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Guillaume Kasbarian, député EPR d'Eure-et-Loir et ancien ministre, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Guillaume Casbarion.
00:04Bonsoir à vous, bonjour à vous plutôt.
00:06Bonjour.
00:06Des formations du soir.
00:07Député ensemble de l'Eure et Loire, ancien ministre du Logement, les municipales.
00:10Monsieur Casbarion n'a pas vraiment changé le visage de la France.
00:13Paris reste à gauche, L'Ouen et Marseille aussi.
00:15Vous dites, c'est la victoire du socialo-communisme.
00:17Ça veut dire quoi ?
00:18Alors, parce qu'à Paris et dans certaines villes, il y a eu une alliance socialo-communiste qui s'est
00:23mise en place.
00:24Vous avez l'EPS, la gauche, qui a pactisé avec LFI pour essayer de l'emporter dans certaines villes.
00:30Et puis, parce qu'au sein même du bloc de gauche, vous avez des personnalités sulfureuses.
00:33Voilà, alors c'est vrai qu'à Paris, il n'y a pas eu d'alliance entre M. Grégoire et
00:36la France insoumise.
00:37Mais enfin, il y a quand même à l'intérieur un communiste, Yann Brossat.
00:39Il y a quand même une ex-insoumise, Mme Simonnet.
00:42Et moi, je ne me réjouis pas de ce résultat-là dans la capitale.
00:45Et je pense que c'est une mauvaise direction pour notre capitale.
00:48Après, il faut respecter le choix des électeurs.
00:50Mais bon, après, il n'y a pas que Paris.
00:51On va parler aussi de toutes les villes de France.
00:54Vous avez raison.
00:54Il y a quand même eu des scènes de huées, de violences, d'humiliations qui sont multipliées.
00:58Dimension, dans les municipalités où les maires sortants ont été quasi molestés
01:01par les partisans, notamment de la France insoumise,
01:03qui ont emporté certaines municipalités, le Blanc-Ménier, le Creil.
01:06Comment est-ce que vous jugez cette brutalisation du débat politique ?
01:09Je trouve ça honteux.
01:10Je trouve ça honteux parce qu'on peut, dans une soirée électorale,
01:12se réjouir de sa victoire.
01:14On peut saluer ses partisans.
01:16On peut montrer de la joie.
01:17Mais de là à violenter, insulter, chahuter des maires sortants
01:21qui, parfois, pendant des années, des décennies,
01:23se sont engagées pour les habitants de leurs communes,
01:26je trouve ça lamentable.
01:27Je trouve ça pas respectueux.
01:29Je trouve que là, c'est de l'arrogance.
01:31C'est plus des cris de victoire sur une élection.
01:33C'est vraiment là de l'arrogance.
01:34C'est autre chose.
01:34Et c'est le signe de quoi, cette arrogance ?
01:36C'est le signe d'une violence dans la société.
01:39C'est le signe aussi d'une fracture territoriale forte,
01:43d'une fracture politique forte, y compris au niveau local.
01:46Moi, je sais qu'il y a des communes où la campagne a été violente,
01:48où les mots ont été violents, où les divisions ont été violentes,
01:52parfois peut-être plus que certaines campagnes nationales.
01:55Et donc, maintenant, il est temps de revenir à de l'apaisement.
01:57L'élection a eu lieu.
01:57Il y a eu un choix démocratique.
01:59Il faut savoir respecter le choix des électeurs
02:00et avancer en essayant de rassembler le plus large possible.
02:04Mais c'est pas le signe d'une communautarisation, non plus ?
02:06Bien sûr.
02:07Après, ces scènes que vous décrivez,
02:08elles peuvent arriver aussi dans des petits villages
02:10qui ne sont pas en banlieue et qui sont...
02:12Ça peut exister.
02:13Vous avez eu des divisions très fortes.
02:14Moi, je l'ai vu dans mon département.
02:15Il peut y avoir des divisions très fortes.
02:17Ce qui fait que le soir de l'élection,
02:18le dénouement est assez violent.
02:20C'est-à-dire qu'on peut revenir aux mains ?
02:22C'est ça, la politique ?
02:23Moi, ce n'est pas ma vision des choses.
02:24C'est-à-dire que la politique, pour moi,
02:25c'est d'abord un projet, des idées,
02:27un débat démocratique apaisé, projet contre projet.
02:30Puis ensuite, les électeurs tranchent.
02:32Et ensuite, écoutez, on passe à autre chose.
02:34On essaie de rassembler largement
02:35et on essaie de mettre en oeuvre son projet.
02:36Voilà, c'est ça mon idéal de la politique
02:39et voilà, mon idéal républicain.
02:40Donc moi, je ne me satisfais pas de ces violences.
02:42Je les condamne.
02:43Et j'espère que dans ces communes-là,
02:44on arrivera à retrouver un peu de liant
02:45pour faire avancer les projets de territoire
02:47parce que c'est dans l'intérêt des habitants.
02:49Un dernier mot pour la France insoumise.
02:51Visiblement, les outrances et les dérapages
02:52de Jean-Luc Mélenchon ne l'ont pas pénalisé.
02:54C'est-à-dire que c'est une stratégie
02:55qui va pousser encore
02:57en perspective de 2027, selon vous, M. Castarian ?
02:59Je pense que sa marque de fabrique idéologique,
03:02c'est d'être dans la radicalité,
03:03dans l'extrême-gauche,
03:04dans les positions les plus dures.
03:07Voilà, moi, ce que je regrette,
03:08c'est que beaucoup, à la fin des fins,
03:10fassent une alliance avec lui.
03:12Que le PS, systématiquement,
03:15devient bipolaire.
03:15En dehors des périodes électorales,
03:17ils vous disent
03:17jamais on va s'allier avec la France insoumise,
03:20c'est terminé, on n'en veut plus, etc.
03:22Dès qu'il y a un enjeu de poste
03:24et un enjeu électoral,
03:25l'Union se fait comme un aimant, tout de suite.
03:28Et donc, je pense qu'à un moment,
03:29il faut être sérieux,
03:30il faut arrêter de mentir aux électeurs.
03:33Moi, je constate qu'après avoir dit
03:34pendant des semaines
03:35on ne fera pas d'alliance avec LFI,
03:3724 heures plus tard,
03:38vous avez le PS qui fait des alliances avec LFI.
03:40Mais de la même manière que lors des européennes,
03:42Luxman avait dit
03:43jamais on fera d'alliance avec LFI.
03:45Et quand il a dit solution,
03:4724 heures plus tard, il y avait une alliance.
03:48Donc voilà.
03:48Donc ils sont insincères ?
03:50Oui, je pense que c'est insincère.
03:51Je pense qu'ils mentent aux électeurs.
03:53Je pense qu'ils leur font croire
03:54que jamais ils ne se rapprocheront
03:56de la France insoumise dans les faits.
03:57Et les Français le voient,
03:59élection après élection.
04:00Dès que leur poste est en jeu,
04:01dès qu'il s'agit de gagner,
04:03là, il n'y a plus de règles,
04:04il n'y a plus de valeurs,
04:04il n'y a plus de frontières,
04:05il n'y a plus de barrières.
04:06Et joyeusement, ce petit monde
04:07se met d'accord pour emporter des sièges.
04:10Après, les électeurs ne sont pas dupes
04:11et il y a beaucoup d'endroits
04:12où ces alliances-là n'ont pas fonctionné.
04:13Moi, je me réjouis que par exemple
04:14à Toulouse,
04:15cette alliance-là n'ait pas fonctionné
04:16et que M. Moudin
04:17qui ait réussi à gagner la mairie,
04:19en plus, il avait face à lui
04:20un député insoumis
04:21qui était très anti-propriété privée,
04:23très pro-squat,
04:24et qui, à mon avis,
04:26aurait mené dans le mur
04:26beaucoup de Toulousains,
04:27je suis ravi que l'alliance
04:29n'ait pas produit la somme
04:30que cette gauche
04:31et ces insoumis espéraient
04:32et qu'au final,
04:33cette ville reste raisonnable
04:35et reconduit le maire Jean-Luc Moudin.
04:37C'est le cas dans beaucoup de communes
04:38où on a eu aussi un basculement.
04:40Moi, je veux aussi parler
04:41des écologistes
04:42qui, pour le coup,
04:43ont perdu beaucoup de communes
04:44et je suis très heureux
04:45qu'à Bordeaux, par exemple,
04:46ce soit Thomas Cazenave
04:47qui ait réussi à remporter Bordeaux
04:49et qu'à Annecy,
04:50ce soit Antoine Armand
04:51qui ait réussi à remporter
04:52la mairie d'Annecy.
04:53Deux candidats du centre.
04:53C'est deux candidats
04:54de très grande qualité,
04:57compétents,
04:57qui ont réussi à rassembler
04:58largement dans leur commune,
04:59avoir un vrai projet territorial
05:01et à embarquer les gens
05:02dans une histoire positive
05:04et effectivement,
05:04des écologistes
05:05qui, à l'inverse,
05:05dans ces deux communes-là
05:06ont été battus
05:07parce qu'ils n'avaient pas
05:08un bon bilan
05:09et parce qu'ils n'inspiraient
05:10plus confiance.
05:10Donc, moi, je me réjouis
05:11de cette situation-là
05:12dans beaucoup de communes de France.
05:13Donc, si je vous entends bien,
05:14Guillaume Casparian,
05:15ça veut dire qu'il faut faire
05:15une union entre la droite
05:18et le centre
05:18pour faire barrière
05:19à cette gauche
05:19que vous détestez.
05:21Écoutez, avant de parler
05:21d'alliance d'union
05:22parce que je pense
05:22que les gens sont perdus
05:23aujourd'hui
05:24dans toute cette embouille,
05:25il faut parler de projet.
05:25Vous croyez qu'ils sont perdus
05:26ou ils sont dégoûtés ?
05:27Les deux.
05:28Moi, je pense que
05:29beaucoup de Français
05:29regardent ça avec critique
05:32en se disant
05:32on ne sait plus
05:33qui pense quoi.
05:34Où sont les libéraux ?
05:35Où sont les socialistes ?
05:36Où sont les écolos ?
05:37Où sont les nationalistes ?
05:38Où sont les patriotes ?
05:39Où sont les machins ?
05:39Je pense qu'il y a
05:40une sorte de gloubi-boulgarélogique
05:42qui fait que les gens
05:42sont perdus
05:43dans le spectre politique français.
05:44Moi, je fais partie
05:45des libéraux,
05:46je défends la liberté,
05:48je défends les idées
05:48les plus radicales
05:50pour pouvoir transformer
05:51le pays
05:51et redonner de la liberté
05:52aux gens,
05:53c'est ça ce qui me fait
05:54lever chaque matin.
05:54Pourquoi vous n'êtes pas
05:55avec David Lissard alors ?
05:56De nouvelle énergie ?
05:57Peut-être qu'un jour,
05:58on pourra peut-être
05:59un jour travailler ensemble.
06:00Moi, je défends
06:01en tout cas les idées libérales
06:03et je serais très heureux
06:05qu'on soit le plus nombreux
06:05possible
06:06et qu'un jour,
06:07on arrive tous ensemble
06:08à travailler pour transformer
06:09Avec Clément Beaune
06:09de votre parti ?
06:11C'est un peu le grand écart là.
06:13J'espère que vous êtes souple.
06:14Bien sûr,
06:14vous avez raison de dire
06:15qu'on ne pense pas tous
06:16la même chose.
06:17Faut mieux que ça veut dire
06:17que vous ne pensez pas tous ?
06:18Je le reconnais bien volontiers.
06:20Moi, je vous dis
06:20ce que je défends.
06:21Si vous voulez savoir
06:21ce que Clément Beaune défend,
06:22vous invitez Clément Beaune.
06:23Moi, je vous dis
06:24que je défends la liberté
06:25et je souhaite que demain,
06:27il y ait une alliance
06:27et le plus large possible
06:29avec un programme
06:29le plus libéral possible
06:30pour transformer le pays.
06:31Ça, c'est de la clarté idéologique.
06:33J'entends, mais jusqu'où ?
06:33Ça, c'est de la clarté idéologique
06:34et c'est ce qui permet
06:35de travailler un projet
06:36qui donne envie,
06:37qui fait rêver les Français
06:37et qui permet d'être clair
06:39sur le spectre politique.
06:40C'est ça que je souhaite construire
06:42et les maires qui ont gagné,
06:44généralement,
06:45ils l'ont fait
06:45sur un programme clair,
06:46un projet clair,
06:47une personnalité claire
06:48et ils ne l'ont pas fait
06:49sur un globi-boulga idéologique.
06:51Vous avez bien cette expression.
06:52Oui, j'aime bien
06:53parce qu'il faut de la clarté
06:54et les gens attendent
06:54de la clarté.
06:55Ça parle au plus ancien d'entre nous.
06:56Je trouve qu'on manque
06:58de clarté en politique.
06:59Il y a besoin d'être clair.
07:00Est-ce que ce qu'a dit
07:01Gabriel Attal
07:02qui a profité de son discours
07:03pour tendre la main
07:04aux électeurs de la gauche républicaine
07:05et que ré des accords
07:07avec les filles vous va ?
07:08Est-ce qu'encore une fois,
07:09vous qui vous rêvez
07:10en Milléi français,
07:11Ravier Milléi,
07:12le président argentin,
07:12est-ce que vous n'êtes pas embarrassé
07:13par les appels du pied
07:14du chef de votre parti
07:15à la gauche ?
07:16Il ne fait pas que vis-à-vis de la gauche.
07:18Il le fait aussi vis-à-vis de la droite
07:19en expliquant que certains
07:21sont toujours probablement perdus
07:23par ces jeux d'alliances
07:23qui travestissent leur idée
07:26et leur idéologie principale.
07:27Donc, je pense que l'objectif
07:29de Gabriel Attal,
07:30c'est de rassembler
07:31le plus large possible
07:32et de faire des appels du pied.
07:33En tout cas,
07:34c'était le sens, je pense,
07:35de son message
07:36à tous ceux qui se sentent
07:37un peu perdus,
07:38que ce soit à gauche
07:39ou que ce soit à droite.
07:40Parce que ceux qui avaient
07:40votre étiquette,
07:41à part, on en a évoqué
07:43Annecy, M. Armand
07:44et Thomas Cazenave.
07:47Les autres,
07:47Rachida Dati à Paris,
07:48Christian Estrosi à Nice,
07:49François Bayrois-Pau,
07:50Jean-Michel Loulas,
07:51tout ce qui avait
07:51de l'étiquette Macroniste
07:52ont été battus.
07:53Oui, après,
07:54est-ce que c'est une question
07:54d'étiquette ?
07:55Est-ce que c'est une question
07:55de personnalité ?
07:56Je ne sais pas.
07:56Est-ce que c'est une question
07:57de projet ?
07:58Vous savez,
07:59ces élections municipales,
08:00beaucoup essayent
08:00de leur donner
08:01un sens national.
08:02Moi, je voudrais quand même
08:03dire un mot des villes rurales,
08:04des communes rurales.
08:05Je fais partie, moi,
08:05des communes rurales
08:06parce que je suis dans un village
08:07de 1 500 habitants
08:08en Nord et Loire.
08:09Il se trouve qu'il n'y avait
08:09qu'une seule liste.
08:10Qui est passée au premier tour.
08:11Qui est passée au premier tour.
08:12Et dans cette liste,
08:13il y avait des gens de gauche,
08:14de droite, du centre,
08:15peu importe, on s'en fout.
08:16On avait des gens
08:25qui probablement se sentent
08:26mal à l'aise
08:26quand des politiciens
08:27viennent tirer
08:27des enseignements nationaux
08:28d'une élection locale
08:30où dans l'immense majorité
08:31des communes,
08:31il n'y avait qu'une seule liste,
08:33voire deux,
08:34mais qui étaient dénuées
08:35d'enjeux nationaux.
08:36La question des enjeux nationaux
08:37sur les municipales,
08:38on les verra probablement
08:39au sénatorial,
08:40puisque vous savez que les maires
08:41seront amenés à choisir
08:42des sénateurs.
08:42Et c'est à ce moment-là
08:43où vous aurez la révélation
08:44de quelle est la sensibilité politique
08:46des maires que vous avez choisis.
08:48Parce que même s'ils se sont
08:49présentés sans étiquette,
08:50ils devront voter au sénatorial.
08:51Mais à ce stade,
08:52moi je le redis,
08:53dans l'immense majorité
08:54des communes de France,
08:55les Français ont choisi
08:56généralement entre une,
08:57voire deux listes
08:58et qui étaient dépolitisées
09:00et sans étiquette.
09:01Donc attention à ne pas...
09:02Oui, ok, ça c'est au niveau local,
09:03au niveau national,
09:04ça ne sera pas ça,
09:05vous le savez.
09:05Ne visibilisons pas
09:06les communes rurales
09:07et ne tirons pas
09:08des enseignements nationaux
09:09à partir de quelques grandes villes
09:11qui sont importantes,
09:12bien évidemment.
09:12On a voté dans 1 600 villes
09:14à peu près,
09:14contre 35 000.
09:15La ruralité, ça existe,
09:16c'est qu'ils font moins
09:17bruit que d'autres,
09:18ils sont moins bruyants
09:19que d'autres,
09:19mais il se trouve
09:19que la démocratie,
09:21elle est partout
09:21et que la ruralité
09:22est importante dans notre pays.
09:23Évoquons un mot
09:24de le Rassemblement National,
09:26Guillaume Casbarian,
09:26sur ces news et sur Europe 1.
09:28Il renforce son ancrage local,
09:29vous parliez des sénatoriales,
09:31une 70 à peu près communes,
09:333 000 conseillers municipaux,
09:35c'est-à-dire que ça y est,
09:36il étend évidemment
09:38son maillage local.
09:39Ils augmentent leur maillage.
09:40En revanche,
09:40les grandes villes
09:41échappent toujours à Rennes.
09:42Il y a toujours
09:43ce Front républicain
09:44qui fonctionne,
09:44auquel vous appelez encore ?
09:46Moi, surtout,
09:47encore une fois,
09:47je pense que c'est
09:48une question locale.
09:49Ils ont augmenté leur ancrage
09:50avec plus d'élus,
09:51c'est factuel,
09:52de la manière que nous aussi,
09:53côté centre,
09:54on a augmenté notre ancrage
09:54et on a plus d'élus.
09:56Néanmoins,
09:56ce n'est pas le grand chelème
09:58et ils n'ont pas conquis
09:59la majorité
09:59des communes de France.
10:00Mais parce que,
10:01encore une fois,
10:02les municipales,
10:02c'est la question
10:03de rencontre,
10:04exactement,
10:05mais vous avez raison,
10:06il faut rester très humble
10:07sur les résultats
10:07de ces élections.
10:08Mais les municipales,
10:10c'est la rencontre
10:10entre une personnalité
10:11et une équipe
10:12autour d'un projet
10:13vis-à-vis des habitants
10:14de la commune
10:15pour s'occuper
10:15des habitants du territoire.
10:16Il se trouve que,
10:17probablement,
10:18dans certains territoires,
10:19l'ancrage passé
10:20de candidats
10:20qui sont là
10:21depuis des années,
10:22d'équipes sortantes
10:23qui sont là
10:23depuis des années
10:24ou de candidats nouveaux
10:25mais qui font du terrain
10:27depuis des années
10:27fait que c'est ça
10:29qui a conditionné
10:31le vote des citoyens
10:32et donc,
10:32ce n'est pas facile
10:33de s'ancrer localement,
10:34ça ne se fait pas
10:34un coup de baguette magique
10:35et il ne suffit pas
10:36d'avoir une étiquette nationale
10:37pour pouvoir faire
10:38le grand chelème
10:39et remporter toutes les communes.
10:40Non mais vous ne minorez pas
10:41le résultat du RN non plus.
10:42Mais ni celui du RN
10:43ni le nôtre
10:43parce que, factuellement,
10:45nous avons augmenté
10:45le nombre d'élus locaux
10:48du centre
10:49et il y a eu
10:50une augmentation
10:50du nombre d'élus,
10:51effectivement,
10:51vous l'avez dit,
10:52du Rassemblement national.
10:53Mais ce n'est pas...
10:54Ils n'ont pas conquis
10:55l'écrasante majorité.
10:56Mais je vous le dis,
10:56l'heure de vérité,
10:57ça sera la sénatoriale.
10:58On verra bien, du coup,
11:00qui pèse quoi
11:00et quel est l'équilibre
11:01des votes
11:02des élus
11:03qui ont été choisis
11:03par les Français.
11:04Un tout petit mot
11:04de Paris
11:05parce que vous avez été
11:06ministre du logement
11:07Guillaume Casparian
11:08et Manel Grégoire
11:09qui a donc été élu
11:09dit vouloir faire du logement
11:10sa priorité.
11:11Il promet la création
11:12de 60 000 logements sociaux
11:13au cours de son mandat.
11:15Qu'est-ce que vous en pensez ?
11:16Mais je pense que c'est
11:16le pire programme
11:17pour le logement à Paris.
11:19C'est-à-dire qu'on est
11:19dans les vieilles recettes socialistes
11:21avec le bloca...
11:21Le logement social,
11:22ce n'est pas bien.
11:23Ce n'est pas ça.
11:23C'est qu'il y a
11:23le blocage des loyers,
11:25le blocage des prix,
11:26le blocage des loyers.
11:27Il y a la réquisition
11:29des logements vacants
11:30et il y a du logement social partout
11:32pour en construire partout.
11:33C'est un programme,
11:34je ne sais pas comment
11:35le qualifier autrement,
11:35de socialo-communiste
11:36sur le logement.
11:37Ce n'est pas mon idéologie.
11:39Moi, j'ai essayé
11:39pendant les sept mois
11:40où j'étais ministre du logement
11:41de faire l'inverse,
11:42c'est-à-dire de libérer le marché,
11:44de libérer les prix,
11:45de redonner de la liberté,
11:46de respecter la propriété privée
11:48et de réformer le logement social
11:49pour mettre fin
11:50au logement social à vie
11:52et pour intégrer
11:53du logement intermédiaire
11:54pour les classes moyennes
11:56et que ce ne soit pas
11:57uniquement du logement social
11:58ou très social.
11:58Voilà, donc moi,
11:59je suis idéologiquement
12:01radicalement différent
12:01de ce que propose M. Grégoire
12:02et je pense qu'il mène,
12:04encore une fois,
12:04tout ça mène dans le mur
12:05parce qu'à la fin,
12:06toutes ces vieilles recettes
12:07socialistes n'ont marché nulle part
12:09et à l'inverse,
12:09les recettes libérales
12:11qui nous a respecté
12:11la propriété privée...
12:11Mais vous changez la sociologie
12:13d'une ville en faisant ça.
12:14Je le regrette
12:15parce que je pense
12:15qu'il y a probablement
12:16de l'électoralisme
12:17derrière tout ça
12:18et que ceux qui veulent
12:19construire du logement social
12:20partout ont probablement
12:21quelques idées électoralistes
12:22derrière la tête.
12:23Je ne dis pas qu'il ne faut pas
12:24construire du logement social,
12:25je dis que quand on le fait
12:26de façon débridée
12:26avec une visée électoraliste,
12:27ça ne produit pas
12:28les bons effets
12:28et qu'il faudrait à l'inverse
12:30faire une politique
12:31un peu plus libérale,
12:33même beaucoup plus libérale
12:34pour pouvoir changer...
12:34Et sur le logement social
12:35d'urgence,
12:36l'hébergement d'urgence,
12:37il y a vocation
12:39évidemment à accueillir
12:40des SDF
12:40et qui en réalité
12:41est occupée à 60%
12:42par des personnes
12:43en situation régulière.
12:44Deux tiers par des personnes
12:45en situation régulière,
12:46moi je l'ai dénoncé,
12:46j'ai même posé des amendements
12:47au dernier budget
12:48pour pouvoir y remédier.
12:49Vous avez les deux tiers
12:50des places d'hébergement
12:51d'urgence à l'hôtel
12:52qui sont occupées
12:52par des migrants irréguliers
12:53et la durée moyenne
12:54de séjour,
12:55c'est trois ans.
12:56J'ai toujours dit
12:56que c'était un scandale,
12:57qu'il fallait réformer ça,
12:58qu'aucun pays européen
13:00de gauche,
13:01de droite du centre
13:01ne permet ça
13:02et qu'il est urgent
13:03de réformer la façon
13:04dont on prend en charge
13:05pour ne pas laisser
13:06des personnes
13:06dans un no man's land
13:07où pendant trois ans
13:08ils sont parqués à l'hôtel,
13:10ils ne sont ni expulsés
13:11ni régularisés
13:12et le contribuable
13:14paye des chambres d'hôtel
13:15pour des migrants irréguliers
13:16qui n'ont rien à faire
13:17à l'hôtel,
13:17qui n'ont rien à faire là.
13:19Et c'est trois milliards d'euros
13:21à la fin,
13:22l'hébergement d'urgence
13:22dans notre pays,
13:23donc c'est une source
13:23d'économie importante.
13:25Moi, c'est ce que je défendais
13:26et bien sûr,
13:26je me suis pris encore
13:27la gauche sur le sujet
13:28qui a toujours expliqué
13:29que j'étais excessif.
13:30Non, je ne suis pas excessif,
13:30ce sont les chiffres,
13:31ce sont les faits
13:32et il faut réformer.
13:33Guillaume Gaspard,
13:33un tout petit mieux,
13:34on a parlé des sénatoriales,
13:42qui sont les filles et le RN,
13:43est-ce qu'elle doit aller
13:44d'Armanin à Retailleau,
13:47de Atal,
13:47à Knafo,
13:48à Saragnafo ?
13:49Non, mais moi,
13:49je pense que la présidentielle,
13:50ce n'est pas un concours de beauté.
13:51Et donc, avant de parler
13:52de qui on met dans une primaire
13:53pour se mettre d'accord
13:54entre la carpe, le lapin,
13:55le chat et la souris,
13:56c'est qu'est-ce qu'on dit,
13:57quel est le projet ?
13:59Moi, je me suis engagé en politique
14:00pour faire des choses.
14:01Donc, je ne me suis pas engagé
14:02pour participer à un concours de beauté
14:03ou pour admirer un concours de beauté.
14:05Donc, le sujet,
14:06c'est le projet.
14:12Ensuite, mener des réformes
14:13pendant cinq ans dans notre pays
14:15et avoir un projet de rupture ambitieux
14:18qui permet d'améliorer
14:19la condition des Français
14:20et redonner de la grandeur
14:21à notre pays.
14:22C'est ça, le sujet des présidentielles.
14:24Tant qu'on ne parle pas d'idées
14:25et tant qu'on parle uniquement
14:27de personnalité en disant
14:28il est sympa, il est jeune,
14:30il n'est pas jeune,
14:31il a de l'expérience,
14:31il n'a pas de l'expérience
14:32et qu'on est dans une sorte
14:33de concours, encore une fois,
14:37qui n'a rien à voir avec les idées.
14:39Moi, ça ne m'intéresse pas.
14:40Je pense que ça ne passionne pas
14:41les Français
14:41et je pense d'ailleurs
14:42que ça ne les passionnera pas.
14:43Donc, il est urgent
14:44de reparler du projet,
14:45des idées, des réformes
14:46et de dire clairement aux Français
14:47si vous nous faites confiance,
14:49voilà les quelques réformes
14:50sur lesquelles on va y aller
14:51à fond les ballons
14:52dès les premiers mois du quinquennat
14:54et on va transformer
14:55radicalement le pays.
14:56Le reste, sur l'incarnation,
14:57ça doit venir normalement après,
14:59une fois que vous avez déterminé
15:00quel est le projet.
15:01Et d'ailleurs,
15:01c'est ce qui vous permet
15:02après de dire
15:02qu'ils participent à tout ça.
15:03Parce que si vous avez
15:04un projet qui rassemble,
15:05voilà, vous avez plein de personnes
15:06qui vont participer ensuite
15:07à ce mouvement.
15:09Si à l'inverse,
15:09vous avez un projet qui est fade,
15:11ça n'aura aucun intérêt.
15:13Donc, le David Glissnard
15:14qui partage une grande partie
15:15de vos idées.
15:16Oui, vous revenez
15:16sur la question des personnes.
15:17Oui.
15:18Ah, Bruno Retailleau
15:19et Laurent Boquet ?
15:19Moi, personnellement,
15:20j'aimerais juste comprendre.
15:21Jérôme Lermanin ?
15:21Moi, personnellement,
15:22vous me posez la question.
15:23Tous ceux qui défendent
15:23la liberté,
15:24j'ai envie de travailler avec eux.
15:26Voilà.
15:26Et à l'inverse,
15:27tous les antilibéraux,
15:28j'ai pas envie de travailler avec eux.
15:29J'ai plutôt envie
15:30de les combattre par les urnes.
15:31Et ils sont nombreux.
15:32Et ils sont nombreux.
15:33Donc, voilà.
15:33Pour moi, le clivage,
15:34il est là.
15:35Il a toujours été là.
15:36Et il est temps
15:36que ceux qui veulent libérer le pays
15:38et défendre la liberté
15:39le fassent ensemble
15:40avec un projet radical,
15:42sérieux,
15:42qui donne de l'espérance
15:44aux Français.
15:45Et le concours de beauté,
15:46vous savez quoi ?
15:46On verra plus tard.
15:47Radical ?
15:47Vous l'avez dit plus d'un fois
15:48ce matin.
15:49Radical.
15:49Parce que les gens sont
15:50en attente de radicalité.
15:51C'est-à-dire de ne pas faire
15:52un plus de relations.
15:53Des mesures, des coupes.
15:55Moi, quand j'ai proposé
15:56la réforme de la loi SRU
15:57et la fin du logement
15:58social à vie,
15:58c'était une mesure radicale.
16:00Quand j'ai porté ma loi anti-squat,
16:01c'était une loi radicale
16:02qui visait à sortir les squatteurs
16:04le plus vite possible.
16:05Quand j'ai proposé
16:06les jours de carence
16:07dans la fonction publique
16:08et la baisse des remboursements
16:09des arrêts maladie,
16:09c'était une mesure radicale.
16:10J'ai même eu des manifs derrière.
16:11Donc, la politique,
16:12c'est aussi défendre
16:13des convictions fortes
16:14avec des mesures courageuses.
16:16Ce n'est pas que dans les mots.
16:17C'est dans les actes,
16:18dans les réformes.
16:18Vous faites des choses.
16:19Les radicalités,
16:19on appelle d'autres.
16:20Vous le savez très bien.
16:21Oui, mais je pense que les gens
16:22sont en attente
16:22de changement et de radicalité.
16:24Quand beaucoup, d'ailleurs,
16:25votent sur des offres politiques
16:27assez radicales
16:27et assez extrêmes,
16:28c'est parce qu'il y a
16:28un moteur derrière
16:29qui est on veut que ça change.
16:31Soyez ferme sur l'immigration,
16:32sur le régalien,
16:33sur la sécurité.
16:34Soyez ambitieux sur l'économique,
16:36la croissance,
16:36la libération de l'économie.
16:38Bref, c'est une attente
16:40de radicalité et d'efficacité
16:41qui me semble importante.
16:42Mais républicaine.
16:43Mais bien sûr.
16:44Mais c'est toujours bien de le dire.
16:45Bien sûr.
16:46C'est toujours mieux en le disant.
16:46Évidemment.
16:47Mais la radicalité
16:47n'est pas incompatible
16:48avec l'esprit républicain.
16:50On peut être très républicain
16:53et avoir des propositions
16:54ambitieuses et radicales.
16:55Un mot de la crise énergétique
16:57qui arrive sur la France
16:58et sur tout l'Occident.
17:00Comment est-ce qu'on pourrait
17:01aider les automobilistes français,
17:03ceux qui ont besoin
17:04de leur voiture ?
17:05Je pense ceux qui sont
17:05en province, en région,
17:07qui font parfois
17:08100 km par jour
17:09pour aller travailler,
17:10qui veulent le prix flamber
17:11à la pompe,
17:11qui souffrent,
17:12qui bientôt
17:13ne pourront plus travailler.
17:15Pas de chèque carburant,
17:16donc pas de baisse des taxes.
17:17Le gouvernement est hermétique
17:18qui ne veut rien entendre
17:19pour l'instant ?
17:19Avant de parler du gouvernement,
17:20rappelons que s'il y a
17:21une hausse des prix,
17:21c'est parce que sur le marché,
17:23le prix, il est formé
17:24avec l'offre et la demande.
17:25Il se trouve que l'offre
17:25aujourd'hui est restreinte
17:26parce qu'il y a un conflit
17:27au Moyen-Orient
17:28avec un problème d'offres
17:29et c'est ça qui fait monter
17:30les prix, pas qu'en France,
17:31partout dans le monde.
17:32Il faut quand même le rappeler.
17:33Donc la première action
17:34d'un État,
17:35c'est d'essayer,
17:36d'un point de vue géopolitique,
17:37de stabiliser les choses
17:38pour éviter...
17:39Mais c'est le plus important.
17:40Ça mettra un peu de temps.
17:41Ça mettra du temps,
17:41mais c'est le plus important,
17:43c'est la source du problème.
17:44Après, sur la pompe d'aujourd'hui,
17:47moi j'entends les propositions
17:48diverses et variées
17:49des uns et des autres.
17:49Je rappellerai juste...
17:51Des taxes et les autres,
17:52blocage des prix.
17:52Non, absolument.
17:53Moi, je suis par principe
17:54toujours favorable
17:54à des baisses de taxes.
17:55C'est mon esprit libéral
17:56qui fait que je suis toujours
17:57très heureux
17:57quand on baisse les impôts.
17:59Néanmoins, si on les baisse
17:59mais que les prix à la pompe
18:00ne baissent pas,
18:01c'est un peu problématique.
18:02Vous savez que dans le passé,
18:03on a déjà baissé les taxes
18:04et la TVA, par exemple,
18:05sur la restauration.
18:06Ce n'est pas pour autant
18:07que votre plat du jour,
18:08il est devenu moins cher.
18:09Donc, attention à ces solutions
18:10présentées comme étant
18:11un peu magiques.
18:12Il n'y a pas forcément
18:13de lien entre baisse de taxes
18:14et baisse de prix à la pompe
18:16parce que les prix sont libres
18:17et que les acteurs sont libres.
18:18Et donc, on ne fait rien pour l'instant.
18:18Et deuxième élément,
18:19ceux qui vous proposent des chèques,
18:20mais attendez,
18:21moi je veux bien m'agiter
18:21dans tous les sens.
18:22Comme tous les politiques
18:23qui viennent vous voir
18:24et vous disent
18:24je vais vous faire un chèque énergie.
18:26La dernière fois qu'il y a eu
18:26un chèque énergie dans notre pays,
18:28ça a été 80 milliards d'euros
18:29plus que le budget de la Défense.
18:31Et on le paye toujours aujourd'hui
18:33parce qu'à la fin
18:33de tous ces chèques
18:34qui sont promis
18:35par les responsables politiques,
18:36ceux qui vous regardent
18:37le savent très bien,
18:38c'est eux qui le payent à la fin
18:39à travers soit une hausse d'impôt,
18:41soit de la dette.
18:42Donc, attention aux promesses de chèques
18:44parce que rien n'est gratuit
18:46et que quand l'État
18:47et les responsables politiques
18:48vous promettent des chèques,
18:49c'est toujours vous
18:49qui payez à la fin.
18:51Donc, moi je préfère être honnête
18:52avec les gens et leur dire
18:53je ne suis pas contre.
18:54Déjà, au niveau géopolitique,
18:55il faut agir
18:56parce que c'est quand même
18:56la source du problème.
18:57S'il y a des baisses de taxes
18:58qui fonctionnent vraiment
18:59et qui permettent de baisser
19:00sur les prix à la pompe,
19:01pourquoi pas ?
19:02Mais attention,
19:02ce n'est pas automatique.
19:03Et par contre,
19:03sur la politique des chèques,
19:05je suis désolé.
19:06C'est terminé.
19:06Mais on ne va pas encore
19:07faire des dizaines de milliards.
19:07Les caisses sont vides,
19:08l'État est en faillite.
19:08Sinon, c'est vous
19:09qui allez le payer.
19:09Vous aussi.
19:11Nous tous, mais bien sûr,
19:12tous les chèques
19:13qui sont promis par l'État
19:14sont payés à la fin.
19:15Guillaume Kasparian,
19:16un dernier mot
19:16à propos de Lionel Jospin,
19:17hommage national
19:18annoncé par le Président
19:19pour jeudi.
19:20Que retenez-vous
19:20de ses actes politiques ?
19:21Les 35 heures,
19:22l'affaire du voile de Creil,
19:23sa défaite de 2002,
19:25sa rectitude politique ?
19:26Alors, moi,
19:27je ne suis pas socialiste
19:28et j'ai plutôt
19:29un regard critique
19:29sur les réformes économiques
19:31qui ont été menées
19:32à cette époque-là.
19:33Néanmoins,
19:33c'est un homme d'État.
19:35Il a été un Premier ministre.
19:36Il a servi le pays
19:37avec droiture,
19:39avec volonté.
19:41Et je pense que
19:42beaucoup de personnes
19:43l'appréciaient
19:43pour son intégrité.
19:46Probablement aussi
19:46ce côté protestant
19:47qui revenait aussi souvent.
19:49Donc, voilà,
19:50je salue l'homme
19:51et sa rectitude,
19:52je crois que c'est
19:52ce que vous avez dit.
19:54Même si je diverge
19:55d'un point de vue idéologique,
19:56bien évidemment.
19:57Et donc,
19:58j'adresse à sa famille,
19:59à ses proches,
19:59à ses militants,
20:00toutes mes condoléances
20:01les plus sincères.
20:02Merci beaucoup Guillaume
20:03Kasparian
20:03d'être revenu ce matin
20:04sur CNews et sur Europe 1.
20:05Bonne journée à vous tous.
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