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Député RN du Nord et vice-président du RN, Sébastien Chenu était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Europe 1, c'est Sébastien Chenu.
00:04Bonjour à vous.
00:04Bonjour Madame.
00:05Député RN du Nord, on va évoquer la protection des enfants qui est au cœur des débats.
00:09Les Français s'interrogent après la mort de Liana, après les scandales, les agressions à répétition dans le péri-scolaire
00:13à Paris et dans d'autres villes.
00:15Est-ce que notre République s'est encore protégée les enfants ?
00:18Et est-ce que pour vous, au Rassemblement National, c'est une priorité ou une priorité parmi tant d'autres
00:23?
00:24Non, vous avez raison, c'est une priorité.
00:26C'est une priorité absolue et cette priorité, elle a été délaissée les années passant, avec probablement un certain nombre
00:32d'explications à cela.
00:33Pour l'instant, c'est un scandale.
00:35C'est la faillite de la justice vis-à-vis de l'enfance de notre pays.
00:39Une faillite qui est quand même alimentée, il faut bien le dire, chaque jour par d'autres scandales, des scandales
00:43nouveaux.
00:44Le scandale de cet animateur périscolaire à Paris qui était poursuivi pour neuf agressions sexuelles sur des fillettes et qui
00:52est relaxé.
00:53Comment voulez-vous que les Français...
00:54Faute de preuve selon le tribunal correctionnel.
00:55C'est Gérard Miller qui est 90 fois présumé innocent et qui continue à se balader.
01:02Tout ça, effectivement, souligne la faillite du système.
01:05Mais c'est vrai que préserver...
01:06De tout le système ? Vous ne préservez personne, justement, dans ce système ?
01:09De ce système judiciaire.
01:10Je disais, il y a eu des raisons à cela, des raisons objectives et récentes.
01:14Par exemple, la réforme de Darmanin sur la police judiciaire a beaucoup abîmé...
01:18Quand il était ministre de l'Intérieur.
01:20a beaucoup abîmé la possibilité pour les enquêteurs de pouvoir travailler de façon active.
01:26Ça, c'est le résultat des politiques qui ont été menées.
01:28Mais ça remonte, je crois, à beaucoup plus loin.
01:31C'est probablement aussi la question du rapport à l'enfance, du rapport à la protection de l'enfance.
01:37Nous, parmi les propositions qu'on a, et Marine Le Pen le défendait hier,
01:41elle disait qu'effectivement, il faut reconnaître des signaux faibles.
01:43Et la détention d'images pédopornographiques est un signal, même pas faible, mais très fort.
01:48Et on pense que les détenteurs d'images pédopornographiques
01:50devraient être sanctionnés beaucoup plus lourdement qu'ils ne le sont actuellement.
01:54En prison ?
01:55Avec des peines qui soient, effectivement, adaptées.
01:58Ça peut être de la prison ferme.
02:00En tous les cas, ce sont les Américains, je crois, qui ont révélé
02:02qu'il y avait des centaines de milliers d'images, de millions d'images pédopornographiques
02:07qui étaient détenues par des Français.
02:09Et face à cela, qu'est-ce qu'il y a comme moyens qui sont mobilisés ?
02:12Je crois qu'il y a 45 magistrats ou personnels de justice
02:16qui sont chargés de s'en occuper.
02:19Donc, on voit bien que face aux défis majeurs, les moyens ne sont pas au niveau.
02:22Donc, d'un côté, il y a les peines.
02:25Bien adapter notre arsenal de peines.
02:28Et puis, de l'autre côté, mettre...
02:28Elles existent, les peines.
02:30Oui, mais il faut les adapter.
02:31Il faut les adapter.
02:32Parce que souvent, on a des gens qui ont du sursis,
02:34on a des aménagements de peines.
02:35Et puis, évidemment, je pense que quelqu'un qui tue ou qui viole un enfant
02:39doit rester derrière les barreaux.
02:42Est-ce qu'il n'y a pas un problème uniquement de moyens ?
02:44Il y a aussi un problème d'idéologie ?
02:46Est-ce qu'il n'y a pas une idéologie qui irrigue tout le système judiciaire français
02:48depuis 40 ans, qui est clairement une idéologie de gauche ?
02:51Oui, probablement.
02:52D'ailleurs, on sait très bien que cette idéologie, l'idéologie de mai 68,
02:57a probablement fait entrer dans les têtes un rapport à la petite enfance dans le pays
03:02qui est celui qu'on connaît.
03:03Mais je note aussi que cette idéologie, elle s'attaque à d'autres choses.
03:07Je regardais le texte de la loi intégrale, dans laquelle il y a des choses très intéressantes,
03:11des choses qu'on peut voter.
03:12C'est-à-dire quoi, la loi intégrale ?
03:13C'est un mot valide ?
03:15Oui, qui est censé rassembler dans une même loi
03:20tous les éléments qui pourraient lutter contre les violences sexuelles et sexistes.
03:24Mais je vois que s'il y a des choses très intéressantes dedans,
03:26moi j'ai regardé un tribunal dédié par département, ça c'est intéressant.
03:30En revanche, elle porte en elle quand même une vraie faiblesse,
03:34qui est celle de s'attaquer à la famille.
03:36On sous-entend, voire on dit dans cette loi intégrale,
03:40que le danger, c'est la famille.
03:41C'est le cas dans l'immense majorité des cas d'agression sexuelle.
03:44Oui, mais la famille, c'est aussi la protection.
03:45Donc ne déconstruisons pas non plus la famille.
03:48C'est vrai qu'on l'a vu dans la familia Grande,
03:50Olivier Duhamel, Christine O'Krent,
03:51tous ces gens-là épouvantables, évidemment dénoncés par leur propre fille.
03:53Mais c'est dans tous les milieux sociaux.
03:55Bien sûr, mais je donne celui-ci parce qu'il a été documenté
03:58par un livre très bien fait de Camille Kouchner.
04:01Mais attention à ne pas déconstruire un peu plus
04:03et abîmer un peu plus la famille.
04:05Et puis de l'autre côté, c'est aussi à montrer du doigt les hommes.
04:08Moi, je crois qu'on a besoin d'embarquer les hommes
04:12dans le combat de la protection de l'enfance.
04:14Et le discours qui dit le patriarcat,
04:17les hommes sont tous des assassins ou des tortionnaires en puissance.
04:21Attention à ce qu'à la fin,
04:23avec les meilleures intentions de début,
04:26on n'arrive pas au pire résultat.
04:28On a besoin d'embarquer tout le monde dans la protection de l'enfance.
04:30Y compris les hommes qui sont impliqués en grande majorité
04:34dans ces affaires de l'enfance.
04:35On parle quand même des moyens.
04:37Quelles sont vos propositions au RN concernant la justice ?
04:40Il y a à peu près 7800, 7900 magistrats aujourd'hui.
04:43Vous en voulez combien de plus ?
04:45Est-ce qu'il ne faut pas renverser la table
04:46et mettre le paquet sur la justice ?
04:48Bien sûr, ça fait partie.
04:49Marine Le Pen avait proposé dès 2022,
04:51en tous les cas dans son programme.
04:53C'est effectivement des moyens.
04:55Des magistrats, mais pas seulement.
04:56J'allais dire, c'est tout le petit peuple de la justice
04:58dont on a besoin, ce sont des greffiers,
05:01c'est du personnel administratif.
05:02Je disais tout à l'heure, des enquêteurs
05:04qui ne sont pas assez nombreux.
05:05Et puis à l'opposé, à l'autre bout de la chaîne,
05:07c'est effectivement un système pénitentiaire
05:09qui soit adapté.
05:11Des peines qui tombent,
05:12des peines qui soient effectives
05:13et des peines qui ne soient pas aménagées
05:15pour des gens qui ont agressé,
05:17violé et a fortiori tué des enfants dans notre pays.
05:20Un dernier mot là-dessus concernant les violences
05:21dans le périscolaire.
05:22On parle beaucoup de Paris,
05:23mais c'est vrai dans de très nombreuses villes de France.
05:26Est-ce qu'on est face à des violences systémiques ?
05:28Là, on parle de 132 suspendus
05:30dans les écoles de la capitale
05:31depuis le début de l'année,
05:3252 pour violences sexuelles.
05:33C'est un système qui était en place ?
05:35En tous les cas, on a l'impression
05:36que si ce n'est pas un système,
05:38il y a eu des yeux qui sont restés fermés,
05:40les yeux des élus parisiens
05:42qui sont restés fermés
05:43face à ce qui a été visiblement organisé.
05:47Or, si c'est organisé,
05:48ça ressemble à un système.
05:49Et moi, j'en veux beaucoup
05:50à l'appareil politique socialiste,
05:53socialo-communiste parisien,
05:54d'avoir fermé les yeux sur tout cela,
05:57dont les remontées ont été quand même significatives
05:59toutes ces années passant
06:00et sur une organisation dont les enquêtes
06:02nous diront si elle était systémique.
06:03Emmanuel Grégoire, qui est le maire de Paris,
06:05dit qu'il veut poursuivre au pénal
06:07tous ceux qui sous-entendront
06:08que la ville de Paris a sciemment
06:10engagé des pédocriminels.
06:11Évidemment, vous dites qu'il a raison.
06:13Enfin, Emmanuel Grégoire aurait dû déjà s'occuper
06:15de poursuivre au pénal
06:18toute personne
06:19ou faire des articles 40
06:21visiblement à chaque fois
06:22qu'il y a un signalement de faits.
06:23Là, je l'entends
06:25en train d'essayer de mener la guerre
06:26à ceux qui dénoncent les faits.
06:28Moi, je pense qu'Emmanuel Grégoire
06:29n'a pas pris la mesure visiblement
06:32et encore moins pendant la campagne électorale
06:34où quand même les regards ont été très détournés de ça,
06:36n'a pas pris la mesure
06:36de ce qui se passait dans la ville de Paris.
06:38Laure Miller, qui est une députée EPR,
06:40a dit il y a quelques jours
06:40à l'Assemblée nationale
06:41qu'elle avait honte de l'attitude
06:42des élus de la République.
06:43Elle dit, est-ce qu'il est possible
06:45de travailler sur ce sujet
06:46de façon transpartisane
06:48et de laisser les querelles politiques de côté ?
06:49Est-ce que vous êtes prêts
06:50à vous mettre tous ensemble
06:51autour de la table
06:52pour un grand projet
06:53de protection de l'enfance ?
06:55D'abord, il y a deux choses.
06:57On ne cherche pas,
06:58quand on fait de la politique,
06:59à tout prix le consensus.
07:01Je veux dire, faire de la politique,
07:02c'est avoir des idées.
07:03Il n'y a pas des grandes causes
07:03qui nous dépassent tous.
07:04Il peut y avoir des grandes causes
07:05qui nous mobilisent tous.
07:06Ça en fait partie.
07:07Mais je vous disais,
07:08et d'ailleurs on le disait,
07:09tout ça, on arrive chacun
07:10avec une philosophie,
07:11avec un rapport aux choses.
07:12Et quand vous avez effectivement
07:13à l'extrême-gauche
07:14des gens qui vous ont dit
07:16pendant des années
07:16comme M. Don Bendit
07:17que tripoter des gamins,
07:18ce n'était pas grave,
07:19comment voulez-vous
07:20qu'on trouve un consensus
07:21avec des gens
07:21qui défendent ce genre d'idéologie ?
07:23J'ai entendu des propos
07:25de Mme Rousseau
07:26sur les hommes bien souvent
07:27qui font qu'on ne peut pas
07:28trouver des consensus
07:29avec ce genre de personnages.
07:30On peut trouver des moyens,
07:32on peut ouvrir des débats.
07:34Est-ce que c'est la recherche
07:35du consensus
07:35avec des gens
07:36qui pensent à l'opposé de vous,
07:37qui pensent que la famille
07:38est à détruire,
07:39qui pensent que tous les hommes
07:40sont des coupables en puissance ?
07:41On ne peut pas trouver
07:42de consensus
07:42avec des gens qui pensent ça.
07:43En revanche,
07:44que ce soit une cause
07:45qui nous mobilise tous
07:46et la recherche de solutions
07:48les plus pérennes,
07:50les plus efficaces,
07:51les plus dures aussi
07:52en matière de punition
07:54de ceux qui s'attaquent
07:55aux enfants dans notre pays,
07:56oui, là,
07:57ça doit pouvoir nous mobiliser.
07:58Protéger les enfants,
07:59notamment les enfants
08:00comme la jeune Philippine
08:01qui a été assassinée en 2024
08:03par un OQTF.
08:04Hier, la proposition de loi
08:05du député Charles Rodouel
08:06a été adoptée.
08:07Elle porte le nom
08:08de cette jeune fille,
08:09pour permettre d'allonger
08:11les délais de rétention
08:11à 210 jours
08:12pour les étangeries dangereuses.
08:14Vous l'avez votée.
08:15La gauche est opposée.
08:16Charles Rodouel affirme
08:17que certains élus de gauche
08:18ont comparé ces CRAS,
08:19les centres de rétention
08:20administratives,
08:21aux camps de concentration.
08:22Qu'est-ce que ça vous inspire ?
08:23Sébastien Chenu.
08:24Pour d'abord,
08:25moi, je veux féliciter
08:25Charles Rodouel
08:26qui a pu faire passer
08:27cette proposition
08:28grâce aux voix
08:29du Rassemblement national.
08:31Je pense que cette proposition,
08:32cette loi dite
08:33la loi Philippine,
08:34effectivement,
08:35si elle avait existé,
08:36aurait protégé
08:37cette jeune fille.
08:39La gauche a été indigne.
08:41La gauche,
08:42dans son ensemble,
08:43est toujours là
08:44pour défendre le délinquant,
08:45toujours là dans des excès
08:47de langages
08:48qui sont très choquants
08:49car faire le parallèle
08:51entre un CRAS,
08:52un centre de rétention
08:53et un camp de concentration.
08:54Je vous rappelle
08:54que les centres
08:55de rétention administratives
08:56sont gérés
08:57par des fonctionnaires français.
08:58Ce sont des centres
08:59dans lesquels il y a des gens
09:00qui ont vocation
09:01à repartir
09:02et mettre le parallèle
09:03avec le camp de concentration
09:04me semble au mieux déplacé.
09:07Au pire,
09:07c'est encore l'utilisation
09:09de l'histoire
09:10la plus épouvantable du monde
09:12à des fins politiciennes.
09:14L'extrême-gauche
09:15et la gauche
09:16et ses partenaires
09:16se sont encore une fois
09:18déshonorés.
09:19Ils ne sont jamais là,
09:20jamais au rendez-vous
09:21pour protéger les Français.
09:22Jamais.
09:23Est-ce qu'il faut un référendum
09:24ce matin
09:25à la ligne du JD News ?
09:26Alexandre Jardin
09:27demande un référendum,
09:28un grand référendum
09:29sur la justice.
09:30Il faut rendre la parole
09:31au peuple
09:31sur ces grands sujets.
09:32Sébastien Chenu ?
09:33On peut imaginer
09:34des référendums.
09:35Moi, je suis partagé
09:35du référendum.
09:36Nous,
09:37au Rassemblement National,
09:38on en propose un
09:38sur l'immigration.
09:39Vous me direz,
09:40il y a un lien très fort
09:41entre immigration
09:41et délinquance.
09:43La surreprésentation
09:44de populations étrangères,
09:46on le voit dans les prisons,
09:4725% des détenus
09:48ont la nationalité étrangère.
09:50Donc nous,
09:50on veut d'abord
09:51un référendum
09:52sur l'immigration.
09:52Après,
09:53un référendum sur quoi ?
09:54Sur la justice.
09:55Occupons-nous d'abord
09:56d'ajuster les peines,
09:58de trouver des moyens.
09:59Mais on peut tout regarder.
10:00Mais je pense que
10:01la priorité,
10:02c'est le référendum
10:02sur l'immigration.
10:03Et puis ensuite,
10:04c'est de remettre debout
10:04notre système judiciaire.
10:06Vous pourrez les étrangers
10:07qui sont détenus
10:07dans nos prisons.
10:09Évidemment,
10:09votre proposition,
10:10c'est de les expulser.
10:11On en arrive toujours
10:11au même problème,
10:12les laisser passer consulaires,
10:14les renvoyer dans des pays
10:14qui ne veulent pas les accepter.
10:16Qu'est-ce que vous faites ?
10:16Est-ce que vous avez une proposition ?
10:18Oui, mais à partir du moment
10:19où on ne tente pas
10:19le bras de fer avec ces pays-là,
10:21on le voit avec l'Algérie.
10:22Est-ce que ça a marché ?
10:24Rien n'a marché avec l'Algérie
10:25parce que rien n'a été tenté.
10:27C'est-à-dire que le bras de fer
10:27qu'on doit tenter...
10:28Bruno Rotaillot n'a pas tenté ?
10:29C'était très timide.
10:31C'était un petit bras tout maigre.
10:32C'était un petit bras sans muscles.
10:33Ce n'était pas grand-chose.
10:35Et puis, il a été vite découragé.
10:36Et puis, finalement,
10:37il s'est sauvé du gouvernement
10:38dans lequel il n'avait finalement
10:39jamais rien eu à faire.
10:40Il n'aurait jamais dû aller
10:41dans ce gouvernement.
10:42Macron, Bruno Rotaillot,
10:43c'était mort d'emblée.
10:45Mais tenter le bras de fer,
10:46ça veut dire faire pression
10:47sur les visas,
10:48faire pression sur, là aussi,
10:49une espèce de caste
10:51qui se fait soigner dans notre pays,
10:52qui a un certain nombre de biens,
10:54sur la possibilité
10:55des transferts d'argent,
10:57sur les subventions,
10:59l'aide internationale,
11:01la coopération.
11:02Tout ça, c'est des chantiers
11:03sur lesquels il faut agir
11:05si on veut faire pression
11:06sur les États.
11:07Je rappelle qu'il y a aussi
11:07des États européens
11:09qui ont des étrangers,
11:10qui ont des citoyens à eux,
11:11qui sont des étrangers pour nous,
11:13qui sont dans nos prisons
11:14et avec lesquels il est possible
11:15d'avancer probablement
11:17un peu plus facilement.
11:18Sébastien Chénu,
11:19on parle d'immigration au niveau européen.
11:20Le pacte Asile,
11:21l'immigration est effectif.
11:22Est-ce que ça va changer quelque chose ?
11:24Est-ce que vous saluez, par exemple,
11:25le travail de François-Xavier Bellamy
11:26qui a fait bouger les lignes,
11:27qui n'a pas hésité à travailler
11:28avec toutes les droites européennes ?
11:29Est-ce que ce n'est pas un signal
11:30que vous pourriez faire pareil en France ?
11:32C'est une bombe à retardement,
11:33ce pacte des migrations,
11:34parce qu'en fait,
11:35ça dit idéologiquement
11:37qu'on doit accepter
11:38le déménagement du continent africain
11:40sur le continent européen.
11:42Et je pense qu'à partir du moment
11:43où l'Union européenne
11:44essaye de faire passer
11:45cette fumisterie,
11:47cette idée néfaste,
11:49c'est une bombe à retardement
11:50qui va en plus nous coûter cher
11:51financièrement.
11:52Moi, je salue les élus,
11:54quels qu'ils soient,
11:55et ceux du Rassemblement national
11:56ont été largement à la manœuvre
11:57pour essayer effectivement
11:58de protéger les Français
12:00de cette idéologie européiste.
12:03Demain, ça fait partie
12:04des chantiers qui sont devant nous.
12:06Vous savez, François Bayrou
12:07parlait d'Himalaya.
12:08Il y a plusieurs Himalayas devant nous.
12:10Il y a la lutte contre l'immigration,
12:11il y a le narcotrafic,
12:13il y a la démographie.
12:14Si vous ne vous attaquez pas
12:15à ces Himalayas-là,
12:16alors le pays va s'écrouler.
12:18Il y a un autre Himalaya
12:19qui se dresse devant vous,
12:20Sébastien Chenu,
12:21c'est la date du 7 juillet.
12:22La justice rendra son verdict
12:24dans l'affaire des assistants
12:25parlementaires européens.
12:27Tout le monde retient son souffle,
12:29j'imagine,
12:29au parti que vous représentez.
12:32Savoir si Marine Le Pen
12:33sera éligible ou pas.
12:34Est-ce que vous avez, vous,
12:35déjà choisi votre candidat
12:37ou est-ce que c'est la justice
12:37qui va le faire ?
12:38C'est quand même étrange
12:39que dans une démocratie,
12:40ce soit la justice
12:42qui dise finalement
12:43qui sera le candidat
12:43du Rassemblement national
12:44à l'élection présidentielle.
12:46Nous, on est organisé
12:46toujours de la même façon.
12:48Marine Le Pen est notre candidate.
12:49Si la justice la privait
12:51du rendez-vous avec les Français,
12:52qui est un rendez-vous attendu,
12:53pour lequel elle est prête,
12:54et bien Jordan Bardella,
12:56qui est le président de notre parti,
12:57prendrait la relève
12:58et irait effectivement
12:59rencontrer les Français
13:00pour porter notre proposition politique.
13:02Donc nous,
13:02on s'est organisé,
13:03mais c'est vrai que
13:05notre sort politique
13:06est entre les mains
13:07de la justice
13:07et quelque part,
13:08finalement,
13:08c'est aussi le sort des Français
13:10qui est entre les mains
13:11de la justice
13:11à travers la possibilité
13:13ou pas pour Marine Le Pen
13:13d'être candidate.
13:14Est-ce qu'il n'y a pas
13:15des tiraillements en interne,
13:16en coulisses,
13:17au RN,
13:17entre les deux équipes ?
13:18On peut imaginer
13:19qu'il y ait une forme
13:20de concurrence
13:21entre les équipes
13:22de Marine Le Pen
13:23et de Jordan Bardella ?
13:23Non, je crois que ça travaille bien.
13:25D'ailleurs, vous savez,
13:26les programmes,
13:26que ce soit ceux
13:27des élections européennes
13:28ou des législatives anticipées,
13:30les dernières qu'on ait pu avoir,
13:31elles ont été organisées,
13:33portées par les mêmes équipes.
13:34Chez nous,
13:35vous savez,
13:35l'offre politique,
13:36ce qu'on propose aux Français,
13:37je crois que c'est assez clair.
13:38Les Français savent très bien
13:38qu'avec nous,
13:39il y aura moins d'immigration,
13:41moins de fiscalité,
13:42plus de sécurité
13:42et la restauration
13:44de toutes les autorités.
13:45L'éducation nationale
13:46en fait partie.
13:47Donc, vous savez,
13:48sur ça,
13:48il n'y a pas de mystère.
13:49On n'a pas de mystère
13:50sur nos candidats,
13:51contrairement aux autres
13:51et à la cinquantaine
13:53de candidats
13:53aux élections présidentielles.
13:55Il n'y a pas de mystère
13:55pour Jean-Luc Mélenchon.
13:57Non, ça c'est clair.
13:57C'est votre adversaire
13:58le plus inquiétant pour vous ?
14:00Ça dépend de ce qu'on met inquiétant.
14:02Jean-Luc Mélenchon,
14:02il est inquiétant
14:03dans le sens où je pense
14:04qu'avec lui,
14:04c'est la bascule du pays,
14:06c'est la ruine du pays.
14:07Moi, je trouve qu'Edouard Philippe
14:08dans un autre genre
14:08est très inquiétant
14:10parce que c'est la poursuite
14:11de la Macronie.
14:12Gabriel Attal,
14:13son clone,
14:13c'est pareil.
14:14Ça, c'est la poursuite
14:15de la Macronie.
14:15Ce qui est très inquiétant aussi
14:16parce qu'à la fin,
14:17le pays bascule également.
14:19Donc, moi, je crois
14:20qu'il faut prendre les gens
14:21très au sérieux,
14:21nos adversaires très au sérieux.
14:23D'un côté,
14:24vous avez un candidat
14:24de l'espèce
14:25de révolution permanente
14:27et du communautarisme
14:28qui est Jean-Luc Mélenchon
14:30qui souffle sur les braises.
14:31Et de l'autre côté,
14:31vous avez la poursuite
14:32de la Macronie.
14:33Ni l'un ni l'autre
14:34ne sont des scénarii
14:35qui permettront à notre pays
14:36de relever la tête.
14:36Mais avec le risque
14:38de voir la France insoumise
14:40au second tour,
14:40vous pensez que Jean-Luc Mélenchon
14:42peut passer,
14:43être élu un jour
14:44président de la République ?
14:45Je ne suis pas sûr
14:46qu'aujourd'hui,
14:46il soit capable
14:47de rassembler
14:48plus de 50% des Français.
14:50Mais je ne sous-estime pas
14:51Jean-Luc Mélenchon.
14:52Son discours est clair,
14:54sa technique est claire.
14:56Il sait faire campagne.
14:57Je pense qu'il est un adversaire
14:58dangereux pour le pays
14:59et le sous-estimer
15:01en disant que ce sera 60-40,
15:02ce serait faire commettre
15:04une faute importante.
15:05Il y a des élus
15:06comme Xavier Bertrand
15:07qui estiment
15:07qu'il est difficile
15:08de vivre en France
15:09quand on est musulman,
15:10juif ou quand on ne porte pas
15:11le prénom issu
15:12du calendrier grégorien.
15:13Vous comprenez
15:14ces déclarations ?
15:15Je ne sais pas
15:15dans quoi Xavier Bertrand
15:16s'est perdu.
15:17Je crois surtout
15:18que dans ce qu'il dit,
15:19il n'y a zéro sincérité.
15:20Il dit Bardella Le Pen,
15:21c'est la même chose.
15:21Il n'y a pas de sincérité
15:22dans ce que dit Xavier Bertrand.
15:23C'est une espèce de calcul
15:24pour dire,
15:25moi je vais essayer
15:25d'entrer par la petite porte
15:27et puis devenir
15:27l'adversaire numéro un
15:29du Rassemblement national.
15:30C'est un calcul.
15:31Un jour,
15:31Xavier Bertrand
15:32était un homme de droite.
15:32Il y a longtemps,
15:33il a été un homme de droite.
15:34Il a été un homme
15:35qui défendait
15:36l'identité de son pays.
15:37Aujourd'hui,
15:38il est finalement
15:39un sous-marin
15:40du mélanchonisme.
15:41Sébastien Chignon
15:42est sur CNews
15:42et sur Europe 1.
15:43L'association Emmaüs
15:45a adopté à 90% des voix
15:47une motion appelant
15:47à faire barrage
15:48aux idées de l'extrême droite.
15:50Elle part du principe
15:51que si vous étiez au pouvoir,
15:52vos idées seraient un danger
15:53pour les personnes
15:53les plus précaires.
15:55Est-ce que vous comprenez
15:56une telle prise de position
15:57sur des associations
15:58qui sont censées
15:59être neutres politiquement ?
16:00Moi,
16:00j'ai beaucoup de respect
16:01pour les bénévoles
16:02et les permanents
16:03d'ailleurs de l'association Emmaüs
16:04et cette première,
16:06cet engagement politicien
16:08d'Emmaüs
16:09me semble raisonner
16:10de façon très négative.
16:11Pourquoi ?
16:12Parce que d'abord,
16:13Emmaüs est censé s'occuper
16:14de la solidarité
16:15dans notre pays
16:15et pas faire de la politique politicienne
16:17et puis surtout,
16:18Emmaüs est une association
16:18qui est subventionnée
16:20par le Fonds social européen
16:21et moi,
16:21je pense que lorsqu'on touche
16:22des subsides publics,
16:24eh bien,
16:24on ne fait pas de politique.
16:26Lorsqu'on a un financement
16:28important
16:28ou pas important d'ailleurs,
16:30eh bien,
16:30on reste neutre
16:31et ça devrait être
16:32un principe sain
16:32dans notre société.
16:34Toute association
16:35qui prend des positions politiques
16:37au moment des élections
16:38ne devrait pas recevoir
16:39de soutien financier
16:41de la puissance publique.
16:42Si vous voulez faire de la politique,
16:43vous avez le droit d'en faire
16:44mais pas avec l'argent des Français.
16:46C'est valable
16:46pour l'audiovisuel public,
16:47ça devrait être valable aussi
16:48pour les associations
16:49qui touchent l'argent des Français.
16:50Sébastien Chenu,
16:51un mot de la Coupe du Monde,
16:52de l'équipe de France
16:53a entamé hier son parcours
16:55en remportant le match
16:56face au Cénégal.
16:57Vous dites bravo,
16:58bien sûr,
16:58et vive les Bleus.
17:00Bien sûr,
17:01notre équipe a été extraordinaire.
17:03Je salue
17:05le beau match
17:06qu'on a pu voir hier soir.
17:08De Kylian Mbappé notamment ?
17:09Oui,
17:10mais moi,
17:10j'étais en séance
17:11avec Marine Le Pen.
17:12On défendait la Corse
17:14hier
17:14et une autonomie
17:16encadrée,
17:17une autonomie modernisée
17:18finalement
17:19des institutions corse.
17:20Donc,
17:20on n'a pas pu regarder
17:21le match.
17:22Je note simplement
17:23qu'on est parfois
17:23moins exigeants
17:24de pays
17:25comme le Sénégal
17:26que d'autres pays
17:27comme Israël.
17:28Je n'ai pas entendu
17:29d'appel ni au boycott
17:30ni de réserve
17:31sur le Sénégal.
17:31Je rappelle que le Sénégal
17:33a pris des dispositions
17:34pour maltraiter
17:35les homosexuels
17:36dans son pays.
17:37j'aurais bien aimé
17:38entendre quelques voix,
17:39les grandes voix de gauche,
17:40les donneurs de leçons,
17:40le journal,
17:41l'équipe,
17:41etc.
17:42Là,
17:42il n'y a pas un mot.
17:43Un dernier mot
17:44sur les violences
17:44liées au football.
17:45On a vu,
17:46après la victoire des PSG,
17:47ce qui s'est passé à Paris.
17:48Est-ce que vous redoutez
17:49qu'un tel scénario
17:50se produise ou pas ?
17:51Ou est-ce qu'on peut
17:52espérer avoir
17:53des soirées festives
17:55sans débordement violent ?
17:56Il faut l'espérer,
17:57il faut le souhaiter.
17:58C'est comme ça
17:59que notre pays
17:59doit vivre.
18:00Mais malheureusement,
18:01à chaque fête de la musique,
18:03à chaque match de foot,
18:04le 14 juillet,
18:06les Français redoutent,
18:08se posent la question
18:09de savoir
18:09s'ils vont sortir
18:10en sécurité.
18:12C'est quand même
18:13problématique
18:13que dans notre pays,
18:14on se pose
18:15ce genre de questions
18:16avant d'aller célébrer
18:17un bon moment.
18:17C'est le problème
18:17du dispositif du maintien
18:18de l'ordre
18:18pour vous qui est posé ou pas ?
18:19Ce n'est pas forcément
18:20le problème du dispositif
18:21du maintien de l'ordre,
18:22c'est le problème,
18:22là encore,
18:23de l'autorité,
18:24des peines,
18:25de l'exécution
18:26des peines et de la justice.
18:28Vous savez,
18:28si des gens cassent vol,
18:29cassent un abribus,
18:30ça coûte 5 000 euros
18:31de casser un abribus,
18:32mais savent qu'à la fin,
18:33ils ne le rembourseront jamais
18:34et ne verront jamais
18:35les barreaux d'une prison,
18:36ne serait-ce qu'une semaine,
18:37eh bien,
18:38ils vont continuer à le faire.
18:39Donc, je pense que là encore,
18:40la restauration des autorités
18:41dans notre pays,
18:42c'est un chemin
18:43sur lequel nous,
18:44nous sommes engagés.
18:44Merci beaucoup.
18:45Sébastien Chouenu,
18:46député RN du Nord,
18:47d'être venu ce matin
18:48dans le matin
18:48à le CNews et à l'Europe 1.
18:49Bonne journée.
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