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Pierre de Vilno reçoit les acteurs de l'info du jour, nos experts et nos journalistes dans #MidiNews

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00:00Deuxième heure de Midi News, on écoutera le Premier ministre Sébastien Lecornu avec ses dernières annonces sur les carburants.
00:05Dans un instant, on parlera du regroupement familial avec ce sondage.
00:0959% des Français se disent favorables à la suppression de ce regroupement familial.
00:14Mais tout de suite, c'est les dernières informations avec Somaïa Labidi.
00:17Et on commence ce journal avec les images des tensions qui ont éclaté hier soir en marge de la qualification
00:22des Parisiens en finale de la Ligue des Champions.
00:25Des violences fermement condamnées par Laurent Nunez qui était l'invité de Laurence Ferrari ce matin.
00:30Je veux remercier et féliciter le préfet de police, l'ensemble de ses équipes qui sont intervenues systématiquement conformément aux
00:38instructions qui sont les miennes,
00:40qui étaient celles aussi de mes prédécesseurs, c'est de ne tolérer aucun débordement et d'intervenir systématiquement.
00:45C'est ce qui a été fait hier soir, systématiquement.
00:48Il n'y a pas eu à ma connaissance de pillage de commerce, il y a eu une tentative, elle
00:51a été empêchée.
00:51Le bilan, c'est 128 interpellations sur l'agglomération parisienne, dont 107 à Paris.
01:01On a 11 blessés parmi les personnes qui étaient sur l'espace public, dont une grave en faisant usage d
01:08'un mortier.
01:09Et puis parmi les policiers, on a quand même 23 policiers légèrement blessés.
01:13Des tensions qui ont eu raison de l'exposition de Yann Arthus Bertrand, comme vous allez le voir sur ces
01:18images.
01:19Une exposition photoplace de la Concorde à Paris sur le thème du vivre ensemble.
01:24On passe à présent à la polémique dans la commune de Tourette-sur-Loup, dans les Alpes-Maritimes,
01:29après le dépôt d'une plainte la semaine dernière en réaction à l'installation d'une croix géante sur un
01:35terrain propriété de l'État.
01:36L'un des co-organisateurs à l'origine de cette initiative nous explique sa démarche.
01:41Reportage signé Franck Triviaud avec le récit de Valentin Rouillon.
01:46Comme un pèlerinage, cette croix a été érigée à 900 mètres de haut, dans les montagnes des Alpes-Maritimes.
01:53Cette initiative est lancée par un groupe d'amis sur les réseaux sociaux.
01:58Son nom, Ainsi soit-il 06.
02:01Yann, l'un de ses co-fondateurs, décide de prendre la parole pour la première fois
02:06pour combattre l'étiquette d'extrême droite qu'on lui colle.
02:10On se donne un rendez-vous, on monte la croix, on fait un trou, on la pose,
02:13on fait une prière commune devant la croix.
02:16Et voilà, on redescend, on salue tout le monde, il y a une bonne ambiance, c'est familial.
02:22C'est pour la paix du Christ qu'on fait ça.
02:26Pour nous, notre Seigneur c'est Jésus-Christ et on fait ça pour lui, pour lui et pour notre foi.
02:31Il n'y a rien d'autre derrière.
02:34Problème, ce genre d'action est interdite depuis 124 ans par la célèbre loi de séparation des églises et de
02:40l'Etat de 1905.
02:41Et le maire de Tourette-sur-Loup entend bien l'affaire respectée.
02:45Quelle que soit la couleur politique ou quelle que soit la couleur religieuse, c'est interdit, point à la ligne.
02:50Moi je les invite à venir plutôt restaurer des chapelles, des calvaires, des oratoires que nous avons sur la commune.
02:57Yohann nous a également confié être prêt à participer à la rénovation d'édifices religieux si le maire de Tourette
03:04-sur-Loup le sollicitait.
03:06Pour l'instant, il affirme avoir déjà été contacté par d'autres élus pour ériger des croix dans leur commune.
03:13A la une de l'actualité également, le porte-avions français Charles de Gaulle va se prépositionner dans la région
03:19du Golfe.
03:20Un signal que la coalition montée par Londres et Paris se tient prête à sécuriser le détroit d'Hormuz dont
03:25le blocage doit,
03:27selon la présidence française, être décorrélé de négociations entre Téhéran et Washington.
03:32Et puis on termine ce journal avec le Kremlin qui instaure une trêve unilatérale de deux jours à partir de
03:37minuit ce soir.
03:38Un cessez-le-feu pour pouvoir célébrer la victoire sur l'Allemagne nazie en 1945.
03:43Pendant ce temps, les frappes ukrainiennes se poursuivent.
03:4613 personnes ont été blessées après des tirs qui ont touché des immeubles d'habitation dans la ville russe de
03:52Bryansk.
03:53Merci Somaïa. Prochain point sur l'actualité dans une demi-heure.
03:56L'écho.
04:08On est bien ici.
04:09Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
04:14L'écho avec vous. Bonjour Éric de Ritmatène.
04:17Bonjour Pierre.
04:18Et c'est une question que se posent beaucoup de Français avec la hausse du prix du carburant.
04:22Est-ce le moment de passer à la voiture électrique ?
04:24Alors les Français semblent convaincus peu à peu.
04:27Je regarde les derniers chiffres du marché.
04:28Les voitures 100% électriques connaissent actuellement un boom des ventes.
04:3248% depuis début janvier.
04:35C'est très important.
04:37Alors c'est vrai qu'on parle de barre.
04:38On parle de barre parce que longtemps les Français ont hésité parce que les prix sont élevés.
04:42La recharge, c'est pas gratuit.
04:43L'autonomie, c'est un souci majeur.
04:45Mais tout cela est en train de changer actuellement avec l'arrivée de nouvelles voitures qui adoptent les dernières technologies.
04:51Et là c'est l'autonomie, le nombre de kilomètres qu'on peut faire qui change.
04:55Oui, alors ça va vraiment changer l'avis de ceux qui veulent acheter une voiture électrique
04:58parce qu'au mois de mars, vous avez une marque chinoise qui a présenté une voiture capable de rouler 1000
05:04km sans recharge.
05:05Bon, c'est une belle promesse.
05:06Ça se recharge en 9 minutes.
05:08La puissance de recharge est énorme, 1500 watts.
05:11Donc il faut trouver la borne.
05:13Et on peut faire ça par grand froid, moins 30 degrés.
05:15Donc tout est réuni pour qu'enfin on ait une voiture, j'allais dire, complètement autonome avec l'électricité.
05:21Alors c'est un record du monde pour cette batterie LFP.
05:23LFP, ça veut dire lithium, fer, phosphate.
05:25La presse automobile bien sûr fera des essais.
05:28Les tests sont en cours.
05:29Mais cela montre quand même que l'innovation suit son chemin.
05:32Elle est en cours et que les choses vont bouger peu à peu.
05:35Et puis on a des modèles qui plaisent.
05:36Et puis une offre aussi qui se multiplie, qui s'élargit.
05:39Exact.
05:40Mais si on cite Renault avec la R5 électrique, ça marche très fort.
05:44Elle a dépassé la marque Tesla, la R5.
05:46Vous vous rendez compte ?
05:47Alors bien sûr, les parts de marché sont encore modestes.
05:49D'une manière générale, quand on achète 100 voitures en France, neuves, il y en a 28 qui sont électriques.
05:55Donc ce n'est pas encore considérable.
05:56Mais ça monte peu à peu parce que les prix baissent.
05:59Vous avez des véhicules maintenant à moins de 20 000 euros.
06:01On commence à retourner dans les concessions automobiles.
06:03D'ailleurs, beaucoup de ceux qui nous regardent s'intéressent de nouveau à ces véhicules.
06:06Vous avez 200 modèles actuellement en compétition.
06:09Vous vous rendez compte qu'ils sont disponibles sur le marché.
06:11Alors qu'il y en avait une vingtaine, une trentaine il y a encore peu d'années.
06:14Et ce qui fait qu'on est devenu en France un pays très bien équipé en recharge.
06:18Parce que le principal, c'est de trouver les bornes de recharge.
06:21En France, il y en a 200 000.
06:23Elles marchent toutes, les 200 000 ?
06:24Non, pas forcément.
06:25Parce que souvent, elles sont en panne.
06:26Vous avez raison.
06:27Je me suis trouvé d'ailleurs coincé à Colombie-les-de-de-de-églises.
06:29C'est un signe, ça, mon vieux.
06:31J'arrivais pas à recharger.
06:32Vous avez mis votre panne-loraine, j'espère.
06:34Oui, j'ai porté Macron, à surtout.
06:37Reste à savoir si les taxes qui frappent le carburant, je rappelle que c'est 60% actuellement,
06:41on en parlera peut-être tout à l'heure.
06:42Est-ce qu'un jour, on paiera les mêmes taxes sur l'essence ?
06:45Ça, c'est la grande question.
06:48Parce que le gouvernement encaisse chaque année des dizaines de milliards grâce au...
06:5140 milliards, je crois.
06:5345 milliards.
06:54Que se passera-t-il le jour où tout le monde roulera à l'électrique ?
06:58Oui, ça, c'est la grande question.
06:59Est-ce qu'on paiera le litre d'électricité aussi cher que le litre d'essence ?
07:03La question est posée.
07:04Merci beaucoup, Éric Dorit-Matten.
07:07C'était votre programme avec Mieux Fiscal.
07:09Pour implanter votre activité en Andorre et optimiser facilement la fiscalité de votre entreprise.
07:14Mieux Fiscal.
07:15C'était votre programme avec Bien Ici.
07:17On est bien ici.
07:18Trouvez votre futur logement par vie de quartier et temps de trajet sur bienici.com.
07:23Et justement, tout à l'heure dans Midi News, on regardera ce qu'a dit Sébastien Lecornu.
07:28Tout à l'heure, à la mi-journée, lorsqu'il s'est exprimé sur ses nouvelles mesures pour le carburant.
07:34Et on commentera, bien sûr, les invités sont là.
07:36Alexandre Devecchio, Amaury Brelet, Dunia Tengour.
07:39Nous a rejoint Benoît Perrin.
07:40Bonjour, merci d'être avec nous, directeur général de Contribuables Associés.
07:44Et tout à l'heure, on commentera ce nouveau numéro de Capital pour ceux qui ne l'ont pas encore
07:50acheté.
07:50Sur votre pouvoir d'achat, nos bons plans pour dépenser moins.
07:53C'est d'actualité et nous serons avec Elodie Mandel, la directrice de la rédaction de Capital, pour commenter cela.
08:02Dans l'immédiat, ce sondage dont je vous parlais, sondage CSA pour CNews Europe 1 et NJDD,
08:0759% des Français se disent favorables à la suppression de ce dispositif du regroupement familial qui date de 1976.
08:1916 000 personnes ont pu en bénéficier l'année dernière.
08:24Dans le détail, les hommes sont plus nombreux que les femmes à soutenir cette mesure,
08:28tout comme les jeunes de 18 à 24 ans.
08:30Politiquement, ce sont les acteurs du RN et de Reconquête qui sont plus favorables.
08:33Tandis qu'à gauche, une majorité reste attachée au maintien de ce dispositif.
08:37Comme vous pouvez le voir sur ces images, invité de la matinale de CNews,
08:40l'ancien directeur de la police aux frontières, Fernand Gontier,
08:43il appelle à allonger et à durcir les conditions de ce regroupement familial.
08:49Il ne faut que 18 mois de résidence et on pourrait peut-être allonger cette durée de résidence
08:54pour durcir ces conditions, sachant qu'effectivement, les conditions d'intégration aujourd'hui,
09:01de logement et d'accueil sont beaucoup plus limitées que dans les années 70.
09:08Il faut, c'est vrai, bien accueillir et sans doute mieux accueillir en durcissant les conditions de ce regroupement familial.
09:14– Donia Tengour, à ce stade, est-ce que le gouvernement a un projet sur ce regroupement familial
09:20de suppression ou est-ce qu'on met ça en cause ou pas du tout ?
09:24– Pour l'instant, pas ma connaissance, mais ce que ce sondage montre,
09:29c'est qu'il y a besoin d'une refonte de la politique migratoire en France.
09:31Je pense que même si vous avez dit, on le voit, que la gauche est quand même attachée au regroupement
09:38familial,
09:39on voit que c'est plusieurs parties et pas seulement des parties de droite
09:42parce que le chiffre est quand même assez important pour la majorité présidentielle.
09:4756% ce n'est pas rien, donc on voit que ça dépasse les parties.
09:52Et donc cette question…
09:53– Et 41% pour la gauche, c'est vrai que ce n'est pas 10%, c'est 41%.
09:57– Oui, c'est ça, ce n'est pas non plus négligeable.
10:00Donc on voit aussi, le regroupement familial, je pense que s'inscrit dans la politique migratoire plus globalement
10:05parce que là, on met la focale sur le regroupement familial parce que la situation aussi économique du pays est
10:12très mauvaise.
10:13En fait, les Français et même les descendants d'immigrés devenus Français ne trouvent pas de travail.
10:18Donc c'est difficile d'intégrer et d'assimiler des personnes venues de l'étranger
10:23quand on sait la situation dans laquelle la France se trouve économiquement.
10:26Et donc le regroupement familial dit souvent des femmes venues rejoindre parfois leur mari
10:32qui ne vont pas forcément être dans le marché du travail rapidement, leurs enfants peut-être,
10:39mais bon, ça se fait quand même sur des générations et c'est peut-être ça qui pose question pour
10:43les Français.
10:44– Alors historiquement, il y a une brouille entre Giscard, Chirac, Chirac, Giscard,
10:50parce qu'en 1976, ce qui se passe, c'est que l'idée vient effectivement de Valéry Giscard d'Estaing,
10:55mais c'est le Premier ministre de l'époque, Jacques Chirac, qui signe le décret.
10:58Et aujourd'hui, quand vous parlez par exemple à quelqu'un comme Louis Giscard d'Estaing,
11:01qui est le président de la fondation VGE, il dit, il rappelle toujours que c'est Chirac qui a signé
11:08le décret.
11:08Cela dit, bon, voilà, c'est quand même sous l'air Giscard d'Estaing qui s'est arrêté.
11:11– Dans la Ve République, c'est quand même le président de la République qui est responsable.
11:15Cela dit, Giscard a voulu revenir dessus et il n'a pas pu, notamment à cause des lois européennes.
11:22Donc, c'est aussi le problème, c'est que la politique familiale s'inscrit effectivement dans un cadre supranational
11:30qui dépasse le cadre français.
11:33Et en fait, la réalité, c'est qu'on devrait plutôt, peut-être pas sortir de ce cadre supranational,
11:40de ce cadre européen, mais en tout cas, mettre la loi, et notamment la loi constitutionnelle française,
11:45au-dessus de toutes les autres lois, de tous les traités de la Cour de justice européenne,
11:50pour retrouver une vraie souveraineté.
11:53Tant que ce ne sera pas le cas, notre politique migratoire sera quand même soumise
11:58à un ordre juridique qui nous dépasse, même s'il y a sans doute des marges de manœuvre dans le
12:03cadre actuel.
12:04– Amoribrelet, bien malin, en ce début de période électorale, celui qui dira
12:08« Tiens, je veux arrêter le regroupement familial, il faut que… »
12:11On imagine peut-être Conquête ou le RN aller là-dessus.
12:15– Je crois que c'est dans leur programme.
12:16– Le courage, moi, ce qui me frappe dans ce chiffre, c'est le fossé exprimé entre la volonté populaire
12:21des Français sur les questions d'immigration, qui veulent réduire massivement cette immigration incontrôlée,
12:26et puis l'inaction du politique depuis des décennies.
12:31Et pour cause, ils ont abandonné notre souveraineté en la matière.
12:35Aujourd'hui, la France peut à peu près réglementer, et encore à la limite, à la frontière,
12:40l'immigration professionnelle et l'immigration de travail, essentiellement, et l'immigration étudiante.
12:47Mais concernant l'immigration familiale et le droit d'asile, tout est verrouillé.
12:51Parce que les mécanismes en question l'ont été verrouillés par le Conseil constitutionnel,
12:55par le Conseil d'État, par la Cour européenne des droits de l'art.
12:58– Et déjà à l'époque, avec la registie du Conseil d'État…
13:00– C'était déjà le Conseil d'État à l'époque.
13:01– Et depuis, les jurisprudences et les directives se sont empilées,
13:05et aujourd'hui, nous sommes pièces et poignées.
13:07Donc aujourd'hui, le politique, et je pense évidemment aux candidats,
13:09puisque nous sommes à quelques mois de la présidentielle, vous l'avez rappelé,
13:12qui promet de réformer, et même de mettre fin à cette immigration massive et incontrôlée,
13:16sans réviser la constitution, et sans dénoncer toute cette jurisprudence
13:20et ces traités internationaux, ment aux Français.
13:22– Bon appareil.
13:23– Je crois que le sujet, c'est surtout la faible part de l'immigration de travail.
13:26L'immigration de travail, pour les premiers titres de séjour, c'est seulement 17%.
13:30Ce qui est absolument ridicule.
13:32Et quand on additionne les demandes de premiers titres de séjour étudiants et familiaux,
13:37on arrive à 60%.
13:38Donc c'est-à-dire 60% des demandes de ressortissants étrangers qui veulent venir en France,
13:42c'est soit pour des raisons étudiantes, soit pour des raisons familiales.
13:45Donc vous voyez, c'est un chiffre qui est absolument énorme.
13:46Et quand on regarde l'évolution entre 2023 et 2024, pour regarder les derniers chiffres qu'on a à disposition,
13:54on voit que les motifs humanitaires augmentent de 13%.
13:57Et dans les motifs humanitaires, vous avez évidemment les réfugiés, mais vous avez aussi les raisons médicales.
14:01Et là, on peut aussi voir un certain décalage entre les décisions du Conseil d'État et les attentes des
14:07Français,
14:07puisque, comme vous le savez, le Conseil d'État, en février de 2026,
14:10a encore élargi les conditions d'accès aux soins gratuits pour les étrangers.
14:15Très concrètement, un étranger qui arrive légalement en Europe
14:19et qui ne se fait pas soigner par le pays qu'il accueille,
14:22peut venir en France si jamais la France est en mesure, effectivement, de lui apporter ses soins.
14:27Donc autrement dit, il y a une espèce de porte ouverte
14:30qui s'est encore davantage ouverte, justement, sur l'immigration humanitaire.
14:33Donc en fait, le vrai sujet, me semble-t-il, c'est aussi le poids des institutions administratives.
14:39Oui, tout à fait, c'est ce qu'on disait, c'est le cadre juridique,
14:44et en plus le cadre juridique européen.
14:46Mais même sur le regroupement familial, il y a eu une extension du droit ces dernières années,
14:50même sous Gérard Collomb, qui n'était pourtant pas le ministre de l'Intérieur le plus laxiste.
14:55Ça ne concerne pas seulement la femme et les enfants,
14:58ça peut concerner le frère, la sœur.
15:02Donc là, on est dans une véritable dérive.
15:06Je crois que les Français veulent retrouver leur souveraineté sur ce plan-là,
15:11réduire les flux migratoires, tout simplement parce qu'on voit bien
15:14que l'intégration fonctionne de moins en moins bien,
15:18et qu'avant peut-être d'accueillir de nouvelles personnes,
15:21il faudrait intégrer celles qui ne le sont pas.
15:25Du reste, on sait que les gens qui... les immigrés sont deux fois plus au chômage que les Français.
15:33Donc même quand on parle d'immigration de travail, ça n'a pas beaucoup de sens,
15:37sachant que c'est souvent pour refaire un travail très précaire,
15:41et dès que les personnes sont dans une situation un peu plus stable,
15:45ils vont être au chômage et pas forcément participer au redressement productif de la France.
15:53Alors justement, en parlant d'immigration et le dossier algérien,
15:56évidemment au cœur des sujets d'actualité et surtout de l'immigration,
16:00puisque c'est la première communauté immigrée en France,
16:03Laurent Nunez est revenu sur le sujet, sur le dossier algérien
16:09et les relations qu'a la France avec l'Algérie.
16:11C'était ce matin au micro de Laurence Ferrari.
16:15Je suis allé en Algérie parce que je pense qu'il fallait sortir de cette logique de bras de fer,
16:19d'opposition frontale.
16:20Quand je suis allé en Algérie, au mois de la mi-février,
16:23nous n'avions aucun laissé-passer des livrets depuis le début de l'année.
16:26Aucun laissé-passer des livrets.
16:27Et on avait fait quelques reconduites.
16:29Depuis que je suis allé en Algérie, c'est reparti évidemment.
16:32On a eu 120 laissés-passer des livrets depuis que je suis allé en Algérie.
16:36Et les reconduites depuis le début de l'année.
16:39Donc hier, on a dépassé les 140.
16:40Évidemment, il faut qu'on fasse mieux.
16:42Évidemment, il faut qu'on fasse plus.
16:43Mais les choses se sont réamorcées et évidemment, je m'en félicite.
16:47C'est la fameuse méthode douce, méthode dure que souligne Laurent Nunez, Donia Tengour.
16:51Oui, c'est un changement de méthode par rapport à son prédécesseur qui d'ailleurs persiste.
16:56Bruno Rotailleau continue son bras de fer avec le régime algérien.
16:59Il a même parlé de dépendance idéologique de la part du président.
17:04Et je voulais rebondir sur ce qui a été dit par Benoît Perrin par rapport à cette immigration aussi,
17:09que j'appellerais médicale.
17:11Parce qu'en fait, ces personnes issues de l'immigration viennent de quelque part.
17:15Ils ont des pays d'origine.
17:16Et je pense que le projet, en tout cas ce qui laisse transparaître le ministre de l'Intérieur,
17:22c'est d'avoir un partenariat, de discuter.
17:24Mais je pense que cette discussion sur l'immigration dite médicale est essentielle.
17:28Parce qu'on parle beaucoup du sécuritaire, du terrorisme.
17:31Et on ne parle pas aussi de la situation des hôpitaux dans ces pays d'Afrique ou d'Afrique du
17:35Nord.
17:35Et qui, voilà, l'état des hôpitaux dans ces pays-là est très désastreux.
17:42Et je pense que beaucoup de personnes viennent en France aussi pour se faire soigner.
17:45On en parle très peu.
17:46Mais surtout les personnes âgées.
17:48Il y a très peu de maisons de retraite, par exemple en Afrique du Nord.
17:51Ce n'est pas dans les coutumes.
17:53Et c'est vrai que les gens tombent malades et ne savent pas où se faire soigner.
17:56Pendant ce temps, nos confrères d'RTL ont sorti une note confidentielle
17:59de l'Office central de lutte contre la criminalité organisée.
18:03Il se trouve que l'Algérie et en même temps que le Maroc sont les principaux pays
18:06où se réfugient les fugitifs recherchés par la justice française.
18:10218 au Maroc, 124 en Algérie sur la base de 3600 notices rouges d'Interpol.
18:18Explication de Sarah Fenzari.
18:21Disparaissent les criminels recherchés par la France.
18:24Selon une note confidentielle consultée et révélée par nos confrères d'RTL,
18:28certains pays sont devenus de véritables refuges.
18:32En tête des destinations, le Maroc, qui compterait 218 fugitifs français,
18:38près d'un sur deux, est recherché pour des affaires de stupéfiants.
18:42Juste derrière, l'Algérie avec 124 individus.
18:47Ici, le profil de ces fugitifs change.
18:50Près de la moitié est recherché pour des faits de droit commun.
18:54Le classement se poursuit avec Israël où Interpol recherche 87 criminels
18:59ou encore les Émirats Arabes Unis.
19:02Avec 48 fugitifs français qui s'y sont réfugiés, avec une particularité,
19:06dans ces pays, les délits sont majoritairement financiers.
19:10Jusqu'à 38% des cas aux Émirats et plus de 90% en Israël.
19:15Aujourd'hui, certains criminels continuent de piloter leurs activités
19:19depuis l'étranger à distance.
19:21Et pour la justice française, la traque se joue désormais bien au-delà des frontières.
19:29Donc, pour ces explications, sachant que dans les fugitifs,
19:32il y a aussi beaucoup de fraudes fiscales, fraudes monétaires,
19:35Benoît Perrin, des gens qui partent avec la cagnotte, j'allais dire.
19:38Alors, c'est très juste.
19:39Et puis, il y a une phrase intéressante du rapport qui dit
19:40« Rares sont les États à procéder à l'extradition de leurs ressortissants
19:44au premier rang desquels la France ».
19:46Donc, en fait, ce qui est un petit peu compliqué, c'est qu'on est dans un pays
19:49et c'est finalement assez logique qu'il ne rend pas en quelque sorte
19:54les ressortissants, enfin qu'il n'extrade pas ces ressortissants.
19:57Et il me semble qu'il faudrait peut-être revoir, peut-être ces règles,
19:59notamment pour les sujets de grand banditisme
20:01ou les règles de trafic des drogues.
20:04Finalement, pour ces deux cas de figure, je ne serais pas complètement choqué
20:07que la France extraite des Français qui ont commis ce type d'acte à l'étranger.
20:10Il faut voir, en tout cas…
20:12Il y a peut-être beaucoup de cas de binationaux, je pense.
20:16Pour les deux premiers pays, c'est des cas, sans doute, de binationaux.
20:21Et là, il y a un paradoxe.
20:22Parfois, quand on veut les expulser, les pays ne veulent pas les expulser.
20:27Dans les cas de binationaux, c'est encore plus compliqué.
20:29Mais parfois, ils ne veulent même pas reprendre leurs propres ressortissants.
20:31Par contre, ils ne les extradent pas quand ils ont commis des faits criminels.
20:35Les cas sont très différents.
20:36En fait, avec le Maroc, on a une coopération policière et sécuritaire
20:39et même de renseignements très profondes depuis des années.
20:42Donc, je ne doute pas que le régime chérifien collabore.
20:45L'Algérie, on sait, il y a un vrai problème de relations diplomatiques
20:48avec le refus, notamment du gouvernement français, d'engager un bras de fer.
20:51Et les chiffres qui ont été évoqués par le ministère de l'Intérieur sont très très faibles.
20:54Les Émirats, c'est là où beaucoup, notamment, de super-caïds du narcotrafic se réfugient.
20:59Et Darmanin a fait beaucoup ces derniers mois dans la collaboration judiciaire
21:03entre nos deux pays pour permettre de les rapatrier en France.
21:06Et puis, quant aux autres pays, il faut faire davantage.
21:09Mais là, tout cela, malheureusement, relève du volontarisme politique et il manque en France.
21:13Dans l'enquête du meurtre de Chloé, cette collégienne de 14 ans,
21:18lardée de coups de couteau à fer en Tardenoix dans l'Aisne,
21:22l'homme de 23 ans qui a été interpellé à Soissons a été donc interpellé.
21:29L'enquête est ouverte.
21:31Mathilde Ibanez est sur place avec Alexandra Bischoff.
21:36Mathilde, ce suspect qui a donc reconnu l'effet.
21:43Exactement.
21:43Ici, ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a une vive émotion dans cette commune
21:46de plus de 2000 habitants depuis ce matin.
21:50En tout cas, les enseignants, les collégiens, mais également les parents d'élèves
21:53que nous avons rencontrés, tous avaient le visage fermé, marqué par l'incompréhension.
22:00On a pu voir également quelques parents en larmes.
22:03Ce qui domine ici, c'est évidemment la tristesse, mais surtout le choc.
22:08Je vous propose d'écouter les parents que nous avons eus à notre micro.
22:12L'enfant souriante, je l'avais déjà vue, elle était en pleine forme.
22:15Elle était normale, mais jamais qu'on n'aurait pu imaginer ça.
22:21C'est vraiment malheureux, parce que moi, ça me fait penser à mes petites filles.
22:26J'ai toujours peur quand on voit des choses comme ça.
22:29C'est vraiment un drame, surtout pour la famille.
22:33Et puis à cet âge, c'est vraiment triste.
22:37Plusieurs cellules d'aide et d'écoute psychologiques ont été mises en place.
22:42Le drame, à savoir, s'est produit à seulement une centaine de mètres du domicile de Chloé,
22:48cette collégienne âgée de 14 ans.
22:51Ce matin-là, elle se rendait à pied dans son établissement
22:55lorsqu'elle a été victime de plusieurs coups de couteau mortels au niveau du coup.
23:00Vous l'avez dit, le suspect principal qui a reconnu les faits,
23:04il s'agit d'un jeune homme âgé de 23 ans qui vit toujours chez ses parents sans profession.
23:10Il s'agirait en tout cas pour l'heure de son ex-petit ami.
23:15Merci beaucoup Mathilde Ibanez avec Alexandre Rabischoff
23:18dans ce petit village de fer en Tardenois dans l'Ain.
23:24Vous restez avec nous sur Midi News et sur CNews dans un instant.
23:29Le magazine Capital vous parle de votre pouvoir d'achat,
23:32nos bons plans pour dépenser moins.
23:34Et puis, puisqu'on parlait de périscolaire,
23:38je vous ferai écouter une petite séquence
23:40où une des cofondatrices de l'association SOS Périscolaire
23:43parle d'éducateurs qui ont organisé un Fight Club.
23:47Un Fight Club donc pour des enfants de 7 à 10 ans
23:50pour se battre devant eux.
23:52A tout de suite.
23:56Et c'est l'heure des dernières informations avec Sommayel Abidi.
23:59Et à la une de l'actualité, Pierre,
24:01démantèlement par les gendarmes de la section de recherche de Marseille
24:04d'un réseau de trafic de stupéfiants en ligne
24:06qui officiait sur le Darknet.
24:08Cet individu suspecté d'organiser la commercialisation,
24:12une partie de la production et la distribution de produits sur Dijon
24:15ont été interpellés.
24:16Un réseau qui ciblait une clientèle jeune
24:18et assurait la livraison par frais de postal
24:20dans les consignes automatiques.
24:22A la une également, après l'évacuation des passagers malades,
24:26le bateau de croisière MV Hondius
24:27qui abrite un foyer d'antavirus a quitté le Cap Verrière
24:30et fait désormais route vers les Canaries
24:33où il devrait accoster samedi selon les autorités espagnoles.
24:37Et puis Marco Rubio, le secrétaire d'Etat américain
24:39est arrivé à Rome, visite durant la gueule
24:42et il est en ce moment même en entretien avec le pape Léon XIV.
24:46Objectif, tenter d'apaiser les tensions entre le Vatican et Washington,
24:50des tensions dues aux critiques répétées de Donald Trump contre le Saint-Père
24:54sur fond de guerre au Moyen-Orient.
24:56Merci Somaya, Labidi sont à table avec nous.
24:59Dunia Tengour du service politique de CNews à Maury-Brelay,
25:02Alexandre Devecchio, Benoît Perrin nous a rejoints,
25:05et Ludie Mandel, directrice de la rédaction de Capital.
25:07Le pouvoir d'achat, vos bons plans, nos bons plans,
25:10enfin les bons plans de Capital pour dépenser moins
25:13et surtout pour gérer votre argent.
25:15Je vais arrêter de donner des coups au micro sinon
25:16l'ingénieur du son va vraiment me donner un coup à moi,
25:19donc pardon, une nouvelle fois.
25:21Et avant d'aborder ce numéro de Capital,
25:25tout comme les dernières déclarations du Premier ministre
25:27qu'on va écouter dans un instant concernant notamment le carburant,
25:30je vous propose une séquence.
25:33Elle est dans la continuité de ce dont on parlait hier,
25:37ici dans Midi News, avec...
25:40Vous avez été très nombreux à suivre l'interview de Anne
25:44qui est la cofondatrice de SOS Périscolaire,
25:46vous le savez, dans cet énorme dossier terrible d'enfants
25:51qui ont été insultés, menacés, maltraités
25:55pour certains harcelés et jusqu'à violés,
25:58en tout cas agressés sexuellement.
26:00Ce dossier qui dépasse maintenant le périphérique parisien
26:03puisque les appels à SOS Périscolaire sont quotidiens.
26:07Je voudrais juste vous citer encore un exemple effarant
26:11qui m'a été donné hier par l'autre cofondatrice de SOS Périscolaire
26:17qui est Elisabeth Gutmann.
26:20Elle était mon invitée hier soir dans Europe 1 Soir.
26:23Écoutez cette édition.
26:25Je pense à une affaire dans le 16e
26:27avec quatre animateurs qui commettaient des violences très graves sur les enfants.
26:32Quel genre de violences ?
26:33Des violences.
26:34Alors ils organisaient notamment des fight clubs.
26:37Des fight clubs ?
26:38Des luttes ?
26:39Oui, ils faisaient se battre les enfants entre eux.
26:41Mais ils ont fait quel âge les enfants ?
26:42C'était des primaires, ils avaient entre 7 et 10 ans.
26:47Et en plus, ils harcelaient les enfants,
26:51ils les frappaient, ils les punissaient,
26:52ils les mettaient dehors sans manteau l'hiver.
26:54Il y avait toute une succession de violences comme ça
26:58qu'on a signalé à Patrick Bloch.
27:00La mère d'un des enfants a écrit personnellement à Patrick Bloch,
27:05a écrit à la mairie du 16e à plusieurs reprises
27:08et il ne sait jamais rien passer.
27:10J'ai eu la maman il y a quelque temps
27:11qui me racontait que son fils maintenant est au collège
27:13et fait encore le tour du pâté de maison
27:15tellement il est traumatisé,
27:17il ne peut plus repasser devant cette école.
27:19Voilà un exemple de plus avec cette inaction
27:22à la fois de M. Bloch et de Mme Versigny
27:24qui étaient en charge avec effectivement Emmanuel Grégoire
27:28de ce dossier du périscolaire à Moribrelet.
27:30C'est totalement effarant ce qui se passe.
27:32C'est édifiant et scandale dans le périscolaire
27:35dont on parle aujourd'hui fort heureusement
27:37mais qui a été trop longtemps, très longtemps,
27:39un tabou durant des décennies.
27:41On a beaucoup parlé et à raison des crimes sexuels
27:44commis dans l'église
27:45qui a beaucoup fait pour nettoyer les écuries d'Ogiast
27:48et qui continuent à le faire avec volontarisme.
27:51Tout le monde le sait depuis des années,
27:53depuis des décennies,
27:54qu'il y a notamment dans notre école publique
27:58beaucoup d'abus commis par des enseignants,
28:01que tout cela est mis sous le tapis.
28:03Et puis les médias aussi, regardez,
28:05quand on a parlé de Bétharam, ça a duré combien de temps.
28:07Il y a un deux poids deux mesures absolument scandaleux
28:08de la part des médias.
28:08Aujourd'hui, quels sont les médias qui parlent du périscolaire ?
28:12Qui ont parlé de Bétharam parce qu'il s'agissait
28:13d'un institut catholique,
28:14parce que c'était une affaire en lien avec M. François Béroux
28:18et aujourd'hui, on découvre avec la plus grande stupéfaction
28:21la réalité de ces abus dans l'enseignement public
28:24et notamment à Paris,
28:26avec des gens qui aujourd'hui sont à la mairie
28:28et qui ont pendant des années fermé les yeux
28:30ou qui n'ont pas fait grand-chose.
28:31Donc il y a de quoi s'inquiéter.
28:33On en reparlera bien sûr de ce dossier du périscolaire
28:35parlant d'économie dans un instant avec Capital
28:37et puis dernièrement avec les déclarations du Premier ministre.
28:41Sébastien Lecornu,
28:42Bercy appelle à limiter les déplacements des agents publics
28:45et favoriser le télétravail.
28:47Donc ça veut dire que la situation est grave
28:50et qu'il va falloir aider les Français.
28:53Alors lesquelles d'autres filières,
28:55d'autres métiers ont été, comment dirais-je,
28:58ciblées par le Premier ministre ?
29:00On écoute Sébastien Lecornu.
29:02Nous ne pouvons pas abandonner celles et ceux
29:04qui travaillent et qui bossent.
29:06Je pense que là, c'est pour moi un parti pris politique,
29:09clair, que j'assume profondément.
29:11C'est le soutien à l'activité.
29:13Vous avez des filières effectivement
29:15qui par définition sont prises en otage
29:17par l'augmentation des coûts des hydrocarbures
29:21et c'est au fond très binaire.
29:22Soit elles sont aidées, elles peuvent continuer à bosser,
29:24soit elles ne sont pas aidées, elles arrêtent de bosser.
29:26Les pêcheurs étant potentiellement d'ailleurs
29:28l'exemple le plus édifiant, le plus éclatant,
29:31c'est qu'il faut un calcul coût-avantage.
29:34Est-ce que ça vaut le coup de prendre la mer
29:35pour sortir pêcher ou pas ?
29:37C'est comme ça qu'on a imaginé d'ailleurs
29:39l'ensemble du plan d'aide sectoriel,
29:42pêcheurs, BTP et donc à la question
29:43est-ce que d'autres professions peuvent rejoindre cette liste ?
29:46Oui, j'ai passé des commandes au ministre en la matière
29:49parce qu'on le voit bien.
29:50Vous avez des professions qui avaient de la trésorerie
29:52et qui pouvaient très bien passer un mois,
29:55le mois d'avril, sur ce sujet
29:57mai, voire juin, ça ne sera pas possible.
30:00Voilà donc les dernières mesures de Sébastien Lecornu
30:03et pour reprendre une expression de votre collègue Elodie Huchard,
30:07c'est un pansement sur une jambe de bois
30:08mais le pansement est vraiment cruellement trop petit
30:10par rapport à la taille de la plaie.
30:12Oui, c'est vrai qu'il faut être honnête
30:15et dire que le gouvernement navigue à vue
30:17puisque c'est un conflit international
30:19et qu'il n'a pas toutes les cartes entre les mains.
30:22En tout cas, ce que Sébastien Lecornu nous dit,
30:25c'est que c'est une mauvaise séquence à l'international
30:28mais aussi pour plusieurs secteurs en France.
30:31Et il a aussi dit lors de sa prise de parole à Toulouse
30:34qu'il n'y avait pas d'argent magique.
30:35Et donc, je ne sais pas si ça vous rappelle
30:37cette petite musique qu'on avait
30:40lorsque François Bayrou était Premier ministre,
30:42c'est-à-dire un discours qui se veut être un discours de vérité.
30:46Et forcément, lorsqu'on dit la vérité en politique,
30:49eh bien, ça fait un peu mal.
30:51Même s'il faut dire aux Français
30:53que l'État français n'a pas toutes les possibilités
30:57dans ce dossier-là.
30:58Ce n'est pas seulement le gouvernement français
31:00qui est impliqué.
31:02Mais vous l'avez dit, ce qui est important aussi à dire,
31:05c'est que les économies doivent être aussi faites
31:08au plus haut de l'État.
31:09Je pense que ce discours est très important
31:11parce qu'on demande aux Français
31:13de se serrer, entre guillemets, la ceinture.
31:15Mais l'État doit aussi faire des efforts.
31:18Mais vous savez, Pierre,
31:20on est sorti quand même du long séquence
31:21sur le budget à la recherche de recettes.
31:25Et là, on a l'impression de revivre
31:26une séquence économique beaucoup trop longue.
31:28À-t-on bien chercher ?
31:29Est-ce que si on avait eu Agnès Verdier-Molinier
31:32en lieu et place de Madame de Montchalin
31:34au compte public,
31:35est-ce qu'on n'aurait pas trouvé des dépenses ?
31:37Il faudrait que vous fassiez vos recommandations à Bercy, chère.
31:40Voilà, ma recommandation, elle est faite.
31:43Prenez Agnès et puis elle va vous en trouver.
31:45Il suffit de lire d'ailleurs tous les livres
31:47qu'elle a faits, et notamment le dernier.
31:49Ils sont toujours circonstanciés
31:51avec des tableaux très très bien faits
31:53qui sont des sources INSEE,
31:55qui sont des sources de différents instituts,
31:57tout à fait, ne sont pas des sources inventées,
32:01avec des chiffres à la clé.
32:03Et effectivement, je reprends ne serait-ce que,
32:05par exemple, le chiffre de 770 agences en France
32:09dont on pourrait peut-être se passer des services de certaines.
32:13Et puis, alors ça c'est l'éternel,
32:14mais elle était ici il y a quelques semaines,
32:17où il y a quelques jours,
32:18Eleonore Carrois qui s'occupe de la francophonie
32:20et des partenariats à l'étranger,
32:21qui est ministre.
32:23Bon, voilà l'aide au développement.
32:24Peut-être qu'on pourrait mettre ça entre parenthèses
32:26pour quelques temps,
32:28pour retrouver quelques milliards.
32:31Il y a 3 milliards et demi d'aides au développement
32:33cette année,
32:34parce que le budget a fondu.
32:36Mais même ces 3 milliards et demi,
32:37on pourrait peut-être s'en servir pour faire ça, Alexandre.
32:40Oui, plus tout ce qui est prestations sociales.
32:43Alors effectivement,
32:44il y aurait sans doute besoin d'un coup de tronçonneuse.
32:47Pas partout d'ailleurs,
32:48parce que moi je suis un défenseur des services publics,
32:50donc on aurait besoin de,
32:51en tout cas d'un hôpital qui se maintient.
32:53C'est quand même l'état des services publics.
32:54Oui, c'est une catastrophe par rapport à il y a 10 ans.
32:56Donc je pense qu'il faut faire des choix.
32:58Mon choix, ce serait de préserver la police,
33:01la justice, l'armée, l'hôpital, l'école.
33:04Et par contre, de faire...
33:06Et leur donner plus de moyens.
33:07Même leur donner plus de moyens.
33:09Et par contre, la tronçonneuse pour le reste.
33:13Ceci dit, là, on est dans une crise conjoncturelle.
33:15Donc en réalité, il est trop tard
33:17pour faire des mesures structurelles,
33:18surtout avec un gouvernement
33:20qui n'a pas de majorité.
33:22Je pense que ce qui était simple,
33:23et à mon avis,
33:24qui aurait été peut-être moins coûteux à l'État
33:26que ce qu'il est en train de faire,
33:28c'était tout simplement de moduler les taxes.
33:31On parle beaucoup en ce moment
33:32de la TIPP flottante que faisait Lionel Jospin,
33:34de moduler les taxes en cas de crise.
33:38Et je dis que ça aurait peut-être
33:39coûté moins cher à l'État,
33:40parce que certes,
33:41il y aurait eu des taxes en moins
33:43pour le budget de l'État.
33:45Mais là, on voit bien que
33:46quand il y a une crise de cette ampleur,
33:48c'est l'effet domino.
33:50C'est-à-dire si les gens ne peuvent pas bosser,
33:52qu'ils ne consomment plus,
33:53vous allez avoir des prélèvements de TVA en moins
33:56pour l'État.
33:56L'État va devoir dépenser
33:58pour soutenir certains secteurs.
34:00Donc à la fin,
34:01ça va coûter un pognon de dingue.
34:02Donc je ne sais pas pourquoi
34:03l'État s'entête
34:04à vouloir faire des aides fiblées
34:06qui sont en plus des usines à gaz,
34:08parce que les gens,
34:10avant d'aller chercher les aides,
34:12il faut vraiment qu'ils soient désespérés,
34:14parce que c'est tellement compliqué
34:15qu'ils ne le feront pas.
34:18Donc je pense que ce n'est pas
34:19à la mesure de la situation,
34:21et que surtout,
34:21le plus simple était de moduler les tas.
34:25– Écoutez, dans cette affaire,
34:26le gouvernement alterne
34:27entre le commentaire et la prière,
34:29commentaire sur la guerre,
34:30et prière pour espérer
34:31que le prix du pétrole baisse.
34:32Et en fait, qu'est-ce qu'on voit ?
34:33On voit un plan d'aide aux Français
34:35et aux entreprises françaises
34:37de 380 millions,
34:39versus ce qu'il perçoit
34:40sur le carburant,
34:4145 milliards.
34:42Vous voyez, il rend 0,8%
34:44de ce qu'il a pris aux Français.
34:46– C'est la fameuse poche gauche
34:47versus poche droite.
34:48– Exactement.
34:49Donc le premier point,
34:50c'est qu'il rend très peu.
34:51Deuxième point,
34:52c'est que la politique du chèque,
34:54ça ne marche jamais.
34:55La politique du chèque,
34:56un, c'est une usine à gaz,
34:57parce que c'est très compliqué
34:57à mettre en place.
34:58– Il faut payer des gens
34:59pour faire la paix des gens.
34:59– Il faut des fonctionnaires
34:59pour contrôler tout ça.
35:01Deux, c'est une trappe à fraude.
35:02Parce que je vous rappelle quand même
35:03pour cette aide au carburant
35:04sur les grands rouleurs,
35:05il y a un certain nombre
35:11et une attestation sur l'honneur.
35:12C'est tout.
35:13Parce qu'en fait,
35:13c'est absolument impossible
35:14pour l'État de contrôler
35:15que vous faites bien
35:16plus de 15 kilomètres par jour
35:18ou 8000 kilomètres par an.
35:19Donc, vraiment,
35:21trappe à fraude.
35:22Et troisième et dernier point,
35:23c'est surtout
35:24que c'est toujours mal ciblé.
35:25Là, c'est uniquement
35:26les rouleurs modestes.
35:28Mais ça veut dire quoi,
35:28les rouleurs modestes ?
35:29Ça veut dire que
35:31quand vous gagnez, en gros,
35:32plus de 1500 euros net
35:33et que vous êtes célibataire,
35:35vous n'êtes plus éligible
35:36à cette aide carburant.
35:37Donc autrement dit,
35:38une infirmière libérale
35:39qui gagne 1800 euros par mois
35:40et qui est célibataire,
35:42elle n'est pas éligible à ses aides.
35:44Donc, vous voyez,
35:45la cible des aides
35:46et la cible des chèques,
35:48ça ne marche jamais.
35:49En tout cas, Elodie Mandel,
35:50vous vous intéressez,
35:51vous intéressez bien sûr
35:53à nous
35:53plutôt qu'au gouvernement
35:55parce que vous pourriez aussi
35:56dans Capital
35:57faire des recommandations
35:58au gouvernement
35:59même s'il y a quelques tableaux.
36:01On a fait un numéro
36:02sur la dette.
36:02Il y a trois numéros.
36:03D'abord, on a traité,
36:05j'allais dire,
36:05les poches de l'État
36:06et les caisses sont vides.
36:07Et là, dans ce numéro-là,
36:08c'est effectivement des recommandations
36:10et surtout partir du principe
36:12que les poches des Français
36:13sont vides.
36:14Et donc, comment est-ce
36:15qu'on aide nos lecteurs ?
36:16Puisque nous,
36:16c'est ça tout simplement
36:17notre mission
36:19face à des coûts de l'énergie
36:20qui ont explosé.
36:21Au mois de mars,
36:22l'inflation, c'était 1,7.
36:24Au mois d'avril,
36:24on est à 2,2.
36:25Et notamment,
36:26plus 14 sur l'énergie.
36:28Donc, l'énergie,
36:29c'est évidemment l'essence.
36:30On en parlait régulièrement
36:31sur ce plateau,
36:32mais on parle également
36:33du prix du gaz.
36:34Plus 14% le kilowattheure.
36:36Donc, voilà,
36:36une inflation extrêmement forte.
36:38C'est une inquiétude,
36:39évidemment,
36:40sur la consommation
36:41des grands magasins,
36:43magasins d'alimentation.
36:44Là, on se dit
36:45que d'ici la fin de l'année,
36:46un plus 4%.
36:48Alors même
36:48qu'on n'a pas retrouvé
36:50les prix
36:50de avant la crise.
36:52Donc, c'est ça,
36:53plus ça, plus ça.
36:54Et du coup,
36:54des gens qui non seulement
36:56se serrent la ceinture,
36:57mais qui surtout
36:57n'arrivent plus
36:58à faire leurs courses,
36:58à pouvoir se projeter
37:00sur des vacances, etc.
37:02Et donc,
37:02à pouvoir se dire...
37:03Et avant même les vacances
37:04et avant même
37:04de prendre sa voiture,
37:05on aimerait bien avoir
37:06pendant l'hiver,
37:07en tout cas chaud
37:08chez soi.
37:09Et vous avez page 38,
37:10un petit tableau
37:12qui résume
37:12l'évolution
37:13des factures d'énergie
37:14entre mars 2020,
37:16donc tout début Covid,
37:18et mars 2026
37:19sur les modes de chauffage.
37:21Si j'ai une chaudière à gaz,
37:232020,
37:24j'ai 630,
37:27alors c'est mesuré
37:29en kilowattheures
37:31et en 2026,
37:33j'ai 1266,
37:34donc c'est x2.
37:36Sur les radiateurs électriques,
37:38je passe de 1599,
37:39donc on va dire 1600
37:40à pratiquement 2000
37:41et sur le fuel
37:42de 951 à 1370.
37:44Voilà,
37:44donc c'est un coût
37:46qui,
37:48ce que je comprends,
37:49ne redescendra pas,
37:50en tout cas pas tout de suite.
37:51Et des dépenses contraintes.
37:53Voilà.
37:53Il faut bien se chauffer l'hiver.
37:54On peut mettre un pull,
37:55ce qui peut être parfois
37:56les conseils d'ailleurs
37:57en se disant...
37:58Attendez,
37:58ça a été des conseils de politique.
38:00Tout à fait.
38:01Monsieur le maire,
38:02je me souviens,
38:02qui d'ailleurs a refait
38:04dans la littérature dernièrement,
38:05on a un bouquin chez Gallimard,
38:08il nous disait
38:08il faut mettre un col roulé.
38:09Lui-même mettait un col roulé
38:11au lieu d'une cravate
38:12et d'une chemise.
38:13Voilà.
38:14Ça,
38:14c'est les préconisations
38:15du gouvernement.
38:16Qu'est-ce qu'on apprend d'autre
38:17dans Capital,
38:18dans ce dernier numéro ?
38:19le maximum de conseils.
38:22Exemple,
38:22les prix pour mettre à jour
38:25sa voiture,
38:25les travaux,
38:26etc.
38:26Ça coûte de plus en plus cher
38:28et notamment parce que
38:29les voitures sont
38:30de plus en plus sophistiquées.
38:31Du coup,
38:32maintenant,
38:32il y a des garages
38:33qui existent,
38:34qui coûtent moins cher
38:35et où vous êtes formés
38:36vous-même
38:37pour faire des petits travaux.
38:38Évidemment,
38:39des petits travaux,
38:39il ne s'agit pas
38:40d'aller changer
38:40son changement de vitesse.
38:42J'en serais bien incapable
38:43en plus.
38:44Donc ça,
38:44c'est une astuce
38:45où à la fois...
38:47On en est là.
38:48On en est là.
38:48Ça,
38:49c'est à l'état du pays.
38:50C'est-à-dire des tutos
38:50pour aller faire réparer
38:51votre bagnole.
38:52Vous le faites vous-même.
38:53Ça,
38:53c'est un exemple.
38:54Enfin,
38:54pas moi,
38:54je vous rassure.
38:55Sinon,
38:55je pense que la voiture,
38:56elle n'est pas prête
38:56de marcher après.
38:58Donc ça,
38:58c'est par exemple un exemple.
39:00Utilisez également l'IA,
39:02ChatGPT.
39:02Je pense que dans votre vie quotidienne,
39:05on l'utilise pour beaucoup de choses.
39:06Mais en l'occurrence,
39:07avant d'aller faire vos courses,
39:09vous expliquez dans quelle ville
39:10vous habitez,
39:11quel arrondissement,
39:12quel quartier,
39:13quelles sont les enseignes
39:14que vous fabriquez,
39:14que vous utilisez.
39:16Et du coup,
39:16l'IA va vous donner
39:17des conseils de promotion
39:19qui vous sont personnalisés
39:21dans le quartier,
39:23de gagner du temps sur vos courses
39:24et aussi de payer moins cher.
39:25Rendez-compte Alexandre,
39:26on a commencé cette émission
39:28en parlant de changement de civilisation,
39:29on la termine
39:30en changement de civilisation.
39:31Oui,
39:31je tout confier à une IA,
39:34ça me dépasse un peu.
39:37J'ai peur qu'à la fin,
39:38on perde notre libre arbitre,
39:40on va gagner du temps.
39:42Et puis,
39:43parfois,
39:43ça permet de faire des rencontres,
39:45de ne pas aller au même endroit,
39:46toujours faire ses courses.
39:48Voilà,
39:49je dis ça comme ça.
39:51Vous dites ça.
39:53de trouver
39:53même une boutique différente
39:55sur laquelle,
39:57d'avoir un agenda
40:01coordonné par l'IA,
40:01je pense que
40:02ça va mener
40:03à la robotisation de l'homme
40:05et je pense que
40:05ce n'est pas forcément souhaitable.
40:06Benoît Perrin,
40:07quand on interroge...
40:08On ne pourra peut-être pas l'éviter.
40:09Quand on interroge
40:10les contribuables associés,
40:11qu'est-ce qu'ils vous disent
40:12sur la situation actuelle
40:13et ce qu'ils sont à la recherche
40:14justement d'économies
40:16en disant
40:16qu'il y a toujours un moyen
40:18d'en faire des économies,
40:19mais c'est difficile.
40:19Alors oui,
40:20mais surtout,
40:20ils en veulent beaucoup
40:21à nos responsables politiques
40:23qui mènent des politiques
40:25mauvaises depuis 50 ans.
40:26Très concrètement,
40:27pour beaucoup de membres
40:28de contribuables associés,
40:29je pense qu'ils ont raison,
40:30le rôle du responsable politique,
40:31c'est de faire en sorte
40:32d'avoir des entreprises profitables.
40:33Donc,
40:34c'est-à-dire
40:34de ne pas les assommer de normes,
40:35de ne pas les assommer d'impôts,
40:37de leur permettre
40:38d'avoir des salariés
40:39qui ont un certain niveau,
40:40parce qu'aujourd'hui,
40:41malheureusement,
40:41on le voit dans les entreprises,
40:43le niveau des travailleurs français
40:44n'est plus aussi bon qu'avant.
40:46C'est évidemment la conséquence
40:47du niveau catastrophique
40:48de l'école.
40:49C'est de regarder
40:50les classements internationaux
40:51de compétences des adultes,
40:53le fameux classement PIAC,
40:54qui permet de voir
40:55que là aussi,
40:55comme pour les enfants,
40:57c'est-à-dire,
40:57vous savez,
40:57les classements Teams
40:58ou les classements PISA,
41:00que là aussi,
41:01on s'effondre en termes de niveau.
41:02Donc,
41:02vous voyez,
41:02il y a une vraie demande,
41:04je pense,
41:04des Français
41:05pour faire en sorte
41:05que les entreprises
41:06gagnent plus d'argent,
41:06parce qu'une entreprise profitable,
41:08c'est le premier levier
41:09pour avoir des bons salaires.
41:10Et puis,
41:10je pense qu'ils en veulent aussi
41:11à l'État
41:12pour une deuxième raison,
41:13c'est évidemment
41:13la fiscalité du travail,
41:15à la fois d'un impôt
41:16sur le revenu
41:16qui est important
41:17et surtout des cotisations sociales.
41:19On en a beaucoup parlé,
41:20mais je pense que c'est vraiment
41:21un élément clé
41:21qui sont extrêmement importantes,
41:24cotisations côté du patronal
41:26ou cotisations sociales
41:27qui en putent considérablement
41:28le pouvoir d'achat
41:29de ceux qui travaillent.
41:30Que disent les politiques ?
41:31Ils disent,
41:31on n'y peut rien ?
41:32En tout cas,
41:33il y a des recherches
41:34de solutions
41:35du côté de l'opposition.
41:36C'est vrai qu'on a beaucoup parlé
41:37de la taxation
41:38des super profits
41:39de Total.
41:41C'est vrai que cette hypothèse
41:43ne plaît pas vraiment
41:44au gouvernement.
41:45Elle ne plaît pas
41:46à Patrick Pouyane
41:46qui a dit,
41:47si c'est ça,
41:48moi j'arrête
41:48de caper l'essence
41:49à 1,99.
41:51Du côté du gouvernement,
41:52on dit aussi
41:52que les profits
41:53de Total Energy
41:54se font aussi à l'étranger,
41:55que c'est compliqué.
41:56En tout cas,
41:57la solution ne se trouverait pas
41:58de ce côté-là.
42:00Hier,
42:00j'ai assisté
42:03comme une journaliste politique.
42:04On était dans les à-côtés
42:06d'une réunion
42:07sur le transport aérien
42:09parce que la question
42:09va se poser.
42:10On a quand même annulé
42:11plusieurs vols
42:12sur le mois de mai.
42:13La question va se poser
42:14pour l'été.
42:14Alors du côté,
42:16ça n'a rien à voir.
42:17C'est pareil,
42:17c'est dans Capital
42:18avec les billets d'avion
42:20et les vacances.
42:21Même si ça n'a rien à voir
42:22avec le sujet précédent
42:23sur l'antavirus,
42:24mais moi je me méfie toujours.
42:25On veut nous rassurer.
42:26Je me dis,
42:27il y a un peu
42:27quelque chose
42:28parce que là,
42:29du côté du gouvernement,
42:30on nous dit
42:30non,
42:31il n'y aura pas
42:32d'annulation de vol
42:33et tout le monde
42:33ira en vacances.
42:34On espère que ça va.
42:35Voilà.
42:35En tout cas,
42:36tout ce qui est pouvoir d'achat,
42:37les bons plans
42:38pourraient dépenser moins.
42:39C'est dans Capital
42:39et vous pouvez lire ça
42:41ce soir
42:41avec Gauthier Le Brette
42:44à 21h.
42:45Ce document,
42:47ce reportage
42:48que vous pourrez voir
42:48à gauche toute.
42:49le petit monde
42:50de la culture
42:53en regard d'un extrait.
42:57Sous les projecteurs
42:58des folies bergères,
43:00un humoriste
43:00est accueilli
43:01en grande pompe.
43:02Nous allons accueillir
43:03l'un des stand-upers
43:05les plus talentueux
43:06de la nouvelle génération.
43:07Il cartonne sur scène
43:08Merwan Benlazar.
43:11Merwan Benlazar
43:12signe un retour
43:12aussi symbolique
43:13que polémique.
43:14L'année dernière,
43:15son passage
43:15dans l'émission
43:16C'est à vous
43:16avait déclenché
43:17une vive controverse
43:18jusqu'à provoquer
43:19son éviction
43:20de France Télévisions.
43:21Merwan Benlazar
43:22qui est une figure
43:23particulière
43:23que certains
43:25accusent de flirter
43:26avec le salafisme
43:27ou même de l'incarner.
43:28Merwan Benlazar,
43:29c'est à vous,
43:30beaucoup de téléspectateurs
43:31ont été choqués
43:32par la tenue
43:33qu'il a arborée
43:33en plateau.
43:34Beaucoup ont pointé
43:35du doigt
43:35une forme de tenue salafiste.
43:37Je précise
43:38que c'est des propos
43:38que l'on a vu fleurir
43:39ici ou là
43:40sur les réseaux sociaux
43:41et justement
43:42sur ces mêmes réseaux sociaux
43:43Merwan Benlazar
43:43s'était exprimé
43:44à plusieurs reprises
43:45par le passé
43:45avec des propos
43:46totalement outranciers
43:47vis-à-vis des femmes.
43:48Il indiquait notamment
43:49que la place de la femme
43:50était aux côtés
43:51de son père
43:52à la maison.
43:53La ministre de la Culture,
43:54Rachid Anati,
43:55avait alors publiquement
43:56pris position contre lui.
43:57Suite à ses propos,
43:59France Télévisions
43:59en a tiré les conséquences
44:01et ne sera plus à l'écran.
44:02Alors, ce soir-là,
44:04Merwan Benlazar
44:05décide de régler ses comptes.
44:06Il y a un an,
44:07la ministre de la Culture,
44:08à l'époque,
44:09elle m'avait banni
44:10de France Télévisions
44:11pendant sa conquête
44:12de la mairie de Paris.
44:13Aujourd'hui,
44:14elle n'est plus ministre,
44:15elle n'est pas à la mairie
44:15et moi,
44:16je suis de retour
44:16sur France Télévisions
44:17donc tout le monde
44:18est de retour à sa place.
44:19J'ai l'impression.
44:22Il pousse la provocation
44:23un cran plus loin
44:24en jouant avec les symboles
44:25les plus caricaturaux
44:26de l'identité française,
44:28marinière et baguette de pain.
44:29On va aller au bout des choses.
44:31Avec des accessoires,
44:32évidemment.
44:34Mon allégeance
44:35à la République
44:36a des limites,
44:37mais...
44:37Voilà,
44:38c'est à voir
44:38à 21h sans faute
44:40avec Gauthier Lebrecht.
44:41Merci à tous.
44:43Bonne fin de journée.
44:45120 minutes,
44:46c'est dans un instant
44:46avec Julien Pasquet.
44:48Je vous retrouve dimanche
44:49à 10h
44:49pour le grand rendez-vous
44:50Europe 1 CNews.
44:51Les échos.
44:52Notre invité sera
44:53le coordinateur
44:53de la France Insoumise,
44:54Manuel Bompard.
44:55Très bonne journée.
44:55Sous-titrage Société Radio-Canada
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