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  • il y a 7 semaines
Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Paola Puerari pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.

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Transcription
00:00Venez Arnaud Montebourg, bonsoir, c'est l'heure de Made in Montebourg, votre rendez-vous du vendredi soir.
00:06Ancien ministre de l'économie aujourd'hui, retiré de la vie politique, entrepreneur, question qui nous anime chaque vendredi soir.
00:13D'abord Arnaud, comment allez-vous ?
00:14Mieux que la France, Paola, mieux que la France.
00:16Faut peut-être qu'on trouve une variante Arnaud, on va y réfléchir en sortant des émissions.
00:22Bon allez, soyons sérieux, vous vous êtes intéressé à la visite de Donald Trump, le président américain,
00:26qui est allé voir Xi Jinping avec une délégation incroyable, un des milliardaires.
00:31On a cité Elon Musk, Tim Cook d'Appel, Jensen Huang, le patron de Nvidia.
00:36Et de l'autre côté, Pékin avait ses terres rares.
00:38On a vu deux puissances se partager un deal commercial.
00:42Était-ce le deal du siècle ? Donald Trump en a dit un mot en rentrant.
00:47Le président Xi est un type incroyable.
00:49On a obtenu plein de bons accords, notamment la vente de 200 Boeing avec une promesse pour 750 avions.
00:55Ce serait la plus grande commande de tous les temps, s'ils font un bon boulot sur les 200 premiers.
01:00Mais je pense qu'ils assureront.
01:05Et les moteurs qu'ils achètent sont faits par General Electric.
01:08Ça fait à peu près 400, 450 moteurs pour les 200 avions.
01:11Et la promesse de 750, s'ils font un bon boulot.
01:18Voilà, plein, plein, plein de bons accords.
01:21Mais en vrai, est-ce que Donald Trump ne s'est pas fait balader par Xi Jinping ?
01:24Est-ce qu'il n'est pas revenu un peu bredouille de ce voyage ?
01:27Je crois que l'expression est la bonne.
01:29D'abord, les Chinois l'ont accueilli de façon fastueuse,
01:32même si les poignées de main étaient glaciales.
01:35Et je me souviens avoir, lorsque j'étais au gouvernement,
01:38participé à un voyage d'État similaire.
01:40L'accueil était plus économe, mais il était un tout petit peu plus chaleureux.
01:44Et nous avons signé des accords.
01:46Donc là...
01:46Vous voulez dire que là, on a déroulé le tapis rouge à Donald Trump
01:49mieux qu'on l'a déroulé quand vous étiez ministre de l'économie en voyage en Chine ?
01:53Je crois qu'avec le président de la République ou le Premier ministre français,
01:58ça a moins d'importance.
01:59Et évidemment, la hiérarchisation des formes est toujours très importante chez les Chinois.
02:04Et la manière de mettre en scène était tout à fait étonnante avec le président Trump,
02:09qui n'est pas venu depuis 9 ans.
02:11C'était donc un vide qui avait laissé place à l'affrontement entre les deux pays.
02:16Je rappelle que M. Trump a fait campagne contre la Chine,
02:20a pris des mesures unilatérales contre la Chine,
02:22et il est allé, à ce moment-là, chez les Chinois,
02:27un peu embourbé à Hormuz, en difficulté.
02:31Je rappelle qu'il a reculé sur ses propres mesures de droit de douane à 145%.
02:36Lorsque les Chinois, très tranquillement, ont dit
02:38« Nous allons supprimer l'accès à tous les métaux critiques » était rare,
02:42ils en contrôlent à peu près 90% des marchés mondiaux.
02:44Donc évidemment, c'était toute l'industrie de la défense militaire,
02:47toute l'industrie civile des États-Unis
02:49qui se trouvait en difficulté en goulot d'étranglement.
02:51Donc les Chinois, ils ont montré quoi ?
02:53Qu'ils sont premièrement co-gérants du monde,
02:56et peut-être même là, à partir de maintenant, numéro 1,
02:59car ils ont les clés du désordre ou de l'ordre du monde,
03:03et ils ont montré à Trump que c'est eux les patrons.
03:06Parce que qu'est-ce qu'ils ont fait ?
03:07Ils ont dit « Vous voulez qu'on débloque nos amis iraniens ? »
03:11Qu'est-ce que vous voulez ? Qu'on vous achète des Boeing ?
03:13Alors, Trump, naïvement, dit « 750 Boeing », je crois qu'ils sont à 200.
03:17Voilà.
03:18Vous voulez quoi encore ?
03:191 000 milliards d'investissements aux États-Unis,
03:22comme s'ils pleuraient misère.
03:24Les Américains, ils vont quémander de l'argent,
03:26comme il l'a fait avec Mme Van der Leyen,
03:28sur le golfe du Turnberry Deal, qui n'est pas un deal.
03:31Mme Van der Leyen a signé.
03:32Les Chinois ont dit « On va voir ».
03:35Et qu'est-ce qu'ils ont dit ?
03:36Ils ont dit « Lâchez Taïwan ».
03:38Mais c'est impossible pour les États-Unis de lâcher Taïwan,
03:40parce que c'est la perte totale de crédibilité.
03:43C'est l'enjeu, justement, de ce séjour.
03:45Effectivement, est-ce que les États-Unis vont lâcher sur l'armement de Taïwan ?
03:49Et si oui, s'ils lâchaient sur l'armement,
03:52quelles conséquences ça aurait dans l'ordre international ?
03:55D'abord, ils ne peuvent pas le dire.
03:57Ils peuvent le faire sans jamais le dire.
04:00Et parce que s'ils le font, déjà, il y aura des conséquences en chaîne.
04:05Vous avez tout le système d'alliances dans l'Indo-Pacifique,
04:08l'Australie, le Vietnam, la Corée du Sud, les Philippines et le Japon,
04:12qui sont des grandes puissances locales,
04:14qui vont se sentir lâchées et qui vont devoir organiser autrement sans les Américains
04:19leur protection contre le colonialisme chinois,
04:24qui est quand même de plus en plus visible.
04:26Et puis, vous allez avoir les Européens qui vont se dire
04:27que la crédibilité de la parole américaine est égale à zéro.
04:30Donc, on reprend nos billes.
04:31On va être obligés, cette fois-ci, de dire
04:33qu'en fait, c'est le dernier clou sur le cercueil de l'OTAN.
04:38Donc, s'ils lâchent Taïwan,
04:41c'est l'ensemble du système des alliances mondiales
04:43qui s'écroule, faute de crédibilité.
04:45Et c'est donc le début de la fin pour les États-Unis
04:48parce que c'est l'isolement final.
04:51Et d'ailleurs, laissez-moi peut-être pronostiquer,
04:55et c'est très rare ici que je pronostique parce que je ne suis pas un fin prévisionniste.
04:59Mais le Congrès ne laissera pas faire.
05:02Personne, y compris de la force,
05:04tous ceux qui pèsent dans l'appareil, dans le complexe militaro-industriel,
05:08ne laisseront pas faire ça.
05:09Parce que derrière, c'est toutes les commandes
05:12à l'industrie militaire américaine qui vont disparaître.
05:15– D'accord, donc vous pensez qu'effectivement,
05:17« Business first » pour les États-Unis.
05:19– Monsieur Trump est embourbé, immobilisé et de plus en plus isolé.
05:24Donc c'est, comme on dit au bullying, c'est un strike pour Xi.
05:29– Un strike pour Xi.
05:31Alors, on vous a préparé une petite infographie pour regarder des chiffres,
05:35effectivement, parce que c'était assez impressionnant de voir ces « big two »,
05:39c'est-à-dire les États-Unis et la Chine.
05:41Regardez, 341 milliards, billions d'habitants avec des PIB extraordinaires.
05:48Enfin, on a l'impression que là, il y a presque,
05:50entre les États-Unis et la Chine,
05:52la moitié de la richesse produite sur la planète.
05:54Si jamais ces deux richesses mettent l'Europe en étau,
05:58ce qui est en train d'arriver,
05:59est-ce que vous pensez que la Chine va nous manger, Arnaud ?
06:02C'est votre plaidoyer ce soir.
06:04– C'est la panique, en effet, chez les industriels européens.
06:08Et il est bon de le dire et de le partager avec ceux qui nous regardent et nous écoutent.
06:13L'industrie chinoise, qui produit à peu près un tiers des produits industriels dans le monde,
06:18c'était une croissance fulgurante extraordinaire,
06:21est en train, aujourd'hui, de nous submerger en Europe.
06:24Automobiles, chimie lourde, acier aluminium, machine-outils, pharmacie, électronique, textiles,
06:28tout est en train d'y passer,
06:29et les usines ferment les unes après les autres partout en Europe.
06:32Pas seulement en France, l'Allemagne est extrêmement touchée.
06:35Le haut commissariat au plan,
06:36qui est dirigé par un ancien ministre de M. Macron, Clément Beaune,
06:40vient de faire un rapport.
06:41Voilà ce qu'il dit.
06:42« La concurrence chinoise menace désormais le cœur productif de l'Europe. »
06:47Ce rapport montre que nous ne sommes plus face à un choc sectoriel,
06:50mais maintenant une dynamique qui risque de nous engloutir.
06:53Alors, pourquoi ?
06:54C'est allé très très vite.
06:56Il y a un an, Donald Trump a pris des mesures contre la Chine unilatérale.
07:00On doit dire, par exemple, 100% de taxes sur les véhicules électriques que nous ne taxons nous.
07:05Il a répondu très fort contre la Chine.
07:07Il a tapé très fort la Chine.
07:10Réponse, conséquences économiques.
07:11Donc, écroulement des importations chinoises aux États-Unis, moins 20%.
07:15En un an, sur les quatre premiers mois de 2026, on est à moins 10%.
07:20Et donc, ça a fonctionné.
07:22C'est-à-dire que le protectionniste de Donald Trump, on peut dire ce qu'on en pense,
07:27il a marché vis-à-vis des Chinois.
07:28Mais qu'est-ce qu'ont fait les Chinois ?
07:29Ils se sont reportés sur l'Europe,
07:31car ils ont un appareil exportateur très puissant qu'ils ne peuvent pas abandonner.
07:34Et en conséquence de quoi ?
07:36Ils ont pratiqué, ils ont baissé les prix,
07:37et ils ont attaqué l'Europe pour prendre des parts de marché.
07:40Donc, c'est ce qu'on appelle le report dangereux.
07:42Cette conséquence, les chiffres sont là.
07:45Report dangereux, vous dites grand déferlement sur l'Europe,
07:48on va refourguer nos stocks.
07:49C'est nous qui subissons, après la fermeture aux produits chinois des frontières américaines,
07:54c'est nous qui subissons la déferlante.
07:56Et les exportations chinoises en Europe,
07:58elles ont explosé de plus de 22% sur les quatre premiers mois de 2026.
08:0222% !
08:04C'est énorme !
08:05C'est énorme !
08:06Alors, qu'est-ce que fait l'Union Européenne pendant cela ?
08:08Y a-t-il un numéro de téléphone, disait Kissinger ?
08:10On aimerait bien la voir, on l'appellerait bien.
08:12Moi, je cherche le mail de Mme Van der Leyen,
08:13parce que je vais lui lancer un appel depuis notre chaîne.
08:17Elle fait des rapports, très bien.
08:19Elle fait des enquêtes, des enquêtes interminables,
08:22mais elle ne décide de rien.
08:24Il y a une trentaine de procédures anti-dumping
08:27contre l'industrie chinoise,
08:30ouvertes contre la Chine.
08:31Mais alors, écoutez ce que l'industrie chimique européenne
08:35a écrit à Mme Ursula Van der Leyen
08:37dans une lettre vindicative de protestation.
08:40Je cite,
08:40« La Commission ne veut pas l'entendre ».
08:42Vous voyez, ce n'est pas très sympathique.
08:44Mais elle devrait allouer moins de ressources
08:46à la négociation d'accords de libre-échange,
08:48dont certains pour des débouchés minimes,
08:50et libérer des effectifs pour l'instruction des plaintes
08:53quand la vague chinoise lamine l'industrie européenne.
08:58Fin de citation.
08:59Nous avons des industries chimiques en France
09:00qui sont en train de fermer.
09:01Il y a 500 emplois qui viennent d'être perdus
09:03à Pierre-Bénit, là-bas, dans la région lyonnaise.
09:06La vague chinoise lamine l'industrie européenne.
09:08Et vous avez des industriels qui en sont à quémander,
09:11des effectifs.
09:12À Mme Van der Leyen.
09:14Donc nous avons à nous poser la question.
09:16Alors, que va-t-il se passer ?
09:18Par exemple, nous serions bien inspirés
09:20d'aligner notre politique protectionniste,
09:23qui n'existe pas, sur celle de Trump,
09:25puisqu'elle a fonctionné.
09:26De faire du trumpisme ?
09:27En tout cas, de le faire avec élégance et courtoisie,
09:31mais de le faire quand même.
09:32Car nous voyons bien que dans l'automobile,
09:34c'est exactement ce qui est en train de se passer,
09:36nous avons mis des droits de boine de 27% sur l'automobile.
09:40Le gouvernement chinois finance les 27%.
09:42Donc, il n'y a aucun effet sur les prix et sur le marché.
09:45Et d'ailleurs, les plans sociaux ont commencé dans toute l'Europe.
09:48Volkswagen a supprimé 35 000 emplois
09:51et s'apprête à fermer 8 usines en Allemagne.
09:53Donc, vous comprenez pourquoi l'AFD est en train
09:56dans une espèce de vague bleue
09:58de prendre le pouvoir en Allemagne.
10:01En France, nous avons subi la fermeture
10:03ou la reconversion de deux usines très célèbres,
10:06Flins et Poissy chez Renaud Estelantis.
10:08Et dernière déclaration intéressante,
10:11c'était il y a six mois.
10:12Carlos Tavares, ancien patron de Stellantis,
10:15il dit qu'il va y avoir des projets de rachat
10:18en Europe par les Chinois de constructeurs automobiles.
10:22Un jour, dit-il, un constructeur chinois
10:25achètera les activités d'un constructeur automobile européen
10:27et il sera considéré alors comme le sauveur
10:30des usines et des emplois.
10:31Ce jour n'est pas très loin.
10:33Et lorsque ce jour arrivera,
10:34la colère populaire frappera les gouvernements,
10:37les institutions européennes qui auront laissé faire ça.
10:40Alors, Mme Van der Leyen,
10:41je vous lance un appel depuis ici.
10:44Mettez les mêmes barrières que M. Trump
10:46devant lesquelles vous vous êtes agenouillé à Turnberry
10:49pour bloquer la vague chinoise
10:50qui lamine l'industrie européenne.
10:53Faites votre travail.
10:54Activez les procédures anti-dumping
10:56comme tous les industriels vous le demandent.
10:58L'Europe en sera pour une fois.
11:00Remercie.
11:01Message entendu, Arnaud Montebourg.
11:03Il y a un mot qui est revenu dans l'actualité
11:05et qui va vous occuper ce soir.
11:07C'est la marque Chine.
11:08Vous savez, c'est donc ce géant de la fast fashion chinoise.
11:11Parce qu'on se demande effectivement,
11:12vous dites, Mme Van der Leyen,
11:14mais que peut la France déjà pour se défendre contre la Chine
11:17qui l'envahit de ses petits colis chinois ?
11:19Vous vous souvenez, il y avait une taxe
11:20qui avait été mise en place pour les petits colis.
11:24Alors, on se demandait combien ça allait rapporter.
11:27On a eu les chiffres.
11:28Eh bien, ce n'est pas très lourd.
11:292,3 millions d'euros.
11:31C'est un flop total.
11:33Pourquoi ?
11:33Parce que la marque Chine n'atterrit plus en France,
11:36mais en Belgique et qu'elle envahit avec des gros camions.
11:39Comment est-ce qu'on peut se défendre ?
11:41On a l'impression d'un sentiment d'impuissance.
11:42C'est simplement que la France a pris une décision seule
11:46et qu'il y a eu un contournement logistique.
11:48Ils sont allés en Belgique, en Hollande et en Hongrie.
11:52Et d'ailleurs, Chine...
11:54Alors, vous voyez quand même que l'Europe,
11:56ça sert à quelque chose.
11:57Non, mais je n'ai pas dit qu'elle servait à rien.
11:59Bien entendu.
12:00J'ai dit que celle-là était incompétente et incapable.
12:02Et qu'il faudrait peut-être qu'elle prenne un peu de Viagra,
12:05si vous voyez ce que je veux dire,
12:06et qu'elle fasse de la musculation.
12:08D'accord.
12:08Parce que pour l'instant, ça va très mal.
12:10Et donc, 50 vols de fret en moins par semaine à Charles de Gaulle
12:14et 4 000 camions de plus qui déboulent depuis la Belgique et la Hollande.
12:18Et en vérité, Chine contourne et il va se passer un événement.
12:24L'Europe fait quelque chose, mais c'est au 1er juillet,
12:26parce que quand elle décide, c'est toujours pour plus tard.
12:28Et donc, qu'est-ce qu'elle a décidé ?
12:30De rétablir la TVA et de mettre un droit de douane forfaitaire de 3 euros,
12:36donc comme une taxe sur les petits colis.
12:38Eh bien, en vérité, la riposte de Chine va être de créer un méga hub logistique en Pologne
12:45avec 40 000 m2, c'est l'équivalent de 100 terrains de football,
12:50tout automatisé pour continuer à vendre.
12:53Mais la proposition de l'industrie textile française, d'ailleurs,
12:57est de dire ça ne suffira pas, on n'y arrivera pas,
12:59parce qu'après avoir détruit l'industrie textile,
13:02maintenant c'est le commerce qui est détruit.
13:03Donc ils disent, soit on prend des mesures sur la publicité,
13:07parce qu'en fait, c'est la publicité,
13:08ils ont des centaines de millions investis dans la publicité par Chine
13:12qui fait son business.
13:13Et puis l'autre chose, c'est le bonus-malus écologique.
13:16D'où que vienne le produit,
13:18si on met un bonus-malus écologique, ça fonctionnera
13:21et ce sera beaucoup plus efficace que la taxe des petits colis.
13:24Et ça, c'est de la proposition de la Fédération du textile.
13:28À un an de la présidentielle, la campagne est lancée.
13:32On va parler un peu de politique, Arnaud Montebourg,
13:34puisque Édouard Philippe était en meeting
13:37et il a sorti une formule qui a fait date.
13:40Écoutez.
13:41Le RN n'est pas, comme il le dit, ni de droite ni de gauche.
13:44Il est parfois très à droite et souvent très à gauche.
13:48Si j'osais, je vous dirais volontiers que le Rassemblement national,
13:51c'est un peu le nouveau en même temps.
13:52Le nouveau en même temps.
13:54Alors les macronistes ont dû apprécier,
13:55comparé Emmanuel Macron au Rassemblement national.
13:58Et néanmoins, dans la formule qu'Édouard Philippe a lâchée,
14:00n'y a-t-il pas un peu de vérité ?
14:02Finalement, deux lignes.
14:03Jordan Bardella, mélaniste, libéral,
14:06avec une Marine Le Pen qui veut rétablir la retraite à 62 ans.
14:09Vous y comprenez quelque chose à la ligne économique du RN ?
14:12Pas grand-chose, parce que vous avez des mesures juxtaposées,
14:15mais il n'y a pas.
14:16Et d'ailleurs, le programme économique reste encore très flou.
14:19Et il serait utile qu'on l'étudie ici.
14:21De près.
14:22Pourquoi ?
14:23Pour le comprendre, déjà.
14:24Car vous avez un parti qui est finalement confronté à deux lignes.
14:29Vous avez une sorte de droite et de gauche,
14:32qui correspond d'ailleurs aux couches sociologiques de la lésion au Front National.
14:36Beaucoup d'électeurs de gauche ont rejoint le Front National,
14:38beaucoup d'électeurs de droite ont rejoint le Front National,
14:40mais ils ne sont pas d'accord.
14:41Et ça se matérialise par Mme Le Pen,
14:45plutôt dans les bastions historiques du socialiste et du communiste dans le Pas-de-Calais,
14:50et la Côte d'Azur, qui, elle, représente plutôt les bastions de LR
14:55qui ont basculé vers le Front, vers le Rassemblement National.
14:59Mais dans tout parti de gouvernement,
15:01vous avez un moment où vous êtes toujours une droite et une gauche.
15:04Il y en avait à l'UMP, il y en avait au Parti Socialiste,
15:06et il y avait des batailles.
15:08Et il y a un moment, il faut mettre tout ça sur la place publique.
15:10Non mais Arnaud, je suis d'accord avec vous.
15:11Et se mettre d'accord.
15:12Mais là, c'est le grand écart.
15:15Ce n'est pas vraiment comme, par exemple, vous dites à l'UMP,
15:17il y avait une droite un peu plus forte et une droite un peu plus forte,
15:19mais là, c'est le grand écart entre ces deux lignes libérales et presque socialistes.
15:24C'est-à-dire que c'est à eux de résoudre ce problème,
15:26s'ils veulent convaincre les Français,
15:29qu'ils sont une solution.
15:30Pour l'instant, personne ne comprend quel est le problème.
15:32D'ailleurs, la dernière fois qu'il y a eu un programme,
15:34c'était après la dissolution.
15:36M. Bardella avait un programme,
15:37puis dès qu'il y avait des obstacles qui surgissaient dans la campagne,
15:40il l'abandonnait.
15:41Et à la fin, il y avait tout abandonné.
15:42Donc, il n'y avait plus de programme.
15:44Et c'est tout le problème du Front National,
15:45c'est qu'il n'est pas porté collectivement par l'ensemble des forces de ce parti.
15:50Il n'est pas connu de tous les Français.
15:51Il n'y a pas de contrat passé entre les Français et ce parti.
15:55Et donc, cette affaire, on va en parler encore beaucoup.
15:59Et nous allons essayer de comprendre ce qu'est le Front National.
16:03Le Rassemblement National.
16:04Oui, pardon, le Rassemblement National,
16:07veuillez, je vous prie, bien vouloir m'excuser.
16:10Et donc, nous avons à voir si ce parti sera capable
16:13de régler ces conflits internes, ces contradictions.
16:16La retraite à 62 ans ou la retraite à 67 ans.
16:20L'augmentation du pouvoir d'achat ou la désindexation des retraites.
16:24Tous ces sujets-là, qui sont des problèmes,
16:27avec des montagnes de problèmes à régler dans le pays,
16:30pour un parti de gouvernement qui prétend les régler,
16:32il va falloir quand même qu'il arrive avec autre chose
16:35qu'un programme flou et tiktokien.
16:39Il faut lever les flous.
16:40On va parler de la guerre en Iran et de ses conséquences économiques,
16:44avec l'inflation qui repart à la hausse, la croissance à zéro.
16:47Alors, le gouvernement cherche des solutions.
16:49Et vous allez voir que les pistes, eh bien, inquiètent.
16:51Les chefs d'entreprise, austérité, coûts budgétaires.
16:54Les patrons vont-ils devoir mettre la main au portefeuille ?
16:57On va en parler avec Pierre Gattaz, qui nous rejoint.
16:59Bonsoir, monsieur.
17:00Vous êtes ancien patron du MEDEF, auteur de Gagner Plus.
17:04C'est maintenant aux éditions Fayard,
17:06avec des formules chocs qui feraient hurler toute la gauche.
17:10On en parlera dans un instant, notamment la semaine des 40 heures.
17:13Mais d'abord, une première question.
17:15Le gouvernement cherche 6 milliards.
17:18Est-ce que les patrons ont légitimement le droit de craindre
17:21qu'on va s'attaquer à l'entreprise ?
17:24Oui, parce qu'il y a un réflexe pavlevé en France,
17:26c'est de taxer, taxer, taxer, taxer encore.
17:29Or, dans nos entreprises et dans les autres pays qui sont plutôt responsables,
17:34on essaye de faire des économies.
17:35Quand vous avez une crise dans une entreprise,
17:37vous essayez de motiver vos équipes pour continuer la croissance,
17:40mais surtout, vous baissez le point mort, vous faites des économies.
17:43Vous dégagez les marges de manœuvre.
17:45Et c'est ce qu'on n'a pas fait en France depuis 40 ans, malheureusement.
17:47Et c'est ça qui est désespérant.
17:49C'est qu'aujourd'hui, et les partis politiques sont complètement désespérants sur le sujet,
17:52un problème, on veut taxer.
17:54Un deuxième problème, ce sera demain un Covid-2, un nouveau virus,
17:58ce sera un problème d'énergie, on va taxer.
18:00On va toujours taxer.
18:01Et là, si vous voulez, c'est une démodification terrible pour nous
18:04parce que nos marges d'entreprise, d'entrepreneur, sont faibles.
18:08On le sait, et plus vous êtes petit, TPE, PME, artisan, commerçant, c'est difficile.
18:12Donc, quand vous leur reparlez de taxer, ils disent...
18:14Et vous êtes face à un entrepreneur, maintenant, qui connaît bien la question.
18:17Et j'apprécie tout à fait, je rends hommage à Arnaud Montebourg,
18:20qui est ancien ministre, qui est devenu entrepreneur.
18:23Moi, je trouve ça formidable parce que si tous nos ministres,
18:26ou sous tous nos partis, avaient pu avoir une expérience d'entrepreneur,
18:32eh bien, ils comprendraient un tout petit peu ce que les 4 millions de Français,
18:36les 4 millions de patrons disent, et leurs 21 millions de Français,
18:39de salariés, dans ces boîtes.
18:41Ça fait quand même 25 millions de Français.
18:42Alors, allez-y, Arnaud.
18:43Je milite, et vous le savez, puisque vous étiez mon interlocuteur au MEDEF
18:46lorsque j'étais au gouvernement, au ministère de l'Économie,
18:50je milite pour qu'on trouve dans ce pays un compromis social durable
18:55autour de l'entreprise.
18:56L'entreprise, c'est notre poule aux œufs d'or.
18:59C'est-à-dire celle qui fait vivre l'économie et donc le reste de la société.
19:05On en a besoin.
19:06Donc, évidemment, le sujet, c'est d'éviter, c'est plutôt de la protéger.
19:12Mais il faut quand même qu'on arrive à trouver un compromis capital-travail.
19:17Donc, ça, attention, c'est un point sur lequel, moi, quand je dis ce que vous proposez,
19:23je trouve qu'il y a un déséquilibre en faveur du capital et le travail.
19:28Alors, comment vous proposez de mettre, j'allais dire,
19:31parce qu'il va falloir qu'on trouve un accord dans ce pays
19:33pour continuer, pour reprendre la course et se défendre et remonter ?
19:38Parce que nous sommes pauvres.
19:39On va finir pauvres.
19:40Enfin, là, on est en train de s'appauvrir.
19:42On n'est pas pauvres, on est en train de s'appauvrir.
19:44Exactement.
19:45Depuis 40 ans, le PIB par habitant baisse ou stagne.
19:48Tous les autres pays nous dépassent.
19:50En Europe, on le voit bien.
19:51La croissance est très faible depuis 20 ans.
19:53On est à 1% de croissance en France.
19:55La Suisse est à 2%.
19:57Le Singapour, 3-4%.
19:58Les Américains, bien plus élevés que ça aussi.
20:01Et il y a surtout un taux de chômage qui remonte à 8%,
20:04ce qui me traumatise personnellement.
20:06J'étais à fond dans le plein emploi.
20:08L'objectif du plein emploi, je crois que c'est extrêmement important.
20:10Il faut qu'on y arrive à 4%.
20:12Et autre point très important,
20:14c'est qu'il faut qu'on donne du pouvoir d'achat aux gens.
20:17Alors, c'est-à-dire qu'il faut que le salaire net augmente.
20:19Le travail ne paye plus.
20:20C'est ce que j'ai écrit dans ce livre,
20:22co-écrit avec trois de mes pères,
20:24Michel Le Roset, Xavier Fontanet et Maxime Ayache.
20:26C'était un peu gagner plus,
20:28travailler plus pour gagner plus, votre proposition.
20:31Vous auriez pu rajouter Nicolas Sarkozy dans les signataires, non ?
20:34Parce qu'il y a gagner plus, c'est maintenant.
20:35Et c'est maintenant, c'est hollandais, ça.
20:38C'est François Hollande.
20:39Non ?
20:39Le changement, c'est maintenant.
20:41Donc, c'est un mix entre les deux.
20:42Ah oui, j'ai compris.
20:43D'accord, d'accord, j'avais pas compris l'allusion.
20:46Le changement, on l'a pas trouvé, on l'a pas réussi.
20:48Plus sérieusement, il faut donc...
20:49Non, plus sérieusement, quand même,
20:50je crois que vous avez repéré des mesures dans le livre de Pierre Gattaz
20:54qui, vous, l'ancien socialiste, vous vous étonnez.
20:56Non, mais c'est pas seulement l'ancien socialiste,
20:58c'est aussi l'entrepreneur, d'une certaine manière.
21:00La privatisation de l'assurance maladie,
21:02vous dites, en Nouvelle-Élance, c'est intéressant,
21:05ils économisent parce qu'ils sont près de leurs sous,
21:08contrairement à la Sécurité sociale.
21:09Il faut remarquer que la Sécurité sociale, c'est 5% de frais de gestion.
21:13Les mutuelles, c'est 11.
21:14Donc, quand c'est privé, c'est pas forcément meilleur.
21:16Et surtout, vous dites, les assureurs peuvent en appeler
21:19à la responsabilité individuelle des assurés.
21:22Donc, en fait, quand ils peuvent proposer des prix attractifs
21:26à ceux qui arrêtent de fumer et qui font de l'exercice.
21:27Donc, en fait, on va être responsable de son cancer, maintenant.
21:30Vous voyez, ça, par exemple, c'est une mesure qui me paraît excessive.
21:36Alors, si je peux me permettre, il y a 30 mesures
21:37qui sont réparties en 4 blocs.
21:39Il y a 1er bloc, gagner plus en travaillant un peu plus.
21:42Pas beaucoup plus, un peu plus.
21:43Non, pas beaucoup plus, quand même.
21:45C'est la semaine des 40 heures.
21:46La semaine des 40 heures, si vous voulez, le problème de tout ça,
21:48c'est qu'en effet, si vous le dites comme ça, c'est mal vu.
21:51Mais quand vous dites que c'est 8% net, 8% de salaire net en plus,
21:56et que je rencontre beaucoup, beaucoup de salariés,
21:58de chauffeurs de taxi, d'artisans, de gens qui me disent
22:01mais oui, 8% net, ça m'intéresse.
22:03Et j'ai mon beau-frère qui regarde la télévision,
22:06qui est au chômage, qui gagne plus que moi.
22:07Ça les rend fous, ça les rend fous.
22:09Il faut que le travail paye plus.
22:10Alors ça, c'est le premier bloc.
22:11Deuxième bloc, le modèle social.
22:13Qu'est-ce qu'on a ?
22:13On a un problème de charge sur le travail.
22:15C'est-à-dire que le salaire net est comprimé vers le bas
22:17et un coût du travail vers le haut.
22:19Donc c'est ça le problème.
22:20On a des charges patronales et salariales
22:22qui financent quoi ?
22:243-4 choses.
22:25La retraite, l'assurance chômage,
22:27la sécurité sociale,
22:28et puis la famille, etc.
22:31La famille, la formation professionnelle.
22:32Exactement.
22:32Regardons les trois blocs les plus importants.
22:34La retraite, en effet,
22:36on paye le fait qu'on part à la retraite assez tôt
22:38par rapport à tous nos voisins européens
22:40qui partent à 67 ans en général.
22:42L'assurance chômage, je vous le rappelle,
22:44est à 18 mois.
22:45En gros, en dessous de 55 ans,
22:47les autres pays sont à 12 mois.
22:50Et la sécurité sociale,
22:51alors j'ai regardé,
22:53ce ne sont pas des certitudes profondes,
22:55cher Arnaud,
22:56ce sont des pistes où je dis,
22:58regardons le modèle suisse.
22:59Le modèle suisse,
22:59ils sont à 3 800 euros net de SMIC à Genève.
23:03Nous, c'est 1450,
23:04c'est quand même très très faible.
23:05Et ils ont un système à trois niveaux
23:08au niveau de la sécurité sociale.
23:10Une sécurité sociale obligatoire,
23:11premier niveau,
23:12donc là c'est les charges,
23:13bon très bien, c'est comme ça.
23:14Deuxième niveau, semi-obligatoire.
23:16Et puis un troisième niveau,
23:17c'est le fait mutatif.
23:18Et en fait,
23:19ça leur permet de dire,
23:21en tant que citoyen suisse,
23:23bon, moi je veux gagner du net,
23:25je veux du cash.
23:26Eh bien, ils ont la liberté de gagner du cash.
23:28Et ils disent, moi je ne m'assure pas,
23:29tant pis, je prends le risque.
23:30C'est comme la capitalisation
23:31en matière de retraite, en fait.
23:32C'est la même proposition que vous faites.
23:34Mais c'est exactement ça.
23:35Alors j'ai noté sur les retraites
23:36que vous ne proposez pas,
23:37je ne vous interromps,
23:38mais c'est intéressant ce que vous proposez,
23:40parce que je pense qu'il y a des choses
23:42qu'on doit absolument rejeter,
23:43pour ma part,
23:44mais d'autres qui sont intéressantes
23:45dans ce que vous racontez.
23:47La fin de l'âge légal,
23:48de la retraite, par exemple,
23:50il y a eu des propositions,
23:51y compris de la part de syndicats,
23:53qui ont dit,
23:53le sujet, c'est la durée de cotisation,
23:56et certainement plus ce totem
23:59qu'est l'âge légal de la retraite.
24:00D'ailleurs, aujourd'hui,
24:02quand on regarde le temps de travail
24:04effectif dans une vie,
24:05la France n'est pas mal placée.
24:08Effectif, pas légal,
24:09mais effectif et réel,
24:10n'est pas si mal placé
24:12par rapport à l'Allemagne.
24:13Mais nous ne sommes pas assez nombreux
24:15à travailler en France
24:16pour financer notre modèle social
24:18qui est généreux.
24:18Donc, comment on fait
24:20pour recréer de l'activité,
24:22du travail,
24:22de l'emploi
24:23et des salaires ?
24:24Alors, il y a deux questions.
24:25La première question,
24:26c'est que le problème de la France,
24:27c'est qu'on a des jeunes
24:28qui sont trop souvent au chômage,
24:29tout emploie des jeunes très faibles,
24:31parce qu'on n'a pas développé
24:32les systèmes d'apprentissage
24:33à l'Allemande,
24:34à la Suisse.
24:3570% des gamins de 17 ans en Suisse
24:37sont en apprentissage.
24:39Nous, c'est 5%.
24:40C'est très très faible.
24:41Alors, on a les lycées professionnels,
24:42etc.,
24:43mais ce n'est pas l'apprentissage.
24:44Donc, il y a beaucoup plus de gamins
24:45en Suisse, en Allemagne,
24:46en Autriche
24:47qui sont déjà dans l'entreprise
24:48depuis le début.
24:49Et puis, les seniors,
24:51les seniors qui partent à la retraite
24:52plutôt que les autres.
24:54Italie,
24:54la plupart des pays
24:55sont à 67 ans.
24:56Il faut tenir compte
24:57des métiers pénibles,
24:58des carrières longues.
24:59Je suis tout à fait d'accord.
25:00Mais vous,
25:00vous êtes pour la retraite
25:01à 67 ans.
25:01Et moi, je suis pour le fait
25:03qu'on décale un peu,
25:04sachant que chaque année
25:05de plus par rapport à 64 ans,
25:07c'est 20 milliards de plus
25:08pour la collectivité.
25:10Donc, vous décalez
25:11de 64 ans à 67 ans,
25:12ça fait 3 ans de plus,
25:13ça fait 60 milliards.
25:14Mais il faut réenchanter ce travail.
25:16Il faut que ce travail paye.
25:17Il faut que ces années de plus payent.
25:19Moi, j'ai...
25:20Vous savez,
25:20pardon, vous interrompt,
25:21mais sur l'affaire de la retraite,
25:22on a un énorme problème.
25:23En Allemagne,
25:2473% des seniors
25:25travaillent jusqu'à l'âge de la retraite.
25:27En France,
25:27on est à 50, 55.
25:29Oui.
25:29Donc, on a la moitié des seniors
25:31qui sont au chômage.
25:32Pourquoi ?
25:33Parce que les entreprises
25:34ne veulent pas les employer.
25:35Donc, qu'est-ce que vous proposez
25:36pour que les entreprises emploient ?
25:38Vous êtes chef d'entreprise
25:39chez Radial,
25:40vous le savez.
25:41Il y a plusieurs choses.
25:42Moi, ce que je propose,
25:43c'est que les seniors,
25:44d'abord,
25:44aient moins de charges sur la tête.
25:45Il faut savoir qu'en Allemagne,
25:46aux Pays-Bas,
25:47en Angleterre,
25:49c'est plafonné les charges.
25:51Donc, vous pouvez vous payer,
25:52et je l'ai vérifié à Radial,
25:543 ingénieurs en Allemagne,
25:55seniors,
25:56pour 2 ingénieurs en France.
25:58Idem pour les Pays-Bas,
25:59idem pour l'Angleterre.
26:00Donc, prenons des mesures
26:01qui permettent
26:02que ça coûte moins cher.
26:03Et ces mesures,
26:03elles sont assez radicales.
26:04Pardon, je vous coupe,
26:05Pierre Gattaz,
26:05mais pas radicales,
26:06mais ce que je veux dire,
26:07c'est que globalement,
26:08dans ce livre,
26:09de bon sens ou pas,
26:11ce que vous avez repéré,
26:12Arnaud, aussi,
26:12c'est quand même,
26:13vous dites moins de charges,
26:14c'est globalement moins d'État,
26:16c'est moins d'aides dégressives,
26:18c'est tout un système
26:19à refaire.
26:19Vous vous acharnez
26:19sur la fonction publique.
26:20Pas du tout.
26:22Vous supprimez le statut
26:23pour les hospitaliers,
26:24la fonction publique hospitalière,
26:29ce que je veux faire,
26:31c'est qu'il y a 5,7 millions
26:32de fonctionnaires.
26:33La moitié de ma famille
26:34est fonctionnaire,
26:35donc ce sont des gens engagés,
26:36etc.
26:37Qu'est-ce qu'ils ont comme problème ?
26:38Moi, je garde les 4 régaliennes,
26:40justice, police, armée,
26:42affaires étrangères.
26:43Les semi-régaliennes,
26:44enseignants et hospitaliers,
26:46il faut les garder.
26:47Je les garde.
26:47Il n'y a pas de souci.
26:48Par contre,
26:49c'est l'administration de l'administration.
26:50Il y a 3 endroits
26:51d'infositions publiques
26:52qui ne vont pas.
26:53C'est l'administration de l'administration.
26:55On a estimé dans ce livre
26:56à 250 000 postes de fonctionnaires
26:58de l'administratif pur
27:00où c'est obèse, etc.
27:02Ça ne va pas.
27:04Deuxième bloc,
27:05c'est toutes les agences.
27:05Il y a 1 000 agences
27:06qui ont été créées
27:07depuis 40 ans en France
27:08qui ont 500 000 personnes.
27:10C'est d'une complexité inouïe.
27:12Quand vous voulez agrandir un site,
27:13j'en ai agrandi quelques-uns,
27:15vous avez 9, 10 des agences
27:18qui vont donner leur...
27:19Donc là, ça ne va pas du tout.
27:20Je pense qu'il y a la moitié
27:21de ces agences
27:21qui devraient disparaître.
27:22Et vous avez
27:23le millefeuille territorial.
27:25Vous avez 6 couches.
27:26Le commune,
27:27communauté de communes,
27:27agglomérations,
27:28départements, régions, nations.
27:30Les Suisses en ont 3.
27:31Les Allemands en ont 3.
27:32Donc là, si vous voulez,
27:33vous avez encore quelque part
27:34comme il y a 2 millions
27:35de personnes dans les territoires.
27:36Donc là, si vous voulez,
27:37à la louche,
27:38vous avez 750 000 personnes
27:39qui ne devraient pas être là.
27:40Alors comment je fais ?
27:41Je ne les vire pas.
27:43Je dis on ne remplace pas
27:44un fonctionnaire sur 2
27:45ou 2 sur 3
27:45qui n'est pas à la retraite.
27:47Deuxièmement,
27:47je fais du management participatif
27:49comme dans une entreprise.
27:50Vous connaissez mon usine
27:51de Château-Renault.
27:52J'en ai 5 en France.
27:53On fait beaucoup
27:54de management participatif.
27:55On fait de l'IN,
27:56on fait de la qualité totale.
27:57On motive.
27:57Mais je sais.
27:58Et puis on met de l'IA
28:00dans la fonction publique.
28:01Et là, à 10 ans,
28:02vous pouvez baisser
28:03cette charge énorme
28:04que nous avons
28:05qui ne se trouve pas
28:06dans la fiscalité.
28:07Vous dites effectivement
28:07les aides sociales
28:08soient temporaires,
28:09dégressives avec des contreparties,
28:10que le RSA ne soit plus
28:12inconditionnel.
28:12Arnaud, vous,
28:13vous aviez voulu le RSA
28:14justement avec Martine Aubry.
28:15Est-ce que ça vous choque
28:16cette proposition de Pierre Gattaz ?
28:18En tout cas,
28:18on doit avoir un dispositif
28:21pour prendre en charge
28:22la pauvreté.
28:22La question que vous posez,
28:25qui est une question
28:25que beaucoup posent,
28:26mais elle est contestée
28:27par beaucoup de spécialistes
28:30de la question.
28:30Ils disent,
28:31si vous vous attaquez
28:32à la pauvreté sous prétexte
28:33que les gens ne veulent pas travailler
28:34alors qu'ils n'en sont pas.
28:36Ils ne sont pas en situation
28:37de reprendre un travail.
28:38On va se retrouver
28:39avec des problèmes graves.
28:40Je ne dis pas ça.
28:41Je ne dis pas ça.
28:42Qu'est-ce que vous dites ?
28:43Attendez, attendez.
28:44Je ne dis pas ça.
28:45Je termine ce point.
28:46C'est un point sensible.
28:48Vous, votre position,
28:50c'est de dire
28:50toutes les aides,
28:52désincite,
28:53n'incite pas
28:53à retrouver le travail
28:55parce qu'il y a
28:56une espèce
28:57de voisinage
28:58qui fait que
28:59ce n'est pas intéressant
29:00de reprendre le travail
29:01quand on a quelques aides.
29:03Absolument.
29:03ce n'est pas convaincant
29:05en tout cas.
29:05Au bout de 15 heures par semaine,
29:07au bout de 15 heures par semaine,
29:08les gens préfèreraient
29:09ne pas travailler
29:10et récupérer les aides.
29:12Et à 15e heure,
29:13ça bascule.
29:14C'est clair.
29:14Tout le monde le sait.
29:16Et donc là, je dis,
29:17il faut trouver un système
29:18pour que les gens travaillent
29:2030 heures, 39 heures
29:22et être un système
29:23de biseaux,
29:25des aides.
29:26Donc, je ne dis pas sauvagement
29:27qu'il faut arrêter tout ça.
29:28Je dis qu'il faut les remettre
29:29au travail pour ceux qui peuvent.
29:30Alors, il y a des gens
29:31qui ne peuvent pas.
29:32Bon, ceux-là, c'est le chômage,
29:33c'est le RSA,
29:34c'est les aides, etc.
29:35C'est clair.
29:36Il y a des gens
29:37qui ne travailleront pas
29:39pour des questions physiques.
29:40Mais il y en a beaucoup
29:40qui peuvent travailler
29:41et je pense qu'il faut supprimer
29:43progressivement ces aides
29:44pour que les remettent au travail.
29:45Comment on les remet au travail ?
29:46Il faut réindustrialiser.
29:48Cher Arnaud Bonnebourg,
29:49on va être d'accord.
29:50On a perdu 2 millions
29:51d'emplois industriels
29:52en 40 ans.
29:53On a créé 2 millions
29:54d'emplois de fonctionnaires
29:54en parallèle.
29:56On réindustrialise où ?
29:57Dans la souveraineté,
29:58il y a quoi comme souveraineté ?
29:59Vous avez 1, le militaire,
30:00fondamental.
30:012, la planète, l'énergie,
30:03le nucléaire, fondamental.
30:053, la santé.
30:06On ne va pas aller chercher
30:07nos médicaments en Chine encore.
30:09La santé, l'alimentaire,
30:10fondamental.
30:11Quatrièmement,
30:12tout ce qui est technologique,
30:13IA, data, quantique.
30:14Ce sont de la souveraineté
30:16qu'il faut faire
30:17pour être libre,
30:19pour ne pas dépendre des autres,
30:20pour ne pas importer
30:21de l'inflation.
30:22Ça, j'en suis convaincu.
30:24Vous, comme vous le savez,
30:25je vous interromps.
30:26Je supporte des accords
30:27sur ce point-là.
30:29C'est le moins qu'on puisse dire.
30:30Mais vous avez en Allemagne
30:3210 points de taux d'emploi
30:34de toute la population active
30:36en âge de travailler
30:37et un écart de 10 points.
30:38Oui.
30:3968% en France,
30:4078% en Allemagne.
30:41Oui.
30:42Il manque,
30:43il manque,
30:4310% de la population active
30:45qui n'accède pas au travail
30:47parce qu'il n'y a pas de travail.
30:48Oui, c'est parce que,
30:48pourquoi il n'y a pas de travail ?
30:50Regardez, parce que...
30:50Donc comment on va faire ?
30:51Parce que je pense qu'il faut remettre
30:53une fiscalité de compétition,
30:55comme je le dis,
30:55j'adore ce mot,
30:57une fiscalité de combat.
30:58Moi, j'ai vu mes 20 concurrents
31:00de Radial en 40 ans
31:01partir, se vendre,
31:02à cause de l'ISF.
31:03Quand je dis ça,
31:04on me dit machin,
31:05mais c'est vrai.
31:06L'ISF, la fiscalité,
31:07lorsqu'elle est idéologique,
31:09lorsqu'elle tape la réussite,
31:10la richesse, etc.,
31:11ça ne marche pas.
31:12Alors attendez,
31:12mais je vous le dis parce que...
31:13Ça, non, mais M. Gattaz,
31:15vous reprenez toujours
31:15tous les marronniers du patronage.
31:17Pas du tout, pas du tout, pas du tout.
31:18Mais non, mais je vois,
31:21Vous vous attaquez au SMIC, au CDI...
31:23Je ne m'attaque pas du tout au SMIC.
31:25Je dis juste que je veux
31:26que le travail paye plus.
31:29Comment il paye plus ?
31:31Il faut que les...
31:31Vous l'avez dit en introduction,
31:33que les entreprises,
31:34c'est la Sainte Vierge,
31:36c'est la poule aux oeufs d'or.
31:38Et vous, si vous avez des entreprises
31:39qui sont compétitives et profitables,
31:41avec des gens motivés,
31:42des patrons motivés,
31:43des salariés motivés,
31:44vous créez du bien-être pour les gens
31:46et vous créez du bien-être
31:47pour la planète.
31:48C'est comme ça que ça marche.
31:49C'est comme ça que je gère
31:50ma boîte Radial.
31:51Moi, plus je suis compétitif,
31:53plus je monte en gamme
31:54et moins je sois...
31:56Plus je suis en croissance
31:57et mieux je me porte.
31:58Et c'est vrai pour un pays.
32:00Donc, qu'est-ce qu'il faut faire
32:01pour répondre à votre question ?
32:02On va réindustrialiser.
32:03Il faut réindustrialiser.
32:04Pour réindustrialiser,
32:05vous devez vous attaquer
32:06à deux choses fondamentales
32:07ou trois choses.
32:09C'est un, la fiscalité,
32:10il faut l'améliorer un peu,
32:11en douceur.
32:12On ne remplace pas les...
32:13En douceur.
32:14En douceur, bon.
32:14Il n'y a pas besoin
32:15d'avoir de mettre le feu au pays.
32:17Deuxièmement,
32:17cette optimisation du modèle social
32:18dont j'ai parlé.
32:19Troisième chose,
32:20cette bureaucratie,
32:21c'est énorme.
32:22Entendu.
32:23Non, mais ça,
32:24une ultime question.
32:25Est-ce que vous avez
32:25des interlocuteurs
32:27avec qui négocier
32:28ce genre de choses ?
32:29Je vois tous les partis
32:30politiques actuellement.
32:31J'essaie de les voir.
32:32Je leur essaie de...
32:33Des syndicats ?
32:34J'essaie de voir
32:35quelques syndicats.
32:36Je les invite tout à l'heure.
32:36Que j'invite régulièrement.
32:37Oui.
32:38Mais vous les avez...
32:38Mais vous les avez...
32:39Vous les avez un peu plus.
32:39Ils ne viennent pas assez.
32:40Mais absolument.
32:41Mais je crois que
32:41si on est d'accord
32:42sur l'entreprise
32:44et l'outil de travail
32:45et la compétitivité...
32:46Vous savez,
32:47moi, j'ai discuté une heure
32:48avec le grand patron
32:49du syndicat allemand
32:50qui s'appelait
32:50Egal Natal
32:51et qui s'appelait Hoffman
32:51il y a une dizaine d'années.
32:53À la fin de notre rencontre,
32:55je lui ai dit
32:55qu'était votre mot-clé,
32:56M. Hoffman ?
32:57Il m'a dit
32:57« Competitiveness »,
32:58la compétitivité.
33:00Alors, je me suis écroulé...
33:01C'était pas en allemand,
33:01c'était en allemand moderne,
33:03c'était en anglais.
33:03C'était en anglais.
33:04Mais je lui ai dit
33:04« Mais pourquoi ? »
33:13Mais parce que
33:14on a tout compris
33:14et je pense que
33:15le jour où
33:16on serait d'accord
33:17gauche-droite,
33:18patronat syndicat
33:19sur le fait
33:19que l'entreprise
33:20doit être à la clé
33:21du redressement économique
33:22du pays
33:22et pour ça,
33:23il y a quelques fondamentaux...
33:26Des gros réglages à faire.
33:27Des gros réglages.
33:28Merci, Pierre Gattaz.
33:30Tous ces réglages,
33:30effectivement,
33:31en douceur
33:32pour ne pas faire enflammer
33:33le pays sont
33:34sur votre livre
33:35que vous allez nous remontrer
33:36« Gagner plus »,
33:37c'est maintenant
33:38votre travail
33:39mérite d'être bien payé.
33:40Merci, Pierre Gattaz,
33:41d'avoir été l'invité
33:42d'Arnaud Montebourg ce soir.
33:43Alors, Arnaud,
33:44on passe
33:45de notre rubrique
33:47« On marche sur la tête »
33:48ou plutôt
33:48« On marche au-dessus
33:50de nos têtes »
33:50puisqu'on va parler
33:51de tout ce qu'il y a
33:51dans ce téléphone-là,
33:53c'est-à-dire
33:53les données,
33:55les vidéos de famille,
33:56les messages WhatsApp,
33:58toutes ces données,
33:58elles sont stockées
33:59dans des énormes
34:00hangars climatisés
34:01qu'on appelle
34:02des « data centers »,
34:04des hangars géants
34:05qui tournent en permanence
34:06et qui consomment
34:07l'électricité entière
34:08d'une ville.
34:09Écoutez bien,
34:10qui pollue ?
34:11Alors, certains
34:11ont eu une idée folle.
34:12Eh bien,
34:13pourquoi pas
34:13de les envoyer
34:14dans l'espace,
34:15en orbite ?
34:16Bonsoir Eric Lhomme,
34:18vous êtes PDG
34:19fondateur d'Alatir
34:20et je le précise,
34:21vous êtes ancien
34:22d'Arienne Group,
34:23un homme très sérieux
34:24donc qui veut
34:25concurrencer
34:26Elon Musk.
34:27Qu'est-ce que vous avez pensé,
34:28Arnaud Montebourg,
34:28d'abord,
34:29de cette folie
34:30d'envoyer
34:31ces « data centers »
34:32dans l'espace ?
34:32C'est une folie qui vient
34:34d'Amérique,
34:34puisque M.
34:36Bezos veut envoyer,
34:38je crois,
34:39plusieurs dizaines
34:40de milliers
34:40de « data centers »
34:43dans le ciel
34:44en basse orbite,
34:46que SpaceX
34:47vienne demander
34:47l'autorisation
34:48au gouvernement américain
34:49d'envoyer
34:49un million
34:50de « data centers »
34:52en orbite basse
34:53pour qu'il utilise
34:55l'énergie solaire
34:56gratuite,
34:57permanente
34:59et éviter
35:00que,
35:00vous le savez,
35:01les Américains
35:02ont commencé
35:02à protester
35:02contre l'IA
35:03et contre les « data centers ».
35:05Il y a maintenant
35:05des États
35:06qui les interdisent.
35:07Donc,
35:07il se passe quelque chose
35:08dans la révolte populaire
35:10contre le « data center ».
35:12C'est un sujet
35:13à surveiller
35:13comme le lait sur le feu
35:14pour nous,
35:15Européens.
35:16Et donc,
35:18SpaceX
35:18a vendu
35:19à ses actionnaires,
35:21il est en train
35:21de faire une levée en boucle
35:23d'Elon Musk
35:24qui a
35:27qu'il est en train
35:28de monter
35:28une levée en bourse
35:30pour 1750 milliards.
35:32Il leur vend
35:33que les « data centers »
35:35dans l'espace
35:36sont moins chers
35:36que sur localisation terrestre.
35:39Donc,
35:40évidemment,
35:40il y a des Français
35:41qui sont en train
35:43d'emboîter le pas
35:44ou de chercher
35:44des solutions alternatives
35:46et je crois
35:47qu'on l'a en face de nous.
35:48Cher monsieur,
35:49expliquez-nous
35:49comment vous allez faire
35:50pour lutter
35:51quand vous avez
35:52des « data centers »
35:53dans l'espace
35:53contre les tempêtes solaires,
35:55la latence,
35:57les problèmes
35:57de refroidissement
35:58et les débris spatiaux
35:59parce que bientôt,
36:00il va y avoir
36:02en permanence
36:02des débris spatiaux
36:03qui vont détruire
36:04tout ce qu'on pourra lancer.
36:06Expliquez-nous
36:07ce que vous voyez,
36:08vous,
36:09qui êtes un homme
36:09de l'espace.
36:10Bonsoir
36:11et merci beaucoup
36:11de votre invitation.
36:13Alors,
36:13effectivement,
36:13les data centers orbitaux,
36:15ce n'est plus du tout
36:15de la science-fiction.
36:16Ça va arriver.
36:17Il y a différentes façons
36:19de le faire
36:19et nous,
36:19on le fait très différemment
36:21des Américains.
36:22Donc,
36:22ce sont des data centers
36:23qu'on assemble
36:25robotiquement
36:26directement en orbite
36:28comme par des robots.
36:30Imaginez un Lego spatial.
36:32On a divisé
36:32le data center
36:33en différentes briques
36:34essentielles
36:35qu'on va assembler
36:36comme un Lego.
36:37Et alors ça,
36:38ça permet de passer
36:39du spatial jetable
36:40des constellations
36:42de centaines de milliers
36:43de satellites
36:43qui ont des durées
36:44de vie très courtes.
36:45Combien de temps ?
36:463, 4, 5 ans.
36:47Et qu'est-ce qu'on fait
36:47du satellite
36:48quand il est fini ?
36:49Ils sont désorbités
36:49la plupart du temps
36:50quand ils sont en orbite
36:51très basse.
36:52Ça veut dire désorbités ?
36:53Ça veut dire qu'ils rentrent
36:53dans l'atmosphère
36:54et ils sont détruits
36:55en rentrant dans l'atmosphère.
36:56Mais ce n'est pas forcément
36:57neutre
36:57et ce n'est pas forcément
36:58la bonne façon de le faire
36:59ni sur le plan économique
37:01ni pour un espace durable.
37:02Et donc nous,
37:03nous voulons passer
37:04à un espace industriel
37:06durable
37:06où effectivement
37:07les robots assembleront
37:09mais resteront en orbite
37:10pour faire la maintenance,
37:11remplacer les parties
37:12de l'architecture
37:13du système
37:13qui ont besoin
37:14d'être remplacées
37:15au moment où elles ont besoin
37:16d'être remplacées
37:17sans jeter le reste
37:18de l'infrastructure.
37:19Et ça,
37:20c'est effectivement
37:21une course technologique
37:23mais aussi géopolitique
37:25avec les Etats-Unis,
37:25avec la Chine
37:26et cette façon de faire
37:28est une opportunité
37:29pour l'Europe
37:30pour prendre
37:30un vrai leadership technologique.
37:32Pardon, excusez-moi,
37:32je pose une question
37:33et moi je suis très sensible
37:34à mes données personnelles.
37:36Si jamais le datacenter
37:37était envoyé dans l'espace,
37:38il se passe quoi
37:39si on perd le contact ?
37:40Houston, Houston,
37:41je perds toutes mes données ?
37:43C'est le cloud
37:43qui disparaît dans l'espace.
37:45C'est au-dessus du cloud.
37:46Non, il n'y a pas plus de risques
37:47qu'avec un datacenter terrestre.
37:49Au contraire,
37:51les raisons d'envoyer
37:52un datacenter dans l'espace
37:53au départ
37:53sont de répondre
37:55aux enjeux
37:55de l'explosion
37:57des besoins de l'IA.
37:58Ça, on en est tous conscients.
37:59Les datacenters,
38:00c'est l'infrastructure
38:01qui est clé,
38:02qui est au cœur
38:02de tous nos besoins
38:03et les usages
38:04vont continuer à augmenter
38:05avec toutes les contraintes
38:07que vous avez listées
38:08sur les réseaux électriques,
38:10la production d'électricité,
38:12sur la consommation d'eau,
38:14sur l'occupation des sols,
38:15etc.
38:16Donc voilà,
38:16on a de très très bonnes raisons
38:18de le faire en orbite.
38:19Une autre bonne raison,
38:21c'est la sécurité
38:21puisque les datacenters,
38:23aujourd'hui,
38:23sont devenus
38:24des cibles militaires sur Terre.
38:26Or, demain,
38:27en cas de catastrophe naturelle...
38:28C'est attaqué, d'ailleurs,
38:29pendant la guerre en Iran.
38:31Effectivement,
38:31les gardiens de la révolution
38:33s'en sont pris
38:33à des datacenters,
38:34je ne sais plus
38:35dans quel pays du Moyen-Orient,
38:36mais effectivement,
38:37ils sont des cibles
38:37et donc,
38:38c'est un enjeu de souveraineté.
38:40Attaqué physiquement,
38:41attaqué par des attaques cyber
38:42ou simplement
38:43des catastrophes naturelles
38:45qui vont disrupter
38:45l'état des réseaux sur Terre.
38:47Est-ce que vous,
38:47pardon,
38:48vous interrompt,
38:48mais est-ce que vous ne pensez pas
38:49qu'il y aura aussi
38:50des attaques spatiales
38:51et que la guerre spatiale
38:52va commencer
38:53puisqu'il y aura des enjeux,
38:58supplémentaires de résilience.
38:59C'est-à-dire,
39:00ce n'est pas ou l'un ou l'autre,
39:01en général,
39:02c'est un degré supplémentaire
39:03de résilience
39:04et c'est quand même
39:05plus compliqué
39:06et ça a beaucoup plus
39:07de conséquences
39:08d'aller attaquer
39:09une infrastructure
39:09physiquement en orbite.
39:11Mais sinon,
39:12pour la dernière question,
39:13le dernier enjeu,
39:14c'est celui de la souveraineté.
39:15Vous parlez de la souveraineté
39:16de vos données, justement.
39:18On parle beaucoup
39:19des clouds souverains
39:20et des datacenters souverains.
39:22Là, ça veut dire
39:22qu'avec des datacenters
39:24en orbite,
39:24on peut avoir accès
39:26depuis n'importe quel point
39:27du globe
39:28à un datacenter souverain.
39:30Et pour certaines industries
39:31comme la banque,
39:32par exemple,
39:33c'est quand même essentiel.
39:34Oui, insusceptible
39:35d'appropriation
39:36et de contrôle
39:37par une nation
39:38malveillante
39:39ou peu alliée.
39:40Mais en tout cas,
39:42on se met à l'abri
39:43des problématiques
39:44de réglementation
39:46et d'extraterritorialité
39:48en ayant accès...
39:49Entendu ça, effectivement.
39:50On a entendu.
39:51Arnaud, est-ce qu'on marche
39:51sur la tête ou pas ?
39:52C'est-à-dire que la France,
39:54vous parliez d'espaces durables,
39:55ça m'a choquée.
39:55Après avoir, finalement,
39:57l'homme après avoir pollué
39:58la Terre va se mettre
39:59peut-être à polluer l'espace.
40:00Est-ce que vous avez été convaincu
40:01que les États-Unis y vont ?
40:02Est-ce que nous,
40:03on doit investir l'espace ?
40:05De toute façon,
40:06nous y sommes
40:07puisque nous sommes
40:07une puissance spatiale
40:09française et européenne.
40:10Nous y sommes.
40:12La question,
40:12c'est qu'est-ce qu'on fait
40:13de cette puissance ?
40:15Et il y a aujourd'hui
40:16des enjeux spatiaux militaires,
40:19il y a des enjeux civils.
40:20La question qui est posée,
40:22c'est est-ce que vous pensez
40:23que M.
40:23Musk va obtenir
40:24l'autorisation de la NASA
40:25pour son délire
40:28mégalomaniaque ?
40:29Alors, on est très loin
40:31de déployer un million
40:31de satellites en orbite.
40:32Aujourd'hui, il y a 15 000
40:33satellites opérationnels
40:34en orbite,
40:35dont les deux tiers
40:36pour Starlink,
40:37donc pour Elon Musk.
40:38Donc là,
40:38on parle encore
40:39d'un autre monde.
40:41Nous, on est convaincus
40:42que la bonne façon
40:43de créer ces capacités
40:45en orbite,
40:45c'est de le faire
40:46avec des robots,
40:47avec des infrastructures durables.
40:49Et effectivement,
40:50la question,
40:50ce n'est pas
40:50est-ce que ces infrastructures
40:51existeront ?
40:52Elles existeront.
40:53La question,
40:54c'est est-ce que l'Europe
40:55aura ses propres infrastructures
40:57souveraines ?
40:57Et c'est ça que l'on propose
40:59avec en plus
41:00un leadership technologique.
41:01Merci infiniment
41:02d'avoir été l'invité
41:03de cette rubrique.
41:04Merci de vos efforts.
41:05On marche sur la tête
41:06et on marche vers les étoiles.
41:08Merci infiniment.
41:10On continue à parler
41:10de cette guerre en Iran
41:12qui met les agriculteurs
41:13à genoux,
41:14qui fait flamber
41:15le prix des engrais,
41:16le prix du gazole
41:17et les banques
41:18qui ferment le robinet.
41:19Mais certains ont trouvé
41:20une solution inattendue,
41:21c'est le leasing de vaches.
41:23C'est-à-dire qu'on peut
41:24louer des vaches
41:25comme on loue une voiture.
41:26Le principe,
41:26si vous,
41:27derrière votre téléviseur,
41:28vous avez, je ne sais pas,
41:292600 euros
41:30qui sont placés
41:30sur un livret A,
41:31vous n'êtes pas satisfait
41:32de votre rendu,
41:34eh bien vous pouvez
41:34confier votre argent
41:36à Maï Marguerite
41:36qui va se mettre
41:37à louer des vaches
41:38à des agriculteurs
41:39et ça vous rapporte
41:405% par an.
41:42Bonsoir,
41:43Karl Darginhoff.
41:44Bonsoir.
41:44Vous êtes responsable
41:45de la relation investisseur
41:47chez Maï Marguerite
41:48et à votre côté,
41:48il y a Justine Chen,
41:51agriculturiste
41:52et copropriétaire
41:52de l'élevage
41:54de la pierre dorée
41:55dans l'Inde.
41:56Ce qui est intéressant,
41:56c'est que sur les 90 vaches,
41:58il y en a 40
41:59que vous louez.
42:00Qu'est-ce que vous pensez
42:00de ce nouveau système
42:02de leasing de bovins ?
42:04C'est étonnant.
42:04Alors d'abord,
42:05ce n'est pas un nouveau système
42:06parce que dans le code Napoléon,
42:07il y a le bail à cheptel
42:08qui a été inventé en 1804.
42:10Et le bail à cheptel,
42:11ça consiste à éviter
42:13l'échange de numéraires
42:14et d'argent.
42:16Je vous prête
42:1810 génisses
42:19qui vont faire des veaux,
42:20vous m'en rendez une par an
42:22chaque année sur 10 ans.
42:23Et donc,
42:24c'est ça le bail à cheptel.
42:25Et d'ailleurs,
42:26c'est un peu
42:26ce que vous avez imaginé
42:29et c'est ce que faisait
42:32cette entreprise.
42:33Alors évidemment,
42:34il y a un moment,
42:34il va falloir mobiliser
42:35de l'épargne,
42:36il va falloir financiariser un peu
42:38et faire en sorte
42:39que des éleveurs
42:40qui ont trop de dettes
42:41parce que le crédit agricole
42:42ne prête plus,
42:43qui ont eu un problème,
42:45des abattages de troupeaux,
42:46c'est arrivé quand même
42:47énormément,
42:48qui ont des problèmes
42:49de rentabilité passagère.
42:51En ce moment,
42:51c'est le cas.
42:52Je rappelle qu'il y a
42:53beaucoup d'entreprises
42:54agricoles en raison
42:55des événements géopolitiques
42:56qui sont dans le négatif
42:57et ça ne va pas s'arranger.
42:59Donc il est évident
43:00que l'agriculture
43:01doit elle aussi
43:03innover
43:03et inventer
43:04des solutions
43:05pour soutenir
43:06le financement
43:07des entreprises
43:09viables.
43:10Madame,
43:11vous,
43:11vous êtes éleveuse laitière.
43:13Oui, tout à fait.
43:14Bon,
43:15quand vous perdez
43:1710 vaches
43:17et que vous ne pouvez pas
43:18les reconstituer,
43:20vous perdez votre revenu,
43:21vous perdez votre outil de travail.
43:23Donc l'allocation,
43:24le bail à cheptel
43:25est une solution
43:26qui a été inventée
43:27par les révolutionnaires.
43:28Les révolutionnaires,
43:30il y a 200 ans.
43:31Justine Chen,
43:32racontez-nous
43:32ce qui s'est passé.
43:33Justement,
43:33pourquoi est-ce que
43:34vous en êtes venue
43:34à ce système de location ?
43:36Je crois que vous étiez
43:36endettée à hauteur
43:37de 700 millions d'euros.
43:38Le Covid était passé par là.
43:39Racontez-nous.
43:39En fait,
43:40moi,
43:40je me suis installée
43:41en 2021.
43:42Donc,
43:42j'ai acheté ma ferme
43:44et on était juste avant Covid.
43:48Donc,
43:48les banques étaient frileuses
43:49à me prêter
43:50et je ne pouvais pas
43:51acheter mes 40 vaches
43:53pour augmenter
43:54mon troupeau,
43:55en fait,
43:55pour pouvoir financer
43:56ma ferme.
43:57Donc,
43:58Gestelle est intervenue
43:59à ce moment-là.
44:01Alors,
44:02monsieur,
44:03vous,
44:04comment aujourd'hui
44:05mobilisez-vous l'épargne ?
44:06Parce que vous avez
44:0740 000 vaches
44:08aujourd'hui en bail.
44:10Le troupeau
44:11de vaches laitières
44:12en France,
44:12c'est 3 millions et demi.
44:13Donc,
44:13c'est très petit.
44:14Mais,
44:15vous avez des ambitions.
44:16Expliquez-nous
44:16ce que vous voulez faire
44:17parce qu'on a besoin
44:18de solutions innovantes
44:20dans l'agriculture.
44:20Absolument.
44:21Donc,
44:21en fait,
44:21moi,
44:22je souhaite mobiliser
44:23le plus grand nombre
44:24d'épargnants français
44:25pour les informer
44:27qu'il existe un produit
44:28à leur disposition
44:29qui leur permette
44:29d'investir
44:30sur un support tangible,
44:31décorrer les marchés financiers
44:33qui contribuent
44:34à financer
44:34l'agriculture française
44:35directement
44:36nos agriculteurs.
44:37Et donc,
44:38pour cela,
44:40on explique
44:40que c'est un métier
44:42qui existe depuis très longtemps,
44:43qu'il est utile
44:44de diversifier son actif
44:47lorsque l'on veut
44:49placer son argent.
44:50Alors,
44:51moi,
44:51je pose une question
44:51très simple,
44:52Arnaud,
44:53si vous me permettez.
44:53Je suis une bonne épargnante
44:55non contente
44:56de celui de Réa.
44:57Si je place mon argent
44:58chez My Marguerite
44:59et que la vache meurt,
45:00que se passe-t-il ?
45:01C'est un rendement garanti ?
45:03C'est 5% garanti ?
45:05Alors,
45:05il n'y a jamais rien
45:05de garanti.
45:06Mais par contre,
45:06nous avons des procédures
45:08qui permettent,
45:08en fait,
45:08lorsque l'on constate
45:09un décès d'un animal
45:11qui est la propriété
45:12d'un autre investisseur,
45:13on va automatiquement
45:15prélever un autre animal
45:16dans le cheptel
45:17et l'éleveur,
45:18lui,
45:18fera une déclaration
45:19auprès d'une grande compagnie
45:21d'assurance
45:21de la perte de l'animal
45:22et il sera couvert,
45:23en fait.
45:23Donc,
45:24un investisseur
45:25ne perd pas d'animaux.
45:26Non,
45:27et l'agriculteur
45:29est couvert aussi
45:30puisque,
45:31en fait,
45:31c'est un accord
45:32gagnant-gagnant.
45:33L'investisseur ne perd pas,
45:34l'éleveur non plus
45:36puisque c'est
45:37une méthode
45:39de financement
45:40depuis très longtemps
45:42qui permet
45:43de maintenir
45:44en état
45:44un outil
45:45de travail
45:46pour des paysans
45:47qui vivent
45:48avec leur cheptel.
45:50Et quand vous avez
45:51des...
45:51Vous avez eu
45:52des...
45:53Après,
45:53avec la...
45:54Depuis la vache folle,
45:55on a eu une succession
45:55de crise sanitaire,
45:56la dernière
45:57a été extrêmement dure.
45:59Il y a eu des moments
45:59où, vous savez,
46:00un éleveur
46:01avec son troupeau,
46:02quand on lui retire...
46:03Vous avez vu
46:04les drames
46:04que ça a provoqués
46:05dans le sud-ouest.
46:06On le retire.
46:07Et comment fait-il
46:07pour reconstituer
46:09à la fois
46:09des années génétiques,
46:12de travail
46:12sur les croisements,
46:14puis il les connaît
46:15toutes.
46:16Et c'est vache.
46:17C'est là le plus difficile.
46:18C'est que il est...
46:19Quand c'est une décision
46:20préfectorale
46:21d'abattre le troupeau,
46:22en fait,
46:22il est couvert
46:23puisque, en fait,
46:23c'est nous,
46:24contribuables,
46:24qu'allons l'indemniser.
46:26La difficulté,
46:27c'est bien ça,
46:27c'est qu'il perd
46:27la qualité génétique.
46:29Ça peut être des fois
46:2910, 20 ans,
46:3030 ans de génétique.
46:32Et ce qui est intéressant,
46:33c'est que ce système,
46:33il pourrait finalement
46:35se normaliser
46:36puisque votre filière
46:37Bovicache
46:38vient de lever
46:39100 millions d'euros.
46:40C'est-à-dire qu'on passe
46:41d'un petit système
46:42à une échelle industrielle
46:43et on permet
46:44à des financiers
46:45d'investir dans ce système
46:47qui pourrait rendre
46:48souveraine
46:48l'agricultrice...
46:50l'agriculteur...
46:51Oh !
46:52Aidez-moi,
46:52je vous en supplie.
46:53L'agriculture !
46:54Oui, absolument.
46:56Oui, absolument.
46:56En fait,
46:57il faut bien comprendre
46:58que les choses ont changé.
46:59C'est-à-dire que
47:01nos agriculteurs,
47:01par le passé,
47:02n'avaient pas les mêmes besoins
47:03en termes de financement
47:04qu'aujourd'hui.
47:04Il y a énormément
47:05de petits agriculteurs
47:07qui ont fermé
47:07et les jeunes
47:08ne veulent pas reprendre
47:09leurs activités
47:09parce que nos jeunes agriculteurs
47:11ne veulent pas travailler
47:1220 heures par jour
47:13pour ne pas partir en vacances
47:14et ne pas gagner d'argent.
47:15Et donc,
47:15ça nécessite aujourd'hui
47:16d'avoir des exploitations
47:17qui soient correctement équipées
47:19en robots de traite,
47:20en robots de distribution alimentaire,
47:21que le bien-être animal
47:23soit aussi géré
47:23avec des brumisateurs l'été.
47:24Et en fait,
47:25tout ça nécessite
47:26des financements conséquents
47:27et parce que les jeunes
47:29veulent avoir
47:29des exploitations profitables
47:31qui leur permettent
47:31d'avoir des bonnes conditions
47:32de travail
47:33et d'avoir des bonnes conditions de vie.
47:34Et enfin,
47:35l'allocation,
47:36c'est véritablement
47:37un outil financier
47:38qui vient s'associer
47:40à la dette,
47:41au financement,
47:41à la dette bancaire,
47:42etc.,
47:42qui est alternatif
47:43ou complémentaire.
47:44Je vois qu'en 5 ans,
47:45on a perdu
47:46350 000 vaches laitières.
47:48En 5 ans !
47:49Donc,
47:49il y a une déperdition
47:52très forte.
47:53Les élevages
47:53ne sont pas repris.
47:54Vous êtes jeune
47:55et ça va être votre vie
47:57pendant certainement
47:58une belle carrière agricole
48:00et je vous en félicite.
48:01Et vous en remercie
48:02d'avoir choisi
48:03et embrassé ce métier.
48:04Vous venez d'une famille agricole
48:06ou vous avez décidé
48:07d'embrasser ce métier ?
48:08Non,
48:09je suis issue
48:09d'une famille agricole
48:10mais je n'ai pas repris
48:11la ferme familiale.
48:12D'accord.
48:13Vous voyez,
48:14quand des jeunes
48:14rachètent une ferme,
48:16ils prennent des dettes
48:17pour des années
48:19et c'est quand même
48:20très difficile ensuite
48:21quand il y a un événement
48:23ou des décisions
48:24de croissance
48:25qu'il faut augmenter
48:26le cheptel.
48:27Un bon troupeau laitier,
48:29c'est 70 vaches
48:30à peu près.
48:31Oui,
48:32maintenant c'est plus.
48:33Un peu plus,
48:33vous l'avez.
48:34Ça vous a permis
48:35d'acheter votre ferme,
48:35ça met du dynamisme
48:36dans le village
48:37et je pense aussi
48:38à ces éleveurs
48:38qui louent leurs vaches.
48:39Si jamais ils veulent aussi,
48:40on ne sait pas,
48:41changer d'orientation,
48:42ça permet de rendre
48:43les vaches
48:44et peut-être de changer
48:44de métier.
48:46En tout cas,
48:46regardez ce petit bordeaux
48:47qu'on a fait
48:48grâce à Bastien Cochet,
48:49notre chef d'édition.
48:50Ce sont donc des jénices
48:51du Made in France,
48:52Arnaud,
48:52ça vous plaît ?
48:53On défend l'agriculture,
48:55on défend les innovateurs,
48:56on défend les agricultrices
48:58et les agriculteurs
48:59qui se battent au quotidien
49:00et ils ont la parole
49:02ici dans cette émission
49:04comme tous ces industriels,
49:05ces innovateurs,
49:06tous ceux qui veulent
49:08donner un espoir
49:09à tous les Français
49:10parce que le Made in France,
49:12c'est notre avenir.
49:12Il faut préserver
49:13la souveraineté agricole française,
49:14c'est essentiel,
49:15c'est un pilier.
49:15Et on a beaucoup de travail.
49:16Absolument.
49:17C'est sûr.
49:18Merci à vous.
49:18Merci beaucoup.
49:19Merci infiniment, Arnaud.
49:21À vendredi prochain,
49:2219h et tout de suite,
49:23vous retrouvez le 20h BFM,
49:25l'édition spéciale continue.
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