappes.
44:43Maintenant,
44:43c'est vrai qu'une fois
44:44que la guerre commence,
44:46je dirais que le réflexe
44:48initial,
44:49c'est en fait
44:49de se mettre à l'abri.
44:51Donc,
44:51on ne pense plus
44:52en fait
44:53aux causes
44:55et on essaye
44:56en fait
44:56un peu
44:57de se mettre
44:59en sûreté
44:59soi-même,
45:00sa famille,
45:01d'essayer
45:02au niveau
45:03de l'approvisionnement
45:04de,
45:07je dirais,
45:08de faire le plein,
45:09d'avoir
45:09ce qui est nécessaire.
45:12Merci beaucoup
45:13Henri
45:14pour ce témoignage
45:15précieux.
45:16Si vous me permettez,
45:17on vous rappellera
45:18assez régulièrement
45:19peut-être aussi
45:20pour faire le point
45:21et voir l'évolution
45:22de la situation
45:23avec vous.
45:23C'est vrai que c'est rare
45:24d'avoir quelqu'un
45:26atterrant
45:26qui nous explique
45:27le quotidien.
45:28Merci beaucoup
45:29et...
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