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  • il y a 8 heures
Chaque week-end, l’émission pilotée par Philippe Gaudin avec à ses côtés Dominique Rizet, consultant police/justice BFMTV, traite d’un événement majeur de la semaine, ainsi que d’autres affaires qui sont revenues sur le devant de la scène.

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Transcription
00:00C'est un autre dossier qui nous passionne tout autant et qui n'a pas fini de livrer sa vérité.
00:04Il y a une garde à vue en cours, c'est un homme de 78 ans et une tentative d
00:07'incendie sur la maison des grands-parents d'Émile au Auvernais,
00:10à l'endroit même où le petit garçon avait disparu il y a presque trois ans.
00:13Alors pour en parler, j'accueille mes invités qui sont en train de s'installer, c'est ce qui fait
00:17le charme de cette émission.
00:18Valentin Doyen, journaliste, c'est vous qui avez couvert avec Boris Carlamos l'affaire pour BFM TV.
00:23Vous êtes l'auteur d'Émile, le voici votre livre, Les zones grises de l'antenne.
00:28Philippe Zdanevitch, journaliste, journaliste, pardon, gendarme, analyste, colcaise de l'association Indicea.
00:36Boris Carlamos, vous êtes journaliste Pégide, BFM TV, c'est vous qui suivez ce dossier pour BFM TV.
00:40Et on va commencer Boris par ce qui se passe en ce moment.
00:42Cette garde à vue dont je parlais tout à l'heure, qui est prolongée, les dernières infos, qu'est-ce
00:46que vous pouvez nous dire ?
00:47Oui, il y a donc cet homme âgé de 78 ans qui a été interpellé hier matin à 6h dans
00:51un hôtel du Vernet
00:53puisqu'il est suspecté d'être l'auteur de plusieurs départs de feu autour de la maison secondaire du couple
00:59Vedovini,
01:00les grands-parents d'Émile qui se situent dans ce hameau là-même où le petit garçon a disparu il
01:04y a bientôt 3 ans.
01:06Il y avait une forte odeur d'essence sur place quand les sapeurs-pompiers sont arrivés.
01:09En réalité, c'est un jeune habitant du hameau qui a donné l'alerte.
01:13Et les enquêteurs se sont aperçus que cet homme, qui est toujours en garde à vue,
01:17il avait réservé la veille une chambre d'hôtel et qu'il s'était renseigné sur cette résidence secondaire.
01:24Selon les informations de BFM TV, il a pu échanger avec de nombreux habitants,
01:28se faisant passer pour un journaliste néerlandais qui réalisait un reportage sur la baisse du tourisme
01:35depuis le début de l'affaire Émile.
01:37Il est inconnu des services de police et de justice, il est toujours en garde à vue.
01:42Et sa garde à vue, c'est une information de BFM TV, elle a été prolongée de 24 heures supplémentaires.
01:48Des auditions qui sont en cours et d'autres investigations,
01:51puisque l'on a appris ce matin que les gendarmes allaient désormais s'intéresser à la téléphonie de cette personne
01:56pour voir s'il y a des bornages dans les mois sur la période où le petit garçon a disparu.
02:02Donc plusieurs questions qui vont être posées à cet homme pour tenter de comprendre tout d'abord ses motivations.
02:07Est-ce qu'il y a une vengeance personnelle ou s'il y a un lien ou non
02:11dans la disparition et la mort du petit ami ?
02:12Maurice, quel intérêt de se faire passer pour un journaliste ?
02:15Si cet homme de 78 ans veut incendier la maison, il va incendier la maison.
02:19Pourquoi est-ce qu'il se montre avant dans tout le village en faisant croire qu'il est journaliste ?
02:23Ça, c'est la question que je cherche à comprendre,
02:25c'est les réponses que cherchent à avoir les enquêteurs aujourd'hui.
02:28Pourquoi est-ce que ce monsieur a fait un véritable stratagème ?
02:31Il est totalement extérieur à cette région du Auvergne puisqu'il est domicilié à Marseille.
02:36Son domicile par ailleurs, son domicile marseillais, hier a été perquisitionné par les gendarmes en fin de journée.
02:42Il y avait donc une sorte de pré-méditation puisqu'il avait réservé cette chambre.
02:45Il a fait toutes les démarches pour avoir un maximum de renseignements sur cette maison.
02:50Et puis il s'est rendu sur place.
02:52Du moins, c'est ce que soupçonnent les enquêteurs pour tenter d'y mettre le feu.
02:56On ignore ses motivations à l'heure où l'on se parle.
02:58Alors, on va joindre l'avocate Maître Colombani, Isabelle Colombani, l'avocate du grand-père d'Émile.
03:03Bonjour Maître, merci d'être avec nous.
03:05Vous êtes montée hier avec votre client et sa femme au Auvergne, constater les dégâts.
03:10Une question simple, quel est l'état d'esprit du grand-père d'Émile et de la grand-mère d
03:15'Émile ?
03:16Oui, bonjour Madame Bravenes.
03:18Écoutez, vous comprendrez bien aisément qu'après le moment de stupeur,
03:23quand vous êtes revenu en pleine nuit par les gendarmes,
03:25vous indiquant que votre résidence secondaire est en train de brûler,
03:29il y a l'inquiétude, la peur, une forme d'angoisse,
03:32parce qu'ils se demandent s'ils sont en sécurité chez eux.
03:38Alors, ils ont certes fait équiper leur domicile personnel d'un système de surveillance,
03:43mais cet incendie dans la résidence secondaire ravive bien de mauvais souvenirs et bien de douleurs.
03:50Mais qui peut leur en vouloir, pardon de cette question si ouverte,
03:53mais qui peut leur en vouloir aux grands-parents d'Émile ?
03:56J'oserais vous répondre la France entière ou la moitié de la France.
04:00Tous ceux qui, depuis la sortie des gardes à vue d'Anne et Philippe Vellolini,
04:06pensent que le coupable est encore au sein de la famille.
04:09Tous ceux qui, derrière l'anonymat des réseaux sociaux ou de lettres anonymes,
04:14n'hésitent pas à les menacer de mort,
04:16n'hésitent pas à échafauder des hypothèses plus farfelues les unes que les autres pour les accuser.
04:24Tous ces gens-là, c'est des gens qui peuvent leur en vouloir,
04:27alors que vous le savez aussi bien que moi,
04:30l'enquête a vraiment passé au peigne fin toute leur vie, leur emploi du temps, leurs habitations.
04:38Eh bien, malgré tout, le soupçon peut pousser des gens à des actes qui sont irréfléchis.
04:46Enfin, irréfléchis, je vais peser mes mots,
04:48parce que là, dans le cas d'Espèce, la personne avait quand même bien prémédité son acte.
04:53Alors, vous restez avec nous, Maître Colombani.
04:55Boris Carlamour, vous avez une réaction des grands-parents d'Émile qui nous est parvenu par BFM TV.
05:01Oui, absolument. On sait que leur parole est rare,
05:03mais Anne et Philippe Védovigny ont tenu à adresser à BFM TV un message après cette tentative d'incendie.
05:08Aujourd'hui, disent-ils, nos enfants et nous-mêmes sommes en danger,
05:12car après les gardes à vue, nous avons été broyés et jetés en pâture dans les médias
05:17et il restera toujours des personnes soucieuses de nous faire du mal.
05:21C'est ce que disent effectivement les grands-parents d'Émile.
05:24Et Maître Colombani, vous restez avec nous.
05:26Valentin Doyen, quel statut ont-ils ces grands-parents aux yeux des enquêteurs et des magistrats ?
05:32C'est la bonne question et c'est la question qu'il se pose.
05:35Et je pense que c'est la question que se posent Maître Colombani et son confrère Maître Pinelli
05:39qui défend les intérêts d'Anne Védovigny.
05:41C'est-à-dire qu'ils n'arrivent pas à savoir,
05:43ils n'arrivent pas à savoir, même auprès des magistrats ou des enquêteurs,
05:49s'ils sont victimes dans cette affaire ou s'ils sont toujours suspects.
05:53Et d'ailleurs, je pense qu'on arrive au bout de quelque chose.
05:55Maître Colombani l'a dit, elle ne peut peut-être pas rentrer dans l'ensemble des détails,
05:58mais il y a eu des objets qui ont été saisis en décembre dernier dans les résidences des grands-parents,
06:04que ce soit à la Bouilladis ou que ce soit au Vernet.
06:07Tout a été rendu. Rien n'était placé sous scellé.
06:10Et donc, l'affaire a bientôt trois ans.
06:118 juillet 2026, ça fera trois ans jour pour jour que cet enfant a mystérieusement disparu.
06:16Et les grands-parents ne savent toujours pas.
06:17Il va bien falloir qu'il puisse avancer, se construire en étant pleinement parti civil ou toujours suspecté.
06:25Et c'est peut-être cette ambivalence qui, aujourd'hui, les met dans une difficulté
06:29et met également dans l'incertitude les millions de personnes qui s'intéressent à ce dossier.
06:35Pardon, j'entendais Maître Colombani qui nous parlait tout à l'heure.
06:40Il nous disait, bon, les grands-parents qui disent, voilà, la phrase que lui Boris,
06:43qui ont été jetés en pâture par les médias.
06:45On a notre part de responsabilité, bien sûr.
06:47Mais c'est vrai que quand même, les enquêteurs, Maître,
06:49reviennent toujours, toujours vers cette même piste de la famille.
06:53On est revenu pour les vélos, on est revenu pour le bac à fleurs devant la chapelle.
06:59Et on a l'impression quand même que les enquêteurs tournent toujours autour du grand-père, de la grand-mère.
07:05Ce n'est pas seulement les médias qui font du grand-père et de la grand-mère les suspects.
07:11Alors, M. Rizé, déjà, vous utilisez le mot « on ».
07:15« On », c'est tout le monde des personnes.
07:17Alors, peut-être que certains journalistes pensent qu'on tourne toujours autour de la famille.
07:23Je vais corriger ce que vous êtes en train de dire.
07:25En ce qui concerne la jardinière devant l'église, je ne vois pas en quoi ça pouvait concerner la famille.
07:31Ça a été vite écarté.
07:32Et en plus, cette jardinière ne nous appartenait pas.
07:35– La famille, il y a cette église à laquelle elle s'est recueillie, souvent.
07:39– Comme dans toutes les églises et chapelles du village, et d'ailleurs, M. Rizé,
07:44je crois que quand on se recueille, on se recueille dans des églises,
07:48là où on vit ou là où on séjourne.
07:50En ce qui concerne les vélos, je sais effectivement que votre chaîne,
07:55il y a passé beaucoup de temps, je crois que j'avais vu presque 48 heures,
07:58et je vous le dis très honnêtement, ça m'avait même un peu agacée.
08:01Surtout que lorsque les vélos ont été restitués…
08:04– On a donné l'information, maître Colombagne.
08:06– Vous l'avez relayé ?
08:08– Tout à fait, je l'ai vu, mais le grand public, lui, ne comprend pas.
08:13Ce qu'il faut dire, c'est que si on avait trouvé quelque chose de suspect sur les vélos,
08:17on n'aurait pas pu les restituer, parce que les vélos auraient été placés
08:21sous scellés judiciaires dans le cadre d'un éventuel procès.
08:25Ce qu'il faut dire aussi, M. Rizé, et vous le savez,
08:28parce que je vous suis depuis des années sur les écrans,
08:31et vous connaissez trop bien la matière pour passer à côté de cela,
08:34vous savez que le domicile de grands-parents,
08:37les domiciles des grands-parents ont été fouillés, ont été perquisitionnés.
08:42Je ne vais pas aller plus loin, parce que je suis tenu par le secret de l'instruction,
08:45mais même d'autres choses ont été effectuées,
08:48et on sait très bien qu'il n'y a plus aucun doute
08:52sur ces objets qui ont été restitués sur leur domicile.
08:56Et moi, ce que j'ai dit à mes clients, j'ai dit,
08:58heureusement que cet incendie n'est pas arrivé avant qu'on fasse toutes ces opérations
09:03de chez vous, parce qu'on aurait trouvé quelques personnes un petit peu chagrines
09:08qui auraient peut-être pu sous-entendre que c'est vous qui faisiez brûler votre habitation.
09:13Dieu merci, ça a été fait bien après, toutes les opérations avaient été effectuées
09:18par les enquêteurs, et il n'y avait absolument plus rien à exploiter
09:21au domicile des grands blancs.
09:23Alors, avançons ensemble. Il y a des puces de volaille,
09:26il y a des excréments de chauve-souris qui ont été découverts
09:29sur les ossements et sur les vêtements du petit Émile.
09:31Qu'est-ce qu'on peut en déduire, Valentin Doyen ?
09:34Il y avait aussi une histoire de ficelle.
09:36Est-ce que vous pouvez nous rééclairer sur ce qui avait été retrouvé ?
09:39Ça, c'est ce qui a été retrouvé il y a plusieurs mois de cela.
09:42Mais on ne l'apprend qu'aujourd'hui.
09:43Mais on ne l'apprend qu'aujourd'hui.
09:44Ça veut donc dire que les enquêteurs ont ces éléments,
09:46puces de volaille, fientes de chauve-souris,
09:49traces de ficelles agricoles, micro-fibres qui ont été décelées
09:52lors des analyses des restes de ce garçon.
09:54Donc, les enquêteurs, fort heureusement,
09:56ont six mois, voire huit mois d'avance sur nous.
09:58Ce que je peux vous dire, c'est qu'il y a des investigations
10:00qui ont été menées rapidement suite à l'obtention de ces informations.
10:04Et pour l'instant, ça ne permet pas de faire manifester la vérité.
10:07Alors, qu'est-ce qu'on peut en déduire ?
10:09Je pense finalement pas grand-chose.
10:10Est-ce que parce qu'on trouve de la ficelle agricole,
10:13c'est un agriculteur ?
10:13Non. Beaucoup de personnes au Vernez utilisent cette ficelle.
10:16sans être agriculteur.
10:18Est-ce que parce qu'on trouve une fiante de chauve-souris,
10:20on a forcément un nid de chauve-souris dans son grenier,
10:23dans sa grange ou dans son écurie ?
10:24Non. Parce que c'est encore un endroit, fort heureusement,
10:27préservé pour la biodiversité.
10:30Et il y a des chauve-souris qui se baladent,
10:32enfin qui volent au Vernez comme au Vernez.
10:35En revanche, ce qui est certain,
10:37c'est que ça oriente de nouveau les enquêteurs
10:39vers cette possibilité que la dépouille d'Émile
10:41a été cachée quelque part dans un endroit abrité.
10:44Mais ça, le procureur Blachon,
10:46il y a plus d'un an de cela à l'issue des gardes.
10:48On ne l'avait pas cachée.
10:50Donc, finalement, est-ce que ça peut nous orienter
10:52vraiment vers quelque chose ?
10:54Je ne sais pas.
10:54Ce qui est certain, c'est que ça oriente
10:55très certainement les partis civils sur
10:57il existe d'autres possibilités que la famille.
11:00Il serait peut-être temps
11:01d'y mettre autant d'implication
11:04que ce qui a été mis sur la famille.
11:05Dans les autres pistes, Maître Colombani,
11:07est-ce qu'il reste des lieux
11:08qui n'ont pas été explorés, selon vous ?
11:11Et lesquels ?
11:11Puisque, je rappelle, vous avez déposé
11:13des demandes d'actes auprès des magistrats
11:15pour essayer de faire avancer le dossier
11:18et d'expliquer qu'il y avait peut-être
11:19des pistes qui n'avaient pas été suffisamment fouillées.
11:22Alors, oui, je peux vous dire oui,
11:24il reste des lieux qui n'ont pas été explorés.
11:28Bien évidemment, cette enquête a été colossale.
11:30Mais il faut faire la différence
11:32entre des visites domiciliaires,
11:34entre des habitations, des granges, des hangars
11:37qui ont pu être ouvertes
11:39pour faire des recherches particulières
11:41et notamment chercher un enfant
11:43qui était vivant dans les premiers jours
11:45de sa disparition.
11:46Et ensuite, les actes que nous avons demandés
11:49et permettez-moi, bien évidemment,
11:51de réserver aux magistrats instructeurs
11:53les lieux, je ne peux pas vous les donner à l'antenne,
11:55mais nous avons ciblé avec Maître Pinelli
11:58un certain nombre de bâtiments
12:00qui n'ont pas fait l'objet de perquisition,
12:03qui n'ont pas fait l'objet de prélèvements
12:05et qui présentent un intérêt
12:07au regard des conclusions d'expertise
12:10dont vous venez de faire état.
12:11Alors, avec nous également,
12:13le général Daoust qui est en direct avec nous.
12:16On le rappelle, directeur du centre de recherche
12:22ancien patron de l'IRCGN,
12:23l'Institut de Recherche Criminelle.
12:24Ancien patron de l'IRCGN,
12:25voilà, je suis en train de m'y perdre.
12:27Merci d'être avec nous,
12:28général Daoust.
12:29J'ai une question.
12:30Il y a plus de 100 prélèvements ADN
12:33qui ont été réalisés ces derniers mois.
12:35Sur qui ? Pourquoi ?
12:37Et vous qui connaissez un peu les labos,
12:39quand peut-on attendre ces résultats
12:41et que peut-on finalement déduire
12:43de ce retour des prélèvements
12:45quand on les aura ?
12:46Alors, les prélèvements,
12:47c'est ce qu'on appelle
12:49un prélèvement massif d'ADN
12:51sur une population donnée.
12:54La population, on sait que c'est
12:55la population du Haut-Vernay.
12:57Vernay, plus tous les touristes
12:58qui ont été ciblés et identifiés
13:02pendant la période de la disparition
13:04du petit Émile.
13:06Donc, ces prélèvements sont faits.
13:08Il y en a plus d'une centaine.
13:10Une centaine de prélèvements,
13:11il faut 24 heures pour avoir les résultats
13:14de chaque personne.
13:16Mais la difficulté pour l'expert
13:19qui va devoir déterminer
13:23à qui ça correspond,
13:25c'est surtout à qui ça correspond
13:26avec le ou les ADN qui ont été retrouvés
13:29sur les restes des 1 000.
13:32Et on sait que ce sont des ADN partiels.
13:35C'est-à-dire qu'au lieu d'avoir un ADN,
13:37un profil complet,
13:38qui est comparable en quelques secondes,
13:41eh bien, un ADN partiel,
13:43ça peut demander plusieurs semaines
13:44pour essayer de le rapprocher.
13:47C'est-à-dire que, je vais vous donner
13:49un exemple,
13:50vous avez 15 chromosomes
13:53sur lesquels on va faire l'analyse.
13:56Sur chaque chromosome,
13:58on relève deux allèles,
13:59c'est-à-dire un code génétique de la maman
14:04et un code génétique du papa.
14:06Très bien, ça fait 30 possibilités
14:09de comparaisons.
14:11Quand vous avez un ADN complet,
14:13on le voit tout de suite.
14:14Quand vous avez un ADN partiel
14:16qui porte par exemple
14:17sur seulement 10 allèles,
14:19eh bien, 10 allèles,
14:20vous allez retrouver ces allèles en commun
14:22dans une partie de la population
14:24sans que vous puissiez dire
14:26qui est qui.
14:28Donc, pour traduire,
14:31ça va prendre quand même
14:32un certain nombre de temps,
14:33quelques semaines,
14:34voire quelques mois.
14:35Valentin Doyen,
14:36vous voulez rajouter quelque chose
14:37sur ces prélèvements ?
14:38Oui, on se focalise
14:39sur cette trace ADN étrangère
14:42qui a été retrouvée
14:42sur les vêtements du petit garçon.
14:44Or, ce qui intéresse le plus
14:46aujourd'hui les enquêteurs,
14:47et je vais vous faire une confidence
14:49dans un instant,
14:50c'est surtout ces ADN
14:51qui ont été découverts
14:51sur les enveloppes
14:52et les lettres anonymes
14:53qui ont été envoyées
14:54ces derniers mois
14:55à la section de recherche
14:57de Marseille
14:58et aux magistrats.
14:5999,9% de ses courriers
15:01vont à la poubelle.
15:02Pour autant,
15:02il reste un faible pourcentage
15:04qui la intéresse.
15:05Il y a quelques semaines de cela,
15:07lors des prélèvements ADN,
15:08il y a eu une résidence secondaire
15:09du Haut-Vernay,
15:11je ne vais pas la citer,
15:12mais qui a été convoquée
15:12à Marseille,
15:13justement,
15:13pour donner son ADN.
15:15Et face à elle,
15:16elle avait le directeur d'enquête
15:17qui travaille depuis maintenant
15:20trois ans sur ce dossier,
15:21presque trois ans sur ce dossier.
15:22Et donc, ils ont échangé,
15:24elle ne comprenait pas pourquoi
15:24elle devait donner son ADN,
15:26mais elle y est allée
15:27parce qu'elle était convoquée.
15:29Et là,
15:30elle a demandé,
15:31mais pourquoi ?
15:32Est-ce que c'est parce que
15:33vous pensez trouver
15:34le receleur ou la receleuse ?
15:35Et là, il lui a dit,
15:36non, ça, ça nous intéresse,
15:38oui, mais il y a aussi ces lettres,
15:39ces courriers
15:40qui nous intéressent toujours.
15:40On aimerait bien un jour
15:41savoir qui envoie
15:43ces courriers
15:44avec des informations
15:45qui nous intéressent.
15:45Mais il peut y avoir
15:46un ou plusieurs corbeaux,
15:47on est d'accord.
15:48Il peut y avoir
15:48un ou plusieurs corbeaux.
15:49Alors, moi,
15:49j'ai posé la question
15:50notamment au procureur
15:52Blachon-Judy.
15:52Est-ce qu'on peut parler
15:53de corbeaux ?
15:53Il a dit non,
15:54puisque dans ses documents,
15:55il ne semble pas
15:56y avoir d'accusation.
15:58Il semble avoir
15:58des informations précises.
16:00Et peut-être que
16:01Maître Colombani,
16:01s'il est toujours avec nous,
16:02pourrait nous éclairer là-dessus,
16:03mais il semble
16:04qu'il y a des courriers
16:04qui sont très intéressants
16:06et qui ont mené
16:08à des investigations,
16:09notamment au cœur
16:10du hameau du Auvergne.
16:11Maître Colombani,
16:12vous pouvez nous éclairer ?
16:14Oui, alors effectivement,
16:16et là encore,
16:16pardonnez-moi,
16:17je ne peux pas tout vous dire,
16:18mais il y a différents types
16:20de courriers
16:20qui arrivent.
16:22Nous, les grands-parents,
16:23donc les épouvés d'Ovignan,
16:25reçoivent,
16:25on les transfère à la SR,
16:27mais peut-être que
16:28les courriers
16:28les plus intéressants
16:29sont ceux que la SR de Marseille
16:31et la magistrate reçoivent.
16:33Parce que là,
16:34effectivement,
16:35dans ces courriers,
16:36comme M. Doyen
16:36vient de vous le dire,
16:38il y a des éléments précis
16:39qui sont donnés
16:40et non pas forcément
16:42que des menaces de mort,
16:45loin de là,
16:46mais des hypothèses,
16:47des hypothèses
16:48sur la mort d'Émile,
16:49des hypothèses peut-être
16:50sur le lieu
16:50où il a pu être tué,
16:52où il a pu être enlevé,
16:53par qui il a pu être agressé.
16:56Et c'est sur ces hypothèses-là
16:58que les enquêteurs
17:00vont pouvoir travailler
17:01et effectivement,
17:02si on retrouve l'auteur
17:03de la lettre anonyme
17:05grâce à cette recherche ADN,
17:07ça pourra peut-être,
17:08on pourra envisager derrière
17:09un placement,
17:10pour le moins,
17:11en audition libre,
17:12mais je pense même
17:13en garde à vue,
17:14pour savoir pourquoi,
17:15comment ces courriers
17:16ont été adressés.
17:17– Philippe Zantievit,
17:18j'écoute ce que nous disait
17:19tout à l'heure
17:20Maître Colombani,
17:21qui nous disait,
17:21voilà, il y a des endroits
17:22qui n'ont pas été fouillés,
17:23qui n'ont pas été visités,
17:24qui sont encore inexploités
17:26par les enquêteurs.
17:27Vous êtes un ancien gendarme,
17:28on ne va pas poser la question
17:29à François Daoust,
17:30mais comment se fait-il
17:31que les gendarmes
17:32n'aient pas tout inspecté ?
17:33Ce n'est pas Paris,
17:34le Haut-Vernay.
17:35On a vite fait le tour
17:36des bâtiments, non ?
17:37– Normalement, oui.
17:39C'est la procédure
17:40qui veut,
17:40dans l'orientation
17:41de l'enquête,
17:42comment c'est donné,
17:43comment c'est dit,
17:44comment on avance.
17:45Alors, il est évident
17:46qu'on ne va pas négliger,
17:47mais on va plutôt
17:48s'orienter sur des possibilités,
17:51par exemple,
17:51où ont été stockés les vélos.
17:53Là, on va s'orienter maintenant,
17:54justement,
17:55sur les déchets des galinacées,
17:58par exemple,
17:58tout ça,
17:59on va essayer de trouver
18:00un endroit
18:01où le petit Émile
18:03était entreposé.
18:05Ces ficelles auraient pu servir
18:06aussi pour recouvrir,
18:07etc.
18:08Mais il est évident
18:09que tout ne peut pas,
18:12tout perquisitionner
18:13et tout vérifier.
18:14Par contre,
18:15oui, il y a des endroits
18:16où il faut s'attacher
18:17plus que d'autres.
18:18– Il faut que ce soit
18:18dans un cadre légal,
18:19par ailleurs.
18:20– Aussi,
18:20parce qu'on ne peut pas,
18:21il faut que tout dépend
18:22comment l'enquête s'oriente,
18:24comment la procédure.
18:24On va évidemment
18:25ne pas négliger,
18:26non pas négliger,
18:27mais isoler à un coin
18:28et profiter à un autre.
18:30– Barnabé,
18:30notre chef d'édition,
18:31nous souffle à l'oreille.
18:32Est-ce que les gendarmes
18:33peuvent aller partout ?
18:35Par exemple,
18:35ça,
18:36au Vernet,
18:36Émile a disparu,
18:37ce que les gendarmes
18:38peuvent dire,
18:38on arrive,
18:39on ouvre les portes
18:40et on va fouiller partout,
18:42on ouvre les armoires,
18:43on cherche partout.
18:43– Ça,
18:44ça rentre dans le code
18:45d'une perquisition.
18:46– Oui,
18:46donc il faut un cadre légal,
18:48c'est ce que je vous disais.
18:48– Il faut un cadre légal,
18:49il faut…
18:49– Non mais quand il a disparu,
18:50quand il a disparu,
18:51est-ce qu'ils ont le droit
18:51d'aller ouvrir toutes les portes
18:53d'entrer chez les gens
18:53en disant,
18:54un petit garçon a disparu,
18:56on va visiter votre maison ?
18:57– On rentre dans le code
18:58d'une visite domiciliaire,
18:59c'est-à-dire qu'on rentre
19:00pour voir,
19:01sans rien prendre,
19:02sans rien retourner.
19:02– Mais on fouille partout ?
19:03– Non, on fouille partout,
19:04on rentre,
19:05on regarde,
19:05mais en aucun cas,
19:06si on commence à fouiller,
19:07ça devient une perquisition.
19:09– Donc on ne cherche pas vraiment quoi ?
19:11– On cherche avec les moyens d'enquête,
19:13on cherche quand on peut.
19:14– On cherche du regard.
19:15– Voilà,
19:16dans le système de recherche
19:17de personnes
19:18ou d'enfants disparus,
19:20oui,
19:20c'est…
19:21voilà,
19:21on essaye de cibler,
19:23mais on ne peut pas…
19:23– C'est inquiétant non ?
19:24C'est pas inquiétant de voir
19:25que ça se passe comme ça ?
19:26– Oui, mais le cadre légal,
19:27c'est important,
19:28le droit de propriété est important,
19:30on ne peut pas faire n'importe quoi
19:33chez quelqu'un,
19:33il y a le…
19:34– On ne peut pas entendre,
19:35vous comprenez bien
19:36qu'on ne peut pas entendre
19:36cette réponse,
19:37un petit garçon a disparu,
19:38il a deux ans et demi,
19:39on le cherche dans un village,
19:41et on ne peut pas avoir cette réponse,
19:43il y a un cadre légal,
19:44on fouille partout,
19:45on le cherche cet enfant.
19:46– Tout ce qui a été fait
19:48a été mis en œuvre,
19:49les recherches,
19:50les battus,
19:51le génie…
19:51– Parce que non,
19:51puisque Maître Colombani
19:52nous dit que tout n'a pas été fouillé.
19:54– Parce qu'il y a d'autres pistes extérieures
19:56à la famille
19:56qu'elles, à son sens,
19:57devraient être explorées.
19:58Je regarde le sous-titre
19:59de votre livre,
20:00Valentin,
20:01les zones grises de l'enquête,
20:02je me souviens
20:03qu'on a fait un podcast ensemble
20:04et que vous m'avez raconté
20:05qu'on s'était beaucoup,
20:06nous, focalisés sur ces chiens,
20:08vous savez,
20:08qui avaient pisté
20:09et qui avaient stoppé,
20:11qui avaient marqué l'arrêt
20:11devant le lavoir.
20:12Mais est-ce qu'il n'y a pas
20:13d'autres endroits ?
20:14Vous m'aviez évoqué également
20:15l'endroit d'une cabane
20:16où ce petit garçon aimait jouer.
20:18Alors, c'est ça aussi
20:19les autres lieux ?
20:20– Oui, entre autres,
20:21mais moi,
20:2120 mois après le début
20:23de cette affaire,
20:23alors que je travaillais dessus
20:24presque quotidiennement,
20:25j'ai appris que les chiens
20:26n'avaient pas marqué au lavoir.
20:27– Alors, ils sont marqués où ?
20:28– Ils ont marqué
20:29là où ils se sont le plus excités,
20:30c'est au niveau de cette cabane
20:31située au nord du Hameau,
20:32sur la crête,
20:32là où Émile s'était rendu le matin
20:34avec ses oncles et ses tantes,
20:36là où il aimait jouer.
20:37Et plusieurs témoins m'ont dit
20:38que c'est à cet endroit
20:39que les chiens étaient surexcités,
20:40qu'ils faisaient des bombes
20:41de plusieurs mètres
20:42et il n'y a rien d'étonnant à cela
20:43puisque tout le monde a déclaré
20:45que l'enfance était rendue
20:46le matin pour en profiter.
20:49Mais pour autant,
20:49il y a quand même
20:50ces deux témoins oculaires
20:50qui voient l'enfant descendre
20:51en direction du lavoir
20:52et en direction du clapier.
20:54C'est pour ça qu'il y a
20:54un immense point d'interrogation
20:56et qu'il y a des zones grises
20:56encore près de trois ans
20:58après l'effet.
20:59Il n'y a que la moitié
21:00du crâne de cet enfant
21:01qui a été retrouvé.
21:01On ne sait toujours pas
21:03précisément où il s'est volatilisé,
21:04où il a été tué,
21:06où il a été caché.
21:07On ne connaît que l'endroit
21:08où la moitié d'un crâne
21:09et quelques vêtements
21:10ont été retrouvés.
21:11Il y aurait jusqu'à quatre biotopes.
21:13C'est ce que je dis dans le livre.
21:14Jusqu'à quatre biotopes avancés
21:15par les médecins et les experts.
21:18La seule chose dont on est sûr,
21:19c'est qu'il y a une intervention humaine,
21:22que le corps du petit Émile
21:24n'a pas séjourné
21:25pendant tous ses mois
21:26à l'endroit où elle a retrouvé,
21:28que quelqu'un l'a pris
21:30là où il avait été entreposé,
21:32excusez-moi,
21:33pour transporter son corps
21:34à l'endroit où elle a retrouvé.
21:35On sait qu'il ne porte pas
21:37les vêtements qu'il portait
21:38le jour où il a disparu.
21:40Les lambeaux de vêtements ?
21:41Les vêtements retrouvés,
21:42ce sont les vêtements
21:43qui portent le jour où il a disparu.
21:44Oui, mais ils sont suffisamment pliés
21:46pour qu'on se dise
21:46qu'il n'a pas forcément
21:47été conservé dans ses vêtements.
21:49Et puis son T-shirt,
21:49l'analyse de son T-shirt
21:50prouve qu'il ne s'est pas décomposé dedans.
21:52Alors, les vêtements
21:53qu'on retrouve sur lui,
21:53c'est quoi ?
21:54C'est les vêtements qu'il avait
21:54le jour où il a disparu ?
21:55Oui, c'est les vêtements
21:56qu'il avait le jour de sa disparition.
21:57Ça, il n'y a pas de problème.
21:58Ils sont manquants.
21:59Il manque les chaussettes,
21:59il manque les lacets aux chaussures,
22:00il manque également le short,
22:01seul la culotte, son slip d'enfant,
22:04le T-shirt et les chaussures
22:05sans lacets ont été retrouvés.
22:07Et dans son T-shirt,
22:09il n'y a pas de décomposition.
22:10Ça veut dire qu'il lui a été retiré
22:11peu de temps avant sa mort
22:12ou après.
22:14Autre information
22:15que je donne dans le livre.
22:15Et qu'on lui a remis,
22:16qu'on l'a remis sans lui ensuite.
22:18Non, on ne lui a pas forcément remis.
22:19Pourquoi il n'y a pas
22:20presque de décomposition ?
22:21Il ne s'est pas décomposé dedans.
22:22Donc, il a été retiré.
22:24Lorsque Emile s'est décomposé,
22:25il n'avait plus son T-shirt sur lui.
22:27Il n'y a pas ces traces.
22:28Et puis, l'ADN des proches
22:30n'a pas été retrouvé non plus
22:31sur ce T-shirt,
22:31ce qui est très surprenant.
22:32J'ai pu échanger avec Anne Védovigny,
22:34la grand-mère, à ce sujet.
22:35Elle me dit qu'elle a manipulé
22:37son petit-fils,
22:37ne serait-ce que pour le mettre
22:38dans la voiture la veille,
22:39ne serait-ce que pour lui mettre
22:40la ceinture, enfin, logique.
22:41Donc, il y a l'hypothèse
22:42que ce vêtement a peut-être
22:44été nettoyé pour enlever
22:45un maximum de traces.
22:52Ensuite, est-ce que la science,
22:53je fais appel à votre côté scientifique,
22:55est-ce que la science
22:56va pouvoir nous aider
22:57dans cette enquête ?
22:57Est-ce qu'on ne saura jamais
22:58la vérité ?
22:59Alors que, comme le disait
23:01Valentin tout à l'heure,
23:02oui, les enquêteurs
23:03ont plusieurs mois d'avance
23:04par rapport à tout ce que
23:06le biotope et la biocénose,
23:08c'est-à-dire tout ce qui constitue
23:11cet écosystème
23:12et les différents écosystèmes
23:14du lieu où il y a eu le drame,
23:15du lieu où le corps a été caché,
23:18du lieu où le corps a été...
23:20Enfin, les restes ont été retrouvés.
23:21Eh bien, leur permettent
23:23de s'orienter vers différents
23:26autres lieux,
23:27mais avec, bien sûr,
23:30la recherche plus élargie.
23:32On parlait des lettres anonymes
23:35tout à l'heure.
23:36Effectivement, c'est chercher
23:39une personne et un témoignage
23:41supplémentaire qui va orienter
23:43sur un des trois lieux,
23:44voire les trois,
23:45voire sur qui a pu interférer
23:48et créer ce drame.
23:50Donc, tout est ouvert
23:52actuellement.
23:53Je rassure quand même
23:55Dominique en disant
23:57« on ne peut pas rentrer,
23:58on ne peut pas fouiller ».
23:59Non, on ne peut pas fouiller,
24:00mais lors de la recherche
24:02des milles,
24:03avaient été ouverts
24:04les armoires,
24:05les congélateurs,
24:07les frigos,
24:07les caves
24:08et les greniers
24:09avec l'autorisation
24:10des personnes
24:11qui étaient à l'intérieur.
24:12Donc, on voit
24:14qu'on a quand même
24:15des capacités
24:16pour avancer.
24:18Et en tout cas,
24:19la science-là
24:20est un point focal
24:22sur lequel s'appuient
24:23les enquêteurs.
24:24Merci beaucoup,
24:25Général Daouz.
24:26Maître Colombani,
24:26même question.
24:27Qu'est-ce qu'on peut souhaiter
24:28à vos clients ?
24:29Et saura-t-on jamais,
24:30puisque c'est une obsession,
24:32mais une saine obsession,
24:33qui a tué Émile ?
24:35Ce qu'on peut leur souhaiter,
24:36c'est effectivement
24:37que les enquêteurs
24:38arrivent à trouver la vérité,
24:40parce qu'ils ont besoin
24:42tous de cette réponse.
24:43En premier,
24:44les parents d'Émile,
24:45en second,
24:46bien évidemment,
24:47les grands-parents.
24:48Et comme vous l'avez dit
24:48en début d'émission,
24:51il y aura toujours,
24:52tant qu'on n'aura pas
24:52cette réponse définitive,
24:54des gens plus ou moins
24:55mal intentionnés
24:56qui vont émettre
24:57des doutes,
24:58des théories
24:59vraiment
25:01qui sortent
25:02de n'importe où.
25:03Il faut les accuser,
25:05il faut les stigmatiser,
25:06il faut les montrer du droit.
25:07Et en plus,
25:08aujourd'hui,
25:09on les met en danger.
25:10Et je voulais vous remercier
25:11pour cette émission,
25:12parce que j'espère
25:13que de l'entendre,
25:15ça va aussi calmer
25:16un petit peu
25:17les ardeurs
25:18de chacun,
25:19de beaucoup de personnes
25:20qui,
25:20notamment sur les réseaux sociaux,
25:22font preuve
25:23d'une violence inouïe.
25:25Merci à vous.
25:26Merci, Maître,
25:27d'avoir été avec nous.
25:28Valentin Doyen,
25:28vous voulez rajouter quelque chose ?
25:29Oui, juste pour mettre
25:31un peu d'eau au moulin
25:32de Dominique,
25:34quand même,
25:34à ma connaissance,
25:36la maison
25:36d'Anne et Philippe
25:37Vedovini
25:38a été perquisitionnée
25:39pour la première fois
25:40en décembre dernier,
25:4228 mois
25:42après le début.
25:44Ce qui nous avait surpris
25:45parce qu'on s'était demandé
25:46s'il ne l'avait pas fait
25:47dans la foulée.
25:48Effectivement,
25:49non.
25:49On le rappelle,
25:50il y a trois vélos
25:50qui avaient été saisis.
25:51Les vélos et des outils.
25:52Les vélos et des outils.
25:53Les outils qui avaient permis
25:55aux grands-pères
25:55et aux oncles
25:56de travailler cette cabane
25:57et de construire le paddock.
25:59La plus grosse des perquisitions
26:01a été menée 28 mois
26:02après le début de l'affaire.
26:04Donc,
26:05c'est logique aussi
26:06que les partis civils
26:07et que le grand public
26:07se posent des questions.
26:09Est-ce que tout a été fait,
26:10bien fait ?
26:11Est-ce que la vérité
26:12se manifestera ?
26:13Je l'espère.
26:15On retiendra.
26:16Merci à tous les trois
26:16d'être venus avec nous.
26:17On retiendra donc
26:18cette garde à vue extérieure
26:20à la famille Boris
26:20qui est toujours en cours
26:22dans la région
26:23à Barcelonette.
26:24Ces cinq départs de feu
26:26et l'attente
26:27des grands-parents
26:28comme tous les acteurs
26:29de ce dossier
26:30qui cherchent la vérité
26:31dans cette énigme criminelle.
26:34Je rappelle votre livre
26:35Valentin Doyen,
26:36Émile,
26:36les zones grises
26:37de l'enquête
26:37publiée chez Fayard.
26:39Merci absolument
26:40d'être venu
26:41aujourd'hui avec nous.
26:42Merci à toi.
26:43Merci surtout Dominique
26:44de m'avoir accompagnée.
26:45Je suis tellement content.
26:46Réel plaisir.
26:46Tellement content
26:47qu'on se retrouve.
26:48Et on ne va plus quitter.
26:50Ah non, ça non.
26:51Merci.
26:51À la fin suivante,
26:51c'est dimanche prochain.
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