- il y a 2 mois
Arnaud Montebourg intervient chaque vendredi aux côtés de Marie Chantrait pour livrer son analyse sur les grands enjeux économiques et géostratégiques, notamment en termes de souveraineté industrielle & énergétique de la France et de l’Union Européenne, au cœur de L’actualité.
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00:00Et il me rejoint sur ce plateau. Merci beaucoup d'être là. Bonsoir Arnaud Montebourg.
00:05Bonsoir Marie, vous allez bien ?
00:06Il est 19h, je le disais. Je vais très bien. Et vous-même ? Un peu mieux que la France
00:09ou pas ?
00:10Mieux que M. Trump.
00:11Mieux que M. Trump.
00:12Qui vient de se faire désosser par les Iraniens.
00:13Et on va en parler en longueur. Ancien ministre de l'économie, retiré de la vie politique, entrepreneur, c'est
00:19votre émission.
00:19Ce soir, vous débattrez d'ailleurs avec un candidat à la présidentielle, encore un, François Ruffin,
00:24et votre plaidoyer sur l'intelligence artificielle alors que le gouvernement veut avancer.
00:28Une heure d'intelligence artificielle pour chaque collier, c'est une annonce de la soirée.
00:33Vous nous en direz des nouvelles.
00:35Mais en effet, la semaine d'Arnaud Montebourg, voilà comment on démarre traditionnellement l'émission.
00:40Et en effet, ces images qui ont fait l'actualité, voire l'histoire.
00:44Regardez, Donald Trump qui arrive donc au château de Versailles.
00:48Et dans ce dîner, vers 23h30, une signature inattendue.
00:55Regardez.
00:58Cela n'a pas été facile, je peux vous le dire.
01:07Bon travail.
01:10Très bon travail.
01:17Voilà une opération rondement menée.
01:20Arnaud Montebourg, que pensez-vous de cette séquence ?
01:22De ce qui s'est joué cette semaine après un G7, et donc un passage à Versailles, cette signature ?
01:28D'abord, regardons le contenu de l'accord.
01:30C'est un accord qui, quand même, consacre l'échec de l'Amérique et la réussite de l'Iran.
01:39L'Iran qui devait être... dont le régime devait être renversé, dont les armes devaient être neutralisées,
01:45et dont l'uranium devait disparaître et être capturé.
01:48Rien de tout cela ne s'est produit.
01:49On a échangé la levée du blocus naval sur le détroit d'Hormuz contre la dilution de l'uranium enrichi.
01:57Une nuance très importante.
01:58Qu'est-ce que la dilution de l'uranium enrichi ?
02:00Vous allez avoir l'autorité internationale de l'énergie atomique,
02:05qui est chargée par cet accord de superviser le fait que les Iraniens vont prendre leur uranium
02:09prêt à fabriquer la bombe, pas très loin du seuil militaire,
02:13et ils vont remettre de la matière appauvrie, pour l'appauvrir.
02:17Ils ne vont donc pas le neutraliser, ils vont le diluer.
02:21Qui va contrôler ça, effectivement ?
02:22Est-ce que vous ne croyez pas que c'est un marché de dupe et qu'en vérité les Iraniens
02:26ont gagné ?
02:27Deuxièmement, qu'est-ce qu'ont gagné les Iraniens
02:29dans la levée du blocus du détroit d'Hormuz ?
02:33Ce qu'ils appellent des services maritimes, ça s'appelle un péage.
02:36Donc en fait, ils vont se rembourser le coût de la guerre sur le dos du commerce mondial.
02:41D'ailleurs, c'est tout à fait contraire au droit international.
02:44Ça, c'est la suite de l'histoire, selon vous.
02:45La suite de l'histoire, c'est qu'on croyait que finalement,
02:48les États-Unis n'avaient rien gagné et l'Iran n'avait pas perdu.
02:51Mais en fait, on voit que c'est l'Iran qui a gagné.
02:54Et dans cette affaire, ça montre que Donald Trump,
02:57qui croyait pouvoir jouer aux échecs, vient d'être échec et mat.
03:01Pourquoi ? Parce que les élections arrivent.
03:03Il a cassé l'économie internationale,
03:05mis l'inflation, y compris aux États-Unis, partout,
03:08et se retrouve en grave difficulté politique
03:10au sein de sa propre coalition qui était majoritaire.
03:13Je crains qu'elle soit devenue minoritaire.
03:14Mais Arnaud Montebourg, ce type d'analyse et ses propos que vous tenez ce soir
03:17sont partagés par beaucoup.
03:19Mais néanmoins, ça semble passer chez beaucoup d'autres.
03:24– Écoutez, le résultat, il est là.
03:27Il est tout à fait clair.
03:28On peut toujours jouer des apparences.
03:30Le château de Versailles y a joué beaucoup.
03:32Le château de Versailles est un outil de rehaussement
03:37de la réputation française.
03:38– Et il s'en peut avoir été reçu là-bas ?
03:40– Écoutez, Poutine y est venu en 1917,
03:43l'empereur du Japon en 1918,
03:44Charles, roi d'Angleterre en 1923,
03:46Trump en 1926.
03:47Il n'y a pas de dérogation pour le président des États-Unis.
03:50Mais en vérité, c'est un outil d'influence de la France
03:53qui montre qu'elle a un niveau de grandeur
03:56qui est peut-être au-dessus de ce qu'elle peut réellement prétendre.
04:01– Il a eu raison, Emmanuel Macron, d'assumer,
04:03parce que ce qui est né aussi dans l'opinion publique,
04:05dans le débat politique, c'est de dire
04:07on se fait quand même houspiller par le président américain régulièrement.
04:11Le président lui-même, dans les mots,
04:13franchement, on a connu paroles parfois plus aimables,
04:16et de lui réserver finalement tous les honneurs.
04:18Il a eu raison d'aller au bout ?
04:20– Moi, je crois que le rapport de force n'a pas été exercé
04:22sur le plan européen, pas particulièrement par la France,
04:26ni d'ailleurs par les autres pays européens.
04:28C'est ce que j'appelle, c'est ce que monsieur, d'ailleurs,
04:31Rout, le secrétaire général de l'OTAN,
04:34qui n'était que le Premier ministre de la Hollande,
04:36il a appelé ça, il a appelé ça,
04:39on a appelé ça, reprenant son expression,
04:41la diplomatie de Daddy Trump.
04:43Non, ce n'est pas notre Daddy,
04:45les attaques contre notre économie,
04:47notre souveraineté technologique,
04:48notre souveraineté numérique,
04:50nos intérêts financiers,
04:52nos intérêts dans le commerce international,
04:55ont été directement attaqués par les États-Unis,
04:58qui nous menacent tous les jours
04:59de supprimer l'OTAN,
05:01donc de supprimer finalement 60 ans d'histoire.
05:04Donc, en vérité,
05:05nous n'avons pas exercé le rapport de force,
05:07nous le payons très cher.
05:08Nous le payons très cher,
05:08parce que les Chinois, pendant ce temps-là,
05:10nous observent.
05:11Et ils ont vu qu'on était capable de s'agenouiller devant Trump.
05:14Donc, qu'est-ce que font les Chinois ?
05:15La même chose, en douceur, avec le sourire.
05:18Et en vérité,
05:19là où Trump humilie,
05:20les Chinois respectent,
05:22par la courtoisie de leur pratique,
05:24mais en vérité,
05:24ils sont en train de laminer notre industrie,
05:27et il n'y a aucune réponse de l'Union européenne.
05:30Donc, nous sommes dans la tenaille
05:31entre, d'un côté,
05:32Trump devant lequel on s'humilie à s'agenouiller,
05:35c'est ce qui s'est passé...
05:37On s'humilie.
05:38On s'humilie.
05:38C'est une humiliation mondiale pour l'Europe.
05:40Quand on a signé l'accord du Turnberry Deal,
05:43où Trump nous inflige 15% de droits de douane,
05:46plus 15% de baisse du dollar,
05:47ça fait 30,
05:48plus l'obligation de leur acheter du gaz à prix d'or,
05:51plus l'obligation de transférer 600 milliards d'épargne,
05:55alors qu'on finance déjà la big tech américaine
05:57qui, elle-même, fait son shopping dans nos entreprises,
06:00je crois que là, l'humiliation est totale.
06:02Et tout le monde l'a vu.
06:03Les Chinois l'ont absolument observé.
06:05Et ils nous regardent avec un sourire en disant
06:08« Ces Européens sont qu'un troupeau de moineaux.
06:12Il n'y a qu'à lancer une miette,
06:14et ils s'envoleront la chercher. »
06:15Et c'est exactement ce qui se passe.
06:17Et si je vous dis, Arnaud Bonnebourg,
06:18qu'on apparaît, ou on peut apparaître,
06:20comme une puissance facilitatrice ?
06:22Ça, non.
06:23Vous ne l'entendez pas.
06:23Facilitatrice des intérêts des États-Unis,
06:26je n'en sais rien, mais ça y ressemble.
06:29En tout cas, ça n'est pas faciliteur de nos propres intérêts.
06:32Nous sommes dans un monde qui s'est durci,
06:34qui est extrêmement conflictuel.
06:35Où là, nous avons la force pure qui s'exerce.
06:38Et nous, nous faisons des facilités.
06:41Non, nous avons besoin d'exercer, nous aussi,
06:43notre force, réunie avec les Européens, bien sûr.
06:45Mais aussi, la France a quelque chose à dire
06:47par elle-même et pour elle-même.
06:48Elle a des intérêts à défendre,
06:50mais ils ne sont pas défendus.
06:50Dans la semaine d'Arnaud Montebourg également,
06:52et qui vous a interpellé, tout comme moi-même d'ailleurs,
06:54les propos d'un maire, d'un nouveau maire,
06:57devenu une figure de la France insoumise.
06:59Je pense évidemment à Bali Bagayoko,
07:01le maire de Saint-Denis,
07:02qui affirme dans le journal L'Opinion
07:05que sifflait la Marseillaise
07:07quand la France se déshonore par des axes à l'international.
07:09Lesquels ?
07:10C'est un droit à la réplique populaire.
07:12Il poursuit et il publie un communiqué dans la foulée,
07:16suite aux réactions nombreuses dans cette interview donnée au quotidien L'Opinion,
07:21en disant qu'il n'a jamais encouragé à siffler la Marseillaise.
07:25Mais quand même, drôle de stratégie, non ?
07:28Il encourage à...
07:29Puisqu'il explique qu'il s'agit d'un droit à la réplique populaire.
07:32Je me demande d'ailleurs quelle réplique,
07:34car la France appartient à tout le monde,
07:36y compris à tous ceux qui ne sont pas d'accord
07:37avec les orientations qu'elle choisit.
07:40Il faut s'intégrer dans la société,
07:42comme nous tous, comme citoyens,
07:44quelles que soient nos origines,
07:46notre histoire, notre géographie,
07:48pour prendre une décision collective ensemble.
07:51Donc la France est la seule chose qui nous reste
07:53pour nous défendre face au reste du monde.
07:56Donc taper sur la France,
07:57c'est détruire un bien commun.
07:59Donc ce maire ne mérite que notre mépris.
08:01Premièrement.
08:02D'ailleurs, quelle inculture !
08:04Car il s'agit d'un champ révolutionnaire
08:06qui a fondé la République des droits de l'homme.
08:07Donc je suppose que monsieur le maire de Saint-Denis se prévaut.
08:11Donc quelle inculture !
08:12Et surtout, pour moi, il mérite un carton rouge.
08:15S'il portait le maillot de France,
08:17il serait expulsé du terrain.
08:18D'ailleurs, c'est une infraction pénale
08:19à laquelle il a encouragé.
08:20Absolument, oui, oui, c'est sanctionné.
08:22Alors d'ailleurs, pour moi, c'est un agent.
08:24Il se comporte en agent de désintégration du pays.
08:27C'est finalement une manière,
08:29j'allais dire douce et presque hypocrite,
08:33d'encourager à l'affrontement.
08:35C'est scandaleux.
08:36Et moi, je pense, je considère que c'est scandaleux
08:39et je repense à Jacques Chirac,
08:41auquel nous pouvons rendre hommage.
08:43C'était le président de tous les Français.
08:44On n'était pas obligés d'avoir voté pour lui,
08:46mais peu importe.
08:47Quand il y a eu les sifflets d'un marseillais au Stade de France,
08:49il a quitté le stade.
08:52Donc, si vous voulez, on a juste un problème,
08:54c'est que cet hymne est unificateur
08:56et il est l'outil de notre unité, de notre force.
08:59Et vous avez des maires
09:01qui sont des agents de l'État aussi,
09:03ils ne sont pas que des élus,
09:04ils sont aussi des agents de l'État
09:06qui l'attaquent ou encouragent à l'attaquer.
09:09Alors, il a fait un communiqué de repli,
09:11mais le mal était fait.
09:13Donc, franchement,
09:14je pense qu'il mériterait un rappel à l'ordre
09:16de la part du préfet
09:17et peut-être d'aller un tout petit peu plus loin.
09:20Les maires ne peuvent pas faire n'importe quoi.
09:22Ce sont les agents de l'État.
09:22Maire insoumis, Arnaud Montebourg,
09:24juste rapidement,
09:24il y a une stratégie électorale derrière tout ça ?
09:27Bien sûr.
09:27Leur stratégie, c'est de faire gagner l'extrême droite.
09:30Donc, voter Mélenchon,
09:31c'est encourager l'extrême droite
09:33parce qu'au deuxième tour,
09:34qu'est-ce que les Français vont faire ?
09:36Ils vont voter pour l'extrême droite.
09:37Donc, en conséquence,
09:38faire gagner l'extrême droite,
09:39c'est la stratégie de Mélenchon
09:40pour pouvoir se déguiser en chef
09:42de l'insurrection à venir.
09:43Et d'ailleurs, ce n'est pas pour rien
09:45que le même maire,
09:47elle est fille de Saint-Denis,
09:49a expliqué qu'il était naturel
09:53qu'il y ait une insurrection populaire.
09:54Donc, ce sont des gens
09:56qui se situent dans l'affrontement
09:58et qui veulent l'affrontement.
09:59Donc, il faut, je crois,
10:01les sanctionner électoralement.
10:03Nous avons besoin, en ce moment,
10:04de nous rassembler,
10:05de compromis,
10:06de discussions
10:08et de trouver des solutions communes.
10:10C'est le sens de cette émission,
10:12Méli Montdebourg.
10:12On cherche des solutions.
10:14Ici, on ne s'engueule pas.
10:15Et tout le monde a le droit de venir.
10:17Voilà.
10:17Y compris des adhérents d'ELEFI.
10:19Nous allons recevoir un tout à l'heure,
10:21M. François Ruffin.
10:21Ancien adhérents.
10:23En tout cas, c'est sans doute
10:23ce qu'il vous répondrait.
10:25Votre semaine aussi,
10:26marquée par des chiffres.
10:28Des chiffres de la croissance
10:29pas très bons.
10:30Et il ne cesse de se succéder
10:32avec un moteur,
10:33celui de la consommation à l'arrêt.
10:35L'économie française
10:36devrait traverser l'année
10:37à petite vitesse.
10:38Très, très petite vitesse.
10:39C'est inquiétant.
10:40La conséquence,
10:41c'est que l'équation budgétaire
10:43qui a été faite,
10:45vous savez qu'il y a eu
10:46des difficultés
10:46pour voter le budget.
10:47On a déplacé 16 milliards.
10:50Ça ne dira rien
10:51à ceux qui nous écoutent peut-être,
10:52mais 16 milliards,
10:53ce n'est pas beaucoup
10:54sur le vote
10:55qui a été acquis.
10:57Déjà, ça,
10:57tout est par terre
10:58à cause de la guerre
10:59Iran-États-Unis.
11:01Pourquoi ?
11:01Parce que les taux d'intérêt
11:02ont flambé,
11:03sont montés.
11:04Donc, on a déjà perdu 4 milliards.
11:06Comme ça ?
11:07En 100 jours.
11:08Rien que par le taux d'intérêt.
11:09Oui, c'est ça.
11:09On a perdu un autre milliard
11:11à cause des frais de la guerre
11:12parce qu'il a fallu
11:13porter secours à nos asignants.
11:14Il y a un milliard
11:14qui a été dépensé.
11:155 milliards.
11:16Donc, déjà,
11:18l'équation budgétaire,
11:19elle est tombée.
11:20Mais là, c'est encore pire
11:21parce qu'il va falloir,
11:23avec cette chute des recettes,
11:25c'est quand vous avez
11:26l'activité qui baisse
11:26et les recettes qui descendent.
11:28Donc, on ne pourra pas
11:28respecter l'équation budgétaire.
11:30Donc, il va falloir
11:32soit qu'on diminue les dépenses,
11:33on augmente les impôts.
11:34Donc, en fait,
11:35c'est une rigueur supplémentaire
11:36qu'il va falloir décider.
11:37Mais là,
11:38ça risque d'être récessif.
11:39Et si on ne fait rien,
11:41là aussi,
11:41ce sera récessif.
11:42Je voudrais donner
11:42quand même quelques informations
11:43à ceux qui nous écoutent.
11:45Nous avons,
11:46par l'effet simplement
11:47du renouvellement de la dette,
11:49cette année,
11:49l'État va reprendre,
11:51réemprunter sur le marché
11:53174 milliards.
11:55174 milliards.
11:56Il refinance un emprunt
11:58à 1 %,
11:59il va passer à 4.
12:01Rien que le passage
12:02de 1 à 4,
12:03eh bien,
12:03on perd 10 milliards.
12:05Donc, la charge d'intérêt
12:06de la dette
12:06dans le budget de l'État
12:07était de 65 milliards
12:08en 25.
12:09elle va passer
12:10à 74 milliards
12:11en 26.
12:13Donc,
12:13c'est 10 milliards
12:14dans la vue,
12:15rien que par l'effet
12:15des taux d'intérêt
12:16et le refinancement
12:17de notre propre dette.
12:17Donc, nous sommes
12:18dans une solution
12:20de boule de neige.
12:20C'est pour ça
12:21qu'à chaque fois
12:21que j'ai un candidat
12:22à la présidentielle,
12:22je lui dis
12:23quelle est votre stratégie
12:24des finances publiques
12:25pour assainir le pays ?
12:27Parce qu'on ne peut pas
12:28rester enchaîné
12:29au marché financier.
12:30C'est ça,
12:31la perte de souveraineté.
12:32Et vous pensez
12:33qu'aujourd'hui,
12:33notre opinion,
12:34les Français plus généralement,
12:37ont acquis ça,
12:38ou en tout cas,
12:39ont conscience de cela ?
12:40Je crois que la conscience
12:42commence à être partagée
12:44que nous allons devoir
12:45faire quelques réaménagements
12:48de décisions
12:49prises antérieurement.
12:51L'heure de votre plétoyer
12:52dans votre semaine,
12:53Arnaud Montebourg,
12:54c'est une première
12:54et elle inquiète
12:55le gouvernement.
12:56Encore lui,
12:57un de Donald Trump
12:58a imposé à la start-up
13:00Anthropik,
13:01l'une des entreprises
13:02de pointe
13:02en la matière
13:03d'intelligence artificielle,
13:04de bloquer totalement
13:06l'accès à certains
13:07de ses programmes
13:07pour les utilisateurs
13:08qui ne sont pas
13:09citoyens des Etats-Unis.
13:11Alors,
13:11Anthropik n'est plus
13:12une start-up,
13:13c'est une très grande boîte
13:14d'intelligence artificielle
13:15C'est vrai,
13:15c'est un peu leur faire offense.
13:16Et qui concurrence
13:18OpenAI
13:19sur le plan américain
13:20et Google.
13:20Donc,
13:21ils sont trois.
13:21Il y a Google,
13:22OpenAI
13:22et Anthropik.
13:23Anthropik,
13:24c'est Claude.
13:25Ils ont inventé
13:26un modèle
13:26d'intelligence artificielle
13:27surpuissant
13:28qui s'appelle
13:29Fable 5
13:30et il est si intelligent
13:32que le gouvernement
13:32des Etats-Unis
13:33a décidé de le réserver
13:34aux entreprises,
13:35aux citoyens américains
13:36qui ont le passeport US.
13:38Pourquoi ?
13:39Ils ont prétexté
13:40qu'il y avait des failles
13:41qui permettaient
13:42de porter atteinte
13:43à la sécurité nationale.
13:44Ce qui a été contesté
13:45par la société Anthropik.
13:47Mais ce qui est intéressant,
13:48c'est que c'est une décision
13:49de souveraineté
13:50qui réserve le monopole
13:51de l'intelligence
13:52et de la super-intelligence
13:54aux entreprises américaines.
13:56On s'est aperçu
13:57en quelques minutes
13:58à Bruxelles
13:59et dans les capitales européennes
14:00que l'intelligence artificielle
14:03c'était aussi
14:04un bien stratégique
14:05aussi important
14:06que l'énergie nucléaire
14:08ou que le détroit d'Ormus.
14:10Peut-être avec
14:10un peu de retard, non ?
14:11Alors, évidemment,
14:12ils sont tombés de l'armoire
14:14mais comme d'habitude,
14:16ils ont compris
14:17que les Américains
14:17se réservaient ce monopole
14:19donc cette avance.
14:20Donc il s'agit
14:21de conserver de l'avance
14:22pour affaiblir les autres.
14:24Donc nous ne sommes plus
14:24les alliés,
14:25mais nous sommes des alliés
14:27si nous le sommes encore
14:27à vassaliser
14:28et à soumettre.
14:30Alors, panique à Bruxelles
14:31devant l'écran noir.
14:32Pourtant,
14:33le rapport Draghi,
14:34je le rappelle,
14:35M. Draghi a été
14:36Premier ministre de l'Italie,
14:38il a été le président
14:39de la Banque Centrale Européenne
14:40et M. Draghi
14:41a rendu un rapport
14:42à Mme van der Leyen
14:43il y a deux ans.
14:44Il disait, voilà,
14:45en matière d'intelligence artificielle,
14:47il faut qu'on remonte
14:49la pente
14:50et qu'on rattrape le retard.
14:51Et il chiffrait
14:52nos investissements
14:53en la matière
14:53à 800 milliards,
14:54c'est-à-dire
14:54deux fois le plan Marshall
14:56en 1945.
14:57Vous voyez un peu l'ambiance.
14:59Et ça a un peu effrayé
14:59tout le monde à l'époque.
15:00Ça a peut-être effrayé
15:01tout le monde,
15:01mais aujourd'hui,
15:03on s'aperçoit
15:03que les Américains
15:04ont investi
15:0513 fois plus
15:06dans l'intelligence artificielle
15:07que les Européens.
15:09Et les avertissements
15:10se sont multipliés
15:11et continuent
15:12de se multiplier.
15:12Exactement.
15:13Alors, nous avons
15:13le patron de Mistralahi,
15:15qui est l'un des leaders
15:16européens
15:16à travers cette entreprise
15:18qui n'est pas que française,
15:19mais elle est
15:20à direction française,
15:22M. Arthur Mensch,
15:22qui s'est rendu
15:23à l'Assemblée nationale
15:24il y a quelques jours.
15:25Et il a dit, voilà,
15:26il nous reste à peu près
15:27deux ans pour construire
15:28un géant du cloud
15:29et de l'intelligence artificielle
15:30qui est capable
15:31de rivaliser
15:31avec les Américains.
15:32Ce n'est pas impossible,
15:33on peut le faire.
15:34Et d'ailleurs,
15:34son modèle,
15:35qui n'est pas un européen,
15:36parce qu'il est en France,
15:37en Suèche,
15:37je crois en Allemagne,
15:38dans de nombreux pays,
15:39consiste à aller voir ses clients
15:42en disant,
15:42vous utilisez
15:42l'intelligence artificielle,
15:43investissez chez moi,
15:44mettez quelques milliards,
15:45et il vient de le faire
15:46avec Airbus.
15:47Il a passé un accord
15:48avec Airbus
15:49qui a besoin
15:49d'intelligence artificielle
15:50pour se défaire
15:52de la puissance monopolistique
15:54en intelligence artificielle,
15:55en puissance de calcul
15:56des États-Unis,
15:57donc Amazon,
15:59Microsoft, Google,
16:00de plus en plus,
16:01il va falloir les sortir
16:02pour les remplacer
16:04par des instruments technologiques
16:07d'intelligence artificielle
16:08souverains européens.
16:10Donc moi,
16:10je lance ici un appel
16:11aux plus grandes entreprises,
16:13parce qu'ils veulent faire
16:14pour les 5 meilleures entreprises
16:16de 28 pays
16:17de l'Union européenne.
16:18Avec ça,
16:20tous les clients
16:21qui ont besoin
16:21d'intelligence artificielle
16:22seront fédérés
16:23d'une sorte de coopérative,
16:25un immense syndicat économique
16:27de l'ensemble
16:27des intérêts européens
16:28capables de rivaliser
16:30avec les géants américains.
16:34Alors donc,
16:35je lance un appel
16:35à LVMH,
16:36Total, L'Oréal,
16:37Sanofi, Air Liquide,
16:38les 5 premiers Français
16:39du CAC 40,
16:40mettez quelques milliards
16:41dans Mistral AI,
16:45travaillez avec eux
16:47et vous allez pouvoir
16:48défendre notre liberté.
16:50Nous,
16:50on veut bien vous défendre,
16:52mais vous,
16:52vous allez nous défendre maintenant.
16:54C'est ça l'appel
16:55que je lance
16:55aux dirigeants
16:56de ces 5 entreprises.
16:58Merci de le noter.
16:58L'appel du 19 juin.
17:00Du 19,
17:01je suis un peu en retard.
17:02Du 19 juin.
17:03Du 19 juin, merci beaucoup.
17:04Arnaud Montebourg appelle,
17:05on verra s'il est entendu
17:07par ces très grandes entreprises.
17:08Mais c'est vrai
17:09que ça pourrait être
17:09un formidable coup d'accélérateur
17:11parce qu'on a pris du retard.
17:12C'est le moment de le faire.
17:13On peut le faire
17:13et rattraper notre retard comme ça.
17:15Et à présent,
17:16c'est l'heure
17:16dans Made in Montebourg
17:17du duel.
17:18Et on est ravis
17:19d'accueillir ce soir
17:21François Ruffin.
17:21Bonsoir à vous,
17:23député de,
17:25effectivement,
17:25Picarty debout.
17:26Vous n'êtes plus
17:27à la France insoumise.
17:28J'ai corrigé.
17:29Je ne sais pas si je venais
17:30rencontrer un membre
17:31du Parti socialiste.
17:32Je ne me crois pas.
17:33J'ai corrigé,
17:34Arnaud Montebourg.
17:34Tout ça est bien loin
17:35derrière moi.
17:36Merci d'être venu,
17:38cher François Ruffin.
17:39Nous sommes intéressés,
17:41bien sûr,
17:42par toutes les questions
17:43d'actualité.
17:44Mais moi,
17:45je voudrais savoir
17:45ce que vous voulez faire
17:46avec les dégâts
17:48que nous avons autour de nous.
17:50Et les dégâts,
17:51ils sont d'abord industriels.
17:53Vous êtes le porte-parole
17:54d'une région
17:55qui a été blessée,
17:57martyrisée
17:57pendant toutes les années
17:58de mondialisation.
18:00Les dégâts sont considérables.
18:01Je les ai moi-même constatés.
18:03Vous aussi.
18:04Qu'est-ce que
18:05vous voudriez faire ?
18:07Pour moi,
18:08on a trois défis
18:08à relever dans notre pays.
18:09On a un défi
18:11qui est le défi climatique
18:12et on le voit aujourd'hui
18:13qui réclame
18:13d'à peu près tout transformer.
18:14On a un défi
18:16démographique
18:16s'occuper des personnes âgées
18:18qui sont de plus nombreuses
18:19et on a un défi majeur
18:20qui est le défi productif
18:21parce qu'on ne peut pas avoir
18:22un grand pays
18:23sans une grande industrie.
18:24Je peux vous arrêter
18:24sur le défi climatique ?
18:26Pardonnez-moi
18:26parce que
18:27depuis toute la journée
18:28et parce que
18:30tout le monde
18:30ne parle que de ça
18:31parce que vous sortez
18:32de chez vous
18:33et vous êtes confrontés
18:35aux sèches-cheveux
18:35ou aux fours allumés
18:36depuis dix heures.
18:38Le défi climatique,
18:39est-ce que
18:40encore une fois
18:41on a pêché
18:42par manque d'anticipation ?
18:43Est-ce que
18:44nos gouvernements
18:45n'ont rien fait
18:46pour finalement
18:47avec des signaux
18:48qui étaient peut-être
18:48sous notre nez
18:49n'ont rien anticipé ?
18:51Qui aurait pu prédire ?
18:52Qui aurait pu prédire ?
18:53C'est la phrase
18:55d'Emmanuel Macron
18:55mais évidemment
18:56sur ça
18:57comme sur d'autres choses
18:58on pouvait prédire
19:00des scientifiques
19:01ont prédit
19:02depuis un demi-siècle
19:03et il n'y a
19:03en vérité là
19:04aucune surprise
19:05et donc du coup
19:06on a des gouvernements
19:07qui improvisent
19:08et qui fabriquent
19:09des amendements
19:10ou des plans
19:12d'endurance
19:13de manière
19:14complètement improvisée
19:16c'est pas ça
19:16qu'il faut
19:16là le symbole
19:17de la journée
19:18pour moi
19:18c'est les couvertures
19:20qui sont mises
19:21devant les fenêtres
19:22des hôpitaux
19:23pour essayer
19:24d'avoir un peu nombre
19:25quand bien même
19:26il fait 30-35 degrés
19:27à l'intérieur
19:28à la fois
19:28pour les patients
19:29et pour les soignants
19:30et c'est comme
19:31un écho
19:32de la crise Covid
19:33pendant laquelle
19:34on avait
19:35des soignants
19:36qui se revêtaient
19:37de sacs plastiques
19:38ou de blouses
19:39fabriquées
19:40avec de la toile
19:41de jardin
19:42achetée chez Truffaut
19:42et donc là
19:44il y a
19:44un choix
19:45qui est à faire
19:46c'est de l'investissement
19:47dans la durée
19:47je dis que
19:48même un économiste
19:49macroniste
19:50comme Jean Pisani Ferry
19:52avait posé
19:53le fait
19:53qu'il fallait
19:5434 milliards d'euros
19:55d'investissement
19:56par an
19:56pour faire face
19:57aux défis climatiques
19:58moi depuis
19:59près de 10 ans
20:00en commission
20:01des affaires économiques
20:02je me bagarre
20:03tous les ans
20:03en disant
20:03sur les logements
20:04il faut 20 milliards d'euros
20:06pour sortir
20:07des 5 millions
20:08de passoires thermiques
20:09du pays
20:09et je viens
20:10le répéter
20:11année après année
20:13et donc ça a été chiffré
20:14Pisani Ferry
20:15il faut 21 milliards d'euros
20:16par an
20:17sur le privé
20:18il faut 10 milliards d'euros
20:19sur les bâtiments publics
20:20les hôpitaux
20:21les écoles
20:22et ainsi de suite
20:23donc je dis
20:24qu'aujourd'hui
20:25on a des intérêts
20:25qui sont alignés
20:26on a un intérêt
20:27qui est évident
20:28c'est le réchauffement climatique
20:30les gaz à effet de serre
20:31on a un deuxième intérêt
20:32qui est la facture
20:34des français
20:34parce que si on passe
20:35à la clim
20:36ça va être quand même
20:37de la facture
20:37et surtout
20:38quand on se chauffe
20:39l'hiver
20:40parce que la passoire thermique
20:41ça vaut aussi l'hiver
20:42c'est du gaz
20:43et du pétrole
20:43on aimerait entendre
20:44Arnaud Bondebourg
20:45c'est un débat entre vous
20:46on aimerait
20:46non mais moi
20:47j'écoute
20:47avec intérêt
20:48François Ruffin
20:49il y a effectivement
20:50163 services d'urgence
20:52sur 389
20:54qui ont fermé
20:55pendant la canicule 23
20:56donc on est avertis
20:58depuis 2023
20:59sur le sujet
21:00bon
21:01maintenant
21:02comme on finance tout ça
21:04c'est quoi
21:04la stratégie financière
21:06pour faire ça
21:06d'abord
21:07il faut se dire
21:08est-ce qu'on en fait
21:08un objectif ou pas
21:09moi je lui dis
21:10je suis partisan
21:10du travaillisme climatique
21:11c'est-à-dire
21:13c'est par le travail
21:14qu'on s'en sortira
21:14changer nos logements
21:15c'est du travail
21:16on s'en sortira par le travail
21:17et je pense que là-dessus
21:18il peut y avoir
21:19un grand consensus
21:19des français
21:20pour dire que
21:21sur le logement
21:23on met fin
21:23aux 5 millions
21:25de passoires thermiques
21:25comment on finance ça
21:28ça va trouver un écho
21:29aussi avec ce que
21:29je vais raconter
21:30ensuite je l'espère
21:31sur l'industrie
21:32c'est que c'est pas comme
21:33si dans notre pays
21:34il n'y avait pas d'épargne
21:35on a une épargne nationale
21:37qui est gigantesque
21:37qui est à hauteur de 19%
21:39ça n'a jamais été aussi haut
21:41on a 2000 milliards
21:42d'assurance vie
21:43dans notre pays
21:44il n'y en a que
21:45par exemple
21:453-4%
21:46qui vont vers les PME
21:47on en met 3-4 fois plus
21:49vers le Dow Jones
21:50ou vers le Nasdaq américain
21:52donc on doit avoir
21:54comme objectif
21:54non pas de faire
21:55Chute France
21:56avec la danse du ventre
21:57à Versailles
21:58pour aller séduire
21:59les fonds d'investissement
22:00anglo-saxons
22:01ça ne peut pas en faire partie
22:01ça ne peut pas être complémentaire
22:02la priorité
22:03et même je suis hostile
22:06à ce qu'un certain nombre
22:06d'entreprises
22:07soient rachetées
22:08par des capitaux américains
22:09la priorité
22:10ça doit être de mobiliser
22:11le capital national
22:12pour des investissements
22:14nationaux
22:14et c'est pas comme si
22:15là on n'avait pas de ressources
22:16on a de la ressource
22:17en plus l'assurance vie
22:19dont je parle
22:19vous le savez
22:20elle est en partie défiscalisée
22:21sur les transmissions
22:22ça veut dire que du coup
22:23c'est quand même
22:25on peut le flécher
22:26et là
22:27on ne le fait pas
22:28à part vers les obligations
22:29alors j'ai fait
22:30cette commission d'enquête
22:31parlementaire
22:32parce que moi
22:32on me convoque
22:33donc je viens
22:34j'ai apprêté serment
22:35dans les députés
22:35vous y allez à chaque fois
22:36j'y vais c'est normal
22:37je respecte
22:38les institutions de mon pays
22:40et non
22:40j'aurais dit ça
22:41j'aurais dit
22:42il y a de l'Espagne
22:43il faut maintenant
22:43un fonds souverain
22:44pour financer
22:45les PME
22:46non cotées
22:49on n'a jamais réussi
22:50à le faire
22:50à votre avis
22:51c'est quoi la résistance
22:52elle est où ?
22:53vous savez
22:53monsieur Montebourg
22:54qu'il y a
22:55une grande résistance
22:57intellectuelle
22:57idéologique
22:58de paresse
22:59d'inertie
23:00dans notre pays
23:01qui fait que
23:02les dirigeants
23:03à la fois politiques
23:04et économiques
23:04ils fonctionnent
23:05comme un paquebot
23:06qui suit le même sillon
23:08et qui continue
23:09à répéter
23:10mondialisation
23:11qui continue
23:12à répéter
23:13concurrence
23:13compétitivité
23:14quand à un moment
23:16il faut flécher
23:17il faut intervenir
23:18et que pour l'instant
23:19ils ne le veulent pas
23:20et c'est une grande résistance
23:22que vous avez eu
23:23à affronter
23:24mais qui continue
23:25à être
23:25à l'ordre du jour
23:27aujourd'hui
23:27alors
23:28qu'est-ce qu'on fait
23:29sur l'industrie
23:30on finance
23:31d'accord
23:31mais les chefs d'entreprise
23:34s'ils se font massacrer
23:35de 80 milliards
23:36d'impôts nouveaux
23:37est-ce que vous croyez
23:38qu'ils vont
23:38ils vont se lancer
23:39dans la bagarre
23:40c'est un projet national
23:41on a besoin d'un compromis
23:42social
23:43entre les forces du travail
23:44et du capital
23:45c'est une espèce
23:46d'alliance
23:47des forces productives
23:48quand j'ai le programme
23:49de Jean-Luc Mélenchon
23:50je ne sais si vous le soutenez
23:51je vois
23:52200 milliards d'impôts
23:53c'est vraiment
23:54que vous ne regardez pas trop
23:55la radio ou la télé
23:56pour ne pas savoir
23:56que je ne le soutiens pas
23:58vous ne le soutenez pas
23:59vous ne le soutiendrez
24:00plus jamais
24:00c'est ça ?
24:01parlons de l'industrie
24:02parlons de l'industrie
24:03dans les pays
24:03d'abord dire
24:04que
24:05j'entends ce mot
24:06souveraineté
24:07partout maintenant
24:09quand on le portait hier
24:10on était
24:12des souverainistes
24:13on était rouge brun
24:14et ce n'était pas bien
24:15des fascistes
24:16et voilà
24:16et je crains moi
24:18presque
24:18l'inverse d'aujourd'hui
24:20c'est qu'à la porte
24:21de le répéter
24:22à tout craint
24:23ce mot souveraineté
24:24ça soit pour mieux le noyer
24:25pour mieux l'asphyxier
24:26donc il faut lui en faire
24:28une réalité
24:28mais ce que soulève
24:29Arnaud Montebourg
24:29pardonnez-moi
24:30François Ruffin
24:30sur la taxation
24:31des grandes entreprises
24:32ça n'est pas la priorité
24:33la priorité c'est quoi
24:34et vous le savez
24:35ce que vous réclamez régulièrement
24:36on ne peut pas avoir
24:37de la souveraineté
24:38en même temps
24:39qu'on a l'Union Européenne
24:40qui signifie un traité
24:40avec l'Inde
24:411,5 milliard d'habitants
24:43en disant
24:43il y aura une taxation
24:45à 0%
24:46sur les produits chimiques
24:47et 0%
24:47sur les médicaments
24:48et que
24:49la priorité
24:50demandée par les industries
24:51de notre pays
24:52c'est d'avoir des protections
24:53il nous faut des taxes
24:54aux frontières
24:54il nous faut des barrières douanières
24:55il nous faut des quotas
24:56d'importation
24:57alors ça c'est votre position
24:59européenne
24:59si jamais on n'a pas ça
25:01les subventions
25:02parce qu'il y a des subventions
25:03pour l'industrie
25:04dans notre pays
25:05c'est comme un espèce
25:06de tonneau des Danaïdes
25:07ce qui fait qu'on se retrouve
25:08avec Emmanuel Macron
25:09qui nous crée une dette
25:10de 1 000 milliards d'euros
25:12enfin imaginons
25:13que ça soit la gauche
25:14qui ait fait ça
25:15tous les jours
25:15ça serait des cris d'orfraie
25:17tous les jours
25:17il y aurait des éditoriaux
25:18ce sont tous les jours
25:19des cris d'orfraie
25:20pas pour dire
25:21qu'il nous a mis
25:22sur un titanic
25:22c'est un titanic
25:24de déficit public
25:24en tout cas ici on le dit
25:25mais en plus
25:27ça n'est même pas
25:28pour de l'investissement
25:28on n'a même pas eu
25:29d'investissement
25:31sur le défi climatique
25:33on n'a pas d'investissement
25:34sur les EHPAD
25:35ou sur le traitement
25:36des personnes âgées
25:38et on n'a pas
25:38d'investissement
25:40industriel réel
25:40pourquoi ?
25:41parce que là en l'occurrence
25:42si vous mettez de l'argent
25:43pour créer des usines de masques
25:44et j'en ai visité
25:45derrière
25:46les machines ne tournent pas
25:47parce que
25:48le dirigeant vous dit quoi ?
25:5099,9% des masques
25:52achetés dans notre pays
25:53sont d'origine chinoise
25:54et sur la commande publique
25:55sur les pompiers
25:57sur les hôpitaux
25:58sur les lycées
25:5999,3%
26:01alors justement
26:02j'ai compris votre position
26:03on a compris votre position
26:05donc il y a une chose
26:05il y a une chose
26:06monsieur Montebourg
26:06c'est le Buy French Act
26:08c'est la commande publique
26:09nationale tout de suite
26:10et ça on ne peut pas
26:11le dire en français
26:12pardonnez-moi
26:12je le dis au français
26:13non
26:14Buy French Act
26:15c'est pas très français
26:15je le dis
26:16j'ai de l'achat français
26:18on a compris votre position
26:19je le dis parce que
26:20aux Etats-Unis
26:20ils n'hésitent pas là-dessus
26:22ils l'ont le Buy American Act
26:24d'accord ?
26:24ils ont le Buy Small Act
26:25c'est-à-dire
26:26l'achat réservé
26:27aux petites et aux moyennes entreprises
26:28ils ont depuis des décennies
26:30ils ne se sont pas leurrés
26:31ils ont des outils
26:32de protection
26:33de leur industrie
26:34comme l'ont fait
26:35les Chinois
26:36et nous
26:37on regarde passer les trains
26:38et on laisse faire
26:39aussi parce qu'il y a
26:40des intérêts européens
26:41qui se disent
26:42on va aller prolonger
26:44en Inde
26:45dans l'interland indien
26:46ce qu'on a fait en Chine
26:47le capital européen
26:49il veut ça
26:49il veut aller chercher
26:50quelques points de convergence
26:50avec vous Arnaud
26:51il veut aller chercher
26:52bien sûr
26:54on est d'accord
26:55sur cette position
26:55mais moi j'ai une question
26:56à vous poser
26:57le commissaire européen
26:58M. Séjourné
27:00Macroniste
27:00a déclaré dernièrement
27:02s'il n'y a pas
27:03des mesures de protection
27:04contre
27:06la vague
27:08chinoise
27:08qui est en train
27:09de laminer
27:09l'industrie automobile
27:10chimique
27:11machine outil
27:11que vous connaissez
27:12que vous dénoncez
27:13à juste titre
27:14et bien ce sont
27:15les états membres
27:16qui
27:17dans 2-3 ans
27:18a-t-il dit
27:19je le cite de mémoire
27:20mais je crois que je suis
27:21tout à fait fidèle
27:21à ses propos
27:22qui prendront
27:23ces décisions
27:24de façon unilatérale
27:26individuelle
27:26indépendamment
27:27du mandat commercial
27:28qui a été donné
27:29dans les traités européens
27:30quelle est votre position
27:31par rapport
27:31à cette prophétie
27:33cette menace
27:34je ne sais
27:34qui a été exprimée
27:35par le commissaire européen
27:36ces journées
27:37dire d'abord
27:38que l'Europe
27:38doit être un combat
27:39moi je ne vois pas
27:40une France
27:41qui combat aujourd'hui
27:41européen
27:42sur le Mercosur
27:43on a fait semblant
27:44avec un Emmanuel Macron
27:46qui dit
27:46au salon de l'agriculture
27:47combien ce traité horrible
27:49et qui ensuite
27:49va faire des embrassades
27:51à Lula
27:51donc ça n'a pas de cohérence
27:53pour aller chercher
27:53des alliances
27:54pour ensuite dire
27:55que le compte
27:56n'y était pas
27:56quand même non plus
27:57quand vous avez mené
27:58une politique
27:58en zigzag comme ça
27:59comment vous avez
28:00une majorité
28:00au conseil européen
28:01vous ne l'avez pas
28:02et sur l'Inde
28:03on n'a pas levé
28:04le petit doigt
28:05et je le dis
28:05cet accord
28:06est nettement plus dangereux
28:08encore
28:08là pas pour l'agriculture
28:10mais pour l'industrie
28:10que ne l'est l'accord
28:12avec le Mercosur
28:13nous n'avons pas bougé
28:15donc d'abord
28:15je veux voir
28:17ce que donne
28:17une France qui combat
28:18une France qui va à Bruxelles
28:20et qui sait
28:21où elle veut aller
28:21et où elle veut aller
28:22c'est des taxations
28:23aux frontières
28:24c'est des protections douanières
28:26enfin elle ne les décidera pas seule
28:27il faudra mettre un peu d'eau
28:29dans le vin
28:31alors comment vous allez faire
28:32mon principal regret
28:34répondez à la question
28:35ces journées
28:36un
28:36on se bagarre à l'intérieur
28:38et deux
28:39on pose un cas d'école
28:40je ne sais pas si
28:41le cas d'école
28:42c'est sur le masque
28:42je ne sais pas si
28:43c'est sur la voiture électrique
28:44écoutez sur les véhicules électriques
28:46Trump est à 100% de taxe
28:48sur les véhicules chinois
28:49l'Europe est à 25%
28:51sur l'acier
28:52on est passé au-dessus de 30%
28:54expliquez-moi
28:55alors évidemment
28:55les ministres français disent
28:57regardez on a quand même obtenu ça
28:59donc eux ils disent
29:00nous on se bat
29:00mais il y a un moment
29:01on se prend des portes
29:02donc le commissaire européen
29:03ces journées dit
29:05il menace
29:06les autres états mondiaux
29:07si nous ne le faisons pas
29:09collectivement
29:09on le fera individuellement
29:10est-ce que vous êtes d'accord
29:11avec ça ?
29:12c'est le sens de l'histoire
29:13c'est le sens de l'histoire
29:15c'est le sens de l'histoire
29:16donc la France prendra
29:17des mesures de sécurité économique
29:20individuelle
29:20c'est une nécessité depuis des années
29:22c'est une nécessité démocratique
29:24parce que les français ont voté
29:25le 29 mai 2005
29:26à 55%
29:27et à 80%
29:29chez les ouvriers
29:29ils ont dit
29:30non nous ne voulons pas
29:31la concurrence libre et non faussée
29:32non nous ne voulons pas
29:34la libre circulation
29:35des capitaux et des marchandises
29:36nous voulons
29:37de la régulation
29:38on ne veut pas de l'autarcie
29:39on ne veut pas se fermer
29:40mais on veut de la régulation
29:42voilà la demande profonde
29:43du peuple français
29:44et notre démocratie
29:45et donc vous pourriez reprendre
29:46à votre compte
29:46France first
29:48en mauvais français du coup
29:49c'est ça si je suis votre long
29:50je dis
29:51je ne ferai pas
29:52la France d'abord
29:53je ne ferai pas
29:54ce qu'a fait Trump
29:55aux Etats-Unis
29:56c'est-à-dire que je considère
29:57que relever les barrières douanières
29:58de manière uniforme
29:59sur tous les produits
30:00n'a pas de sens
30:01il nous faut identifier
30:02les 100 produits
30:03qui nous paraissent
30:04les 100 produits stratégiques
30:05sur lesquels là
30:06on vient muscler notre jeu
30:08on vient produire
30:09des taxes frontières
30:10et des barrières douanières
30:11une objection
30:11François Ruffin
30:12rapide
30:14Trump a mis des taxes
30:15très élevées
30:16sur les produits chinois
30:18les importations chinoises
30:20aux Etats-Unis
30:21en 4 mois
30:22de l'année 2026
30:23ont chuté de 20%
30:24donc Trump
30:25pardonnez-moi
30:26il y a de l'effet
30:27ça marche
30:28c'est ce qu'il faudrait
30:29que l'Union Européenne fasse
30:30ce que je dis
30:31M. Montebourg
30:32c'est qu'il faut le faire
30:33de manière ciblée
30:34est-ce qu'il est aussi
30:36prioritaire
30:36de retrouver
30:37je vois
30:38des éoliennes
30:39donc de la technologie
30:41sur toute l'énergie
30:42qu'il l'est
30:43de le retrouver
30:45de la souveraineté
30:46sur votre cravate
30:47je crois qu'il y a des priorités
30:48à faire
30:49dans ce qu'on veut
30:50rapatrier dans notre pays
30:52ce sur quoi on veut
30:53retrouver notre souveraineté
30:54alors vous n'avez pas répondu
30:55à la question fiscale
30:57parce que si vous voulez
30:58qu'il y ait des chefs d'entreprise
30:59qui montent des boîtes
31:00qui les fassent prospérer
31:01qui créent des emplois
31:02qui remplacent
31:03les friches industrielles
31:04par des entreprises
31:05et des usines
31:06il y a un moment
31:07il va falloir écouter
31:08ce qu'ils racontent
31:09mais il faudra faire donc
31:10j'en suis un
31:10cher ami
31:11j'en suis un devenu
31:13d'abord j'ai mon parcours
31:14de petit entrepreneur
31:14moi aussi
31:15ok
31:16et par ailleurs
31:17je ne fais que
31:18discuter avec des patrons
31:20notamment de PME
31:21je le dis pourquoi
31:21le rapport d'Olivier Luanzi
31:23qui devait être remis
31:25au chef de l'Etat
31:25finalement il y a renoncé
31:27parce que ce qu'il y avait
31:27à l'intérieur
31:28ne lui convenait pas
31:28qu'est-ce qu'il venait dire ?
31:30il venait dire
31:30deux tiers du potentiel
31:31de réindustrialisation
31:32ce sont les PME
31:34or on a un Etat
31:35qui pense
31:36on a un Etat
31:37qui pense par les gros
31:38et par le haut
31:38et qui donne du coup
31:40des aides publiques
31:40aux plus grosses entreprises
31:42qui les taxent moins
31:43tandis qu'on a des PME
31:44qui aujourd'hui
31:45payent davantage d'impôts
31:47et en revanche
31:49reçoivent moins d'aides publiques
31:50mais il faut faire la saison 2
31:51ce débat entre vous
31:52vous êtes inarrêtable
31:53mais c'est vrai que c'est un sujet
31:54il faut qu'on s'arrête
31:55il faut qu'on s'arrête
31:56évidemment parce que ça va trop vite
31:58il y a la nécessité
31:58de passer d'une mondialisation malheureuse
32:00à une démondialisation heureuse
32:01juste un dernier mot
32:02parce que j'ai envie
32:03de vous entendre
32:04Arnaud Montebourg
32:05on en parlait dans la semaine
32:06d'Arnaud Montebourg tout à l'heure
32:08les propos
32:09les propos de Bali Bagayoko
32:11sur la Marseillaise
32:11j'aimerais vous entendre
32:12mais c'est une faute
32:13c'est une faute évidente
32:15et moi dans mon histoire
32:17au contraire
32:18je me suis toujours bagarré
32:19pour que nos symboles républicains
32:21nos symboles nationaux
32:22la Marseillaise
32:23le drapeau tricolore
32:24la devise
32:25liberté, égalité, fraternité
32:27qui sont issus de la Révolution
32:28ne se mettent pas
32:29à appartenir
32:30au Rassemblement National
32:31c'est une faute
32:32et je rappelle
32:33mais ça appartient à tous les Français
32:34mais bien sûr
32:37et donc ça n'appartient pas
32:38à un camp
32:39ça n'appartient pas à un parti
32:41ça n'appartient pas à une coterie
32:42ça appartient à tout le pays
32:43mais c'est quand même
32:44issu du mouvement révolutionnaire
32:45d'une tradition de gauche
32:47et souvenez-vous
32:48de ce qu'avait dit
32:50Lignan Thuram
32:51en 2001
32:52lorsque
32:53l'hymne national
32:54avait été sifflé
32:55par l'Algérie
32:56que le match avait été arrêté
32:57en 2001 effectivement
32:58parce que le terrain
32:59avait été envahi
32:59par des supporters
33:00il avait pris
33:01l'un des jeunes gars
33:02qui était là
33:02en lui disant
33:03mais tu te rends compte
33:03la bêtise que vous faites
33:04tu te rends compte
33:05le cadeau que vous faites
33:06aux racistes du pays
33:07c'est pas ça du tout
33:08qu'il faut faire
33:09c'est l'inverse
33:09et il y avait
33:10chez Lignan Thuram
33:11la grande conscience
33:13d'une faute politique
33:14ce soir-là
33:14et un an plus tard
33:15on avait Jean-Marie Le Pen
33:17qui a accédé
33:17au deuxième tour
33:18de l'élection présidentielle
33:19je vous entends
33:19très attentif
33:20vous vous êtes convaincu
33:21écoutez franchement
33:22ce maire
33:23ne devrait pas être maire
33:24excusez-moi
33:25il ne devrait plus l'être
33:26pour moi
33:27c'est inadmissible
33:28ce qu'il a fait
33:29ce sera le mot de la fin
33:30vraiment c'est très grave
33:31ce qu'il a fait
33:31écoutez-moi bien
33:32et on vous a bien entendu
33:34merci beaucoup
33:34François Ruffin
33:35pour ce duel passionnant
33:37il faudra faire la saison 2
33:38franchement parce que
33:38la conversation n'est pas terminée
33:40entre vous
33:40merci beaucoup
33:42bon retour dans la Somme
33:44en Picardie
33:45vive la Picardie
33:46en effet
33:47à très bientôt
33:48à 7h de l'émission
33:49c'est l'endroit
33:50où il y a le plus éoliennes
33:51dans le pays
33:51ils sont inarrêtables
33:53et très dissipés
33:53mais à 7h de l'émission
33:55c'est à présent
33:56la séquence
33:57on marche sur la tête
33:58et je suis ravie
33:59d'accueillir
34:01Élise Macarato
34:03responsable de campagne
34:04et plaidoyer climat
34:05et inégalité
34:05chez Oxfam France
34:07vous restez avec nous
34:08François Ruffin
34:08j'essaie de prendre mon train
34:10le plus vite possible
34:11mais vous pouvez quitter le plateau
34:12j'ai lu le compte rendu d'Oxfam
34:14sur le plan climat canicule
34:16effectivement
34:17un rapport très à charge
34:19en effet
34:19l'État qui faillit
34:20à protéger les populations
34:22face à la chaleur
34:24face au climat
34:25qui se dérègle
34:26ça c'est une réalité
34:27la France suffoque
34:30vigilance rouge
34:31sans doute déclenchée
34:32dans plusieurs départements
34:33dimanche prochain
34:34ça aussi c'est la réalité
34:35Arnaud Montebourg
34:36l'État faillit à protéger
34:38nos populations
34:39avec des chiffres clés
34:40la chaleur a provoqué
34:41selon votre rapport
34:425 398 décès
34:46chaque année en France
34:47l'été 2025
34:48la mortalité liée à la chaleur
34:50a été de 31%
34:51plus élevée
34:52dans les 10 départements
34:54les plus pauvres
34:55que dans les 10 départements
34:56les plus riches
34:57parce que la chaleur aussi
34:59touche les plus vulnérables
35:00et finalement
35:02les pénalise beaucoup plus
35:03que les plus riches
35:03complètement
35:04c'est notre travail
35:06en fait chez Oxfam
35:07puisqu'on est une ONG
35:08de solidarité
35:09qui lutte contre
35:10les inégalités
35:10de documenter
35:11cette réalité
35:12et de proposer
35:13des solutions
35:13et de savoir
35:15dans quel monde
35:16on vit aujourd'hui
35:17alors apparemment
35:18on n'est pas tous
35:19dans la même réalité
35:20puisqu'on a
35:20la ministre de la transition
35:22écologique
35:22Monique Barbu
35:23qui il y a deux jours
35:24se gargarisait
35:25en disant
35:25que la France
35:26était pionnière
35:27dans l'adaptation
35:29au changement climatique
35:30et qu'on avait atteint
35:3185%
35:32de nos objectifs
35:33du plan d'adaptation
35:34au changement climatique
35:35ça c'est inentendable
35:36de votre point de vue
35:37ça ce n'est pas la réalité
35:38que nous on a documentée
35:39la réalité
35:40que nous voyons
35:41déjà tous les jours
35:41c'est qu'on suffoque
35:42autour de nous
35:43moi, vous
35:44tout le monde suffoque
35:44et surtout
35:45ce qu'on documente
35:46dans ce rapport
35:47c'est que
35:48le changement climatique
35:49et notamment
35:49les vagues de chaleur
35:50etc
35:51ils viennent
35:53aggraver
35:53la santé
35:54des Français
35:55vous l'avez dit
35:575398 morts
35:58par an
35:58à cause des vagues
35:59de chaleur
36:00mais ce qu'on voit aussi
36:01c'est que ça augmente
36:02les maladies
36:02ça augmente par exemple
36:04les accidents vasculaires
36:06cérébrales
36:07plus 7%
36:08ou les infarctus
36:10plus 3,8%
36:11et ça augmente aussi
36:12par exemple
36:12les maladies rénales
36:13plus 70%
36:15de maladies rénales
36:16pendant des vagues
36:17ça ce sont des chiffres
36:18très intéressants
36:19mais Arnaud Montebourg
36:20ce que montre
36:20et démontre aussi
36:21ce rapport
36:21et j'y reviens
36:23c'est cette inégalité sociale
36:25cette inégalité
36:26quand vous avez
36:27un logement mal isolé
36:28quand vous avez
36:29une bouilloire technique
36:30c'est bien beau
36:31de dire
36:31aller acheter une clim
36:33mais aujourd'hui
36:34vous avez des millions
36:35de Français
36:35qui sont dans l'incapacité
36:37de dépenser
36:384 ou 500 euros
36:39là-dedans
36:39quand vous avez
36:40des services publics
36:41qui sont défaillants
36:41là c'est encore plus grave
36:43il y a 200 000 personnes
36:44supplémentaires aux urgences
36:46en période caniculaire
36:47ces derniers jours
36:49comme chaque année
36:50on est habitué
36:51et vous avez eu
36:52163 services d'urgence
36:54sur 389
36:55qui ont fermé
36:55pendant l'été
36:56l'épisode caniculaire
36:57de l'été 23
36:58donc vous avez quand même
36:59là
37:00quand le service public
37:01ne marche pas
37:01vous avez des gens
37:03qui se retrouvent
37:04en grave difficulté
37:05donc vous avez raison
37:06de signaler
37:07qu'il va falloir
37:09se remettre à investir
37:10complètement
37:11quelle est votre position
37:12là-dessus
37:13vos propositions
37:14ce qu'on montre
37:15dans le rapport
37:15c'est effectivement
37:16que déjà
37:17les impacts
37:18du changement climatique
37:19sur la santé
37:19comme vous l'avez dit
37:20ils sont très inégalitaires
37:22les femmes par exemple
37:23sont plus touchées
37:24les quartiers populaires
37:25vous l'avez dit
37:26mais ce qu'on voit
37:27c'est donc
37:28une augmentation
37:29des maladies
37:29et en parallèle
37:30une baisse
37:31des capacités
37:32de l'hôpital public
37:33donc on voit bien
37:33que les courbes se croisent
37:35et ce n'est pas tenable
37:36vous avez tout à fait raison
37:38il faut investir
37:39il faut investir
37:40alors selon les chiffres
37:41il faut investir
37:42plusieurs millions
37:43en tout cas
37:43dans l'hôpital public
37:44ce qu'on a trouvé
37:46également en faisant
37:47ces recherches
37:47c'est qu'aujourd'hui
37:48on a 60%
37:50du bâti hospitalier
37:51qui est vétuste
37:52donc moi
37:53quand je vois des images
37:54de chambres d'hôpital
37:54avec des couvertures
37:57de survie sur les fenêtres
37:57ça ce n'est pas
37:58de l'adaptation
37:59c'est de l'adaptation
38:00quand vous entendez
38:01notamment
38:02le rassemblement national
38:04vanter un grand plan clim
38:05ça va dans le bon sens
38:07selon vous
38:07ou c'est complètement irréalisé ?
38:09la climatisation
38:09c'est un besoin
38:11pour des populations
38:12très vulnérables
38:12à l'hôpital par exemple
38:13mais en fait
38:14là on est devant un choix
38:15pour les personnes
38:16on est devant un choix
38:18de société
38:18où est-ce qu'on met
38:19les investissements
38:20qu'est-ce qu'on priorise ?
38:22par exemple moi
38:22quand je vois les cinémas
38:23qui sont climatisés
38:24et pas les lits d'hôpitaux
38:25ça ce n'est pas normal
38:26ce qu'il faut c'est
38:27avoir un grand plan
38:28de rénovation
38:29des bâtiments
38:29des hôpitaux
38:30des écoles
38:31des logements
38:32qui va nous permettre
38:33d'économiser aussi
38:34c'est ce qu'on montre
38:35dans le rapport
38:35par exemple
38:36quand vous rénovez
38:37thermiquement un logement
38:38vous avez 4 bénéfices
38:39bien sûr il faut investir
38:41mais en parallèle
38:41vous allez
38:42déjà le confort de vie
38:43en fait on vit quand même mieux
38:45quand on a
38:46vous avez la facture
38:47d'électricité
38:48qui baisse
38:49entre 15 et 25%
38:51selon les populations
38:53donc ça c'est intéressant
38:54pour le portefeuille
38:55des français
38:56mais vous avez aussi
38:57les émissions de gaz
38:59à effet de serre
38:59qui baissent aussi
39:00donc là on évite
39:01de contribuer
39:02au changement climatique
39:03donc c'est aussi
39:04un objectif
39:05et enfin ce qu'on calcule
39:06par exemple dans le rapport
39:07c'est que chaque logement
39:08rénové
39:09c'est 400 euros par an
39:11de frais de santé
39:12économisés
39:12pourquoi ?
39:13tout simplement
39:14parce que les gens
39:14sont moins malades
39:15il y a moins de maladies
39:16respiratoires
39:17et donc on économise
39:19en fait
39:19un euro investi
39:20dans la rénovation thermique
39:21alors ça coûte combien tout ça ?
39:22le rattrapage là
39:23madame ?
39:24le rattrapage
39:24la question et l'addition
39:26en effet
39:27oui moi ça m'intéresse
39:28excusez-moi
39:29on ne rase pas gratis
39:31sur ce plateau
39:31tout à fait
39:32alors moi je vais vous dire
39:33combien ça coûte
39:34et surtout
39:34et rapidement
39:35et très rapidement
39:36s'il vous plaît
39:36on a besoin de 6,5 milliards par an
39:39pour rénover les hôpitaux
39:41et faire en sorte
39:42qu'ils soient adaptés
39:43au changement climatique
39:44nous chez Oxfam
39:45on pense qu'il faut
39:46appliquer le principe
39:48pollueur-payeur
39:49c'est très simple
39:50comme le disait Gabriel Attal
39:51tu casses
39:52tu répares
39:52tu salis
39:53tu nettoies
39:54et bien là c'est pareil
39:55on peut tout à fait par exemple
39:57taxer Total Energy
39:58qui est un des principaux responsables
40:01de la crise climatique
40:02qui est responsable en fait
40:05des conséquences qu'on a aujourd'hui
40:07là vous reprenez le chemin
40:08de l'Assemblée nationale
40:09mais vous n'êtes pas député
40:10si vous taxez Total Energy
40:12ça peut venir
40:1217 mois
40:14de bénéfice de Total Energy
40:16permet de financer
40:18les investissements
40:18dans l'hôpital
40:19dont on a besoin
40:20jusqu'en 2050
40:21et ça va sans doute
40:22c'est possible
40:23et ça sera sans doute
40:24Arnaud
40:24on n'en doute pas
40:25on a un enjeu aussi
40:26de cette élection présidentielle
40:27mais il va falloir
40:28que ça parle
40:29si vous voulez
40:30tous les sujets
40:31convergent vers Total Energy
40:32il y a un moment
40:34c'est peut-être un peu facile
40:35mais pour l'instant
40:36il n'y en a aucun
40:38mais tous les sujets
40:39finissent par converger
40:404 milliards de bénéfices
40:40comme si c'était
40:41la vache à lait nationale
40:42je suis obligée de vous couper
40:43la vache à lait
40:44va prendre ses sabots
40:47à son cou
40:47et va courir
40:48outre-Atlantique
40:49et il a déjà commencé
40:50il est allé à la bourse de New York
40:51je voulais juste vous dire
40:52pardonnez-moi
40:53je voulais juste vous dire
40:54que l'effort d'un pays
40:58c'est un exercice
40:59de cohérence
41:00donc il y a des choses
41:00qu'on va faire
41:01des choses qu'on ne va pas faire
41:02donc c'est pour ça
41:02chacun vient avec son petit morceau
41:04pour dire je veux ci
41:05je veux ça
41:06il nous faut ci
41:06il nous faut ça
41:07puis quand on fait l'addition
41:08on voit que les dredons
41:09ne rentrent pas dans la valise
41:11c'est pour ça
41:12qu'il faut faire des choix politiques
41:13des choix politiques
41:14et à ce moment de l'émission
41:17on ne peut pas se quitter
41:18sans les génies du Made in France
41:20merci beaucoup à vous
41:21et nous rejoins
41:21parce qu'il y a des génies
41:22qui inventent la suite
41:23et qui inventent la suite
41:25en l'incurrence
41:26Jean Crozetti
41:27merci beaucoup d'être là
41:28vous êtes le PDG
41:29le fondateur
41:30de Bubble Robotics
41:32alors
41:32je vais être honnête avec vous
41:33quand on m'a dit
41:34qu'on vous recevait
41:35je ne savais pas du tout
41:37de quoi il était question
41:38et peut-être les téléspectateurs
41:39qui nous regardent non plus
41:40mais on a des images
41:41parce qu'aujourd'hui
41:42les océans sont au coeur
41:44des enjeux stratégiques
41:45ça c'est une réalité
41:46en témoigne l'importance
41:47du détroit d'Hormuz
41:48voilà vos petits objets
41:49que vous fabriquez
41:50la start-up
41:51votre start-up
41:52développe donc des repos maritimes
41:54afin de répondre
41:54au manque de main d'oeuvre
41:56sur des cas d'usage critique
41:58mais pas que
41:59et ça
41:59c'est 100%
42:01Made in France
42:02pas Made in Montebourg
42:03mais Made in France
42:04alors
42:05bonjour monsieur
42:05félicitations
42:06c'est travaillé où
42:07c'est fait où
42:08c'est fabriqué où
42:08qu'est-ce que vous êtes
42:10en train de faire
42:10expliquez-nous
42:11alors
42:12merci beaucoup de me recevoir
42:13déjà
42:13avec plaisir
42:13le robotique
42:14sont déploie
42:15des systèmes robotiques
42:16sous-marins
42:16qui peuvent persister en mer
42:18plus de 6 mois
42:19pour par exemple
42:19travailler sur des parcs éoliens
42:20en mer
42:21parce que
42:21pour quelles raisons
42:23on pense qu'il y a une révolution
42:24industrielle qui se prépare
42:25aujourd'hui dans l'océan
42:26l'éolien en short
42:27va être multiplié par 6
42:28dans les 5 ans qui viennent
42:28aujourd'hui on se rend compte
42:30que les actifs critiques
42:30au fond des océans
42:31sont menacés
42:32et pourtant c'est eux
42:33qui maintiennent
42:34notre qualité de vie
42:35si demain on coupe
42:36un câble internet
42:37on a des vrais sujets
42:38et puis c'est aussi
42:39le plus grand puits de carbone
42:40du monde
42:41l'océan
42:42un hectare d'algues
42:43ça stocke 30 fois plus de CO2
42:44qu'un hectare d'arbres
42:46et donc il y a un potentiel
42:47à exploiter
42:48aujourd'hui on n'a pas les moyens
42:49de l'exploiter fondamentalement
42:50si on n'a pas des scèmes robotiques
42:51qui puissent faire le travail
42:52à l'échelle
42:52et ça se fabrique où alors ?
42:54ça se fabrique en France
42:55on est en partenariat
42:55avec l'IFREMER par exemple
42:56que vous connaissez peut-être
42:57bien sûr
42:57le centre de recherche
42:58sur les océans
42:59avec qui on fait
42:59toutes nos phases de déploiement
43:01entre Brest et Toulon
43:03voilà
43:03et vos machines
43:05elles savent faire quoi par exemple ?
43:06alors un des 4 usages principaux
43:08sur lesquels on travaille
43:08et on commence
43:09c'est l'inspection
43:10il faut savoir que
43:10si vous êtes un parc éolien
43:11aujourd'hui
43:11vous devez inspecter
43:12sinon vous n'êtes pas assuré
43:13par exemple
43:14mais ces inspections
43:15coûtent très cher
43:16on parle de 20-30 000 euros
43:17par jour
43:17et 90% de cette somme
43:19en fait
43:19c'est pas tellement
43:20ce que vous faites sous l'eau
43:21c'est comment est-ce que
43:22vous allez en mer
43:22mais aujourd'hui c'est quoi ?
43:23c'est des hommes ?
43:24c'est des humains qui le font ?
43:25c'est des bateaux
43:25c'est des plongeurs
43:26c'est des systèmes extrêmement chers
43:27et au-delà du prix même
43:28c'est des systèmes
43:29qu'on n'a pas vraiment à disposition
43:31tant que ça
43:31il en manque énormément
43:32il va manquer plus de 600 000
43:34travailleurs formés
43:35d'ici 2030
43:36dans l'éolien seulement
43:37donc il y a un énorme sujet
43:39et c'est un sujet de souveraineté aussi
43:40bien sûr
43:40parce que l'éolien
43:41c'est une manière de produire l'énergie
43:42chez nous
43:43sans dépendre
43:44de...
43:44vos machines vont avoir
43:45combien d'autonomie ?
43:46vous avez dit 6 mois
43:47mais en distance
43:48et en énergie
43:51autonome
43:51alors
43:526 mois c'est la persistance
43:53parce qu'ils peuvent se régénérer en mer
43:55ils peuvent reproduire leur énergie
43:56et donc en fait
43:57c'est des journées
43:58c'est des charges
43:58ils peuvent faire 80-90 km sur une charge
44:01et comment ils se renouvellent en mer alors ?
44:03alors ça fait partie
44:04de notre propriété intellectuelle
44:06et des éléments cœur
44:07qu'on a pu développer
44:08vos secrets aussi
44:08finalement
44:09un peu nos secrets industriels
44:10en effet
44:10le fait de pouvoir combiner
44:11les énergies qu'on trouve déjà au large
44:13l'océan est un environnement
44:14extrêmement énergétique
44:15il y a des vagues
44:15il y a du vent
44:16il y a des courants
44:17on peut taper là-dedans
44:18pour pouvoir alimenter nos systèmes
44:20moi j'ai une question
44:21vous parlez des parcocheurs
44:23on parlait aussi du détroit d'Hormos
44:25on a parlé d'un détroit
44:26peut-être miné
44:27vrai, faux
44:28est-ce que vos petits robots
44:30pourraient aller sécuriser
44:32le détroit d'Hormos
44:33et s'assurer qu'il n'y ait pas
44:34des usages militaires ?
44:35on peut avoir des usages de défense
44:37en effet
44:38le détroit d'Hormos
44:39est un cas d'usage vraiment intéressant
44:41et c'est là où on se rend compte
44:42qu'aujourd'hui
44:42le secteur maritime
44:42est à l'ère du drone Reaper
44:44si vous connaissez
44:45gros drones américains
44:46ils ne sont pas encore passés
44:47au Shahed
44:47qui coûtent très peu cher
44:48donc le moindre système
44:49que vous envoyez
44:50pour essayer de déminer
44:50coûte des millions d'euros pièces
44:52nous on crée des systèmes
44:53dix fois moins cher
44:53qui peuvent faire
44:54une grande partie du spectre
44:56et donc évidemment
44:57quand il s'agit d'avoir de l'échelle
44:58dans des terrains stratégiques
44:59qui ne sont pas accessibles
45:00nos technologies vont avoir
45:02un avantage naturel
45:02et c'est Made in France
45:04c'est une fierté française
45:05d'une entreprise
45:06qui on espère pour vous
45:08va grandir encore et encore
45:09vous êtes où ?
45:09dites-nous le lieu
45:10c'est où ?
45:11on est basé entre Brest, Toulon
45:13et une partie aussi
45:14l'R&D fête à Zurich
45:15merci beaucoup
45:16d'avoir été avec nous
45:17merci et longue vie
45:18à vos petites machines
45:19de six mois sous l'eau
45:21Made in France
45:22Made in France
45:23évidemment
45:24merci Arnaud Montbourg
45:25merci beaucoup
45:26pour ce Made in Montbourg
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