00:00C'est l'histoire ce matin d'un ancien rugbyman argentin, radiologue de formation devenu inventeur d'aspirateur pour déchets
00:06marins.
00:06Sacrée histoire ce matin, Alain D'Alphonse Opéral, bonjour, merci d'être avec nous.
00:11Ce matin vous êtes le lauréat du grand prix du concours Lépine, vous avez aussi reçu le prix de l
00:16'Olympique pour l'innovation.
00:18Vous êtes venu ce matin avec un aspirateur géant, un vase, vous allez nous expliquer pourquoi, la médaille, les prix,
00:24vous êtes venu très accompagné.
00:26L'aspirateur que vous avez à côté de vous, il aspire les déchets marins, mais pas les poissons, pas les
00:32étoiles de mer, comment ça marche ?
00:34Bonjour, merci pour l'invitation déjà.
00:36Oui, on a le premier aspirateur qui va collecter, en fait on va aspirer des déchets, micro et macro déchets,
00:42ça veut dire que micro et macro plastique aussi.
00:45Il est fait en plastique recyclé, il n'y a pas d'électronique, il n'y a pas de mécanique,
00:49ça fonctionne avec la physique.
00:50On va injecter de l'air ici, ça va générer un vortex et avec une suction que ça va arriver
00:57tout dans une petite maille très fine pour collecter le plastique avant qu'il se frite.
01:01Parce que c'est ça la grosse différence, on peut inventer des petites machines avec des mains comme ça.
01:06Moi ça fait dix ans que je nettoie la planète avec l'association Récycle la Mer, les fonds de mer
01:10surtout, et c'est là que j'ai vu la difficulté.
01:12Quand on va collecter un plastique avec les souvets, l'hydrodynamisme, les micro-organismes, ils deviennent très friables.
01:19Alors quand on est point, ils se fritent. C'est pour ça qu'il faut les aspirer.
01:23C'est ça la grosse différence. Après on va aspirer aussi des mégots de cigarettes, des cigarettes électroniques, des bouteilles,
01:29des chaussures, de tout.
01:31Alors Léa Benahimi n'a pas dit en dedans.
01:33Justement, c'est la question que j'avais vous posée, en fait votre intervention est intéressante parce que vous l
01:37'avez dit, pas de mécanique, pas de technologie.
01:39Pourquoi ? C'est parce que ça ne marche pas sous l'eau ?
01:41Non, c'est qu'avec mon expérience d'avant, j'ai fait le premier robot solaire autonome au monde, le
01:47robot Genesis, j'ai gagné des prix en 2021 à Vibatech.
01:51Là l'idée c'était de faire un système qui n'a pas d'entretien, qui soit facile, accessible, il
01:56n'est pas cher du tout, il est fait en plastique recyclé, il est accessible pour le plus grand nombre
02:01de personnes.
02:02Aujourd'hui l'idée c'est de faire un réseau participatif de dépollution sous-marine. Je ne peux pas nettoyer
02:07tout seul, un seul robot ne va pas nettoyer.
02:09Vous voulez que moi j'aille aspirer la mer, Léa aussi, et que chacun avec son robot se débrouille ?
02:15C'est en plongée, c'est à nous de le faire ?
02:16C'est en plongée, vous avez différents systèmes, je vous invite à regarder sur le site, il y a trois
02:20types.
02:21Celui-là c'est pour les plongeurs, il y a un autre pour les personnes qui font des masques et
02:24tout bas.
02:25Mais il y a trois systèmes différents de pouvoir participer dans cette action.
02:28La première c'est qu'on achète un système et on nettoie, je vous recommande celui avec un masque et
02:34tout bas,
02:34parce qu'avec une pompe manuelle vous pouvez l'utiliser, il n'y a pas d'électronique du tout, c
02:38'est quand même très simple à faire.
02:40Mais aussi il y a l'option d'adopter un tourbino, ça veut dire que vous pouvez adopter un tourbino
02:45qui se retrouve dans un centre de plancher quelque part.
02:47Chaque tourbino il est tracé, il y a un numéro de série, et on a une application pour cibler et
02:54géolocaliser chaque endroit où on va nettoyer.
02:57C'est-à-dire qu'on a la traçabilité des déchets qu'on trouve ici, par exemple.
03:02Un exemple simple, à quoi ça sert ? La première, ça sert aussi à pouvoir trouver des partenaires RSE.
03:08C'est important parce qu'on va localiser les déchets, la quantité et les types de déchets.
03:12Mais dans mon état d'esprit, moi que je suis plutôt scientifique, je suis passionné de la mer,
03:16ça m'intéresse de savoir si ici on a des mégots de cigarette, 40, le mardi, je reviens le mercredi,
03:22une semaine après il y en a 40, je vais les aspirer.
03:24Par contre, on va lever la tête et voir la source de pollution, sinon on ne va pas trouver la
03:28solution.
03:29Et pourquoi vous avez apporté un vase ?
03:31J'ai apporté le vase parce que ça, c'est une reconnaissance de la part du président de la République.
03:37Ah, c'est la troisième distinction.
03:39Exactement, c'est le prix du président de la République.
03:42L'objectif suivant, c'est quoi ? Vous voulez convaincre des industriels pour la production ? C'est quoi votre
03:50but ?
03:50Le but ici aujourd'hui, c'est de trouver des partenaires qui puissent nous aider à financer et installer les
03:57systèmes dans toute la planète.
03:59Nous, on n'a pas besoin de faire plus, nous, on a les systèmes pour pouvoir les faire, on les
04:04fabrique à Saint-Junier pour le moment.
04:05On n'a pas besoin d'augmenter la cadence, on a besoin de trouver des personnes qui nous aident à
04:10nettoyer les fonds de mer.
04:11C'est des entreprises qui vont financer, pour exemple, demain, on a une activité à Metz, à côté de Montpellier,
04:19où un mécénat nous a financé le système qui est là-bas pour collecter.
04:24On a mis en place un protocole de collecte et on a labellisé le port.
04:28Donc, c'est des mécènes que vous cherchez ?
04:29C'est des mécènes, des entreprises qui vont apporter aussi des financements pour pouvoir distribuer énormément.
04:35– Vous ne vous arrêtez pas de créer des robots, donc si j'ai bien compris, c'est ça votre
04:39passion ?
04:40Vous travaillez sur quoi maintenant que ça s'est fait, que vous avez eu le prix, c'est quoi le
04:43robot d'après ?
04:44– Ma passion, c'est de nettoyer la planète.
04:46J'ai commencé avec un robot solaire, j'ai commencé à nettoyer la main en profondeur,
04:50j'ai lévé la tête, j'ai dit ça serait mieux de collecter avant qu'il coule.
04:53C'est pour ça que j'ai fait le premier robot.
04:55Mais avant tout ça, j'ai créé une association, Récycla Mère, je vais dans les écoles,
04:59on participe énormément dans la sensibilisation, c'est-à-dire c'est une approche globale,
05:03on n'est pas en train de faire un robot pour vendre,
05:05c'est une approche globale de sensibilisation sur la pollution en mer.
05:08– Merci beaucoup et bravo pour votre prix, vos prix,
05:11puisqu'il y en a donc trois que vous avez reçus.
05:14Alain D'Alfonso Peral, ça s'appelle le robot sous-marin Monsieur Turbino.
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