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  • il y a 8 heures
Un rendez-vous 100% politique présenté par Gauthier Le Bret du lundi au jeudi de 21h à 23h.

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00:01Quotidien leur demande de la fermer mais ils ont décidé de l'ouvrir.
00:04Rodolphe Karte, Eric Tegner, Yoann Uzaï et Jules Torres, bonsoir messieurs !
00:08Cette émission va être bien les amis, cette émission va être délicieuse !
00:12On va parler de la France Insoumise, de ses officines d'extrême-gauche, ses relais médiatiques.
00:17Et puis on parlera aussi du voile qui fait son entrée dans les conseils municipaux.
00:20Et chaque maire n'agit pas de la même manière.
00:21On sera avec Gilles Platret qui a décidé de l'interdire.
00:23Et il y a Jean-François Copé qui a décidé de l'autoriser.
00:26Tiens, c'est intéressant. Sandra Chombeau pour le journal.
00:31A la une de l'actualité, l'Iran n'a pas l'intention de négocier mais de continuer à résister.
00:37Téhéran veut mettre fin à la guerre selon ses propres conditions.
00:40C'est la réponse ce mercredi du ministre iranien des Affaires étrangères.
00:44En allusion pour parler évoqué par Donald Trump depuis deux jours mais réfuté par Téhéran.
00:48Il précise parler maintenant de négociations reviendrait admettre une défaite.
00:53Le détroit d'Hormuz est fermé uniquement aux ennemis, à leurs alliés.
00:56C'est ce qu'a déclaré ce mercredi le chef de la diplomatie iranienne.
00:59Le passage de cette voie maritime stratégique n'est pas complètement fermé.
01:02Selon lui, il a assuré que l'armée iranienne a déjà assuré un passage sécurisé aux navires des pays amis.
01:08Israël est en train d'élargir sa zone tampon au Liban.
01:12Benyamin Netanyahoul a affirmé aujourd'hui, le but est d'éloigner la menace des missiles anti-chars.
01:17Le premier ministre israélien a évoqué une véritable zone de sécurité empêchant toute infiltration vers la Galilée et la frontière
01:24nord,
01:24avant de réaffirmer que la question du démantèlement du Hezbollah reste centrale.
01:29La Russie s'est dite profondément indignée par une frappe ce mercredi qui aurait visé la centrale nucléaire de Boucher
01:35dans le sud de l'Iran.
01:36Elle est en partie construite et aide à assurer l'exploitation.
01:39L'agence atomique iranienne a rapporté qu'une frappe avait touché le site sans faire de dégâts.
01:44Moscou a évacué du personnel tôt ce matin vers la frontière irano-arménienne.
01:48Et puis Meta, la maison mère d'Instagram et YouTube vont faire appel de leur condamnation inédite.
01:53Ces plateformes ont été jugées responsables d'avoir alimenté la dépression d'une adolescente américaine
01:58et condamnée ce mercredi par un tribunal californien à lui verser au moins 3 millions de dollars de dommages et
02:05intérêts.
02:05Merci beaucoup Sandra.
02:06Le voile qui s'invite donc dans les conseils municipaux depuis ces dernières élections municipales
02:10avec à chaque fois des élus de la France insoumise.
02:13Alors quand c'est un élu, un maire LFI, évidemment il ne l'interdit pas.
02:18C'est le cas à Saint-Denis.
02:19On va voir d'ailleurs la photo donc du conseil municipal de Saint-Denis
02:23où vous avez une élue effectivement qui porte le voile.
02:25Bon, on n'est pas surpris, c'est un maire LFI.
02:27Voilà, ça c'est Saint-Denis.
02:28Vous voyez cette dame voilée au premier rang.
02:30C'est un maire LFI donc le maire LFI il n'interdit pas puisque c'est à l'appréciation de
02:34chaque maire.
02:34Et puis dans une ville comme Chalon, le maire Gilles Platret qui est en liaison avec nous a fait le
02:40choix de l'interdire
02:41parce qu'il y avait déjà des élus LFI qui voulaient entrer au conseil municipal de Chalon à Maud.
02:48Vous voyez l'image à Maud, ville pourtant de Jean-François Copé, ville LR.
02:53Jean-François Copé a fait le choix de ne pas interdire le voile dans les conseils municipaux.
02:58Et donc vous voyez cet élu d'extrême gauche qui vient avec son voile dans les conseils municipaux.
03:02Gilles Platret est avec nous.
03:04Bonjour Monsieur le maire.
03:05Je l'ai dit, vous vous avez fait le choix d'interdire le voile à Chalon dans votre ville
03:10et la justice vous a donné en plus raison.
03:12Jean-François Copé que vous avez connu chez LR quand vous y étiez fait le choix inverse.
03:17Comment vous accueillez la décision de Jean-François Copé de permettre aux élus d'extrême gauche
03:22de venir avec le voile dans son conseil municipal ?
03:27Ecoutez, je pense que tout n'est pas perdu.
03:30Tout n'est pas perdu parce que les conseils municipaux de France ont six mois désormais
03:36pour revoter leur règlement intérieur.
03:38Ça c'est la loi qui l'impose.
03:40Et je veux croire que sur la base de la décision de justice qui a été rendue
03:44dans l'affaire du conseil municipal de Chalon,
03:47que ce soit à Maud ou dans les autres communes de France,
03:50on ira dans le sens que nous avons préconisé,
03:53c'est-à-dire l'interdiction pure et sainte pour des raisons évidentes de respect de la laïcité,
03:59ce qui est une obligation qui désormais pèse sur chaque élu depuis une loi de décembre de l'année dernière.
04:05Donc puisque la loi impose aux élus d'être neutres,
04:08alors il faut qu'ils le soient dans leur tenue.
04:10Donc j'ai bien vu effectivement ce qui s'est passé à Maud.
04:13Je veux croire que c'est parce qu'on était encore sous le régime
04:16de l'ancien règlement du conseil municipal.
04:18Nous, on a anticipé à Chalon.
04:21Je savais très bien ce qui allait se passer au moment des municipales.
04:23Donc au mois de janvier, j'ai fait délibérer mon conseil municipal
04:26en lui demandant d'imposer dans le règlement le respect de la neutralité des tenues.
04:32Bon, visiblement, les autres communes ne l'ont pas fait.
04:34Ils ont attendu que le problème se pose.
04:35Donc ils n'ont pas de règlement pour agir.
04:37Nous, à Chalon, on a un règlement pour agir.
04:39Et en plus, vous l'avez rappelé, il a été validé par la justice.
04:42Donc désormais, les conseils municipaux ont six mois pour revoter le règlement.
04:46Donc j'appelle aujourd'hui tous mes collègues maires de France
04:49à respecter et faire respecter la laïcité en votant un règlement
04:52comme le nôtre qui impose la neutralité stricte des tenues des conseils municipaux.
04:57Et donc le voile sera interdit comme tout autre signe.
05:00Alors je vais vous décevoir, monsieur le maire,
05:02puisqu'il se trouve qu'on a essayé d'avoir les équipes de Jean-François Copé
05:05ce matin avant 100% Frontières.
05:07On n'a pas réussi.
05:08Finalement, après en avoir parlé ce matin, là, on a eu une réponse.
05:12Et les équipes, le cabinet de Jean-François Copé explique que la loi
05:17permet aujourd'hui de porter le voile
05:20et que Jean-François Copé ne prendra pas le même arrêté municipal que vous
05:24et respectera donc la loi qui permet aux élus de venir voiler au conseil municipal.
05:28Voilà la réponse officielle de Jean-François Copé.
05:32Alors si on vous a répondu ça, je suis en désaccord évidemment complet
05:35pour une simple et bonne raison.
05:36Je l'ai laissé entendre dans mon propos liminaire.
05:38En réalité, en décembre de l'année dernière, le Parlement a voté ce qu'on appelle
05:43une charte de l'élu local, qui est une espèce de déclaration de principe
05:47que nous avons tous lue ou qui va être lue lorsque les conseils vont être installés
05:51pour ceux qui ont été élus au deuxième tour, qui vont être installés ce week-end.
05:54Cette charte rappelle quoi ?
05:56Elle rappelle les obligations qui pèsent désormais sur les élus locaux.
06:00Et au titre de ces obligations, il y a le respect de la devise de la République,
06:03liberté, égalité, fraternité, mais il y a également désormais la laïcité.
06:07Donc c'est faux de dire que la loi n'a pas changé.
06:10Elle a changé récemment.
06:12Et c'est d'ailleurs sur cette base que le juge administratif
06:15qui a eu à connaître du règlement de Châlons,
06:17puisque deux de mes collègues et les filles, dont une représentante
06:21d'une organisation qui flirte avec l'Alliance citoyenne de Grenoble,
06:25elle-même liée aux frères musulmans, avait déposé un recours.
06:28Et bien le juge a dit, moi la loi aujourd'hui me dit que les élus doivent respecter la laïcité.
06:33Le maire de Châlons et son conseil municipal ont produit un règlement qui impose la neutralité
06:38et donc la laïcité des tenues vestimentaires.
06:41Donc dans ce cas-là, ils sont conformes à la loi.
06:42Donc il est faux de dire que la loi ne le permet pas.
06:45Elle ne dit pas explicitement que tous les vêtements doivent être neutres,
06:48mais elle impose désormais la laïcité auprès de l'ensemble des élus locaux.
06:53Et c'est sur cette base désormais, et c'est pour ça que c'est un espoir,
06:56c'est sur cette base, comme on l'a fait à Châlons,
06:58qu'on peut désormais appeler tous les maires de France à faire la même chose dans leur conseil municipal.
07:02Mais on a bien compris, on a bien compris que c'était possible puisque vous l'avez fait.
07:05Donc chacun est dans une posture différente.
07:08Merci beaucoup monsieur le maire.
07:09Et on a bien compris que vous n'étiez pas sur la ligne de Jean-François Copé, Eric Tegner.
07:13Voilà, il y a ceux qui décident de l'interdire, la loi le permet.
07:15Donc il y a ceux qui décident de l'interdire et ceux qui décident de l'autoriser.
07:18Bon bah, il y a Gilles Platret qui décide de l'interdire.
07:20Il y a les maires et les filles qui décident de l'autoriser.
07:22On n'est pas surpris.
07:23Mais il y a aussi les maires de droite qui décident de l'autoriser,
07:25comme Jean-François Copé, à mot.
07:27Voilà la réalité.
07:28Alors après, chacun dira, il y a tel texte de loi, tel autre.
07:31La réalité est celle-ci.
07:32Il y a les maires qui décident de l'interdire, les maires qui décident de l'autoriser.
07:35Gilles Platret est parmi ceux qui décident de l'interdire.
07:37Jean-François Copé est parmi ceux qui décident de l'autoriser.
07:40Mais Gilles Platret, c'est un homme qu'on appelle l'avant-garde.
07:43C'est-à-dire que lui, il a parfaitement conscience de la problématique.
07:45Et surtout, il n'a pas de différence entre son discours national
07:48et le discours au niveau local.
07:50Parce que monsieur Jean-François Copé était parfaitement au courant
07:53de ce qui allait se passer au sein du conseil municipal.
07:56Il a fait une campagne...
07:57Elle était sur les affiches.
07:58Voilà, sur les affiches de campagne.
07:59Et Jean-François Copé nous explique matin, midi et soir,
08:02parce qu'il est très régulièrement sur tous les plateaux de télévision,
08:04qu'il est en permanence sur le terrain, qu'il suit ses élections municipales.
08:08Donc, il était au courant.
08:09La vérité, c'est quoi ?
08:10C'est que Jean-François Copé fait partie d'un courant.
08:13Un courant, j'ai envie de dire, qui a le droit d'exister.
08:15C'est l'islamo-droitisme.
08:16Voilà, on a l'islamo-gauchisme, il y a l'islamo-droitisme.
08:20Et moi, ce que je note, c'est que Jean-François Copé,
08:21il y a une différence énorme.
08:22C'est-à-dire qu'au niveau national, on est très dur.
08:24Il faut lutter contre l'islamisme, contre l'antrisme.
08:27L'extrême-gauche, c'est pas bien.
08:28La France insoumise, c'est pas bien.
08:30Mais en revanche, quand il y a quelqu'un qui...
08:32Parce que cette dame, elle fait de la revendication.
08:34Sur leurs réseaux sociaux, ils mettent en avant l'utilisation,
08:38le port de ce voile au sein du conseil municipal
08:40comme une victoire pour leurs habitants et leurs électeurs.
08:43Mais ça, Jean-François Copé, il refuse.
08:45Et il fait de l'hypocrisie.
08:46Quand il dit, oui, ce qui compte, c'est la loi, etc.
08:48Mais pardonnez-moi.
08:49Tous les matins, lorsqu'il est dans les radios,
08:51il pourrait demander un changement de la loi, non ?
08:53Il préfère taper contre Eric Ciotti.
08:55C'est le principe d'un élu.
08:56Peut-être qu'il dépend son ami Christian Estrosi
08:58qui, vendredi dernier, voulait rentrer dans une mosquée le jour de l'Aïd.
09:01Surtout que ça va bien de changer la loi.
09:03Moi, j'aime bien ces moments de révélation.
09:05J'aime bien voir qui est qui.
09:06La loi permet aux maires de choisir.
09:08Je trouve ça formidable.
09:10Chaque maire est face à ses responsabilités.
09:13Ce qu'on savait, Johan, c'est qu'évidemment,
09:15les maires et les filles allaient l'accepter,
09:17voire l'encourager.
09:19Les maires de droite, on pensait qu'ils allaient l'interdire.
09:22C'est le cas avec Gilles Platret.
09:23Ce n'est pas le cas avec Jean-François Copé.
09:25Évidemment, la France insoumise est main dans la main avec les islamistes.
09:28Ils collaborent même avec les islamistes.
09:30Donc, il n'est pas, évidemment, incohérent
09:33qu'ils accèdent à toutes les revendications des islamistes.
09:36Et croyez-moi, il y en aura d'autres.
09:37Ça ira bien au-delà du voile durant les six années de leur mandat.
09:41Nous serons malheureusement amenés à le commenter très régulièrement.
09:46Mais que les élus de droite, dont Jean-François Copé,
09:51ne veuillent pas voir que le voile est un instrument de l'antrisme islamiste.
09:55Je ne dis pas que toutes les femmes voilées sont des islamistes.
09:57Mais je dis que le voile est l'un des instruments de l'antrisme islamiste.
10:01Et il n'est pas normal que cet instrument de l'antrisme islamiste
10:05soit toléré au sein d'un conseil municipal.
10:08Ça n'est pas possible.
10:09Ça n'est pas acceptable.
10:11Eh bien, je regrette que Jean-François Copé ait fait ce choix-là
10:13parce qu'encore une fois, il appartient à une famille politique
10:16qui devrait ouvrir les yeux sur ce sujet-là.
10:18On n'a rien à attendre de la gauche sur ce sujet-là,
10:21qui est une menace existentielle pour notre pays, l'islamisme.
10:25Je rappelle que le renseignement territorial considère
10:28que l'antrisme islamiste est, avec le narcotrafic,
10:31une des deux menaces existentielles pour notre pays.
10:33Que la droite dite républicaine de ce pays n'ouvre pas les yeux
10:37ou une partie de la droite républicaine n'ouvre pas les yeux sur ce sujet-là
10:43est un problème qui est, à mon sens, plus que grave.
10:45Et j'espère une prise de parole du patron des Républicains, Bruno Rotaillot.
10:50Je sais qu'elle pourrait arriver dans les Orchidiennes.
10:51Il s'était trop occupé à virer le candidat LR
10:54qui a fait une alliance avec le RN aux élections municipales.
10:56En fait, tout le sujet, il est là.
10:58Il est sur la recomposition de la droite.
10:59C'est parce qu'on parle de M. Copé, de M. Bertrand, de M. Estrosi,
11:03comme s'ils étaient de droite, comme s'ils appartenaient à la droite.
11:06Non, pas du tout.
11:07Aujourd'hui, ces gens-là, ce sont des centristes,
11:09ce sont des personnes qui mettent à équidistance
11:11le Rassemblement national et la France insoumise.
11:14Et donc, sur le plan politique, ça devient insupportable.
11:16Parce qu'avec tous les exemples qu'on prend matin, midi et soir,
11:18nous dire que le RN et LFI, c'est la même chose,
11:20après ce qui s'est passé dans les mairies
11:22quand un maire a été battu par LFI,
11:25ça, ça devient insupportable.
11:26Et en fait, sur le plan politique, on a bien compris,
11:28mais le plan politique, il précède le plan idéologique.
11:30Et Jean-François Copé, Xavier Bertrand, Christian Estrosi,
11:34aujourd'hui, ce sont des centristes,
11:36ce sont des personnes qui pensent encore, sincèrement,
11:39qu'on peut incorporer l'islam dans la République,
11:43qu'il peut y avoir un islam des lumières.
11:44Et regardez les personnes qui, comme Éric Ciotti,
11:47comme Bruno Rotaillot, comme Rassemblement national,
11:49évidemment, jamais il y a eu des suspicions d'acquaintance
11:53avec l'islamisme, ou en tout cas avec l'islam politique.
11:55Tous les gens que je viens de vous citer,
11:56ce n'est pas le cas.
11:57Rodolphe ?
11:58Excusez-moi, mais cette droite sera balayée par l'histoire.
12:00Moi, j'ai l'impression d'entendre un discours
12:02des années 2000-2010, vous savez, époque Chirac,
12:05quand Chirac disait à Philippe de Villiers
12:07« Les racines de l'Europe, c'est autant l'islam
12:09que la chrétienté », vous en souvenez,
12:11et ça avait provoqué déjà un tollé.
12:12Mais là, M. Copé ne comprend absolument pas
12:15les dynamiques qui sont à l'œuvre.
12:16Aujourd'hui, il nous faut une droite
12:17qui se projette vers 2050.
12:19Et là, on a une droite qui régresse.
12:20Il ne comprend absolument pas les enjeux.
12:23D'ailleurs, tous les sociologues nous le disent.
12:26Il y a une radicalisation des attitudes,
12:29notamment dans les jeunes générations.
12:30Ils ne comprennent absolument pas les enjeux de demain.
12:32et on sait que le voile est un marqueur identitaire.
12:36Ce n'est pas un marqueur, forcément, d'un islamisme radical.
12:39Ça, évidemment, il ne faut pas mettre un signe d'équivalent
12:41sur des choses qui ne le sont pas.
12:42En revanche, ça crée une atmosphère, un environnement
12:45et là-dessus, il faut être intraitable.
12:46Bien sûr, mais Johan l'a dit,
12:49le problème, ce n'est pas les femmes voilées.
12:51Le problème, c'est ce qu'il y a derrière,
12:54c'est-à-dire la volonté des frères musulmans
12:56de voiler un maximum de femmes,
12:58de gagner du terrain dans l'espace public,
13:00le projet politique,
13:01et ensuite de voiler les fillettes.
13:05Et c'est ce qu'on avait vu à l'Assemblée nationale
13:07sur une invitation d'un député Modem.
13:09Et c'est ce qu'on a vu, notamment à Saint-Denis,
13:11lors de la fête de l'Aïd
13:12et du reportage de 100% Frontières.
13:15On avait des toutes petites filles voilées.
13:17Gilles Platret, le mot de la fin avec vous.
13:19Comment vous réagissez donc au débat qu'on a ?
13:21Et moi je dis, c'est un moment de révélation.
13:24On voit qui est qui.
13:25Que les maires aient le choix, c'est formidable.
13:27Parce qu'on voit ceux qui décident de l'interdire
13:29et ceux qui décident de le tolérer.
13:32Alors, moi je vais vous dire,
13:33je suis beaucoup moins libéral que vous,
13:34je souhaite demain que les maires n'aient plus le choix.
13:36Parce qu'on ne peut pas avoir une république à plusieurs vitesses.
13:39Donc je souhaite très sincèrement,
13:41et je sais que certains, notamment du côté du Sénat,
13:44commencent à réfléchir à la suite du jugement
13:47du tribunal administratif qui nous a donné raison,
13:49de pouvoir, en toute lettre cette fois-ci,
13:52inscrire, comme c'est le cas par exemple
13:53dans le règlement de l'Assemblée nationale,
13:54on s'est inspiré de ce texte,
13:56inscrire en toute lettre l'obligation
13:57pour toutes les communes de France,
14:00que ça ne soit pas optionnel,
14:01mais que ça soit obligatoire pour tout le monde,
14:03d'assurer la stricte neutralité des tenues vestimentaires.
14:07Parce que vous avez totalement raison,
14:08évidemment le voile n'est pas le symbole à tout prix
14:12de l'islamisme pour toutes les femmes qui le portent,
14:14mais en revanche, pour ceux qui forcent les femmes à le porter,
14:17la signification est claire comme de l'eau de roche.
14:20C'est la soumission du corps de la femme,
14:22c'est l'infériorisation des femmes,
14:23et donc c'est l'ordre patriarcat islamiste
14:26qui annonce demain la charia
14:27dans une société qui serait complètement islamo-compatible.
14:30Et ça, on ne peut pas l'accepter dans une république française,
14:33laïque, c'est impossible.
14:34Donc il y a un enjeu énorme.
14:36Effectivement, on a pris de l'avance à Chalon.
14:38Vous savez que ces sujets de laïcité,
14:40ils nous tiennent à cœur depuis des années.
14:42C'est un combat que je mène envers et contre tout.
14:45Le conseil municipal m'a suivi, on ne cèdera pas.
14:48Et pour une fois, le juge,
14:50s'appuyant sur une évolution législative, donne raison.
14:53Donc demain, si on ne veut pas qu'une ambiguïté,
14:54si on ne veut pas que les mères et les filles en particulier
14:57laissent faire ceci,
14:58alors il faut que la loi passe
15:00et qu'elle soit obligatoire pour tout le monde.
15:02C'est vraiment le souhait que je fasse.
15:04Et si Chalon a pu aider, et moi avec lui,
15:06j'en serais heureux.
15:07Vous avez évidemment raison.
15:08Il faut une loi au niveau national.
15:09Mais en attendant cette loi,
15:11c'est à chaque maire d'agir.
15:12Et on voit bien dans cette séquence qui est qui.
15:13Merci beaucoup, Gilles Plattray, d'avoir été en liaison avec nous.
15:17On va parler de Saint-Denis et du maire
15:19qui donnait une interview ce soir.
15:21Et il a parlé gentrification.
15:23Et alors là, les amis,
15:24vous savez qu'on a parlé gentrification la semaine dernière.
15:26On a dit qu'il refuse la gentrification à Saint-Denis.
15:29Et M. Belvert de Quotidien,
15:31l'émission qui dit ferme ta gueule,
15:34cette émission,
15:35à moi, oui, bon c'est pas très grave,
15:37avait dit gentrification,
15:39ça n'a rien à voir avec la couleur de peau
15:42dans la bouche du maire de Saint-Denis,
15:43c'est les classes sociales.
15:44Et bien vous allez voir ce qu'a dit le maire de Saint-Denis
15:46puisque, évidemment,
15:48que la France insoumise décide de faire le tri
15:51au sein de cette fameuse nouvelle France.
15:53Et vous allez voir ce qu'il dit,
15:54les conditions à remplir pour être acceptées
15:57à Saint-Denis par la nouvelle mairie de la France insoumise.
16:02Toutes celles et ceux qui sont venus sur Saint-Denis
16:04sont les bienvenus,
16:05à une condition,
16:07c'est qu'ils participent à la communauté de destin.
16:09C'est-à-dire respect à celles et ceux qui ont toujours été là,
16:11qui ne nous ont jamais manqué,
16:12qui ont fait d'identité ce territoire,
16:14et notre capacité à pouvoir accueillir les gens qui viennent
16:16parce que nous avons toujours été fidèles
16:18à l'histoire de cette ville qui est une ville
16:21héritière de l'impact successif d'immigration,
16:23les Bretons, les Orvéniens.
16:25Donc ça, c'est une réalité.
16:27Il n'y a pas de gentrification là-bas ?
16:30Il n'y a pas de tri qui est fait par le maire de Saint-Denis
16:32au sein de cette nouvelle France ?
16:33Non mais il n'y a que les extrêmes gauchistes de quotidien
16:36pour ne pas voir quel est le projet politique de la France insoumise,
16:40encore une fois,
16:41qui est main dans les mains avec les islamistes.
16:43Il collabore avec les islamistes.
16:45Mais ça n'est même pas un secret puisqu'il le revendique.
16:48Donc effectivement, nous n'avons fait que décortiquer,
16:52analyser et dire quelle est la réalité de ce qui se passe aujourd'hui
16:55dans un certain nombre de mairies de la France insoumise
16:58et en premier lieu, naturellement, à Saint-Denis
17:01qui va nous donner, je vous le dis,
17:03beaucoup de travail durant les 6 ou 7 prochaines années.
17:06On n'en manque pas déjà depuis son élection
17:08il y a 10 jours parce qu'il a été élu au premier tour.
17:10Donc le meilleur est à venir, je vous le dis.
17:12Mais il faut bien comprendre que les médias,
17:16des médias d'extrême-gauche,
17:18une partie de la classe politique,
17:20vont effectivement vouloir masquer,
17:22gommer cette réalité-là
17:23parce que ça ne correspond pas à leurs projets,
17:26parce que ça ne correspond pas aux narratifs
17:28qu'ils veulent faire, eux, de la situation.
17:30Donc à chaque fois que nous allons évoquer cela,
17:32ils vont nous taxer de racisme,
17:35ils vont nous dire que nous sommes d'extrême-droite
17:37pour tenter de nous impressionner
17:39parce que ce sont les qualificatifs les plus infamants
17:42naturellement qui sont faits pour vous intimider,
17:45pour essayer de vous faire taire.
17:47Il faut leur dire que ça ne sera pas le cas
17:49parce qu'encore une fois, nous ne faisons que notre travail.
17:51Nous relatons les faits, la réalité.
17:54C'est ce que nous faisons et nous continuerons à le faire.
17:56Bien sûr, et je vous rappelle
17:58que c'est eux qui sont obsédés par la couleur de peau.
18:01C'est le tweet de Rima Hassan
18:02qui met en avant la couleur de peau.
18:04C'est-à-dire que c'est insupportable.
18:06Et moi, je passe mon temps à dire que les personnes
18:09les plus attaquées par la France insoumise,
18:11c'est ceux à qui ils donnent un discours à tenir
18:14en fonction d'une origine ou d'une couleur de peau
18:16et qui ne tiennent pas ce discours.
18:18Et c'est Amine El Khatmi, et c'est Amine El Bailly,
18:21et c'est Rachel Kahn qui en prennent plein la figure
18:23par des racistes d'extrême-gauche
18:26qui les attaquent matin, midi et soir.
18:27Je redis ce qu'il a dit, le nouveau maire de Saint-Denis.
18:31Ceux qui sont venus sont les bienvenus à une condition
18:34qu'ils participent à une communauté de destin,
18:36c'est-à-dire respecter ceux qui ont toujours été là
18:39et qui ont fait l'identité de ce territoire.
18:41Et il ne parle pas des ouvriers en disant cela.
18:43Mais moi, ça me plaît ce qu'il est en train de dire.
18:45Ça me plaît.
18:46C'est-à-dire que j'aimerais bien qu'ils puissent dire ça
18:48au niveau national, qu'ils puissent dire que
18:50les nouveaux arrivants, c'est-à-dire que
18:53ces millions d'immigrés qui sont arrivés quand même
18:55sur le territoire français ces 30 ou 40 dernières années,
18:57ils sont peut-être les bienvenus,
18:59mais ils doivent respecter ceux qui étaient là
19:00depuis des décennies, depuis des siècles,
19:03depuis des millénaires.
19:04Ça j'aimerais bien, mais non.
19:05Encore une fois, il ne tient pas ce type de discours.
19:07C'est le premier point.
19:07Et le deuxième point, pardonnez-moi,
19:09il donne l'impression que l'immigration à Saint-Denis,
19:11c'est l'immigration de toujours.
19:13C'est-à-dire que c'est ce qu'on avait relevé dès le premier soir
19:16quand il disait c'est le peuple historique.
19:18Il allait presque dire c'est le peuple autochtone,
19:20mais il se moque du monde.
19:21C'est-à-dire que Saint-Denis, il y a 100 ans,
19:23c'était l'ouvrier blanc.
19:24Et ensuite, il y a eu une vague d'immigration.
19:27Et pardonnez-moi, l'ouvrier blanc,
19:29on ne le voit plus beaucoup à Saint-Denis.
19:30Donc, cette maxime de respecter...
19:33Il votait Rennes, donc il est parti.
19:34Il est parti, bien sûr, évidemment.
19:36Rodolphe.
19:37Ces nouvelles municipalités,
19:38c'est vraiment pour moi une triple bascule
19:40à la fois générationnelle, démographique
19:43et aussi culturelle.
19:44C'est vrai que c'est un peu un laboratoire
19:47d'une nouvelle politique.
19:48Et même j'ai envie de dire que pour le coup,
19:51Jean-Luc Mélenchon est un peu entré dans un contre-la-montre.
19:53Là, on voit que, justement,
19:55toutes ces nouvelles personnalités
19:57qui vont monter par les municipalités,
19:58ce ne sont pas des personnalités
19:59qui doivent directement leur place à Jean-Luc Mélenchon.
20:02Et ça, je pense que ça va changer absolument
20:04l'intérieur de la France insoumise
20:06parce que moi, qui ai pas mal analysé
20:08Jean-Luc Mélenchon,
20:08comment il a marché ces dernières années,
20:10il faisait monter une nouvelle radicalité
20:12des personnalités comme Tahabouaf, etc.
20:14Des personnalités qui lui devaient tout
20:15parce que Jean-Luc Mélenchon
20:16s'appuyait sur cette base jeune, justement,
20:19pour faire des purges en interne.
20:21On pense par exemple au souverainiste en 2017-2018,
20:24là où on passe d'un discours laïc,
20:27souverainiste, populiste,
20:28à un discours plutôt islamo-gauchiste
20:29sur les identités,
20:32les questions de genre, etc.
20:33Et là, la France insoumise,
20:35peut-être qu'elle a quelque part creusé son trou,
20:39sa tombe, parce que justement,
20:40ils ont fait monter des personnalités
20:41qui pourront évoluer de manière quasi indépendante.
20:44Et on a vu par différentes déclarations
20:47que, par exemple, ces personnalités
20:49refusent le paternalisme d'une certaine gauche
20:52qualifiée de blanche, laïque, universaliste.
20:55Donc là, on assiste peut-être à une mutation
20:57au sein de la France insoumise.
20:58Et ils font le tri dans la population.
21:00Ils font le tri parmi les agents municipaux.
21:03Il faut prêter allégeance, je cite le maire de Saint-Denis,
21:05au programme de LFI.
21:07Et ils font le tri parmi les policiers municipaux.
21:10Bon débarras, dit Thomas Porte,
21:11pour ceux qui ne seraient pas contents d'être désarmés
21:14et de perdre le LBD et d'entrer dans une phase
21:16de désarmement progressive.
21:18Donc écoutez le maire de Saint-Denis
21:19qui veut désarmer sa police municipale.
21:21Il y a des LBD qui étaient constitutifs
21:25de l'armement de la police municipale.
21:27Donc on a commencé, parce qu'on a quand même
21:29un certain nombre d'analyses qui nous attestent
21:32que le fait que ces armes-là sont dangereuses.
21:34Et donc du coup on les retire de l'arsenal,
21:36en fin de compte de l'armement de la police municipale.
21:38C'est tout.
21:39Et donc dans ce travail-là,
21:40c'est un premier travail qui est à faire.
21:42Et puis après pour le reste,
21:43les policiers municipaux...
21:45Je rappelle quand même que le LBD
21:46c'est une arme de défense.
21:47D'accord ?
21:48On n'est pas...
21:49Voilà.
21:49Pour le maintien de l'ordre, on n'a pas besoin.
21:51Donc voilà.
21:52C'est un choix à assumer.
21:53Et aujourd'hui, moi je sais pouvoir faire confiance
21:55à l'ensemble de ma police municipale
21:57pour pouvoir ajuster en fin de compte
21:59ces modes opératoires
22:00avec le LBD en moins.
22:01Donc il paraît qu'il y a un policier
22:03municipal sur deux de Saint-Denis
22:04qui veut s'en aller,
22:05qui demande à être muté.
22:06Approuvez-vous ou désapprouvez-vous
22:07cette initiative ?
22:0869% des sondés désapprouvent
22:10dans un sondage CSA
22:11pour CNews Europe 1 et le JDD.
22:1369% désapprouvent le désarmement
22:15de la police municipale.
22:16Jules ?
22:16Oui bien sûr, parce que les Français
22:17ils aiment leur police
22:18et surtout ils voient au quotidien
22:19dans leur ville, dans leurs communes
22:20que les policiers,
22:21eh bien ils font leur travail
22:22et leur travail de la meilleure des manières
22:24sachant qu'ils ne sont pas
22:25forcément très bien payés,
22:26ils ne sont pas forcément
22:29parce que si on ne savait pas
22:31qu'il était maire de Saint-Denis,
22:33moi honnêtement je me demanderais
22:34s'il n'est pas élu ou maire
22:36dans une ville
22:36qui n'a aucune criminalité
22:38où finalement tout se passe
22:39extrêmement bien.
22:40C'est-à-dire qu'il est quasiment
22:41à deux doigts de nous dire
22:42oui bon, dans ma ville
22:43tout est parfait,
22:44il n'y a pas besoin de policiers
22:45municipaux.
22:45Les policiers municipaux n'ont
22:46qu'à aller dans les villes
22:47qui sont beaucoup plus criminogènes,
22:49qui sont minées par le narcotrafic.
22:51Non, non.
22:51En revanche, M. Bakayoko,
22:52ce qu'il oublie de dire,
22:53c'est que sa ville
22:54elle est doublement plus criminogène
22:57que la moyenne française.
22:58Il y a 12 334 crimes d'élits
23:01chaque année à Saint-Denis.
23:02C'est l'une des villes
23:03où il y a le plus de taux de pauvreté,
23:05où il y a le plus de criminalité.
23:06Et évidemment,
23:07ce qui est intéressant,
23:07moi je trouve dans son discours,
23:08c'est qu'il nous vend finalement
23:10cette nouvelle France.
23:11Et cette nouvelle France,
23:11elle a 40 ans, Éric.
23:13Quand vous dites que
23:14oui, le peuple historique,
23:15il parlait du peuple historique,
23:16ben oui, mais pour lui,
23:17le peuple historique,
23:18c'est 40 ans.
23:19Il oublie quand même
23:20que dans sa ville,
23:20il y a la basilique
23:21qui est la naine-écropole
23:22des rois de France,
23:23avec 70 gisants,
23:24notamment Clovis,
23:25Marie-Antoinette,
23:26Charles Martel aussi,
23:27le grand-père de Charlemagne.
23:29Et donc,
23:29il oublie quand même
23:30que la France,
23:31elle existait avant lui,
23:32qu'elle existait.
23:33Alors normalement,
23:33la France insoumise,
23:34la France,
23:34elle existe à partir de 1789.
23:36Eh bien non,
23:37pour Monsieur Bakayoko,
23:38Saint-Denis,
23:38ça existe depuis 1980.
23:40C'est vrai,
23:40c'est tout à fait ça.
23:41Et la France existait avant nous tous.
23:44La France, elle existe depuis Clovis.
23:46496, le baptême.
23:47Exactement.
23:47Mais c'est très vrai ce que vous dites,
23:48c'est-à-dire qu'il y a une explosion de la délinquance à Saint-Denis,
23:51et il y a un maire qui décide de désarmer la police.
23:53C'est tout à fait cohérent.
23:55Tout à fait cohérent.
23:55Il a des accusations émanant de la presse,
23:58notamment du Canard-en-Chaine et de l'Express,
23:59qui vous disent qu'il a utilisé,
24:01en tout cas que ses équipes auraient utilisé,
24:02des narcotrafiquants pour l'aider à obtenir des bulletins de vote
24:05dans un certain nombre de quartiers.
24:07La première chose qu'il fait pour lutter contre le narcotrafic,
24:09c'est qu'il désarme la police municipale.
24:10C'est quand même curieux.
24:11Alors, vous savez, il y a la France Insoumise qui fait dans l'intimidation.
24:15C'est Sébastien Nelogu qui fait un tête contre-tête.
24:17Thomas Porte qui met son pied sur un ballon à l'effigie d'Olivier Dussopt.
24:22Antoine Leomand qui va dire à Sébastien Chenu, descend.
24:25Thomas Porte qui dit, on va dehors à un député de l'autre bord de l'hémicycle.
24:31Et puis, il y a cela du côté de la France Insoumise.
24:35Et maintenant, il y a cela dans les médias.
24:36C'est-à-dire qu'il y a une stratégie très claire d'insultes.
24:41Donc, Yann Barthez qui dit ta gueule ce soir dans Quotidien,
24:45qui montrait des affiches avec votre effigie, Eric et Johan,
24:51et qui disait que vous étiez des racistes en disant que vous avez critiqué
24:54la couleur de peau du maire de Saint-Denis.
24:56Donc, détournant totalement votre propos et disant bien
24:59qu'on était en train de décrypter ce qui se cachait derrière la Nouvelle-France
25:03et le tri parmi les Français qui nous est insupportable
25:05parce qu'on fait nation et qu'on ne commence pas à trier les Français.
25:09C'est ça que vous disiez.
25:10Et quand le maire de Saint-Denis parlait d'immigration,
25:13vous disiez que ce n'est pas tous les Français issus de toutes les immigrations.
25:15Vous n'avez rien dit d'autre.
25:17Pour avoir dit cela, on a été invectivés par Quotidien.
25:19Bon, on n'a pas répondu dans un premier temps.
25:21Puis, on a commencé à doucement répondre en début de semaine
25:24en notant la LFisation de Quotidien.
25:28Ils viennent de nous donner une nouvelle preuve de leur LFisation.
25:31Ils parlent comme des députés LFI.
25:34Ils insultent.
25:35Ils parlent comme des racailles.
25:38Imaginez si vous aviez dit ferme ta gueule à Yann Barthes ici sur ce plateau.
25:41Qu'est-ce qui se serait passé ?
25:42Combien de saisines de l'ARCOM ont été faites ?
25:44J'aimerais bien savoir justement si l'ARCOM va sanctionner Yann Barthes
25:46comme elle a sanctionné Cyril Hanouna par exemple,
25:49qui avait dit pareil à Louis Boyard.
25:50Ce serait intéressant de voir s'il y a un deux poids deux mesures ou pas.
25:54Ou si c'est à la tête du client.
25:57Ou si l'ARCOM sanctionne de la même manière tous les animateurs.
26:01Parce qu'effectivement, nous, on ne va pas s'abaisser à ça.
26:03Mais par contre, on va décrypter ce qui est devenu quotidien.
26:05Et c'est tout de suite après la pub.
26:11Nous parlons de la violence en politique.
26:13Vous le savez, il y a des maires qui ont été lynchés ces derniers jours.
26:16Et puis, il y a même eu un drame à Goussinville dont on parlera dans un instant.
26:20Il y a la violence de la France insoumise, la violence politique.
26:24Et puis, il y a aussi la violence médiatique.
26:27Et on voit qu'on est en train de monter tout doucement dans une escalade médiatique
26:30entre différentes rédactions qui ne partagent pas la même ligne éditoriale.
26:35La France insoumise, l'absence révélateur, pardon, quotidien,
26:40avait fait le choix la semaine dernière de faire un montage totalement fallacieux
26:43en faisant croire qu'Éric et Johan critiquaient la couleur de peau du maire de Saint-Denis
26:47et en rebaptisant cette émission 100% raciste.
26:49C'était totalement faux.
26:50On décryptait ce qu'était la Nouvelle-France et on s'inquiétait qu'il y a un tri entre citoyens.
26:55Et quelques jours plus tard, malheureusement, on nous a donné raison.
26:59On l'a encore vu ce soir avec les dernières déclarations du maire de Saint-Denis.
27:02Il y a même un tri au sein des agents municipaux qui doivent, je cite le maire de Saint-Denis,
27:05prêter allégeance sur le programme pour lequel il a été élu.
27:10Et il a reparlé de gentrification ce soir et on voit bien que ce n'était pas qu'une question
27:14de classe sociale.
27:15C'était une question identitaire également, puisqu'il l'a dit en ces termes.
27:20Et ce soir, donc, quotidien, tombe dans l'invective et l'intimidation avait déjà commencé la semaine dernière,
27:24mais on est tombé dans l'invective désormais puisqu'ils nous ont dit ta gueule, ta gueule.
27:28Yann Martès a dit ta gueule.
27:30Donc, c'est vraiment pour moi, ils sont en train de mimer, vous voyez notre titre, des méthodes inspirées de
27:35la France insoumise.
27:36C'est vraiment ça.
27:36C'est les méthodes d'intimidation, d'insultes qu'on peut voir malheureusement au sein même de l'Assemblée nationale
27:41et qui viennent de la France insoumise.
27:43Donc, je vous propose de voir cette séquence de quotidien et on va en parler,
27:46on va décrypter ce qui est devenu cette émission juste après.
27:49Pourquoi on n'en parle pas ?
27:51Et tout ça se fait dans une relative indifférence.
27:54Je ne sais pas si quotidien en a parlé ce soir notamment.
27:56Voilà, il suffisait de demander.
27:58Oh ta gueule.
28:00Qu'est-ce que ça dit Eric Tegner alors que Jean-Luc Mélenchon s'en est pris aussi aux journalistes
28:04de Frontières hier.
28:06Donc vraiment, moi, je vois un mimétisme là de plus en plus entre les méthodes de la France insoumise
28:10et les méthodes de quotidien qui tombent dans l'invective.
28:13Jamais je ne me serais permis de dire ta gueule à un animateur concurrent.
28:17J'ai cru que c'était un député LFI qui l'avait dit au début.
28:19Vous avez parfaitement raison.
28:20C'est-à-dire que ce sont des méthodes de racaille.
28:22C'est-à-dire que sur un plateau de télévision, là où il est plutôt bien assis,
28:26je me demande si Yann Barthez est déjà sorti de son studio,
28:28parce qu'il donne des leçons à absolument tout le monde.
28:31Je pense que les seuls Français qui rencontrent,
28:33c'est Monsieur Belvert et les gens autour de son plateau.
28:35Et ils se sont permis, en effet, de commencer à dire au toi ta gueule à un autre animateur.
28:40Les mêmes qui vont vous parler à chaque fois de dire
28:42il faut respecter les confrères, quand même les journalistes, critiquer les journalistes.
28:46Vous savez, c'est l'extrême droite qui le fait en permanence.
28:50Et donc, c'est vrai, d'une certaine façon, depuis plusieurs jours,
28:53on montrait qu'ils défendaient en fait.
28:54Ils allaient dans le sens de la France insoumise.
28:56Jean-Luc Mélenchon, il doit être ravi, il doit regarder quotidien absolument tous les soirs.
29:00Et maintenant, ils en viennent même à reprendre le vocabulaire.
29:02Je pense que si Sébastien Delogu perdait son mandat aux prochaines élections législatives,
29:06il finira à côté de Yann Barthez comme chroniqueur.
29:08Je le dis, ça n'a pas toujours été le cas de Quotidien.
29:10C'est eux qui avaient révélé les images de la perquisition de Jean-Luc Mélenchon.
29:13Donc, il y a un nouveau virage qui a été pris par Quotidien.
29:17C'est une émission centriste, plutôt centriste,
29:19qui était à la fois en guerre avec le Rassemblement national et la France insoumise.
29:22Ce n'est plus le cas.
29:23Il y a une LFisation de Quotidien qui est très claire.
29:27C'est sympa à mettre un point d'interrogation.
29:30Oui, Yohann.
29:30Et vraiment, ces insultes, ta gueule,
29:32ça aurait pu être dans la bouche d'un député LFI.
29:34Il faut bien comprendre qui sont Yann Barthez et ses chroniqueurs.
29:38Il faut se souvenir qu'il y a quelques semaines,
29:40Yann Barthez, M. Apathy, M. Belvert,
29:43se sont moqués des victimes de l'attentat antisémite de Sydney.
29:47Ils ont ri de ceux qui ont assisté à la scène,
29:51qui étaient choqués, qui étaient traumatisés.
29:53Ils se sont moqués d'eux dans leur émission.
29:56Quand on sait ça, on a compris qu'ils sont ces gens.
29:58Ils sont abjects et puis c'est tout.
30:01Ils nourrissent un projet politique, c'est une évidence.
30:03Il y a un projet politique à quotidien.
30:07Ils sont en guerre, ils vont être capables de tout.
30:10Je peux vous dire que leur pression va s'accentuer.
30:12Plus on va s'approcher de l'élection présidentielle,
30:14plus leurs tentatives d'intimidation, leurs insultes,
30:17leurs fake news, leurs diffamations parce que nous,
30:20traiter de raciste, c'est une diffamation.
30:22D'accord ?
30:23Pourquoi je dis ça ?
30:24Parce qu'ils reprenaient les éléments de langage de Manuel Bompard.
30:26Et l'extrait coupé par Manuel Bompard,
30:29où on ne comprend pas qu'on réagit sur des propos du maire de Saint-Denis.
30:32Et ils ont falsifié une séquence de notre émission
30:34avec un montage qui est objectivement scandaleux.
30:38Donc ils sont prêts à tout.
30:39Ils utilisent les mêmes méthodes que la France Insoumise.
30:41Mais encore une fois, ça n'est pas une surprise.
30:43Je vous le dis,
30:43ils se sont moqués des victimes de l'attentat antisémite de Sydney.
30:47Absolument.
30:47Des rescapés.
30:48Ils se sont moqués de leur accent en anglais.
30:51C'est-à-dire que vous êtes rescapés d'un attentat antisémite.
30:53Traumatisés.
30:54Traumatisés.
30:54Vous parlez aux médias alors que vous venez de vivre la scène.
30:57Et vous êtes moqués en plus le soir dans Quotidien.
31:00Et c'est ces gens-là qui nous font la leçon.
31:01Ils se moquent des rescapés d'un attentat antisémite.
31:05Absolument.
31:05C'est très important de le rappeler, Johan.
31:07Ça avait énormément choqué à l'époque.
31:08Ça fait quelques années quand même que Quotidien,
31:10et en particulier Yann Barthès, M. Belvert
31:12et toute la panoplie de chroniqueurs qui composent le plateau de Quotidien,
31:17sont des compagnons de route de la France Insoumise.
31:18C'est-à-dire qu'ils vous disaient qu'ils n'invitaient plus de personnalités politiques.
31:23Puis finalement, on voit que par-ci par-là, on invite des gens.
31:26Alors ça peut aller de François Hollande à Dominique de Villepin.
31:29Ça va dans les reportages aussi, dans la manière dont l'information est traitée.
31:32Et puis surtout, c'est un petit peu…
31:34Et d'ailleurs, c'est drôle parce que c'est le même groupe, mais c'est comme M. Canteloup
31:37qui est assez cible.
31:39Alors les cibles de Quotidien de M. Canteloup sur TF1,
31:42c'est Éric Zemmour, c'est Jordan Bardella, c'est Marine Le Pen,
31:46c'est 100% politique, 100% frontière, c'est Pascal Praud, c'est toutes ces personnes-là.
31:50C'est rarement Jean-Luc Mélenchon.
31:52C'est rarement Jean-Luc Mélenchon.
31:53Je suis d'accord avec vous sur Canteloup, je suis 100% d'accord avec vous,
31:55parce que quand je regarde Koh-Lanta, je tombe avant là-dessus.
31:59Ou la Star Academy, vous savez.
32:01Bien sûr.
32:01Et c'est vrai que c'est une obsession, mais c'est quand même pas pareil.
32:05C'est-à-dire que là, on tombe dans l'invective, dans le « ta gueule ».
32:09Je parlais des cibles.
32:11Oui, oui, dans le montage fallacieux.
32:13Donc il y a une radicalisation de cette émission qui vraiment se met à la botte de LFI.
32:17Oui, mais ils ont toujours eu des méthodes qui…
32:19Moi, j'ai toujours considéré que c'était des méthodes assez indignes
32:22et qui n'honoraient pas le journalisme.
32:24Mais là, c'est particulièrement grave.
32:26C'est-à-dire qu'on rentre dans la vulgarité, on rentre dans l'invective
32:28et on rentre dans l'insulte qui n'a pas sa place sur un plateau de télévision.
32:32Pardonnez-moi.
32:33Rodolphe Karte ?
32:34Peut-être aussi soulever ce point d'accord symbolique qu'ils ont tous les deux,
32:38c'est la haine aussi du petit peuple français.
32:42On a par exemple souvent mentionné les dernières déclarations de Jean-Luc Mélenchon
32:46sur « Le Blanc, tout moche », etc.
32:48Ils se moquent, ils font des reportages pour se moquer des traditions.
32:51Exactement.
32:51Ils se moquent des gens en plateau.
32:52Et ça n'avait pas plu du tout…
32:53Vous savez à qui ? À Ségolène Royal, qui l'avait dit.
32:56Et là-dessus, il faut justement le dire, quotidien, orchestre une violence symbolique
33:01contre une partie du peuple français depuis des années.
33:04C'est les petits reportages, les magnétos pour moquer les électeurs du Rassemblement National
33:07parce qu'ils s'expriment de manière un peu difficile, etc.
33:11C'est les magnétos sur les rockers, vous vous en souvenez ?
33:13En vrai, c'est la tradition du beauf de Cabu, des déchiens,
33:17où il y a toujours eu haine d'une partie de l'intelligentienne gauche pour le petit peuple
33:21qui essaie de conserver ses petites traditions, le canon français, etc.
33:25Ils les tournent en dérision.
33:26Bah oui, ils sont un peu paillards.
33:27Ils s'expriment de manière un peu maladroite parfois.
33:30Donc il ne faut pas sous-estimer à quel point il y a vraiment à la fois la France insoumise
33:34et à la fois, notamment dans le discours de Jean-Luc Mélenchon,
33:37et justement chez Quotidien, vraiment une moquerie, un ricanement constant
33:42contre le petit peuple blanc périphérique qui vote Marine Le Pen.
33:46Oui, ça ricane mais ils n'ont pas d'humour.
33:47Ça ricane mais ils n'ont pas d'humour.
33:49Jamais pour eux.
33:49Ouh là là, ils n'ont pas du tout du bourg.
33:51Nous on rigole.
33:52Nous on rigole.
33:53Voilà.
33:54Ils n'ont aucun recul sur eux-mêmes.
33:56D'ailleurs, il faut le voir, ça a touché Yann Barthez qu'on dise que c'est une officine
33:59d'extrême-gauche pour qu'ils disent comme ça, oh ta gueule.
34:03Visiblement, ça l'a touché, ça l'a impacté.
34:05Mais pourtant, ils se sont mis au service de Manuel Bompard.
34:08Et un point sur ce que Rodolphe vient de dire.
34:09C'est-à-dire que oui, ils se moquent de ce petit peuple,
34:12mais ce petit peuple, il ne faut pas croire, il n'en a rien à faire de ce que peut
34:14dire Yann Barthez.
34:15C'est-à-dire, pour eux, Yann Barthez, c'est un homme qui est malheureux.
34:18C'est un homme triste.
34:20C'est-à-dire que vraiment, quelle est la vie de ces gens ?
34:22Mais qu'est-ce qu'ils font de leur vie ?
34:24On ne va pas rentrer là-dedans.
34:24Ce que je veux dire, c'est que ce qui se passe, oui, mais quand vous êtes avec aussi peu
34:28d'humour...
34:29On ne va pas rentrer là-dedans.
34:29Ne cédez pas aux attaques personnelles comme eux, ils le font.
34:31Ah mais ce n'est pas une attaque personnelle.
34:33On est en train de parler de deux visions de la vie.
34:35Vous avez des gens dont la majeure partie du temps, c'est d'essayer de se moquer sans avoir d
34:40'humour,
34:41d'insulter lorsqu'on n'a pas d'arguments à mettre en avant
34:45et de ne voir personne d'autre que les gens autour de cette table.
34:48Moi, pardonnez-moi, je trouve ça très...
34:49Je tiens à le dire pourquoi ?
34:50Parce que je pense effectivement à tous ces Français
34:52et je n'ai pas envie qu'à un moment Yann Barthez se dise
34:55« Ah ben tant mieux, je les humilie ces gens-là.
34:57Ces gens-là, ils ne se sentent pas humiliés par ça. »
34:59Moi, je suis toujours très frappé quand Jean-Michel Apathy tweet le 24 décembre.
35:02Ça par contre, ça m'a toujours frappé quand le 24 décembre, le 24-25 décembre...
35:06On n'a dit pas d'attaque.
35:07Non mais vous êtes collés sur Twitter, vous vous dites mais c'est quand même très curieux quoi.
35:09Mais parce que c'est le Grinch.
35:10C'est le moment où on est en famille où on est content d'être ensemble.
35:13Mais non, tu as besoin d'aller t'en prendre à des gens et de déverser ta aile sur Twitter.
35:16C'est très curieux.
35:17C'est Eliott Deval qui avait trouvé ça.
35:18Oui, oui, je sais.
35:20Eliott Deval et Jean-Michel Apathy, c'est une belle relation également.
35:22Belle histoire d'amour.
35:23C'est une belle histoire d'amour.
35:24Apathy voulait raser Versailles.
35:26Le château.
35:32C'est le quotidien.
35:33Décidément.
35:33Ce lapsus, c'est vraiment révélateur.
35:35Et chez LFI, c'est Jean-Luc Mélenchon avec des attaques insensées,
35:39où on est vraiment monté encore plus haut,
35:42contre les journalistes de frontières qu'il compare à des rats à capturer.
35:45Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
35:47Les frontières, ils sont rigolos quoi.
35:49C'est vraiment des gens méprisables.
35:51Bon, un jour ou l'autre, on finira par les interdire aussi.
35:53Mais pour l'instant, ils rendent service à la droite et à l'extrême droite.
35:57Donc, ils sont en liberté.
35:58Ben voilà, qu'est-ce que je vous dise ?
36:00Il y a aussi des rats crevés.
36:02Il y a des chirurgies qui doivent y en avoir par-ci, par-là.
36:05Quand on peut, on les capture.
36:06Sinon, on vit avec.
36:08Les moustiques, tiens.
36:10Ils devraient être interdits les moustiques.
36:11Mais ils sont toujours là.
36:13Mais il n'y a rien qui les détruira plus que vos rires.
36:16Moquez-vous d'eux.
36:17Ils ne valent pas la peine d'être pris au sérieux.
36:18Du moment qu'ils ne vous tapent pas.
36:20S'ils vous tapent, légitime défense.
36:23Vous imaginez si Marine Le Pen parlait comme ça de journaliste de libération ?
36:26Vous imaginez le tollé ?
36:27Vous imaginez si c'était Gauthier Lebray qui disait ta gueule à Yann Barthez ?
36:29Vous imaginez le tollé ?
36:31Enfin, c'est quand même incroyable.
36:32Excusez-moi, il y a un parallèle là que je fais.
36:34C'est des degrés différents.
36:35Mais ça ne vient que de ce camp-là.
36:37Que de l'extrême gauche, médiatique ou politique.
36:39Bien sûr.
36:40Il y a plus qu'un parallèle.
36:41C'est-à-dire qu'on voit déjà que sur la question de moquez-vous,
36:44ça c'est vraiment un truc de gens d'extrême-gauche.
36:46Vraiment.
36:47Le fait de dire vous humiliez les autres.
36:49Alors qu'ils se disent nous c'est la gauche humaniste.
36:52On est humaniste.
36:53En revanche, la meilleure méthode c'est de se moquer des gens.
36:56Extraordinaire quand même en termes d'humaniste.
36:58Et ensuite, il y a l'autre méthode effectivement de commencer à dire
37:01de faire de l'appel à la violence.
37:02Donc la violence, elle va être verbale.
37:04Parce que dire ta gueule quand même de la part de Yann Barthez,
37:07c'est une façon de dire aux autres de vous le dire peut-être
37:10lorsqu'il vous croit.
37:11C'est de dire qu'en fait vous devez vous taire.
37:13Bon, vous savez quoi Eric ?
37:15Effectivement, vous vous rappelez qu'Yann Barthez m'a dit
37:18oh ta gueule.
37:19Moi, j'ai qu'une chose à lui dire à Yann Barthez pour lui répondre.
37:23Toi ma gueule ?
37:25Qu'est-ce qu'elle a ma gueule ?
37:27Très bon.
37:28Très bon.
37:29C'est vrai.
37:32Face à l'obscurantisme.
37:33Elle ne lui revient pas peut-être.
37:34Donc c'est comme ça.
37:35C'est d'ailleurs la France de Johnny Hallyday qu'il déteste tantôt.
37:38Bien sûr.
37:39C'est une double attaque.
37:40C'est très vrai.
37:41Vous avez bien raison.
37:41Ce n'était pas celle de Yann Barthez qui était à son enterrement.
37:44Ce n'est pas la France de Yann Barthez à l'enterrement de Johnny.
37:46Vous avez raison.
37:47C'est la France qu'ils peuvent moquer dans leurs reportages.
37:51Voilà pour Quotidien.
37:52Toute la question, c'est de savoir si c'était dans le prompteur puisqu'il ne sait pas faire une
37:55émission sans prompteur.
37:56Je pense que le ta gueule était écrit également dans le prompteur.
37:58Absolument.
37:59Il lui avait mis en petit.
38:00À ce moment-là, tu sais, on laisse son micro un peu ouvert et tu lis.
38:04Et il s'était...
38:06Oh, ta gueule.
38:06Ce sujet, c'est s'il veut engueuler les stagiaires.
38:09Bien sûr.
38:10Alors là, on monte à un niveau d'intimidation qui ne fait plus rire personne.
38:16puisque vous avez vu les maires lynchés.
38:18Et quand on a vu ces maires lynchés depuis lundi, on s'est dit, un jour, ça va se terminer
38:21très très mal.
38:21Ça s'est terminé très très mal à Goussinville avec un opposant politique au maire qui s'est fait poignarder
38:27par le frère du maire.
38:28Il soutenait la hélice adverse.
38:30Il a terminé par un coup de couteau du frère du maire à Goussinville.
38:35Donc, vous voyez un peu l'article du Parisien, un opposant politique poignarder le frère du maire en garde à
38:40vue.
38:40Donc, voilà, c'était la suite logique des scènes de prélinchage qu'on avait vues quand des maires ont été
38:45battus par l'extrême gauche.
38:46Les explications sur place de Miquel Dosantos.
38:49Le différent entre les deux hommes serait lié à la campagne municipale.
38:54Le frère du maire, principal suspect dans cette affaire, aurait poignardé sa victime car il soutenait la liste adverse menée
39:01par Jean-Charles Laville.
39:03Jean-Charles Laville qui a accepté de nous rencontrer, c'est d'ailleurs l'un des seuls à avoir témoigné
39:09à visage découvert car il règne ici une sorte d'omerta.
39:13Il nous explique effectivement que le suspect est un agent municipal qui bénéficie d'un logement et d'une voiture
39:19de fonction.
39:20La victime, quant à elle, est un boxeur, un homme âgé de 29 ans qu'il a rencontré pour la
39:26toute première fois dans un bureau de vote et qui a déclaré à ce moment-là qu'il comptait voter
39:32pour lui pour changer le système.
39:34Jean-Charles Laville compte d'ailleurs lui aussi changer ce système.
39:39Il évoque des intimidations, des menaces à l'encontre d'opposants politiques.
39:44Récemment, l'une de ses colistières a été menacée à son domicile.
39:49Quatre hommes cagoulés, armés de barres de fer, ont menacé de brûler sa maison, de brûler ses enfants et de
39:57brûler effectivement son véhicule.
40:00Aujourd'hui, Jean-Charles Laville réclame de l'aide de l'Etat.
40:04La mairie, quant à elle, qui a été sollicitée, n'a pour le moment pas souhaité nous répondre.
40:09Donc c'est le frère du maire Abdelaziz Amida, qui est le maire réélu de Goussinville, qui avait été fiché
40:15S en plus à une époque,
40:16qui est actuellement donc en garde à vue pour avoir poignardé un opposant au maire de Goussinville.
40:21Voilà la violence, la violence décomplexée.
40:23Cette histoire est folle, elle est folle et il y a tout.
40:26C'est-à-dire qu'ils ont créé leur propre système, c'est-à-dire qu'en fait, c'était
40:29une mafia quoi.
40:30C'est-à-dire qu'ils ont commencé à faire du vrai clientélisme.
40:33Quand nous téléspectateurs, on parle de clientélisme, c'est quoi ?
40:35C'est ce qui se passe dans cette ville de Goussinville.
40:38C'est-à-dire, on va aller voir les gens, on va leur dire, si vous avez envie de voter,
40:41si vous allez voter, peut-être qu'on va vous offrir un frigo.
40:44Si vous comportez que vous êtes dans notre camp, peut-être qu'on va vous mettre prioritaire pour les places
40:48de HLM.
40:49Et surtout, à partir du moment où on vous aide, vous êtes, vous savez, ce terme d'allégeance qu'on
40:53a entendu également à Saint-Denis.
40:54Tiens, c'est intéressant, vous prêtez allégeance.
40:56Et le jour où vous choisissez de vous libérer de cette allégeance, qu'est-ce qu'on fait ?
41:00On va vous poignarder.
41:02Et c'est ce qui s'est passé quand même.
41:03C'est absolument lunaire.
41:05Et moi, je pense à tous ces gens qui vivent dans la peur.
41:08Parce que là, on en parle, parce qu'il y a quelqu'un qui a failli mourir.
41:12Mais tous ceux qui sont menacés en permanence, et pas uniquement à Goussinville.
41:15C'est-à-dire que dans de nombreuses villes de France, c'est exactement ce qui arrive.
41:18Et donc, c'est absolument lunaire.
41:20Alors, le candidat qui était soutenu par cet homme qui a été poignardé, c'est Jean-Charles Laville.
41:25Candidat aux élections municipales à Goussinville.
41:27Et Miquel Dosantos l'a rencontré.
41:29Donc, c'est cette personne qui le soutenait qui a été poignardé par le frère du maire.
41:34Le frère du maire avait déjà fait une vidéo sur les réseaux sociaux.
41:39Une semaine, dans la semaine avant le premier tour.
41:42Où il avait déjà annoncé qu'il avait mis tout un système en place, avec des passe-droits.
41:48Et que si jamais ça soutenait pas son frère, il informerait le maire directement de qui n'a pas voté
41:56pour lui.
41:57Et que derrière, ça rangerait la situation.
42:01Donc, il n'y a pas eu de condamnation du maire actuel.
42:04Il n'y a eu rien de fait, justement, sur cette vidéo-là.
42:07Et c'est là où il y a un problème.
42:09C'est que derrière, ça aurait dû dénoncer ce qui s'est passé.
42:12Ça aurait dû agir.
42:13La vidéo allait rester toute la semaine sur les réseaux sociaux.
42:16Maintenant, ce climat de terreur.
42:17Maintenant, ce climat de peur et cette pression sur les élections municipales
42:22que beaucoup ont eu pendant cette semaine, qui a été très difficile entre le premier et le deuxième tour.
42:27Donc, on voit, le maire en plus ne dit rien.
42:29Il laisse son frère être en garde à vue.
42:30Il a sans doute poignardé l'un de ses opposants.
42:32Mais il ne dit rien, le maire de Goussinville.
42:33Non, mais parce que la gauche, quand même, bénéficie d'une impunité.
42:36Et l'extrême gauche bénéficie d'une impunité qui est absolument dingue sur la violence politique.
42:39Je ne vous rappelle pas quand même ce qu'on a commenté depuis maintenant un mois et demi avec la
42:42mort de Quentin de Ranck et la banalisation de la violence,
42:46voire même l'acceptation et la légitimation de la violence politique.
42:49Et là, en l'occurrence, c'était un meurtre.
42:51En tout cas, avec possiblement, selon le procureur, un guet-apens avant.
42:55Donc, bien sûr que l'extrême gauche n'a pas peur d'utiliser les poings, d'utiliser les couteaux et
43:00d'utiliser les armes.
43:01C'est-à-dire qu'il fut un temps où il y avait des duels à l'épée à l
43:04'Assemblée nationale.
43:05Tout ce temps-là est révolu, c'est terminé.
43:07Il n'y avait plus de violence aujourd'hui en politique.
43:09Et puis, depuis 2022, on voit que la violence, elle est en train de ressurgir.
43:12Ça a commencé avec ce qu'on a vu dans la rue, dans la réforme des retraites, dans les manifestations
43:17où, vous savez, on mettait des guillotines.
43:19Ah, c'est très drôle de mettre des guillotines dans les manifestations.
43:21Avec des noms dessus, des personnes à guillotiner.
43:23Avec des noms de députés, avec les députés qui ont voté la réforme des retraites.
43:25Donc, on a le droit d'être contre cette réforme des retraites.
43:27En revanche, je ne pense pas qu'en 2025 ou en 2026, il faille ressusciter la guillotine.
43:33Donc, tout ça amène un climat qui est celui-ci.
43:36Et vous allez voir que ça va continuer comme ça et ça va aller de mal en pi.
43:38Et le duel à l'épée, pardonnez-moi, Jules Torres, mais il y avait une certaine chevalerie.
43:42Il y avait des codes, il y avait du respect qui était fait.
43:44On n'est pas du tout dans ce phénomène de racaïsation qu'on a en ce moment à l'Assemblée
43:48nationale.
43:48On est passé du duel à l'épée au couteau, ce que je voulais dire.
43:50Que pensez-vous cela ?
43:50Donc, le frère d'Abdelaziz Amida, qui est le maire réélu de Goussinville,
43:53qui est actuellement au garde à vue pour avoir poignardé un opposant.
43:56Oui, je rejoins tout à fait mes camarades et leurs constats.
43:59C'est intéressant de voir vraiment aussi...
44:04Vous allez chanter l'international aussi ?
44:06Et comme je vous l'ai dit, on va voir à mon avis des transformations dans les années à venir
44:10inédites du pouvoir communal.
44:12Et c'est vrai qu'on a connu les grandes féodalités quelque part.
44:15On avait les barons, les barons socialistes comme on disait.
44:18Et on voit aujourd'hui par exemple avec cette transformation aussi de la ceinture rouge
44:22où là, on voit que justement toutes les anciennes figures de la ceinture rouge ont été exfiltrées
44:27ou sorties parfois de manière un peu brutale, on va dire, par des nouvelles personnalités
44:32qui vont peut-être amener des nouvelles manières de s'exprimer politiquement,
44:35pour le dire avec un léger refumisme.
44:37Quand on a vu les maires lynchés, le point commun à Yohann Uzay,
44:41c'était à chaque fois qu'ils ont été battus par l'extrême-gauche.
44:42C'est-à-dire que c'est très intéressant.
44:43Tous les maires pré-lynchés, ils ont tous été battus par l'extrême-gauche,
44:46LFI ou d'autres mouvances d'extrême-gauche, des alliances divers-gauches, etc.
44:51Eh bien, on s'est tous dit, mais ça va très mal se terminer.
44:54Et voilà ce qui se passe à Coussinville.
44:55Vous avez un opposant qui est poignardé par le frère du maire.
44:59Tout ce que touche l'extrême-gauche ou la gauche extrême, elle le pourrit.
45:03Donc elle a pourri notre société, elle est en train de pourrir notre société,
45:08de lui faire un mal inouï dont on ne se rend pas encore complètement compte.
45:12Mais la violence en politique aujourd'hui, ça n'est pas le fait de l'extrême-droite,
45:16c'est le fait de l'extrême-gauche.
45:18C'est l'extrême-gauche qui est responsable du climat dans lequel nous vivons aujourd'hui,
45:22qui est un climat délétère et qui, je le crains, ne va pas s'arranger.
45:26Je suis même certain que ça va, hélas, à nouveau se dégrader
45:30parce que le gouvernement aussi, il faut le dire, est aux abonnés absents.
45:32On entend très peu le gouvernement.
45:33Il y a Laurent Nunes qui a déploré.
45:35C'est inacceptable.
45:36Oui, d'accord.
45:36Bon, ben c'est inacceptable.
45:37Mais il condamné, il se rend sur place, non ?
45:38Il y a beaucoup de choses qui sont inacceptables, mais que nous acceptons quand même, hélas.
45:41La République ne tremblera pas.
45:43La main ne tremblera pas.
45:44La main ne tremblera pas.
45:45Le petit manuel de Jules Torres.
45:47Non, non, non.
45:47Est-ce que frapper un élu ?
45:49C'est frapper la République.
45:50C'est frapper la République.
45:51C'est frapper la République, oui.
46:04Les phrases, on les enfile comme les perles sur un collier et ils ne font rien.
46:09Je voulais juste vous signaler que l'Assemblée était vide aujourd'hui pour rendre hommage
46:14à notre soldat tombé en Irak.
46:16Comme lors de son hommage, il n'y avait ni Emmanuel Macron, ni Sébastien Lecornu.
46:20Pensez à lui, on en a parlé dans l'heure inter.
46:22C'est tout bonnement hallucinant de quand on est élu, de ne pas se rendre à un hommage
46:26à un soldat.
46:27Il n'y avait pas le président de la République, il n'y avait pas le Premier ministre,
46:29il n'y avait pas les députés.
46:30Ça c'était de l'hommage et puis voilà, il n'y avait pas les députés.
46:33Sans transition, vous avez vu comme c'est intéressant à Saint-Denis,
46:37il y avait toute la population autour du maire pour aller huer le sortant.
46:42En revanche à l'Assemblée nationale, pour saluer la mémoire d'un héros, il n'y avait personne.
46:46Et on pense à Arnaud Frion et à sa famille.
46:49Tout de suite, Mickaël Dorian pour le Meilleur de l'Info
46:52et avant la pastille humoristique de CNews, c'est avec le sourire.
46:56Moi je vous dis à demain et d'ici là, n'oubliez pas de l'ouvrir
46:59pour ne pas faire plaisir à nos amis de quotidien.
47:02Très belle soirée.
47:08Toi qui est journaliste sur le service public,
47:10peux-tu m'éclairer sur certains termes que j'ai du mal à comprendre ?
47:14Bien sûr, je t'en prie.
47:16Une rixe.
47:18Synonyme de lynchage en règle.
47:20Un cordon sanitaire.
47:22C'est un passeport pour tuer socialement voire physiquement tout opposant au régime.
47:28Un attentat d'extrême droite.
47:30Alors ça, ça peut être beaucoup de choses.
47:32Par exemple, prendre un afghan en photo devant un supermarché et poster cette photo sur Facebook.
47:38Faire barrage.
47:40Voter pour une chèvre.
47:41Fake news.
47:43C'est tout fait réel qui ne va pas dans le sens de la doctrine et du pouvoir.
47:48Complotiste.
47:49Personne qui a malheureusement raison trop tôt.
47:53Canicule.
47:54C'est la preuve indubitable que le réchauffement est anthropique et donc qu'il faut taxer davantage.
47:58Vague de froid extrême.
48:00C'est pareil, c'est la preuve indubitable que le réchauffement climatique est anthropique et donc qu'il faut taxer
48:06davantage.
48:06Ah oui, condamner fermement.
48:10Ne rien faire.
48:11Risque d'embrasement.
48:14Justifier sa lâcheté et toujours ne rien faire.
48:19Écoute, merci, tu m'éclaires.
48:22Mais je t'en prie, c'est tout.
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