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- #sudradio
Avec Norbert Navarro, ex rédacteur en chef de Radio France internationale (RFI), chroniqueur de La Bande à Carlyle, sur Global Africa Telesud
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NewsTranscription
00:00La France dans tous ses états, le fait du jour.
00:03La France va donc investir 14 milliards d'euros en Afrique dans le cadre d'un plan global de 23
00:08milliards,
00:09dévoilé à Nairobi par Emmanuel Macron et le président du Kenya.
00:12Une nouvelle étape dans les relations économiques entre l'Europe et l'Afrique,
00:15davantage tournée vers les investissements publics et privés que vers l'aide au développement.
00:20Mais de quoi parle-t-on exactement et est-ce vraiment nécessaire ?
00:23On en parle avec l'ancien rédacteur en chef de Radio France Internationale,
00:26aujourd'hui chroniqueur de la bande à Carlyle sur Global Africa, Télésud.
00:30Norbert Navarro, bonjour.
00:32Bonjour Norbert Navarro, merci d'être en direct et en studio aujourd'hui avec nous sur Sud Radio
00:36pour ce sujet qui a été un peu mis de côté, vu l'actualité internationale
00:42et puis les angoisses à l'intérieur du pays, ce qu'on appelait la France-Afrique.
00:46Si je comprends bien, Jacques Faucard se retournerait dans sa tombe
00:49qui était monsieur Afrique du général de Gaulle,
00:52qui a incarné, alors avec des méthodes quelquefois un peu contestables,
00:55mais enfin, on était présents en Afrique, on était respectés, écoutés.
00:59Quelquefois on intervenait même un petit peu trop dans la vie de certains pays,
01:03mais finalement ça ne se passait pas si mal par rapport à ce qui peut se passer avec la Chine
01:08ou avec la Russie.
01:11Norbert Navarro, vous êtes ancien rédacteur en chef de Radio France Internationale
01:15que j'ai beaucoup écouté parce que j'avais des amis antifranquistes
01:18et c'était la radio qui donnait les nouvelles de l'Espagne
01:21qui se battait contre le franquisme au Pays Basque.
01:23Et vous êtes aujourd'hui sur Global Africa Télésud,
01:28la bande à Carlyle.
01:29Donc voilà, où vous continuez à donner ces informations.
01:35À sévir.
01:36À sévir, voilà.
01:37Mais un bon journaliste doit sévir.
01:40Norbert Navarro, alors on a vu les opérations arcanes,
01:44on a vu la France au Mali, en Côte d'Ivoire,
01:47avec quelquefois des buts de succès,
01:49ensuite patatrasse la catastrophe,
01:51on est lâché, conspué, jeté, montré du doigt.
01:55Qu'est-ce qui s'est passé si rapidement
01:57pour que l'image de la France soit aussi rapidement dégradée en Afrique ?
02:04Moi, je pense que l'une des raisons,
02:08c'est au départ un mensonge d'État.
02:10Nous sommes en janvier 2013,
02:13et le président de l'époque, François Hollande,
02:15qui vient d'être élu un an avant,
02:17lance l'opération Cerval,
02:19qui va devenir ensuite l'opération Barkhane.
02:21Et il dit aux Français,
02:25les djihadistes allaient s'emparer de Bamako.
02:27C'est, selon moi, un mensonge,
02:30et un mensonge d'État.
02:31Ah, carrément ?
02:32Oui, parce que...
02:34Vous mettez les pieds dans le plat, là,
02:35parce que je sais qu'il y a eu un doute,
02:36une polémique sur la pertinence de cette intervention.
02:39Vous dites que c'était pas vrai,
02:41qu'il n'y avait pas de menace sur Bamako immédiate, en tout cas.
02:44Ah, non, non, non, c'était...
02:45Ça, je le dis, je l'affirme.
02:48Et pourquoi ?
02:49Tout simplement parce que les djihadistes n'avaient aucun intérêt
02:51à prendre une capitale
02:54qui leur est hostile.
02:55Difficile à tenir.
02:56Oui, impossible à tenir.
02:57Impossible à tenir sur le long terme.
03:00Et, deuxièmement, parce que les djihadistes
03:01avaient un autre but de guerre
03:03lorsqu'ils sont passés à l'offensive
03:04et qu'ils ont été arrêtés par les parachutistes français.
03:08C'était la piste de l'aérodrome de Sévaré.
03:11Alors là, oui, ça, ils la voulaient.
03:15Et leur ambition était probablement
03:17de couper le Mali en deux
03:18et de créer un État dans le nord du Mali
03:21avec des alliés de FED
03:23qui, aujourd'hui, sont complètement dévoilés.
03:25C'est-à-dire les Touaregs.
03:28Puisque, récemment, vous avez vu
03:30qu'il y a eu une vaste offensive sur le Mali.
03:33Alors, ils ont demandé des contreparties, les Touaregs,
03:35en disant, on veut bien adhérer,
03:37mais vous nous obligez pas
03:40à rentrer dans une charrière rigoureuse.
03:42Sinon, on continuera à revendiquer
03:44une identité territoriale.
03:45Je pense que la polémique, elle est là entre les...
03:49En tout cas, au moment où nous parlons, ça y est,
03:51ils ont de nouveau récupéré Kidal, en attendant la suite.
03:54Mais voilà, ça, c'est ce qu'ils voulaient.
03:58Et tout à l'heure, vous commenciez, mon cher confrère,
04:01à dire que la France-Afrique...
04:04Vous parliez de la France-Afrique au passé...
04:06Du temps de Jacques Faucard !
04:07Vous en parliez au passé ?
04:08Oui.
04:09Mais pourquoi en parler au passé ?
04:10Pourquoi ne pas en parler au présent ?
04:11Alors, est-ce qu'elle est encore viable ?
04:14D'abord, attendez, Norbert, on fait lit.
04:15Quelles sont les vraies raisons ?
04:17Le vrai motif de l'intervention au Mali ?
04:20Vous dites, c'est un mensonge sur Bamako.
04:21Pourquoi François Hollande a tenu à y aller ?
04:24Il était, j'allais dire, incité par d'autres puissances
04:27ou il y avait des intérêts sous-jacents et cachés ?
04:29Non, non, non, il y avait une menace djihadiste simple,
04:34claire et nette, c'était évident.
04:36Mais de là à intervenir militairement,
04:38il fallait le justifier aux yeux des Français
04:40et on leur a raconté un gros bobard.
04:42Bamako, les djihadistes, ne l'auraient certainement pas prise.
04:46Mais quel était l'intérêt d'y aller de cette façon ?
04:49Pourquoi faire Serval tout de suite, là, et en débarquant ?
04:52Alors que vous nous expliquez que ça aurait mérité un peu plus de réflexion.
04:56Non, il y avait un vrai danger, de toute façon.
04:59C'est clair, c'est clair, mais Bamako n'était pas menacé.
05:01Pourquoi avoir menti ?
05:02Pourquoi avoir menti ?
05:03Pourquoi avoir menti pour justifier aux yeux des Français une telle opération ?
05:07Une opération lourde qui était voulue par l'état-major de l'armée française.
05:11Ni plus ni moins.
05:12Tout a commencé sous la présidence précédente,
05:17c'est-à-dire celle de Sarkozy,
05:18et l'intervention en Libye.
05:20L'intervention en Libye qui a ouvert les arsenaux
05:24et qui a permis aux djihadistes de passer...
05:27Voilà, c'est la catastrophe initiale.
05:29Serval s'est fait avec le soutien logistique des Américains.
05:31Je crois comprendre que la France n'a plus aujourd'hui
05:33l'autonomie ou l'indépendance stratégique
05:35pour pouvoir intervenir seule dans ce genre d'opération
05:38et qu'il a fallu un soutien logistique américain.
05:40Oui, bien sûr, mais ça s'est soldé par un échec.
05:44Ensuite, on a transformé Serval en Barkhane
05:48avec quelques milliers de soldats français
05:50qui devaient sécuriser une région plus vaste que l'Europe.
05:55Comment voulez-vous faire ?
05:56Bien entendu.
05:57Aujourd'hui, ce sont les Russes qui ont remplacé les Français
06:00avec l'Africa Corps.
06:02Et ils n'y réussissent pas davantage.
06:06Mais là où c'est grave, c'est qu'on a appris,
06:09en l'occurrence, c'est notre confrère Georges Malbruneau,
06:12de Figaro qui nous l'a révélé,
06:14on a appris que l'opération coordonnée
06:16menée par les djihadistes contre le Mali
06:19et qui, moi, m'a rappelé une autre opération en 2002,
06:24celle des rebelles qui avaient attaqué la Côte d'Ivoire
06:26avec plusieurs foyers en même temps,
06:28eh bien cette opération, elle a été coordonnée
06:32par des supplétifs ukrainiens francophones
06:35qui ont aidé ces gens-là
06:37avec l'assentiment d'Imalbruneau.
06:40Et je pense que c'est une bonne source.
06:42des services secrets français.
06:45Autrement dit, on a aidé une opération
06:48qui a servi les djihadistes.
06:49Qui avait intérêt, Norbert Navarro,
06:51à l'état-major français,
06:53à pousser dans les deux cas,
06:54que ce soit Serval ou Barkhane ?
06:56Qui est à l'état-major ?
06:57Vous dites des généraux.
06:57Il y a des gens qui ont des intérêts
06:58pour qu'il y ait un conflit en Afrique
07:00ou ils répondent à d'autres intérêts
07:03qui sont plus stratégiques ?
07:05L'intérêt, c'était d'essayer
07:08de reprendre le contrôle
07:10de trois pays
07:11qui nous ont défroqué.
07:13Qui nous avaient échappé.
07:14Exactement.
07:14Le Burkina Faso,
07:15le Mali et le Niger.
07:17Alors, en Côte d'Ivoire,
07:18Ouattara,
07:19Bagbo,
07:20on dégage Bagbo
07:20parce que finalement,
07:21il n'est pas assez loyal,
07:24il n'est pas assez...
07:24Pas du tout.
07:25On dégage Bagbo
07:27parce qu'on veut placer Ouattara
07:29et on,
07:30c'est Nicolas Sarkozy.
07:32Alors voilà,
07:33là c'est carrément
07:33l'avant-nêté de Président de la République.
07:35Mais attendez,
07:35mais on parle de l'actualité.
07:37Hollande aurait fait la même chose
07:38ou il était plutôt pro-Bagbo ?
07:40Non, non, non.
07:40Hollande n'était pas pro-Bagbo.
07:42Hollande a tout fait également
07:43pour affaiblir Bagbo
07:44et ça je pourrais le détailler
07:46très facilement.
07:47Mais on parle également
07:48d'actualité
07:49puisque au moment où nous parlons,
07:51hier soir,
07:53Alassane Ouattara,
07:54président de la République
07:55de Côte d'Ivoire
07:56est arrivé à Nice.
07:57Il est dans le sud de la France
07:59pour des raisons médicales.
08:01Il ne faut pas qu'on en parle.
08:03Oui, bien sûr.
08:04Mais il est attendu
08:06dans les heures qui viennent,
08:07peut-être demain
08:08ou après-demain,
08:08je ne sais pas,
08:10à Paris pour une visite privée,
08:12Villa Montmorency,
08:13chez des amis à lui
08:15qui s'appellent
08:15le couple Sarkozy-Bruni.
08:17Donc on garde des liens
08:18malgré tout un petit peu...
08:20Oui, bien sûr.
08:21C'est un petit peu obscur
08:21et un petit peu indirect.
08:23On a deux statues offertes
08:24par Blaise Kompahor
08:26et président
08:27du Burkina Faso,
08:29celui qui a tué
08:29de sa propre main
08:30le capitaine Sankara,
08:31qui a offert deux statues
08:33de 75 000 euros
08:35à Dominique de Villepin
08:36qui ne se connaissait pas le prix
08:37qui s'en est débarrassé
08:38tout de suite.
08:39Ça veut dire que malgré tout,
08:40Fokar n'est plus là,
08:42la gloire de la France-Afrique
08:44n'est plus ce qu'elle est,
08:44mais on continue
08:45à essayer de tirer des ficelles.
08:46Quels sont les intérêts ?
08:48Ces financiers,
08:49ces géostrategiques,
08:51ces politiques ?
08:51Les deux, mon colonel.
08:53J'oserais dire,
08:53bien sûr,
08:55la France ne serait pas
08:57ce qu'elle est
08:57sans la zone franc,
08:59qui est une grosse partie
09:01de l'Afrique,
09:01puisqu'il n'y a jamais
09:02que 14 pays
09:03en Afrique
09:04qui sont
09:06dans cet espace.
09:08Et ça,
09:10c'est effectivement,
09:11vous parliez de Fokar.
09:12Le France-CF1,
09:13le France-CF1,
09:14c'est l'héritage
09:16du général de Gaulle
09:17qui perdure aujourd'hui.
09:18Parce que,
09:18puis-je vous faire remarquer,
09:20mon cher confrère,
09:21que si j'ai dit,
09:24il y a quelques minutes,
09:25que le Burkina Faso,
09:27le Mali
09:28et le Niger
09:28ont rompu
09:30les amards
09:31avec la France,
09:32quelle est la monnaie
09:34qui circule
09:34au moment où nous parlons
09:35au Burkina Faso,
09:37au Mali
09:37et au Niger,
09:38sinon le France-CF1 ?
09:39Vous voyez qu'ils n'ont pas
09:40coupé tous les liens
09:42parce qu'ils ne peuvent pas
09:43couper tous les liens.
09:44Et donc,
09:45le système mis en place
09:46par de Gaulle et Fokar,
09:47juste avant
09:48les indépendances africaines,
09:50c'est un système
09:51qui perdure.
09:52La prochaine monnaie,
09:53ce sera le dollar,
09:54voire le rouble,
09:55voire le yuan,
09:55mais voilà.
09:56Alors non,
09:56pas du tout.
09:57On pense créer...
09:59La France fait tout
10:00pour essayer de promouvoir
10:02un fauné
10:03du France-CFA
10:04dans la région.
10:06Les pays,
10:09les dirigeants
10:10africains
10:10de l'Ouest,
10:11de l'Afrique de l'Ouest,
10:13ont en tête
10:14de s'arrimer
10:15à un géant
10:17qui fait peur,
10:18à la France,
10:18qui est le Nigeria,
10:19avec une monnaie
10:20qui s'adosserait sur...
10:23C'est un projet parallèle,
10:25si vous voulez,
10:25qui s'adosserait
10:25sur l'économie nigériane
10:28qui est la première
10:29économie
10:30de cette zone.
10:32Et la France,
10:34ça n'en veut pas,
10:35évidemment.
10:36à tout pour éviter
10:38ce projet.
10:38Bokassa,
10:39Omar Bongroon
10:39ne sont plus là,
10:40ni Mubutu,
10:41ni Leopold Sardar-Sangor,
10:43mais je vois qu'on essaie
10:43encore de continuer
10:44à tirer les ficelles.
10:45Mais vous voyez bien,
10:46oui,
10:46parce que c'est quand même
10:47incroyable.
10:47Mais piteusement,
10:48piteusement,
10:48piteusement.
10:49Oui,
10:50alors évidemment,
10:50on essaye de se cacher,
10:52mais bon,
10:52pas de point,
10:53on a été pris
10:54la main dans le pot
10:55de confiture.
10:56Mal Bruno a bien fait
10:57de nous révéler
10:58cette information
10:59qui est hallucinante.
11:00Donc,
11:00où est-ce qu'on va ?
11:01Donc,
11:01Macron,
11:02on tient un discours,
11:03mais sur le terrain,
11:04c'est une toute autre réalité,
11:06malheureusement.
11:07Norbert Navarro,
11:07merci d'avoir été là.
11:08Vous viendrez nous raconter
11:09la suite.
11:10On rappellera,
11:10ce sera Sud Radio International.
11:12Avec plaisir.
11:13Et puis,
11:13vous nous direz
11:14la suite du programme
11:14parce que je pense
11:15que cette affaire
11:16n'est pas terminée
11:17et qu'on aura encore
11:17de jolies choses
11:18à apprendre grâce à vous.
11:19Merci Norbert Navarro,
11:20à très bientôt.
11:20Au revoir.
11:21Hier, Perigo,
11:21nous parlions des artistes
11:22et des acteurs
11:23qui ne devraient pas
11:24se mêler de politique.
11:25On va parler aujourd'hui
11:26d'un footballeur
11:27qui fait pareil
11:27et qui s'est pris
11:28un énorme tacle
11:29de la part du président
11:30du Rassemblement National
11:31et de Marine Le Pen.
11:33C'est tout de suite
11:34sur Sud Radio.
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