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Jean-Philippe Tanguy, député du RN de la Somme, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Jean-Philippe Tanguy.
00:03Bonjour à vous, député RN de la Somme.
00:06Parlons d'abord du pouvoir d'achat, préoccupation principale des Français.
00:09Sébastien Lecornu affirme que la crise va durer.
00:11Il faut dire la vérité aux Français, dit le chef du gouvernement.
00:14Il dit envisager plus d'économies budgétaires au-delà des 6 milliards d'euros prévus.
00:19Et il annoncera demain les aides ciblées qui seront versées à ceux qui en ont le plus besoin face à
00:23la crise des carburants.
00:24Que demandez-vous ?
00:25Et est-ce que le Premier ministre dit la vérité aux Français selon vous, Jean-Philippe Tanguy ?
00:28Que la crise va durer, oui, mais c'est pour ça qu'il faut des mesures durables.
00:31C'est pour ça que la baisse de TVA que Marine Le Pen et Jordan Bardella demandent sur toutes les
00:35énergies,
00:36passées de 20 à 5,5, nous nous y accrochons jusqu'au bout et on la défendra jusqu'au bout.
00:41Car l'énergie est un bien de première nécessité, on le voit avec cette crise.
00:44Et il faut cette baisse durable.
00:4612 milliards d'euros ?
00:47Oui, c'est 12 milliards d'euros.
00:48On a les moyens de ça, Jean-Philippe Tanguy ?
00:49Il faut l'assumer, 12 milliards d'euros.
00:50Vous voyez que le Premier ministre va réussir à faire 6 milliards d'économies.
00:53En tout cas, elles sont annoncées.
00:54Il faut évidemment faire plus, mais ce n'est pas du tout impossible puisque 12 milliards
00:58et même, on l'assume, 16 milliards avec la deuxième mesure que nous demandons,
01:02à savoir la suspension temporaire de 16 centimes en plus sur le carburant,
01:07ce qui fait une baisse globale avec la TVA de 40 centimes.
01:09Pour la transition énergétique ?
01:11Ça peut être les certificats d'économie de l'énergie, mais nous, on sise l'assise,
01:14effectivement, l'ancienne TICPE.
01:17Ça fait un total de 40 centimes par litre de baisse.
01:20Ça coûte 16 milliards en tout, c'est 1% des dépenses publiques.
01:24Et il est évidemment très facile de faire 1% de baisse des dépenses publiques.
01:28C'est un manque de courage politique de la part de ce gouvernement.
01:32Donc, on va voir les mesures que M. Lecornu propose.
01:34Mais je suis assez inquiet parce que M. Lecornu semble vouloir encore piocher
01:38dans les allègements de charges sur les salaires.
01:40Ça veut dire qu'il va alourdir le coût du travail.
01:42Or, vous avez vu que nous avons repassé malheureusement avec ce gouvernement
01:46au-dessus de 8% du taux de chômage.
01:50Et la politique de ce gouvernement, qui consistait essentiellement,
01:53non pas à créer des vrais emplois salariés,
01:55mais à subventionner massivement la baisse du chômage,
01:59est en train de s'effacer.
02:00Et la réalité, c'est comme quand la marée, vous savez,
02:02quand la marée se retire, on voit les dégâts.
02:05Et en fait, nous avons continué malheureusement à perdre des usines,
02:08à perdre des emplois réels sur le territoire.
02:10Et quand il n'y a plus d'argent, quand il n'y a plus moyen de subventionner
02:12pour cacher le chômage, malheureusement,
02:15nos concitoyens sont en grande souffrance.
02:17Bruno Retailleau précise quand même que les 12, 15, 16 milliards
02:20que vous proposez de baisse, c'est le budget de la justice.
02:22Et que ce n'est pas raisonnable, en réalité.
02:24Votre proposition, pas tenable.
02:26Oui, mais si vous voulez, le budget de la justice,
02:28malheureusement, dans notre pays, il n'est pas très élevé.
02:29C'est vrai qu'il y a eu des efforts qui sont faits.
02:31Mais la réalité, c'est que ce n'est pas un budget qui est très élevé.
02:33On le voit d'ailleurs avec, comment dire,
02:35les temps de les grands délais,
02:37les délais très lourds de traitement de la justice,
02:40on voit dans l'état de nos prisons.
02:41J'ai une pensée pour les agents pénitentiaires
02:43qui sont régulièrement en conflits sociaux
02:45et ils ont raison parce que leurs heures supplémentaires ne sont pas payées.
02:47Il manque entre 20 et 30 % des postes dans la pénitentiaire.
02:50Donc, ce n'est pas un très bon exemple
02:51puisque la justice, c'est une justice pauvre en France.
02:54Donc, il faut augmenter le budget.
02:55De la justice, oui, mais il faut faire beaucoup d'économies.
02:58Une fois plus, vous savez, nous avons entre 53 et 57 %
03:01de la richesse nationale qui est dans la dépense publique.
03:04Les Français n'en ont pas pour leur argent.
03:05Il y a beaucoup de gâchis, il y a beaucoup de guespillages.
03:07Il y a beaucoup, comment dire, de lobbies
03:09qui s'empiffrent sur l'argent des Français.
03:12Les lobbies des renouvelables, des énergies intermittentes.
03:15Vous avez parlé tout à l'heure des certificats d'économie d'énergie.
03:188 milliards d'euros qui sont détournés
03:19par ce qu'il faut bien appeler une mafia
03:22avec des résultats très misérables.
03:25C'est la Cour des comptes qui l'a prouvé dans un rapport
03:26que personne n'a contesté,
03:27mais que personne au gouvernement n'a appliqué.
03:29Donc, il faut faire un grand ménage dans notre pays.
03:32Ça demande du courage politique,
03:33comme l'ont eu d'autres gouvernements.
03:35Regardez le Portugal, après des périodes très difficiles,
03:37a réussi à se redresser, mais ça a demandé beaucoup de courage.
03:39Encore un mot, Jean-Philippe Tanguy, à propos de l'énergie.
03:42Est-ce que vous êtes d'accord avec Manuel Bompard
03:44et La France Insoumise
03:45qu'il estime qu'il faudrait nationaliser Total ?
03:49Vous, vous êtes pour la taxation des super-profits Total ?
03:53Quelle est votre différence avec La France Insoumise ?
03:55Elle est Total, sans mauvais jeu de mots,
03:57parce que la nationalisation de Total Énergie,
04:01c'est entre 100 et 200 milliards d'euros
04:03selon le cours de bourse.
04:04Je ne sais pas où M. Bompard va trouver cet argent.
04:06Vous imaginez, ça veut dire qu'il dit « oui, on n'a qu'à emprunter ».
04:08Mais juste pour que les gens se rendent compte,
04:10parce qu'on a des montants faramineux,
04:12nationaliser Total, ça demanderait d'emprunter
04:14presque autant pour nationaliser Total
04:16que tout ce que la France emprunte
04:18dans une année entière qui est de 300 milliards.
04:20Donc ce serait les deux tiers de ce que la France emprunte
04:22en plus.
04:23Donc ce serait une augmentation considérable,
04:25ce qui fait que les taux d'emprunt de la France
04:27exploseraient.
04:27Vous avez vu que les taux d'emprunt de la France,
04:29on est presque à 4%.
04:31Nous sommes pire que la Grèce aujourd'hui.
04:32La Grèce emprunte entre 3,7 et 3,8%.
04:36Nous en empruntons à 4%.
04:37Ça veut dire que la Grèce, qui était le mauvais élève,
04:39le vilain petit canard de la zone euro aujourd'hui,
04:41c'est la France qui est dans cette situation.
04:43C'est extrêmement grave.
04:44Et c'est les Français, malheureusement,
04:45qui paient la facture.
04:47Et sur la taxation des surprofits,
04:50cette année, la position du Rassemblement National
04:51allait être très claire.
04:52Il y a déjà un impôt sur les sociétés exceptionnel
04:56de 6 milliards d'euros en plus.
04:57Donc Total, ils vont la payer.
04:59Non, mais c'est-à-dire que c'est important
05:00parce qu'au-delà de la mesure elle-même,
05:02c'est un mensonge que fait la gauche sur cette taxation
05:05parce qu'on ne peut pas taxer deux fois des surprofits.
05:08Ça n'existe pas.
05:09C'est illégal.
05:10Donc on peut faire des belles promesses.
05:12Si c'est une belle promesse,
05:13ce n'est pas forcément une belle promesse d'ailleurs.
05:14On peut faire une promesse aux Françaises et aux Français.
05:16En l'occurrence, elle est illégale
05:18et elle ne marcherait pas devant le Conseil constitutionnel.
05:20Donc c'est quand même très étrange aussi
05:21que la gauche perde son temps
05:23et perde son temps de parole à faire des vaines promesses.
05:26C'est-à-dire qu'en fait,
05:27ils ne veulent pas vraiment gouverner.
05:28Ils sont dans une position de commentaire.
05:30Nous, on est dans une position de gouvernement.
05:32On veut remplacer ce gouvernement.
05:34On fait des propositions concrètes.
05:36Parlons de l'immigration.
05:37Les chiffres ont été publiés ce matin dans le Figaro.
05:39Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers sur son sol.
05:43On parle d'environ un million de clandestins.
05:45Tous n'arrivent pas de façon illégale.
05:47Certains visent touristiques ou étudiants.
05:51Les étrangers en France représentent plus de 1,1% de la population.
05:55C'est-à-dire qu'aujourd'hui, un tiers de la population française
05:57a un lien familial direct avec l'immigration.
05:59Ce sont des chiffres.
06:00C'est une réalité à laquelle nous sommes confrontés.
06:04Qu'est-ce que vous proposez, vous, au Rassemblement national,
06:07qui soit réalisable, encore une fois,
06:09qui soit facilement mis en œuvre,
06:12concrètement, à l'échelon national ?
06:13Mais nous avons effectivement une série de mesures,
06:15parce qu'une mesure réalisable doit s'adresser au type d'immigration.
06:20Il n'y a pas les mêmes mesures sur l'immigration clandestine, par exemple,
06:22que sur la réduction de l'immigration classique.
06:24L'immigration clandestine, il faut évidemment des renvois dans leur pays d'origine,
06:28avec des mesures extrêmement sévères contre les pays qui ne le reprennent pas.
06:32Évidemment, la suspension de tous les visas, mais sans durée limitée,
06:35parce que la dernière fois que M. Darmanin, que vous avez reçu hier,
06:38a essayé de suspendre les visas,
06:39c'était pour quelques semaines, au pire, des promesses de quelques mois.
06:42Évidemment, les gouvernements en face
06:44anticipaient la fin de cette mesure.
06:46Donc, il faut que ce soit une mesure sans s'inédier,
06:48sans date limite.
06:49Il n'y aura aucun visa pour les pays qui n'appliquent pas le droit international
06:52et qui ne reprennent pas les étrangers clandestins,
06:55mais aussi la suspension.
06:57Donc, ils ne reprendront pas leur clandestin, on est d'accord.
06:59Si on prend les visas, ils ne nous donnent pas de...
07:01Mais c'est pour ceux qui veulent venir, évidemment.
07:03Mais si nous qui sommes en position de force, Mme Ferrari,
07:05dans l'essentiel de ces pays,
07:07ce sont des pays qui ont besoin d'envoyer leurs ressortissants légaux en France
07:11et ils reprendront leur clandestin.
07:12Mais s'ils ne le reprennent pas,
07:13la mesure la plus dure qui n'a jamais été appliquée par la France,
07:16ce sera évidemment la suspension de tous les mouvements monétaires de la diaspora.
07:20C'est-à-dire, tous les transferts d'argent qui partent de la France
07:24vers les pays africains et les pays du Maghreb
07:27seront, en particulier parce que c'est là où on a l'essentiel des contentieux,
07:31seront suspendus.
07:33Et donc, il n'y aura plus ces mouvements financiers
07:34et ils seront dans une grande difficulté
07:36et ils cèderont.
07:37Il faut que la France arrête de se comporter comme un État
07:40en période de soumission.
07:42Mais on l'a bien vu avec les différents voyages
07:43des personnalités politiques françaises,
07:46macronistes, en Algérie,
07:47ils ont une soumission mentale à ce régime.
07:49Il ne fallait pas y aller, Jean-Claude M. Tanguy ?
07:50Il ne fallait pas reprendre le dialogue,
07:52la coopération judiciaire ?
07:53Une chose de dialoguer.
07:53Notamment pour les narcotrafiquants.
07:54On est parfaitement d'accord et vous avez raison de le souligner,
07:57mais ça n'impose pas de se mettre à plat ventre sur la repentance
08:01et notamment envers la mémoire du FLN
08:03qui était un mouvement qui a tué, assassiné des Français,
08:07menacé des honnêtes gens,
08:08y compris d'ailleurs des Algériens qui n'étaient pas liés au FLN.
08:11Il n'y a aucune raison de se soumettre.
08:12La présence de Mme Bruffaut dans cette manifestation
08:15officielle de gouvernement anti-française,
08:17officiellement anti-française,
08:18frontalement anti-française,
08:19n'était pas acceptable.
08:20Et moi, je ne crois pas d'ailleurs que le peuple algérien
08:23ait envie que la France s'humilie de cette façon.
08:24Mais vous faites la différence avec le voyage de Gérald Darmanin,
08:26sur fonds de coopération judiciaire,
08:28sur fonds de libération éventuelle de notre compatriote Christophe Glez.
08:31Là, il faut quand même avoir un dialogue,
08:33évidemment, avec les autorités et le régime algérien.
08:35On souhaite cette libération, évidemment, de Christophe Glez.
08:38Je ne vais pas commenter ce qu'a dit M. Darmanin aujourd'hui,
08:40car je ne veux pas, et nous ne voulons pas, évidemment,
08:42mettre en difficulté le rapatriement de notre compatriote
08:46et mettre en difficulté sa famille.
08:47Mais il y a des propos qui ont été tenus qui sont problématiques.
08:50On verra ça plus tard.
08:52Sur Christophe Glez ?
08:53Sur la façon dont M. Darmanin, hier, a présenté le cas,
08:58mais une fois plus, moi, je ne veux pas mettre en difficulté
09:01le dossier et le rapatriement de notre compatriote.
09:04Mais M. Darmanin, précédemment, par exemple,
09:06est allé fleurir un monument d'hommage au FLN,
09:09et donc aux terroristes du FLN,
09:10du point de vue, évidemment, de notre point de vue,
09:12puisque c'est le point de vue historique, c'est la réalité.
09:15Le FLN est un mouvement qui a assassiné,
09:16qui a attaqué des Français, des Donnésiens, des civils,
09:19et qui n'était pas seulement, en théorie, en lutte pour sa libération.
09:23Mais une fois plus, le FLN est aussi un mouvement qui, après, a tenu l'Algérie,
09:26l'a tenu dans un régime tyrannique,
09:28un régime qui oppresse sa population, en particulier sa jeunesse.
09:32Rappelons-nous quand même des Algériens, des Algériennes courageux,
09:34qui étaient descendus dans la rue pour l'Irak,
09:36et qui avaient subi une répression,
09:39et en tout cas, qui n'ont pas été entendus.
09:40Et donc, ce régime est très problématique.
09:42Donc, vous, vous couperiez complètement les relations diplomatiques
09:45entre la France et l'Algérie, si davantage...
09:47Non, il ne faut pas les couper.
09:49Il ne faut pas les couper, mais avoir des relations avec l'Algérie
09:51ne nécessite pas d'aller rendre hommage
09:53à un mouvement, le FLN, qui a assassiné les Français.
09:56Donc, vous iriez en Algérie ?
09:57Oui, mais on n'ira pas sur le mouvement du FLN,
09:59et on n'irait pas à une manifestation, comment dire,
10:01qui rend hommage au FLN.
10:03Narcotrafic, parce que c'était aussi l'objet de ce voyage,
10:06le trafic de drogue n'est pas une fatalité.
10:08Il recule, dit Laurent Nouniez, cette fois,
10:09ministre de l'Intérieur.
10:11Est-ce que vous estimez que cette bataille,
10:12elle est en passe d'être remportée sur le territoire français ?
10:15Jean-Philippe Tanguy ?
10:16On aimerait qu'elle soit remportée, évidemment.
10:17On n'est pas pour la politique du pire,
10:19mais on voit bien que la violence est de plus en plus insupportable.
10:21On l'a vu à Nantes, avec des assassinats
10:25qui ont choqué les Françaises et les Français
10:27par l'âge des victimes.
10:29On verra ce que dit l'enquête
10:30sur l'implication de ces jeunes
10:33dans le narcotrafic.
10:34Mais même s'ils étaient impliqués dans le narcotrafic,
10:36ça ne justifie pas, évidemment,
10:38qu'ils soient assassinés, qu'ils subissent cette violence.
10:40On parle d'un jeune de 13 ans,
10:43à 13 ans, je suis désolé,
10:44on ne peut pas l'accepter, il ne faut pas le banaliser.
10:46On est d'accord sur le constat.
10:47Vous proposez quoi, en fait ?
10:49Notamment, par exemple, la saisie des avoirs.
10:51Aujourd'hui, la lutte contre la saisie des avoirs,
10:52les forces de l'ordre,
10:54elles-mêmes, insistent sur le fait
10:56que la saisie des avoirs n'est pas assez directe,
10:59n'est pas assez systématique,
11:00qu'on ne lutte pas assez contre l'argent de la drogue.
11:03Si, dans les procédures pénales,
11:05les procédures judiciaires,
11:07ceux qui s'enrichissent sur la drogue
11:08pensent que même, au terme de leur séjour en prison,
11:10ils retrouveront leur magot,
11:12et qu'ils peuvent continuer leur trafic en prison,
11:14ça ne les dissuade pas.
11:15Donc, en fait, nous n'avons pas mis à jour
11:17l'outil judiciaire pour combattre
11:20le trafic de drogue, le trafic de suspicions,
11:22comme une mafia.
11:23Voilà, comme les Italiens ou d'autres pays l'ont fait,
11:25en les caractérisant comme une mafia
11:27avec les moyens qu'il faut se donner.
11:29Et le Rassemblement National a fait des propositions
11:31extrêmement fortes pour lutter contre le narcotrafic
11:34comme un phénomène à part entière,
11:35avec une législation à part entière
11:38et un état d'esprit à part entière.
11:40Et on en revient au budget de la justice,
11:42et Mme Ferrari.
11:43À partir du moment où nos prisons
11:44et nos agentes de la pénitentiaire
11:46n'ont pas les moyens d'isoler,
11:48de traiter, d'empêcher les contacts téléphoniques,
11:51d'empêcher les moyens, les contacts humains,
11:53que les réseaux se recréent au sein même des prisons,
11:55vous ne pouvez pas démanteler les trafics dans la durée.
11:58Donc, une justice pauvre n'a pas les moyens
12:00de s'attaquer à la criminalité.
12:02C'est même dangereux.
12:02Je rappelle, il faut rendre hommage
12:03aux agents de la pénitentiaire
12:04qui avaient été assassinés
12:08en transportant un dangereux criminel
12:11parce qu'il avait pu continuer, en fait,
12:12à gérer son réseau
12:13et organiser sa libération
12:15dans les pires conditions possibles
12:16depuis la prison.
12:17Et on voit bien que c'était bien
12:18un manque de moyens
12:19et un manque de législation
12:20adapté à une criminalité
12:22qui est une mafia.
12:23Et la mafia,
12:24ce n'est pas dans les films hollywoodiens.
12:26Malheureusement, c'est dans la réalité.
12:27Jean-Philippe Tanguy,
12:28il y a aussi un problème
12:28de protection des mineurs
12:29et des enfants de la violence
12:31et notamment des agressions sexuelles.
12:33Il y a beaucoup d'affaires
12:35autour du périscolaire,
12:37pas seulement à Paris,
12:38dans de nombreuses grandes villes.
12:40Est-ce que vous estimez
12:41que l'État, les mairies,
12:42les communes
12:42ont une responsabilité particulière,
12:44qu'elle doit être mise en cause
12:46dans le cas d'agressions
12:47ou de viols d'enfants mineurs ?
12:49Bien sûr, nous avons découvert hier
12:51par des enquêtes
12:51de vos confrères dans la Presque,
12:54une personne qui travaillait
12:56dans le périscolaire à Paris
12:57qui avait été identifiée
12:58en 2024, très clairement,
13:00avait été recrutée
13:01de nouvelles fois en 2025
13:02dans la même ville de Paris.
13:04Donc, on voit bien
13:04qu'il y a des défaillances
13:05extrêmement graves
13:06avec les conséquences
13:07qui sont les pires délits possibles,
13:09les pires crimes possibles,
13:10à savoir des crimes sexuels
13:11contre des enfants,
13:13contre des adolescents.
13:14Et ce qui s'est passé à Paris
13:14est extrêmement grave.
13:15Pourquoi ?
13:16Parce que la municipalité sortante,
13:17qui a évidemment
13:18la responsabilité directe
13:19de ce qui s'est passé à Paris,
13:20a pu faire sa petite campagne
13:22malgré un certain nombre
13:23de journalistes courageux
13:24de manière totalement normale,
13:26comme si c'était un scandale
13:27parmi d'autres.
13:27Ce qui s'est passé à Paris
13:28dans le périscolaire
13:29avec M. Grégoire
13:30et toute la municipalité
13:31sortante de gauche
13:31n'est pas un scandale
13:33comme un autre.
13:34C'est un scandale qui aurait dû...
13:35Vous mettez directement
13:35en cause la responsabilité
13:36d'Emmanuel Le Bord ?
13:37Je mets directement en cause
13:38la responsabilité d'Emmanuel Le Bord
13:39et de tous les élus
13:40parisiens socialistes
13:41et de gauche
13:41qui étaient aux responsabilités
13:43à l'époque
13:43et qui le sont encore
13:45et qui n'auraient jamais
13:46dû pouvoir se présenter.
13:47Et là, on a un problème
13:48démocratique en France.
13:49C'est que quand vous avez
13:50une municipalité sortante...
13:50Il n'y a aucune poursuite judiciaire
13:51contre M. Grégoire,
13:52on est bien d'accord.
13:53Mais nous verrons.
13:54On n'aura pas eu le droit
13:54de se présenter.
13:55Mais nous verrons,
13:56mais parce que vous avez
13:56la responsabilité pénale,
13:57vous avez la responsabilité morale.
13:59Quand vous êtes
14:00un responsable politique...
14:01La responsabilité morale ?
14:02Oui, oui, la responsabilité morale.
14:03qui pourrait se présenter.
14:04Mais là, on ne parle pas
14:07si vous voulez...
14:07Dans tous les partis.
14:08Oui, mais non.
14:09Tous les partis,
14:09Mme Ferrari,
14:10ne sont pas liés
14:10à des scandales du périscolaire,
14:12à des scandales
14:12de pédocriminalité
14:13ou d'agression sexuelle
14:15sur les enfants
14:16ou du dysfonctionnement
14:19de l'aide sociale à l'enfance
14:20où vous avez presque
14:21la moitié des jeunes filles
14:22qui se retrouvent
14:22dans la prostitution.
14:24Là, c'est une responsabilité morale
14:25extrêmement grave.
14:26Mais en France,
14:26la morale,
14:27le mot même de morale,
14:28est devenu un peu
14:28un tabou de vieux cons.
14:30Ce n'est pas un tabou
14:31de vieux cons,
14:32c'est de responsabilité première.
14:34Et vous savez,
14:35la crise de la démocratie aussi,
14:36elle vient de cette irresponsabilité morale,
14:38de responsables politiques
14:39qui ne se sentent jamais
14:40responsables de rien,
14:41contre toujours une bonne excuse.
14:42Alors,
14:43quand il y a des problèmes financiers,
14:45on va dire,
14:46il n'y a pas mort d'homme,
14:46même si moi,
14:47c'est des sujets qui m'intéressent.
14:48Mais quand ça touche les enfants,
14:49ça devrait juste être
14:50une ligne écarlate,
14:51une ligne rouge,
14:52infranchissable.
14:53Ça ne l'est pas.
14:54Et de toute façon,
14:54en France,
14:56malheureusement,
14:56il n'y a pas de mobilisation
14:57des acteurs publics
14:58contre la pédocriminalité.
15:00Donc vous allez proposer
15:00un grand plan de lutte
15:02contre la pédocriminalité
15:03avec le Rassemblement national ?
15:04Et on le refera.
15:05Notre collègue
15:05Marine Hamelet
15:06et d'autres,
15:07Christine Noir,
15:08nous avons des députés courageuses.
15:10Je constate d'ailleurs
15:10que c'est souvent des femmes
15:12qui s'occupent de ce sujet
15:13parce que, visiblement,
15:14les hommes considèrent
15:15que c'est un sous-sujet
15:16et ça aussi une responsabilité
15:17dans le fait que c'est mis de côté.
15:18C'est que vous avez
15:19beaucoup de responsables politiques
15:19qui ne voient pas trop le problème,
15:21visiblement,
15:21de la pédocriminalité.
15:22Mais vous savez,
15:23Madame Ferrari,
15:23et vous avez beaucoup d'expérience
15:26et vous avez suivi
15:26beaucoup de campagnes.
15:27Pendant très longtemps en France,
15:28vous savez qu'il y avait
15:30des intellectuels,
15:31des écrivains,
15:32des hommes politiques
15:32qui étaient directement liés
15:34à la pédocriminalité
15:35ou à la relativisation
15:36de la pédocriminalité
15:37qui étaient ravités
15:37et ça ne posait pas trop de problèmes.
15:39En dehors d'ailleurs
15:39de journalistes
15:40et encore,
15:40il faut le dire,
15:41comme par hasard,
15:42de journalistes femmes
15:42qui avaient le courage
15:43de dire que ce n'était pas normal
15:45de recevoir M. Maznev,
15:46de recevoir M. Combe-Bendit
15:47et de trouver que tout ce petit monde
15:48pouvait vivre leur petite vie
15:50et récaner sur le sort
15:51des victimes de la pédocriminalité
15:53parce que ça faisait bien
15:54Saint-Germain des Prêts.
15:55Donc, il y a quand même en France
15:56un poison qui s'est répandu
15:58sur la banalisation
16:00des violences
16:01et des crimes
16:02contre les enfants
16:03ou les adolescents d'ailleurs
16:04parce que ça touche aussi
16:05les adolescents.
16:06Par exemple,
16:07en 2027,
16:08hier,
16:09Éric Zemmour était notre invité
16:10dans la France en face.
16:12Il dit espérer encore
16:13une primaire de la droite.
16:15Il estime que Marine Le Pen
16:16n'est pas sa principale adversaire,
16:18qu'il s'agit de Jean-Luc Mélenchon.
16:20Est-ce qu'il y a un changement de ton ?
16:21Trouvez-vous du côté de Reconquête ?
16:23Est-ce que vous pouvez envisager
16:24de faire une alliance,
16:25une union des droites avec lui ?
16:27Monsieur Zemmour,
16:28j'ai écouté quelques extraits hier
16:30comme essentiellement
16:31insulter les éventuels partenaires
16:33de sa propre coalition.
16:34Il a encore traité
16:35le Rassemblement National
16:36de socialistes
16:37sans aucun argument.
16:39Sur le programme économique,
16:40Oui, mais c'est des lieux communs.
16:42Il faut que monsieur Zemmour
16:43arrête de tourner en toupie
16:44sur lui-même
16:45et à se parler à lui-même.
16:46Tout ça n'a pas de sens.
16:47Je veux dire,
16:4890% des propositions
16:49de madame Knaffo
16:50viennent directement du programme
16:52que j'ai construit avec d'autres députés
16:53pour le contre-budget.
16:55Bon, donc visiblement,
16:56si on était socialiste,
16:58madame Knaffo
16:59ne viendrait pas piquer
16:59dans notre programme.
17:01Et il a traité
17:01monsieur Ciotti
17:02de vassal.
17:04Je veux dire,
17:04tout ça est lamentable.
17:05Monsieur Ciotti,
17:06par exemple,
17:06vient de gagner la ville de Nice.
17:08Donc que monsieur Zemmour
17:10reprenne à la gauche
17:10ou au macroniste,
17:11l'équivalent de la ville de Nice,
17:12ce n'est pas près d'arriver
17:13puisqu'à part se regarder
17:14dans un miroir,
17:15il va rarement quand même
17:16au front,
17:17sur le terrain,
17:17pour reprendre
17:18des territoires perdus.
17:19Est-ce que la question
17:19des alliances se pose,
17:20évidemment,
17:21et qu'elle se pose
17:21au Rassemblement National
17:22comme à tous les partis,
17:23on ne peut pas gagner
17:24une élection seule ?
17:25Est-ce qu'il ne faut pas élargir
17:27en dehors de l'UDR
17:27d'Éric Ciotti
17:29pour récupérer
17:30le maximum de voix ?
17:30Mais il faut absolument élargir
17:32et c'est ce que Marine Le Pen
17:33a toujours fait.
17:34Elle a élargi,
17:34par exemple,
17:35aux anciens de Boulas-France
17:37comme moi.
17:38D'ailleurs,
17:38il y avait eu deux fois
17:39à un accord
17:39avec Nicolas Dupont-Aignan.
17:41Elle a élargi
17:42à l'UDR
17:43avec Éric Ciotti.
17:44Elle a accueilli
17:45des gens de LR,
17:45Franck Alizio,
17:46Sébastien Chenu
17:47viennent de LR.
17:49La tête de liste
17:49qu'on va présenter
17:50pour les sénatoriales
17:51dans les boules du Rhône
17:51elle vient de LR.
17:54L'ARN est désormais
17:55la force motrice
17:56de la droite
17:57aujourd'hui en France ?
17:57Mais c'est la force motrice
17:58des amoureux de la France,
18:00des patriotes
18:00et évidemment,
18:01là-dedans,
18:02il y a beaucoup
18:02de gens de droite
18:03qui ont une ethos de droite,
18:04qui ont des valeurs de droite
18:05mais aussi des personnalités
18:06qui peuvent venir
18:07d'une gauche républicaine
18:08et puis vous avez
18:08beaucoup de gens
18:09qui viennent juste
18:10parce qu'ils aiment la France
18:10et qu'ils n'ont pas
18:11d'étiquette politique
18:12mais c'est drôle
18:12parce que M. Zemmour
18:13parle depuis 20 ans
18:15de l'union des droites
18:16et il est de plus en plus seul
18:17et Marine Le Pen
18:18parle de l'union de la France
18:19et elle a de plus en plus
18:19de gens de droite
18:20et de gauche
18:21autour d'elle.
18:22Donc voilà,
18:22il y a des gens
18:22qui en parlent,
18:23il y a des gens
18:23qui critiquent,
18:24il y a des gens
18:24qui la font,
18:24tout ça n'est pas très grave
18:26et Éric Zemmour
18:27a aussi mené
18:28des combats intellectuels
18:29qu'il faut quand même saluer
18:30parce que même si
18:31je le trouve très dur
18:32et injuste
18:33avec nous
18:33et avec d'autres personnalités
18:34de la droite,
18:35moi je sais reconnaître
18:36la valeur intellectuelle
18:37et morale
18:37de mes adversaires,
18:38enfin c'est pas un adversaire
18:39mais de gens
18:40qui nous tapent dessus
18:40toute la journée.
18:42Donc Éric,
18:43je ne suis pas socialiste,
18:44je ne suis pas chevêtementiste,
18:46je suis gaulliste,
18:46patriote
18:47et je suis pour le rétablissement
18:48des comptes publics
18:49ce qui n'a jamais
18:50beaucoup intéressé M. Zemmour
18:51jusqu'à une période récente
18:52mais on peut toujours
18:54s'améliorer.
18:54Il y a un vote
18:55qui va se tenir
18:57à propos de la nomination
18:58d'Emmanuel Moulin,
18:59l'ancien secrétaire général
19:00de l'Elysée
19:01au poste de gouverneur
19:02de la Banque de France.
19:02Est-ce que vous allez
19:03valider cette nomination
19:04et Emmanuel Macron
19:05place ses proches
19:06tous les postes stratégiques
19:08ou est-ce que vous allez
19:08voter contre
19:09comme les socialistes,
19:10comme la gauche ?
19:11Non mais c'est surtout
19:11la gauche qui va voter contre nous
19:12parce que pour le coup
19:13on a été précurseur
19:14contre M. Moulin.
19:16M. Moulin,
19:16il était directeur du Trésor.
19:17Alors qu'est-ce que c'est
19:18la direction du Trésor ?
19:19C'est un service de Bercy
19:20qui gère les prévisions,
19:25il a perdu 40 à 60 milliards
19:27d'euros de recettes
19:28et vous savez,
19:29entre 2022 et 2024,
19:31c'est les deux budgets
19:32où on a eu un déficit record
19:33monstrueux de plus de 5%
19:35et donc M. Moulin
19:35est directement responsable
19:36de cela.
19:37Donc il est inapte
19:38à occuper le poste
19:39de gouverneur ?
19:40Complètement inapte,
19:41à compétence professionnelle,
19:42j'en reviens,
19:43à compétence morale
19:44parce que vous savez,
19:45en France,
19:46on a souvent des mésaventures,
19:48par exemple des caissières
19:49qui sont licenciées
19:50parce qu'elles ont utilisé
19:51un bon d'achat
19:52ou qu'elles ont mangé
19:52un pain au chocolat,
19:53elles sont virées.
19:54Par contre,
19:54quand vous êtes M. Moulin,
19:55directeur du Trésor,
19:56payé 15 000 euros par mois,
19:57vous perdez 60 milliards
19:58d'euros de recettes,
19:59vous êtes promu
20:00à la Banque de France.
20:01Donc tout ça
20:01est insupportable,
20:02tout ça est scandaleux
20:03donc j'espère qu'on va réussir
20:04à leur faire barrage.
20:05Je me permets de lancer
20:05un appel à votre antenne
20:06aux sénateurs de LR,
20:08aux sénateurs du centre
20:09qui doivent faire barrage
20:10à M. Moulin ce matin
20:11à 9h.
20:12Je fais appel à mes collègues LR
20:13pour qu'ils ne laissent pas
20:14passer M. Moulin
20:15parce qu'aujourd'hui,
20:15le fait qu'on fasse barrage
20:18au macroniste Moulin,
20:25étant avec M. Moulin
20:26ou est-ce qu'ils vont avoir
20:27le courage de leurs opinions
20:28et faire barrage
20:29à M. Moulin ?
20:30Écoutez, je ne désespère pas
20:32de convaincre les LR.
20:33Merci Jean-Philippe Panguiz
20:34et votre grande interview
20:35sur CNews et sur Europe 1.
20:36Bonne journée.
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