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  • há 11 horas
Retracé du point de vue des femmes, l’espionnage au cœur de la Seconde Guerre mondiale. Krystyna Skarbek, une aristocrate polonaise, sera l'« espionne préférée de Churchill » ; Andrée de Jongh va créer un réseau d'évasion qui sauvera des centaines d'aviateurs alliés ; la célèbre chanteuse Joséphine Baker cachera ses activités antinazies ; Kitty Schmidt, la tenancière de bordel dont l'établissement est dirigé par les nazis, fera commerce de plaisirs et de secrets.
Transcrição
00:04Des femmes à l'intelligence implacable, à la beauté assassine, et au sang-froid indéfectible.
00:15Des femmes prêtes à tout pour semer le chaos derrière les lignes ennemies.
00:27Pour ces espionnes, tout est permis.
00:30Elles vont jusqu'à poser des bombes, pour détruire des trains et des ponts.
00:36Et à séduire l'ennemi afin d'obtenir des informations de la plus haute importance.
00:50Leurs interventions vont changer le cours de l'histoire.
00:55Voici les espionnes de la Seconde Guerre mondiale.
01:06Tenancières de maisons closes, actrices, danseuses de cabarets ou expertes en élimination rapprochées,
01:13les récits des espionnes qui ont réussi à infiltrer l'ennemi demeurent gravés dans l'histoire.
01:21Des femmes culottées, brillantes et ravissantes, dont le courage a rarement été égalé en temps de guerre.
01:28Nous allons découvrir...
01:29Christina Scarbeck, l'espionne préférée de Winston Churchill.
01:34André de Jong, à l'origine du réseau comète.
01:38Kitty Schmitt, la mère mackerel.
01:41Et Joséphine Baker, la superstar.
01:53Il serait peut-être réducteur de qualifier Christina Scarbeck de James Bond en jupon.
02:00Mais cela illustre bien l'image que l'on garde d'elle.
02:04Battante, pleine d'imagination, élégante, patriote, intelligente.
02:10Une agente intrépide et une tueuse des plus efficaces.
02:14C'est grâce à ses prouesses que les services secrets britanniques ont décidé de recruter plus de femmes à envoyer
02:20en Europe occupée.
02:22Difficile d'arriver à la cheville de celle qui a su accomplir toutes les missions les plus improbables
02:28en frôlant la mort à de nombreuses reprises.
02:32Christina Scarbeck serait-elle la plus grande espionne de la Seconde Guerre mondiale?
02:39Winston Churchill a appelé à elle l'un des ses spies favorables.
02:43Et Ian Fleming a dit qu'elle a influencé son personnage de Moneypenny.
02:50« Well, I don't buy that for a minute.
02:53Christina was not going to work in anybody's office.
02:57I think she much more would have influenced one of his daredevil women, spies. »
03:04Nous sommes en 1920.
03:06Le soir tombe sur une propriété champêtre de Pologne.
03:09Le comte Yerzy Scarbeck a invité des amis à dîner.
03:13Ce sont d'influents hommes politiques.
03:16Après le repas, le comte propose de se rendre aux écuries
03:19pour montrer ses superbes montures à ses invités.
03:23Tout se passe pour le mieux, jusqu'à ce qu'ils arrivent au dernier box.
03:27Il est vide.
03:29Satan, le plus sauvage de ses chevaux, a disparu.
03:32On le dit dangereux.
03:40Furieux, le comte Yerzy déverse sa colère sur le pauvre palfrenier
03:44quand soudain, un cheval et sa cavalière descendent la colline à toute allure.
03:49Ce n'est autre que Christina, chevauchant Satan accru.
03:53Une façon pour la fille du comte de montrer effrontément à son père
03:57qu'elle a su dompter l'indomptable.
04:00Elle a 14 ans.
04:03Christina Scarbeck, aussi connue comme Christina Granville,
04:07est une figure incroyablement déroulante.
04:10Elle est tellement athlétique, elle est tellement charismatique,
04:16elle est dynamique, elle est en train de faire quelque chose,
04:18brave, beyond toute l'imagination.
04:2520 ans plus tard, au début des années 40, la guerre fait rage.
04:31Le don naturel de Christina avec les animaux va lui sauver la vie.
04:36Alors qu'elle traverse les Pyrénées en se faisant passer pour une paysanne,
04:40elle se retrouve née à née avec un chien des patrouilles allemandes montrant l'écrou.
04:45Par chance, ce jour-là, ses chaussures lui font mal
04:48et elle a utilisé de la graisse de volaille pour en assouplir le cuir.
04:53Rapide comme l'éclair, Christina offre le poulet au chien en le rassurant
04:57et finit par l'apprivoiser.
05:00Si bien que le chien ne retournera jamais auprès des Allemands.
05:05Mais d'où vient cette femme ingénieuse,
05:08véritable dresseuse d'hommes et de bêtes ?
05:10Qui est-elle ?
05:12Et que fait-elle sur ce sentier de montagne dangereux ?
05:17So Christina Skarbek was Polish
05:19and her heritage was a very rich heritage.
05:23Way, way back in history,
05:25her family had been Teutonic Knights
05:27and they had saved Poland more than once
05:30and so it was very much part of her culture
05:33and her family heritage
05:34to be staunchly and patriotically Polish.
05:38Christina had a very energetic childhood.
05:41she was described as a tomboy, as being wild.
05:46She was a real physical and able person.
05:50She absolutely loved the great outdoors.
05:54Ses talents se font vite remarquer.
05:57Elle parle couramment français et latin,
05:59s'est montée à cheval, skiée, tirée au fusil
06:02et pratique l'alpinisme.
06:05En 1930, son père décède.
06:08Sa mère et elle se retrouvent ruinées.
06:11Elles perdent tout, y compris le domaine familial.
06:16A Varsovie, Christina est embauchée
06:18par un concessionnaire automobile.
06:21Mais les gaz d'échappement qu'elle respire
06:23la rendent gravement malade.
06:25Des années plus tard,
06:27ses lésions pulmonaires se révéleront précieuses.
06:30Christina s'en servira pour échapper à la mort.
06:35Pour l'instant, elle retourne vivre à la campagne.
06:40Sous-titrage Société Radio-Canada
06:44Sous-titrage Société Radio-Canada
06:45One of the things Christina used to do for fun,
06:47to kill a little bit of time,
06:49was to smuggle cigarettes.
06:51So she would take them across the mountains
06:54and smuggle them to people who wanted them, essentially.
06:59So she was used to this life of being undercover,
07:03of secretive,
07:04and also of becoming very at one
07:06with the landscape around her.
07:09En 1939,
07:12Christina se rend en Afrique
07:13avec son mari diplomate.
07:15Quand on les prévient que la guerre a éclaté,
07:18ils décident immédiatement de rentrer chez eux.
07:22Sur le bateau pour Londres,
07:23Christina apprend que Varsovie est tombée
07:25aux mains des Allemands.
07:44Le premier document des services secrets
07:47qui mentionne Christina l'a décrit comme une ardente patriote polonaise,
07:51une skieuse experte et une grande aventurière qui n'a pas froid aux yeux.
07:57Comme si cela ne suffisait pas,
07:59quelqu'un a écrit dans un coin de la page
08:01« Cette femme me terrorise. »
08:05Voilà pour la première impression.
08:08Les Britanniques comprennent que Christina est exceptionnelle
08:12et leur sera d'une grande utilité.
08:15Ils veulent découvrir ce que mijotent les nazis en Pologne.
08:19Christina est officiellement embauchée comme agente britannique.
08:22Cela fait d'elle la toute première femme espionne.
08:26Courant 1939, elle se rend en Hongrie.
08:29Elle se fait d'abord passer pour une journaliste,
08:32Madame Marchand.
08:33Elle recroise alors une vieille connaissance,
08:36Andrzej Koverski.
08:38Le courant passe immédiatement
08:40et ils entament une liaison qui durera de nombreuses années.
08:46La première mission de Christina consiste à faire passer des renseignements
08:50entre la Hongrie encore neutre et la Pologne occupée.
08:55Cet hiver-là, les températures atteignent les moins 40 degrés.
09:00Le sentier traversant la frontière est très enneigé
09:02et la morguette à chaque instant.
09:061940 a été un an très difficile pour Christina,
09:09mais elle faisait ce qu'elle a toujours voulu faire.
09:12Elle a passé la plupart du temps sur ses skis,
09:15skis sur les montagnes entre la Pologne et la Hongrie,
09:19en tirant des informations, en tirant des microfilms
09:21sur les brides où elle pourrait être utilisée
09:24et qui, espérant, va être utile.
09:28La randonnée n'est pas son seul talent.
09:31Au début de la guerre,
09:33un moment clé révèle sa capacité à user de son irrésistible charme.
09:37À bord d'un train,
09:38Christina transporte des documents secrets
09:40qu'elle doit livrer à la résistance polonaise.
09:45Voyant que les Allemands fouillent les passagers,
09:47elle réfléchit calmement aux options qui s'offrent à elle.
09:51Jeter le paquet et perdre ses renseignements
09:53ou sauter et risquer la mort.
10:18Mais sa chance ne sera pas éternelle.
10:21Ses activités sont d'une telle fréquence
10:23et d'une telle intensité qu'elle finit par attirer l'attention des nazis.
10:27En janvier 1941,
10:30Christina et Koversky séjournent à l'appartement de celle-ci à Budapest.
10:34Soudain, on frappe bruyamment à la porte.
10:37Christina ouvre
10:38et se retrouve nez à nez avec des officiers en uniforme.
10:42La Gestapo est venue les arrêter.
10:44Ils sont brièvement interrogés,
10:46mais leur sort semble déjà scellé.
10:50Christina met alors en œuvre un plan audacieux.
10:52Elle se mord la langue et se met à tousser.
10:57Les agents de la Gestapo horrifiaient la voix crachée du sang.
11:02She then coughed blood
11:05all over this Gestapo officer
11:07and claimed that she had tuberculosis.
11:09And of course, they wanted to check this out.
11:12And so she had x-rays.
11:14And the x-rays had the scars on her lungs,
11:17which she had got whilst working in the car factory.
11:21But the scars could also have shown she had tuberculosis.
11:24And with that being a contagious disease,
11:26they left her well alone.
11:29Après avoir échappé de justesse à la Gestapo,
11:32le couple doit quitter la Hongrie au plus vite.
11:34Pour qu'ils puissent voyager plus discrètement,
11:37l'ambassade britannique leur délivre de nouveaux passeports.
11:40Kowarski devient Anthony Kennedy
11:42et Christina obtient un nouveau nom
11:44qu'elle gardera jusqu'à la fin de sa vie,
11:47Christine Granville.
11:49À cette époque, Christina, devenue Christine,
11:52travaille en étroite collaboration avec les Mousquetaires.
11:55une unité de renseignement polonaise
11:57a la réputation douteuse.
12:00Grâce à eux, elle met la main
12:01sur des informations confidentielles extraordinaires
12:03qui marqueront sa carrière.
12:06Elle apprend que les nazis comptent envahir l'URSS,
12:10malgré le pacte germano-soviétique.
12:14Christina's greatest contribution to the war
12:17is arguably the plans for Operation Barbarossa.
12:21So she is given photographs on a microfilm
12:24that show the German troops massing on the Soviet border.
12:30Eventually, these photographs end up
12:33on the desk of Winston Churchill himself.
12:35Not only does he describe Christina
12:38as his favorite spy,
12:41but he also has this evidence
12:43of this huge invasion
12:45which is about to take place.
12:47So through her, they have these plans
12:49and he knows exactly what is going on
12:52and she can change the course
12:53of the Second World War.
13:08Christina and her partner in espionage
13:11are so excellent at what they're doing
13:15that when they are called back
13:17or have to flee to England,
13:19they are actually suspected
13:20of being double agents.
13:24They were moving about with such ease,
13:27gathering such amazing intelligence
13:29that surely it was too good to be true
13:32and questions started to be raised about them.
13:35They were questioned wherever they went,
13:37they needed to prove themselves
13:38and eventually Christina was taken
13:40off operational duties.
13:43Ce n'est que trois ans plus tard,
13:45en 1944,
13:46qu'on fera de nouveaux appels à Christine.
13:49L'officier du renseignement britannique
13:51responsable des opérations spéciales
13:53qui a décidé de la remettre en service
13:55dira
13:56« La meilleure décision de ma carrière
13:59a été de réintégrer Christine Granville ».
14:03La beauté de Christine
14:04lui a parfois causé du tort sous couverture.
14:08Mais en territoire occupé,
14:10tout homme en âge de se battre
14:11est immédiatement repéré.
14:13Les femmes, elles, sont sous-estimées.
14:16D'où l'importance de renvoyer sur le terrain
14:18une espionne aussi douée que Christine.
14:20« En un pays occupé,
14:24la plupart des hommes sont allés.
14:25Il y a beaucoup plus de femmes
14:26que les hommes.
14:28Les hommes sont dans les Stalags,
14:30ils sont dans les Oeuflogs,
14:30ils ont mort dans la blitzkrieg.
14:33Un pays occupé est un endroit
14:35incroyablement féminin.
14:37Sendant des spies femmes,
14:39ils ont des couvertures automatiques.
14:41Ils sont moins suspectes
14:42que si nous envoyons un 23-year-old
14:44fighting-fit spy
14:45à la France
14:45et nous demandons pourquoi
14:46il n'y a pas un job
14:48et il n'y a pas de blessures. »
14:52C'est ainsi qu'en juillet 1944,
14:55Christine Granville
14:56adopte une troisième identité.
14:58Elle devient Jacqueline Armand.
15:01Elle arrive en France
15:02en sautant d'un avion
15:04et elle est parachutée
15:05derrière les lignes ennemies.
15:09Elle se fait passer
15:11pour une fermière.
15:12En réalité,
15:13elle transporte de faux papiers,
15:15une capsule de cyanure
15:16et porte un couteau de survie
15:18accroché à la cuisse.
15:19Elle entre en contact
15:20avec un autre agent du SOE.
15:23Ensemble,
15:24ils mettent en place
15:24un réseau de communication
15:25et coordonnent
15:26les entraînements des résistants
15:28en vue du département.
15:30Elle mène à bien
15:31plusieurs missions.
15:32En 1944,
15:34la reddition
15:34d'une forteresse de montagne
15:35sans la moindre effusion de sang
15:37sera son deuxième exploit notable.
15:40Il y a un pass
15:41que les Américains
15:42voulaient passer
15:42mais c'était
15:43évoquement gardé
15:44par les conscripts
15:46et il y a un fortress
15:47là.
15:48Bien sûr,
15:49Christina,
15:49en polis,
15:50était capable
15:51de parler
15:51à ces conscripts
15:52en utilisant un megaphone.
15:54Elle a demandé
15:55qu'ils abandonent
15:56leur post
15:56et laisser les allies
15:57passer.
15:59Et ils ont fait
16:00ce qu'elle a demandé.
16:02Et ça signifie
16:03la défaite
16:04d'un german
16:05garrison
16:05nearby
16:15une véritable prouesse.
16:18Mais quelques jours plus tard,
16:20Christine se surpasse.
16:22Elle se rend
16:23à la prison de Digne
16:24pour obtenir
16:25la libération
16:26d'amis
16:26agents du SOE.
16:29Non pas
16:30en les faisant
16:30s'évader,
16:31mais en menaçant
16:32l'officier
16:32de la gestapo
16:33qui dirige la prison
16:34de terribles représailles.
16:36Elle a dit
16:37qu'elle a été
16:37la fille
16:38de General Montgomery,
16:40qu'elle a eu
16:41de grande influence
16:42et qu'elle a été
16:43si ces trois hommes
16:44se sont blessés
16:45par les gestapos,
16:46qu'elle a été payée
16:48à eux
16:48quand la guerre
16:49se finit à un fin.
16:52Et ça s'est passé.
16:53Les Américains
16:54étaient arrivés.
16:55Il n'y a pas
16:56de très peu
16:56de temps.
16:57Not seulement
16:58s'est réussi
16:59à conviver
16:59les gestapos
17:00à ne pas
17:01les hommes,
17:02elle a été
17:03assuré leur release
17:04et c'était
17:05considéré
17:05à être
17:05l'un des
17:06les plus grands
17:06prisonniers
17:07de la Seconde
17:08World War.
17:10Pour la deuxième fois
17:11en une semaine,
17:12Christine réalise
17:13une prouesse
17:14sans aucun heurtre.
17:16À la fin de la guerre,
17:17elle est faite
17:18officière
17:18de l'Empire Britannique
17:19et reçoit
17:20entre autres
17:21la Croix de Georges.
17:22Pourtant,
17:23fait impardonnable,
17:25elle se retrouve
17:25à nouveau
17:25sur le carreau.
17:27Quelques semaines
17:28après l'armistice,
17:29elle est mise à pied
17:30avec un mois
17:30d'indemnité.
17:31Elle se retrouve
17:32au Caire,
17:33livrée à elle-même.
17:36Elle était
17:37un défi.
17:39Elle était
17:40considérée
17:40l'un des
17:41les plus
17:42spies
17:43que les gens
17:45avaient travaillé.
17:46Elle est
17:47à des fins
17:47de l'air.
17:48Elle a
17:48un nombre
17:49de bons
17:50job.
17:51Elle a
17:52travaillé
17:52sur un
17:53cruise.
17:54C'est l'idée
17:55d'une incroyable
17:56risque-taker,
17:57une femme
17:57smarte,
17:58un défi,
17:58qui n'est pas
17:59capable de
18:00trouver
18:00son chemin
18:01après la guerre.
18:02Je pense
18:02qu'elle n'est
18:03seule.
18:04Une fin
18:05de carrière
18:06tragique,
18:06mais le pire
18:07reste à venir.
18:09Alors qu'elle travaille
18:10sur un paquebot
18:10de croisière,
18:11Christine rencontre
18:12un steward
18:13avec qui elle a
18:13une brève liaison.
18:15Quand elle refuse
18:16de poursuivre,
18:17il développe
18:17une obsession
18:18pour elle.
18:21un matin
18:22de juin
18:231952,
18:25Christine
18:25est à l'hôtel
18:26et s'apprête
18:26à aller prendre
18:27l'avion
18:27pour retrouver
18:28Andrew.
18:30Le destin
18:31en décidera
18:32autrement.
18:33Elle est
18:34poignardée
18:34à mort
18:34par son
18:35collègue
18:35et conduit.
18:37Elle avait
18:3837 ans.
18:42Christina
18:42s'apprête
18:43à mort
18:44à mort.
18:45Elle a
18:46une excellente
18:47way de
18:47travailler
18:49convint
18:49les Britanniques
18:50que les femmes
18:51puissent faire
18:52le même
18:52travail
18:52que les hommes
18:52peuvent être
18:53des agents
18:54et peuvent être
18:55très,
18:55très
18:55succès
18:56à ça.
18:57Christina
18:57Scarbeck
18:58est une
18:58des femmes
19:01qui a
19:02éclaté
19:02l'arrivée
19:03pour les femmes
19:03pour prendre
19:04cet rôle
19:08Christina
19:08Scarbeck
19:09alias Christine
19:10Granville,
19:11une femme
19:12extraordinaire
19:12pour son époque.
19:15Pendant six ans,
19:16elle a su éviter
19:17des dangers mortels
19:18dans les endroits
19:18les plus périlleux
19:19de la planète.
19:21Elle meurt seule,
19:22sur le sol
19:23d'un hôtel,
19:25abandonnée
19:25par le pays
19:25qu'elle a servi.
19:30Être femme
19:30en temps de guerre
19:31n'est pas chose facile.
19:34Pendant toute sa carrière,
19:36Christina s'est heurtée
19:37à la misogynie
19:37et au scepticisme.
19:39De nombreuses autres femmes
19:41ont combattu
19:41les mêmes préjugés.
19:44Voici l'histoire
19:45d'une autre résistante
19:47intrépide et brillante.
19:48Elle aussi a été sous-estimée,
19:50mais cela lui a sauvé la vie.
19:54Les Allemands
19:55étaient très misogynistes.
19:57Et donc,
19:58quand les efforts
19:59de résistance
19:59ont commencé,
20:01ils ne croyaient
20:02que les femmes
20:03pourraient être
20:04résistantes
20:05ou qu'elles pourraient
20:06être involvées
20:06dans la résistance.
20:07Ils ne pensaient
20:07qu'elles étaient
20:08fortes.
20:08et cela a travaillé
20:09en favori des femmes.
20:11En nombreuses instances.
20:16Nous sommes en
20:17juillet 41,
20:19dans le nord de la France.
20:22Une femme cherche
20:23une barque
20:23le long de la Somme.
20:26Elle en aperçoit une
20:26à côté d'un groupe
20:27de campeurs bruyants.
20:29Impossible d'y accéder.
20:31Elle doit discrètement
20:33faire traverser
20:33le fleuve à 11 personnes
20:35qu'elle emmène en Espagne.
20:37En guise d'embarcation,
20:39elle trouve
20:39une grosse chambre à air.
20:42Elle leur fait traverser
20:43le fleuve sur celle-ci
20:44en les poussant
20:45à la nage,
20:46chacun leur tour.
20:49Le groupe teste
20:51une ligne d'évasion
20:52clandestine
20:52qui permettra
20:53à des civils,
20:54des soldats alliés
20:55et des pilotes
20:56de fuir les territoires
20:57occupés par les nazis.
20:59un voyage
21:00de 2000 kilomètres
21:01de la Belgique
21:02jusqu'à l'Espagne.
21:06Cette femme
21:07se nomme
21:08André de Jong.
21:10Le plan
21:11qu'elle met en œuvre
21:12pour la première fois
21:13deviendra
21:14le réseau comète.
21:34André naît en 1916
21:36en Belgique,
21:37sous occupation allemande.
21:38Cela explique
21:39son attachement
21:40pour son pays
21:40et les idéaux
21:42de liberté
21:42qu'il anime.
21:45Quand les Allemands
21:46marchaient à Bruxelles
21:47en l'an de 1940,
21:49André de Jong
21:49a été choqué
21:51de voir son père
21:52en pleurs.
21:53C'est la première fois
21:54qu'elle a vu
21:54le weep.
21:56Mais c'est la deuxième fois
21:57qu'il a vu
21:58les Allemands
21:59marcher
22:00à leur capitale
22:01triomphant.
22:03Donc André
22:04a essayé
22:04de le remercier
22:05en disant
22:05« Vous verrez
22:06ce qu'on va faire
22:07pour eux.
22:07Ils ont commencé
22:08cette guerre
22:09mais ils vont
22:10perdre cette guerre. »
22:13André,
22:14que l'on surnomme
22:15Dédée,
22:15a 23 ans
22:16lorsque l'Allemagne
22:17envahit la Belgique
22:18en mai 1940.
22:21Elle s'engage
22:22immédiatement
22:22comme bénévole
22:23à la Croix-Rouche
22:24et soigne
22:25des soldats alliés.
22:27Mais cela
22:28ne lui suffit pas.
22:29Les soldats
22:30lui expliquent
22:31qu'ils ont besoin
22:31de rentrer chez eux.
22:34Inspirée
22:35par les héroïnes
22:36de la Grande Guerre
22:36telle qu'Edith Cavell,
22:38André décide
22:39de créer
22:39son propre réseau
22:40d'évasion.
22:42Son projet
22:42est des plus ambitieux.
22:43un voyage
22:45en territoire
22:46occupé
22:46sur près
22:47de 1500 kilomètres.
22:51Le fait
22:51qu'André
22:52ait eu cette idée
22:53témoigne
22:53de son discernement
22:54remarquable
22:55et de sa ténacité.
23:21Sûr d'elle,
23:22André se met
23:23à l'œuvre
23:23pour établir le réseau.
23:26La ligne comète
23:27ou réseau comète
23:28est une opération
23:31complexe.
23:32L'idée
23:33d'une ligne
23:34de l'escalier
23:35de l'escalier
23:35de l'escalier
23:36de l'escalier
23:38de l'escalier
23:38de l'escalier
23:39et de l'escalier
23:40de l'escalier
23:41qui peut être
23:41couvert
23:41de nez
23:42ou de l'eau
23:43ou de l'eau
23:44de l'escalier
23:44est franchement
23:45audace.
23:46C'était
23:47une grande
23:48grande vision.
23:50Dès le départ,
23:51André est très méthodique.
23:53Elle repère
23:54des lieux sûrs
23:54dans Bruxelles
23:55et ses alentours.
23:57Les soldats
23:58et aviateurs alliés
23:59y attendent
24:00leurs passeurs.
24:03cachés
24:03dans des caves
24:04ou des greniers
24:05ils sont nourris
24:05logés
24:06et blanchis.
24:07On leur donne
24:07de faux papiers.
24:10Dédé est méticuleuse
24:12et vive d'esprit.
24:13Des volontaires
24:14sont recrutés
24:15et le réseau
24:15s'élargit peu à peu.
24:19Le travail
24:19des résistants
24:21n'a pas seulement
24:21aidé
24:22à obtenir
24:23les flyers
24:24en action
24:25mais aussi
24:26l'a aidé
24:27avant
24:27qu'ils aient
24:29Thamesford
24:30pour l'Europe
24:32parce qu'ils savaient
24:33qu'ils ont commencé
24:34à réaliser
24:34qu'il y avait
24:35des Européens
24:36qui pourraient
24:37les rescuer
24:38si ils étaient
24:40sous-tités.
24:40C'est un grand
24:41boost de morale
24:42pour qu'ils
24:43connaissent
24:43qu'il y avait
24:44des gens
24:45en Europe
24:45prêts
24:46à les rescuer
24:47si ils étaient
24:47sous-tités.
24:53En juillet
24:541941
24:55Dédé
24:55emprunte
24:56pour la première
24:56fois la ligne
24:57avec 11 personnes.
25:00C'est à ce moment-là
25:01que le groupe
25:02doit traverser
25:02la somme
25:03à la frontière.
25:06Mais une fois
25:07en Espagne
25:07tous les voyageurs
25:08sont arrêtés
25:09à l'exception
25:10de Dédé.
25:17Elle comprend
25:18qu'il lui faut
25:19repenser
25:19le réseau comète.
25:22Elle va devoir
25:23passer un accord
25:23avec le consulat britannique
25:25de Bilbao
25:25pour protéger
25:26ceux qu'elle a fait
25:27venir de France
25:28et de Belgique.
25:31Elle modifie
25:31l'itinéraire
25:32et passe par la campagne.
25:35C'est plus long
25:36mais moins dangereux.
26:08Le consul n'en revient pas
26:09de voir une si jeune femme
26:11lui faire
26:11une telle proposition.
26:31Dédé refuse
26:32tout conseil
26:32et proposition d'aide.
26:35Les autorités britanniques
26:36et belges
26:37aimeraient diriger
26:38le réseau.
26:39Mais pour Dédé
26:40c'est hors de question.
26:43Il s'agit
26:44de son opération.
27:12La ligne comète
27:13est enfin prête.
27:14elle deviendra
27:15le plus grand réseau
27:16d'évasion
27:17en Europe occupée.
27:41Les Britanniques
27:43la surnomment
27:44le facteur.
27:45Le facteur.
27:46Avec elle,
27:46rien ne se perd
27:47en route.
27:48La ligne comète
27:49doit son succès
27:50au réseau de civils
27:51que Dédé recrute
27:52avec brio.
28:07Mais la réussite
28:09finira par lui coûter cher.
28:11fin 1942.
28:12Fin 1942,
28:13la France entière
28:14la France entière
28:14se retrouve aux mains
28:15des nazis.
28:16La filière d'évasion
28:17devient plus dangereuse.
28:20Un danger
28:21qui ne fait que grandir
28:21au fur et à mesure
28:22que les nazis
28:23parviennent à démanteler
28:24le réseau.
28:26Des centaines
28:27de membres
28:27sont dénoncés,
28:28arrêtés,
28:29exécutés
28:29ou envoyés
28:30dans les camps
28:31de concentration.
28:34156 membres
28:35du réseau comète
28:36perdent la vie.
28:39La ligne d'évasion
28:40fermera
28:41à l'arrivée
28:41des alliés
28:42après le débarquement.
28:44Seule une poignée
28:45de ses dirigeants
28:45seront alors encore en vie.
28:48Peut-être
28:49est-ce inéluctable.
28:50En janvier 1943,
28:52la chance tourne
28:52pour Dédé.
28:53Des inondations
28:54rendent la traversée
28:55d'un fleuve
28:55trop dangereuse.
28:58Le rivière
28:59sur la frontière
29:00était en pleine
29:02et ils n'étaient
29:03pas pu
29:03passer
29:04le plus vite
29:04qu'ils aimeraient.
29:06Ils devaient
29:06se couper
29:07dans la maison
29:08mais,
29:09c'est pas
29:10pas possible
29:11qu'ils aimeraient
29:11l'avoir.
29:12Ils étaient
29:12surrounded
29:12de soldats germains
29:14et ont été
29:15arrêtés.
29:17Mais les hommes
29:18sous-estiment
29:19toujours autant
29:20les femmes.
29:21C'est ce qui
29:21sauvera la vie
29:22d'André.
29:24Elle a été
29:25en train
29:25de l'entendre,
29:27interrogée,
29:28arrestée
29:28et elle a
29:29finalement
29:29admis
29:30aux germains
29:31qu'elle
29:32était
29:32la
29:33comète
29:33mais
29:33parce qu'elle
29:34était
29:34si jeune
29:35et si petite
29:36et si féminine
29:37ils ne croient
29:38qu'elle
29:38était en charge
29:39de la
29:59comète
30:21La ligne
30:24comète
30:25continue
30:25d'opérer
30:26pendant
30:26l'incarcération
30:27de Dédé
30:27qui finit
30:29par être
30:29libérée
30:30par les alliés
30:30qui gagnent
30:31du terrain.
30:40Après la guerre
30:42Dédé
30:43Dédé reçoit
30:43de nombreuses décorations
30:44dont la médaille
30:45de la liberté
30:46américaine
30:47est la croix
30:48de Georges
30:48britannique.
30:50Elle a été
30:51décorée
30:52d'une
30:53countess
30:54en 1985
30:55et elle a été
30:56membre de l'armée
30:58belgienne.
31:06Les espionnes
31:07ne sont pas
31:07forcément
31:08des femmes
31:08de terrain.
31:11Bien que méconnues
31:12Kitty Schmidt
31:13a ouvert
31:14un établissement
31:14devenu iconique
31:15dans la culture
31:16populaire.
31:18Il s'agit
31:19d'une maison
31:19close
31:20le salon Kitty
31:21rien d'étonnant
31:22le sexe
31:23et l'espionnage
31:24forment un mélange
31:24explosif.
31:26Kitty
31:27est une femme
31:27pleine de contradictions
31:29jamais elle ne se serait
31:30décrite comme nazie
31:31elle est même
31:32contre l'antisémitisme
31:34et a aidé
31:34de nombreux amis
31:35juifs à fuir.
31:37Elle va pourtant
31:38accepter
31:38de prendre part
31:39à une mission
31:40d'espionnage
31:40non pas au service
31:42des alliés
31:42mais pour aider
31:43les nazis.
32:01Quelques années plus tard
32:02Kitty rentre en Allemagne
32:04avec sa fille
32:04et s'installe
32:05à Berlin.
32:05L'entre-de-guerre
32:07rime avec
32:07amour libre
32:08et émancipation
32:09de la femme.
32:12Women fought
32:13for a place
32:14not only
32:14in the working world
32:15her new self-confidence
32:17brought the woman
32:18with her fashion style.
32:20Dealing openly
32:21with sexuality
32:22was part
32:23of a newly gained
32:24freedom
32:24with cigarette
32:26with cigarette holders
32:26narrow-cut
32:27fringe dresses
32:28and pearl
32:29necklaces
32:30boas
32:31decorated handbands
32:33fans
32:33the woman played
32:34with her charms
32:35and Kitty began
32:37renting out rooms
32:38as a boarding house
32:39one year later
32:41in 1919.
32:46Rapidement, Kitty embauche
32:48des jeunes filles
32:49dans sa pension
32:49pour satisfaire
32:50les caprices
32:51de sa clientèle masculine.
32:52« She opened
32:58her first commercial
32:59saroon
33:00around 1930
33:02which she had
33:04to close
33:04because she served
33:06alcohol
33:06without a license
33:07and in 1935
33:11she opened
33:12second salon
33:13on Kurfürstendamm
33:14and four years
33:16later
33:17in 1939
33:18she finally moved
33:19her salon
33:20at the Giesebrechtstrasse
33:21in the Charlottenbrook district
33:22and it was
33:23on the third floor. »
33:25En pleine période
33:26de libération sexuelle
33:27l'argent coule à flot
33:28pour Kitty
33:29et ses filles.
33:30Kitty endosse
33:31le rôle
33:31de la mère Mackerel
33:32à la perfection.
33:37Malheureusement pour elle
33:38les nazis
33:39s'apprêtent à prendre
33:40le pouvoir.
33:41Ils ont pour programme
33:43de renvoyer les femmes
33:43au foyer
33:44et de faire fermer
33:45l'industrie du sexe.
33:49Les nazis
33:50abordent la prostitution.
33:51« Deutschland
33:52l'armée ! »
33:55Hitler himself
33:56a décrivé
33:57les prostitutes
33:58comme un « dégrace
33:59à l'humanité. »
34:01Les prostitutes
34:01ont été pris
34:02dans la protection
34:02et les portails
34:04sont fermés.
34:05Par exemple
34:06en 1934
34:07il y avait
34:08seulement 20
34:09prostitutes
34:10restés
34:10à Berlin.
34:13En 1939
34:15Kitty change d'adresse
34:17et s'installe
34:18dans un quartier
34:18riche de Berlin.
34:20Le célèbre
34:22salon Kitty
34:22est né.
34:23D'emblée
34:24son établissement
34:25a une certaine
34:26réputation.
34:27Kitty est loin
34:28de se douter
34:28de ce qu'il deviendra.
34:30On le décrit
34:31comme un cabaret chic.
34:33Les clients
34:34sont avant tout
34:35des dignitaires
34:36riches et puissants
34:37dont des nazis
34:38haut placés.
34:43Officiellement
34:43une auberge.
34:44Il s'agit en vérité
34:45d'une opération
34:46de haut vol.
34:47On remet au client
34:48une liste
34:49des filles avec photo
34:49à leur arrivée.
34:51Pour ne pas décevoir
34:52ces hommes de pouvoir,
34:53Kitty choisit
34:54ces filles avec soin.
34:55« Kitty attachait
34:57great importance
34:59l'éducation,
35:00l'éducation,
35:01l'éducation,
35:01et les manières.
35:02Les filles
35:03étaient belles,
35:04smartly dressed,
35:05intelligentes,
35:06multilinguales
35:08et leurs 20s et 30s. »
35:11L'avenir de Kitty
35:12se dessine
35:13en avril 1939.
35:15De hauts dirigeants
35:16lui proposent
35:16d'embaucher
35:17plusieurs agentes nazis
35:18pour déterminer
35:20la loyauté
35:20de certains clients
35:21membres du parti.
35:23Kitty refuse
35:25poliment
35:25mais fermement,
35:26preuve de son dédain
35:27pour l'idéologie nazie.
35:29Mais ils savent
35:30désormais
35:31ce qu'elle pense d'eux.
35:33Hélas,
35:34dire non aux nazis
35:35est rarement
35:35une bonne idée.
35:36L'heure est venue
35:37pour elle de fuir.
35:39Le 28 juin 1939,
35:42Kitty plie bagage.
35:44Elle veut quitter
35:45le pays,
35:46retourner à Londres.
35:47Mais elle est capturée
35:48en route.
35:50Torture,
35:51chantage,
35:52nul ne sait
35:52ce qui s'est passé
35:53à son arrestation.
35:55Néanmoins,
35:55peu d'options
35:56s'offrent désormais
35:56à elle.
35:58Elle a été
36:00incursorée
36:00et tortue,
36:02au final,
36:03mentalement.
36:03Mais c'est probablement
36:05plus de fictions
36:05que des faits.
36:06C'est probablement
36:08que Kitty
36:08soit en sorte
36:09en co-opération.
36:11Mais Kitty
36:12était business-minded
36:13et street-smart.
36:14Elle savait
36:15que si le gestapo
36:17ou l'Ess
36:18voulaient quelque chose,
36:19il n'y avait pas
36:21de façon
36:21pour qu'elle
36:22résister.
36:23Après avoir été
36:24emprisonnée
36:25et rouée de coups,
36:26Kitty accepte
36:27de coopérer.
36:28On lui fait une offre
36:29qu'elle ne peut pas
36:30refuser.
36:31Kitty doit s'engager
36:32à obéir
36:33à tous les ordres
36:34et à garder le secret.
36:36En échange,
36:37elle sera libérée
36:37et continuera
36:38à diriger le salon
36:39comme si de rien n'était.
36:42À condition
36:43d'obtempérer.
36:45Kitty accepte.
36:46Le salon Kitty
36:47appartient désormais
36:48aux nazis
36:48et elle aussi.
36:50Et le chef
36:51de la police intérieure,
36:52Reinhard Heidrich,
36:53entend bien en profiter
36:54pour obtenir
36:55des informations.
37:15Heidrich compte faire du salon
37:16un lieu de séduction
37:17et de camaraderie.
37:19Ainsi,
37:20même le plus fiable
37:21des diplomates
37:22pourrait se laisser aller
37:23et révéler des informations
37:24à une femme.
37:26Les travaux débutent
37:27pour transformer
37:28cette maison-close
37:29huppée
37:29en centre d'espionnage
37:31nazi dernier cri.
37:32Les chambres sont agrandies
37:34et somptueusement décorées.
37:37On y trouve
37:38de magnifiques fauteuils
37:39et rideaux en velours,
37:40des vitrines en cristal,
37:42un piano à queue
37:42et un gramophone.
37:44Dans les couloirs,
37:45des lampes roses
37:46brûlent jour et nuit.
37:47Une décoration raffinée,
37:49discrète
37:50et pour le moins
37:50suggestive.
37:53Mais l'opération
37:54de surveillance
37:55clandestine
37:56est encore plus impressionnante.
37:59Il y avait
38:00double walls,
38:01modernes
38:01l'écoutes
38:01et l'automatique
38:03long-distance
38:04transmission.
38:05Cables
38:06étaient
38:06sur les
38:07carpets,
38:08moldings
38:09et picture
38:09frames
38:10sur les couloirs.
38:12Un total
38:12de 48
38:15microphones
38:15étaient
38:16dessous
38:16derrière
38:16des
38:18lampshades,
38:18tableau,
38:19vases
38:20et il y avait
38:22des caméras secretes
38:23dans toutes
38:24les 9
38:25rooms.
38:25Dans le bas,
38:26deux officiers
38:27ont pris
38:28un tour
38:28de l'écoutes
38:29de leurs
38:29parlées.
38:31Après un mois
38:32de travaux,
38:33tout est prêt.
38:35Entre temps,
38:35des espionnes
38:36un peu particulières
38:37sont recrutées.
38:39L'annonce précise,
38:40nous recherchons
38:41des femmes
38:42et des filles
38:43intelligentes,
38:43polyglottes,
38:44nationalistes
38:45mais aussi
38:46nymphomanes.
38:47La brigade
38:48des mœurs
38:48de Berlin
38:49arrête
38:50des dizaines
38:50de prostituées.
38:52Parmi les plus
38:52séduisantes,
38:53elles sélectionnent
38:54celles qui ont
38:54les qualités
38:55nécessaires
38:55pour devenir
38:56les agentes
38:57du salon Kitty.
38:58Les candidates
38:59choisies
39:00intègrent la SS
39:01et doivent jurer
39:02allégeance
39:02à Hitler.
39:04L'homme
39:05qui a dit
39:05d'elles
39:06qu'elles étaient
39:06une honte
39:07pour l'humanité.
39:10On apprend
39:11aux nouvelles recrues
39:12les bonnes manières,
39:13l'autodéfense,
39:14les premiers secours
39:15et l'art
39:16de la conversation.
39:17Ainsi que des techniques
39:19visant à satisfaire
39:20les clients
39:20les plus exigeants.
39:22En mars 1940,
39:24Kitty dispose
39:25de 20 nouvelles filles
39:26destinées
39:27à des clients
39:27particuliers.
39:29Les affaires
39:29sont florissantes.
39:55On ignore
39:56ce qui s'est passé
39:57exactement
39:58derrière ces murs.
39:59mais on raconte
40:00que le salon
40:01est fréquenté
40:01par des nazis
40:02de haut rang,
40:03dont Joseph Goebbels.
40:08Knowing the Nazis
40:09and of the debauchery
40:11of some of the leading
40:12figures of the regime,
40:14we can imagine
40:15that the salon Kitty
40:16had its share
40:17of it as well.
40:19Goebbels is reported
40:21to have watched
40:22a private lesbian
40:23show at the salon Kitty,
40:24for example.
40:25Nightly visits
40:26have been paid
40:27by the Royal Air Force
40:27and it's a great comfort
40:29to know
40:29that the Germans
40:30are getting it
40:31in the neck.
40:31En 1943,
40:33le salon Kitty
40:34est bombardé
40:35par la Royal Air Force.
40:36Le troisième
40:37et le quatrième étage
40:38sont détruits.
40:39Les nazis
40:40abandonnent
40:40leurs activités
40:41d'espionnage
40:42et Kitty
40:43récupère les lieux.
40:45Entre temps,
40:46elle a caché
40:47une femme juive
40:48et lui a sauvé la vie.
40:50Finalement,
40:51ses convictions
40:52sont restées intactes.
40:54Reste à savoir
40:55si cette opération
40:56a été utile aux nazis.
40:59Franchement,
41:00nous ne savons pas.
41:02Le salon Kitty
41:03était probablement
41:04plus une fantaisie
41:05de Heidrich
41:05et de certains
41:06de ces lieutenants,
41:09inspirés
41:09par leur admiration
41:11des noveles britanniques
41:12et du service britannique.
41:14Mais les nazis
41:16ne croient pas
41:17à personne,
41:18en particulier
41:19leurs propres
41:20et ils étaient
41:21extrêmes
41:22de contrôle.
41:23Dans ce regard,
41:24le salon Kitty
41:25reste un symbole
41:26du désir
41:27des nazis
41:27de connaître
41:29tout,
41:29de spire
41:30sur tout le monde,
41:32partout,
41:33chaque fois,
41:34même pendant le sexe.
41:37En quelques années seulement,
41:39la Gestapo réalise
41:40environ 70 000
41:41enregistrements
41:42au salon Kitty.
41:44Tous ont été
41:45perdus ou détruits,
41:46passés sous silence
41:47et oubliés.
41:50Kitty Schmitt
41:51meurt en 1954
41:52à 71 ans.
41:55Son avis de décès
41:56reflète la façon
41:57dont elle a mené
41:58sa vie,
41:59dissimulant un pan
42:00de la vérité
42:01et laissant planer
42:02le secret
42:02à tout jamais.
42:05Elle est décrite
42:05comme la propriétaire
42:06d'un établissement
42:07s'inspirant
42:08des coutumes parisiennes
42:09et l'organisatrice
42:11de divertissements galants
42:12privilégiés
42:13par le Troisième Reich
42:13pour ses invités étrangers.
42:23Les mensonges,
42:24la supercherie
42:25et l'espionnage
42:25ne sont pas faits
42:26pour tout le monde.
42:28En temps de guerre,
42:30seules les femmes
42:31aux talents exceptionnels
42:32sont attirées
42:32par ces missions.
42:37La pression constante
42:38peut s'avérer difficile
42:39à gérer.
42:40De nombreuses vies
42:41en dépendent,
42:42y compris la leur.
42:43leur performance
42:44doit être impeccable.
42:46Il faut avoir
42:47les nerfs solides
42:48et en faire une arme
42:49tout en restant
42:51détendue et concentrée.
42:53Pour cela,
42:54rien de tel
42:54qu'une habituée
42:55de la scène.
42:56Jésveen Baker
42:57was born in St. Louis
42:59in 1906.
43:00She's African-American.
43:03They are poor people.
43:05This is a rough life.
43:08She becomes interested
43:09in the stage
43:10very young.
43:12and she is
43:13a comic actor
43:15and dancer.
43:17She ends up
43:18going to France
43:19as a very young woman
43:21with a review
43:23that performs in Paris.
43:28It's here
43:28that Josephine Baker
43:30gets to know
43:30her great pleasure.
43:33Her shows
43:34are appreciated
43:35by the public
43:35and after the racism
43:37that she was victim
43:38in St. Louis,
43:39the Paris tolerance
43:40has something
43:40liberating.
43:42she quickly became
43:43the toast of Paris.
43:45Hemingway wrote about her,
43:47Picasso painted her.
43:49She became the star
43:50of an operetta.
43:51She became the star
43:52of a film.
43:54So at that time,
43:55she was most likely
43:56the wealthiest black woman
43:58in the world.
44:00In the years
44:01of the 20th century,
44:01Josephine
44:02participes
44:02of the film
44:03La Revue Nègre.
44:04She never marked
44:05the popular culture
44:06from the beginning
44:07of the 20th century.
44:08She feels
44:09with her famous
44:10dance sauvage
44:11when she wears
44:13a baguette
44:14and a pearl
44:15of pearls.
44:17Of course,
44:18a black woman
44:18half-nue
44:19who dance
44:20in a provoc
44:20can also
44:21get an indignation.
44:23Rien d'étonnant
44:25à ce que
44:25l'extrême-droite
44:26autocrate
44:26la déteste.
44:28Pour eux,
44:29elle est le symbole
44:30de la dépravation
44:31progressiste.
44:34Le ministre
44:35de la propagande,
44:36Joseph Goebbels,
44:37qualifie même
44:38son spectacle
44:39d'art dégénéré.
44:40Les nazis
44:41l'ont en horreur
44:42et vice versa.
44:44Jamais
44:45Joséphine
44:45n'oubliera
44:45la façon
44:46dont ils l'ont
44:46traité.
44:51Tandis que
44:52la machine
44:52de guerre
44:52d'Hitler
44:53se met en marche,
44:54les services
44:55secrets français
44:55à court d'argent
44:56sont en quête
44:57d'un agent amateur.
45:00Quelqu'un
45:01prêt à travailler
45:01gratuitement
45:02pour protéger
45:03son pays.
45:06Quand le nom
45:07de Joséphine
45:07Baker
45:08commence à circuler,
45:10beaucoup déclarent
45:10que les femmes
45:11sont trop sensibles
45:12et trop fragiles
45:13pour être espionnes.
45:16Quand
45:16Joséphine
45:17Baker
45:17s'est
45:18un
45:18d'un
45:18d'un
45:19d'un
45:19d'un
45:19d'un
45:19d'un
45:19d'un
45:19d'un
45:19d'un
45:20Jacques
45:20Abti
45:21qui
45:21était
45:21le
45:22d'un
45:22d'un
45:22d'un
45:22d'un
45:23d'un
45:23d'un
45:23d'un
45:23d'un
45:24d'un
45:24d'un
45:25d'un
45:26d'un
45:26d'un
45:26d'un
45:26d'un
45:26d'un
45:26d'un
45:26d'un
45:27d'un
45:28d'un
45:28d'un
45:29d'un
45:29d'un
45:29d'un
45:33d'un
45:36malgré
45:37ces doutes,
45:38les services
45:38secrets
45:38rencontrent
45:39Joséphine.
45:40Son aura
45:40de star
45:41a rapidement
45:42raison d'eux.
45:45quand il lui
45:45demande si elle
45:46accepterait de devenir
45:47espionne,
45:48Joséphine répond que la France lui a tout donné et qu'elle lui doit bien cela.
45:53Les services secrets comprennent vite qu'elle leur ouvrira de nombreuses portes.
46:00So, it might seem crazy that a star would become a spy, but it actually worked quite well because stars
46:14move amongst us and they can use this incredible fame as actual cover
46:22because people are not scrutinizing them the way a border crossing guard is not gonna, you know, check out Josephine
46:30Baker, a celebrity, to, you know, see if they are transporting materials.
46:34They're kind of become above the law, even during a war.
46:40Joséphine a pour première mission d'obtenir le plus d'informations possible dans les soirées mondaines.
46:47Nous sommes à la fin des années 30.
46:49Les pays alliés jouent des coudes pour connaître les intentions de chacun au cas où l'Allemagne déclarerait la guerre.
46:57Joséphine s'invite dans les ambassades, les ministères, les cabarets et les soirées huppées.
47:04La vedette est la bienvenue partout et use de ses charmes pour délier la langue des hauts dignitaires.
47:10Lors d'une soirée à l'ambassade d'Italie, on lui révèle une information précieuse.
47:15L'Italie songe à conclure un pacte avec les nazis.
47:20Elle s'immisce aisément dans différents cercles et dérobe des secrets de guerre.
47:25Elle est adorée et adulée de tous.
47:27Personne ne la repère.
47:29Joséphine a utilisé son accès à des gens pour charmer l'information de les gens qu'elle rencontre dans ses
47:37cercles sociaux.
47:55Une fois la guerre déclarée, Joséphine ne peut se contenter des fêtes et des soirées.
48:01Elle décide de prendre son envol car il s'avère qu'elle a passé son brevet de pilote.
48:07Elle survole l'Europe occupée et largue des vivres et du matériel aux Pays-Bas et en Belgique.
48:15Plus tard, elle s'engagera même dans l'armée de l'air.
48:19Actrice, danseuse, chanteuse, espionne et pilote.
48:24Début juin 40, juste avant que les Allemands envahissent Paris, Joséphine fut la ville qu'elle aime tant.
48:32La scène lui est devenue interdite, comme à tous les Noirs et à tous les Juifs.
48:37Elle se réfugie dans son château en Dordogne.
48:40Elle est loin d'y être en sécurité.
48:42Bien que techniquement en zone libre, sous l'autorité du gouvernement fantoche de Vichy, sur place, la résistance se taire.
48:50Mais qui pourrait bien suspecter la résidence de Joséphine Baker ?
49:16Mais Joséphine ne peut pas rester dans son château indéfiniment.
49:19On lui propose une autre mission.
49:21Cette fois, elle doit transporter un dossier de la plus haute importance au Portugal.
49:27Ils sont révélés les identités d'agents nazis présents en Grande-Bretagne.
49:32Des informations capitales.
49:34Mais le chemin à parcourir grouille de nazis.
49:39Elle prend le volant pour traverser l'Espagne et atteindre l'ambassade britannique de Lisbonne.
49:45Elle emporte des capsules de cyanure, au cas où.
49:50Elle dissimule des photos de navires envahissant la côte et d'avions d'interception nazis dans ses tenues de spectacle
49:55et ses affaires de maquillage.
50:02Les services secrets misent tout sur ce qui fait de Joséphine l'espionne idéal, son aura de star.
50:08Une des missions de Joséphine les plus intensifiées est smuggler des photos de France à Lisbonne.
50:40Joséphine avance sans la moindre difficulté.
50:42Au lieu de fouiller ses bagages, les Allemands vont chercher leur compagne pour qu'elle rencontre la grande Joséphine Becker.
50:50En 1941, elle s'installe au Maroc.
50:54Elle effectue de nombreux voyages en Espagne avec des renseignements épinglés dans ses sous-vêtements.
51:00Elle ne se fera jamais pincer.
51:02Joséphine would actually smuggle intelligence hidden in her negligee or in her undergarments.
51:09She's like, you know, who is going to search me down to that level?
51:13I dare them.
51:18Après la guerre, elle cesse ses activités d'espionnage et continue de ravir le public avec ses spectacles.
51:25Aux États-Unis, elle refuse de se produire dans des villes soumises à la ségrégation.
51:30Elle devient une force vive du mouvement des droits civiques et soutient Martin Luther King.
51:37Joséphine Becker décède en avril 1975 à l'âge de 68 ans.
51:42À Paris, 20 000 personnes lui rendent hommage lors de ses funérailles.
51:47Elle sera la première femme américaine à recevoir les honneurs militaires français.
51:52Joséphine Becker était tellement efficace dans son travail de espionnage
51:57que Charles de Gaulle a fait de lui un membre honneur des forces frères libres.
52:03Et quand elle a mort à Paris, en 1970, elle a été gouvernée de 4 honneurs militaires à son funéraux.
52:13Intelligence, courage et patriotisme.
52:16Voilà ce qu'avaient en commun les meilleurs espionnes de la Seconde Guerre mondiale.
52:21Mais ce n'est pas tout.
52:23Un autre atout les différenciait de leurs homologues masculins et les a aidés à tromper l'ennemi.
52:30Leur meilleure arme est leur invisibilité.
52:34Les hommes les ignorent, les sous-estiment.
52:37Ils ne se rendent même pas compte de leur présence, jusqu'à ce qu'il soit trop tard.
52:42Leur statut de femme leur permet de se déplacer plus facilement,
52:45de créer de nouvelles lignes d'évasion et d'atteindre la victoire à leur façon.
52:51Elles ont à jamais changé le monde de l'espionnage.
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