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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews
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00:00:00Bonjour à tous et bienvenue dans Midi News. Quel est le problème avec le film L'Abandon ?
00:00:06Sommes-nous arrivés dans cette société, dans cette France, à un stade où la vérité dérange, où la vérité est
00:00:11piétinée ?
00:00:12Le film L'Abandon a nécessité pourtant du courage. Courage des réalisateurs, des scénaristes, des acteurs, des auteurs, des metteurs
00:00:19en scène,
00:00:19des techniciens, des éclairagistes, des monteurs, des régisseurs, toute une armada cinématographique
00:00:24qui, de surcroît, a dû tenir les lieux du tournage secret par peur des représailles.
00:00:30Il y a eu un procès. Des protagonistes qui ont dénoncé les méthodes du professeur Paty.
00:00:35Des personnes ont été condamnées. La justice est passée.
00:00:39Le 16 octobre 2020, lorsque la barbarie terroriste islamiste coûte la vie à Samuel Paty,
00:00:45ce n'est pas juste un titre de plus dans l'actualité.
00:00:47C'est le basculement à un degré supérieur d'une situation déjà très préoccupante en France.
00:00:52Lorsqu'en 2001, Georges Bensoussan écrit « Les territoires perdus de la République »,
00:00:56il l'écrit à la fois au dos d'une décennie meurtrière et terroriste en Algérie
00:01:00et au dos des attentats islamistes les plus terribles de tous les temps,
00:01:04le 9-11 des attentats du World Trade Center.
00:01:06A partir de là, les faits et les récits pleuvent.
00:01:08Soumission de Michel Houellebecq, dont la sortie était à l'origine prévue le 7 janvier 2015,
00:01:14jour où les frères Kouachi décident d'attaquer la rédaction de Charlie Hebdo.
00:01:18Le 13 novembre de la même année, la capitale est terrorisée par les attentats de nouveau.
00:01:23Stade de France, Bataclan, le quartier République.
00:01:26L'attentat terroriste contre Samuel Paty est la suite funeste et logique de cette même série.
00:01:31S'insurger contre le film, qui relate les 11 jours précédents l'assassinat du professeur, me questionne.
00:01:37Les détracteurs qui ont loué un smoking pour aller gratuitement dénigrer,
00:01:41ce document essentiel que l'on souhaiterait voir projeté dans toutes les écoles de France,
00:01:46devrait s'interroger à tout le moins.
00:01:48Nous nous interrogerons donc à tout le moins, et très sérieusement,
00:01:51dans ce Midi News, juste après les dernières informations de Somaya Labidi.
00:01:55Bonjour Somaya.
00:01:55Bonjour Pierre et bonjour à tous.
00:01:57Après Laurent Nouniez, Alice Ruffo, Gérald Darmana attendu en Algérie
00:02:02pour poursuivre le réchauffement des relations avec la France,
00:02:06objectif par les OQTF, des aides mafias,
00:02:09renforcer les relations juridiques,
00:02:11abordé des sujets sensibles comme l'incarcération de Christophe Glez,
00:02:15journaliste français condamné à, je vous le rappelle,
00:02:187 ans de prison par Algérie.
00:02:20À la une également à un procès sous haute sécurité,
00:02:23Félix Bindi, que vous découvrez à l'écran,
00:02:26chef présumé du clan Yoda,
00:02:28jugé à Marseille pour trafic de stupéfiants,
00:02:30association de malfaiteurs et blanchiments,
00:02:33surnommé Le Chat, l'homme est considéré comme étant
00:02:36l'un des plus grands narcotrafiquants français.
00:02:38Et puis l'actualité à l'international,
00:02:41au 40e jour de guerre et malgré l'impasse diplomatique,
00:02:44l'Iran annonce officiellement la création d'un organisme
00:02:48chargé de gérer le détroit d'Ormouz.
00:02:50L'autorité du détroit du golfe Persique a désormais son compte officiel
00:02:54où elle fournira des mises à jour en temps réel
00:02:57sur les opérations dans le détroit.
00:02:59Une annonce partagée sur les réseaux sociaux
00:03:01par le Conseil suprême de sécurité nationale,
00:03:04mais aussi par la marine des gardiens de la révolution.
00:03:07Merci Sommayel Avidi, à tout à l'heure pour d'autres informations.
00:03:11Et à 13h30, nous reviendrons effectivement sur Félix Binghi,
00:03:14procès dans le cadre du narcotrafic.
00:03:16Je vous présente les invités, Alexandre Devecchio est là.
00:03:18Bonjour Alexandre.
00:03:19Bonjour Pierre.
00:03:19Olivier Benkemoun.
00:03:20Bonjour.
00:03:21Bonjour mon cher Olivier.
00:03:22On va parler du film L'abandon avec vous,
00:03:24Élodie Uchard du service politique,
00:03:25puisque évidemment ça a une dimension tout à fait politique,
00:03:28la non-diffusion ou le dénigrement de ce film.
00:03:33Et M. Valadier est avec nous, Michel Valadier.
00:03:34Bonjour, merci d'être avec nous.
00:03:36Vous êtes directeur général de la Fondation pour l'école.
00:03:39Les 11 derniers jours du professeur Samuel Paty,
00:03:42c'est le thème du film L'abandon.
00:03:4511 derniers jours avant l'assassinat sauvage et terroriste
00:03:48par un djihadiste tchétchène le 16 octobre 2020
00:03:51à Conflans, Saint-Honorine.
00:03:53L'abandon, sélectionné hors compétition pour le festival de Cannes.
00:03:56Je vous propose de regarder la bande-annonce de ce film.
00:03:59J'ai jamais rêvé d'être un héros,
00:04:01mais que mes cours éveillent une vocation,
00:04:03ça oui, j'avoue que j'en ai rêvé.
00:04:06Bonjour, monsieur Paty.
00:04:08Aujourd'hui, on va faire une étude de cas.
00:04:10Liberté d'expression, liberté de la presse.
00:04:12Ça vous dit quelque chose ?
00:04:13C'est faire l'hebdo ?
00:04:14Exactement.
00:04:18Pas de blague aujourd'hui ?
00:04:19Bon, allez, une blague pour Drissot.
00:04:21Il y a un problème.
00:04:24Je viens de revoir la vidéo de Lévi, arrête pas d'augmenter.
00:04:27Elle est mensongère, elle donne clairement le nom du collège et de monsieur Paty.
00:04:29Il faut la faire supprimer.
00:04:32Il ne faut pas prendre ça à la légère.
00:04:33Il faudrait que vous rédigez un rapport.
00:04:34Il faut alerter le service de défense et de sécurité.
00:04:36Ça ne s'est pas passé comme ça.
00:04:37Bah, je dirais, elle a menti.
00:04:38On est complètement derrière.
00:04:41Tous les jours, je reçois des coups de fil de menace à la loge.
00:04:44Vu le contexte, tu me mets tous en danger.
00:04:46Je peux quand même dire quelque chose,
00:04:47parce que visiblement, ça tourne à mon procès.
00:04:48Je pense que ce serait bon de faire un bloc autour de lui.
00:04:50S'ils ont un couteau, je fais quoi ?
00:04:54Bon, il n'y a aucune raison de paniquer.
00:05:03Mais jamais j'aurais imaginé que mon nom entrerait dans les livres d'histoire.
00:05:13Olivier Benkhamou, vous avez vu le film L'Abandon.
00:05:17Est-ce que vous diriez que c'est un film qui est primordial ?
00:05:20Que l'on devrait tous voir.
00:05:22Et qui devrait d'ailleurs, par extension, être projeté à tous les enfants de France.
00:05:26Et c'est un film nécessaire.
00:05:27C'est un film primordial.
00:05:28C'est un film qui reconstitue avec minutie,
00:05:32avec beaucoup de professionnalisme et de détails.
00:05:36C'est 11 jours.
00:05:38En n'omettant absolument aucun aspect.
00:05:41En y allant frontalement.
00:05:42Ça concerne aussi bien la police et ce qui n'a pas été fait parfois par un certain nombre de
00:05:49services antiterroristes
00:05:50ou qui n'a pas fonctionné.
00:05:51C'est évidemment ce qui s'est passé à l'intérieur de l'établissement.
00:05:55C'est évidemment au sein du corps professoral.
00:05:59Et puis la solitude.
00:06:00La solitude de Samuel Paty.
00:06:04Qui est bien du coup ressorti dans le film.
00:06:06L'acteur, Anton Reinhardt, joue bien la solitude.
00:06:08Anton Reinhardt est formidable.
00:06:10Le travail qui a été fait par Vincent Garin, par le réalisateur,
00:06:13c'est d'approcher au plus près tous ceux qui ont connu Samuel Paty
00:06:17et tous les témoins de cette affaire.
00:06:20Et de s'appuyer aussi sur le travail qu'a fait Stéphane Simon.
00:06:23Le livre qu'il a écrit.
00:06:25Donc c'est enquêté.
00:06:27Ça aurait pu être un documentaire.
00:06:28Peut-être.
00:06:29Mais la fiction permet de reconstituer des choses qu'on ne peut pas dire,
00:06:32qu'on ne peut pas refaire.
00:06:34On sait qu'en post-production d'ailleurs, quand il y avait des inexactitudes,
00:06:37on a changé justement des mots qui étaient adéquats.
00:06:41Non mais je pense que tout a été pesé en faisant attention à beaucoup de choses.
00:06:46Mickaël Paty, la sœur de Samuel Paty, a validé cette version.
00:06:50Moi, de la voir en pleurs à la sortie de cette...
00:06:53Je vous avoue qu'à la fin du film, j'ai pleuré.
00:06:55Parce que je trouve ça tellement émouvant,
00:06:57tellement triste.
00:06:58La solitude de ce professeur, tout seul,
00:07:02avec comme simple armes, son marteau,
00:07:05son petit garçon qui n'est pas loin.
00:07:09Et de se dire qu'il a été abandonné.
00:07:12C'est le nom du film.
00:07:14L'abandon.
00:07:15Il a été abandonné de toutes parts.
00:07:17Même s'il y a des alertes, on voit tout prendre l'eau en réalité.
00:07:21Et on essaye de comprendre pourquoi, à quel moment ça a pris l'eau.
00:07:25Et pourquoi, parce que l'origine de tout ça,
00:07:27c'est un mensonge quand même.
00:07:28L'origine de ça, c'est le témoignage,
00:07:30le faux témoignage de cette jeune femme
00:07:32qui n'a pas assisté au cours,
00:07:34mais qui dit, regardez de quelle manière
00:07:35on sort les musulmans,
00:07:37on sort les élèves musulmans de la classe
00:07:39pour ne pas leur montrer les caricatures de Charlie Hebdo.
00:07:42Tout ça est lié à un mensonge.
00:07:44Tout ça, il fallait le raconter.
00:07:46Il fallait le dire.
00:07:46Il fallait raconter cette vérité.
00:07:48Donc, c'est primordial, évidemment, de le dire et de le montrer.
00:07:52Le problème, c'est que le film a été très bien accueilli à Cannes.
00:07:55Le film a été très bien accueilli lorsqu'il a été montré en projection de presse.
00:07:59Le problème, c'est trois streamers imbéciles d'ultra-gauche
00:08:02qui créent quelque chose.
00:08:03Il fait le buzz et qui, ensuite...
00:08:05Écoutez, il est un peu plus de trésor.
00:08:07On va voir, dans quelques minutes,
00:08:09on va voir les chiffres de fréquentation du cinéma.
00:08:12On va voir si oui ou non,
00:08:14c'est par ailleurs une oeuvre de cinéma qui a touché.
00:08:17Alors, justement, vous parlez des streamers,
00:08:18on garde un extrait de ce dénigrement gratuit.
00:08:22C'est un film de merde.
00:08:23C'est un film dangereux.
00:08:24C'est vrai que ça allait être nul,
00:08:25mais peut-être qu'ils n'allaient pas être si cons,
00:08:27ils allaient trouver un moyen de dire
00:08:27« Patti, c'est un martyr, tu es d'accord ? »
00:08:29Mais qu'il y a quand même un truc de
00:08:30nuancer les choses sur le reste
00:08:31et pas faire un amalgame.
00:08:32Là, je sors, un couple de vie qui sort en mode
00:08:33« Eh ben, on voit quand même ce mari qui dit
00:08:35« Non, mais c'est pas tous, c'est pas tous ! »
00:08:37Tu sais, des fois, t'as des films qui sont mauvais,
00:08:38mais là, les gens, ils applaudissent.
00:08:39Ils applaudissent, c'est quoi ?
00:08:40Franchement, quand tu vas voir un film comme ça,
00:08:42t'as forcément un biais
00:08:42et du coup, t'as tes préjugés,
00:08:43mais le film les remplis.
00:08:44Tous les musulmans hommes sont méchants.
00:08:46Toutes les femmes musulmanes, par contre,
00:08:47elles sont soit soumises à leur mari,
00:08:49soit elles sont gentilles.
00:08:49C'est toujours ça.
00:08:50Il y a des interviews que j'ai vues où il dit
00:08:51« Il n'y a pas de sensationnalisme,
00:08:52c'est pas à montrer,
00:08:53mais il y a la scène du meurtre. »
00:08:54C'est une faute de goût, c'est dingue.
00:08:55Déjà, ils font un teasing.
00:08:56Attention, ils meurent à la fin.
00:08:57Et à la scène de la mort,
00:08:57ils crient à la Ouagba
00:08:58avant de mettre le coup de couteau.
00:08:59Et après, les flics arrivent et je suis en mode
00:09:00« Ok, les gars, faisons un film pour le RN. »
00:09:03Un an de l'élection, c'est bien ça.
00:09:04En plus, les méchants musulmans,
00:09:06ils sont antisémites.
00:09:07Franchement, film dangereux,
00:09:07j'ai rien d'autre à dire.
00:09:08Pourquoi tu votes en 2027 ?
00:09:10La réponse est déjà donnée.
00:09:11Votez Mélenchon en 2027.
00:09:12On a le RN et l'extrême droite.
00:09:13On a le Twitch gauchiste.
00:09:15On a le Twitch gauchiste.
00:09:16Toi, ta sale gueule.
00:09:17Voilà.
00:09:17Alors, je le diffuse,
00:09:19mais je vous préviens,
00:09:19d'abord, je ne le diffuse qu'une fois.
00:09:21Et c'est vraiment pour montrer
00:09:22à quel point le niveau est bas
00:09:26de ces commentaires.
00:09:29Et j'allais dire,
00:09:30c'est infinitésimale,
00:09:31ce que disait Olivier,
00:09:32par rapport à la grandeur du film
00:09:34et même à l'accueil
00:09:35des différents titres de journaux.
00:09:38Non, on va aller voir.
00:09:40Voyez, Libération, par exemple.
00:09:41L'abandon, difficile fiction
00:09:43sur l'assassinat de Samuel Paty.
00:09:48Voilà.
00:09:50Ça donne la difficile tâche
00:09:51de raconter les événements,
00:09:52mais bon, il se donne la tâche.
00:09:53Donc, ça veut dire que même Libération
00:09:55trouve ça positif.
00:09:56Dans l'Humanité, Cannes 2026,
00:09:58l'abandon, un hommage glaçant
00:09:59de Vincent Garanc à Samuel Paty.
00:10:02Dans Télérama, l'abandon,
00:10:03un récit rigoureux
00:10:04de l'assassinat de Samuel Paty,
00:10:06malgré une terrible faute de goût.
00:10:08Alors, les terribles fautes de goût
00:10:10dans Télérama,
00:10:10j'ai l'impression qu'il y en a
00:10:12quand même assez souvent,
00:10:14même dans les films,
00:10:15j'allais dire,
00:10:16sponsorisés par Télérama.
00:10:18Moi, j'ai vu le film avant sa sortie
00:10:22et j'ai bien lu toutes les critiques.
00:10:23Alors, heureusement,
00:10:25il n'y a rien du niveau de bassesse
00:10:27de ce qu'on a vu là.
00:10:28Mais en fait, si on lit bien
00:10:29les critiques de Libération,
00:10:31du Monde, de l'Humanité
00:10:32et de Télérama,
00:10:33il y a quand même un reproche
00:10:34qui est fait au film.
00:10:37C'est le risque de stigmatisation,
00:10:40le risque d'instrumentalisation
00:10:42par l'extrême droite.
00:10:43Et j'avais vu Antoine Rénard,
00:10:44juste après avoir vu le film,
00:10:45et qui m'avait dit qu'avant même,
00:10:47en fait, le début du tournage,
00:10:48il y avait eu deux types de réactions,
00:10:50ceux qui disaient bravo
00:10:51et ceux qui disaient
00:10:51attention, vous allez stigmatiser.
00:10:54Sauf que le film
00:10:54n'est pas du tout stigmatisant,
00:10:57à part pour les islamistes.
00:10:58C'est un film où le réalisateur
00:11:00a été très précis,
00:11:01a fait une recherche
00:11:03quasiment documentaire,
00:11:04a été voir les procès,
00:11:06c'est appuyé sur le témoignage
00:11:07de Michael Paty.
00:11:08Et donc, c'est extrêmement froid,
00:11:14méthodique, distancié.
00:11:15Mais le problème,
00:11:16c'est le constat,
00:11:17je pense,
00:11:17qui dérange une partie de la gauche,
00:11:19parce que ce que ça montre,
00:11:20alors, Olivier a dit beaucoup de choses,
00:11:22mais ça montre aussi
00:11:24comment l'accusation d'islamophobie
00:11:26tue.
00:11:27Parce qu'effectivement,
00:11:28tout ça part d'un mensonge
00:11:29qui est vite révélé.
00:11:31La fille était tout de même,
00:11:32l'élève en question,
00:11:33elle n'était même pas
00:11:34dans le cours de Samuel Paty.
00:11:36Pourtant, il se fait,
00:11:37il y a des adultes
00:11:38pour la croire,
00:11:39ou du moins pour la soutenir,
00:11:42plutôt que pour soutenir
00:11:43Samuel Paty.
00:11:44Il n'a pas été jugé,
00:11:45il y a eu un procès en marge
00:11:47des dénoncateurs.
00:11:47Les professeurs qui l'ont lâché
00:11:49n'ont pas été jugés.
00:11:52Le référent laïcité,
00:11:53qui est quand même montré
00:11:55dans le film
00:11:56comme quelqu'un de péremptoire,
00:11:58n'a pas été jugé.
00:11:59Mais en réalité,
00:12:00ça montre bien
00:12:01qu'il y a une partie
00:12:02de l'éducation nationale
00:12:04qui préférait
00:12:05ne pas faire de vagues
00:12:06plutôt que de faire bloc
00:12:08derrière Samuel Paty.
00:12:09Donc, je pense que c'est tout ça
00:12:09qui dérange.
00:12:11Et ça montre aussi bien
00:12:11qu'un antiracisme dévoyé,
00:12:14finalement, ça conduit
00:12:15à dresser une partie des musulmans
00:12:17contre la France,
00:12:19contre l'éducation nationale.
00:12:20Je pense que c'est ça
00:12:21qui dérange fondamentalement
00:12:23à gauche
00:12:23et qu'ils appellent
00:12:25instrumentalisation.
00:12:26Mais ce n'est pas
00:12:26de l'instrumentalisation,
00:12:28c'est la dénonciation
00:12:29d'un antiracisme dévoyé
00:12:30qui aujourd'hui tue.
00:12:31Avant de voir,
00:12:32justement,
00:12:33avec Michel Valadier,
00:12:34quels sont les points
00:12:35à améliorer,
00:12:36parce que l'histoire
00:12:36de Samuel Paty,
00:12:37comme l'a dit Olivier,
00:12:38c'est l'histoire
00:12:39d'un homme seul
00:12:39qui fait face
00:12:40à un système
00:12:40qui se dégonfle.
00:12:41Mais Elodie Huchard,
00:12:42quelques tweets politiques
00:12:44qu'on a pu regarder.
00:12:46Effectivement,
00:12:46il y a de la récupération politique
00:12:47parce qu'on est dans
00:12:48une année présidentielle
00:12:49et qu'on se sert de tout,
00:12:50y compris,
00:12:50et ça peut interroger,
00:12:53mais y compris
00:12:53d'un film
00:12:54qui est là pour témoigner.
00:12:55Oui, mais justement,
00:12:56je ne sais pas
00:12:56si on se rend compte
00:12:57au moment, par exemple,
00:12:58où il y a eu l'hommage
00:12:58à Samuel Paty
00:12:59dans la cour de la Sorbonne,
00:13:00est-ce qu'on aurait pu,
00:13:01à l'époque,
00:13:01se dire que quelques années après,
00:13:03on allait débattre
00:13:04de savoir s'il fallait
00:13:05ou non un film
00:13:06qui est utile,
00:13:07comme vous le disiez,
00:13:08pour rappeler
00:13:08comment on en est arrivé là,
00:13:09soit par les manquements
00:13:10de l'éducation nationale,
00:13:11soit par ce terrible mensonge
00:13:12qui conduit quand même
00:13:13à la mort d'un homme.
00:13:14Et puis,
00:13:15on voit ce qu'il est en train
00:13:15de faire une partie de la gauche,
00:13:17évidemment,
00:13:17et pas toute la gauche.
00:13:18Il y a notamment
00:13:18des personnalités de gauche
00:13:19qui ont défendu ce film.
00:13:21Mais quand ils disent
00:13:21que ce film peut stigmatiser,
00:13:23mais ça stigmatise qui ?
00:13:24Qui est à l'origine
00:13:25du meurtre de Samuel Paty ?
00:13:27C'est un islamiste,
00:13:27c'est un terroriste.
00:13:28On n'a aucun problème,
00:13:29normalement,
00:13:29à stigmatiser les terroristes.
00:13:31Ceux qui expliquent
00:13:32attention,
00:13:33ça va stigmatiser
00:13:33tous les musulmans,
00:13:34ce sont eux
00:13:35qui ont un problème,
00:13:35ce sont eux
00:13:36qui font un amalgame
00:13:36entre les musulmans
00:13:38et les terroristes,
00:13:39amalgame que ne font pas
00:13:40notamment la classe politique
00:13:41de droite,
00:13:42amalgame que ne fait pas
00:13:42non plus le film.
00:13:44Et je rejoins ce que
00:13:44disait Alexandre,
00:13:45c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:13:46le procès en islamophobie,
00:13:48aujourd'hui,
00:13:48c'est même dire du mal
00:13:49des islamistes,
00:13:50parfois ça passe
00:13:50pour l'islamophobie.
00:13:51Il y a un moment
00:13:51où il faut juste remettre
00:13:52un petit peu les choses
00:13:54à leur endroit.
00:13:55Et effectivement,
00:13:55c'est un film
00:13:56qui semble nécessaire
00:13:56et cette polémique,
00:13:57elle est évidemment
00:13:58bien dommageable.
00:14:04Léon Desfontaines,
00:14:05le communiste Léon Desfontaines
00:14:06qui dit
00:14:07ainsi parlent
00:14:07les idiots utiles du RN
00:14:09qui pourfendent
00:14:10Samuel Paty
00:14:10assassiné par un terroriste
00:14:11parce qu'il voulait
00:14:12apprendre à ses élèves
00:14:13à devenir des citoyens
00:14:14éclairés,
00:14:14esprit de liberté.
00:14:15Ces personnes font honte
00:14:16à la gauche.
00:14:17Donc même Léon Desfontaines
00:14:20salue le travail
00:14:21de ce cinéaste,
00:14:23de cet auteur,
00:14:24de toute l'équipe du film.
00:14:26Michel Valadier,
00:14:27comment est-ce que
00:14:28vous avez, vous,
00:14:29j'allais dire,
00:14:30apprécié ce film
00:14:31et à quoi il sert
00:14:32selon vous ?
00:14:33Alors malheureusement,
00:14:34je ne l'ai pas vu.
00:14:35Mais vous allez le voir.
00:14:36Et je vais aller le voir
00:14:37et je voudrais poser
00:14:39une question à ceux
00:14:39qui l'ont vu,
00:14:40une question avec
00:14:40une réponse brève.
00:14:42Comment est montré
00:14:43le proviseur,
00:14:44le chef d'établissement ?
00:14:45De manière pas manichéenne
00:14:47parce qu'on montre
00:14:48comme quelqu'un
00:14:49qui est un peu dépassé
00:14:49par la situation
00:14:50et surtout paralysé
00:14:51par une bureaucratie
00:14:54incroyable.
00:14:54Il y a un nombre
00:14:55de procédures
00:14:55à déclencher
00:14:56au moment des faits
00:14:58qui ne lui permettent pas
00:14:59finalement de réagir
00:15:00comme elle aurait dû le faire.
00:15:01Donc ce n'est pas du tout
00:15:02accablant
00:15:03pour le proviseur
00:15:04mais pour l'ensemble
00:15:05de l'institution
00:15:06de l'éducation nationale,
00:15:07on voit bien
00:15:07qu'il y a eu des défaillances.
00:15:08Je rajoute une chose,
00:15:09c'est-à-dire qu'elle s'interroge,
00:15:12elle se dit
00:15:12pourquoi il a fait ça.
00:15:13Elle va chercher la vérité.
00:15:15Dans un premier temps,
00:15:16elle va chercher la vérité
00:15:16et à comprendre
00:15:17ce qui s'est passé
00:15:18dans cette classe.
00:15:19Une fois qu'elle a la vérité,
00:15:20parce qu'elle va l'avoir,
00:15:21le mensonge,
00:15:22ce qui s'est passé,
00:15:23qu'on ne l'a pas foutu dehors
00:15:24les élèves musulmans,
00:15:26elle va essayer
00:15:28de prendre sa défense.
00:15:28Elle va tirer
00:15:29la sonnette d'alarme.
00:15:31Effectivement,
00:15:31elle est dépassée
00:15:32par une procédure
00:15:32avec des...
00:15:33Il y a d'autres profs
00:15:36qui s'indignent
00:15:36contre Samuel.
00:15:37Il y en a quelques-uns
00:15:38qui s'indignent.
00:15:38Mais une minorité.
00:15:39C'est une minorité.
00:15:40Mais elle va essayer
00:15:41de faire bouger les choses.
00:15:42Et c'est là
00:15:42qu'elle est complètement seule.
00:15:44C'est là qu'elle se trouve seule,
00:15:45y compris avec lui,
00:15:46face aux policiers,
00:15:47à s'apercevoir
00:15:48que dans la plainte
00:15:51qui est déposée,
00:15:51parce qu'il y a un truc de fou
00:15:53dans cette plainte,
00:15:54il a écrit,
00:15:54l'intitulé de la plainte,
00:15:55il a écrit
00:15:56que c'est une affaire
00:15:58de problèmes
00:16:01avec des mineurs,
00:16:02de viols de mineurs.
00:16:03Il y a un truc...
00:16:04D'harcèlement de mineurs.
00:16:06D'harcèlement de mineurs.
00:16:06Il n'y a pas de caractère.
00:16:08Ce qui n'a rien d'avant.
00:16:09Elle s'en offuse,
00:16:10mais elle est avec lui.
00:16:11Elle va être avec lui,
00:16:12mais elle ne va pas réussir
00:16:13à obtenir,
00:16:14ne serait-ce que même l'aide,
00:16:17la protection.
00:16:17Une fois que vous avez posé
00:16:18votre question,
00:16:19vous avez eu la réponse.
00:16:21Ce drame
00:16:22qui s'est répété,
00:16:23malheureusement deux fois,
00:16:25montre qu'effectivement
00:16:26les chefs d'établissement,
00:16:28les proviseurs aujourd'hui
00:16:29ne sont pas préparés
00:16:32à ce genre de drame
00:16:34et souvent cherchent
00:16:37à essayer de maquiller,
00:16:40pas de maquiller, pardon,
00:16:41pas de vague,
00:16:42d'étouffer,
00:16:42en tout cas de rester
00:16:43à un certain niveau.
00:16:44Là, c'était inconscient.
00:16:46Mais par contre,
00:16:46le référent laïcité,
00:16:47oui, par exemple,
00:16:48et elle n'est pas vraiment
00:16:49suivie par sa hiérarchie,
00:16:51en tout cas pas aidée.
00:16:52Donc l'éducation nationale,
00:16:53a une responsabilité
00:16:54comme la police,
00:16:55c'est très bien montré.
00:16:56Je voudrais aussi répondre
00:16:57à ceux qui disent
00:16:58que ça stigmatise
00:16:59tous les musulmans.
00:16:59Effectivement,
00:17:00ça stigmatise les islamistes,
00:17:01pas tous les musulmans.
00:17:02Et même,
00:17:02le film a appris des choses
00:17:04que moi j'ignorais,
00:17:05c'est que la fille
00:17:07de Sifraoui,
00:17:08donc le prédicateur islamiste
00:17:09qui va amplifier l'affaire
00:17:12sur les réseaux sociaux
00:17:13et qui va mettre
00:17:14vraiment une fatwa
00:17:14contre Samuel Paty,
00:17:16eh bien,
00:17:16elle se dresse
00:17:16contre son père
00:17:17et elle témoignera même
00:17:18contre son père
00:17:19au procès.
00:17:20c'est dire que
00:17:20tous les musulmans
00:17:21ne sont pas mis
00:17:22dans le même sac.
00:17:23Je pense qu'une majorité
00:17:24de musulmans
00:17:25sont,
00:17:26comment dirais-je,
00:17:27sont d'accord
00:17:28avec la condamnation
00:17:30et certainement
00:17:32vont regarder ce film
00:17:33avec un mélange
00:17:34de sidération
00:17:35et peut-être
00:17:36de honte.
00:17:37pour revenir
00:17:38aux chefs d'établissement,
00:17:40la difficulté
00:17:40à laquelle sont confrontés
00:17:41les chefs d'établissement
00:17:42de l'enseignement public
00:17:43aujourd'hui,
00:17:43c'est qu'ils n'ont pas
00:17:44de pouvoir suffisant
00:17:47et leurs responsabilités
00:17:48ne sont pas clairement
00:17:49définies dans ce genre
00:17:50de situation
00:17:50et pour bien d'autres choses.
00:17:53Il faut savoir
00:17:54qu'aujourd'hui,
00:17:54par exemple,
00:17:54un chef d'établissement
00:17:55ne peut pas renvoyer
00:17:56un élève
00:17:57de son établissement
00:17:59sauf à reprendre
00:18:00un autre élève
00:18:01renvoyé
00:18:01d'un autre établissement.
00:18:03Donc,
00:18:03les chefs d'établissement
00:18:04par habitude,
00:18:07sont paralysés
00:18:08souvent
00:18:09dans ce genre
00:18:10de situation.
00:18:10Là,
00:18:11on est sur
00:18:13un drame
00:18:14qui est
00:18:14une attaque directe
00:18:15sur un professeur
00:18:16avec des menaces de mort
00:18:17qui nécessitait
00:18:18évidemment immédiatement
00:18:20de la part du rectorat
00:18:21de diligenter
00:18:22quelqu'un
00:18:22pour gérer
00:18:23une cellule de crise,
00:18:24une cellule de communication
00:18:25pour essayer
00:18:26de désamorcer
00:18:27au plus près
00:18:28du terrain,
00:18:29faire la conférence
00:18:30de presse
00:18:31qui va bien,
00:18:31etc.
00:18:32Chloé Tarka
00:18:33nous a rejoint
00:18:33pour justement
00:18:34faire un point
00:18:34sur le film.
00:18:35Chloé,
00:18:36c'est un succès
00:18:37en salles,
00:18:37accueil critique,
00:18:38vous avez regardé
00:18:39ce que disent
00:18:40les spectateurs
00:18:40et également
00:18:41la presse.
00:18:42Oui,
00:18:42tout à fait.
00:18:43Alors,
00:18:43d'abord,
00:18:43le distributeur
00:18:44qui a choisi
00:18:45une sortie du film
00:18:46plutôt restreinte
00:18:47avec environ
00:18:49350 copies
00:18:50dans toute la France,
00:18:51aussi bien
00:18:51dans des cinémas
00:18:53généralistes
00:18:53que dans des cinémas
00:18:54d'art et d'essai,
00:18:55côté entrée,
00:18:56une première journée
00:18:57plutôt calme
00:18:58avec un peu moins
00:18:59de 9000 spectateurs,
00:19:01ce qui permet
00:19:01tout de même
00:19:02au film
00:19:02de se classer
00:19:04à la troisième place
00:19:05du box-office
00:19:06du mercredi 12 mai.
00:19:07Et côté critique ?
00:19:08Alors,
00:19:09côté critique,
00:19:10l'accueil est globalement
00:19:12très positif
00:19:13du côté du public
00:19:14sur Allo Ciné.
00:19:15Le film affiche
00:19:16une moyenne
00:19:16de 4,4 sur 5,
00:19:19ce qui est une excellente
00:19:20moyenne pour Allo Ciné.
00:19:21Les spectateurs
00:19:22saluent surtout
00:19:22un film jugé sobre,
00:19:24jugé rigoureux
00:19:25parmi les commentaires.
00:19:27Regardez d'abord
00:19:27le commentaire
00:19:28de Rodolphe
00:19:29qui a donné
00:19:29une note
00:19:30de 5 sur 5 au film.
00:19:31Ce film devrait être projeté
00:19:32dans toutes les écoles
00:19:34de France.
00:19:34La réalisation
00:19:35est d'une sobriété
00:19:36et d'un réalisme
00:19:37incroyable
00:19:38porté par des acteurs
00:19:39immenses.
00:19:41On va maintenant
00:19:41regarder un autre
00:19:42commentaire,
00:19:43celui de Geoffrey
00:19:44qui parle d'une oeuvre
00:19:45poignante,
00:19:46d'une oeuvre nécessaire.
00:19:48Quelques critiques
00:19:49évidemment négatives
00:19:51également,
00:19:51notamment sur la représentation
00:19:53de certains personnages
00:19:55musulmans
00:19:55dans le film.
00:19:56C'est le cas
00:19:57par exemple
00:19:57du commentaire
00:19:58dédié.
00:19:59Je trouve
00:20:00la représentation
00:20:01des musulmans
00:20:01ridicules
00:20:02entre accent forcé
00:20:03et mot arabe
00:20:04sorti aléatoirement.
00:20:06Je voulais maintenant
00:20:06regarder un petit peu
00:20:07avec vous également
00:20:08les commentaires
00:20:09du côté
00:20:09de la presse.
00:20:11Un accueil
00:20:11qui est quelque peu
00:20:12plus nuancé
00:20:13avec une note
00:20:14cette fois-ci
00:20:15de 3,6 sur 5
00:20:18sur Allo Ciné.
00:20:19Plusieurs médias
00:20:20parlent néanmoins
00:20:21d'un film important.
00:20:22c'est le cas
00:20:23par exemple
00:20:24du magazine Elle
00:20:25qui évoque
00:20:26une oeuvre utile
00:20:28ou encore
00:20:28Delacroix
00:20:29qui salue
00:20:29la clarté
00:20:30ainsi que la sobriété
00:20:32du film.
00:20:33A l'inverse,
00:20:33certains journaux
00:20:34expriment davantage
00:20:35de réserve.
00:20:36Regardez par exemple
00:20:36le commentaire
00:20:37de l'humanité
00:20:39qui évoque
00:20:39notamment un sentiment
00:20:41de malaise
00:20:42avec des risques
00:20:43de stigmatisation.
00:20:44Reste qu'une large
00:20:45majorité
00:20:46des critiques
00:20:47que ce soit
00:20:47de la presse
00:20:48comme des spectateurs
00:20:49salue le travail
00:20:51de reconstitution
00:20:52menée par le réalisateur.
00:20:54Par exemple,
00:20:54vous en parliez
00:20:55tout à l'heure
00:20:56un commentaire
00:20:56de Télérama
00:20:58toujours sur Allo Ciné.
00:21:00Malgré des maladresses,
00:21:01le réalisateur
00:21:02Vincent Garanc
00:21:03colle aux faits
00:21:04et signe un récit
00:21:05solide
00:21:06sur les derniers jours
00:21:07du professeur.
00:21:09Alors un récit
00:21:09solide,
00:21:10c'était précisément
00:21:11l'objectif
00:21:12revendiqué
00:21:13par le réalisateur
00:21:14c'est-à-dire
00:21:14rester au plus près
00:21:16des faits
00:21:16afin de faire
00:21:17selon ses mots
00:21:18une oeuvre
00:21:19de pédagogie.
00:21:20Merci Chloé Tarka.
00:21:22Si Télérama
00:21:22dit que c'est solide
00:21:23franchement,
00:21:24là pour le coup
00:21:25on peut considérer
00:21:27que c'est presque
00:21:28une victoire
00:21:28de voir que Télérama
00:21:29a jugé ce film
00:21:31solide.
00:21:32On va en reparler
00:21:33encore de l'abandon
00:21:33tout à l'heure
00:21:34après 14h
00:21:35de ce film
00:21:36nécessaire,
00:21:36on l'a dit,
00:21:37indispensable.
00:21:38On aimerait que
00:21:38les enfants de France
00:21:39puissent le voir
00:21:41en projection
00:21:42dans leur collège
00:21:43pour rendre hommage
00:21:44non seulement
00:21:44à Samuel Paty
00:21:45mais pour comprendre
00:21:46exactement
00:21:47ce qui est
00:21:48la liberté
00:21:49d'expression
00:21:50que nous défendons
00:21:51ici à CNews.
00:21:52Dans un instant
00:21:52le scandale
00:21:52du périscolaire
00:21:53avec de nouveaux cas.
00:21:54Restez bien avec nous
00:21:54dans Midi News.
00:21:58Dans un instant
00:21:59de nouveaux cas
00:21:59dans le dossier
00:22:00du périscolaire
00:22:01après les dernières
00:22:02informations
00:22:02de Sommayal Abidi.
00:22:03Et à la une
00:22:04de l'actualité,
00:22:05Pierre,
00:22:06une douzaine
00:22:06de suspects
00:22:06interpellés
00:22:07après le vol
00:22:08d'une vingtaine
00:22:08de véhicules de luxe
00:22:10dans une conciergerie
00:22:11du 15e arrondissement
00:22:12de Paris.
00:22:13Dans la nuit
00:22:14de samedi à dimanche,
00:22:15quatre individus
00:22:15cagoulés ont fracturé
00:22:17la porte d'entrée
00:22:17pour piétons
00:22:18du parking.
00:22:19Ils ont ensuite
00:22:20vandalisé
00:22:20un bureau de location
00:22:21pour y dérober
00:22:22des cartes grises
00:22:23et des clés de voiture.
00:22:24À la une également,
00:22:26nouvelle frappe
00:22:26des Etats-Unis
00:22:27et du Nigeria
00:22:28contre le groupe
00:22:29Etat islamique
00:22:29dans le nord-est
00:22:30du pays.
00:22:31Le Nigeria
00:22:32où 46 personnes,
00:22:33principalement des enfants
00:22:34âgés de 2 à 16 ans,
00:22:36ont été enlevées
00:22:37lors de l'attaque
00:22:37de trois écoles
00:22:38vendredi dans le sud.
00:22:40Et puis,
00:22:41des images spectaculaires
00:22:42pour terminer.
00:22:44Deux avions militaires
00:22:45américains
00:22:46se sont percutés hier
00:22:47en plein chaud aérien
00:22:48dans l'Idaho
00:22:49aux Etats-Unis
00:22:49dans la base aérienne
00:22:51de Mountain Home
00:22:52lors du salon
00:22:53Gunfighter Skies.
00:22:54Les quatre pilotes
00:22:55s'en sont sortis
00:22:57miraculeusement.
00:22:58Ils ont réussi
00:22:59à s'éjecter
00:22:59avant le crash
00:23:00et à ouvrir
00:23:01leur parachute.
00:23:02Comme vous pouvez
00:23:02le constater
00:23:03sur ces images,
00:23:04aucune victime
00:23:05n'est à déplorer.
00:23:07Merci Somaïa Labidi
00:23:08à tout à l'heure,
00:23:0914h,
00:23:09pour d'autres informations.
00:23:12Sont à table
00:23:12avec moi,
00:23:13Michel Valadier,
00:23:14directeur général
00:23:15de la Fondation
00:23:16pour l'école.
00:23:17Ben oui,
00:23:17je dis à table,
00:23:18c'est lors du déjeuner.
00:23:19C'est ça, oui.
00:23:19Les gens nous regardent
00:23:20et même des amis
00:23:21qui déjeunent
00:23:21comme un vieux couple
00:23:22me disent
00:23:22qu'ils se moquent
00:23:23de ma cravate.
00:23:27On accompagne
00:23:28les téléspectateurs
00:23:29qui sont en train
00:23:30de déjeuner
00:23:31et nous leur parlons
00:23:32de sujets forts
00:23:33et de sujets
00:23:36indispensables
00:23:36puisque nous avons
00:23:37jugé bon
00:23:38de leur en parler.
00:23:39Elodie Ucharela,
00:23:40bien sûr,
00:23:40journaliste politique
00:23:41à CNews.
00:23:42Et Sabrina,
00:23:43Sabrina,
00:23:44Bialin,
00:23:44Bouillet,
00:23:45on va parler avec vous
00:23:46du scandale
00:23:47du périscolaire
00:23:48avec de nouveaux cas
00:23:49et surtout
00:23:49un chiffre
00:23:49qui fait peur.
00:23:50Oui,
00:23:50ce sont 84 écoles,
00:23:53elles sont 84 écoles maternelles,
00:23:55une vingtaine
00:23:55d'écoles élémentaires
00:23:56et une dizaine
00:23:57de crèches à Paris
00:23:58à être concernées
00:23:59dans chacun
00:24:00de ces établissements.
00:24:01Au moins,
00:24:02une enquête
00:24:02est ouverte
00:24:03concernant
00:24:03des agressions sexuelles
00:24:04commises
00:24:05sur des enfants.
00:24:06Ce dossier
00:24:07des violences sexuelles
00:24:08dans le périscolaire
00:24:09est qualifié d'urgence
00:24:10par la procureure
00:24:11de Paris.
00:24:12À ce stade,
00:24:13au niveau
00:24:14des poursuites judiciaires,
00:24:15il y a trois ouvertures
00:24:16d'informations judiciaires
00:24:18avec un ou plusieurs
00:24:19magistrats instructeurs.
00:24:21Il y a aussi
00:24:22cinq convocations
00:24:23devant le tribunal
00:24:23correctionnel
00:24:24et un animateur
00:24:26périscolaire
00:24:26qui a été mis en examen
00:24:28et placé
00:24:28en détention provisoire.
00:24:30Ces chiffres
00:24:31paraissent peu
00:24:31par rapport
00:24:32à ce nombre
00:24:33d'écoles concernées
00:24:34dans la capitale
00:24:35et de centres périscolaires.
00:24:37Mais il faut se rendre compte
00:24:38que c'est la protection
00:24:39de brigade des mineurs
00:24:40qui est chargée
00:24:40de cette affaire
00:24:41et elle est dépassée
00:24:42cette brigade
00:24:43parce que
00:24:44sur le comptoir,
00:24:46j'ai envie de dire,
00:24:46ils ont énormément
00:24:47de dossiers en attente.
00:24:48Ils ont à la fois
00:24:49les cas de prostitution
00:24:50de mineurs,
00:24:51ils ont des dossiers
00:24:51d'inceste,
00:24:52ils ont de nombreuses
00:24:52affaires qui s'ajoutent
00:24:54à ces affaires
00:24:54de périscolaire.
00:24:55Donc c'est en surnombre
00:24:57ce qui fait que
00:24:57ces enquêtes se font
00:24:58au fur et à mesure
00:24:59malgré le degré d'urgence
00:25:00qu'a placé
00:25:01la procureure de Paris.
00:25:02Voilà.
00:25:03Et en surnombre également
00:25:04les appels
00:25:05que reçoit
00:25:06l'association
00:25:06SOS
00:25:08Périscolaire.
00:25:08Là encore,
00:25:09les deux cofondatrices
00:25:11qui sont Elisabeth
00:25:12et Anne nous disent
00:25:13chaque semaine
00:25:15ô combien
00:25:15les parents
00:25:16sont inquiets,
00:25:18ô combien
00:25:18on arrive,
00:25:20parce que c'est difficile
00:25:21aussi de faire parler
00:25:21les enfants,
00:25:22d'avoir des indices
00:25:23sur des soupçons.
00:25:25Et Anne,
00:25:26donc la cofondatrice
00:25:28du collectif
00:25:29SOS Périscolaire,
00:25:30justement parlait
00:25:31de ces appels
00:25:33qui viennent en nombre
00:25:35dans l'association.
00:25:37Qui entre à l'école
00:25:38dès deux ans et demi,
00:25:39on a donc
00:25:39les très petites sections
00:25:40TPS,
00:25:41donc à deux ans et demi
00:25:42on se doute bien
00:25:42qu'un enfant n'a pas
00:25:43les besoins psycho-affectifs,
00:25:45les besoins identiques
00:25:46à des enfants de 8 ans.
00:25:48On a des viols,
00:25:49des agressions sexuelles,
00:25:51on a des attouchements,
00:25:52on a ensuite
00:25:53toute une panoplie
00:25:55de brimades,
00:25:56de violences verbales
00:25:57et qu'il ne faut pas
00:25:58sous-estimer
00:25:58et que nous on tient
00:25:59toujours à remettre en avant
00:26:00parce qu'en fait
00:26:00un enfant qui se fait harceler,
00:26:02qui subit en fait
00:26:04cette violence,
00:26:05cette intimidation
00:26:06au quotidien,
00:26:07ça devient physique en fait.
00:26:08Les enfants après
00:26:09le vivent dans leur corps
00:26:10mais effectivement
00:26:11ce sont toujours
00:26:11les agressions sexuelles
00:26:13qui retiennent le plus
00:26:13l'attention.
00:26:14Et demain,
00:26:15Elodie,
00:26:16le Conseil de Paris
00:26:17va reparler de ce sujet.
00:26:19Oui parce qu'il y avait
00:26:20eu un premier Conseil de Paris,
00:26:21le premier Conseil de Paris
00:26:22d'Emmanuel Grégoire
00:26:23avait été consacré
00:26:24notamment au périscolaire
00:26:26et c'était intéressant,
00:26:27on l'avait suivi,
00:26:27de voir ce que demandait
00:26:28notamment la droite
00:26:29parce que pendant la période
00:26:30de campagne,
00:26:31la gauche a beaucoup accusé
00:26:33la liste notamment
00:26:33de Rachida Dati
00:26:34de parler de ce sujet.
00:26:35Alors effectivement,
00:26:36la concomitance
00:26:37de la campagne
00:26:38et de ces informations
00:26:40était un pur hasard
00:26:41et c'était important
00:26:41évidemment pour la droite
00:26:42de poser des questions.
00:26:43Et il demandait
00:26:44deux choses très précises.
00:26:45La première,
00:26:46c'est des questions
00:26:47sur le recrutement
00:26:48parce qu'en fait,
00:26:48quand il regarde
00:26:49le recrutement
00:26:50dans le périscolaire,
00:26:51on se rend compte
00:26:51que ça va souvent
00:26:52beaucoup trop vite,
00:26:53que les profils
00:26:54ne sont pas véritablement
00:26:55vérifiés
00:26:56et surtout que par exemple,
00:26:57beaucoup n'ont même pas
00:26:57le BAFA,
00:26:58ce diplôme normalement
00:26:59qui est nécessaire
00:27:00pour travailler
00:27:00avec les enfants.
00:27:01Donc pour la droite parisienne,
00:27:02ça veut dire
00:27:03que ce recrutement,
00:27:03il a été fait
00:27:04trop rapidement.
00:27:06Et puis,
00:27:06deuxième question,
00:27:07des signalements,
00:27:07il y en a en réalité
00:27:08depuis très longtemps.
00:27:10Aujourd'hui,
00:27:10ces affaires sortent enfin
00:27:11et la droite demandait
00:27:12comment il est possible
00:27:13que des signalements
00:27:14venant de parents,
00:27:15d'abord dans des cas individuels
00:27:16puis après,
00:27:17notamment d'associations,
00:27:18pourquoi ces signalements,
00:27:19ils sont totalement
00:27:20restés lettres mortes ?
00:27:21C'est-à-dire qu'il y a eu
00:27:22des signalements,
00:27:22il y a eu des accusations
00:27:23déjà à l'époque
00:27:24et la mairie de Paris
00:27:25a vu arriver aussi
00:27:26ces dossiers sur le bureau
00:27:27et il a fallu attendre
00:27:28que le scandale éclate
00:27:30pour qu'on s'en préoccupe.
00:27:31Il y a une convention citoyenne
00:27:32aussi lancée par Emmanuel Grégoire
00:27:34qui aura lieu
00:27:34à partir d'aujourd'hui.
00:27:36On ne sait pas
00:27:36ce que va donner
00:27:37une convention citoyenne
00:27:38sur le périscolaire
00:27:39mais on le verra
00:27:39et en tout cas,
00:27:40malgré le fait
00:27:41qu'il y ait déjà eu
00:27:41un conseil de Paris
00:27:42dédié à cette question,
00:27:44on sait que notamment
00:27:44la droite parisienne,
00:27:45dès demain,
00:27:45compte bien reposer
00:27:46des questions
00:27:47sur le périscolaire.
00:27:48Ça fait à peu près
00:27:49un mois
00:27:49qu'il y a eu
00:27:50le premier conseil de Paris.
00:27:51Ils veulent savoir
00:27:52en un mois
00:27:52ce qui a été fait
00:27:53par la mairie de Paris.
00:27:53Ce qui est assez notable,
00:27:56c'est qu'Emmanuel Grégoire
00:27:57était le premier adjoint
00:27:58de Mme Hidalgo,
00:27:59qu'aujourd'hui,
00:28:00il récupère
00:28:01ce dossier
00:28:02du périscolaire.
00:28:04Il y a des zones d'ombre
00:28:05qui tombent
00:28:07les unes après les autres
00:28:08et aujourd'hui,
00:28:09M. Grégoire,
00:28:10au micro
00:28:10de nos confrères d'RTL,
00:28:12se réjouit
00:28:13de l'avancée des enquêtes.
00:28:15On avance beaucoup.
00:28:16D'abord,
00:28:16je suis très content
00:28:17que la procureure
00:28:18ait communiqué
00:28:19sur ces chiffres.
00:28:20Je travaille très régulièrement
00:28:21avec elle
00:28:22et avec ses services.
00:28:23On est dans le cadre
00:28:25d'instructions
00:28:26de la brigade des mineurs,
00:28:27des services
00:28:27de la procureure
00:28:28de la République.
00:28:29Et moi,
00:28:29je suis très heureux
00:28:30qu'il y ait une accélération
00:28:31de ces enquêtes.
00:28:32Je veux dire aux parents
00:28:33qu'ils doivent avoir confiance.
00:28:35Il y a eu des erreurs
00:28:36de commise.
00:28:36Il ne faut pas
00:28:37mettre tous les professionnels
00:28:39dans le même panier.
00:28:40L'immense majorité
00:28:41d'entre eux
00:28:41sont de très grands professionnels
00:28:43dans la qualité
00:28:43d'accompagnement,
00:28:44etc.
00:28:45Nous avons mis
00:28:45des verrous
00:28:46maintenant d'urgence
00:28:47qui sont extrêmement efficaces.
00:28:49Voilà,
00:28:49des verrous
00:28:50extrêmement efficaces
00:28:51et qui tout d'un coup
00:28:51s'avèrent efficaces
00:28:52parce que quand on a interrogé
00:28:53par exemple
00:28:55Elisabeth Gutmann
00:28:55qui est la confondatrice
00:28:58de SOS Périscolaire
00:28:59en même temps qu'Anne
00:29:00que vous avez pu voir
00:29:00à l'écran
00:29:01il y a quelques minutes,
00:29:02elle vous explique
00:29:03qu'avec les parents,
00:29:05il y avait Dominique Versigny
00:29:06et Patrick Bloch
00:29:08qui étaient en charge
00:29:10de ce périscolaire
00:29:10et quand les parents
00:29:11essayaient de rentrer
00:29:12en contact avec eux,
00:29:13c'était l'être morte.
00:29:14C'est-à-dire qu'il n'y avait
00:29:14pas de dialogue.
00:29:16La mairie ne faisait
00:29:17que dire que tout se passe
00:29:19bien dans le périscolaire.
00:29:20Comment avoir confiance ?
00:29:21Ça concerne plus de 110
00:29:23établissements à Paris.
00:29:25Imaginez le nombre
00:29:26de victimes
00:29:27dans toutes ces structures.
00:29:29Il faut se rendre compte
00:29:30que c'est un caractère
00:29:31systémique.
00:29:32On voit bien
00:29:33que ce ne sont pas
00:29:33des cas isolés
00:29:34pour qu'il y ait
00:29:34un chiffre aussi important.
00:29:35C'est un système
00:29:36qui a permis
00:29:37que ces drames arrivent.
00:29:38Donc le problème
00:29:39il est vraiment de fond.
00:29:41Il n'y a pas de quoi
00:29:41se réjouir aujourd'hui
00:29:42que des enquêtes
00:29:43soient menées.
00:29:44C'est la moindre des choses
00:29:45et sans doute
00:29:46pour les victimes
00:29:47et pour leurs parents.
00:29:48J'ai été assez choqué
00:29:50des propos
00:29:51d'Emmanuel Grégoire
00:29:52quand il dit
00:29:52je demande aux parents
00:29:53d'avoir confiance.
00:29:55Je pense que son rôle
00:29:55c'est de recréer
00:29:57de la confiance,
00:29:58de démontrer
00:29:59que par les faits,
00:30:01par les actes
00:30:01que les parents parisiens
00:30:03peuvent de nouveau
00:30:04avoir confiance.
00:30:05Mais la décréter
00:30:07comme ça
00:30:07je pense que
00:30:08c'est inutile
00:30:09et c'est parce qu'on attend
00:30:11d'un politique
00:30:12qu'on attend
00:30:12des réponses concrètes.
00:30:14Comment est-ce qu'on vit
00:30:15ce scandale
00:30:15à la Fondation pour l'école ?
00:30:16Si l'on analyse
00:30:19la question de la confiance
00:30:20me fait penser
00:30:21à l'étymologie du mot
00:30:22un confido
00:30:22c'est avoir foi en
00:30:23donc avoir foi
00:30:25il faut des démonstrations
00:30:27de preuves.
00:30:28Là
00:30:28il y a quelque chose
00:30:30de terrible
00:30:31c'est que
00:30:32le périscolaire
00:30:33est organisé
00:30:34en termes de management
00:30:35de supervision
00:30:36un peu comme
00:30:38l'école
00:30:39comme l'école publique
00:30:40avec un coordinateur
00:30:42des animateurs.
00:30:44Donc le coordinateur
00:30:44d'animateurs
00:30:45il n'est pas tout à fait
00:30:46chef des animateurs
00:30:47c'est l'animateur plus
00:30:49si vous voulez.
00:30:50Et donc
00:30:50à partir du moment
00:30:51où vous n'avez pas
00:30:52le sentiment
00:30:53d'être le responsable
00:30:55hiérarchique
00:30:55des personnes
00:30:56avec qui vous travaillez
00:30:57vous veillez
00:30:58à ce que les choses
00:30:59se passent à peu près
00:30:59correctement
00:31:00et s'il y a des comportements
00:31:02qui sont un peu particuliers
00:31:03tant que vous ne voyez pas
00:31:04de choses évidentes
00:31:05et bien
00:31:05vous ne creusez pas
00:31:06parce que vous n'êtes pas
00:31:08en charge de ces personnes.
00:31:09Vous êtes en charge
00:31:10de l'agenda
00:31:10vous êtes en charge
00:31:11de la répartition
00:31:12des activités
00:31:13et c'est quelque chose
00:31:14qui manque aujourd'hui
00:31:15aussi bien
00:31:16dans les écoles publiques
00:31:18que dans les crèches
00:31:20ou dans le périscolaire
00:31:21c'est qu'il n'y a pas
00:31:22de management
00:31:23de ces personnes.
00:31:24Mais il n'y a pas
00:31:25de management
00:31:25et puis surtout
00:31:26un recrutement
00:31:26comme le disait Elodie
00:31:27fait complètement
00:31:29à la valide.
00:31:29Comment est-ce que vous voulez
00:31:30en quelques minutes
00:31:32recruter quelqu'un
00:31:33parce que
00:31:33tout d'un coup
00:31:34il y en a un qui est absent
00:31:35et du coup
00:31:36il faut quelqu'un
00:31:37on va au mieux
00:31:39rempli des cases
00:31:40voilà
00:31:40rempli des cases
00:31:41alors que
00:31:42et puis certains
00:31:42excusez-moi
00:31:43mais certains responsables
00:31:44périscolaires
00:31:45qui se trouvaient
00:31:46localement
00:31:46si vous voulez
00:31:47dans les écoles
00:31:47ont été aussi
00:31:48soupçonnés d'abus
00:31:49notamment sur l'école
00:31:50Sevran
00:31:50là où il y a eu
00:31:51un placement
00:31:52en détention provisoire
00:31:53d'un des animateurs
00:31:54et bien
00:31:54un responsable
00:31:56responsable du périscolaire
00:31:57qui se trouvait
00:31:59là-bas
00:31:59est maintenant
00:32:00suspendu également
00:32:01pour des faits
00:32:02de nature sexuelle
00:32:02vous voyez
00:32:04il y a aussi
00:32:05un soupçon
00:32:05qui est mis
00:32:06sur certains
00:32:08responsables
00:32:08la fondation
00:32:09pour l'école
00:32:10va avoir un rôle
00:32:11dans cette affaire
00:32:12du périscolaire
00:32:13ou vous allez juste
00:32:13être des observateurs
00:32:14de ce drame
00:32:15nous sommes observateurs
00:32:16parce que c'est vrai
00:32:17que nous avons
00:32:20nous travaillons
00:32:20surtout sur les écoles
00:32:22dans le domaine
00:32:22des écoles primaires
00:32:23maternelles et primaires
00:32:24et puis après collège
00:32:24et lycée
00:32:25mais de fait
00:32:26ce qui est frappant
00:32:27c'est de voir
00:32:28l'organisation
00:32:29le recrutement
00:32:29comme vous l'avez
00:32:30très bien dit
00:32:30sont des problèmes
00:32:31qui se posent aussi
00:32:33dans l'école
00:32:34alors pour ce qui est
00:32:35de l'école
00:32:35évidemment le recrutement
00:32:36des professeurs
00:32:37sur concours
00:32:37est complètement différent
00:32:38par contre le problème
00:32:39du management
00:32:39demeure
00:32:40et on peut faire un lien
00:32:42avec l'affaire
00:32:42le drame de Patti
00:32:43et ce soir d'ailleurs
00:32:44vous verrez à 21h
00:32:45un documentaire
00:32:47sur notre antenne
00:32:48justement
00:32:49sur les profs
00:32:50qui sont ces oubliés
00:32:51puisqu'on leur demande
00:32:53le maximum
00:32:53et puis en même temps
00:32:54on les paye pas
00:32:55et même sur les recrutements
00:32:56il y a ceux qui sont recrutés
00:32:58sur concours
00:32:58donc là il n'y a pas de problème
00:32:59mais il y a ceux
00:33:00qui sont recrutés
00:33:01comme vacataires
00:33:02et là vraiment
00:33:03on recrute parfois
00:33:04des gens
00:33:04qui n'ont rien à voir
00:33:06avec le métier
00:33:08d'enseignant
00:33:09alors ça ne veut pas dire
00:33:10qu'ils vont être
00:33:12maltraités les élèves
00:33:12mais pour ce qui est
00:33:13de la qualité de l'enseignement
00:33:14ça pose quand même
00:33:15un problème
00:33:16mais effectivement
00:33:17au conseil de Paris
00:33:18il y a eu aussi
00:33:19cette volonté
00:33:19le but là
00:33:20le plus immédiat
00:33:21c'est bien sûr
00:33:22d'abord de recueillir
00:33:22tous les témoignages
00:33:24et que cela se traduise
00:33:25en justice
00:33:25quand c'est nécessaire
00:33:26c'est en gros l'étape 1
00:33:27je vous parlais du recrutement
00:33:28mais au conseil de Paris
00:33:29on a même eu des élus
00:33:30qui se demandaient
00:33:31si avec ce scandale
00:33:32il ne fallait pas
00:33:34repenser complètement
00:33:35le périscolaire à Paris
00:33:37sur évidemment
00:33:37le recrutement
00:33:38mais sur à qui on confie
00:33:39nos enfants
00:33:39à quelle heure
00:33:40est-ce qu'il faut revoir
00:33:41les heures d'ouverture
00:33:42du périscolaire
00:33:43est-ce qu'il faut
00:33:43moins de périscolaire
00:33:45mais donc avec des personnes
00:33:46qui se sont recrutées
00:33:47et dont on n'a à peu près
00:33:48aucun doute
00:33:49c'est-à-dire qu'on voit bien
00:33:50aussi que c'est un scandale
00:33:51qui va très loin
00:33:51toute l'organisation même
00:33:52du périscolaire à Paris
00:33:54aujourd'hui est remise en cause
00:33:55évidemment le but
00:33:56c'est de sortir rapidement
00:33:57si ça n'a pas été fait
00:33:58les profils problématiques
00:34:00mais il y a une vraie réflexion
00:34:01très conjoncturelle
00:34:02très structurelle derrière
00:34:03je ne veux pas faire forcément
00:34:04de parallèle avec le film
00:34:05l'abandon
00:34:05mais on a vraiment
00:34:06un dénigrement de ce film
00:34:08est-ce qu'il y a
00:34:09de la même façon
00:34:10au conseil de Paris
00:34:10un dénigrement
00:34:12des autres familles politiques
00:34:14puisqu'on le sait
00:34:15que c'est Grégory Canal
00:34:16et Inès de Ragnel
00:34:17qui mènent de front
00:34:18en fait ce dossier
00:34:19du périscolaire
00:34:20est-ce que de la même façon
00:34:21sur les bancs
00:34:22d'autres partis politiques
00:34:24d'autres formations politiques
00:34:24on dit mais pourquoi
00:34:25est-ce que vous mettez ça
00:34:26sur le tapis
00:34:26il n'y a pas vraiment
00:34:27de raison d'en parler
00:34:27ou est-ce qu'il y a
00:34:28j'allais dire quelque chose
00:34:29de je vais dire un gros mot
00:34:31transpartisan
00:34:32sur un sujet essentiel
00:34:33qui concerne tout le monde
00:34:34alors aujourd'hui
00:34:35vu le nombre
00:34:36qu'a rappelé Sabrina
00:34:37je peux vous dire
00:34:38qu'évidemment
00:34:38toutes les formations politiques
00:34:39sont obligées de reconnaître
00:34:40qu'il y a un problème
00:34:41virgule mais quand même
00:34:42parce qu'au moment
00:34:43de la campagne électorale
00:34:44je me rappelle
00:34:45c'était d'ailleurs
00:34:45sur le plateau de CNUS
00:34:47on avait Grégory Canal
00:34:47et Hélène Bidard
00:34:49qui est du PCF
00:34:50sur la liste
00:34:50d'Emmanuel Grégoire
00:34:51et évidemment
00:34:52que le périscolaire
00:34:53est arrivé parmi les sujets
00:34:54de débat
00:34:55et immédiatement
00:34:56l'argument de la gauche
00:34:57c'était
00:34:57on est en pleine campagne
00:34:58vous faites exprès d'en parler
00:34:59allez dire ça
00:35:00aux familles
00:35:00qui ont des enfants victimes
00:35:02ou potentiellement victimes
00:35:03et par exemple
00:35:04au conseil de Paris
00:35:05dont je vous parlais
00:35:06on a eu Sophia Chikirou
00:35:07qui tout de suite
00:35:07dans les premiers arguments
00:35:08est allée sur
00:35:09les personnes recrutées
00:35:10ne sont pas assez payées
00:35:11ne sont pas assez considérées
00:35:13sans doute
00:35:13pour les personnes
00:35:14qui ne posent pas de problème
00:35:15mais là on parle de personnes
00:35:16qui auraient abusé d'enfants
00:35:17donc je ne suis pas sûre
00:35:17que la question principale
00:35:18ce soit ni leur salaire
00:35:20ni leur condition de travail
00:35:21alors il y a Paris
00:35:21et puis à le reste
00:35:22de l'Hexagone
00:35:24évidemment je vous le disais
00:35:25les coups de fil
00:35:26et les signalements
00:35:27arrivent sur
00:35:28le bureau de SOS
00:35:30périscolaire
00:35:31on écoute à nouveau Anne
00:35:33en province et Paris
00:35:35c'est différent
00:35:35ce sont deux systèmes différents
00:35:37à Paris il y a quand même
00:35:38ces bureaux par arrondissement
00:35:39qu'on appelle les CASP
00:35:40qui sont pour nous
00:35:42largement responsables
00:35:44dans certains cas
00:35:44la CASP du 11-12
00:35:46on voit le nombre d'affaires
00:35:47pour nous est largement responsable
00:35:48la CASP du 7-15
00:35:50est aussi très visée
00:35:53par un certain nombre d'affaires
00:35:54dans ces arrondissements
00:35:55où les affaires pullulent
00:35:56donc on voit bien
00:35:57qu'il y a un manque
00:35:58de réactivité
00:36:00de prise en charge
00:36:01et puis en province
00:36:02c'est différent
00:36:03il n'y a pas cette organisation
00:36:04avec la DASCO
00:36:05la direction des affaires scolaires
00:36:07comme on a à Paris
00:36:08en fait les parents
00:36:09sont directement
00:36:10face à la mairie
00:36:11la plupart du temps
00:36:12dans les petites communes
00:36:13ça ne va pas au périscolaire
00:36:14la mairie est responsable légale
00:36:16c'est l'employeur
00:36:17donc le parent
00:36:17s'adresse à la mairie
00:36:19si le maire ou la maire
00:36:20ne veut rien faire
00:36:20soit on judiciarise
00:36:21avec une plainte
00:36:23soit il ne se passe rien
00:36:24et c'est là qu'on nous appelle
00:36:24Michel Valadier
00:36:25c'est incroyable
00:36:26comme dans tous les domaines
00:36:28y compris là
00:36:30où il y a urgence
00:36:31à traiter cette affaire
00:36:32on a le millefeuille administratif
00:36:35avec les superpositions
00:36:37des différentes directions
00:36:38de je ne sais pas quoi
00:36:39et en fait
00:36:40c'est ça qui
00:36:41comment dirais-je
00:36:42des responsabilités
00:36:43il y a des responsabilités
00:36:44mais c'est ça qui gagne
00:36:46dans l'affaire
00:36:46c'est-à-dire qu'on fait
00:36:47une priorisation
00:36:48de
00:36:49ah non mais attendez
00:36:50il y a
00:36:50c'est monsieur un tel
00:36:51qui est responsable du dossier
00:36:53donc moi je ne vais pas prendre part
00:36:54et donc du coup
00:36:55on attend
00:36:55ça étend les délais
00:36:57de façon considérable
00:36:58et en attendant
00:36:59comme on l'a dit
00:37:00les parents sont toujours
00:37:01en souffrance
00:37:02alors il y a ce phénomène
00:37:03et puis
00:37:04par rapport au périscolaire
00:37:05à Paris
00:37:06et ce que vous disiez
00:37:07du conseil de Paris
00:37:07je ne peux pas m'empêcher
00:37:08de penser
00:37:09qu'il y a un résidu
00:37:11de l'hédonisme
00:37:13post-68 art
00:37:15rappelez-vous
00:37:15qu'on bandit
00:37:16racontant
00:37:19son comportement
00:37:20avec des jeunes
00:37:21et c'est quelque chose
00:37:23que l'on sent imprégné
00:37:26dans un certain parti politique
00:37:28où finalement
00:37:29l'individualisme l'emporte
00:37:31et va jusqu'au crime
00:37:33pour certains
00:37:34Sabrina
00:37:35il y a Alain Bouillet
00:37:36je pense qu'il faut surtout
00:37:37faire très attention
00:37:38même dans nos petites villes
00:37:39même dans nos communes
00:37:40parce que les parents
00:37:41sont tout de même
00:37:42très démunis
00:37:42par rapport à ça
00:37:43lors du premier procès
00:37:44qui est encore en cours
00:37:45on attend le délibéré
00:37:46du 16 juin
00:37:47du périscolaire
00:37:48premier procès
00:37:49où un homme est accusé
00:37:50de viol
00:37:50et d'agression sexuelle
00:37:53c'est l'animateur
00:37:54de 47 ans
00:37:55l'animateur Nicolas
00:37:56exactement
00:37:58il est accusé
00:37:59d'agression sexuelle
00:37:59et de harcèlement sexuel
00:38:00pardon
00:38:01il y a deux fillettes
00:38:02et trois
00:38:03qui l'auraient agressé
00:38:03tout à fait
00:38:04les parents
00:38:05ont été représentés
00:38:06par un avocat
00:38:06qui a été conseillé
00:38:07par une association
00:38:08type SOS périscolaire
00:38:10et d'autres parents
00:38:11ne sont pas représentés
00:38:12par des avocats
00:38:13pourquoi ?
00:38:13parce qu'ils ont été
00:38:15sans doute
00:38:16perdus
00:38:16face à ce tel choc
00:38:19ce sont des gens
00:38:20comme vous et moi
00:38:21qui ne sont pas préparés
00:38:22à une chose aussi grave
00:38:23qui concerne leur famille
00:38:24et évidemment
00:38:25ça leur fait perdre
00:38:25quand même du terrain
00:38:27vous voyez ce que je veux dire
00:38:27sur le procès
00:38:28donc il faut qu'il y ait
00:38:30un accompagnement
00:38:30plus important
00:38:31on voit que ces gens-là
00:38:32les parents
00:38:33ne sont pas préparés
00:38:34à un tel séisme
00:38:35parce qu'encore une fois
00:38:36ils confient leurs enfants
00:38:37à la mairie
00:38:38à l'école
00:38:39au périscolaire
00:38:40à la crèche
00:38:40ils ne peuvent pas s'imaginer
00:38:42que tel drame arrive
00:38:43dans un instant
00:38:44dans Midi News
00:38:44on reviendra sur le drame
00:38:46non pas du périscolaire
00:38:48mais sur ce dénigrement
00:38:49du film
00:38:50l'abandon
00:38:50l'abandon
00:38:51que vous êtes allé voir
00:38:52vous
00:38:53téléspectateurs
00:38:54au cinéma
00:38:54ce week-end
00:38:55et voyez
00:38:56ce que vous en pensez
00:38:59c'est un film
00:39:00c'est un film
00:39:00qui représente
00:39:01ce qu'il s'est passé
00:39:02c'est vraiment
00:39:02très émouvant
00:39:03et très réaliste
00:39:05il n'y a aucune récupération
00:39:06politique
00:39:07rien du tout
00:39:08ça s'adresse
00:39:09c'est très grand public
00:39:09ça s'adresse à tout le monde
00:39:10c'est très bien
00:39:11que les gens le voient
00:39:11c'est instructif
00:39:12c'est un film dossier
00:39:13la fin est vraiment très bien
00:39:15assez prenante
00:39:16assez émouvante
00:39:16c'est bien
00:39:17que des films comme ça existent
00:39:18je ne vois pas
00:39:19du tout
00:39:20quelle récupération politique
00:39:21il peut y avoir là-dessus
00:39:22c'est des faits
00:39:23c'est au contraire
00:39:24il faut que tout le monde
00:39:24en ait conscience
00:39:25c'est pas du tout
00:39:26c'est pas maniquier
00:39:27je trouve que c'est
00:39:28un très bon film
00:39:29très émouvant
00:39:31c'est vrai que ce sujet
00:39:32déjà
00:39:32avant de le voir
00:39:34c'était un risque
00:39:35en quelque sorte
00:39:35de le prendre
00:39:36mais la façon
00:39:38dont le sujet
00:39:40a été traité
00:39:42ça m'a convaincue
00:39:43vraiment
00:39:44c'est un film
00:39:44très droit
00:39:45très transparent
00:39:47qui essaye
00:39:48de démontrer
00:39:49différents points de vue
00:39:50que ce soit à l'école
00:39:51ou d'autres ateliers
00:39:52c'est un film
00:39:54très très réussi
00:39:55c'est dur à regarder
00:39:57mais c'est un très bon film
00:39:58moi je pense que c'est
00:39:58vraiment important
00:39:59de ce film
00:40:01et aussi
00:40:02j'ai appris
00:40:03pas mal de choses
00:40:04aussi sur le
00:40:06pas le procès
00:40:06évidemment
00:40:07mais
00:40:10un peu le déroulement
00:40:11et puis aussi
00:40:12comment ça a été traité
00:40:13pendant
00:40:14quand on savait
00:40:15qu'il était menacé
00:40:16et tout ça
00:40:17qu'il y avait un danger
00:40:18il y a des choses
00:40:19que ça me choque
00:40:22c'est vraiment
00:40:22c'est pour ça
00:40:24je trouve que
00:40:24le titre du film
00:40:25l'abandon
00:40:27ça veut tout dire
00:40:28voilà
00:40:29film essentiel
00:40:30sur lequel
00:40:31nous revenons
00:40:32juste après 14h
00:40:33après les dernières informations
00:40:34et la chronique
00:40:35est-ce que vous restez bien
00:40:35avec nous dans
00:40:35Midi News
00:40:36tout de suite
00:40:39et dans un instant
00:40:40on reparle du film
00:40:41l'abandon
00:40:42juste après les dernières
00:40:43informations
00:40:44de Somaïa Labidi
00:40:45après Laurent Mouniez
00:40:46et Alice Ruffo
00:40:47la semaine dernière
00:40:48Gérald Darmanin
00:40:49attendu aujourd'hui
00:40:50en Algérie
00:40:50pour poursuivre
00:40:51le réchauffement
00:40:52des relations
00:40:52avec la France
00:40:54objectif par les OQTF
00:40:56des aides mafias
00:40:57renforcer les relations
00:40:58juridiques
00:40:58aborder des sujets
00:41:00sensibles aussi
00:41:01comme l'incarcération
00:41:02de Christophe Glez
00:41:03journaliste français
00:41:04condamné à je vous le rappelle
00:41:057 ans de prison
00:41:06en Algérie
00:41:07à la une également
00:41:09les ministres des finances
00:41:10des pays du G7
00:41:11se retrouvent
00:41:12pour un sommet
00:41:12de 2 jours à Paris
00:41:13outre la situation énergétique
00:41:15avec le blocage
00:41:16du détroit d'Hormuz
00:41:17les discussions
00:41:18porteront également
00:41:19sur la dépendance
00:41:20à la Chine
00:41:21pour les terres rares
00:41:22le lithium
00:41:23le cobalt
00:41:23ou encore
00:41:24les aimants permanents
00:41:26au Liban
00:41:26malgré la trêve
00:41:27le chef du djihad islamique
00:41:29tué dans une frappe israélienne
00:41:30selon l'agence de presse
00:41:31officielle libanaise
00:41:33Waïl Abdelalim
00:41:34a été visé dimanche
00:41:35par une attaque
00:41:36de l'armée israélienne
00:41:37dans la périphérie
00:41:38de Balbek
00:41:39dans l'est du pays
00:41:40et puis retour en France
00:41:42après des jours de traque
00:41:43près de Toulouse
00:41:44le cobra à lunettes
00:41:45reste introuvable
00:41:46à Castelgynest
00:41:47c'est dans ce contexte
00:41:48que les écoles
00:41:49ont rouvert ce matin
00:41:50la préfecture
00:41:51appelle les habitants
00:41:52à la plus grande prudence
00:41:53à respecter les zones
00:41:55de recherche
00:41:55et ne pas tenter
00:41:56d'y accéder
00:41:57mais aussi à contacter
00:41:58le 18
00:41:58si des riverains
00:41:59l'aperçoivent
00:42:00Merci Semaïa Labidi
00:42:02tout de suite l'écho
00:42:05Votre programme
00:42:05avec Bien Ici
00:42:06On est bien ici
00:42:08Trouvez votre futur logement
00:42:09par vie de quartier
00:42:10et temps de trajet
00:42:11sur bienici.com
00:42:12La chronique écho
00:42:14avec Eric de Rick-Patton
00:42:15Bonjour Eric
00:42:16Bonjour Pierre
00:42:16Alors aujourd'hui
00:42:17vous allez nous parler
00:42:18des pays
00:42:19les plus riches
00:42:21du monde
00:42:21qui se réunissent
00:42:22pour deux jours à Paris
00:42:23on appelle ça le G7
00:42:24alors riches
00:42:25vous nous dites que
00:42:25c'est plus vraiment le cas
00:42:27Non
00:42:27parce que vous savez
00:42:28le G7 a été créé
00:42:29en 1975
00:42:30pour être justement
00:42:31une locomotive
00:42:32et donner un bon exemple
00:42:34aux pays émergents
00:42:35et bien cette locomotive
00:42:36figurez-vous
00:42:37elle est en déclin
00:42:38regardez
00:42:38les 7 pays concernés
00:42:40on appelle ça le G7
00:42:417 ministres des finances
00:42:42qui sont aujourd'hui
00:42:43à Paris et demain
00:42:44pour parler de quoi
00:42:44on se demande
00:42:45parce que quand vous regardez
00:42:46le poids aujourd'hui
00:42:48du G7 au niveau mondial
00:42:49la richesse mondiale
00:42:5030% aujourd'hui
00:42:51c'était 68%
00:42:52en 1992
00:42:54et ces pays
00:42:55cumulent
00:42:56les problèmes
00:42:56les déficits
00:42:57les échecs
00:42:58les incohérences
00:42:59franchement ça va pas fort
00:43:00alors les pays du G7
00:43:01c'est qui
00:43:02et c'est quoi leur problème ?
00:43:03écoutez c'est simple Pierre
00:43:04vous avez l'Allemagne
00:43:05je vous fais pas un dessin
00:43:06l'économie est en chute libre
00:43:07avec un chômage qui monte
00:43:09avec une industrie automobile
00:43:10en déroute
00:43:11vous avez les Etats-Unis
00:43:12ils mettent des droits de douane
00:43:13à tout va
00:43:14ce qui est contraire
00:43:14aux accords du G7
00:43:15et au livre-échange
00:43:16le Canada
00:43:17fâché avec son voisin américain
00:43:18l'Italie
00:43:19qui essaye de s'en sortir
00:43:21sans grand grand succès
00:43:22le Royaume-Uni
00:43:23qui est sorti de l'Union Européenne
00:43:24et qui est en pleine crise politique
00:43:25le Japon dont on parle de moins en moins
00:43:27et la monnaie n'arrête pas de faiblir
00:43:29et la France
00:43:30là je vous fais pas le dessin
00:43:31membre du G7
00:43:32qui est le pays le plus endetté d'Europe
00:43:33qui cumule des déficits
00:43:34avec une richesse par habitant
00:43:36qui est en chute libre
00:43:37alors les pays du G7
00:43:39de surcroît
00:43:40refusent de nouveaux membres
00:43:41qui eux
00:43:41ont pris leur revanche
00:43:42bah bien sûr
00:43:43vous avez par exemple la Chine
00:43:44qui est toujours exclue du G7
00:43:45alors que c'est le pays
00:43:46qui est désormais
00:43:46le plus gros producteur industriel au monde
00:43:48il révolutionne le monde
00:43:49de l'automobile
00:43:50le Brésil par exemple
00:43:51l'an dernier
00:43:52qui a battu des records
00:43:53dans le domaine agricole
00:43:54qui est désormais plus puissant
00:43:56que le Canada
00:43:579ème économie mondiale
00:43:58exclue du G7
00:43:59même s'ils ont des problèmes
00:44:00bien sûr
00:44:00alors moralité de tout cela
00:44:01et bien le G7 est menacé de survie
00:44:03même notre ministre de l'économie
00:44:04Roland Lescure
00:44:05membre du G7
00:44:06se demande à quoi sert ce club
00:44:08surtout quand le libre-échange
00:44:09est remis en cause
00:44:10comme c'est le cas actuellement
00:44:11et que la crise du pétrole
00:44:12bloque notre économie mondiale
00:44:14merci beaucoup Eric de Rydpatel
00:44:17C'était votre programme
00:44:18avec Bien Ici
00:44:19On est bien ici
00:44:20Trouvez votre futur logement
00:44:22par vie de quartier
00:44:23et temps de trajet
00:44:23sur bienici.com
00:44:25Sont à table avec moi
00:44:27jusqu'à 15h
00:44:28Olivier Benkemon
00:44:29merci d'être là
00:44:30mon cher Olivier
00:44:31grâce à vous
00:44:32on y voit plus clair
00:44:33sur le film
00:44:34L'abandon
00:44:34même pour ceux
00:44:35qui ne l'ont pas encore vu
00:44:36courez aller le voir
00:44:37parce que c'est très important
00:44:38c'est nécessaire
00:44:39c'est indispensable
00:44:40Alexandre Devecchio est là
00:44:41Elodie Huchard
00:44:42Michel Valadier
00:44:43de la Fondation pour l'école
00:44:44je vous propose justement
00:44:45pour ceux qui ne l'ont pas encore vu
00:44:46de regarder la bande annonce
00:44:49J'ai jamais rêvé d'être un héros
00:44:51mais que mes cours éveillent une vocation
00:44:53ça oui j'avoue que j'en ai rêvé
00:44:56Bonjour Monsieur Paty
00:44:58Aujourd'hui
00:44:59on va faire une étude de cas
00:45:00liberté d'expression
00:45:01liberté de la presse
00:45:02ça vous dit quelque chose ?
00:45:03C'est faire l'hebdo ?
00:45:04Exactement
00:45:08Pas de blague aujourd'hui ?
00:45:09Bon allez une blague pour Drissot
00:45:11Il y a un problème
00:45:14Je viens de revoir la vidéo
00:45:15les vieux arrêtent pas d'augmenter
00:45:16Elle est mensongère
00:45:17elle donne clairement
00:45:18le nom du collège
00:45:18et de Monsieur Paty
00:45:19il faut la faire supprimer
00:45:22Il ne faut pas prendre ça
00:45:22à la légère
00:45:23il faudrait que vous rédigez un rapport
00:45:24et alerter le service de défense
00:45:25et de sécurité
00:45:26ça s'est pas passé comme ça
00:45:27Bah je dirais
00:45:27elle a menti
00:45:28On est complètement derrière
00:45:31Tous les jours
00:45:32je reçois des coups de fil
00:45:33de menaces à la loge
00:45:34Vu le contexte
00:45:35tu nous mets tous en danger
00:45:36Je peux quand même dire quelque chose
00:45:37parce que visiblement
00:45:37ça tourne à mon procès
00:45:38Je pense que ce serait bon
00:45:39de faire un bloc autour de lui
00:45:40S'ils ont un couteau
00:45:41je fais quoi ?
00:45:44Il n'y a aucune raison de paniquer
00:45:53Mais jamais j'aurais imaginé
00:45:54que mon nom entrerait
00:45:55dans les livres d'histoire
00:46:02Voilà Antoine Reynard
00:46:03dans le rôle de Samuel Paty
00:46:05Emmanuel Berco
00:46:06exemplaire
00:46:07dans le rôle de cette proviseur
00:46:09qui essaye de faire front
00:46:10face à toutes les problématiques
00:46:12qu'on a listées
00:46:14Je vous propose de regarder
00:46:16tout de suite
00:46:16ce qu'en pensent
00:46:18les téléspectateurs
00:46:19Tout à l'heure
00:46:19nous avons vu
00:46:21ceux qui sont sortis
00:46:22des salles de cinéma
00:46:23et qui en ont pensé du bien
00:46:24il y a aussi ceux
00:46:25qui en pensent du mal
00:46:25Vous allez voir
00:46:26c'est surtout les jeunes
00:46:28Je pense qu'il y a
00:46:29de la récupération politique
00:46:30et c'est peut-être d'ailleurs
00:46:31pour ça que je n'ai pas envie
00:46:32d'aller le voir
00:46:33en partie
00:46:34Si on vous dit
00:46:35que la sœur de Samuel Paty
00:46:36a essayé de participer
00:46:38au scénario
00:46:39pour elle rester le plus fidèle
00:46:40ça ne vous convainc pas ?
00:46:42Ça, ça m'énerve plutôt
00:46:43ça m'agace
00:46:44C'est de la récupération
00:46:46de quelque chose
00:46:47d'incorrentable
00:46:47Elle le récupère
00:46:49comme elle peut
00:46:50et c'est dommage
00:46:51Ça part d'un bon fond
00:46:53je pense
00:46:53mais il faut faire attention
00:46:55parce que les généralisations
00:46:58sont très faciles à faire
00:46:59on sait très bien
00:47:01quel type de personne
00:47:02va être dénigrée
00:47:04dans ce film
00:47:04et ce n'est pas une bonne chose
00:47:06il ne faut pas faire
00:47:07de généralisation
00:47:07et ce n'est pas parce qu'il y a
00:47:09certaines personnes
00:47:10qui sont dangereuses
00:47:10qu'il faut qu'on catégorise
00:47:12toutes les personnes
00:47:13qui ont des traits communs
00:47:14à ces personnes
00:47:15en tant que dangereuses
00:47:16ce n'est pas une vérité
00:47:17de ce que j'ai vu
00:47:18des extraits
00:47:19des bandes d'annonces
00:47:20etc.
00:47:21je pense que ça peut
00:47:23il y a une intention
00:47:24quand même derrière
00:47:25en soi
00:47:26l'histoire de ce monsieur
00:47:27elle fait de la peine
00:47:28mais
00:47:30il ne faut pas l'utiliser
00:47:32faire de la récupération politique
00:47:33ça ne sert à rien
00:47:34puis
00:47:35le film
00:47:36il a été fait pour ça
00:47:37je ne sais pas
00:47:37j'en sais rien
00:47:38je n'ai pas vu le film
00:47:39je ne veux pas financer
00:47:40quelque chose
00:47:40qui peut potentiellement
00:47:41justement
00:47:42avoir un fond politique
00:47:44qui prône la haine
00:47:46non je ne pense pas
00:47:47que j'irai le voir
00:47:48je me base juste
00:47:49sur des avis
00:47:51que j'ai déjà vus
00:47:52qui n'étaient pas forcément
00:47:53des bons avis
00:47:55qui disaient que ce n'était pas
00:47:56forcément une bonne représentation
00:47:58et du coup je me dis
00:47:59que ça ne vaut peut-être
00:47:59pas forcément le coup
00:48:00de dépenser de l'argent dedans
00:48:01donc pas que des jeunes
00:48:03correctement
00:48:03et puis surtout des gens
00:48:04qui comme vous l'avez vu
00:48:05qui ne l'ont pas vu
00:48:06qui ne l'ont pas vu
00:48:07et qui ont déjà
00:48:08une opinion
00:48:09et qui
00:48:10peut-être le plus choquant
00:48:12c'est ce jeune homme
00:48:12on a envie de lui dire
00:48:14mais reprends-toi
00:48:14quand il dit
00:48:16c'est vrai que
00:48:17l'histoire de ce monsieur
00:48:18fait de la peine
00:48:18non elle ne fait pas
00:48:19de la peine
00:48:19elle fait
00:48:20c'est juste
00:48:21c'est un
00:48:22c'est terrible
00:48:24ce qui lui est arrivé
00:48:26et c'est terrible
00:48:27et tu devrais
00:48:27jeune homme
00:48:28en prendre conscience
00:48:29de ce qui s'est passé
00:48:30mais est-ce que
00:48:31en fait il est dans le déni
00:48:32mais comme beaucoup de gens
00:48:33comme beaucoup de gens
00:48:34qui refusent de voir ce film
00:48:35ils sont dans le déni
00:48:35de ce qui s'est passé
00:48:36la récupération politique
00:48:37pardonnez-moi
00:48:37mais c'est
00:48:38le narratif politique
00:48:39a fait son effet
00:48:41c'est
00:48:42voilà
00:48:43la récupération
00:48:44on a même une dame
00:48:45qui explique que la propre
00:48:46sœur de Mickaël Paty
00:48:47récupérerait donc
00:48:48l'assassinat de son frère
00:48:49donc cette dame
00:48:50visiblement
00:48:51elle n'a pas vu le film
00:48:52en plus
00:48:52non mais elle a lu
00:48:53des journaux
00:48:54ou des articles
00:48:55qui disent ça
00:48:56donc elle répète
00:48:56mais on voit à peu près
00:48:57l'idiotie de ce qui est dit
00:48:58mais effectivement
00:48:59et on le sait très bien
00:49:00malheureusement
00:49:00c'est qu'une partie
00:49:02de la classe politique
00:49:02une toute petite partie
00:49:04tente d'instrumentaliser
00:49:05et c'est la seule partie
00:49:06d'ailleurs qui le fasse
00:49:07d'instrumentaliser ce film
00:49:08en disant qu'il est stigmatisant
00:49:10et on le rappellera
00:49:10jamais assez
00:49:11ceux qui estiment
00:49:12que ce film stigmatise
00:49:13eux ont un problème
00:49:14comment quand on parle
00:49:15d'islamisme
00:49:16on peut se dire
00:49:17que ça stigmatise
00:49:18les musulmans
00:49:19ni dans ce film
00:49:20ni ailleurs
00:49:20quiconque prétend
00:49:21que les musulmans
00:49:22et l'islamisme
00:49:23c'est la même chose
00:49:24en revanche
00:49:24on voit bien cette gauche
00:49:25qui de plus en plus
00:49:26elle fait l'amalgame
00:49:27donc ceux qui sont racistes
00:49:28et islamophobes
00:49:29c'est peut-être
00:49:29cette même gauche
00:49:30et on voit bien
00:49:31Olivier disait
00:49:32c'est du déni
00:49:32pour ce jeune homme
00:49:33mais plus
00:49:34on voit à quel point
00:49:35une ironie ça fait de la peine
00:49:36tout comme le streamer
00:49:37qu'on a vu tout à l'heure
00:49:38qui est mort de rire
00:49:39avec le journaliste
00:49:41la personne
00:49:41qui l'interroge
00:49:42quand il dit
00:49:43oui à la fin il meurt
00:49:44on le sait
00:49:44il n'y a même plus
00:49:45le respect de ça
00:49:45il n'y a même plus
00:49:46le respect
00:49:46ni de son sacrifice
00:49:47ni de la vie humaine
00:49:50c'est présenté comme une fiction
00:49:54à une série d'attentats
00:49:55terribles
00:49:56et ensuite
00:49:57il y a eu Dominique Bernard
00:49:58donc exactement
00:50:00de la même façon
00:50:01si on n'arrête pas
00:50:02l'engrenage
00:50:02ça va continuer
00:50:03quand on parle justement
00:50:05à l'équipe du film
00:50:06ils disent bien
00:50:06qu'avant même
00:50:07le début du tournage
00:50:08certains se demandaient
00:50:09s'il fallait
00:50:10faire un film
00:50:11sur ce sujet là
00:50:12et on voit bien
00:50:12même les critiques
00:50:13quand elles sont négatives
00:50:14en fait
00:50:15ça ne porte pas
00:50:15totalement sur le contenu
00:50:16du film
00:50:16mais sur le fait
00:50:17est-ce qu'il fallait
00:50:18montrer cela
00:50:19donc en fait
00:50:21ce que ça dit
00:50:21c'est qu'une partie
00:50:23du spectre politique
00:50:24ne veut pas voir
00:50:25ne veut pas
00:50:26qu'on parle d'islamisme
00:50:27ne veut pas
00:50:28qu'on parle
00:50:28de Samuel Paty
00:50:30pour continuer
00:50:31dans le déni
00:50:32et dans un récit
00:50:33du vivre ensemble
00:50:34qui malheureusement
00:50:35ne correspond pas
00:50:36à la réalité
00:50:37et je pense que
00:50:39je n'ai pas vu
00:50:40poser la question
00:50:41est-ce que ce film
00:50:42va servir
00:50:43à remettre à plat
00:50:43les procédures
00:50:44indépendamment
00:50:45de la religion
00:50:46de telle ou telle personne
00:50:47ou de la couleur de peau
00:50:50il y a des procédures
00:50:51elles ont été
00:50:52qui en fait
00:50:53sont inopérantes
00:50:54dans ce genre de situation
00:50:55et le chef d'établissement
00:50:58n'a pas forcément eu
00:51:00le soutien
00:51:00qu'il aurait dû avoir
00:51:01au moment
00:51:02où il aurait dû l'avoir
00:51:03et je forme le vœu
00:51:04que bien sûr
00:51:06les élèves puissent voir ce film
00:51:07mais il me paraît
00:51:08très important
00:51:08que tout le personnel
00:51:09qui travaille au rectorat
00:51:10dans chaque rectorat de France
00:51:11voit ce film
00:51:12et si possible
00:51:13le voit ensemble
00:51:14pour ensuite se poser
00:51:15les questions
00:51:15que doit-on réformer
00:51:16dans notre façon
00:51:17de fonctionner
00:51:18pour venir en aide
00:51:19au chef d'établissement
00:51:20lorsqu'il est confronté
00:51:21dans un problème grave
00:51:22en plus les élèves
00:51:24adorent les sorties scolaires
00:51:25faisons une sortie scolaire
00:51:26au cinéma
00:51:27pourquoi le projeter
00:51:28forcément
00:51:28j'ai deux garçons
00:51:30il y en a un qui est en CM1
00:51:31l'autre qui est en cinquième
00:51:32ils adorent sortir
00:51:34quand il y a des sorties
00:51:35emmener
00:51:36messieurs
00:51:36les recteurs
00:51:38je ne sais pas
00:51:38qui décide dans l'histoire
00:51:39je sais qu'Europe 1
00:51:41a tenté
00:51:42de joindre
00:51:43les services
00:51:44d'Edouard Geffray
00:51:45et
00:51:46silence radio
00:51:46pour répondre
00:51:47sur les procédures
00:51:48elles ont été quand même
00:51:49en partie revues
00:51:51notamment les procédures
00:51:51policières
00:51:52c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:51:53quand il y a ce type
00:51:54d'affaires
00:51:55le professeur
00:51:56est immédiatement
00:51:57mis sous protection
00:51:59policière
00:51:59les policiers
00:52:00viennent le chercher
00:52:01à l'école
00:52:01le ramener chez lui
00:52:02ce qui n'était pas le cas
00:52:04avec Samuel Paty
00:52:05mais quand j'en ai parlé
00:52:06avec Michael Paty
00:52:07elle dit oui
00:52:08effectivement il y a
00:52:09un certain nombre
00:52:09de procédures techniques
00:52:10qui ont été mises en place
00:52:11mais ce qui n'a pas été
00:52:12traité c'est le fond du sujet
00:52:13et le fond du sujet
00:52:15et on tourne autour
00:52:15en fait
00:52:16ce qu'elle m'a dit
00:52:17c'est que mon frère
00:52:18est mort
00:52:19parce que
00:52:20autour de lui
00:52:21dans l'institution
00:52:22de l'éducation nationale
00:52:23dans les institutions
00:52:24dans la société
00:52:25on avait peur
00:52:26de stigmatiser
00:52:27et tant qu'on ne sort pas
00:52:29de cette logique
00:52:30d'avoir peur
00:52:30de stigmatiser
00:52:31non pas les musulmans
00:52:32mais les islamistes
00:52:33ou les gens qui utilisent
00:52:35qui instrumentalisent
00:52:37pour le coup
00:52:37parce que là
00:52:37on a instrumentalisé
00:52:38le mensonge
00:52:39d'une élève
00:52:41les cas risquent
00:52:42de se reproduire
00:52:42et ça c'est déjà
00:52:43reproduit malheureusement
00:52:44avec Dominique Bernard
00:52:45encore une fois
00:52:45pardon Olivier
00:52:46encore une fois
00:52:47le procès a eu lieu
00:52:48il y a eu des gens
00:52:49qui ont été jugés
00:52:50qui ont été condamnés
00:52:51moi je vous recommande
00:52:54de lire le livre
00:52:55le séisme
00:52:56d'Emilie Frèche
00:52:57qui a suivi
00:52:58toute la procédure
00:52:59qui a tenté
00:53:00parfois
00:53:01a réussi
00:53:01parfois non
00:53:02à parler au protagoniste
00:53:04et qui vous fait
00:53:04une somme
00:53:05parce que son livre
00:53:06n'est pas juste une chronique
00:53:07c'est une somme
00:53:08de tout le procès
00:53:10qu'on a appelé
00:53:11le procès
00:53:11dit Samuel Paty
00:53:12pardon Olivier
00:53:13vous avez raison
00:53:14le film s'appuie aussi
00:53:15sur le livre
00:53:16de Stéphane Simon
00:53:17mais parmi les choses
00:53:18qui ont changé
00:53:19parce que Samuel Paty
00:53:20il n'a même pas eu le droit
00:53:20à la protection fonctionnelle
00:53:22protection fonctionnelle
00:53:23c'est même pas
00:53:24une protection policière
00:53:25c'est même pas
00:53:26une protection policière
00:53:27mais c'est le droit
00:53:28ne serait-ce que
00:53:29raccompagné
00:53:30sous surveillance
00:53:31je vous rappelle
00:53:31qu'il s'est retrouvé
00:53:32tout seul
00:53:32et qu'il a senti
00:53:34on le voit dans ce film
00:53:35se recroqueviller
00:53:36se retrouver
00:53:37de plus en plus seul
00:53:38avec quoi comme arme
00:53:39un marteau
00:53:40c'est ce qu'on retrouvera
00:53:42dans son sac
00:53:43alors ce qui a changé
00:53:43c'est effectivement
00:53:44l'octroi de la protection fonctionnelle
00:53:46qui est maintenant
00:53:46beaucoup plus simple
00:53:48et quasiment instantanée
00:53:50et automatique
00:53:51dès qu'il y a ce genre de choses
00:53:53mais
00:53:54tout à l'heure
00:53:55Pierre vous disait
00:53:56il faut
00:53:56emmenons tous ces élèves
00:53:58emmenons voir
00:53:58au cinéma
00:54:00etc
00:54:00vous savez quoi
00:54:01je pense que même ça
00:54:02ça pourrait faire l'objet
00:54:03d'une polémique
00:54:04ça ferait forcément
00:54:05vous allez avoir toujours
00:54:06des élèves
00:54:07qui vont se dire
00:54:07attendez
00:54:08mais c'est pas possible
00:54:09comment on va montrer
00:54:10encore une fois
00:54:10des caricatures
00:54:11parce que l'un des courages
00:54:13aussi du film
00:54:14à part retracer
00:54:16ces onze jours
00:54:17et de comprendre
00:54:18les faits
00:54:19de comprendre
00:54:19la succession
00:54:20d'erreurs
00:54:21qui ont été commises
00:54:22c'est de remontrer
00:54:23les caricatures
00:54:24et de les expliquer
00:54:25d'une certaine manière
00:54:25et de dire à quel point
00:54:26c'était important
00:54:27dans le débat
00:54:28sur la liberté d'expression
00:54:29là encore
00:54:30vous allez remettre
00:54:31l'histoire des caricatures
00:54:32et là encore
00:54:32vous avez des prédicateurs
00:54:33qui diront
00:54:34non c'est honteux
00:54:35et fatwa
00:54:36et fatwa
00:54:37parce que
00:54:37on ne peut pas
00:54:38s'en sortir
00:54:39tant qu'on est
00:54:40dans le déni
00:54:40et vous pouvez avoir
00:54:41des fatwa
00:54:42à la sortie du cinéma
00:54:43si par exemple
00:54:43une école
00:54:44effectivement
00:54:46décide d'organiser
00:54:47une sortie scolaire
00:54:48au cinéma
00:54:48qui vous dit
00:54:48qu'il n'y aura pas
00:54:49quelques militants
00:54:50comme celui
00:54:51qu'on a vu
00:54:51tout à l'heure
00:54:52que je refuse
00:54:52de repasser
00:54:54qui est là
00:54:55en disant
00:54:55alors vous êtes allé
00:54:56voir le film
00:54:56alors c'est génial
00:54:58c'est de l'intimidation
00:54:59c'est aussi pour ça
00:55:00que les services
00:55:01du ministère
00:55:01sans doute
00:55:01ne répondent pas
00:55:02c'est à dire
00:55:03qu'ils sont très gênés
00:55:04aujourd'hui
00:55:05le ministre de l'éducation
00:55:05comme ses équipes
00:55:07ne peuvent pas dire
00:55:08il ne faut pas
00:55:09aller voir le film
00:55:09évidemment
00:55:10mais ils ne peuvent pas
00:55:11non plus
00:55:11tenter d'enjoindre
00:55:12les professeurs
00:55:12d'envoyer leurs élèves
00:55:14voir ce film
00:55:15parce que
00:55:15comme le disait Olivier
00:55:16ça va sans doute
00:55:17relancer des polémiques
00:55:18et on le sait
00:55:19aujourd'hui
00:55:19que dans l'éducation nationale
00:55:21les profs restent
00:55:22quand même seuls
00:55:22face à un certain nombre
00:55:23de problèmes
00:55:24et sans doute
00:55:24que des professeurs
00:55:25n'auront pas envie
00:55:26de se retrouver seuls
00:55:26mais que ça relance
00:55:27des polémiques
00:55:28que diable
00:55:29tant pis
00:55:33c'était la devise parisienne
00:55:36en latin
00:55:37qui dit
00:55:37de toute façon
00:55:38nous lutterons toujours
00:55:39voilà
00:55:39je ne l'ai plus là en tête
00:55:41mais voilà
00:55:42il y a cette devise
00:55:44qui est la devise
00:55:44de la ville de Paris
00:55:45et bien
00:55:47fluctuate net mergitur
00:55:49fluctuate net mergitur
00:55:51faisons cela
00:55:53faisons front
00:55:54et emmenons tous
00:55:56nos enfants
00:55:56peut-être par groupe
00:55:57de parents
00:55:58et emmenons-les
00:55:59regarder ce film
00:56:00d'autant plus
00:56:01qu'il y a un appareil
00:56:02pédagogique
00:56:02qui a été fait
00:56:03par des professeurs
00:56:04autour du film
00:56:04donc tout est prêt pour
00:56:06et je sais que le ministre
00:56:07de l'éducation nationale
00:56:08l'a vu
00:56:08a trouvé que c'était
00:56:09un très bon film
00:56:10qu'il fallait montrer
00:56:11mais c'est vrai
00:56:12qu'on ne comprend pas
00:56:13pourquoi
00:56:13il ne s'exprime pas
00:56:14et moi je crois
00:56:15qu'il faut justement
00:56:16et c'est ce que disait
00:56:17Michael Paetti
00:56:18sortir de la logique
00:56:20de la peur
00:56:20si tout le monde a peur
00:56:21si tout le monde est intimidé
00:56:22si tout le monde se tait
00:56:23on risque justement
00:56:25d'avoir de nouvelles affaires
00:56:26si la société française
00:56:27fait bloc
00:56:27je pense que ce sont
00:56:28les islamistes
00:56:29qui reculeront
00:56:30alors tout à l'heure
00:56:30Nicolas Glière
00:56:32enseignant
00:56:32membre des stylos rouges
00:56:34était l'invité
00:56:35de 100% Frontières
00:56:36je vous propose
00:56:37d'écouter son avis
00:56:38je vais vous dire une chose
00:56:39en 2011-2012
00:56:42le ministère
00:56:43de l'éducation nationale
00:56:44a essayé
00:56:44de faire disparaître
00:56:45le 18ème siècle
00:56:46en français
00:56:47et en histoire
00:56:48les inspecteurs
00:56:49ont prétendu
00:56:50que c'était une erreur
00:56:50de leur part
00:56:51une erreur
00:56:51un siècle
00:56:53bizarrement le 18ème
00:56:54on ne cherche pas
00:56:55à faire disparaître
00:56:55le 16ème
00:56:56le 15ème
00:56:57non
00:56:58l'esprit critique
00:57:00la remise en cause
00:57:01d'un absolutisme
00:57:04totalitarisme
00:57:04même religieux
00:57:05dans la société
00:57:06et ça donne cela
00:57:08ça a donné les attentats
00:57:09de 2015
00:57:09en partie
00:57:10cet abandon
00:57:10du politique
00:57:12face à la lutte
00:57:13contre le fanatisme
00:57:14a donné
00:57:152015
00:57:15concrètement
00:57:16a donné
00:57:17Samuel Paty
00:57:17a donné
00:57:18Dominique Bernard
00:57:18aussi
00:57:20il y a une immense
00:57:21responsabilité de la gauche
00:57:22et je le dis en tant qu'homme
00:57:23de gauche
00:57:23je veux dire
00:57:24on peut continuer
00:57:25à parler
00:57:26moi je suis très heureux
00:57:27d'entendre ce monsieur là
00:57:28mais il faut des solutions
00:57:30alors comment est-ce qu'on fait
00:57:31que fait la fondation
00:57:32pour l'école
00:57:32et bien
00:57:33elle préconise
00:57:34que les chefs d'établissement
00:57:35soient dotés
00:57:36de davantage de pouvoir
00:57:37ce qui permettrait
00:57:39dans un cas
00:57:39comme celui-là
00:57:40peut-être de simplifier
00:57:41les fameuses procédures
00:57:43lorsqu'un professeur
00:57:45a un contentieux
00:57:46avec un parent
00:57:47ou lorsqu'un parent
00:57:47a quelque chose
00:57:48à reprocher à un professeur
00:57:49la première démarche
00:57:51normale
00:57:52c'est de faire en sorte
00:57:53que le professeur
00:57:54et les parents
00:57:54se rencontrent
00:57:55et de faire en sorte
00:57:56qu'il puisse y avoir
00:57:57une explication
00:57:58le mensonge
00:57:59de cette jeune fille
00:58:00aurait peut-être pu être
00:58:01levée assez tôt
00:58:03elle aurait pu être confondue
00:58:04et ce drame
00:58:06n'aurait pas eu lieu
00:58:07elle a continué à nier
00:58:08devant les policiers
00:58:09lors de son intégratoire
00:58:10elle a continué à nier
00:58:11très très longtemps
00:58:12cette jeune femme
00:58:13c'est pas simplement
00:58:14l'interrogatoire
00:58:14d'un improviseur
00:58:16qui aurait changé les choses
00:58:16même face aux policiers
00:58:18elle a poursuivi
00:58:19son mensonge
00:58:21donc c'est très difficile
00:58:22mais
00:58:23est-ce que
00:58:24Samuel Paty
00:58:25a pu rencontrer
00:58:26les parents
00:58:26au début de la
00:58:27à un moment donné
00:58:28il a déposé plainte
00:58:29il n'avait plus le droit
00:58:29ça fait partie
00:58:31des problèmes
00:58:31de la procédure
00:58:32pour le coup
00:58:32je pense
00:58:33alors vous aviez
00:58:34un sondage
00:58:34à nous montrer
00:58:35oui
00:58:35effectivement
00:58:36on va pouvoir
00:58:37voir à l'écran
00:58:38la fondation
00:58:38pour l'école
00:58:39a commandé
00:58:39un sondage
00:58:40à l'IFOP
00:58:41qui a été publié
00:58:43il y a 10 jours
00:58:44et ce sondage
00:58:45montre que 84%
00:58:47des français
00:58:47sont favorables
00:58:48un renforcement
00:58:49des pouvoirs
00:58:50des chefs d'établissement
00:58:52renforcement des pouvoirs
00:58:53en direction
00:58:54du recrutement
00:58:55des professeurs
00:58:55de la mise en place
00:58:56de systèmes disciplinaires
00:58:58qui leur permettent
00:58:59d'agir immédiatement
00:59:00sans avoir
00:59:01à remonter
00:59:02à la commission
00:59:03ou au comité
00:59:04théodule
00:59:04ou au merdiec
00:59:05comme on l'appelle
00:59:06le comité
00:59:07qui
00:59:08c'est pratique ça
00:59:09comme agréation
00:59:09le merdiec
00:59:11parce que
00:59:11vous avez un tas
00:59:12d'acronymes
00:59:13qui circulent
00:59:13à l'éducation nationale
00:59:14et dans l'enseignement privé
00:59:15aussi d'ailleurs
00:59:15celui-ci est tout trouvé
00:59:17voilà
00:59:18exactement
00:59:19et donc ce sondage
00:59:20est très frappant
00:59:21Jérôme Fourquet
00:59:22qui a commenté
00:59:22ce sondage
00:59:24au Sénat
00:59:24la semaine dernière
00:59:25nous disait
00:59:25que
00:59:25le directeur
00:59:27d'opinion
00:59:29nous disait
00:59:30que 84%
00:59:31c'est massif
00:59:32cela montre
00:59:33que tous les courants
00:59:34politiques
00:59:34convergent
00:59:35vers cette
00:59:36tous les français
00:59:37quels que soient
00:59:38leurs opinions
00:59:39politiques
00:59:40convergent
00:59:41vers une solution
00:59:43de ce type
00:59:44et je ne veux pas
00:59:47affirmer
00:59:47que ça supprimerait
00:59:48évidemment
00:59:49ce genre de drame
00:59:50mais cela permettrait
00:59:52au chef d'établissement
00:59:53de se sentir
00:59:53en position
00:59:54d'intervenir
00:59:55et d'agir
00:59:56et d'obtenir
00:59:57ça c'est le corollaire
00:59:58le soutien
00:59:59de sa hiérarchie
01:00:00quand il le demande
01:00:02c'est-à-dire que
01:00:03là
01:00:04en l'état actuel
01:00:05des choses
01:00:06le proviseur
01:00:08doit demander
01:00:09au rectorat
01:00:10qui lui-même
01:00:10demande plus haut
01:00:11il y a une chaîne
01:00:13de commandement
01:00:13qui est infernal
01:00:15disons qu'il y a
01:00:15une chaîne de commandement
01:00:16disons qu'il y a
01:00:17plusieurs services
01:00:18qui sont sollicités
01:00:19et le pas de vague
01:00:22qui existe
01:00:23sur le terrain
01:00:23existe également
01:00:24au-dessus
01:00:24et dès lors
01:00:25qu'on est
01:00:27sur un sujet
01:00:29religieux
01:00:29sensible
01:00:30en l'occurrence
01:00:31des caricatures
01:00:32de Mahomet
01:00:33évidemment
01:00:34un certain nombre
01:00:35de précautions
01:00:35sont prises
01:00:36et donc
01:00:36il y a un retard
01:00:37il y a un retard
01:00:38à l'allumage
01:00:39vous pensez bien
01:00:39que si le fait
01:00:41était d'avoir
01:00:42badigeonné
01:00:43une svastika
01:00:43à l'entrée
01:00:44de l'établissement
01:00:44là la réaction
01:00:45aurait été
01:00:46beaucoup plus rapide
01:00:47c'est très bien
01:00:48montré dans le film
01:00:49les acronymes
01:00:50effectivement
01:00:50quand elle doit
01:00:52déclencher l'alerte
01:00:53la proviseur
01:00:54doit faire
01:00:54une dizaine
01:00:55de miel
01:00:56à une dizaine
01:00:57de mails
01:00:58de mails
01:00:58de mails
01:01:02à je ne sais
01:01:03combien
01:01:03d'organismes
01:01:05différents
01:01:06et Samuel Paty
01:01:08lui-même
01:01:08qui est pourtant
01:01:09dans une situation
01:01:10de choc
01:01:11de pression
01:01:12maximale
01:01:12doit lui-même
01:01:13faire un rapport
01:01:16expliquant
01:01:16ce qui s'est passé
01:01:17etc
01:01:18donc je pense
01:01:19que oui
01:01:19ce type
01:01:21de procédure
01:01:23paralyse
01:01:24pour le coup
01:01:25le film
01:01:27ne chargeait pas
01:01:28trop la proviseur
01:01:29mais on voit bien
01:01:29comment
01:01:29elle est prise
01:01:30dans un système
01:01:32qui la paralyse
01:01:33totalement
01:01:33et c'est plutôt
01:01:34le système
01:01:34qui est visé
01:01:35dans le film
01:01:36que des individus
01:01:37qui ont essayé
01:01:38de faire
01:01:38comme ils pouvaient
01:01:39avec une situation
01:01:40compliquée
01:01:40ils se sont débattus
01:01:41mais pardon
01:01:41c'est 11 jours
01:01:42ça veut dire
01:01:43le temps est très court
01:01:44en réalité
01:01:45face à une administration
01:01:46dont le timing
01:01:47n'est pas tout à fait
01:01:47le même
01:01:48il y a une urgence
01:01:48absolue
01:01:49il n'y a pas
01:01:50de procédure d'urgence
01:01:50si en fait
01:01:51on vous dit
01:01:52qu'il y a des procédures
01:01:53d'urgence
01:01:53il faut appeler
01:01:54un tel envoyé
01:01:55mais bon
01:01:55on est à la veille
01:01:56des vacances
01:01:57on est peut-être
01:01:58avant le Covid
01:01:59on est vraiment
01:02:00à la veille
01:02:01des vacances
01:02:01le récablissement
01:02:02va fermer
01:02:03etc
01:02:04vous savez que
01:02:05c'est dans le vent
01:02:06et même du côté
01:02:07de la police
01:02:07comme les fichiers
01:02:10ne s'étaient pas croisés
01:02:12tout n'a pas été mis en place
01:02:13mais c'est aussi
01:02:14ce que montre
01:02:14ce film
01:02:15et je pense que
01:02:16les choses
01:02:17depuis
01:02:17il y a beaucoup de choses
01:02:18qui ont été corrigées
01:02:18Olivier
01:02:18comment apparaissent
01:02:19les élèves
01:02:20dans ce film
01:02:21comment est-ce qu'ils sont décrits
01:02:22comment est-ce qu'ils apparaissent
01:02:23il y a
01:02:25d'abord
01:02:26il y a
01:02:27ceux qui pensent
01:02:28que
01:02:30d'abord
01:02:30il y a cette jeune fille
01:02:31il y a cette jeune fille
01:02:32qui ment
01:02:32il y a cette jeune fille
01:02:33qui ment
01:02:34et les autres vont quand même dire
01:02:36mais elles ment
01:02:37mais ils ne sont pas entendus
01:02:40très rapidement
01:02:41les petits collègues
01:02:42qui sont interrogés
01:02:43les petits enfants
01:02:44vont dire
01:02:44non mais ils n'étaient pas en quoi
01:02:45avec nous
01:02:45et pourtant
01:02:46ils ne sont pas écoutés
01:02:47il y a les familles
01:02:50le rapport
01:02:51entre les élèves
01:02:52et Samuel Paty
01:02:53on montre des élèves
01:02:54qui adorent ce professeur
01:02:55ça c'est important
01:02:56parce que c'est leur professeur d'histoire
01:02:58parce que beaucoup
01:02:58d'histoire géo
01:02:59et qu'un professeur d'histoire
01:03:01vous le savez tous
01:03:01à quel point c'est important
01:03:02dans l'enseignement
01:03:03ça peut vous projeter très loin
01:03:05ça peut vous ouvrir des horizons
01:03:06et c'était ce genre de professeur
01:03:08qui était Samuel Paty
01:03:09c'est le cercle des poètes
01:03:10disparu un peu
01:03:10il y a un peu de ça
01:03:11il y a aussi ça
01:03:13qui est montré dans ce film
01:03:15on ne stigmatise pas
01:03:17les uns et les autres
01:03:17c'est très important
01:03:18Elodie
01:03:18oui sur les élèves
01:03:19il se trouve que le jour
01:03:21de l'assassinat de Samuel Paty
01:03:22on avait été sur place
01:03:23évidemment pour CNews
01:03:24et j'y étais
01:03:25effectivement les élèves
01:03:26moi ce qui m'avait marqué
01:03:27c'était la tristesse
01:03:28de ces élèves
01:03:28évidemment tous sous le choc
01:03:30d'apprendre que leur professeur
01:03:31venait d'être assassiné
01:03:32mais beaucoup de parents
01:03:33venaient avec des élèves
01:03:35et on demandait
01:03:35parce qu'à ce moment-là
01:03:36le collège était fermé
01:03:37pourquoi ils venaient
01:03:38et tous les parents
01:03:38nous répondaient
01:03:39ils sont très émus
01:03:41ils ont besoin d'être ensemble
01:03:42il y avait vraiment des élèves
01:03:43en larmes
01:03:43pendant toute une soirée
01:03:44ensuite j'avais fait aussi
01:03:45la marche blanche
01:03:48extrêmement touchée
01:03:49par ce qui s'était passé
01:03:50et comme le dit Olivier
01:03:51ce qui témoigne aussi
01:03:52sans doute d'un lien
01:03:53entre ses élèves
01:03:54et leurs professeurs
01:03:55pour être aussi touchée
01:03:56de sa disparition
01:03:57mais parfois il faut faire front
01:03:59et il faut agir
01:04:00avant que le drame n'arrive
01:04:01encore une fois
01:04:02le film n'est pas
01:04:03une maniquière
01:04:04et c'est vrai que
01:04:04la majorité des élèves
01:04:06ont été choqués par le drame
01:04:07et MS Samuel Paty
01:04:08il y en a quand même 5
01:04:09qui ont accepté de l'argent
01:04:10pour le dénoncer
01:04:12à son futur pour le bon
01:04:13et ce soir
01:04:14sur CNews à 21h
01:04:16documentaire exceptionnel
01:04:17les profs nouveaux martyres
01:04:19de la République
01:04:19justement on parlait des élèves
01:04:21écoutez plutôt
01:04:22ce que disent
01:04:23les élèves de leurs profs
01:04:24aujourd'hui
01:04:28nous nous sommes rendus
01:04:30à la sortie
01:04:30d'un collège
01:04:31de banlieue parisienne
01:04:32pour sonder les élèves
01:04:33sur la vision
01:04:33qu'ils ont de leurs professeurs
01:04:35et ce que nous avons entendu
01:04:36est tout aussi édifiant
01:04:38qu'inquiétant
01:04:38j'ai envie de les frapper
01:04:39des fois
01:04:40ma prof de français
01:04:40par exemple
01:04:42j'ai eu beaucoup de femmes
01:04:43en bêtises dans ma classe
01:04:44j'ai envie de l'attendre
01:04:45à la sortie
01:04:45le prof
01:04:46il baise sa mère
01:04:47j'ai envie de tuer
01:04:48j'ai envie de tuer un prof
01:04:49mais aussi
01:04:50tout le monde
01:04:51même si tu vas pas le faire
01:04:52mais t'as envie de le faire
01:04:54voilà
01:04:55vous avez parlé
01:04:56de respect
01:04:57du professeur
01:04:58on est quand même
01:04:58dans une idéologie
01:05:00lointaine
01:05:00pour certains cas
01:05:01voilà
01:05:02c'est à suivre ce soir
01:05:03avec Gauthier Lebrecht
01:05:04à partir de 21h
01:05:05nous on se retrouve
01:05:06dans Midi News
01:05:06dans un instant
01:05:07et on parlera
01:05:08d'un nouveau procès
01:05:09dans le cadre du narcotrafic
01:05:10restez avec nous
01:05:11sur Midi News
01:05:15Suite de Midi News
01:05:16avec un important procès
01:05:18aujourd'hui
01:05:18dans le cadre du narcotrafic
01:05:19après les dernières informations
01:05:21de Sommayel Abidi
01:05:22on commence ce journal
01:05:23par Gide de France
01:05:24visé à son tour
01:05:25par une cyberattaque
01:05:26près de 400 000 clients
01:05:28potentiellement concernés
01:05:29les données compromises
01:05:31concerneraient notamment
01:05:31les noms et prénoms
01:05:32des clients
01:05:33les dates et nombres
01:05:34de nuités
01:05:34leur e-mail
01:05:35leur téléphone
01:05:36mais aussi leur adresse postale
01:05:37aucune donnée bancaire
01:05:39n'a pu être collectée
01:05:40sur le réseau d'hébergement
01:05:42à la une également
01:05:43le cimetière
01:05:44d'Emiloui
01:05:45à nouveau fouillé
01:05:46plus de 50 ans
01:05:47après les faits
01:05:48le meurtrier
01:05:49mort en prison
01:05:50à 79 ans
01:05:51avait avoué avoir enterré
01:05:527 jeunes handicapés mentaux
01:05:54dans une zone de champs
01:05:55et de sous-bois
01:05:56située à rouvrer
01:05:57à environ 17 km
01:05:58au nord-est d'Auxerre
01:05:59le boucher de Lyon
01:06:01disposé d'un abri
01:06:02sur un terrain
01:06:03c'est là que les fouilles
01:06:04vont se concentrer
01:06:05et puis l'organisation mondiale
01:06:07de la santé
01:06:08a déclenché une alerte
01:06:09sanitaire internationale
01:06:10face à une épidémie
01:06:12du virus Ebola
01:06:13en République démocratique
01:06:15du Congo
01:06:15les autorités ont annoncé
01:06:17la mise en place
01:06:18de centres de soins intensifs
01:06:19pour lutter contre cette maladie
01:06:20qui aurait déjà fait
01:06:2291 morts
01:06:23alors que 350 cas suspects
01:06:25ont été signalés
01:06:26pour la plupart
01:06:27des personnes âgées
01:06:28entre 20 et 39 ans
01:06:29dont plus de 60%
01:06:31sont des femmes
01:06:32Merci Somaïa Labidi
01:06:34d'autres informations
01:06:35tout à l'heure
01:06:35à 15h
01:06:36sont avec moi
01:06:37dans Midi News
01:06:38jusqu'à 15h
01:06:40Alexandre Devecchio
01:06:41Elodie Huchard
01:06:42Reda Bellage
01:06:43nous a rejoint
01:06:43bonjour Reda
01:06:44merci d'être avec nous
01:06:45vous êtes porte-parole
01:06:45unité IDF
01:06:47Île-de-France
01:06:48donc le procès
01:06:50de Félix Binguy
01:06:52chef prévisumé
01:06:52du clan Yoda
01:06:53s'est ouvert aujourd'hui
01:06:55sous haute sécurité
01:06:56à Marseille
01:06:56pour le contexte
01:06:57je vous dis
01:06:58ce chiffre
01:06:59de la Cour des comptes
01:07:00qui est absolument
01:07:00affolant
01:07:01près de 79%
01:07:03des communes de France
01:07:03sont touchées
01:07:04par le
01:07:05narco-trafic
01:07:07partons tout de suite
01:07:08rejoindre
01:07:09Célia Barotte
01:07:10sur le procès
01:07:12de Félix
01:07:13Binguy
01:07:14Célia
01:07:15que retenir
01:07:15de cette première journée
01:07:16d'audience
01:07:16avec une défense
01:07:18déjà bien affichée
01:07:20de l'avocat
01:07:21de celui
01:07:22qu'on appelle
01:07:22le chat
01:07:25Oui Félix
01:07:26Binguy
01:07:27est défendu
01:07:28par Maître
01:07:29Ohaillon
01:07:29et cet avocat
01:07:30a demandé
01:07:31dès ce matin
01:07:32que l'on revienne
01:07:33sur des questions
01:07:34de procédure
01:07:35il a notamment
01:07:35demandé
01:07:36est-ce que l'on
01:07:37entende
01:07:37à la barre
01:07:38ou en audition
01:07:39les trois policiers
01:07:40qui ont travaillé
01:07:42sur les écoutes
01:07:43téléphoniques
01:07:43de celui
01:07:44que l'on surnomme
01:07:44le chat
01:07:45il souhaite
01:07:46que ces policiers
01:07:47soient entendus
01:07:48car pour lui
01:07:49ces écoutes
01:07:50sont illégales
01:07:50voire elles sont confuses
01:07:52il explique
01:07:53qu'il y a vraiment
01:07:54une connexion
01:07:55entre ce procès
01:07:56et l'affaire
01:07:57dite l'affaire Trident
01:07:58puisque pour lui
01:08:00ces policiers
01:08:01sont les mêmes
01:08:01ils sont impliqués
01:08:02dans ces deux affaires
01:08:03et donc il faut
01:08:04revoir cette implication
01:08:06revoir également
01:08:07ces écoutes
01:08:08qui sont la base
01:08:09de ce dossier
01:08:10je vous propose
01:08:10de l'écouter
01:08:11puisqu'il a eu
01:08:12des mots
01:08:12extrêmement forts
01:08:13extrêmement durs
01:08:14il a expliqué
01:08:15que nous étions
01:08:15presque face
01:08:16à un scandale judiciaire
01:08:18que ces policiers
01:08:19ont peut-être agi
01:08:20sous la pression
01:08:21de leur hiérarchie
01:08:21je vous propose
01:08:22d'écouter cet avocat
01:08:23ce climat
01:08:25de blackout
01:08:25de censure
01:08:27pèsera sur
01:08:28ce procès
01:08:29pèsera sur
01:08:31les éventuelles
01:08:32condamnations
01:08:32pèsera même
01:08:33sur les éventuels
01:08:34relax
01:08:34et risque de porter
01:08:36atteinte
01:08:36à la crédibilité
01:08:37de ce procès
01:08:39ce qui est fort
01:08:40regrettable
01:08:40alors nous venons
01:08:42également
01:08:42d'examiner
01:08:44la personnalité
01:08:45de Félix Bengui
01:08:46nous venons
01:08:47de comprendre
01:08:48son parcours
01:08:49de vie
01:08:49il s'est exprimé
01:08:50sur ses nombreuses
01:08:51condamnations judiciaires
01:08:53des condamnations
01:08:53qui ont commencé
01:08:54dès sa minorité
01:08:56il explique
01:08:57qu'il a eu
01:08:57des mauvaises fréquentations
01:08:58la présidente
01:08:59est également revenue
01:09:00sur ses nombreux voyages
01:09:02entre le Maroc
01:09:03l'Espagne
01:09:03ou encore
01:09:04Dubaï
01:09:04Félix Bengui
01:09:05qui reste coopérant
01:09:07avec la justice
01:09:09avec la présidente
01:09:10il s'exprime
01:09:10il ne fait pas preuve
01:09:12de refus
01:09:12en tout cas
01:09:13il souhaite
01:09:13s'exprimer
01:09:14sur sa vérité
01:09:16des incidents
01:09:17d'incarcération
01:09:18ont également été
01:09:19mis sur le devant
01:09:21des débats
01:09:21notamment
01:09:22l'utilisation
01:09:23de téléphones portables
01:09:24ou encore
01:09:24il avait
01:09:25depuis sa détention
01:09:28géré
01:09:28une vente
01:09:29en tout cas
01:09:30un trafic
01:09:30de voitures
01:09:31de luxe
01:09:32dit-il
01:09:33se créer
01:09:33un pécule
01:09:34en tout cas
01:09:35pour le moment
01:09:35il était incarcéré
01:09:36à la prison
01:09:37de haute sécurité
01:09:37devant un levier
01:09:38il explique
01:09:39que c'est des conditions
01:09:40assez difficiles
01:09:41de détention
01:09:42mais toujours moins
01:09:42difficiles
01:09:43comme à roc
01:09:43si beaucoup
01:09:44c'est liable
01:09:45avec l'or para
01:09:46à marseille
01:09:47pour le procès
01:09:48de félix bingui
01:09:50au départ
01:09:50et d'abellage
01:09:51félix bingui
01:09:52c'est une guerre
01:09:52de territoire
01:09:53oui c'est une guerre
01:09:54de territoire
01:09:55et surtout
01:09:55ce qui va être important
01:09:57dans ce procès
01:09:57si les individus
01:09:59sont reconnus coupables
01:10:00c'est le message
01:10:01le message
01:10:02que vous envoyez
01:10:03aux français
01:10:03le message
01:10:04que vous envoyez
01:10:04aux trafiquants
01:10:06parce que
01:10:07derrière ces individus
01:10:08décédés
01:10:09en 2023
01:10:09il faut savoir
01:10:10qu'on a autour
01:10:11de 49 morts
01:10:11dans le cadre
01:10:12des règlements
01:10:13de comptes
01:10:13sur Marseille
01:10:14ce qui est énorme
01:10:15avec pour Marseille
01:10:16et du coup
01:10:17on se dit
01:10:19là on a une opportunité
01:10:21de dire
01:10:22voilà
01:10:22les policiers
01:10:23ont travaillé
01:10:25durement
01:10:25la justice
01:10:26a travaillé
01:10:26durement
01:10:27il y a eu
01:10:28beaucoup de
01:10:28voilà
01:10:29il y a eu
01:10:29beaucoup de contrôles
01:10:30il y a eu
01:10:30beaucoup de collègues
01:10:32qui se sont fait
01:10:32attaquer
01:10:33et pris à partie
01:10:34quand ils ont été
01:10:35sur ces points de deal
01:10:36et aujourd'hui
01:10:37il faut envoyer
01:10:38un message
01:10:38à ces collègues là
01:10:40aux proches
01:10:41des victimes
01:10:41et envoyer
01:10:42surtout un message
01:10:43aux trafiquants
01:10:44et c'est ça
01:10:44qui va être important
01:10:45après par rapport
01:10:46à ce qui a été dit
01:10:47dans votre reportage
01:10:49l'individu
01:10:49il joue sa partition
01:10:50c'est à dire
01:10:51qu'aujourd'hui
01:10:53dans ce qu'il dit
01:10:53je pense qu'il veut
01:10:54jouer
01:10:55remettre en cause
01:10:56même toute la police
01:10:57pour une affaire
01:10:59donc voilà
01:10:59ils vont se servir
01:11:00de cette affaire
01:11:00à chaque fois
01:11:01et voilà
01:11:02aujourd'hui
01:11:02on a réussi
01:11:03à en coincer un
01:11:04il ne faut pas
01:11:04qu'on lâche
01:11:05si on veut arriver
01:11:06à lutter
01:11:07contre ces homicides
01:11:09à répétition
01:11:10et puis
01:11:12au méfait
01:11:12de cette drogue
01:11:13il faut vraiment
01:11:14des condamnations
01:11:15fermes
01:11:15Elodie Huchard
01:11:16me vient
01:11:17à propos
01:11:17non pas du narcotrafic
01:11:19mais à propos
01:11:19du chômage
01:11:20une phrase de François Mitterrand
01:11:21qui avait répondu
01:11:22à Jean-Pierre Elkabach
01:11:23il lui avait dit
01:11:23vous savez le chômage
01:11:24on a tout essayé
01:11:25est-ce que
01:11:26sur le narcotrafic
01:11:27on a tout essayé
01:11:28on se souvient
01:11:30des actions
01:11:30de Dupond-Moretti
01:11:31avec Darmanin
01:11:33les fameuses
01:11:35opérations
01:11:35les places net
01:11:36xxl
01:11:37voilà xxl
01:11:39dernière
01:11:39j'allais dire
01:11:40opération
01:11:41de grande envergure
01:11:42bon
01:11:43qu'est-ce qu'on peut faire
01:11:44de plus ?
01:11:45alors si on regarde
01:11:45les chiffres donnés
01:11:46par le ministre de l'Intérieur
01:11:47il estime qu'en 2020
01:11:48on était autour
01:11:49de 4000 points de deal
01:11:50qu'aujourd'hui
01:11:50on serait plutôt
01:11:51à 2700
01:11:51ce qui veut dire
01:11:52qu'on n'est pas arrivé
01:11:53au bout
01:11:53évidemment
01:11:54mais que ça a fonctionné
01:11:55je vous donne
01:11:55les chiffres du ministère
01:11:56effectivement de l'Intérieur
01:11:57le problème de places net
01:11:58c'est qu'il y a
01:11:58certains endroits
01:12:00très peu en réalité
01:12:00où on estime
01:12:01que ça a fonctionné
01:12:02parce que certes
01:12:03le problème qu'on fait
01:12:04des opérations de places net
01:12:04c'est que souvent
01:12:05le point de deal
01:12:06simplement se déplace
01:12:07sur des gros points de deal
01:12:08en fait ça les accueillent
01:12:08et c'est ce que disent
01:12:09les habitants
01:12:10justement des quartiers
01:12:11sensibles
01:12:11qui disent
01:12:12vous savez
01:12:12si c'est pour mettre
01:12:13un quart de flic
01:12:14à cet endroit
01:12:15il reviendra de l'autre côté
01:12:16soit ils se déplacent
01:12:16soit d'ailleurs
01:12:17ils attendent
01:12:17que les forces de l'ordre
01:12:18soient parties pour revenir
01:12:19en tout cas
01:12:19ce qu'est en train
01:12:20d'essayer de faire
01:12:20le ministre de la justice
01:12:21en ce moment
01:12:22parce que Gérald Darmanin
01:12:23est en Algérie
01:12:24et on en sait un peu plus
01:12:25maintenant aussi
01:12:26sur son emploi du temps
01:12:27dès hier
01:12:27il a rencontré son homologue
01:12:29ils ont dîné ensemble
01:12:30et ils ont dîné
01:12:31avec un certain nombre
01:12:32de magistrats
01:12:33et ce qu'on nous dit
01:12:33c'est qu'aujourd'hui
01:12:34il y a une très longue réunion
01:12:35entre Gérald Darmanin
01:12:36et son homologue
01:12:37qui s'appelle
01:12:37Lotfi Boudjema
01:12:38et que la petite bonne nouvelle
01:12:40entre guillemets
01:12:40c'est que la coopération judiciaire
01:12:42entre la France
01:12:43et l'Algérie
01:12:44va reprendre
01:12:45parce que les narcotrafiquants
01:12:46jusque là
01:12:47n'avaient pas forcément
01:12:47tendance à aller en Algérie
01:12:49pour se cacher
01:12:50parce que l'Algérie
01:12:51elle-même lutte
01:12:52sur son territoire
01:12:54sur la criminalité organisée
01:12:55mais les narcotrafiquants
01:12:56étant des gens
01:12:57malheureusement malins
01:12:58quand ils ont vu
01:12:59qu'il n'y avait plus
01:12:59de coopération judiciaire
01:13:00donc pas d'extradition
01:13:01ils sont partis là-bas
01:13:02dans l'entourage du ministre
01:13:04on estime qu'il y a
01:13:04un peu moins d'une dizaine
01:13:06de personnes reliées
01:13:07à la dizaine mafia
01:13:08qui sont évidemment
01:13:08des personnes importantes
01:13:09qui sont en Algérie
01:13:10le premier but de Gérald Darmanin
01:13:12c'est que ces personnes
01:13:13puissent être évidemment
01:13:14identifiées et extradées
01:13:15vers la France
01:13:16ça ne veut pas dire
01:13:17que parce qu'il y a
01:13:17coopération judiciaire
01:13:18il va y arriver
01:13:19mais en tout cas
01:13:19c'est la volonté
01:13:20et deuxièmement
01:13:21les Algériens
01:13:22ont beaucoup de renseignements
01:13:24justement sur la dizaine mafia
01:13:25sur un certain nombre
01:13:26d'individus
01:13:27et au moment où je vous parle
01:13:28le but de Gérald Darmanin
01:13:29c'est de récupérer
01:13:30ces informations
01:13:31et au final
01:13:33de récupérer évidemment
01:13:34les individus
01:13:34et de les juger
01:13:35et il nous en dira plus
01:13:36puisque Gérald Darmanin
01:13:37le ministre de la Justice
01:13:38sera demain matin
01:13:39à 8h10
01:13:39l'invité de Laurence Ferrari
01:13:41sur CNews
01:13:42oui pardon Reda Vélage
01:13:43oui alors je me permets
01:13:45pour répondre à votre question
01:13:46nous on a un exemple
01:13:47qui est criant
01:13:48c'est Saint-Ouen
01:13:49en Seine-Saint-Denis
01:13:50donc le département
01:13:51le plus criminogène de France
01:13:53on avait plus d'une dizaine
01:13:55de points de deal
01:13:55et aujourd'hui
01:13:56on a quasiment réussi
01:13:57à tous
01:13:58absolument tous
01:13:59je dis bien tous
01:14:00les démanteler
01:14:00pourquoi ?
01:14:01parce qu'en fait
01:14:02il y a une coopération
01:14:03enfin en tout cas
01:14:03même si c'est en parallèle
01:14:05vous avez l'Amérique
01:14:05qui fait un gros travail
01:14:06vous avez les policiers
01:14:07qui font un travail
01:14:08d'harcèlement
01:14:09avec le soutien
01:14:10de leur hiérarchie
01:14:11donc il faut qu'il y ait
01:14:12une volonté
01:14:12si vous avez la volonté
01:14:13vous pouvez y arriver
01:14:14alors oui c'est sûr
01:14:15Marseille
01:14:16vous partez de très très très loin
01:14:17parce qu'on a laissé faire
01:14:19auparavant
01:14:19mais je pense que
01:14:20le combat n'est pas perdu
01:14:21mais il faut juste
01:14:22nous donner les moyens
01:14:23de pouvoir travailler
01:14:23et la clé est justement
01:14:25sur la coopération internationale
01:14:28c'est ce que dit également
01:14:29Béatrice Brugère
01:14:31du syndicat
01:14:32Unité Magistrat
01:14:33qui était ce matin
01:14:33sur CNews
01:14:35C'est une question
01:14:36qui ne trouvera pas
01:14:37une solution
01:14:37sur le plan
01:14:38uniquement national
01:14:39on est sur du transfrontalier
01:14:41on le sait depuis longtemps
01:14:42et même sur de la coopération internationale
01:14:45et c'est la clé du succès
01:14:46donc oui
01:14:47il faut absolument
01:14:48que cette coopération fonctionne
01:14:49sinon ça ne sert à rien
01:14:50nos enquêtes
01:14:51ne peuvent aboutir
01:14:52puisque en fait
01:14:53les têtes de réseau
01:14:54ont tous les moyens
01:14:56pour échapper à la justice
01:14:57Ce qui est assez étonnant
01:14:58c'est de voir
01:14:59que ça n'a pas encore été fait
01:15:01c'est à dire
01:15:01qu'on nous parle
01:15:02d'une coopération internationale
01:15:04hypothétique
01:15:05on essaye nous
01:15:06de régler notre problème
01:15:08en interne
01:15:08je ne remets pas du tout
01:15:09en cause
01:15:10les forces de police
01:15:11mais j'imagine
01:15:11qu'on serait plus efficace
01:15:13en étant mieux inspiré
01:15:14avec une coopération
01:15:16de collègues
01:15:16Moi je suis tout à fait d'accord
01:15:17avec ce qui a été dit
01:15:19par Mme Béatrice Brugère
01:15:21il faut une coopération
01:15:22au niveau international
01:15:23il faut une coopération
01:15:24comme je l'ai dit
01:15:25au niveau local
01:15:26il faut une coopération
01:15:27au niveau national
01:15:27Donc tout le monde s'y mette
01:15:28Je pense que
01:15:31franchement
01:15:32narcotrafic
01:15:33c'est une guerre
01:15:33en fait
01:15:33on a plus de morts
01:15:35en narcotrafic
01:15:36que dans une vraie guerre
01:15:38si je puis dire
01:15:38donc il faut une volonté
01:15:39il faut se donner les moyens
01:15:41quitte à faire des efforts
01:15:42au niveau international
01:15:43mais malheureusement
01:15:44ça
01:15:44c'est pas dans nos prérogates
01:15:46c'est un appel
01:15:47qu'elle lance
01:15:48j'imagine bien sûr
01:15:48au gouvernement
01:15:49et sinon on continuera
01:15:50à vivre côte à côte
01:15:51pour reprendre le titre
01:15:53de votre livre
01:15:53je sais pas si les pays
01:15:55je sais pas si les pays
01:15:56type l'Algérie
01:15:57avec lesquels on a
01:15:57des gros problèmes
01:15:59il y a tout l'enjeu
01:16:00du déplacement
01:16:01du ministre de la justice
01:16:01il y a les réalisations
01:16:03compliquées
01:16:04mais il y a aussi
01:16:04ce qui est de leur intérêt
01:16:05et malheureusement
01:16:06je suis pas sûr
01:16:07que leur intérêt
01:16:09soit de vraiment
01:16:10faire la guerre
01:16:10au narcotrafic
01:16:11c'est aussi
01:16:13c'est des flux financiers
01:16:16le narcotrafic
01:16:17c'est de l'argent
01:16:18qui revient
01:16:19au pays
01:16:20donc
01:16:21je suis pas sûr
01:16:22que ces pays là
01:16:23nous aident
01:16:23et commençons aussi
01:16:25ce qu'a dit
01:16:26par la coopération locale
01:16:28la coopération nationale
01:16:30et moi je crois
01:16:31aux opérations place nette
01:16:33dès lors qu'elles durent
01:16:34en réalité
01:16:35si c'est une opération
01:16:36place nette
01:16:37de deux jours
01:16:37oui effectivement
01:16:38ça ne sert à rien
01:16:39mais si c'est un harcèlement
01:16:41qui dure des mois
01:16:42là il y a moyen
01:16:43d'assécher
01:16:46effectivement
01:16:47certains points de deal
01:16:48maintenant encore une fois
01:16:50il faut de la volonté politique
01:16:51parce que
01:16:52là aussi en France
01:16:54l'argent
01:16:56du trafic
01:16:56fait vivre
01:16:57beaucoup de gens
01:16:59tout un écosystème
01:17:00autour des trafiquants
01:17:01et ça a été longtemps
01:17:02malheureusement
01:17:03de la part des pouvoirs publics
01:17:05un moyen d'acheter
01:17:06la paix sociale
01:17:06on se disait que
01:17:07finalement le narcotrafic
01:17:09était circonscrit
01:17:10à certaines cités
01:17:11et tout se passerait bien
01:17:12c'est aujourd'hui
01:17:13que la situation
01:17:16devient dramatique
01:17:17et s'étend à des conséquences
01:17:18sur tout le territoire
01:17:19que malheureusement
01:17:19certains ouvrent les yeux
01:17:21oui parce que
01:17:22c'est vrai que
01:17:22comme on le disait
01:17:23justement
01:17:24c'est que le problème
01:17:25pendant un certain temps
01:17:26on s'est dit
01:17:26le narcotrafic
01:17:27c'est simple
01:17:28ou en tout cas
01:17:28pas trop compliqué
01:17:29à gérer
01:17:29parce que c'est vraiment
01:17:30dans des quartiers
01:17:30c'était déjà pas simple
01:17:32à gérer
01:17:32mais il y avait sans doute
01:17:33un aveuglement
01:17:34de toute une partie
01:17:35de la classe politique
01:17:36qui n'était pas forcément
01:17:37élue par exemple
01:17:37des quartiers marseillais
01:17:39et qui se disaient
01:17:39moi après tout
01:17:40c'est pas franchement
01:17:41mon problème
01:17:42vous vous rappeliez ce chiffre
01:17:43à partir du moment
01:17:43où 8 communes sur 10
01:17:45de nos territoires
01:17:45sont touchés par le narcotrafic
01:17:47ça devient le sujet
01:17:48des grandes villes
01:17:48mais pas que
01:17:49des petites villes aussi
01:17:50où évidemment
01:17:50elles sont moins dotées
01:17:51notamment en force de l'ordre
01:17:53et les forces de l'ordre
01:17:53ne sont pas du tout
01:17:55équipées
01:17:55ni en nombre
01:17:56pour lutter
01:17:56contre le narcotrafic
01:17:57dans les tout petits
01:17:58commissariats
01:17:59qui peuvent démonter
01:18:00des pendules
01:18:00c'est pas souhaitable
01:18:01d'avoir un flic
01:18:01derrière chaque personne
01:18:02non bien sûr que non
01:18:03mais on voit bien
01:18:03qu'aujourd'hui
01:18:04l'enjeu
01:18:04il n'est plus du tout
01:18:05sur des quartiers
01:18:07très précis
01:18:07et identifiés
01:18:08un pendule
01:18:09aujourd'hui
01:18:09ça peut arriver
01:18:10n'importe où
01:18:10et donc lutter contre ça
01:18:12lutter contre cette implantation
01:18:13évidemment
01:18:13c'est encore plus compliqué
01:18:15en tout cas
01:18:16Reda Bella
01:18:17je voulais également
01:18:18réagir à ce qui s'est
01:18:19passé à Nantes
01:18:20puisque les supporters
01:18:21nantais ont envahi le terrain
01:18:22la 20ème minute
01:18:23du jeu
01:18:24contre Toulouse
01:18:25c'était hier
01:18:25provoquant l'arrêt définitif
01:18:27de la rencontre
01:18:28vous le voyez sur ces images
01:18:29de chaos
01:18:30avec ces fumigènes
01:18:32la ministre des sports
01:18:33Marina Ferrari
01:18:34a dénoncé
01:18:35des scènes
01:18:36de violences
01:18:37inacceptables
01:18:37après ce match
01:18:39qui a donc dû être
01:18:41interrompu
01:18:41il y a eu d'autres violences
01:18:42également
01:18:44à Nice
01:18:44mais cette fois-ci
01:18:45après le match
01:18:46comment est-ce que vous
01:18:48comment dirais-je
01:18:49comment est-ce que
01:18:49vous comprenez
01:18:50cette violence
01:18:53récurrente
01:18:53on a l'impression
01:18:54qu'il y a un effet
01:18:54de manche
01:18:55avec les différentes
01:18:57violences
01:18:58qu'il y a eu
01:18:58également dans le foot
01:18:59amateur
01:19:00alors c'est
01:19:03le public
01:19:04un certain public
01:19:05qui est touché
01:19:06j'en parlais sur un média
01:19:07c'est vrai que
01:19:07quand on parle
01:19:08de la coupe du monde
01:19:10de rugby
01:19:10sur Paris
01:19:11on a eu
01:19:12quasiment
01:19:14zéro problème
01:19:14mais vraiment
01:19:15zéro problème
01:19:16au parc des princes
01:19:17on a eu
01:19:18le plan
01:19:19Romain Loproux
01:19:20je crois que c'est ça
01:19:21à l'époque
01:19:21les individus
01:19:22on avait un problème
01:19:23de hooliganisme
01:19:24et d'énorme violence
01:19:26de beaucoup de violence
01:19:27et il y a eu
01:19:28un gros travail
01:19:29de la nouvelle direction
01:19:30du Paris Saint-Germain
01:19:31et de l'ancienne
01:19:31où les individus
01:19:34qui étaient abonnés
01:19:35ou anciens abonnés
01:19:36devaient venir pointer
01:19:36au commissariat
01:19:37moi je me suis vu aussi
01:19:38à l'époque
01:19:38j'ai eu la chance
01:19:39d'être en police secours
01:19:40on allait même
01:19:41au domicile des individus
01:19:42aux horaires des matchs
01:19:43ils n'avaient pas le droit
01:19:44d'aller sur place
01:19:44donc j'espère que les individus
01:19:47qui vont être à mise à disposition
01:19:50de la justice
01:19:52auront ce type de mesures
01:19:53parce qu'on voit des images
01:19:54quand même
01:19:54on les voyait
01:19:55ça fait très longtemps
01:19:56qu'on ne voit plus d'images
01:19:57avec mes collègues
01:19:59de la compagnie républicaine
01:20:00de sécurité
01:20:01aller sur un terrain de foot
01:20:02et donc on est en train de
01:20:03je pense que c'est une sorte
01:20:04de régression
01:20:05je pense qu'on laisse
01:20:07un peu trop faire
01:20:08vous savez
01:20:08ah non
01:20:09moi souvent quand je discute
01:20:10avec les CRS
01:20:11on laisse refaire
01:20:12je ne vais pas viser
01:20:14quelqu'un en particulier
01:20:15c'est les encadrants
01:20:17on va peut-être parler
01:20:19de la finale
01:20:20du 30
01:20:21c'est ce que j'allais vous dire
01:20:22parce que Laurent Nunez
01:20:23est-ce qu'à part en France
01:20:25honnêtement
01:20:26à part en France
01:20:26est-ce qu'on voit
01:20:28un pays
01:20:29où il y a ces images là
01:20:30est-ce qu'il y a
01:20:31un pays dans le monde
01:20:32où on sait
01:20:33qu'il va y avoir
01:20:33une finale de Ligue des Champions
01:20:34on sait qu'il va y avoir
01:20:35vous le voyez à l'écran
01:20:36voilà c'est Laurent Nunez
01:20:37dans le Figaro
01:20:38qui s'attend à des violences
01:20:40à Paris
01:20:41et promet un dispositif
01:20:42de sécurité exceptionnelle
01:20:44voilà
01:20:45c'est
01:20:46alors moi
01:20:47je
01:20:48Réda
01:20:48c'est plus que moi
01:20:49s'il y a du laisser faire
01:20:51du laxiste
01:20:52sur le plan
01:20:53je dirais quasiment
01:20:54technique
01:20:56mais je crois
01:20:57malheureusement
01:20:57pour répondre un peu
01:20:58à la question
01:20:59il n'y a pas d'autres pays
01:21:00comme la France
01:21:01mais peut-être qu'aujourd'hui
01:21:02en Europe
01:21:03il n'y a pas d'autres pays
01:21:04aussi atteints
01:21:05par une forme
01:21:06d'insécurité systémique
01:21:07que la France
01:21:08pour différentes raisons
01:21:11moi c'est ce que je crains
01:21:13aujourd'hui
01:21:13c'est que notre pays
01:21:14soit l'épicentre
01:21:15pour le coup
01:21:17d'une violence
01:21:18d'une forme
01:21:19de tiers-mondisation
01:21:21et que les matchs de foot
01:21:23en soient le révélateur
01:21:24même si techniquement
01:21:26sans doute
01:21:26on peut faire mieux
01:21:27en anticipant
01:21:28mais la vraie gravité
01:21:30des faits
01:21:30c'est que maintenant
01:21:31c'est devenu banal
01:21:32que Paris flambe
01:21:34à chaque match
01:21:34ce qu'on sait cette fois-ci
01:21:35c'est qu'il n'y aura
01:21:37pas de fanzone
01:21:37cette fois-ci
01:21:39il n'y a pas de fanzone
01:21:40mais
01:21:40moi j'ai eu la chance
01:21:42le 31 mai
01:21:43de l'année dernière
01:21:44je crois que j'ai été
01:21:45sur un de vos plateaux
01:21:46le lendemain
01:21:47ou le surlendemain
01:21:48où je l'avais dit
01:21:49j'ai vu la mort
01:21:50sur le périph
01:21:51et l'application
01:21:53du Uber
01:21:54parce que j'avais été
01:21:55sur un média
01:21:55l'application du Uber
01:21:57nous avait déposé
01:21:57nous avait fait passer
01:21:59par le parc des princes
01:21:59alors c'est pas une fanzone
01:22:01mais c'était le chaos
01:22:03en fait
01:22:03le chaos
01:22:04c'est une zone de chaos
01:22:06avec ces jeunes
01:22:07on se souvient
01:22:07qui balançaient
01:22:08les barrières
01:22:10sur le périphérique
01:22:11on ne pouvait plus
01:22:12rentrer ou sortir de Paris
01:22:13alors là
01:22:14pour moi
01:22:15on peut dire
01:22:15que c'est quand même
01:22:16personnellement
01:22:17je trouve que c'est quand même
01:22:17un constat d'échec
01:22:18plus belle ville du monde
01:22:19vous ne pouvez pas
01:22:21y rentrer
01:22:22à l'heure que vous voulez
01:22:22vous ne pouvez pas
01:22:23en sortir
01:22:23à l'heure que vous voulez
01:22:25maintenant je sais
01:22:25que le ministre
01:22:26il en plus
01:22:27est un ancien préfet
01:22:27il a l'expérience
01:22:28et tout
01:22:28il met les effectifs
01:22:30qu'il faut
01:22:30il veut
01:22:32finale 2025
01:22:345400 policiers
01:22:35gendarmes
01:22:38563 interpellations
01:22:39le soir de la victoire
01:22:40491 à Paris
01:22:41qui avait conduit
01:22:42à 307 gardes à vue
01:22:4379 personnes
01:22:45avaient été interpellées
01:22:46la nuit
01:22:46combien ont été déférées ?
01:22:4813
01:22:48je vous laisse le meilleur
01:22:50pour la fin
01:22:5013 déférées
01:22:52voilà la réponse pénale
01:22:53aujourd'hui en France
01:22:54on est le seul pays
01:22:56mais on est le seul pays
01:22:57on est le seul pays
01:22:58qui fait ça
01:22:59certains délinquants
01:23:00même beaucoup de délinquants
01:23:00ils sont tous habillés
01:23:01tout en noir
01:23:02avec des cagoules
01:23:03au mois de mai
01:23:04des gants
01:23:05au mois de mai
01:23:07voilà
01:23:07et ils brûlent des voitures
01:23:08ah oui c'est sûr
01:23:08qu'on ne pouvait pas
01:23:09les identifier
01:23:09mais à un moment
01:23:10ceux que vous avez
01:23:11dans les 10
01:23:12si vous les condamnez pas
01:23:14parce qu'il faut des peines minimums
01:23:15quand vous attaquez un policier
01:23:16si vous les 10
01:23:17qu'on attrape
01:23:18sur les 500
01:23:18si vous les condamnez pas
01:23:20à des peines fermes
01:23:21on n'y arrivera pas monsieur
01:23:22quelques rendez-vous
01:23:23à ne pas manquer
01:23:24demain donc
01:23:25Gérald Darmanin
01:23:268h10
01:23:27Laurence Ferrari
01:23:28qui rentrera donc
01:23:29d'Algérie
01:23:30qui nous dira
01:23:31où en sont
01:23:32les avancés
01:23:33demain soir
01:23:3521h
01:23:36j'aurai l'occasion
01:23:36de vous le rappeler
01:23:37Eric Zemmour
01:23:38de la France en face
01:23:38également
01:23:40donc sur ce plateau
01:23:41avec Laurence Ferrari
01:23:42et moi même
01:23:44et ce soir
01:23:45documentaire
01:23:46exceptionnel
01:23:47sur les profs
01:23:48nouveaux martyrs
01:23:49de la République
01:23:49à partir de 21h
01:23:51avec Gauthier Le Bret
01:23:51écoutez ces témoignages
01:23:53de professeurs
01:23:57une fois je faisais
01:23:58un remplacement
01:23:58donc j'avais accepté
01:23:59de prendre deux classes
01:24:00parce que les CAP
01:24:01sont moins nombreux
01:24:02donc ils étaient
01:24:02plutôt deux fois douze
01:24:04et j'ai un élève
01:24:05devant tout le monde
01:24:06il a dit
01:24:07mais je vais
01:24:08je vais prendre la prof
01:24:09sur le bureau
01:24:12et je crois
01:24:12que je ne l'ai pas
01:24:13fait sanctionner
01:24:13parce que tellement
01:24:15ça dépassait
01:24:16ce que je pouvais
01:24:18concevoir
01:24:18entendre
01:24:19et pour cette enseignante
01:24:20les attaques
01:24:21ne se sont pas limitées
01:24:22à ces agressions verbales
01:24:23moi je me suis retrouvé
01:24:24la première année
01:24:26avec des atteintes
01:24:27plutôt sexuelles
01:24:28j'ai un élève
01:24:28qui m'a
01:24:29pincé le sein
01:24:30voilà on était en cours
01:24:32je donnais des documents
01:24:33ou je ne sais quoi
01:24:34il est venu me pincé le sein
01:24:35donc il a eu
01:24:36des jours d'exclusion
01:24:37une agression sexuelle
01:24:39qui a profondément
01:24:40bouleversé sa vie
01:24:41voilà donc à voir
01:24:42ce soir à 21h
01:24:43sur CNews
01:24:44merci à France Goldfarb
01:24:45merci à Johan Ployer
01:24:47Amanda Hausson
01:24:48Nicolas à la réalisation
01:24:49et Ludovic à la vision
01:24:51merci Alexandre
01:24:52Elodie Ereda
01:24:53dans un instant
01:24:54Julien Pasquet
01:24:54pour 120 minutes info
01:24:55sur CNews
01:24:57Cl audi de suivams
01:24:57Le numéro de清
01:24:58s'il vous wenig
01:24:59pour cent
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