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Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##VV_PARLER_FRANCE-2026-05-19##

Catégorie

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News
Transcription
00:01Les vraies voix font parler la France jusqu'à 20h.
00:05Bonsoir François-Louis Bourneau.
00:06Bonsoir très cher Philippe David, comment allez-vous ce soir ?
00:08Ça va très bien, on a fait une émission en deux temps, en grande vitesse d'un côté,
00:12avec Cécile Ménibus, et puis là, on est revenu, je dirais pas un train de sénateur,
00:17puisqu'on ne va pas parler de la chambre haute du Parlement ce soir.
00:19On a fait une émission en deux temps ou dans un train, je comprends plus ?
00:23Ah !
00:23Maxime !
00:24Si, elle est bien !
00:25Elle est intéressante, elle est...
00:28Salut, salut, super, merci !
00:31Bonsoir avec Philippe, on va reprendre la voix de l'actualité, sans mauvais jeu de mots,
00:35puisqu'on va parler dans un premier temps des délais médicaux,
00:38car oui, les délais pour obtenir un rendez-vous en dermatologie, par exemple,
00:41ou en cardiologie, restent parmi les plus longs de France, Philippe.
00:44Si d'ailleurs, vous avez déjà eu des soucis pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste,
00:49ou alors vous avez déjà peut-être renoncé à cause d'un délai trop long,
00:52dites-le nous, 0826 300 300.
00:54Vous voulez aussi parler d'un autre sujet, Philippe, les prix des engrais qui flambent
00:58et les prix des carburants pour nos amis agriculteurs, c'est pas très simple.
01:01Et pas que pour les agriculteurs, ce qui concerne les carburants,
01:04parce que l'augmentation du prix des engrais, en expérant qu'il n'y ait pas de pénurie,
01:07va faire augmenter le prix des engrais alimentaires, et donc s'en prendre au pouvoir d'achat.
01:11Et puis on parlera, c'est une chanson d'Alain Souchon, poulailler song, des méga poulaillers.
01:17Des méga fermes, tout simplement, puisque l'Assemblée nationale étudie ce mardi le projet de loi d'urgence agricole.
01:22L'objectif est de faciliter l'installation de méga poulaillers, Philippe.
01:27Certains s'y opposent, bien sûr, certains sont pour pour des questions de rendement.
01:30Vous, vous êtes pour ou contre ?
01:32Pareil, 0826 300 300 pour le numéro, et puis on est là jusqu'à 20h.
01:35Et on parle tout de suite des problèmes de délais médicaux, François-Louis.
01:39Absolument, avec notre auditeur Olivier de Colomiers.
01:43Bonsoir Olivier.
01:44Ville, on ne peut plus proche de Toulouse, bonsoir Olivier.
01:47Oui, bonsoir Philippe David, bonsoir François-Louis.
01:50Alors Olivier, est-ce que vous avez déjà eu des difficultés,
01:52lorsque vous avez dû prendre un rendez-vous chez un spécialiste,
01:55un délai trop long, ou alors tout simplement un spécialiste qui n'existe pas,
01:58parce qu'on parle des délais, mais il y a aussi les désirs médicaux,
02:02et parfois les personnes se confrontent aux deux. On vous écoute Olivier.
02:04Et pourtant, Colomiers, je connais très bien,
02:06c'est la deuxième ville de la Haute-Garonne, l'Imitrof de Toulouse.
02:09Donc c'est théoriquement pas une petite ville,
02:11puisque Toulouse, c'était la limite 3-4ème ville de France.
02:15Exactement ce que dit David, donc on n'est pas du tout sur un désert médical.
02:19En revanche, j'essaye désespérément d'avoir un créneau et une fenêtre
02:24pour pouvoir m'inscrire chez un spécialiste, en l'occurrence un dermatologue.
02:28Oui.
02:29Et il s'avère qu'aujourd'hui, c'est très très difficile d'avoir un rendez-vous chez un dermatologue,
02:34on est obligé déjà d'avoir une lettre adressée par son médecin généraliste,
02:40et ensuite avoir une fenêtre d'inscription une fois par mois,
02:45voir s'inscrire avant minuit,
02:48pour pouvoir avoir un rendez-vous avec un dermatologue,
02:51et se dépêcher sur Doctolib pour s'inscrire,
02:54et si on y arrive, on peut avoir un rendez-vous.
02:57C'est-à-dire que vous n'arrivez pas, en clair, à avoir un rendez-vous chez un dermatologue depuis
03:02combien de temps, Olivier ?
03:04Non, ça fait déjà plus d'un an.
03:06Et vous n'arrivez pas à avoir de rendez-vous ?
03:09Oui, exactement.
03:10Excusez-moi, je vous pose une question, vous êtes motorisé ?
03:13Oui, je suis motorisé, oui, tout à fait.
03:15Vous avez pensé, vous êtes à Colomiers, c'est la Nationale 124,
03:19si on avait un à Hoche, par exemple, ça fait 150 kilomètres aller-retour,
03:23mais si ça marche mieux, pourquoi pas tenter ce type à 50 kilomètres à Montauban ?
03:29Alors, j'ai essayé, Philippe, hein ?
03:31Donc, en fait, il s'avère que dernièrement, j'ai réussi, avec une personne de ma connaissance,
03:36à avoir une technique pour pouvoir m'inscrire chez un dermatologue qui ouvre une fenêtre une fois par mois,
03:42mais il faut s'inscrire à 23h50, après, pour minuit,
03:47dès que les créneaux s'ouvrent, on peut s'inscrire.
03:49Mais c'est fou ! Et vous avez trouvé une place ?
03:51Oui, tout à fait, oui.
03:53Dans quelle ville, par rapport à Colomiers ?
03:56Alors, je le dis, c'est Blagnac.
03:58Oh, bah, Blagnac, ça va, c'est à côté.
04:00Là, vous avez, sur l'endroit où vous êtes à Colomiers, Blagnac, il y a tout cassé 10 kilomètres.
04:04Donc là, ça va.
04:05Et vous avez rendez-vous dans combien de temps ?
04:07Bah, là, j'ai rendez-vous dans un mois.
04:09D'accord. Et ça fait combien de temps que vous avez pris rendez-vous ?
04:12Ça fait, bah, pas tout à fait...
04:15C'était au début du mois.
04:17D'accord. Bon, là, c'est allé assez rapidement, quand même.
04:19Oui, tout à fait. En étant prêt, à 23h50 devant mon ordinateur,
04:24dès minuit passée, j'ai pu m'inscrire sur Doctolib.
04:27C'est complètement faux. Restez avec nous, Olivier.
04:30On va accueillir Emmanuel de Boquer. Bonsoir, Emmanuel.
04:33Bonsoir, Emmanuel.
04:35Bonsoir.
04:36Concernant ce manque de spécialistes, vous avez entendu le témoignage d'Olivier
04:40qui disait qu'il y avait parfois des difficultés pour avoir un rendez-vous
04:43en fonction du spécialiste qu'on cherche.
04:44Est-ce que vous aussi, c'est le cas du côté de Boquer ?
04:48Est-ce qu'on a du mal à se faire soigner ?
04:50Oui, tout à fait.
04:52On manque de spécialistes, on manque de généralistes.
04:56Pour avoir un rendez-vous, alors le monsieur évoquait...
04:59Olivier, oui.
05:01Voilà, Olivier évoquait le dermato.
05:05Oui.
05:07On n'en a pas, en fait.
05:08Ah oui, parce que Boquer, alors, c'est à la limite du Gard et de les Bouges-du-Rhône.
05:15Et c'est quand même une petite agglomération entre Boquer et Tarascon.
05:18Il suffit de traverser le pont pour être dans une ville ou dans une autre.
05:22Oui, oui, mais sachant que Nîmes n'est pas loin.
05:26Oui.
05:26Alors, ma dermato est là-bas, effectivement.
05:30Mais il faut que, voilà, on se déplace.
05:33Et Emmanuel, les chiffres, d'ailleurs, je le rappelle pour nos auditeurs,
05:36qui seraient peut-être aussi confrontés à des problèmes de liste d'attente trop longue pour prendre un rendez-vous.
05:410,826, 300, 300, si c'est votre cas.
05:43C'est quand même 32 à 42 jours d'attente pour un rendez-vous en dermatologie ou en cardiologie.
05:49C'est énorme, c'est énorme.
05:51Oui, oui, c'est énorme.
05:53On a le temps d'avoir X et X complications, à moins d'aller aux urgences.
05:59C'est ça.
06:00Oui, c'est ça.
06:02Effectivement, de faire le cheminement, c'est-à-dire que pour aller voir un spécialiste,
06:08il faut une lettre de notre généraliste.
06:10Donc, ça veut dire qu'il faut prendre un rendez-vous chez le généraliste,
06:13lui dire ce qu'on a besoin,
06:15et ensuite avoir une ordonnance qui nous dit, voilà, vous devez y aller,
06:19parce que je ne suis pas capable de le faire.
06:22Pourquoi ?
06:22Passer par le généraliste.
06:24Alors ça, de mémoire, c'était Douste Blasie, quand il était ministre de la Santé,
06:28qui avait mis cette règle en disant,
06:30les gens vont chez le spécialiste alors qu'ils n'ont pas besoin d'y aller,
06:33il faudra l'avis du généraliste.
06:35Ben oui, mais voilà, pour le coup, on n'a plus de spécialiste,
06:38on n'a presque plus de généraliste, ça ne sert plus à rien, en fait.
06:41Et vous, vous cherchez quoi exactement ?
06:43C'est quoi les plus gros manques que vous avez en tant que spécialiste,
06:46du côté de Boker, Emmanuel ?
06:49Alors, effectivement, dermatocardio, où il en manque beaucoup.
06:53Ou du moins, ils ne donnent pas de créneau dans les six mois.
06:58Oh, six mois !
06:59C'est dingue !
07:00Six mois pour avoir un rendez-vous, et même avec une lettre de recommandation,
07:05donc oui, en étant passé par les urgences, moi je connais quelqu'un qui est passé par les urgences,
07:11qui a fait un premier diagnostic, qui nécessitait la visite de chez les cardio,
07:18voilà, ils ne l'ont jamais appelé.
07:21C'est pourquoi il est passé par les urgences ?
07:24Oui, et pour vous, c'est vraiment compliqué, c'est le pire, c'est cardio et dermato, c'est ça
07:29?
07:30Oui, ben oui, oui, oui.
07:33Mais vous n'êtes pas très très loin de Nîmes, vous êtes motorisé également, je suppose,
07:38vous avez tenté le chemin des écoliers du côté d'Avignon, du côté de Marseille,
07:43du côté, je ne sais pas, parce que c'est complètement fou.
07:47Ah oui, il faut faire plus de 50 kilomètres pour aller se faire soigner.
07:52C'est dingue, c'est dingue.
07:56Et non seulement ça, mais effectivement, ça manque de spécialistes,
08:03alors pour X ou Y raison, parce que les médecins ne veulent plus se spécialiser,
08:07parce que je pense que c'est la facilité aussi pour eux.
08:10Déjà, ça fait des années d'études en moins,
08:12et quand vous avez déjà fait 10 ans,
08:14et qu'il faut quand même travailler, gagner sa vie, etc.,
08:18et puis pour être franc, les études de médecine, c'est tellement dur que voilà, quoi.
08:22C'est dur, sachant que, oui, ok, c'est dur.
08:27Maintenant, c'est que des QCM.
08:28C'est-à-dire que poser un diagnostic, ils ne sont même pas capables de le faire.
08:32Alors, il y a quand même des bons médecins encore aujourd'hui en France,
08:34mais c'est vrai que...
08:35Il y a quand même des bons médecins.
08:35Mais le problème, le péché originel, vous me passerez l'expression un peu biblique,
08:40c'est quand même le numerus clausus, non ?
08:42Où on limite le nombre de médecins.
08:44Parce qu'en plus, avec une population qui vieillit,
08:47on va avoir besoin de plus en plus de médecins.
08:50Et oui, de médecins, oui, effectivement.
08:54Spécialisés dans les genres âgés.
08:56Ah oui, des gériatres, par exemple.
08:58Ça, évidemment, ça...
09:00Il va y en avoir besoin, notamment dans les EHPAD, par exemple,
09:03où il y a vraiment beaucoup de travail.
09:06Restez avec nous.
09:07Oui, allez-y, Emmanuel.
09:08J'avais aussi quelque chose à ajouter.
09:10Non seulement c'est difficile de trouver un spécialiste,
09:13mais aussi des généralistes.
09:14Oui.
09:15Parce qu'il manque d'attractivité,
09:18que ce soit sur une région, un département,
09:21sur des spécialités qui ne les intéressent pas.
09:24Mais ce que je tiens à dire aussi,
09:27c'est qu'effectivement, pour avoir des rendez-vous, c'est difficile.
09:30Ces docteurs, certains font des heures de bureau.
09:34Oui.
09:35C'est-à-dire qu'il nous faut poser des heures
09:38quand on a un rendez-vous, quand on veut un rendez-vous.
09:43Donc, c'est aussi, comment dire, à la contrepartie.
09:47C'est-à-dire que ce n'est plus un métier passion
09:49ou un métier qui intéresse.
09:52C'est que des administratifs, maintenant, on dirait.
09:55Il faut dire qu'ils ont également
09:56beaucoup de tâches administratives qui leur sont imposées,
09:58qui leur demandent un temps de dingue.
10:00Ça, c'est une chose importante.
10:02Restez avec nous.
10:03Mais les créneaux horaires, c'est compliqué de les avoir.
10:06En contrepartie, évidemment, restez avec nous, Emmanuel et Olivier.
10:08Emmanuel, on ne se quitte pas, on vous redonne la parole dans un instant.
10:10Si vous aussi, vous avez des difficultés
10:11pour obtenir un rendez-vous chez votre spécialiste de santé,
10:140826 300 300, on se retrouve tout de suite.
10:1719h20, les vraies voix font parler la France.
10:20Des vraies voix font parler la France
10:22avec ce sujet des déserts médicaux
10:24et des délais qui ne réduisent pas,
10:27nonobstant les mesures qu'on nous avait promises,
10:29avec notamment la baisse du numerus clausus, etc.
10:32Un sujet qui cause beaucoup d'appels
10:34au 0826 300 300.
10:36François-Louis Bourneau.
10:36Tout à fait, Philippe.
10:37On parle des délais médicaux,
10:39mais qui riment aussi parfois avec déserts médicaux
10:41parce que certains d'entre vous
10:42se retrouvent confrontés aux deux.
10:44Et puis, il y a des alternatives qui existent
10:46puisqu'il y a la téléconsultation
10:48qui se fait de plus en plus.
10:50D'ailleurs, Patrick des Seine-Saint-Denis
10:51qui est avec nous, va nous en parler.
10:52Bonsoir, Patrick.
10:53Bonsoir, Patrick.
10:54Bonsoir à vous deux.
10:56On vous écoute.
10:56Alors, on était du côté de Colomiers,
10:58très gros sagglo, Toulouse,
11:00zone un peu plus petite.
11:01Beaucair, vous, là, c'est vraiment l'île de France
11:03et on ne peut plus peupler.
11:05Alors, c'est très peuplé.
11:07Il y a beaucoup de pas de porte
11:09avec des enseignes de médecins.
11:11Or, malgré tout,
11:13on est quand même dans une pénurie.
11:14Voir, moi, j'ai beaucoup de médecins
11:16qui aujourd'hui,
11:16alors qu'ils soient généralistes
11:18ou spécialistes,
11:19qui n'acceptent plus
11:20de nouveaux patients.
11:23Ils ont une patientèle
11:24et ils considèrent
11:25qu'ils ne sont plus en mesure
11:26de pouvoir les suivre correctement.
11:28Et donc,
11:28ils n'acceptent plus
11:29de nouveaux patients.
11:31Beaucair, moi,
11:32j'ai dû ruser
11:35et aller voir
11:36le dermatologue
11:37de ma femme.
11:39Alors, l'avantage,
11:39c'est qu'on a le même nom de famille.
11:41Donc, je n'ai pas menti
11:42sur qui il venait
11:43en termes de nom de famille.
11:44Mais ce n'est pas tout à fait
11:45la même personne.
11:46Et d'ailleurs,
11:46on a fait la réflexion
11:47en disant,
11:47ah ben non, ça ne va pas
11:48parce que moi,
11:49en effet,
11:49une belle personne,
11:50quand je la rencontre,
11:50ça me prend une demi-heure
11:51de prise de connaissances,
11:53de bilans, etc.
11:54Enfin, bref,
11:55elle était très chafouine.
11:56Elle m'a quand même prise.
11:57Et après,
11:58elle m'a orienté d'ailleurs
11:59vers quelqu'un
11:59qui m'a fait une petite opération.
12:00C'était Bénin.
12:02Oui.
12:03Et en fait,
12:04quand il y a une pénurie,
12:05il y a une pénurie
12:05et on a beau tourner
12:07dans tous les sens
12:08la bouteille,
12:09si la bouteille ne contient
12:10qu'un litre
12:10et qu'on a un litre et demi
12:11à le mettre dedans,
12:12Ah, c'est compliqué.
12:14Et donc, oui,
12:15il y a des alternatives
12:15et je ne les pousse pas
12:16au maximum.
12:17Par exemple,
12:18en utilisant en effet
12:19quand c'est possible
12:20la téléconsultation.
12:21J'ai des enfants en bas âge
12:23et quand ils sont suivis
12:24par un médecin
12:26pour enfants régulièrement
12:27tous les six mois,
12:28on va le voir,
12:29pour faire les visites
12:30de contrôle,
12:31les vaccins, etc.
12:32Mais quand on a
12:33un gros rhume
12:34avec de la ferve,
12:36etc.,
12:36aujourd'hui,
12:37j'utilise très souvent
12:37la téléconsultation
12:38parce qu'on connaît
12:40un peu ce qu'ils ont
12:40en général.
12:41On sait faire
12:41les premiers traitements
12:42et il faut quand même
12:43se vérifier
12:43et ne pas faire
12:44de l'automédicamentation
12:45n'importe comment.
12:46Il faut mieux éviter ça, oui.
12:48Dans ces cas-là,
12:49j'ai ce filtre-là
12:50de la même façon
12:51qu'il y a des plateformes
12:52qui nous permettent
12:53de réserver en ligne,
12:54de voir un panel
12:56plus large
12:56que ce qu'on devrait faire
12:57si on devait appeler
12:58un par un
12:58tous les spécialistes.
13:00Mais on est dans un système
13:02à bout de souffle
13:02et vous l'avez noté
13:03sur la numéros Closus
13:04et donc quelque part,
13:05on ne peut même pas dire
13:06que c'est le marché
13:08qui s'est régulé tout seul
13:09et qui a merdé.
13:10C'est bien...
13:11C'est l'État
13:12qui a fait merder le marché.
13:14Ce qui est complètement fou.
13:16Et ce n'est pas faute
13:17de candidats de valeur
13:19qui ont une vocation
13:20d'être médecin.
13:21Quand vous allez
13:21en première année de médecine,
13:22vous rencontrez des gens
13:23qui préparent
13:24cette année-là.
13:26Mais c'est pire
13:27que des gens
13:29en fond de l'amine
13:30en termes de travail
13:30parce que c'est du matin
13:31au soir,
13:32tous les jours,
13:33pendant des semaines,
13:34des mois,
13:34des angoisses.
13:35Et en gros,
13:36on ne prend même pas
13:37un pour cent
13:38des gens qui se présentent
13:39en fin de première année.
13:40Alors qu'objectivement,
13:41les 10%
13:42qui sont
13:43parmi les meilleurs,
13:45intellectuellement,
13:45c'est des bêtes de travail
13:46et des bêtes intellectuelles.
13:48Donc on aurait
13:49de quoi avoir
13:49des gens motivés
13:51pour être faits de ça.
13:52Et donc,
13:52je connais des cas
13:53de gens qui vont faire
13:54leur étude de médecine
13:55en Hongrie
13:55ou en Roumanie.
13:57Comme c'est en français,
13:58en Roumanie.
13:59Et en Hongrie aussi,
14:00d'ailleurs.
14:00Il y a des démarches
14:01de cette façon
14:02parce qu'ils veulent
14:03absolument assouvir
14:04leur vocation
14:05et ils sont prêts
14:05à aller travailler,
14:06à aller s'exprimer
14:07pendant plusieurs années
14:08loin de chez eux
14:09pour faire ça.
14:10Donc,
14:10on a un vrai souci
14:11et le problème,
14:12c'est qu'on est
14:13dans un temps long.
14:13Un médecin,
14:14ça ne se fabrique pas
14:16en trois mois.
14:17C'est 10 ans.
14:17C'est 10 ans.
14:18C'est 10 ans de travail,
14:1910 ans d'études.
14:20Or,
14:21le court terme
14:22de nos hommes politiques,
14:23c'est maxillent d'un camp.
14:24Un quinquennat,
14:25c'est 5 ans
14:26et dire dans 10 ans,
14:2715 ans,
14:27c'est un peu trop long
14:28et donc on laisse
14:30empirer une situation
14:31mais qui en plus
14:31va dans le mauvais sens
14:32au-delà du confort
14:33et de la contrainte
14:34que ça peut représenter
14:35et les emmerdements
14:36que ça peut avoir
14:37pour les patients.
14:39C'est que même
14:39en termes de politique sanitaire,
14:41moi par exemple,
14:42je ne suis pas très sérieux
14:43et je ne suis pas
14:43très préventif
14:44mais avec ce goulé
14:46d'étranglement,
14:46il faut vraiment
14:47que je sois mal en point
14:48pour qu'il y ait
14:49un dermato
14:50et que c'est un peu
14:51au bout du bout du bout
14:52du bout du bout.
14:52Voilà,
14:53on perd du temps
14:54et donc on aggrave
14:54les risques.
14:55On peut dire,
14:56Patrick,
14:56avec le dermato,
14:57vous avez rusé,
14:58votre femme avait un compte,
14:59vous avez dit
15:00c'est pour madame,
15:02c'est monsieur machin,
15:03ah ben j'ai retrouvé madame
15:04ou oui,
15:04c'est pour elle
15:05et vous avez débarqué
15:06à sa place,
15:06c'est ça ?
15:07Exactement.
15:08Ce qu'on appelle
15:09les méthodes papy Boyington
15:10pour ceux qui regardaient
15:11la série Les Têtes Brûlées.
15:13Une caisse de cigare
15:14contre une caisse de whisky
15:15alors évidemment,
15:16l'abus d'alcool et de tabac
15:17sont dangereux
15:17pour la santé.
15:19Restez avec nous.
15:20On continue,
15:20vous donnez la parole
15:21au 0826 300 300.
15:23Patrick,
15:23ne quittez pas,
15:23on va accueillir
15:24Béranger de Dordogne.
15:25Bonsoir Béranger.
15:26Non, Béranger n'est pas là,
15:27c'est Marc qui nous a...
15:28Ah, alors on a Marc,
15:29alors bonsoir Marc.
15:30Bonsoir Marc.
15:31Laisse-moi Marc
15:32parce qu'il y en a peut-être plusieurs.
15:34C'est Marc Dugard.
15:36Ah d'accord,
15:36c'est ça.
15:37On ne s'est pas tombé de Marc.
15:39Bonsoir Marc.
15:40Bonsoir.
15:41On vous donne la parole,
15:42allez-y.
15:43J'ai entendu beaucoup de choses,
15:45certaines qui étaient
15:46peut-être un peu dures
15:46parce qu'en fait,
15:47il faut regarder
15:48que les victimes
15:49ne sont pas celles
15:50que l'on croit
15:50et de choses
15:51qui sont vraies effectivement.
15:53Tout à fait sur
15:54les désirs médicaux.
15:56Alors, il est vrai
15:57que les désirs médicaux
15:58se sont aggravés.
15:59Pendant longtemps,
15:59le nombre d'étudiants
16:00en médecine
16:00a été limité
16:01par une très forte sélection.
16:03Dans ma promotion,
16:04nous étions 1850
16:06et on a été 347
16:07à être pris.
16:09Ça réduit...
16:10Vous êtes donc médecin,
16:10vous Marc ?
16:11On est médecin.
16:11Comment ?
16:12Vous êtes donc médecin ?
16:13Oui, je suis médecin,
16:14effectivement.
16:15Et vous étiez 1850
16:17dans votre promotion
16:18et seuls 350
16:18ont été diplômés ?
16:20En première année
16:21et en deuxième année,
16:22nous étions 347
16:23et à l'époque,
16:24on pouvait redoubler
16:25mais pas tripler.
16:26C'est ça.
16:27Ça, je peux vous le dire.
16:28Bon.
16:28Alors, je peux vous assurer
16:29que ça fait un peu dur.
16:30Et alors, attendez.
16:32Alors, on a toujours
16:33des exigences
16:34qui se sont allongées.
16:36Qu'est-ce que ça veut dire
16:37qu'on a rajouté
16:38une année supplémentaire
16:39il y a quelques années
16:40aux médecins ?
16:41Oui.
16:41Sachant que Bac plus 9,
16:42maintenant, c'est passé
16:43à Bac plus 10.
16:43Au moment,
16:44on va y avoir une année.
16:45Mais par contre,
16:46on va chercher
16:47des médecins ailleurs.
16:48Ah, ça, moi, je veux bien.
16:49Mais la médecine,
16:51c'est quand même quelque chose.
16:52C'est une réalité culturelle.
16:53Je ne soigne pas un Allemand
16:55comme je vais soigner un Italien.
16:57Je l'ai déjà signalé
16:58sur votre propre antenne
17:00avec une étude
17:01qui a été européenne
17:03qui a montré
17:03que les médecins
17:05devaient faire
17:05le problème de prostate
17:08pour les hommes.
17:08Eh bien, je peux vous assurer
17:09que les Allemands
17:10font des choses
17:10que les Italiens
17:11ne les font pas.
17:12Mais ça, c'est juste
17:13un petit élément.
17:14D'autre part,
17:15il y a d'autres populations
17:15qui viennent sur notre pays
17:16et qui exigent
17:17que ce soit une femme
17:18qui examine une femme
17:19et pas un homme
17:20qui examine un homme.
17:21D'accord ?
17:21D'autre part,
17:23les études qui sont allogées,
17:24mais ça sera long,
17:26je veux bien.
17:27Mais d'autre côté,
17:27quand vous commencez
17:28vos études de médecine,
17:29vous avez le droit
17:29d'être fiancé,
17:30d'aimer quelqu'un.
17:32Et alors pendant 10 ans,
17:33vous restez dans le même endroit
17:34et vous faites des études
17:36et à la suite,
17:37il faut que vous alliez
17:38dans des déserts médicaux
17:39parce qu'un désert médicaux,
17:40ce n'est pas un désert tout court.
17:43Non ?
17:44Non, c'est sûr.
17:45Mais même de grandes agglomérations
17:47sont les déserts médicaux.
17:48Il y a des déserts médicaux,
17:49apparemment.
17:49Vous parlez des déserts médicaux.
17:50Mais c'est un désert tout court.
17:52Bien sûr.
17:52Dans des petits villages,
17:53eh bien, vous n'avez plus de tabac.
17:56Pourtant, le tabac,
17:56c'est pas bon.
17:57Mais vous n'avez plus d'école.
17:58Donc, il faut que l'enfant
17:59fasse 40 bornes en bus.
18:03Mais le bus, l'hiver,
18:03il ne peut pas passer
18:05parce qu'il y a un mètre de neige.
18:07Et ça, je l'ai vécu.
18:08C'est pour ça que j'en parle.
18:09Et donc, je peux vous assurer
18:10que 10 années d'études
18:12pour des jeunes
18:13qui n'ont rien le droit
18:14de faire que de travailler
18:15avec des concours chaque année
18:16parce que suivant la position
18:18que vous avez dans votre promotion,
18:19eh bien, vous avez un choix.
18:21Mais Marc...
18:22Un choix.
18:23C'est énorme.
18:23Marc, je voudrais vous poser une question.
18:25Cette étude,
18:26vous, vous êtes médecin,
18:26vous avez fait un bac plus 9,
18:28donc pourquoi avoir ajouté une année
18:30et est-ce que cette année de plus
18:33augmente fortement
18:33la qualification des médecins
18:35au point de mériter
18:37d'avoir été créé ?
18:38Mais bien sûr...
18:39Parce que moi,
18:40je suis néocien dans ce domaine.
18:41Je pense que non.
18:42Je pense que non.
18:43La preuve, c'est qu'en Roumanis,
18:44ce n'est pas 9 ans.
18:45C'est que vous allez dans d'autres pays
18:47où c'est encore moins.
18:48Je pense que la qualité,
18:49c'est de la qualité.
18:50Si vous travaillez bien,
18:51vous avez de bons résultats.
18:53Mais si jamais on interroge,
18:54comme on a interrogé une jeune fille,
18:56là, qui est en première année,
18:56qui était très brillante
18:58et on lui demandait
18:59en quelle année elle était spoutnique,
19:00et elle a été retoquée,
19:02c'est quand même un peu raide.
19:04Donc non.
19:04Les études de médecine
19:05sont des choses qui sont importantes,
19:07qui sont très difficiles,
19:08qui méritent un entretien permanent.
19:12Et donc,
19:13quand on finit nos 10 années
19:14ou nos 9 années,
19:15je m'en fiche,
19:15on n'est plus une année,
19:16mais il faut vous assurer
19:18qu'on a envie de vivre un peu
19:19et de vivre une vie normale
19:20pour l'entendre des gens
19:21que j'ai entendus.
19:22Et donc, à l'heure actuelle,
19:24les conditions de vie
19:25des médecins
19:26que ce soit en campagne,
19:27ce n'est pas qu'ils ne veulent
19:28pas recevoir des gens,
19:29mais ils ont le droit
19:30d'aller au marché aussi,
19:31ils ont le droit
19:31d'aller au restaurant,
19:32ils ont le droit
19:33d'aller au cinéma.
19:33De partir en vacances.
19:35Ce n'est pas seulement un métier,
19:36c'est une passion,
19:37c'est vrai,
19:37mais il arrive un moment
19:38quand vous êtes épuisé,
19:39ce n'est plus de la passion,
19:40c'est votre famille
19:41qui déguste.
19:44D'accord ?
19:44Alors,
19:44je veux bien entendre
19:46les gens,
19:46leur avis,
19:47et nous avons le même,
19:48mais de notre côté,
19:50il faudrait peut-être
19:50un peu que l'on regarde
19:52quelles sont les années d'études
19:53des médecins
19:54par rapport aux autres
19:55années d'études
19:56et voir un peu
19:56est-ce que les gens
19:57qui font Bac plus 4
20:00auraient les mêmes envies
20:02que les médecins
20:02Bac plus 10
20:03avec en plus,
20:05il faut regarder
20:05le salaire qui est donné,
20:06je ne suis pas du tout
20:07d'accord avec les gens,
20:08on n'est pas explosifs.
20:09En Angleterre,
20:10en Allemagne,
20:10nous sommes beaucoup mieux.
20:11Surtout,
20:12la consultation
20:12est beaucoup plus chère.
20:14Merci beaucoup,
20:15Marc François-Louis.
20:16Et vous comptiez
20:17de nous appeler
20:17dans toute la France
20:18au 08-126-300-300.
20:20Dans un instant,
20:20on donne la parole
20:21à Dominique de Toulouse
20:22sur ce sujet
20:23des délais médicaux
20:24beaucoup trop long
20:25dans de nombreuses régions.
20:27On se retrouve tout de suite.
20:2919h-20h,
20:30les vrais voix
20:31font parler la France.
20:32Les voix font parler la France,
20:34évidemment,
20:34en compagnie
20:35de François-Louis Bourneau,
20:36on parle des problématiques
20:37de délais
20:38pour obtenir
20:39un rendez-vous médical,
20:40un sujet
20:41qui vous donne
20:42beaucoup envie
20:42de vous exprimer
20:43au 08-126-300-300
20:45où c'est la charmante
20:47voix d'Aude
20:47qui vous accueille.
20:48Et ce qui est génial,
20:49Philippe,
20:49c'est qu'on nous appelle
20:50de partout en France.
20:51Là, on était
20:52en Ile-de-France,
20:54tous les partis
20:54du côté du Gard.
20:56Et puis là,
20:56on va aller du côté de Toulouse
20:58avec Dominique
20:58qui nous appelle.
20:59Bonsoir, Dominique.
21:00Bonsoir, Dominique.
21:01Oui, bonsoir, François-Louis
21:02et Philippe-David.
21:04Moi, ce n'est pas
21:05pour une analyse,
21:05c'est juste pour un témoignage
21:07comme votre premier auditeur.
21:08Et on vous écoute, allez-y.
21:09J'ai vécu exactement
21:10la même chose
21:11pour trouver un dermatologue.
21:12Ça m'a pris un an et demi.
21:13Lui, il était à Colomiers
21:15donc vous êtes à Toulouse.
21:16Ce n'est pas très loin.
21:17Ça se touche.
21:17Alors bon, je veux dire,
21:18je suis biologiste
21:19et commercial
21:21et je peux vous dire
21:22que j'en ai fait
21:22des numéros de téléphone.
21:23J'ai appelé au moins
21:2440 ou 50 dermatologues.
21:26Donc, j'y suis vraiment allé
21:27parce que j'ai...
21:28Bon, en fait,
21:30j'étais du psoriasis
21:30pour finir
21:31mais qui n'a pas été
21:32diagnostiqué correctement
21:33par mon médecin général.
21:35Et donc, bon,
21:36ça m'inquiétait énormément.
21:37Et au bout d'un an,
21:38un an et demi,
21:39j'ai quasiment failli
21:40abandonner.
21:41Alors que franchement,
21:41le téléphone,
21:42ça ne me fait pas peur.
21:44Et j'ai eu la chance
21:44d'avoir une collègue
21:45qui avait un dermatologue
21:46qui avait l'air d'être open
21:47que je n'avais pas trouvé
21:48moi dans l'annuaire.
21:50Enfin, dans l'annuaire.
21:52Sur Internet, quoi, maintenant ?
21:55Désolé.
21:56Pas de problème.
21:57Et donc, j'y suis arrivé finalement
21:58et donc, bon, voilà.
21:59Maintenant,
22:00c'est à peu près réglé.
22:02Mais j'ai failli abandonner.
22:04Et j'en étais fou, quoi,
22:05de ne pas pouvoir
22:06prendre un rendez-vous
22:07sur Toulouse et la région
22:09toulousaine
22:09avec un dermatologue.
22:11Et après,
22:11par contre,
22:12si vous voulez vous faire
22:12faire des injections
22:14dans les lèvres,
22:14ça, il y en a des dermatos.
22:16Et vous avez des rendez-vous.
22:17Mais ils ont tous switché
22:19sur l'esthétisme, quoi.
22:20Donc, il y a aussi,
22:22voilà,
22:22un petit changement
22:23au niveau des dermatos.
22:25Vous voulez dire, Dominique,
22:26parce que vous êtes biologiste,
22:27donc vous connaissez
22:28a priori quand même
22:29un peu le milieu médical,
22:30que certains spécialistes
22:32préfèrent faire
22:33de l'esthétique
22:34qui peut facturer
22:35beaucoup plus cher
22:36parce que ce n'est pas
22:37un prix imposé
22:37par la sécurité sociale
22:39plutôt que de prendre
22:40le patient
22:40qui a un psoriasis
22:42ou une autre pathologie
22:43cutanée, c'est ça ?
22:44Alors oui,
22:45ça, ce n'est pas du tout
22:46par le fait
22:47que je sois biologiste.
22:48C'est un constat.
22:49Si vous voulez prendre
22:49un rendez-vous
22:50d'un dermatologue
22:51qui fait de l'esthétisme,
22:52vous avez des rendez-vous.
22:54Ah oui, ça, c'est fou, ça.
22:55C'est une certitude.
22:56Ça, c'est une certitude
22:56et c'est confirmé
22:57par des généralistes
22:59et par le monde médical.
23:01Ça, c'est sûr.
23:02Ça, c'est complètement fou
23:03et ça pose vraiment problème.
23:05Restez avec nous, Dominique,
23:06parce qu'on a Bruno
23:07de Montpellier.
23:09On va 250 km à l'est
23:11par la 61 de mémoire.
23:14Bruno, vous nous avez contacté
23:17au 0826 300 300.
23:19Vous voulez nous parler
23:20de Doctolib, notamment.
23:22C'est un sujet qui est intéressant
23:23quand on parle
23:23de délais médicaux
23:25parce que beaucoup de gens
23:25passent par Doctolib,
23:26cette plateforme
23:27qui vous permet
23:27de prendre rendez-vous
23:28avec votre spécialiste de santé.
23:29On vous écoute.
23:31En fait, alors j'avais un témoignage
23:32mais je le donnerai après,
23:34peu importe.
23:36Mais effectivement,
23:37Doctolib, je voulais un peu
23:37dénoncer le principe
23:38de Doctolib.
23:39En fait, tu ouvres la porte
23:40à tout un chacun
23:40pour prendre ses propres rendez-vous.
23:42Il n'y a pas de filtre.
23:43C'est sans filtre.
23:44Donc moi, si je veux,
23:46je ne prends pas rendez-vous.
23:47Attendez, on ne vous entend plus là.
23:49Vous nous entendez ?
23:50Très bien.
23:51Allez-y, Bruno.
23:53Je disais, si je veux,
23:54ce soir, je me mets sur mon PC
23:55et je prends pléthore de rendez-vous.
23:57Il n'y aura personne
23:57pour contrôler,
23:59personne pour filtrer.
24:00Oui.
24:01C'est une époque,
24:02par exemple,
24:02j'avais justement,
24:03puisqu'on est sur les dermatos,
24:04j'avais un dermato
24:05qui était sur Montpellier
24:06et qui donc avait une secrétaire.
24:08J'appelais la secrétaire
24:09et me donnait rendez-vous.
24:09Le délai était relativement correct.
24:12Et puis, bon,
24:12il est parti pas loin,
24:14du côté de sec,
24:15mais bon, peu importe.
24:16Et désormais,
24:17alors, j'en profite
24:19pour faire une parenthèse
24:19très rapide
24:20pour rejoindre complètement
24:22ce que disait
24:23l'auditeur précédent.
24:24Dominique, de Toulouse.
24:26Dominique, exactement,
24:27de Toulouse,
24:27qui a complètement raison
24:28sur le fait que,
24:29si vous voulez vous faire
24:30refaire une partie du corps,
24:31il n'y a pas photo,
24:32vous avez des rendez-vous illicaux.
24:33Pour le reste,
24:34c'est beaucoup plus compliqué.
24:35Et la première,
24:36c'est que le standard
24:39de ce dermato
24:41ouvre,
24:43accrochez-vous bien,
24:44pour prendre les rendez-vous
24:46le premier lundi matin
24:48des mois impairs.
24:50Ah oui,
24:51donc ça fait une demi-journée
24:53par mois,
24:53tous les deux mois,
24:54c'est ça ?
24:55Ça fait des demi-journées
24:56par an.
24:58Les mois impairs,
24:59il y a 1, 3, 5, 7, 9 et 11.
25:01Donc ça fait,
25:02oui, ça fait trois jours
25:03par an, quoi.
25:04Ah oui, ça ne fait pas beaucoup.
25:06Exactement.
25:06Ce n'est pas beaucoup.
25:07Qui plus est,
25:08on vous annonce
25:08sur les répondeurs
25:09que, bien entendu,
25:14il faut faire vite
25:14parce qu'en l'espace
25:15de très très peu de temps,
25:16tous les rendez-vous
25:17sont blindés.
25:18C'est fou.
25:19Donc j'ai fini par laisser tomber,
25:20en fait,
25:20ce n'est pas possible.
25:21Et j'ai la chance
25:22de voir les maisons
25:23dans le Limousin
25:25et donc j'ai pris
25:25un rendez-vous sur Tulle.
25:27Donc je suis allé
25:27dans la maison du Limousin
25:28et j'ai pu voir
25:29un dermato sur Tulle.
25:30C'est fou.
25:31Voyez dans le Limousin,
25:32vous voyez le Limousin,
25:33c'est une super région.
25:34Personne ne veut y aller,
25:35mais il faut y aller,
25:36je vous le jure.
25:37François-Louis et Limougeot,
25:38vous avez compris
25:38pourquoi il est un peu
25:39jovin dans les deux.
25:40C'est très bien.
25:41Moi, c'est du côté
25:42de la Corrède.
25:43Je vois très bien
25:44où vous êtes.
25:44Pour toi, excusez-moi,
25:45mais Tulle,
25:46c'est tout petit,
25:46c'est même pas...
25:47C'est 20 000 habitants,
25:47Tulle à peu près.
25:48Oui, c'est tout petit.
25:49Même pas.
25:50C'est même pas 20 000 habitants.
25:52Et j'ai téléphoné,
25:53en fait, j'ai pris le...
25:53Franchement,
25:54j'ai regardé sur Internet,
25:55Google,
25:55je suis d'armato,
25:56Tulle,
25:56j'ai trouvé un gars.
25:57J'ai téléphoné,
25:58je suis tombé
25:59sur une secrétaire.
26:00D'accord.
26:01Et voilà,
26:02elle m'a donné...
26:02Alors, il y avait un peu de délai,
26:03mais c'était relativement raisonnable.
26:04C'est sur du deux mois.
26:06Oui.
26:06Donc, vous allez passer un week-end
26:08dans votre maison de campagne,
26:09c'est-à-dire soit le samedi,
26:10vous y allez le samedi
26:11et en avant Guingamp,
26:12c'est ça ?
26:13Alors, ouais.
26:13Alors, en l'occurrence,
26:14j'ai la possibilité
26:15de travailler la rose
26:16qui me permet
26:16de prendre rendez-vous en semaine,
26:18ce qui est quand même plus pratique.
26:19C'est sûr.
26:20Et ça fonctionne.
26:21On va aller du côté,
26:23pas très très loin de Tulle,
26:24c'est un département limitrophe
26:26de la Corrèche,
26:26direction la Dordogne.
26:27La Dordogne.
26:28C'est très beau aussi, d'ailleurs,
26:29puisqu'on a Béranger,
26:30on a retrouvé Béranger,
26:31donc de Dordogne.
26:32Bonsoir, Béranger.
26:32Bonsoir, Béranger.
26:35Bonsoir à l'équipe.
26:36Bonsoir aux auditeurs.
26:37Je ne veux pas faire de l'humour
26:38à la finie de la vide,
26:38mais vous semblez avoir une dent
26:40contre certains spécialistes,
26:41notamment les dentistes,
26:42qui n'acceptent pas toujours
26:43les nouveaux patients.
26:44On vous écoute.
26:45Eh oui, effectivement.
26:46Alors, j'entendais les difficultés
26:49qu'ont les uns les autres
26:50de Limoges
26:52pour avoir des spécialistes.
26:55Mais voilà, il faut se dire
26:57qu'un simple, entre guillemets,
26:59dentiste,
27:00c'est extrêmement compliqué
27:01puisque les dentistes
27:02ne prennent plus
27:03de nouveaux patients
27:04dans les...
27:05Moi, j'en ai fait...
27:06J'ai eu, malheureusement,
27:08j'en ai eu besoin
27:09de passer presque...
27:10Suite à la retraite,
27:13mon précédent dentiste
27:15est parti à la retraite.
27:16Oui, ça arrive.
27:16Personne n'a repris le cabinet.
27:18Et pendant deux ans,
27:19j'ai traîné comme ça
27:19en attendant des rendez-vous.
27:21Et en fait, voilà,
27:22vous ne trouvez pas de dentiste
27:24qui prend de nouveaux patients.
27:26Donc, ce qui s'est passé,
27:27c'est que j'ai dû,
27:29comment dire,
27:29passer par une personne
27:30qui m'a laissé son rendez-vous,
27:33en fait,
27:34et j'y suis allé à sa place
27:35en expliquant la situation
27:39sympathiquement à la dentiste,
27:41en l'occurrence,
27:42à Périgueux.
27:43Mais c'est vraiment
27:44très, très compliqué, quoi.
27:45Donc moi,
27:46quand j'entends des...
27:47Mais surtout, excusez-moi,
27:50Béranger,
27:50je parle en expert,
27:51quand on a une rage de dents,
27:53parce que j'en ai pris
27:53beaucoup dans ma vie,
27:54on a besoin d'avoir
27:55un rendez-vous rapidement,
27:56parce que les calmants,
27:57c'est limite, non ?
27:59Bien sûr,
27:59mais même sans rage de dents.
28:01C'est-à-dire que, voilà,
28:01vous avez besoin
28:02d'un check-up
28:04que vous faites
28:04tous les deux, trois ans,
28:05vous commencez à avoir
28:06quelques douleurs,
28:07quelques caries minimes,
28:09etc.
28:09Et là,
28:10il ne se passe rien.
28:11Donc,
28:12votre dentiste
28:13est parti à la retraite,
28:13personne n'a repris,
28:14vous appelez des dizaines,
28:16une dizaine de...
28:16J'ai appelé à l'époque
28:17une dizaine de dentistes.
28:19Personne ne prend
28:20de nouveaux patients.
28:20Enfin, c'est absolument
28:21scandaleux.
28:22C'est bien.
28:22Quand j'entends de...
28:23J'écoutais,
28:24pour finir leur précédente,
28:26votre débat,
28:27moi, j'entends
28:28de futurs candidats
28:29ou futures candidates
28:30à la présidentielle
28:31dire,
28:32oui, le populisme
28:33n'est pas la solution,
28:34mais ces gens
28:35ont été au pouvoir
28:36une dizaine d'années,
28:38quasiment,
28:39quasiment dix ans.
28:40Et en fait,
28:41on a vu le nombre
28:42de spécialistes
28:43à cause du numérus
28:44closus
28:44et de cette politique
28:45totalement débile
28:48faire les dégâts
28:49qu'on connaît aujourd'hui.
28:50Et maintenant,
28:50c'est une vraie galère
28:51pour tout un tas
28:52de spécialistes
28:53dans de nombreuses
28:54régions en France.
28:55Donc que ces gens-là
28:55ne viennent pas s'étonner
28:56s'ils se prennent
28:57une grosse tarte
28:58en 2027.
28:59Et c'est un peu
29:00ce que je leur souhaite.
29:01Mais Roger,
29:01je voudrais vous poser
29:02une question,
29:02parce que la Dordogne,
29:03c'est un département
29:04que je connais bien,
29:05assez grand géographiquement.
29:06Vous vous êtes plutôt
29:07dans une grande ville,
29:08il y a deux grandes villes
29:09en Dordogne,
29:10Bergerac et Périgueux,
29:11où vous êtes vraiment
29:12en zone très rurale.
29:14Je suis en zone
29:15un peu plus rurale.
29:16Je suis à une heure et quart
29:17de Périgueux
29:18et même un peu plus loin
29:20de Bergerac,
29:21dans le Périgord noir.
29:22D'accord, oui.
29:24On est assez proche
29:24de la Corrèze aussi,
29:26donc il y a Brève
29:27qui a une heure,
29:28mais vous êtes dans
29:29un no man's land médical.
29:31Franchement,
29:31c'est assez scandaleux.
29:33Et vous avez pu avoir
29:34un rendez-vous,
29:34mais plus dans la Corrèze.
29:35Alors c'est ça,
29:35on est allant vers Brève
29:36qui n'est pas très loin
29:37de la limite
29:37des deux départements ?
29:39Non, finalement,
29:39j'ai trouvé sur Périgueux,
29:41mais parce que...
29:42Et vous faites,
29:43excusez-moi ?
29:43Parce qu'une personne
29:44m'a laissé son rendez-vous.
29:45J'ai su allé à sa place.
29:47Enfin, j'ai prévenu
29:47le dentiste avant d'arriver
29:49en disant que, voilà,
29:50je prenais le rendez-vous
29:51de quelqu'un
29:52qui était prévu,
29:53mais si vous voulez,
29:55au bout du 10,
29:5712e appel,
29:58vous êtes un peu désespérés
29:59de ne pas trouver
30:00un dentiste
30:00pour vos soucis.
30:02Excusez-moi,
30:02vous faites donc
30:03deux heures et demie
30:04aller-retour
30:04pour aller chez le dentiste ?
30:06Ah oui,
30:06bien sûr, évidemment.
30:08Et c'est fou deux heures
30:09et demie,
30:10mais c'est le temps
30:12pour faire Toulouse-Nîmes
30:14en voiture,
30:14c'est complètement fou.
30:16Allez, simple.
30:16Oui, oui,
30:18mais vous n'avez plus
30:19le choix, en fait,
30:20et je vais sur Bordeaux
30:21pour aller voir
30:22d'autres spécialistes.
30:24Bon, je ne vais pas
30:24vous raconter ma vie,
30:26mais bon, voilà.
30:27Et là, Bordeaux,
30:28vous mettez
30:28deux bonnes heures ?
30:29Eh oui,
30:30on va sur Bordeaux
30:31pour trouver
30:32d'autres spécialistes.
30:33C'est fou.
30:33Les ophtalmos,
30:33les ophtalmos,
30:34ça n'existe plus,
30:35il n'y en a plus
30:35en race campagne,
30:36en Dordogne,
30:36ça n'existe plus,
30:37les ophtalmos.
30:38C'est vrai.
30:38Béranger,
30:39restez avec nous
30:40parce qu'évidemment,
30:41le témoignage de Bruno
30:42qui dit qu'il avait
30:43eu un rendez-vous
30:44à Tulle
30:45a fait réagir
30:46du côté du limousin.
30:48Probablement,
30:48c'est l'effet
30:48François-Louis Mondeau
30:49comme on a dit
30:50qu'il était limougeot.
30:51Je ferai une secte,
30:52en fait,
30:53autour de cette table
30:53et on va être
30:54de plus en plus,
30:55méfiez-vous.
31:03dans le témoignage
31:04qui concernait
31:05le Tulle,
31:06je crois.
31:07C'est ça,
31:08c'est ça.
31:09Parce que je pense
31:10que le souci,
31:10il est un peu partout
31:11et moi,
31:13mon souci est
31:14avec un neurologue.
31:14Alors,
31:15les dentistes,
31:15n'en parlons pas.
31:16J'ai écouté l'auditeur précédente.
31:17Les dentistes,
31:18j'ai la même galère.
31:19Ah oui.
31:19Voilà,
31:20Béranger,
31:20j'ai la même galère.
31:21Enfin,
31:21même sur Limoges,
31:22il faut,
31:23enfin,
31:23c'est complètement,
31:25c'est très,
31:25très compliqué
31:26de trouver un dentiste
31:27ou presque plus de nouveau.
31:29Mais là,
31:29le problème que j'ai eu,
31:33pour une intervention
31:35et comme j'ai une spondylarthrite
31:36en kilosant,
31:38je...
31:39Sylvie ?
31:40Allô,
31:41Sylvie ?
31:41Il fallait que je me vois
31:42un neurologue en urgence.
31:44Sylvie,
31:44ça a été coupé,
31:44vous avez dit
31:45que j'ai eu une spondy
31:47et ça a coupé.
31:47Une spondylarthrite,
31:48une spondylarthrite
31:49en kilosant
31:50et donc,
31:50je devais voir un neurologue
31:52en urgence
31:53parce qu'ils avaient,
31:54voilà.
31:54Et donc,
31:55j'étais avec la secrétaire
31:56du médecin,
31:57du chirurgien
31:58qui allait m'opérer plus tard
31:59qui lui avait demandé
32:01d'appeler les neurologues
32:02pour avoir
32:03un rendez-vous en urgence
32:04dans les neurologues
32:05de l'hôpital,
32:06où j'étais,
32:06de Limoges.
32:08Et la secrétaire appelle,
32:10j'entends qu'elle parle
32:11et tout
32:11et elle raccroche
32:13et elle me regarde
32:14le rendez-vous en urgence
32:16juin 2026.
32:17On était en 2025,
32:18on était en mois de mars 2025.
32:20Oui.
32:21Juin 2026.
32:22Et je la regarde,
32:24je me dis,
32:24mais j'ai le temps de mourir
32:25entre deux
32:26si vraiment il y a un truc grave.
32:28Et elle me dit,
32:28mais malheureusement,
32:29malheureusement,
32:30on perd des patients comme ça.
32:31Elle me dit,
32:32ça remonte le moral,
32:33oui.
32:34Ça remonte le moral.
32:35Il a fallu que j'appelle ma fille
32:37qui était dans les Landes
32:37pour lui dire,
32:38est-ce que tu peux te renseigner ?
32:41Avec des amis,
32:42ils ont réussi à me trouver
32:42un neurologue
32:43qu'ils connaissaient
32:44qui m'a pris,
32:45lui,
32:45dans les trois mois
32:46qu'on suivit.
32:46Mais il a fallu
32:47que je fasse 3h40 de voiture
32:48pour aller voir le neurologue.
32:50C'est fou.
32:54Il n'y a pas d'explication.
32:55On me répond,
32:56mais oui,
32:56mais c'est comme ça.
32:57C'est comme ça pour tous.
32:58Et vous avez dû faire
32:593h40 de voiture allée
33:00et 3h40 de voiture retour.
33:02C'est ça.
33:03C'est ça.
33:04C'est fou.
33:05Et on vous a opéré après,
33:07à l'image,
33:08avec un avis d'un neurologue
33:10de Dax ou de Mont-de-Marsan
33:11ou de Mimisan,
33:12je ne sais pas.
33:13Voilà,
33:13c'est ça.
33:14C'est la situation actuelle.
33:16Ce que résume Sylvie,
33:18c'est une situation
33:19qui est très triste,
33:21mais c'est la situation
33:21qu'il y a dans beaucoup de régions,
33:23malheureusement, Philippe.
33:24Mais c'est complètement dingue.
33:25Vous qui êtes limougeau,
33:26vous devez pouvoir le lever.
33:27Vous êtes dans un petit village
33:28à Chaillac-sur-Vienne,
33:29c'est ça ?
33:30Oui, c'est ça.
33:31J'ai déjà 40 minutes
33:32pour aller à Limoges.
33:33Bon, moi,
33:34je fais mes 40 minutes
33:35parce que tous mes examens,
33:36je vais sur une clinique
33:37ou l'hôpital à Limoges
33:38et mon médecin traitant
33:40est sur Limoges.
33:41Mais c'est quand même aberrant
33:44même en étant là
33:45dans la propre clinique
33:47d'avoir un rendez-vous
33:48en urgence
33:48appelée par la secrétaire
33:49d'un médecin
33:50un an après.
33:52Non, mais attendez,
33:52excusez-moi.
33:53Surtout,
33:54vous étiez au CHU,
33:55c'est ça ?
33:56À Dupuytrain ?
33:56Non, j'étais à la...
33:59Ah, je suis bien.
34:00D'accord.
34:00Mais parce que,
34:01je ne sais pas,
34:01dans le même hôpital,
34:03je ne sais pas,
34:03moi,
34:03le chirurgien appelle le dermatologue
34:05et lui dit,
34:05écoute,
34:06j'ai une patiente
34:07à voir en urgence
34:08que tu ne peux pas nous trouver
34:09un truc le soir,
34:10même à 20h,
34:11tu pars un peu plus tard,
34:12etc.
34:12Moi, je ne comprends pas
34:13parce que,
34:13désolé,
34:14mais je ne dirais pas
34:15que c'est le sens du client
34:16parce qu'une personne malade,
34:18ce n'est pas un client,
34:19c'est un patient,
34:19mais c'est fou.
34:21Mais moi,
34:21j'ai une chance inouïe,
34:22c'est que mon médecin traitant
34:25a son mari qui est cardiologue
34:26et quand j'ai besoin
34:27d'un rendez-vous en urgence,
34:28heureusement,
34:29c'est elle qui appelle
34:31et qui me dit,
34:31bon, madame,
34:32il est beau,
34:32je gère
34:32et je vous envoie le truc.
34:33Il n'y a pas de problème.
34:34Mais sinon,
34:35c'est galère.
34:36Mais c'est fou.
34:37C'est complètement fou.
34:38Les dentistes,
34:38n'en parlons pas.
34:39Les dentistes,
34:39c'est impossible.
34:40Il n'y en a aucun.
34:41Voilà.
34:42Il n'y en a aucun.
34:43Je ne vais pas vous proposer
34:44d'échanger avec Béranger
34:45pour avoir le numéro
34:46d'un dentiste à Périgueux
34:47parce que là,
34:48ça va faire vraiment
34:48un peu loin pour vous.
34:50Bon,
34:50c'est moins loin
34:50que le dermatologue,
34:51mais c'est quand même
34:52de le neurologue,
34:52mais c'est déjà pas mal.
34:54Ah bah oui,
34:54j'aurais déjà au moins
34:55une heure et demie
34:55pour aller chez le dentiste.
34:56Bonjour et moi,
34:57c'est lui à la nuit.
35:05Numéro à composer
35:05si vous voulez prendre
35:06la parole sur Sud Radio
35:07jusqu'à 20h,
35:08c'est les vrais voix
35:08font parler de la France.
35:09Philippe,
35:10dans un instant,
35:10c'est la NFA.
35:11Absolument.
35:12Et ensuite,
35:12on va continuer
35:12à débattre avec vous.
35:14Le 0826 300 300,
35:16c'est Aude qui prend vos appels
35:18et là encore en ligne,
35:19ça appelle beaucoup ce soir.
35:20On se retrouve tout de suite.
35:27Beaucoup de Français
35:28ont pris la route
35:28la semaine dernière
35:29pour profiter
35:30du pont de l'Ascension.
35:31Si certains sont partis
35:32rentrés sans encombre,
35:33d'autres ont pu avoir
35:34des accrochages sur la route,
35:35pas forcément graves
35:36mais toujours fâcheux.
35:37Et qui dit tôt le français
35:38dit rendez-vous
35:39chez le carrossier,
35:40le carrossier,
35:40un métier iconique
35:42de l'automobile
35:42dont on va justement
35:43prendre quelques nouvelles.
35:45Bonsoir Alexis Coriol.
35:46Bonsoir.
35:46Vous êtes responsable
35:47communication à l'ANFA,
35:49l'Association Nationale
35:50pour la Formation Automobile.
35:52Alors,
35:52à quoi ressemble
35:53le secteur de la carrosserie
35:54en 2026 ?
35:55Je suis sûr que ça va mieux
35:56que les déserts médicaux.
35:58Oui, tout à fait.
35:59Ça va un peu mieux.
36:00Et on a ce côté
36:01un peu chirurgie esthétique
36:02du véhicule.
36:05Alors,
36:05le secteur est composé
36:06de 47 000 salariés
36:08qui sont répartis
36:08dans 12 000 ateliers
36:10en France.
36:11Ces 47 000 salariés
36:13ont effectué
36:143,5 millions
36:15d'opérations
36:16de réparation collision
36:17en 2025.
36:18Alors,
36:18c'est un nombre
36:19qui peut paraître conséquent.
36:20En revanche,
36:21il a beaucoup diminué
36:22en 20 ans.
36:23Et ça,
36:23c'est dû à la banalisation
36:24des équipements de sécurité.
36:26Donc,
36:26les caméras,
36:27les avertisseurs
36:28ou les détecteurs.
36:29Bien sûr que la caméra
36:30évite de taper le mur
36:31quand on fait un créneau,
36:32par exemple.
36:32Tout à fait.
36:32Et en plus,
36:33ça sonne
36:33et on s'en rend compte.
36:34Tout à fait.
36:35Donc,
36:35en fait,
36:35il y a une évolution
36:36de la typologie d'accident.
36:40Les carrossiers s'adaptent,
36:41mais si le volume
36:42d'intervention a baissé,
36:43en revanche,
36:44le coût a augmenté.
36:46Parce que forcément,
36:47ces équipements
36:48complexifient la réparation
36:49des carrosseries.
36:50Ils sont par des technologies.
36:51On a d'autres équipements
36:52aussi qui sont plus techniques,
36:53comme les phares
36:55ou les rétroviseurs.
36:56Vous prenez par exemple
36:57le cas d'un phare
36:58qui peut être à l'halogène
36:59ou au LED
37:01sur le même modèle.
37:02On peut passer du simple
37:02au double
37:03pour le changement en prix.
37:04Oui, on peut passer
37:05de 500 à 1 000 euros
37:06pour une citadine.
37:07Juste avec la LED.
37:10Il faut aussi préciser
37:11une chose assez importante
37:12puisqu'on va beaucoup parler
37:14ces temps-ci
37:15de la hausse
37:15des prix en carrosserie.
37:17Le client est impacté,
37:18mais aussi le carrossier
37:20puisque ça concerne
37:22sa marge,
37:23donc sa rentabilité.
37:24Bien sûr.
37:24Et quels sont les impacts
37:26du moteur électrique
37:27sur l'activité
37:27de la carrosserie ?
37:28Est-ce que ça change
37:29des choses ?
37:29C'est paradoxal
37:30parce qu'on dit souvent
37:31que le moteur électrique
37:32est plus simple à réparer
37:34donc les activités
37:35en mécanique
37:36seront moins complexes
37:37dans les années à venir.
37:38C'est vrai.
37:39La carrosserie,
37:39c'est l'exact opposé
37:42pour plusieurs raisons.
37:43Déjà, la problématique
37:44de l'électronique
37:44de pointe
37:45qu'on vient d'évoquer
37:45qui est embarquée
37:47dans tous les véhicules électriques.
37:48En cas d'accident,
37:49le poids du véhicule
37:50et la carrosserie
37:51en fibre carbone
37:52encaissent beaucoup plus
37:53mais du coup
37:56les dégâts
37:57sont plus importants aussi.
37:58Et plus chers
37:58à réparer probablement.
37:59Justement,
38:00parce que la fibre carbone
38:01est très chère.
38:02C'est plus complexe
38:03à travailler comme matière
38:04mais bon,
38:04c'est le choix logique
38:05des industriels
38:06pour compenser
38:07le poids de la batterie.
38:09On passe de 1 à 2
38:10sur un phare
38:11entre de l'acier
38:11et de la fibre de carbone.
38:12On passe de 1 à combien
38:13à peu près ?
38:14Alors là,
38:15je ne pourrais pas
38:15vous dire les prix.
38:16Ça dépend aussi des modèles.
38:17D'accord.
38:18Et le temps d'intervention
38:19est plus long forcément
38:20puisqu'il faut sécuriser
38:21le véhicule
38:21et c'est une répercussion
38:23un détail important
38:24à noter sur l'accidentologie
38:26du véhicule électrique.
38:27On parle souvent
38:27des accidents
38:29liés au couple moteur
38:30c'est-à-dire
38:30l'accélération
38:31qui surprend
38:31puisque effectivement
38:32ça démarre au quart de tour.
38:33C'est sûr que pour avoir
38:34essayé de l'électrique
38:35c'est sûr que c'est accéléré.
38:36Oui, tout à fait.
38:38Les accidents
38:39peuvent aussi...
38:40Il peut y avoir
38:40un comportement
38:41des conducteurs
38:42mais c'est les conducteurs
38:43à l'arrière
38:44ceux qui suivent
38:45le véhicule électrique
38:45qui peuvent se faire surprendre
38:46puisqu'en fait
38:47il y a un frein
38:48sur le véhicule électrique
38:50qui s'appelle...
38:52Pardon,
38:52non, j'ai perdu le nom.
38:53Le frein régénératif
38:54qui recharge la batterie.
38:56C'est ça
38:57mais qui est aussi
38:58plus vif que le frein moteur.
38:59Donc en fait
38:59parfois les conducteurs
39:00qui sont à l'arrière
39:01qui suivent un véhicule électrique
39:02se font surprendre
39:03et peuvent finir
39:04dans le véhicule électrique.
39:06Quels sont les besoins
39:07en main d'oeuvre
39:08dans les métiers
39:08de la carrosserie ?
39:09Alors selon
39:10notre dernière enquête
39:11publiée en 2025
39:12il y a eu environ
39:1310 000 offres d'emploi
39:15dans le secteur
39:15de la carrosserie et peinture.
39:177 000 ont abouti
39:18et 3 000 restent à pouvoir.
39:19Donc ça reste un métier
39:20en tension.
39:22Il y a beaucoup
39:23de départs à la retraite
39:23qui se profilent
39:25et la difficulté aussi
39:27dans ce métier
39:27c'est que les professionnels
39:29cherchent
39:30de la main d'oeuvre qualifiée
39:31et pour ça
39:32il faut former
39:32en apprentissage.
39:33Alors heureusement
39:34la bonne nouvelle
39:34c'est qu'on forme
39:3516 000 jeunes
39:36en tout cas
39:37la rentrée précédente
39:37c'était 16 000 jeunes
39:38dont 10 000 apprentis.
39:41L'effectif des femmes
39:41on l'a déjà dit
39:42à l'arrière ici
39:43a progressé
39:43ces 4 dernières années.
39:45C'est très bien.
39:45Ce sont 3 fois plus nombreuses
39:46donc elles viennent aussi
39:47nous aider
39:49à renforcer
39:50ce secteur
39:51et enfin
39:52ça par contre
39:52il faut le dire
39:53on peut faire un lien
39:54avec le sujet
39:55de la médecine
39:55c'est que forcément
39:57il y a 16 000 jeunes
39:58qui s'inscrivent
39:58dans ces formations
39:59mais ils ne sont pas 16 000
40:00à sortir diplômés
40:01et à poursuivre
40:01dans ce secteur-là.
40:02Mais il y a quand même
40:03un bon taux de diplômés ?
40:04Oui oui oui
40:05C'est pas comme la médecine
40:07où ça s'effondre
40:08totalement pour la première
40:09et la seconde année.
40:10Il y a la déperdition
40:11mais c'est pas
40:12heureusement
40:13parce que la pénurie
40:15de carrossiers
40:15je pense que ça
40:16deviendrait assez compliqué
40:17à gérer.
40:18Et quelles sont
40:18les spécialisations
40:19possibles Alexis ?
40:21Alors il y en a 7
40:21on ne va peut-être
40:22pas tous les citer
40:23on peut commencer
40:23par le classique
40:25le carrossier peintre
40:26qui couvre
40:26l'ensemble des réalisations
40:27il y a le débosseur
40:29sans peinture
40:29qui va traiter
40:29les petites réalisations
40:31c'est ce qu'on disait
40:31au début
40:33on s'adapte
40:33avec les nouveaux types
40:34d'accidents
40:35les tauliers confirmés
40:36qui vont travailler
40:37directement la matière
40:38ou ce que j'apprécie
40:39particulièrement
40:40ce sont les tauliers
40:41spécialisés en véhicules
40:42anciens et historiques
40:43qui bichonnent
40:43un peu le patrimoine
40:44automobile
40:44comme on rénove
40:45une cathédrale
40:47Alors voilà
40:48il faut le rappeler
40:49aux éditeurs
40:50la carrosserie
40:50c'est un métier passionnant
40:51qui ne manquera jamais
40:52d'activité
40:53qui forme d'excellents
40:54apprentis
40:55et pour preuve
40:55c'est que deux années
40:56de suite
40:56nous avons eu
40:57des champions du monde
40:58en carrosserie peinture
40:59Bravo
40:59en 2022
41:01On en avait parlé
41:02d'ailleurs
41:02avec vous
41:03Oui on a vu un invité
41:04je crois une fois
41:05Absolument
41:05qui avait été champion du monde
41:06de carrosserie peinture
41:07Oui
41:08On a eu Victor Bertollier
41:09un Alsacien en 2022
41:10et Ronan le Tutour
41:11un Breton en 2024
41:12Les deux côtés de la France
41:14à l'Est et à l'Ouest en fait
41:15Oui
41:16Moi je suis Alsacien
41:16je suis très fier
41:17de cette région-là
41:18je sais qu'on a
41:18d'excellentes écoles là-bas
41:19Et bien on embrasse
41:20nos auditeurs d'Alsace
41:22Merci beaucoup Alexis Coriol
41:24responsable de communication
41:25à l'ANFA
41:27l'association nationale
41:28pour la formation automobile
41:29et à dans deux semaines
41:30A dans deux semaines
41:31avec grand plaisir
41:31Les Vraies Voix Sud Radio
41:33Avec l'ANFA
41:35l'accélérateur de changement
41:37des services de l'automobile
41:39Et on reprend
41:41Les Vraies Voix
41:41font parler la France
41:42on a Jean-Michel de Bordeaux
41:44c'est cela ?
41:46Tout à fait
41:46bonsoir
41:47Bonsoir Jean-Michel
41:50Juste un petit mot
41:51pour compléter
41:52ce qui a été dit avant
41:53c'est que
41:54moi j'ai eu le cas
41:55sur un rendez-vous
41:56pour un scanner
41:57où il y avait
41:583-4 mois de délai
41:59et pour avoir un rendez-vous rapide
42:00il fallait
42:02payer un peu plus cher
42:03ça m'a coûté
42:04120 euros de mémoire
42:05et j'ai eu mon rendez-vous
42:06sous 48 heures
42:07Mais comment vous avez fait ?
42:08Vous payez
42:11vous donnez 120 euros
42:12de la main à la main
42:13en plus du tarif
42:14sécurité sociale
42:15au radiologue
42:16ou à la secrétaire
42:17ou comment ça se passe ?
42:18Pas de la main à la main
42:19carte bancaire
42:20à la fin
42:22au moment d'arrivée
42:23on fait les papiers
42:23on paie la prestation
42:25et on a le rendez-vous
42:27Mais vous n'êtes pas remboursé
42:28ni par la sécurité sociale
42:29ni par votre mutuelle
42:31Non mais quand on a
42:32un problème au dos
42:32quand on doit passer un scanner
42:33on n'a pas
42:343-4 mois à attendre
42:35Mais c'est complètement fou
42:37et vous avez pu avoir
42:39mon casse-cadère
42:40mais c'est fréquent ?
42:41Ah c'est fréquent
42:43Il y a d'autres spécialités
42:44dans lesquelles
42:45vous avez été confronté
42:46à ça Jean-Michel ?
42:47Les dépassants d'horaire
42:48sont fréquents
42:49en médecine
42:50ça n'a aucun problème
42:51ça c'est vrai
42:51et on n'est pas
42:53en cas de bancaire
42:55Et ça vous
42:57ça ne me regarde pas
42:59vous n'êtes pas obligé
42:59de répondre
43:00mais vous 120 euros
43:01ce n'était pas
43:02un énorme sacrifice
43:03pour vous
43:03vous pouviez assurer
43:04parce que quelqu'un
43:05qui a un petit salaire
43:06120 euros
43:07c'est pratiquement
43:08c'est 7-8%
43:10d'un SMIC
43:10quoi quand même
43:11Je suis d'accord
43:12mais sur le principe
43:13où 4 mois
43:15à attendre
43:16en menant mal
43:17en ne pouvant pas travailler
43:19Oui
43:19On n'a pas le choix
43:21Oui
43:22Moi personnellement
43:22je travaille tout seul
43:24je n'ai pas le choix
43:24Oui
43:25Vous êtes indépendant
43:26c'est ça ?
43:26Voilà
43:27je suis indépendant
43:27si je ne peux pas aller travailler
43:28je n'ai pas d'argent
43:29Oui
43:30et donc vous ne pouvez même plus
43:31vous payer de salaire
43:32etc
43:32vous pouvez par contre
43:33être indemnisé
43:34par la sécurité sociale
43:35mais est-ce que vous ne trouvez pas
43:36quand même que c'est
43:38on nous parle souvent
43:39de la médecine à deux vitesses
43:40que là c'est vraiment
43:41l'archétype
43:42alors on a entendu
43:43beaucoup de témoignages
43:45de toute la France
43:45François-Louis
43:46sur des délais
43:47pour les médecins
43:48pour les dermatos
43:49pour les neurologues
43:50pour tout
43:51est-ce qu'il n'y a pas vraiment
43:52une médecine à deux vitesses
43:54et maintenant
43:55en plus des déserts médicaux
43:57et
43:58parce qu'il y a quand même
43:59une autre chose
43:59qui me revient à l'esprit
44:00de tout ce qu'on dit
44:01les auditeurs ce soir
44:02c'est que moi
44:03j'ai eu un rendez-vous
44:04parce que j'ai appelé
44:05au nom de ma femme
44:05moi ça va
44:06j'ai les rendez-vous
44:07parce que
44:08le mari de ma généraliste
44:10est cardiologue
44:10donc j'arrive à avoir
44:11un rendez-vous
44:12chez le cardiologue
44:12est-ce qu'il n'y a pas
44:14plusieurs problèmes
44:14il y a premièrement
44:15les déserts médicaux
44:17deuxièmement
44:17les pistons
44:18et troisièmement
44:19d'avoir les moyens
44:19de payer plus cher
44:20pour être soigné
44:22dans un bon délai
44:25malheureusement
44:25on arrive dans un système
44:27où tout c'est comme ça
44:29et on n'a pas le choix
44:30si vous voulez être soigné
44:32à un autre niveau
44:33il faut qu'on paie
44:34comment vous croyez
44:34que les gens
44:35qui sont fortunés
44:36arrivent à se faire soigner
44:38ils n'attendent pas comme nous
44:39comment vous pensez
44:39que les gens
44:40qui arrivent de l'étranger
44:41pour se faire soigner en France
44:41se font soigner
44:42parce qu'ils payent derrière
44:44c'est une latinale de vitesse
44:46mais c'est le système américain
44:47vous payez
44:47vous êtes soigné
44:48vous payez pas
44:48vous n'êtes pas soigné
44:49enfin excusez-moi
44:50le système américain
44:51la différence
44:51c'est que vous payez
44:53des assurances
44:53qui sont très chères
44:54nous aussi on paye
44:55une assurance
44:55qui est très chère
44:56via notre patron
44:56et les cotisations
44:58de patron
44:59et les cotisations salariales
45:00c'est quand même
45:00pas le même système
45:01c'est-à-dire que
45:02j'ai l'impression
45:02qu'on a les inconvénients
45:04du système américain
45:05sans avoir les avantages
45:07malheureusement
45:09et vous
45:10qu'est-ce que vous verriez
45:11comme solution
45:12pour améliorer les choses
45:13parce que
45:14je trouve ça tellement
45:15surréaliste
45:15que vraiment
45:16ça me laisse pantois
45:17dire moi
45:17je paye 120 balles
45:18parce que j'ai les moyens
45:19et que je gagne bien ma vie
45:21mais que quelqu'un
45:22ne pourrait pas payer
45:22qu'est-ce que vous pensez
45:23qu'il y aurait comme solution
45:24Jean-Michel ?
45:26
45:27je n'ai aucune solution
45:29à vous donner
45:29malheureusement
45:30avoir plus de médecins
45:31avoir plus de spécialistes
45:32il n'y a pas de soucis
45:33mais quand vous voyez
45:34des chichas dans les hôpitaux
45:35qui manquent du monde
45:37en libéral
45:38c'est pareil
45:38dans certains secteurs
45:40ou alors vous avez
45:41des médecins
45:41qui sont trop vieux
45:42qui continuent à travailler
45:43parce qu'il n'y a pas le choix
45:44pour les terres médicaux
45:45mais allez vous balader
45:47en Charente
45:47en Charente
45:48vous avez des pancartes
45:49dans beaucoup de villages
45:51cherche un médecins
45:52cherche un médecins
45:52cherche un médecins
45:53il y a des gros déserts médicaux
45:55et ça c'est
45:56malheureusement
45:57est-ce que c'est
45:57l'État qui veut ça
45:59par rapport au neurosciences
46:00et ainsi de suite
46:01c'est eux qui décident
46:02de nom de médecins
46:03qui vont sortir chaque année
46:04merci beaucoup Jean-Michel
46:06merci beaucoup
46:07à vous toutes
46:08qui avez été très nombreux
46:09à nous appeler
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